bandeau

hiboux
décide

 

Ouragans, Inondations, Sécheresses etc.. : Les calamités (mis à jour le 10/05/2010)

Rechercher sur le site avec Google:

On vous répète partout que les pires calamités vont agresser notre pauvre planète. A les en croire, les dix plaies d'Egypte ne seraient que des broutilles à côté de ce qui nous attend du fait du réchauffement climatique anthropique...
En attendant les pluies grenouilles et de sauterelles, et devant le foisonnement actuel de discours de plus en plus alarmistes qui attribuent désormais tout ce qui nous arrive, absolument tout, au CO2 que nous expédions inconsidérément dans l'atmosphère, j'ai décidé d'ouvrir cette page, pour ramener les choses à une proportion plus raisonnable. Comme vous allez le voir, de nombreuses déclarations contredisent carrément les données de la Science. Je compléterai cette page au fur et à mesure de mes trouvailles, comme à l'accoutumé.

Cette page est donc à rapprocher de celle sur les océans, qui est plus spécialisée. Mais l'esprit en est exactement le même : Débusquer, en s'appuyant sur des articles scientifiques, autant que possible, incontestables, les exagérations infondées et péremptoires dont les médias, les écologistes, Al Gore etc. nous rebattent quotidiennement les oreilles.
Bien entendu, j'aurais bien du mal à démentir certaines affirmations qui nous disent que le réchauffement climatique énerve les souris, rend les cougars plus agressifs, altère votre sexualité et provoque l'écroulement d'un pont sur le Mississipi comme cela a été affirmé dans les médias, mais il existe, heureusement, des sujets sur lesquels la Science a déjà parlé. Et il est toujours préférable de se référer aux articles et aux données scientifiques plutôt qu'aux déclarations péremptoires de certains. N'est-ce pas ?

 

09 Mai 2010 : Cyclones, Ouragans et Activité solaire.
sunouragan

Les deux articles que je commente ci-dessous, s'inscrivent dans la longue lignée des publications qui établissent un lien entre le climat et les taches solaires.

Il s'agit, cette fois-ci, de la corrélation observée entre les événements cycloniques et le cycle de Schwabe (d'environ 11 ans) des éruptions solaires.

Le premier article, paru dans GRL en 2008, rend compte des résultats d'une analyse statistique des événements cycloniques survenus essentiellement dans la zone des Caraïbes et du golfe du Mexique. Il suggère une explication de la corrélation [taches solaires/cyclones] observée à partir de la modélisation théorique actuelle des cyclones. Le second article, publié tout récemment par la même équipe dans GRL (2010), approfondit et vérifie le modèle théorique de ces corrélations [activité solaire/ouragans] basé sur le réchauffement de la basse stratosphère induit par les UV émis en grande quantité pendant les éruptions solaires.

Les auteurs de ces travaux font partie de la
FSU (Florida State University) à laquelle appartient également Ryan Maue qui gère les bases de données sur l'activité cyclonique locale et mondiale et que j'ai déja cité dans cette même page.

Comme à l'accoutumée, j'indique d'abord les références précises des articles en question, puis je donne le résumé original en anglais suivi d'une traduction en français.
_______________________________________________________________________________________________________________________

1) "United States and Caribbean tropical cyclone activity related to the solar cycle".
Soit
"L'activité cyclonique tropicale aux Etats-Unis et dans les Caraïbes en relation avec le cycle solaire".

Elsner, J. B., and T. H. Jagger (2008) (Département de Géographie de l'Université d'Etat de Floride, USA) elsner
Geophys. Res. Lett., 35, L18705, doi:10.1029/2008GL034431

Abstract : The authors report on a finding that annual U.S hurricane counts are significantly related to solar activity. The relationship results from fewer intense tropical cyclones over the Caribbean and Gulf of Mexico when sunspot numbers are high. The finding is in accord with the heatengine theory of hurricanes that predicts a reduction in the maximum potential intensity with a warming in the layer near the top of the hurricane. An active sun warms the lower stratosphere and upper troposphere through ozone absorption of additional ultraviolet (UV) radiation. Since the dissipation of the hurricane’s energy occurs through ocean mixing and atmospheric transport, tropical cyclones can act to amplify the effect of relatively small changes in the sun’s output thereby appreciably altering the climate. Results have implications for life and property throughout the Caribbean, Mexico, and portions of the United States.

Résumé " Les auteurs rapportent sur la découverte que les fréquences des ouragans annuels aux USA sont corrélées de manière significative avec l'activité solaire. Cette corrélation résulte du fait que les cyclones tropicaux intenses sont plus rares au dessus des Caraïbes et du Golfe du Mexique quand le nombre de taches solaires est élevé. Cette observation est en accord avec la théorie du moteur de chaleur des ouragans qui prédit une diminution de l'intensité potentielle maximale avec un réchauffement de la couche proche du sommet de l'ouragan. Un soleil actif chauffe la basse stratosphère et la haute troposphère par le biais de l'absorption de radiations ultraviolettes (UV) supplémentaires par l'ozone. Comme la dissipation de l'énergie des ouragans s'effectue par le mélange océanique et le transport atmosphérique, les cyclones tropicaux peuvent agir en amplifiant l'effet de variations relativement faibles de l'irradiance solaire, provoquant ainsi une modification appréciable du climat. Ces résultats ont des implications pour la vie et les biens, aussi bien dans l'ensemble des Caraïbes, qu'au Mexique et dans des parties des Etats-Unis."

Le graphique maître de cette publication est représenté ci-dessous. La partie a) précise les zones où ont été effectuées les mesures. La partie b) donne un graphique démontrant les corrélations existantes entre l'activité solaire et la vitesse des vents lors des événements cycloniques. Les légendes en français figurant à gauche des graphiques sont les traductions des légendes originelles.

.elsner2

 

Figure 1 : Cartes régionales et quantiles de rang élevés de l'intensité des cyclones regroupée par nombres de taches solaires quotidiennes.
(a) Les encadrements en traits continus délimitent les régions concernées par la modélisation des intensités quotidiennes des cyclones tropicaux. La région encadrée en tiretés délimite la région sur laquelle est réalisée la moyenne de la Température de Surface des Océans (SST) considérée comme un indice du contenu thermique des océans pour le modèle saisonnier de l'activité cyclonique tropicale.
(b) Valeurs par quantile et droites utilisant l'intensité cyclonique tropicale quotidienne dans le bassin Ouest (Western basin) comme réponse et le nombre de taches solaires (SSN) comme covariant. La couleur noire correspond au 50ème quantile (médian), la couleur rouge au 75ème quantile, la couleur verte au 90ème quantile, la couleur bleue au 95ème quantile ,et la couleur cyan au 99ème quantile. Les nombres indiqués au dessus de l'axe des abscisses représentent les tailles des échantillons (nombre de jours avec tache solaire pendant l'intervalle).
(c) Même conventions que dans la figure 1 (b) pour le bassin de l'Atlantique Est.

Une brève note explicative : Les quantiles correspondent aux valeurs pointées en divisant en un certain nombre de portions égales, l'axe des abscisses d'une courbe représentant une distribution aléatoire. Si on divise la distribution en cent parties égales, comme ci-dessus, on utilise parfois le mot percentile ou centile. Comparer les valeurs pour différents quantiles est une méthode commode pour tester la robustesse d'une corrélation entre plusieurs distributions (plus ou moins) aléatoires. Dans le cas présent, cette méthode est utilisée pour comparer les distributions des relevés quotidiens des taches solaires et les distributions des intensités des ouragans (mesurées par les vitesses des vents en noeuds, kt). La corrélation entre les points médians des distributions est représentée par les droites noires. Celle à l'extrémité des ailes des distributions est représentée par les droites cyan. Sur les graphes précédents, les notations du type [75, 100] indiquent que le Sunspot Number (c'est une quantité définie par des conventions rigoureuses) est compris, ce jour-là, entre 75 et 100. Il y a eu 194 échantillons de ce type pour construire la portion [75,100] de ce graphe.

Dans l'introduction de cet article, et certainement pour échapper aux critiques de ceux qui pourraient objecter que la fréquence et l'intensité des cyclones sont deux choses différentes (Ainsi, certains modèles du GIEC prévoient que c'est l'intensité des cyclones qui devrait augmenter mais pas la fréquence - même si ce n'est pas ce qui est observé-), les auteurs nous expliquent à partir d'un raisonnement simple que : " Ainsi, il est raisonnable de supposer qu'un processus qui influe sur l'intensité des cyclones tropicaux aura aussi une influence sur la fréquence d'une collection de cyclones d'une intensité donnée...[..] Suivant ce raisonnement, cela a du sens de considérer la fréquence des cyclones US même si notre principal sujet d'intérêt est l'intensité.".
En effet, le but de cet article est de montrer que la fréquence (et/ou l'intensité) des cyclones dépend de l'activité solaire. Ce qui, bien entendu, a été complètement omis dans les modèles du GIEC.

Le paragraphe 6 de cet article, intitulé "Résumé et Discussion" nous donne quelques détails supplémentaires. En voici quelques extraits significatifs :

"Dans cet article nous démontrons un modèle statistiquement significatif pour la fréquence saisonnière des cyclones tropicaux à l'échelle de tout un bassin. Nous complétons ensuite avec le nombre de taches solaires (SSN) comme covariant du même modèle appliqué à la fréquence des ouragans aux USA et nous obtenons une amélioration significative, observée par une baisse de la déviance et un test de l'adéquation globale du modèle. En fait, le covariant des taches solaires (SSN) est plus significatif que le covariant SST (température de surface des océans)."[...]

(NDT : Ce qui porte un rude coup aux théories en vigueur basées fondamentalement sur l'accroissement supposé des températures océaniques. Caractères engraissés de l'auteur du site.)


"La relation entre SSN (Sunspots Number) et la fréquence des ouragans est négative ce qui indique qu'un soleil inactif accroît la probabilité d'un ouragan US [...] En se basant sur la théorie en vigueur de l'intensité des cyclones tropicaux, toutes choses étant égales par ailleurs, l'intensité des ouragans devraient croître quand la température de l'air en haut de la colonne, décroît. Nous citons plusieurs études qui montrent qu'un accroissement de l'activité solaire augmente la température de la zone haute troposphère-basse stratosphère. Notre propre analyse de la température de cette couche de l'atmosphère où les cyclones s'intensifient, montre une relation positive statistiquement significative avec le SSN (Sunspots Number). Enfin, nous analysons les données quotidiennes et montrons que l'activité tempétueuse tend à être plus intense quand les taches solaires sont plus rares ce qui est consistant avec notre modèle saisonnier et renforce notre argument d'un signal solaire dans l'activité cyclonique US et Caraïbes." [...]

"Afin de mieux comprendre et prédire comment le réchauffement climatique pourrait affecter les ouragans, il est nécessaire de prendre en compte la totalité des facteurs naturels responsables des variations de l'activité cyclonique." [...]

NB : Les auteurs utilisent les vocables : "ouragans" ou "cyclones" ? Quelle est la différence ? voir la note suivante..

_____________________________________________________________________________________________________________________

2) Dans un article publié tout récemment et dans le prolongement direct du précédent, Elsner et Jagger, assistés de Hodges, se sont penchés sur une modélisation théorique des observations précédentes en se focalisant sur l'intensité cyclonique. Voici les références de ce nouvel article :

Daily tropical cyclone intensity response to solar ultraviolet radiation, soit "Réponse quotidienne de l'intensité des cyclones tropicaux aux radiations ultraviolettes."

Elsner, J. B., T. H. Jagger, and R. E. Hodges (2010)

Geophys. Res. Lett., 37, L09701, doi:10.1029/2010GL043091.

Abstract : "An inverse relationship between hurricane activity over the Caribbean and the number of sunspots has recently been identified. Here we investigate this relationship using daily observations and find support for the hypothesis that changes in ultraviolet (UV) radiation rather than changes in other concomitant solar and cosmic variations are the
cause. The relationship is statistically significant after accounting for annual variation in ocean heat and the El Niño cycle. A warming response in the upper troposphere to increased solar UV forcing as measured by the Mg II index (core‐to‐wing ratio) decreases the atmosphere’s convective available potential energy leading to a weaker
cyclone. The response amplitude at a cyclone intensity of 44 m s−1 is 6.7 ± 2.56 m s−1 per 0.01 Mg II units (s.d.), which compares with 4.6 m s−1 estimated from the heatengine theory using a temperature trend derived from observations. The increasing hurricane response sensitivity with increasing strength is found in the observations and in an application of the theory."

Résumé :" Une relation inverse entre l'activité des ouragans sur les Caraïbes et le nombre de taches solaires a été récemment identifiée. Ici nous analysons cette relation et trouvons des éléments en faveur de l'hypothèse que les variations de l'irradiation ultraviolette (UV) plutôt que d'autres changements concomitants solaires ou cosmiques, sont en cause. La relation est statistiquement significative pour la variation annuelle de la chaleur des océans et du cycle El Niño. Un réchauffement de la haute troposphère en réponse à une augmentation du forçage solaire UV, mesuré par l'indice Mg II (rapport du centre aux ailes) provoque la décroissance de l'énergie potentielle convective disponible de l'atmosphère conduisant à un cyclone plus faible. L'amplitude de la réponse à un cyclone d'intensité 44m/s est de 6.7 ± 2.56 m/s par 0.01 unités de Mg II (s.d.) qui se compare avec les 4,6 m/s estimés à partir de la théorie du moteur de chaleur utilisant une tendance de température dérivée des observations. L'augmentation de la sensibilité de la réponse des ouragans avec l'augmentation de la force est trouvée dans les observations et dans l'application de la théorie."

Elsner, Jagger et Hodges commencent par nous montrer le graphe donnant l'irradiance ultraviolette du soleil pendant les trois derniers cycles solaires.

Elsner1

Figure 1. Séries temporelles de l'indice Mg II quotidien du soleil. La série commence le 7 Nov 1978 et se termine le 14 octobre 2007 (10.578 jours). Les valeurs sont représenteées par des points.. Les nombres indiquées en dessous du pic d'activité sont les numéros des cycles solaires ( 21, 22, 23. L'axe horizontal est gradué à partir du 1er Juillet de l'année. Le graphique en insert montre les valeurs de l'indice Mg II comme donnée temporelle pendant la saison cyclonique de 1989. Les valeurs sont connectées par des éléments de courbe. Les blancs correspondent aux valeurs manquantes. Il y 1131 valeurs manquantes (12,6% des jours).

 

 

 

Note explicative : Je rappelle que l'analyse de l'indice Mg II (soit de la forme du doublet du Mg à 280nm, dans l'utraviolet), est un moyen pratique pour mesurer l'intensité du flux Ultraviolet émis par le soleil. "Core-to-wings ratio" signifie qu'on mesure le rapport entre l'irradiance du doublet au centre de la raie et l'irradiance sur les ailes du doublet. Ce rapport est appellé "indice Mg II". Cette méthode a été mise au point par Donald Heath et Barry Schlesinger en 1986 (JGR, 91, 8672-8682, 1986). La Figure 1 donne donc une image de l'irradiance ultraviolette du soleil de 1979 à 2007. En effet, selon les auteurs de cet article, c'est cette lumière ultraviolette qui, absorbée par l'ozone, réchauffe l'atmosphère à l'extrémité la plus élevée des cyclones/ouragans. Une irradiance UV élevée et donc un réchauffement important de cette zone de l'atmosphère, tend à diminuer la probabilité de la formation d'un cyclone (selon la théorie du moteur de chaleur en vigueur). Comme cela a été observé dans l'article précédent : plus d'activité solaire => Moins d'ouragans.

Cet article mériterait d'être exposé in extenso. Il est malheureusement très difficile d'en simplifier le contenu pour le rendre accessible. Je me contenterai de rapporter le dernier graphe qui montre le bon accord entre l'observation et la théorie basée sur l'hypothèse que ce sont bien les UV émis lors des éruptions solaires qui, réchauffant la température de la basse stratosphère/haute troposphère, induisent un affaiblissement de l'intensité des cyclones tropicaux, au moins dans la zone étudiée.

Comparaison théorie-observations : elsner3

Figure 2b. Comparaison des réponses théoriques et observées, de l'intensité des cyclones tropicaux aux variations de l'irradiation UV solaire (Indice Mg II).

En abscisse, l'intensité des cyclones tropicaux (mesurée par la vitesse des vents en mètre/seconde). L'équivalent en percentiles de la courbe de distribution est indiqué en bas du graphique.

En ordonnée : La réponse observée est un changement dans un percentile de la vitesse du vent des cyclones tropicaux pour toutes les valeurs de l'indice Mg II.
La réponse théorique est le changement dans un percentile de la vitesse du vent pour un jeu de réponses en température à des valeurs de l'indice Mg II excédant un percentile donné de l'indice Mg II
.

Ce qui précède est la traduction de la légende du graphe en question. C'est évidemment assez obscur pour celui qui n'a pas suivi le calcul décrit dans l'article.

La réponse théorique est indiquée par des carrés noirs. La réponse observée est indiquée par des ronds noirs liés.



Ce qu'il faut retenir c'est que compte tenu des estimations des incertitudes (en grisé sur le dessin), le modèle et l'observation se recoupent de manière relativement satisfaisante. Il semble donc que le modèle invoqué, c'est à dire l'influence de l'activité solaire via l'irradiation UV et le réchauffement de l'air situé dans la partie la plus élevée du cyclone, soit cohérent avec les observations.

La conclusion de l'article apporte quelques informations supplémentaires. En voici la traduction :

"Dans cet article nous donnons une indication convaincante que la relation entre l'activité des ouragans et l'activité solaire, à une échelle journalière, est physiquement liée au changement de température atmosphérique à proximité du sommet du cyclone induit par l'irradiation UV. Cette découverte éclaire d'un jour nouveau le problème de la prédiction de l'intensification des ouragans. La plus grande sensibilité de la réponse généralement observée dans les données du vent des cyclones tropicaux pourrait résulter du fait que les cyclones, eux-mêmes, accroissent la température en altitude et ainsi atténuent la relation UV-température [Swanson 2008]. On fait observer que les résultats théoriques rendent compte de la variation du maximum de l'intensité potentielle d'un cyclone particulier tandis que le résultat de l'observation concerne le changement dans la vitesse maximale quotidienne de tous les cyclones tropicaux de la région. Comme un cyclone tropical joue un rôle dans l'humidification de la stratosphère [Romps et Kuang 2009] et puisque la dissipation de l'énergie cyclonique se fait par le mélange océanique et le transport atmosphérique, un cyclone tropical peut agir comme un amplificateur de variations relativement faibles de l'irradiance solaire. Pour ce qui est des échelles de temps plus lointaines, on doit noter qu'une fraction de la variation de la SST, température de surface des océans, (0,08 ± 0.2 K), est en retard sur le cycle de Schwabe de 1 à 3 ans, ce qui est, en gros, le temps nécessaire pour que la couche supérieure des 100 premiers mètres de l'océan atteigne l'équilibre radiatif (White et al, 1997)."

(caractère engraissés par l'auteur du site).
__________________________________________________________________________________________________________________

3) Conclusion et quelques remarques :

Je suis conscient que ce billet est un peu plus difficile à lire que beaucoup d'autres. En effet, ce sujet qui fait encore débat parmi les spécialistes de la question, est particulièrement délicat.
Néanmoins, ces observations importantes qui montrent que l'activité éruptive solaire (et non pas seulement l'irradiance solaire) joue un rôle important dans le développement des cyclones tropicaux, viennent compléter le très grand nombre d'observations, de diverses nature, que nous avons déja rapportées dans cette page.

C'est ainsi que l'on a retrouvé la signature de l'activité éruptive solaire (les sunspots) dans les températures globales ou locales de la planète, dans le débit des fleuves et le niveau des grands lacs, dans les cernes des arbres, dans la pluviométrie et les sécheresses comme dans les moussons, tout cela sur de très grandes échelles temporelles et dans de très nombreuses situations géographiques. De même, des corrélations [activité solaire/ indices océaniques] ont été démontrées. Sans oublier bien entendu, les observations et les modèles de l'équipe Svensmark, ou encore de Nir Shaviv.

La plupart des articles théoriques concernant ce sujet (brûlant), sont à la recherche de l'effet amplificateur (voir Nir Shaviv, par exemple) qui fait qu'une très faible variation de l'irradiance solaire (environ 0,1%) peut conduire à des variations climatiques très importantes. L'article décrit ci-dessus, propose un mécanisme crédible invoquant le réchauffement de la couche supérieure de l'atmosphère par les UV émis, en plus grandes quantités, lors des éruptions solaires. De ce point de vue, l'esprit de cet article est proche de celui de l'article de Lockwood et al que j'ai commenté tout récemment.

Un point important à ne pas oublier :
Certaines observations et certains modèles font intervenir le champ magnétique concomitant avec les éruptions solaires. Dans ce cas et compte-tenu du fait que le champ magnétique solaire s'inverse lors du passage d'un cycle de Schwabe au suivant (tous les onze ans), on s'attend à voir des phénomènes plus ou moins synchronisés sur le cycle magnétique de Hale (22 ans). Par contre, lorsque les effets des éruptions solaires se font sentir (comme dans l'article commenté ici) via un effet optique, on s'attend à détecter des phénomènes synchronisés sur le cycle de 11 ans de Schwabe.

De fait, en fonction des événements observés, les deux occurrences ont été observées. Il est ainsi probable que l'activité solaire agisse aussi bien par l'intermédiaire du cycle de Schwabe que par des effets magnétiques du cycle de Hale et aussi, par les effets des cycles de plus longue durée.

Au vu du très grand nombre d'articles qui ont mis clairement en évidence les effets des éruptions solaires sur le climat, on peut s'étonner que les rapports successifs du GIEC et de ses participants persistent, encore aujourd'hui, à affirmer que le soleil n'est pas pertinent pour expliquer les variations climatiques de notre époque, au prétexte que son irradiance totale (visible, UV, et IR) ne varie que d'un tout petit et "négligeable" 0,1%.

Faut-il leur répéter, une fois de plus, que le soleil fait bien autre chose que de nous envoyer des rayons lumineux dans le spectre visible et infra rouge comme cet article vient de nous le montrer, après beaucoup d'autres. L'activité éruptive solaire gère les UV, l'héliosphère, le champ magnétique, le vent solaire etc.


Et pour ce qui est des articles démontrant le lien [activité solaire/ climat], ce n'est pas fini : D'autres arrivent...

Restez à l'écoute !
Dans le même esprit, si vous ne l'avez déjà fait, je vous invite à lire attentivement cette page. C'est étonnant.

 

11 Avril 2010 : Fin de l'hiver 2009-2010 : Neiges, glaces et tempêtes : La réalité objective face aux affirmations péremptoires...

Comme vous le savez, une grande partie de l'hémisphère Nord a connu un hiver 2009-2010 particulièrement rude, par ses températures, par sa durée et par son enneigement. De même, l'Europe du Nord et tout particulièrement la France, ont connu des tempêtes remarquables. Les mêmes pseudo-climatologues qui nous affirment sans cesse que la climatologie n'est pas la météorologie et que les vagues de froid ne veulent rien dire, en ont quand même tiré une série d'enseignements qui, selon eux, démontrent la gravité et l'urgence de ce qu'ils appellent maintenant "le dérèglement climatique "ou encore mieux, "le chaos climatique".Voyons cela :

1) Certains nous ont affirmé que cet hiver plutôt frisquet était un indice évident du ralentissement du Gulf-Stream, prévu par les modèles ajoutent-ils, très sûrs d'eux. Ils démontrent ainsi une quadruple ignorance :

- D'une part, les mesures les plus récentes effectuées à l'aide des balise ARGO et publiées en février de cette année, ont montré que le Gulf Stream n'a ni ralenti, ni accéléré. De fait il se porte très bien, tout comme d'ailleurs la totalité de la Circulation Méridionale Atlantique.
- D'autre part, c'est une très grande partie de l'hémisphère Nord qui a été soumise à un hiver particulièrement rude. Ces vagues de froid à répétition, qu'on n'avait plus vues depuis longtemps, ont affecté une très vaste portion de l'hémisphère Nord allant du Nord de la Chine à une grande partie des Etats-Unis, en passant par la Russie et l'Europe du Nord, même s'il y eu aussi des anomalies ponctuelles chaudes comme à l'Ouest du Canada (Les J. O. de Vancouver !) et en Afrique du Nord. Ainsi la Russie semble avoir connu son hiver le plus rude depuis que les enregistrements existent, tandis qu'en Chine du Nord, en Europe et dans la partie centrale et Sud des USA, c'était l'hiver le plus froid depuis les années 1970 ou même le début des années 60.
-On voit mal comment le Gulf Stream qui longe les côtes du Nord de l'Europe, pourrait influer sur le climat Chinois... En outre, l'examen attentif de l'Oscillation Arctique durant cet hiver, montre une corrélation très nette entre les vagues de froid et les parties négatives de cette oscillation (AO- ou NAO-) qui est absolument naturelle et bien connue des météorologistes. C'est un phénomène parfaitement identifié. Il n'y a aucun doute sur le fait qu'un différentiel de pression inversé entre les Açores et le Nord de l'Islande soit à l'origine des vagues de froid qui nous ont accablé cet hiver.
-Enfin, et contrairement à une croyance largement répandue, il n'est même pas scientifiquement prouvé que le Gulf Stream ait l'influence qu'on lui prête sur le climat de l'Europe du Nord. Les discussions entre spécialistes sont en cours sur ce sujet.

2) Les radios, les télés et, aussi quelques journalistes scientifiques, voire quelques scientifiques, nous ont affirmé que cet hiver particulièrement neigeux était parfaitement conforme avec les prédictions (scénarios, prévisions) des modèles climatiques qui, en fait prévoient le contraire. En bref, selon eux : réchauffement climatique => plus d'évaporation des océans donc plus d'humidité et donc plus de neige en hiver...Notons, en passant qu'un raisonnement du même niveau nous affirme, sans complexe, que le réchauffement climatique induit plus de sécheresses. Ce qui est manifestement contredit par les mesures.

Alors qu'en est-il exactement ? Est-il observé que le réchauffement du climat induit "plus de neige en hiver" ? Ce qui, soit dit en passant, est en contradiction directe avec les prédictions (scénarios, prévisions) du rapport 2007 du GIEC qui lui, nous annonce, (AR4-WGII) qu'il faudra fermer les stations de skis chères à nos contemporains... faute de neige.

Steve Goddart invité sur le site de Anthony Watts, le météorologue patenté qui tient le site très connu WUWT, a eu la bonne idée de consulter les bases de données de la Rutgers University qui est une (sinon la) base de référence mondiale des données sur l'enneigement de la planète. Il va de soi que, concernant l'hiver Boréal, nous nous intéressons à ce qui s'est passé dans l'hémisphère Nord.

snowcover2010

Voici, ci-contre, les surfaces (de Décembre à Février) enneigées enregistrées pour l'hémisphère Nord moyennées pour les décennies écoulées depuis 1967, tirées de la base de données de l'Université de Rutgers.

Cette base de données nous indique aussi que les quatre hivers les plus enneigés ont été, dans l'ordre d'enneigement décroissant : 1978, 2010, 2008, 2003. La troisième semaine de février 2010 avec sa couverture neigeuse de 52.170.000 km2, est la seconde dans la liste de 2.229 semaines. A noter que les années 1967- 1976 étaient des années particulièrement froides au point qu'elles ont suscité l'inquiétude de certains sur la survenue d'un nouveau petit âge glaciaire (et pas seulement des journalistes. Il y avait aussi, entre autres, Paul Ehrlich, Stephen Schneider et l'académie des sciences US)

Or, il est actuellement difficile de ne pas entendre les "chroniqueurs" nous rappeler sans cesse que la décennie que nous vivons est la plus chaude depuis (à les en croire) ... la nuit des temps.
Comme vous pouvez le constater, les périodes où l'enneigement a été le plus marqué ont été aussi bien les périodes les plus froides (1967-1980) que les plus chaudes (2001-2010). Dans ces conditions, affirmer que le réchauffement climatique nous apporte de la neige, ou nous en prive, relève de l'imagination pure et simple et non de l'observation objective. Et ces observations sont effectuées sur une période de 33 ans, ce qui est, paraît-il, la période qui distingue la climatologie de la météorologie. Nul ne peut prévoir l'avenir mais les prévisions de certains qui nous annoncent que "nos enfants ne connaîtront plus la neige", tout comme celles qui nous annoncent "que nous allons griller comme dans une poêle à frire ", me semblent mal parties en ce début du XXIème siècle.

D'autres, tout aussi mal informés mais qui signent des pétitions contre ceux qui doutent et veulent nous en apprendre sur le réchauffement climatique" anthropique" , nous disent que "Bien d’autres indicateurs que la température globale confirment le réchauffement mondial : ...[tels que] la diminution de l’enneigement dans l’hémisphère nord".
Ainsi donc, selon eux, l'enneigement aurait diminué dans l'hémisphère Nord ?
Nous allons voir cela avec les données officielles que tout le monde peut consulter sur le site de l'Université de Rutgers. Voici le graphique intégral, tracé à partir de ces données ni bricolées ni retouchées : snowHN

En vert, l'étendue totale de la surface enneigée de l'hémisphère Nord de 1967 à 2010 (Mars inclus).

En bleu, les variations.

Les données sont mensuelles.

On voit l'oscillation de la surface enneigée de l'hémisphère Nord due aux hivers et étés successifs.

Mais où est donc "la diminution de l'enneigement dans l'hémisphère Nord" qui serait, d'après cet article, une des manifestation évidente du réchauffement climatique anthropique ? Franchement, l'enneigement global de l'Hémisphère Nord a l'air bien constant, au moins depuis 1967, n'est-ce pas ? (Note : pour ne pas se faire tromper par un apriori, il vaut mieux suivre des yeux une ligne horizontale du quadrillage et les maxima (en hiver) ou minima (en été). On peut aussi utiliser une règle)

Soit dit en passant, le même article "pédagogique" qui affirme que l'enneigement de l'HN a diminué et que c'est un indicateur du "réchauffement climatique anthropique", nous en apprend d'autres bien bonnes, comme, par exemple, le fait que l'effet de serre du CO2 réchaufferait la planète Vénus (ce qui est un mythe très répandu), alors que le Site National Français de l'opération VT-2004 ( 2004-2012 : les passages de Vénus), placé sous l'égide du CNRS, de l'Observatoire de Paris, de l'ESO et autres institutions reconnues, nous dit très exactement le contraire : "Cette température [NDR: de Vénus]est la conséquence d'un effet de serre résultant non du dioxyde de carbone (CO2) mais de constituants en très faibles quantités relatives tels que SO2 et H2O." et nous explique pourquoi, ce ne peut être l'effet de serre du CO2. On trouve même cela sur Wikipédia qui, cette fois-ci, ne raconte pas de sottises.

3) L'augmentation de la violence et de la fréquence des tempêtes que nous avons subies, notamment en France seraient aussi, selon certains, la manifestation évidente du réchauffement climatique (sous-entendu "anthropique"). Et de citer Klaus ou Xinthia comme preuves... Pour être juste, il faut reconnaître que l'AR4 de 2007 (Résumé Technique) reste très mesuré sur ce sujet. A juste titre.

Comme je l'ai déjà écrit, et contrairement au lien précédent, il convient d'être très prudent quant à ce genre d'affirmations car si la mémoire humaine est assez courte, les mesures, elles, perdurent.... Pour replacer les choses dans un contexte historique, je vous recommande la lecture du livre d'Emmanuel Garnier ( Les Dérangements du Temps : 500 ans de chaud et de froid en Europe) qui vous montrera que de très graves intempéries (tempêtes, inondations etc.) ont fréquemment affecté notre climat, et ceci bien avant l'ère du pétrole.
En résumé, selon les mêmes et en bref, Climat plus chaud = Tempêtes plus fréquentes et plus sévères.
Est-ce bien vrai ?

Comme vous le savez, à Pensee-unique.fr, nous sommes comme St Thomas. Il nous faut des preuves, des mesures, des articles scientifiques, pour y croire.
Alors, nous allons vérifier si climat plus chaud = plus de tempêtes, en nous basant sur des article scientifiques publiés récemment dans la littérature revue par les pairs. Ces articles concernent plus spécifiquement les Européens puisque ce sont nos tempêtes qui sont prises en exemple
_______________________________________________________________________________________________.

Le premier de ces articles a été publié "online" le 23 février 2008 dans le Quaternary International 195 (2009) 31–41. Il s'agit d'un article de revue, c'est à dire d'un article qui compile et fait un bilan de la littérature scientifique publiée sur un sujet précis. Les auteurs sont Michele L.Clarke, et Helen M.Rendell, respectivement de l'Ecole de Géographie de l'Université de Nottingham et du département de Géographie de l'Université de Loughborough (UK).

Le titre de cet article de revue est : The impact of North Atlantic storminess on western European coasts:
A review

Soit " L'impact de l'activité tempêtueuse de l'Atlantique Nord sur les côtes de l'Europe de l'Ouest. Une revue"

A noter que "storminess" pourrait se traduire par "tempêtuosité".. si ce mot existait dans le dictionnaire français. Je traduis donc par "activité tempêtueuse".

Les auteurs introduisent leur travail de la manière suivante: "La compréhension du comportement de l'activité tempêtueuse du passé est particulièrement importante dans le contexte du futur changement climatique anthropique avec des prédictions d'une augmentation de la fréquence des tempêtes et de la hausse du niveau des mers à fin de ce siècle."

Comme toujours, le résumé nous dit tout. Le voici en anglais (en petit) puis en français :

Abstracteuropesand
Instrumental and documentary records of storminess along the Atlantic coast of western Europe show that storm activity exhibits
strong spatial and temporal variability at annual and decadal scales.There is evidence of periods of increased storminess during the Little Ice Age (LIA)(AD1570–1900), and archival records show that these periods are also associated with sand movement in coastal areas. Independent evidence of sand movement during the LIA is derived from dating the coastal sand deposits, using luminescence or radiocarbon methods.The Holocene record of sand drift in western Europe includes episodes corresponding to periods of Northern Hemisphere cooling, particularly at 8.2 ka, and provides the additional evidence that these periods, like the LIA, were also stormy.

Ci-contre : la carte, donnée dans l'article, qui indique en traits noir épais, les zones qui ont été étudiées par les 16 articles donnés en référence. Il s'agit d'un article de revue. On voit que l'essentiel des zones côtières est impliquée dans cette analyse.

Résumé :

"Les enregistrements instrumentaux et documentaires des tempêtes le long de la côte Atlantique montrent que l'activité tempêtueuse présente de fortes variabilités spatiale et temporelle sur des échelles de temps annuelles et décennales. On trouve des éléments de preuve d'une augmentation des tempêtes pendant le Petit Age Glaciaire (LIA : Little ice age, de 1570 à 1900) et les enregistrements archivés montrent que ces périodes sont aussi associées au mouvement du sable dans les zones côtières. Une preuve indépendante du mouvement du sable pendant le Petit Âge Glaciaire est déduite de la datation des dépôts de sable côtiers en utilisant la luminescence ou les méthodes au radio-carbone. L'enregistrement du déplacement du sable durant l'Holocène, dans l'ouest de l'Europe, comprend les épisodes correspondant aux périodes de refroidissement de l'hémisphère Nord, en particulier il y a 8,2 milliers d'années, et il apporte une preuve supplémentaire que ces périodes, telles que le Petit Âge Glaciaire, étaient aussi tempêtueuses."

Notons, en passant, l'astuce (et la patience) des chercheurs qui étudient méticuleusement le déplacement du sable des dunes côtières. C'est un proxy (un indicateur) intéressant. De fait, les dunes de sable de nos côtes ont effectivement conservé la mémoire des tempêtes du passé, jusqu'à des époques très reculées.
Les conclusions de cet article de revue sont très claires : Les périodes froides ont coïncidé avec l'occurrence d'une forte activité tempêtueuse. Le Petit Age Glaciaire aurait même connu un augmentation des tempêtes. C'est à dire que les observations montrent exactement le contraire des affirmations que l'on entend et lit partout...Ce n'est pas nouveau.
_________________________________________________________________

A présent, et toujours au sujet des tempêtes, focalisons notre attention sur des mesures effectuées en Suède où sont conservées les observations météorologiques et les mesures barométriques depuis les temps reculés. Les référence de l'article récent qui nous intéresse sont les suivantes :

Bärring, L. and K. Fortuniak. 2009. Multi-indices analysis of southern Scandinavian storminess 1780–2005 and links to interdecadal variations in the NW Europe–North Sea region. International Journal of Climatology, 29, 373-384.

Le titre en français : "Analyse multi-indicielle de l'activité tempêtueuse en Scandinavie de 1780 à 2005 et ses liens avec les variations inter décennales dans la région du Nord-Ouest de l'Europe et de la mer du Nord."

Les auteurs Bärring et Fortinuak présentent leur recherche de la manière suivante ;" Several studies using reanalysis data covering the second half of the 20th century suggest increasing storm intensity in the northeastern Atlantic and European sector."...Soit :
"Plusieurs études qui utilisent des analyses de données couvrant la seconde moitié du 20ème siècle suggèrent une augmentation de l'intensité des tempêtes dans le secteur du Nord-Est de l'Atlantique."

Plus loin, les auteurs, Bärring et Fortuniak expliquent leur démarche

The question is whether changes to such storminess characteristics are a result of changes in frequency and intensity of deep cyclones in exposed regions. The essential problem is thus if any changes to cyclone activity are within natural variability or not, that is, the classical problem of climate change detection. As intense cyclones and severe windstorms are comparatively rare events, long-term records are required to capture the natural variability.”
Soit, en Français : " La question est de savoir si les variations de ces tempêtes résultent du changement dans la fréquence et l'intensité des cyclones profonds dans les régions exposées. (NDT : C'est à dire des fortes dépressions. Un cyclone est une zone de basse pression comme une anticyclone est une zone de haute pression) Le problème essentiel est ainsi de savoir si des variations de l'activité cyclonique se situent dans le domaine de la variabilité naturelle ou non, ce qui constitue le problème classique de la détection du changement climatique. Comme les cyclones intenses (NDT : c'est à dire les très basses pressions) et les fortes tempêtes sont des événements relativement rares, des enregistrements sur de longues durées sont nécessaires pour capturer la variabilité naturelle." tempete1


.. ce qui est la démarche du bon sens malheureusement souvent oubliée. En effet, si on veut pouvoir attribuer des événements climatiques comme les tempêtes (ou les fortes dépressions) au changement climatique, encore faut-il savoir quel est le comportement naturel de ces dernières. Et pour cela, rien ne remplace l'analyse des observations du passé sur de longues durées puisqu'il s'agit d'événements relativement rares. On ne peut se contenter d'enregistrements sur de courtes durées (eg de 1950 à nos jours, comme l'ont fait les auteurs des articles cités et critiqués par l'article de Bärring et Fortuniak)

La figure maîtresse extraite de cet article (l'analyse des données est assez sophistiquée) est reproduite ci-contre. Elle indique la fréquence (ou(et) la force) des tempêtes de 1780 à 2005 selon les archives conservées à Lund (Sud de la Suède, près de Copenhague) et à Stockholm (Est de la Suède)

L'échelle verticale est graduée en unités arbitraires qui représente l'intensité des dépressions. Les valeurs positives indiquent plus de tempêtes et les négatives, moins de tempêtes. Les courbes moins "bruitées" représentent les valeurs moyennées.

Comme vous le voyez, si on remonte dans le temps jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, on ne peut prétendre que la période récente est plus tempêtueuse que la normale. De fait et s'il fallait choisir, elle le serait plutôt moins.

Maintenant, supposez que l'on ne considère que la partie du graphe ci-dessus, à partir de 1950, comme l'ont fait les auteurs des articles cités et critiqués par Bärring et Fortuniak, on trouverait que la fréquence/intensité des tempêtes a sérieusement augmenté...Et l'alarme est sonnée et reprise à grand renfort de gros titres dans les journaux...

Bärring et Fortuniak concluent, fort justement, en deux points :
“(1) There is no significant overall long-term trend common to all indices in cyclone activity in the North Atlantic and European region since the Dalton minimum.
(2) The marked positive trend beginning around 1960 ended in the mid-1990s and has since then reversed. This positive trend was more an effect of a 20th century minimum in cyclone activity around 1960, rather than extraordinary high values in 1990s."

"(1) Il n'y a pas de tendance à long-terme commune à tous les indices de l'activité cyclonique dans l'Atlantique Nord et la Région Européenne depuis le minimum de Dalton. (NDT : Le Minimum de Dalton est une période de faible activité solaire qui se produisit de 1790 à 1830 environ)
(2) La tendance positive marquée commençant vers 1960 s'est arrêtée dans le milieu des années 1990 et s'est inversée depuis lors. Cette tendance positive (NDT : signalée par les articles précédents cités dans le présent article) résultait plus d'un effet d'un minimum d'activité cyclonique au XXième siècle, vers 1960, plutôt que de valeurs extraordinairement élevées observées dans les années 1990."

En bref, la période actuelle n'est pas différente, au point de vue des tempêtes, de celle des siècles précédents. L'augmentation qui avait été signalée dans les années 90, a cessé et s'est inversée. Tout cela fait partie des fluctuations naturelles.
Désolé pour les alarmistes mais il faudra trouver un autre argument...

4) Où en sont, aujourd'hui, les étendues de glace des deux pôles ?

Comme vous le savez, très nombreux sont ceux qui nous ont annoncé que le pôle Nord, notamment, serait très prochainement libre de glace. Les institutions, comme la NASA et beaucoup d'autres, ont avancé des délais variant entre quelques années et quelques décennies. Plusieurs gouvernements de la planète, très confiants dans ces prédictions (prévisions, scénarios) ont été jusqu'à nommer des "Ambassadeurs des Pôles", chargés, entre autre, de discuter avec les autres pays de la propriété de différentes portions de l'océan arctique qui, devenu libre de glace, constituerait une énorme réserve, devenue accessible, de pétrole et de gaz... L'Ambassadeur des Pôles français est Mr Michel Rocard.

Les nombreux lecteurs qui fréquentent la page "indicateurs du climat" savent que l'on peut obtenir les courbes (mises à jour) suivantes en cliquant sur les graphes de diverses natures, présentées dans cette longue page. Bien que, par le passé, les courbes fournies par le NSIDC aient connu quelques problèmes, j'ai choisi de vous présenter les données de cet organisme dirigé, à présent, par Marc Serreze qui a déjà été cité (pas à son avantage) dans ce billet.
arcticseaice10

Ce qui est très remarquable sur le comportement printanier récent de la glace de la mer arctique, c'est sa réticence à fondre, comme elle le fait normalement à partir du tout début du mois de Mars. Il a fallu attendre pratiquement un mois (jusqu'au 31 Mars ) pour qu'elle se décide à le faire et pendant cette période nous avons assisté à une extension de la surface glacée au lieu d'une diminution. Si l'extension de la mer glacée n'a pas atteint la moyenne des années 1979-2000, elle s'en est beaucoup approchée. Voilà qui ne présage pas d'une fonte accélérée pourtant prédite par certains, pour l'été prochain. A noter qu'il s'agit de la fonte la plus en retard depuis le début des mesures en 1979, selon le NSIDC.

Personne n'avait prévu ce comportement plutôt rassurant et inhabituel. Et, comme d'habitude, aucun de nos grands médias, aucun organe de presse, plutôt prompts à annoncer (voire devancer) les mauvaises nouvelles, n'a évoqué cette bonne nouvelle : La surface de la mer glacée arctique a presque rejoint la moyenne 1979-2000. Et elle a commencé à fondre avec pratiquement un mois de retard. Jean-Louis Etienne a peut être aperçu, à travers le brouillard, du haut de son ballon, une immense étendue glacée...

Vous trouverez sur le blog d'Antony Watt une comparaison assez pointue entre les données de différents instituts (NANSEN Roos, etc) qui présentaient les 6 et 7 avril des résultats légèrement différents...Mais peut-être ne s'agit-il que d'une affaire de réactualisation des données.
ASIEavril

Pourtant, le comportement de la mer glacée de l'année dernière était déjà annonciateur d'une évolution du comportement de la glace Arctique. Voici, ci-contre, le graphique du NSIDC, tracé à peu près à la même époque, il y a presqu'un an, c'est à dire en fin Avril 2009.

Visiblement, la fonte des glaces au printemps 2009 était déjà nettement moins rapide que celle de 2007 et même moins rapide que la moyenne 1979-2000. L'année dernière, l'étendue de la glace Arctique, bien qu'en période de fonte, avait presque rejoint la normale 1979-2000 à la fin du mois d'Avril. Et de fait, la fonte de l'été 2009 de la glace a été moins prononcée que celle de 2008, qui était elle-même moins prononcée que celle de 2007. Ce qui n'a pas empêché un certain organe de presse (Libération) de nous annoncer, en septembre 2009, (sans montrer les courbes nécessaires) que la fonte de l'arctique s'accélérait.

 

 

De l'autre côté de la planète, au Pôle Sud, c'était l'été austral.antarctic10
Voici le graphe du NSIDC pour l'extension de la mer de glace antarctique qui entoure le vaste continent.

Comme on le voit, l'année 2009 avait connu une extension de la glace supérieure à la moyenne. Il en était de même pour les quelques années précédentes. Autrement dit, alors que la mer arctique était à son minimum d'extension en septembre 2007, la mer glacée antarctique était proche à son maximum d'extension, bien supérieure à la moyenne 1979-2000.

Pour ce qui est de l'été-automne austral Janvier-Avril 2010, comme on peut le voir sur ce graphe, la courbe de fonte et de renforcement de la glace a pratiquement oscillé autour de la moyenne. Rien d'alarmant de ce côté-là non plus.

Peut-être assistons nous là au phénomène bien connu des glaciologues-géologues mais encore inexpliqué (sauf peut-être par Svensmark) du "Polar sea-saw" : la bascule polaire qui fait que lorsque l'un des pôles se réchauffe, l'autre se refroidit et ceci de manière périodique.... A condition, bien entendu d'accepter l'idée, très contestée, que la surface de mer glacée est corrélée aux variations de température de l'air et non, comme beaucoup le pensent maintenant, aux oscillations océaniques (tels Vicky Pope). Ainsi, il est fort probable que le renforcement très particulier de la glace Arctique soit lié à l'AMO négative que nous connaissons actuellement....Mais tout cela est yannrockours1complexe parce qu'on sait que l'étendue de la glace dépend des vents dominants, eux même dépendants des oscillations océaniques, des courants marins etc....

Bref, on n'est encore loin d'avoir encore tout compris... et les modélisateurs ont du pain sur la planche.

Quoiqu'en disent certains.


En attendant, les ours blancs gardent le moral ...

1er Novembre 2007 et mis à jour le 21 mars 2009 : L'activité des cyclones dans l'Atlantique Nord pendant l'année 2007 (2008) est la plus faible depuis trente ans, à l'inverse des prédictions.

Sauf s'il survenait une série de cyclones totalement catastrophiques dans le courant de ce mois de novembre, l'activité cyclonique (force, fréquence et énergie) de l'année 2007 restera dans les annales comme une année particulièrement clémente en matière de cyclones dévastateurs dans tout l'hémisphère Nord . Bien entendu, il ne s'agit que des statistiques et les malheureux qui ont été durement secoués au cours de l'été et de l'automne (comme par la tempête "Noël", ou les pauvres habitants du delta du Bangladesh par exemple) ne seront pas de cet avis.

Le très sérieux COAPS, le Center for Ocean-Atmospheric Prediction Studies de l'Université de Floride vient de faire paraître, sous la plume de Ryan N. Maue (source ici) , des statistiques très rassurantes sur l'évolution de l'activité cyclonique dans l'hémisphère Nord depuis les années 70. Si vous avez lu le texte précédent qui est le résumé d'un article de Science utilisant des mesures réalisées jusqu'en 2005, vous saviez qu'au cours des 23 années passées, l'activité cyclonique mondiale n'a pas augmenté sauf, peut-être dans l'atlantique Nord.Vous savez aussi, parce que les médias et le prix Nobel Al Gore vous le répètent sans cesse que, d'après les modèles d'ordinateurs des zélotes de l'effet de serre anthropogénique, nous serions promis à l'Armaggedon des cyclones et autres tempêtes tropicales. On vous dit aussi que le climat de la terre a atteint son point de non retour en oubliant que l'atmosphère de notre planète a hébergé jusqu'à 20 fois plus de CO2 dans le passé, sans dommages apparents.

Manque de chance pour les alarmistes, une fois de plus, leurs prédictions sont démenties par les faits. Voici une courbe qui vous permettra de vous cyclone2faire une idée précise sur les statistiques réelles :

Cette statistique inclut l'activité cyclonique pour l'année calendaire (Janvier à décembre) et pour des vitesse de vents supérieures à 34 noeuds. Elle se rapporte à l'hémisphère nord et inclue la région Est et Nord-Ouest du pacifique, la partie Nord de l'océan indien, la mer d'arabie et les bassins océaniques Nord atlantiques. La ligne rouge indique la moyenne des données 1970-2006. Les données concernant 1970 sont encore sujettes à caution.

Si les cyclones gagnent en intensité avant la fin de cette année, on peut remonter le point correspondant à 2007 de 40 à 70 unités (dans la pire des hypothèses) ce qui ne changera pas la donne.

On constate que, selon toute probabilité, l'année 2007, (tout comme l'année 2006 mais dans une moindre mesure), révélera une baisse marquée de l'activité cyclonique dans l'hémisphère nord.

Je vous rappelle que la NOOA Américaine avait pronostiqué un accroissement de 140% à 200% de l'activité par rapport à la moyenne, pour l'année 2007. Les prévisionnistes de cette honorable organisation (qui ne fait pas dans la dentelle en matière d'alarmisme climatique), devraient sérieusement revoir leurs modèles...

D'autre part, je vous rappelle que la température moyenne des océans a décru sensiblement depuis environ 3 ans ce qui, selon beaucoup de prévisionnistes, devrait s'accompagner d'une baisse de l'activité cyclonique. Les deux années 2006 et 2007 en sont peut-être les signes annonciateurs. Cela annonce t'il un refroidissement prochain de la planète comme le pensent aussi nombre de "solaristes". Nous verrons bien....

En tout cas, Christopher Landsea qui s'égosille, en vain, depuis des années, pour démentir les interprétations et les prédictions catastrophiques de son très alarmiste collègue, Kevin Trenberth (voir la lettre d'explication de Landsea, ici), de la NOOA, et du GIEC, doit se frotter les mains. Nous aussi.

Et voici un tableau mis à jour le 23/11/2007 qui tient compte du cyclone Sidr (Bangladesh) pascontent

Basin Current ACE Climo ACE % écart à la moyenne
Northern Hemisphere 360.3 515.3 -30.1%
North Atlantic 67.7 92.9 -27.1%
Western Pacific 196.1 279.0 -29.7%
Eastern Pacific 52.2 131.1 -60.2%

Toujours tiré du même site officiel, voici le bilan global (actualisé le 30 Nov. 2007, date officielle de la fin des cyclones)
des indices de l'activité cyclonique des dernières décades :

cyclones2007

Les prédictions catastrophiques, pour 2006 et 2007, des organisations officielles telles que la NOAA ne se sont pas réalisées.
C'est le moins que l'on puisse dire...

_____________________________________________________________________________________________________________

Mise à jour du 20 mars 2009: LA NOAA n'a manifestement pas tiré les leçons de sa déconvenue de l'année dernière. Sans désarmer le moins du monde, elle avait prévu une année 2008 particulièrement agitée en matière de cyclones et fait le bilan de l'année 2008 (en novembre) par un tonitruant "La saison des ouragans atlantiques établit des records ".

Le prévisioniste de la NOAA (Gerry Bell), qui semble très satisfait de ses prévisions conclut que "La saison des ouragans de cette année est dans la ligne de la période riche en ouragans et se trouve être la dixième saison à produire des ouragans au dessus de la normale dans les 14 années récentes " source NOAA reproduite ici. Notez, encore une fois, l'utilisation de la technique du bonneteau)

Bon. A vrai dire, on ne sait pas très bien comment Gerry Bell fait son compte. Voyons plutôt que nous disent les mesures officielles publiées par le COAPS, le Center for Ocean-Atmospheric Prediction Studies de l'Université de Floride qui est à la source des mesures concernant les ouragans de la planète comme je l'ai écrit ci-dessus. Tout d'abord, comme je vous l'ai dit, il ne suffit pas de dire "il y a X ouragans qui ont atterri aux Etats Unis cette année etc.."
On dispose maintenant de données quantitatives qui permettent de chiffrer précisément les données sur les ouragans et notamment l'indice ACE (Accumulated Cyclonic Energy, l'énergie cyclonique accumulée calculée d'après une formule faisant la sommation des carrés des vitesses du vent, indiquée sur le site du COAPS). L'ACE est évalué chaque année en fin de saison cyclonique (Novembre pour l'hémisphère Nord et fin Mars- début Avril pour l'hémisphère Sud). Le titre de la page présentant le bilan de l'année 2008 en matières de cyclones est le suivant :

"L'activité cyclonique tropicale du globe et de l'hémisphère Nord est à son plus bas niveau depuis 30 ans" (source)

Le texte commence par une constatation :" L'activité cyclonique tropicale du globe s'est complètement effondrée au cours des deux ou trois dernières années avec des niveau d'énergie des cyclones (ACE) tombant à des niveaux jamais vus depuis les années 1970 ". L'image ci-dessous qui donne l'indice ACE depuismaue11974 est assez parlante. A noter que les moyennes glissantes sont effectuées sur deux ans.
Pourquoi deux ans et pas une seule année ?
Parce que l'activité cyclonique est intimement liée à la présence des El Niño/La Niña qui est un phénomène qui, en matière de cyclones est ressenti sur des durées de 2 à 7 ans. A noter que sur ce graphique l'abscisse 2009 indique l'ACE de l'année précédente, ce qui est naturel puisque la saison des cyclones du globe se termine en Novembre.

Comme on le voit, l'Energie Accumulée des Cyclones (ACE) a subi une chute assez brutale depuis 2006 contrairement aux affirmations et aux prédictions apocalyptiques d'Al Gore. Cela n'empêche d'ailleurs pas les revues et les grands médias, ainsi que nombre de politiciens désinformés, de continuer à perpétrer les bobards d'Al Gore sur l'activité cyclonique ..

Qu'en est il maintenant de la répartition de l'activité cyclonique selon les bassins océaniques ? : L'histogramme ci-dessous donne le résultat des mesures pour l'Atlantique Nord (bleu clair), le Pacifique Est (bleu foncé)et les Pacifique Ouest et Océan indien (Nord) (noir) depuis 1950.

A noter que ce graphique du COAPS s'achève en Avril 2008 pour la saison des ouragans de l'hémisphère sud. Le petit graphique en insert placé au dessus de l'histogramme représente l'évolution de l'ACE pour l'hémisphère Nord.

maue2

A moins d'avoir des yeux de lynx, il est extrêmement difficile de discerner une tendance quelconque à la hausse comme à la baisse dans l'ensemble de ces graphiques alors que pendant la même période et si on se base sur les données publiées, le taux de gaz carbonique contenu dans l'atmosphère est passé de 310 à 387 ppm, ce qui représente une croissance non négligeable.

Contrairement aux affirmations d'Al Gore et de nombreux activistes (y compris de quelques scientifiques), l'activité cyclonique n'est aucunement en hausse depuis que le taux de CO2 augmente dans l'atmosphère. Au passage, félicitons Sir Nicolas Stern pour ces célèbres prévisions sur le coût astronomique des dégâts engendrés par les cyclones "anthropique" qui, visiblement, et comme le soutenaient de nombreux chercheurs, ne le sont pas.

Pour ce qui concerne les dernières années, l'indice ACE des ouragans de la planète est tombé jusqu'à des niveaux rarement atteints dans le passé, ce qui est conforme avec la baisse ou la stagnation des températures des océans constatée depuis 2003 (voir ici).

Note de vocabulaire : Ce texte utilise indifféremment les termes "ouragans" ou "cyclones". En réalité "Ouragan" est le terme souvent utilisé, en place de "cyclone tropical" lorsque l'on parle de l'Atlantique Nord, du Golfe du Mexique, de la mer des Caraïbes et de l'océan Pacifique entre Hawaï et la côte mexicaine. Pour toutes les autres régions on utilise les termes de Typhons ou de Cyclones. Il s'agit évidemment du même phénomène.

Pour des détails supplémentaires allez voir cette page.

Dans le prolongement direct de ce qui précède et en ce début Juin 2008, mais cette fois-ci du côté des modélisateurs informatiques, on assiste à un repli élastique des scientifiques alarmistes qui prônaient l'idée que le changement climatique anthropique induirait plus d'ouragans dévastateurs : Leurs modèles informatiques sont loin de reproduire la réalité objective, avouent-ils piteusement... parce que ces derniers, têtus en diable, prédisent exactement le contraire. Le message subliminal est : prudence, prudence...On ne sait jamais ce qui pourrait arriver avec ce sacré climat.

L'illustration la plus parfaite de ce regain de clairvoyance salutaire (et opportuniste) est fournie par le titre d'un éditorial de Richard A. Kerr dans la livraison de la revue Science du 23 Mai 2008 (320, 5879, p.999). Le voici :

"Selon les modèles du climat, les ouragans ne vont pas s'affoler"

Ce titre est d'autant plus étonnant que, du moins sous la direction précédente de Donald Kennedy, la revue Science et Richard A. Kerr ne faisaient pas vraiment dans la litote dès qu'il s'agissait d'agiter le spectre des catastrophes à venir ...L'introduction de cet article en dit long sur l'état d'esprit de l'auteur sur la validité (ou plutôt, la non validité) des modèles d'ordinateurs qui, je vous le rappelle, sont à l'origine de toutes les prédictions apocalyptiques que nous ont rabâché les grands prêtres de la nouvelle religion. Voici cette introduction : "Si vous avez une grande foi dans les modèles climatiques sophistiqués, voici de bonnes nouvelles à propos du comportement des ouragans dans le contexte du réchauffement climatique". On perçoit un zeste de déception de la part de l'auteur dans ce paragraphe d'introduction. Et aussi un doute : Comme cela ? Des modèles qui ne prévoient pas l'apocalypse ? Ils doivent être douteux...

Quoiqu'il en soit, ce n'est pas un article isolé, ni même deux, mais trois articles successifs pondus par des pointures du GIEC et de la recherche dans ce domaine, qui viennent de doucher l'enthousiasme des réchauffistes et des activistes anti-CO2, et surtout d'apporter un démenti cinglant au récent prix Nobel Al Gore qui avait basé son fameux op-ed "une vérité qui dérange" sur des images de tempêtes de plus en plus dévastatrices, censées ravager notre planète dans les années à venir. Certains doivent se dire, à juste titre, que ce n'est rien d'autre qu'une erreur supplémentaire parmi bien d'autres déjà débusquées (voir ici). Ce qui est certain c'est que ce "grand oeuvre" n'a vraiment plus rien à voir avec la science.
Deux de ces plus récents modèles explicités dans le numéro de Mars du Bulletin of the American Meteorological Society , prédisent "un accroissement modeste, sinon une décroissance dans la fréquence et l'intensité des cyclones tropicaux atlantiques". Hugh Willoughby, un collègue de l'auteur principal du premier article (Kerry Emmanuel chercheur spécialisé dans les ouragans du Massachussetts Institute of Technologyboum (MIT)) ajoute que "l'Atlantique ne va pas être englouti par des répétitions de la saison (désastreuse) des ouragans de 2005".

Kerry Emmanuel, quant à lui, visiblement échaudé par ses propres modèles informatiques, déclare "Je suis beaucoup moins optimiste sur la capacité des modèles à résoudre un problème". En d'autres termes, les modèles informatiques de l'atmosphère doivent être douteux...(NDLR : Enfin ! Il était temps qu'il s'en aperçoive) ou alors s'agit-il seulement de ceux qui ne prédisent pas des catastrophes ?

Quel aveu de la part de chercheurs qui se sont donnés beaucoup de mal à essayer de démentir les observations et les prévisions de Bill Gray et de Christopher Landsea dont il est question dans le post précédent.

Pour sa part, Thomas Knutson et ses collègues du NOAA Geophysical Fluid Dynamics Laboratory ( GFDL) ont rapporté des conclusions similaires (mais à partir des modèles informatiques différents) dans le dernier numéro de Nature Geoscience.

Un bref résumés des trouvailles de ces articles en dit long sur l'état de la question :

Le modèle de Knutson et al (GFDL) prédit une décroissance de quelques 18% de la fréquence des cyclones tropicaux atlantiques jusqu'à la fin du XXIème siècle. Knutson et al, constatant que leur modèle réalise une excellente reproduction des ouragans des années passées en concluent que leur travail "contredit l'idée que l'augmentation des gaz à effet de serre conduira à un grand accroissement dans la fréquence des ouragans ou des tempêtes tropicales". NDLR : Mais alors, Al Gore nous aurait menti ?

Le groupe du MIT (Kerry Emmanuel) ne prévoit qu'un maigre 2% d'augmentation en fréquence et +7,5% en intensité, toujours jusqu'à la fin du XXIème siècle. Pour sa part, Kerry Emmanuel avoue que les modèles prédisent une augmentation en ouragans inférieure à celle qui a prévalu dans un passé récent, " ce qui veut dire que le réchauffement global n'est pas le principal moteur du regain d'activité récent".(Donc, même conclusion de Knutson ci-dessus)
NDLR : En d'autres termes, le dévastateur Katrina 2005 n'a rien à voir avec le réchauffement climatique. Ouille. Al Gore nous aurait donc encore menti ?
Ce qui jette quand même une ombre sur la validité des prédictions de ces modèles climatiques c'est que, comme le dit Kerry Emmanuel, sept modèles différents conduisent à des prédictions dispersées entre une augmentation de la fréquence de +23% et une diminution de la fréquence de -29%. En effet, ce n'est pas terrible comme prédiction. On aurait obtenu exactement le même résultat en jouant avec des dés. Comme il s'agit de modèles élaborés à partir des modèles des prévisions de température utilisé par le GIEC, on peut aussi éprouver quelques doutes.

Bien entendu, et c'est de bonne guerre, nos vaillants chercheurs concluent leurs articles en déclarant haut et fort que pour faire mieux, il ont besoin de modèles et d'ordinateurs plus gros, plus sophistiqués etc... ce qui implique, bien entendu, de généreux versements de la part des fonds publics qui ont déjà dépensé des milliards de dollars (et d'euros) pour de bien piètres résultats. Le message pour les autorités est très clair : Continuez à nous donner des sous. Malgré tous nos efforts, on n'a pas encore réussi à trouver que les ouragans augmenteraient avec l'effet de serre ; c'est plutôt le contraire, mais, promis juré, on fera mieux la prochaine fois.

Et pendant ce temps-là, La Science, tout le reste de la Science, pleure à chaude larmes parce qu'elle n'est plus financée...

 

Voici un étude très récente (2008), certes localisée, mais approfondie, qui nous en apprend beaucoup sur l'histoire des sécheresses (en Chine) depuis 1426 ans. C'est une vraie nouveauté parce qu'il n'existe que très peu de données sur le contenu des sols en humidité sur d'aussi longues périodes de l'histoire. Cet article est à rapprocher de celui sur les statistiques qui montre une diminution des sécheresses mondiales que vous trouverez ci-dessus. Comme vous le savez, le problème de l'eau et de l'irrigation sont des enjeux fondamentaux pour la Chine. Il n'est, dès lors, pas étonnant que les chercheurs chinois consacrent beaucoup d'efforts à la compréhension de ces questions qui sont vitales pour eux. Il est intéressant d'écouter ce qu'il ont à nous apprendre à ce sujet.

L'article, dont je vous donne un résumé ci-dessous, résulte du travail d'une équipe de chercheurs chinois de l'Université de San Diego (Calif) et de diverses institutions chinoises (Yin, Z.-Y., X. Shao, N. Qin, and E. Liang. 2008. "Reconstruction of a 1436-year soil moisture and vegetation water use history based on tree-ring widths from Qilian junipers in northeastern Qaidam Basin, northwestern China". International Journal of Climatology, 28, 37-53. Le titre, traduit en français est " Reconstruction de l'histoire de l'humidité des sols et de l'utilisation de l'eau par la végétation à partir de l'étude de l'épaisseur des anneaux de croissance des genévriers de la partie Nord-Est du bassin du Qilian, dans le Nord Ouest de la Chine, sur une période de 1436 ans.

Voici, tout d'abord, pour être précis, des renseignements sur l'endroit exact où ont été effectuées ces recherches approfondies :chine1

Comme on peut le voir sur cette carte, l'endroit se trouve dans la région centrale de la Chine qui est une région au climat fortement continental et qui est donc particulièrement propice aux périodes de sécheresse.

Les équipes chinoises et américaines qui savent que le taux de croissance des genévriers de cette région est particulièrement sensible au degré d'humidité des sols, ont prélevés 1050 carottes dans 493 arbres (sans les blesser gravement.) afin d'en étudier les cernes de croissance en détail.

Les chercheurs chinois qui connaissent visiblement très bien les traquenard liés à l'utilisation de la dendrochronologie (étude des cernes des arbres) ont commencé par étalonner leurs mesures en utilisant des données récentes et tabulées sur les taux d'évaporation et d'humidité des sols pendant la période 1955-2002. Ce faisant, ils ont pu confronter les mesures effectives avec les séries de cernes les plus récents des arbres qu'ils avaient échantillonnés. Notons, en passant que ce genre de précaution permet de contourner les graves ennuis que d'autres ont pu rencontrer dans ces études dendrochronologiques (comme pour la crosse de hockey de Michael Mann et al, à titre d'exemple célèbre entre tous. )

Le premier résultat intéressant qui ressort de ces mesures directes, couvre donc la période 1955-2002. Les chercheurs trouvent ainsi que, contrairement aux prédictions (prévisions, scénarios) cataclysmiques dont nos médias sont saturés que le bénin (0,6°C en cent ans) réchauffement climatique actuel non seulement n'a pas entraîné un appauvrissement en eau des sols de cette région, mais, qu'au contraire, l'humidité de sols a augmenté. Ce qui devrait surprendre quelque peu les modélisateurs de l'effet de serre ...qui prévoient le contraire. Voici la courbe correspondante :chine2

 

Sur cette courbe AE (petits cercles) représente le taux d'évaporation qui est d'autant plus important que la terre est plus humide.

DEF (petits carrés) représente le déficit en humidité des sols.

RSM (pointillés) humidité relative des sols.

On observe que, bien entendu, les taux DEF et AE varient en sens inverse.
Nos chercheurs chinois notent que (citation):

" Il y a eu une tendance générale vers des conditions d'humidité croissante pendant la période étudiée comme cela nous est indiqué par les augmentations des facteurs RSM et AE"

Voilà qui est très surprenant pour une période de réchauffement global et dans une zone à climat continental où, selon certains, on devrait voir une augmentation dramatique des sécheresses. C'est tout le contraire que l'on observe.

Voyons maintenant ce que donne l'étude des anneaux de croissance, les plus internes, des vieux genièvriers de cette région. Elle nous permet d'accéder jusqu'à des temps reculés de notre histoire. chine3

Voici, ci-contre, les courbes qu'ils ont obtenus. Elles couvrent quelques 14 siècles c'est à dire la période qui va de 566 à 2002.

Les chercheurs notent dans leur article qu' "Il y a eu des périodes sèches de 500 à 800, de 1100 à 1200, de 1425 à 1525, de 1650 à 1750 et une tendance à une humidification croissante depuis les 300 dernières années. "

 

Nos chercheurs chinois en rajoutent une couche sur les plaies ouvertes des supporters du réchauffement climatique anthropogénique en notant que "La tendance récente vers une humidité croissante est conforme aux enregistrements de l'accumulation de la glace pendant la période 1600-1980 basée sur l'étude des carottages prélevés sur le glacier Dunde qui se trouve au Nord Ouest de la région étudiée. La tendance à l'augmentation de l'humidité est aussi corroborée par une étude récente menée au Nord du Pakistan. Cette étude (NDLR : au Pakistan), basée sur la reconstruction dendrochronologique indique que le 20ième siècle est la période la plus humide du millénaire écoulé."

En conclusion, non seulement nos chercheurs trouvent que l'humidité des zones continentales est en constante augmentation, mais aussi signalent que la charge glaciaire du glacier Dunde à aussi augmenté au moins jusqu'en 1980 (Il est difficile de faire des mesures fiables sur de carottages très récents)

On peut en déduire que les chercheurs chinois peuvent librement, dans leur pays et aux USA, poursuivre et publier des études qui n'arrangent pas les affaires du GIEC. Ce n'est pas si répandu pour qu'il ne soit pas nécessaire de le noter au passage. On peut aussi parier, sans risquer d'être démenti, que les journaux français comme le Monde, Libération et tous les autres médias, ne souffleront mot de cette histoire, pourtant bien intéressante.. Ce n'est pas vraiment de la censure, mais bon...

source

D'après les modèles, la forêt amazonienne devait disparaître...Elle a reverdi pendant la sécheresse de 2005.

C'est ce que nous apprend un article récent publié dans Science express (on line 2007 DOI: 101126/science. 1146663) sous la plume de 4 chercheurs américains et brésiliens : Scott R. Saleska, Kamel Didan, Alfredo R. Huete et Humberto R. da Rocha.

Encore une calamité, prévue par les ordinateurs, qui se trouve mise en défaut par la réalité. La grande sécheresse survenue en 2005 au Brésil laissait prévoir un enchaînement catastrophique, bien sûr, largement diffusé dans les médias, friands d'alarmisme. Le processus envisagé était le suivant : Une grande sécheresse doit entraîner une grave limitation de la photosynthèse et de la transpiration des arbres ce qui ne peut que limiter la capacité de ces immenses forêts, poumon de la planète, à absorber du CO2 qui, comme beaucoup le croient, serait le grand coupable du réchauffement de la planète... Et qui dit, plus de CO2 dans l'atmosphère, dit températures plus élevées, donc sécheresses accentuées et mort des forêts, soit plus de CO2 etc...Même si on sait bien que la capacité d'absorber du CO2 est l'apanage des forêts "jeunes" et en pleine croissance et non pas celui des forêts anciennes comme la forêt amazonienne.

On le voit, c'est ce qu'on appelle une rétroaction positive typique qui devrait nous conduire tout droit à la catastrophe, disaient les ordinateurs du GIEC et ses zélateurs qui n'en ratent pas une...

foretManque de chance pour les cavaliers de l'apocalypse, et heureusement pour nous, Mère Nature nous répond que tout cela est faux, au moins pour cet exemple précis mais absolument crucial de la forêt amazonienne.

En effet, l'article intitulé "Amazon forests green up during 2005 drought", soit "la forêt amazonienne reverdit pendant la sécheresse de 2005", nous dit très clairement que le processus de rétroaction positive envisagé ci-dessus est totalement faux. Ce n'est pas la première fois que les rétroactions positives envisagées par le GIEC s'avèrent fausses (voir ici, par exemple) mais cet exemple est particulièrement rassurant.

Utilisant les données satellitaires de la mission Terra (spectroradiomètre MODIS) qui enregistre les données sur la chlorophylle de la canopée (la partie supérieure de la forêt), nos 4 chercheurs ont découvert, à leur grande surprise, que la forêt amazonienne a connu une période de jouvence et de regain pendant la forte sécheresse de 2005. Autrement dit, la forêt amzonienne s'est comportée comme une rétroaction négative, et non pas positive. Exactement comme les planctons des océans étudiés récemment par une équipe espagnole.

Pour la petite histoire et votre information, sachez aussi que l'étude par photométrie et traitement d'images de la canopée amazonienne a permis de trouver de nombreux gisements de métaux précieux dans cette partie du Brésil. Les faibles contrastes des images de la canopée, prises en lumière filtrée dans le vert, sont amplifiés par traitement numérique. On voit ainsi apparaître des tâches d'intensités différentes ce qui montre que la couleur des feuillages dépend de la nature des sous-sols et donc de leur contenu en différents minerais. Cette technique est aussi utilisée pour prévoir les sondages pétroliers en accentuant les contrastes des images prises au dessus des déserts. On retrouve ainsi les traces de failles géologiques et donc des forêts englouties qui constituent les réserves de pétrole. C'est tout à fait spectaculaire.

Bref, amis lecteur(trice), soyez rassuré(e): Contrairement aux allégations des alarmistes, la forêt amazonienne n'a pas dépéri du fait de la dernière sécheresse. Bien au contraire, elle s'est étoffée.Si on s'abstient de la défricher inconsidérément, elle continuera encore longtemps à jouer un rôle très positif pour nous donner de l'oxygène, absorber le CO2 de notre planète et démentir les prophéties absurdes des catastrophistes. D'autant plus que contrairement à ce qu'on vous dit, le nombre et l'intensité des sécheresses n'a pas augmenté comme cela est indiqué dans un article précédent..

Addendum du 13 Mars 2010 : Un article tout chaud sur ce sujet vient de paraître au GRL qui utilise un nouveau traitement d'image et un nouveau dispositif de mesure (NASA MODIS) . L'auteur principal de cet article déclare “We found no big differences in the greenness level of these forests between drought and non-drought years, which suggests that these forests may be more tolerant of droughts than we previously thought,” said Arindam Samanta, the study’s lead author from Boston University. Soit : "Nous n'avons pas trouvé de grandes différences dans les niveaux de vert de ces forêts entre les années avec et sans sécheresses, ce qui suggère que ces forêts peuvent être plus tolérantes aux sécheresses que nous le pensions auparavant." a déclaré Arindam Samanta, l'auteur principal de l'Université de Boston." A titre exceptionnel, l'article en pdf est ici.
Autrement dit, peut-être pas de reverdissement évident, mais la résilience des forêts amazoniennes à la sécheresse intense de 2005 est confirmée.

"Les sécheresse deviennent plus longues et plus intenses "

a déclaré, sans ambages, Al Gore devant la Commission de l'Environnement et des Travaux Publics du Sénat Américain, le 21 Mars 2007. Cette affirmation de "Mr Ozone", comme l'appelait Georges Bush père dans les années 90, visait, sans aucun doute, à rappeler aux braves sénateurs américains que, non seulement, le ciel allait nous tomber sur la tête, mais qu'il avait déjà commencé à le faire. Je ne doute pas un instant que les Sénateurs US ont pris cette déclaration pour argent comptant. Hélas.

En effet, et en l'occurrence, Al Gore qui ne doit pas lire souvent la littérature scientifique avant de parler, tombait mal, très mal. En effet, des chercheurs américains s'étaient tout récemment penchés sur ce problème qui est évidemment particulièrement inquiétant pour un pays qui a souffert, entre autres, du fameux "Dust Bowl" (le chaudron de poussières) des années 1930. A ce sujet, Je vous rappelle que les derniers "ajustements" des mesures de température de la NASA montrent que l'année la plus chaude du siècle aux Etats Unis est 1934 et non pas 1998 comme l'affirme toujours Al Gore dans son célèbre opus "Une vérité qui dérange", primé aux Oscars d'Hollywood. En fait de Vérité, on fait mieux.

Hélas encore, Al Gore n'est pas le seul à propager ces désinformations. Même les éditeurs du prestigieux magazine scientifique Science s'y sont mis. Ils évoquent, eux aussi, "l'intensification des sécheresses" dans un éditorial absolument alarmiste que ... la Science dément comme vous allez le voir. C'est un comble.

Les chercheurs américains ( Narisma G.T., Foley J. A., Licker R. et Ramankutty N, Geophysical Research Letters 34, 10.1029/2006GL028628)) qui se sont penchés sur la question des sécheresses, ont analysé avec beaucoup de précautions, "les données historiques mondiales sur les pluies pour trouver les régions qui ont souffert de vastes et longues périodes de sécheresses, statistiquement significatives, qui durent au moins 10 ans et qui représentent des diminutions de la pluviométrie d'au moins 10%, ceci sur tout le globe et pendant la période allant de 1901 à 2000."
En bref, et en s'entourant des précautions de langage usuelles, il s'agissait de trouver si le nombre (ou) l'intensité des sécheresses a augmenté ou diminué pendant le siècle dernier sur la surface du globe...

Le résultat est sans appel. Il indique exactement le contraire de ce qu'a imprudemment affirmé Al Gore devant le Sénat Américain . En résumé, le nombre de ces périodes de sécheresses bien caractérisées a été de 7 pendant les deux décennies 1901-1920, 7 encore entre 1921 et 1940, puis 8 entre 1941 et 1960. Seulement 5 entre 1961 et 1980 suivies de misérables 3 entre 1981 et 2000. J'ai reporté ces résultats sur un graphique pour que vous voyez bien à quoi correspondent ces chiffres. Le voici :

droughtCe graphique vaut plus qu'un long discours. Il reporte, à la même échelle temporelle, les relevés de température moyenne du globe et le nombre des sécheresses intenses réellement observées sur la planète. On y voit que le nombre des sécheresses intenses a diminué au fur et à mesure que le réchauffement dit "anthropogénique" s'est accentué. Sur la figure du haut, les données "officielles" de température terrestre. En bleu, celles qui étaient en dessous de la moyenne de 1960. En rouge, celles qui la dépassent.

La hauteur des colonnes rouges du graphe du bas représentent les chiffres trouvés par l'équipe de Narisma.

Outre qu'il contredit absolument la vibrionnante déclaration d'Al Gore, ce résultat est, en soi, assez étonnant et donc intéressant. Mais, en matière de climatologie, ce n'est pas la première fois que les données réelles sur le terrain démentent les prédictions catastrophiques des modèles d'ordinateurs de l'effet de serre.

Q'en concluent les chercheurs impliqués dans cette recherche ? : Tout simplement qu'ils ont observé que les sécheresses se produisaient dans les zones qui sont coutumières du fait et donc, que cela devait résulter de phénomènes parfaitement naturels qui pourraient se reproduire dans le futur.
Certes. On ne saurait mieux dire.
On attend encore que la presse qui avait largement diffusé les propos d'Al Gore, se fasse l'écho de cette découverte, plutôt rassurante....
On peut rêver.

A noter que ces résultats corroborent les observations d'une autre équipe ( Sheffield, J., Andreadis, K.M., Wood, E.F. and Lettenmaier, D.P. 2009. Global and continental drought in the second half of the twentieth century: severity-area-duration analysis and temporal variability of large-scale events. Journal of Climate 22: 1962-1981.)

source (analyse par CO2 Science de l'article de Narisma G.T., Foley J. A., Licker R. et Ramankutty N)

Autres calamités qui devraient s'amplifier, dit-on, mais qui ne le font pas : Les ouragans !

Un article sur ce sujet est paru dans la revue “Science” du 10 Novembre 2006. Je rappelle que la revue “Science” est une revue du niveau de “Nature” dont le sérieux est incontestable. Cet article, signé par Richard H. Kerr, et il est intitulé “ Global warming may be homing in on Atlantic Hurricanes”.

En bref, l’entête de cet article nous expose les difficultés que l’on rencontre depuis de nombreuse années pour évaluer avec précision la violence des ouragans qui sévissent régulièrement sur la planète. S’il est maintenant assez aisé de suivre et de mesurer la carte de la vitesse des vents grâce aux satellites d’observation, cela n’a pas toujours été le cas dans le passé. Si l’on veut pouvoir effectuer des statistiques sérieuses sur l’évolution de la la violence des ouragans, il faut être capable de produire des données chiffrées aussi rigoureuses que possible sur ce qui s’est passé, en matière d’ouragans, depuis plusieurs années. Tout cela, bien entendu, dans l’idée d’observer s’il existe bien une corrélation entre la température des océans et la violence des ouragans.
emily

L’idée que la violence des ouragans devait être liée au réchauffement climatique global par l’intermédiaire de l’augmentation de la température de la couche superficielle des océans est née dans l’esprit des chercheurs ... des écologistes et des médias, lors de la venue du terrible et fameux Katrina qui, comme chacun le sait, a dévasté la Nouvelle Orléans en 2005.

Un groupe de chercheur dirigé par James Kossin de l’Université du Wisconsin a proposé une nouvelle méthode pour rationaliser les différents résultats obtenus par les observations satellitaires et ceci depuis de nombreuses années. Les résultats de cette méthode ont été confrontés aux multiples données que nous possédons par ailleurs sur les paramètres essentiels des ouragans. Les résultats de cette confrontation sont satisfaisants et il semble donc qu’il est enfin possible d’effectuer une statistique sérieuse sur ces dangereuses perturbations climatiques et ceci d’un bout à l’autre de la planète... et de vérifier s’il existe bien (ou non) une corrélation avec le réchauffement climatique global.

Les résultats de cette étude sont édifiants et certainement dignes de confiance même (et surtout) s’ils ne répondent visiblement pas aux espérances des responsables de ce travail de recherche.

Il apparaît que la violence et la fréquence des ouragans dans le nord de l’océan Indien, la région ouest du Pacifique nord et le Pacifique sud, (régions où se produisent 85% des ouragans de la planète) ont diminué ou sont restés stables, depuis, au moins, les 23 dernières années, bien que la température de ces océans se soit un peu élevée comme celle de l’atlantique. La violence des ouragans dans l’atlantique, (soit 15% du total), elle, a augmenté entre 1983 et 2005.

De plus, on observe que la violence des ouragans suit une variation cyclique avec des périodes intenses et des périodes de calme comme dans les années 50-60. Cette variation ne suit donc en aucun cas, la faible croissance régulière de la température des océans ni, bien entendu, celle de la croissance du CO2 dans l'atmosphère.

Note added in proof : (comme disent les scientifiques, cad :complément allant dans le sens de l'article ci-dessus) . James Kossin vient de réaliser une vaste étude assez générale sur le même problème (Kossin J.P. et al. (2007), "A globally consistent reanalysis of hurricane variability and trends, Geophysical. Research. Letters., 34, L04815" . Il rapporte en substance, les même conclusions que l'article cité ci-dessus publié dans Science... ce qui n'a pas empêché la presse de publier des comptes-rendus très alarmistes de ce travail, en prétendant exactement le contraire des conclusions de James Kossin, c'est à dire, en affirmant que le réchauffement global accroissait la proportion d'ouragans dévastateurs ! Mais où est donc passée la déontologie des journalistes ? Que sont devenus les enfants de Pullitzer ?

landseaDans le même ordre d'idée, il faut se souvenir que Christopher Landsea, de la Division de la Recherche "ouragans" de l'Administration Nationale Océanographique et Atmosphérique (NOAA) qui est le "leading expert", l'expert mondial, sur la question des ouragans, a démissionné avec fracas des instances du GIEC en 2005, parce que cet organisme avait affirmé, contrairement aux évidences scientifiques que l'intensité et le nombre des ouragans avaient augmenté. Christopher Landsea a rédigé une lettre de démission (ici) destinée aux dirigeants du GIEC qui explique tout cela en détail. Cette lettre restera dans les mémoires même si elle n'a pas fait bouger d'un iota les instances du GIEC, toujours fortes de leurs "certitudes"... même si elles contredisent carrément les résultats de la Science..

Ces études récentes, comme les raisons de la démission du sympathique Christopher Landsea (ci-contre), démentent (encore une fois) les prédictions catastrophiques du film d’Al Gore et les affirmations d’autres prévisionnistes un peu hâtifs. De même, ces résultats mettent en défaut le rapport Stern qui, lui, n’a pas hésité à chiffrer le coût de ces calamités qui sont les conséquences, dit-il, de notre comportement irresponsable.

L'accroissement des pertes dues aux ouragans proviennent de l'augmentation de la population dans les zones exposées et non d'une fréquence et d'une violence en augmentation, nous apprend un article récent publié par la NOAA.

La NOAA (La National Oceanic and Atmopsheric Administration) américaine est certes un organisme respectable et respecté. Entre autres, elle katrinase charge d'une mission très délicate : la prévision des caractéristiques des ouragans qui risquent d'atterrir sur les côtes américaines. Cependant, si vous avez lu ceci (deux articles plus haut), vous avez certainement remarqué que les prévisions de cet organisme sont assez souvent démenties par la réalité et notamment au cours de ces dernières années. Il faut dire que la NOAA est, avec la NASA (ou du moins le GISS de James Hansen, le Goddard Institute de cette institution), un des fers de lance du réchauffement climatique anthropogénique aux USA.
Souvenez vous que le célèbre op-ed d'Al Gore "an unconvenient truth" avait lourdement agité l'épouvantail de l'accroissement de la violence des ouragans qui devait, selon lui, immanquablement accompagner le réchauffement climatique généré par l'activité humaine.

On s'émerveille donc de voir la NOAA publier, dans ses propres colonnes, un article qui reconnaît franchement que la violence et la fréquence des ouragans n'a pas augmenté (comme elles auraient dû le faire, pensaient-ils) au cours de ces cent dernières années. Ce qui, reconnaissons-le, représente un pavé dans la mare des tenants de l'effet de serre anthropogénique et des modèles d'ordinateurs associés...

L'article qui nous raconte tout cela est publié dans The Natural Hazards Review, sous le titre “Normalized Hurricane Damage in the United States: 1900-2005,” Roger A. Pielke Jr. (University of Colorado), Joel Gratz (ICAT Managers, Inc.), Chris Landsea, Douglas Collins (Tillinghast-Towers Perrin), Mark A. Saunders (University College London), and Rade Musulin (Aon Re Australia). L'article (plus compréhensible) correspondant est publié sur le site de la NOAAnews (source).

A noter que l'on y retrouve le nom de Christopher Landsea qui est sans doute le meilleur expert actif dans ce domaine. C'est lui qui a démissionné du GIEC en 2005 (voir ci-dessus) en écrivant une lettre fracassante sur les pratiques de cet organisme de l'ONU. Voici ce qu'il déclare à propos de cette étude :

“Nous avons trouvé que bien que quelques décennies aient été moins actives et moins dangereuses aux USA tandis que d'autres (NDLR décennies) produisaient plus d'ouragans sur les terres et plus de dommages, le coût économique des ouragans a constamment augmenté au cours de la période (NDLR 1900-2005)".... Il n'y a rien dans l'enregistrement des dommages occasionnés par les ouragans qui indique que le réchauffement climatique a provoqué une augmentation significative des destructions dans nos zones côtières."

La montée des eaux : Au contraire de ce qu'avaient prévu les rapports du GIEC, le Bangladesh n'est pas submergé mais augmente, et augmentera encore, sa surface terrestre...

thomas

Parmi les nombreuses calamités prévues par les ordinateurs du GIEC, la montée des eaux constitue un des piliers fondateurs de l'alarmisme, bien que les derniers chiffres de l'AR4 (2007) du GIEC ne prévoient, au pire, que +42cm en 100 ans.

A titre d'illustration de cette hystérie climatique, voici, ci-contre, une affiche largement diffusée à l'occasion du 4ème Forum Météo à la Villette, (en octobre 2007) : "Moi Thomas, 8 ans, futur réfugié climatique". Cette affiche porte (hélas) les label de nombreuses institutions comme le CNRS, l'ADEME, l'European Space Agency, EDF, "Science et Vie", "France-Info" et plusieurs entités gouvernenmentales, l'europe etc..
La carte que Thomas tient dans ses mains montre qu'une grande partie ouest de la France est sous les eaux. Notamment Paris est entièrement submergée, alors qu'une grande partie de la capitale est à plus de 60 m au dessus du niveau de la mer (Paris est exactement entre 26m et 148m). Or, même la fusion totale de toutes les glaces polaires n'entrainerait qu'une hausse de 60 m, au maximum. On se demande où les auteurs de cette affiche de propagande éhontée ont été chercher l'eau...

Plus spécifiquement pour ce qui concerne le Bangladesh (140 millions d'habitants) dont on sait que, depuis des temps immémoriaux, il est sujet à de fréquentes et dévastatrices inondations (dues aux moussons), les prédictions (scénarios) du GIEC et de ses thuriféraires avaient de quoi nous faire frémir d'horreur (ce qui est d'ailleurs le but recherché). En voici quelques exemples. Nous verrons ensuite que la réalité n'a rien à voir, avec ces prédictions :

Prédictions (scénarios) pour le Bangladesh :

  • le GIEC (lauréat du prix Nobel de la paix) déclare que le Bangladesh appauvri, sillonné par un réseau de plus de 200 cours d'eau va perdre 17% de son territoire d'ici 2050 en raison de la hausse du niveau des mers et du réchauffement climatique (anthropogénique). Quelques 20 millions de Bangladeshi deviendront des réfugiés environnementaux d'ici 2050 et le pays perdra quelques 30% de sa production alimentaire.
  • Plus pessimiste encore, James Hansen , le directeur du GISS de la NASA qui ne fait jamais dans l'euphémisme, prévoie que l'ensemble du pays pourrait être noyé sous les eaux, d'ici la fin du siècle.

La réalité objective :

  • Des scientifiques du Centre pour l'environnement et des services d'information géographiques (CEGIS) à Dhaka ont étudié 32 ans d'images satellite et affirment que la surface du Bangladesh n'a pas diminué mais a augmenté de 20 kilomètres carrés par an.
  • Maminul Sarker Haque, chef de département du Centre, organisme public chargé d'étudier les modifications des limites du territoire, a déclaré à l'AFP que les sédiments qui sont rendus par les grands cours d'eau de l'Himalaya - le Gange et le Brahmapoutre - sont à l'origine de cette augmentation de surface.
  • Sarker a déclaré que, si la hausse du niveau de la mer et l'érosion fluviale diminuaient la surface des terres du Bangladesh, les nombreux experts du climat n'ont pas su tenir compte des nouvelles terres formées par les sédiments des fleuves. "Des images satellite datant de 1973 et de vieilles cartes encore plus anciennes montrent que quelques 1000 kilomètres carrés de terres ont surgi de la mer", a déclaré Sarker. "Une hausse du niveau des mers va compenser cela et ralentira les gains réalisés par ces nouvelles terres mais il y aura encore une augmentation de surface. Nous pensons que, dans les 50 prochaines années, nous pourrons encore gagner 1000 kilomètres carrés de terres."
  • Mahfuzur Rahman, chef du Département d'études et d'enquêtes de zones côtières du Comité développement de l'eau du Bangladesh, a également analysé l'accumulation de terres sur les côtes.Il a dit à l'AFP que les bangladeshconclusions par le GIEC et d'autres climatologues étaient trop générales et n'explorent pas le phénomène d'accrétion des terres."Depuis près d'une décennie, nous avons entendu des experts affirmer que le Bangladesh sera sous l'eau, mais jusqu'à présent, nos données n'ont rien montré de tel", a-t-il dit.
    "Si nous construisons plus de barrages en utilisant une technologie supérieure, nous serions en mesure de récupérer 4000 à 5000 kilomètres carrés dans un avenir proche", a déclaré Rahman.

Sur le dessin ci-contre, (à droite) les parties bleues représentent les zones qui ont gagné des terres (du fait de l'accrétion). Les rouges sont celles qui en ont perdu (du fait de l'érosion).

 

En bref, le Bangladesh, constamment renforcé par le milliard de tonnes de terres transportées annuellement par les rivières, ne sombrera pas et les Bangladeshi ne seront pas de réfugiés climatiques. Les "experts" du GIEC ont encore négligé un petit détail en faisant leur prédictions officielles : l'accrétion des terres continentales qui compensent largement les effets de la montée mineure du niveau de l'eau (-si, d'ailleurs, celle-ci se poursuit, ce qui n'est pas certain). (voir les grands indicateurs)-

Source : AFP et Skyfal

A suivre ....

Mis jour le 21/03/2009

 

 

 

 

 

 

 

bonnet d'ane
Le Prix d'Honneur