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Glaces polaires et océans (mis à jour 23/12/09)

Cette chronique est destinée à recentrer l'alarmisme actuel sur la fonte des glaces et l'évolution des océans à partir d'articles publiés récemment dans des revues scientifiques de bonne qualité. Elle est en relation directe avec celle qui concerne les planctons . Elle fait aussi écho à celle qui traite des "calamités" comme les ouragans ou les sécheresses, de manière plus générale..Comme vous allez le voir, les résultats des recherches en cours n'ont que peu à voir avec ce que l'on vous raconte dans les médias et avec le catastrophisme qui y règne en maître. Bien au contraire !

23 Décembre 2009 : Contrairement à ce qui est très souvent affirmé, la hausse modérée des températures du XXème siècle ( +0,7°C en cent ans) n'est ni particulièrement rapide ni particulièrement intense par rapport au passé, même récent.

On nous dit et on nous répète sans cesse que "la vitesse du changement climatique est sans précédent... depuis les temps les plus reculés".
De fait, c'est l'argument "choc" des supporters du GIEC. L'argument ultime qui est censé remporter l'adhésion.
Beaucoup l'admettent sans aller chercher plus loin.
Les politiques et les médias qui ne craignent pas d'en rajouter, nous parlent sans cesse de
"dérèglement climatique", voire de "crise climatique", ou encore, plus fort, de catastrophe climatique " et de "chaos climatique"...

Mais ces expressions alarmistes sont-elles fondées ? Vivons nous réellement dans une période de "catastrophe climatique" ?
Voyons cela à la lumière des données récemment observées et publiées...

Il n'est nul besoin d'aller chercher bien loin pour trouver des points de comparaison avec la période actuelle. L'optimum médiéval (l'an mil) et la période Minoéenne ((1200 avant JC) ont fait aussi bien, et même mieux, que le XXème siècle, comme le montrent les mesures isotopiques tirées des forages glaciaires prélevés au sommet du Groenland et publiées par la NOAA en 2000.

Les données de la NOAA datent de 1997. Elles ont été mises en ligne en 2000, mais étaient, semble-t-il, restées dans les cartons...

Le site adhoc de la NOAA (National Oceanographic and Atmospheric Administration U.S.) est ici "GISP2 - Temperature Reconstruction and Accumulation Data"
Vous trouverez ici les résultats des mesures (lissées) des carottages du Groenland
, en format txt. Vous pourrez tracer, vous-même et sans difficulté, les courbes que je donne ci-dessous, en utilisant n'importe quel tableur comme Excell ou (mieux) Origin. Ces données proviennent de forages réalisées sur le sommet du Groenland où la couche de glace atteint 3000m.

Vous remarquerez que les données des abscisses sont en milliers d'année BP (before present; avant le présent. Le présent étant 1997) et que le relevé le plus récent est indicé 0,0951409. Ceci signifie qu'il s'agit de l'année 1997-95,1 soit 1902 environ.
En effet, on estime qu'il faut environ 80 ans pour que les bulles d'air piègées dans la neige puis dans la glace qui forme le substrat du glacier, se referment. Il faudra donc attendre jusqu'à l'année 2090 pour pouvoir utiliser les forages glaciaires qui correspondent à l'époque actuelle.
A noter que ces données remontent jusqu'à -50.000 ans, ce qui est rendu possible par l'énorme épaisseur de la couche de glace présente au centre du Groenland.

Vous trouverez une collection complète de ces courbes pour les périodes 1400->1900, 800->1900, -3000->1900, -9000->1900, -11000->1900 et -50000->1900 sur ce site.

om1

L'Optimum Médiéval (MWP en anglais : Medieval Warm Period) est parfaitement visible sur la courbe de la température 800->1900. On voit que le réchauffement a commencé en l'an 800 et qu'il a atteint son maximum vers 1045. La chute de température qui suivi a duré jusque vers la moitié du XIIIème siècle comme cela est bien documenté dans les récits historiques. Comme on le voit sur ce graphique, la vitesse de montée de la température lors de l'Optimum Médiéval a été d'environ +0,7°C/100 ans (droite en rouge). La hausse était d'environ 1,8°C. Elle s'est poursuivie pendant un peu plus de 250 ans.... Au moins, au Groenland.

 

om2

A noter que le réchauffement de l' Optimum Médiéval est loin d'être un cas exceptionnel dans l'histoire récente (et lointaine) de notre planète comme le montrent les résultats des forages glaciaires qui couvrent la période -3000->1900 tirés de la même source. On retrouve sur ce graphe les périodes documentées sur le plan historique tels que le période dite Romaine et la période Minoéenne, particulièrement chaude, qui a connu une hausse de température de 1,5°C/100 ans pendant 70 ans. A noter que ces épisodes chauds ont tout trois coïncidé avec des périodes riches de l'histoire de l'humanité. Par exemple, les grandes cathédrales furent construites autour de l'an mil.

om3

Et si on remonte dans le temps jusqu'en 8000 avant J-C, toujours avec la même base de données de la NOAA, on observe que les hausses et le baisses rapides de 2°C ou plus, ont été très fréquentes au cours des derniers millénaires.
On voit que le climat a toujours beaucoup changé au cours des âges. Ce qui fait de l'expression utilisée à présent :"Changement Climatique" en lieu et place de "Réchauffement Climatique", n'est rien d'autre qu'un pur truisme, vide de sens...

 

Addendum du 27 décembre : Un lecteur attentif (merci Sam) a effectué une analyse plus détaillée des dix mille dernières années (l'holocène) de la base de données citée ci-dessus, à l'aide d'un tableur. Voici, ci-dessous, son graphique qui est orienté dans le sens inverse des précédents (comme le font les paléontologues). Les années les plus récentes sont donc à gauche. Sam nous fait remarquer que les pics de température se produisent, environ, tous les mille ans. Ce qui, si cette périodicité s'avérait exacte, impliquerait que la température actuelle devrait culminer vers l'an 2000-2020 (comme l'on trouvé d'autres chercheurs à partir de différentes analyses). Comme vous le constatez, les vitesses de hausse de températures sur toute cette période sont comprises entre 0,4°C /100 ans et 1,4°C /100 ans. Il est évident que les résultats indiqués sur le graphe suivant résultent de calculs et doivent être affectés d'une marge d'erreur de l'ordre de l'ordre de 10%, au moins.
De plus, il faut se souvenir que ces données ont été "lissées" ce qui équivaut à l'application d'un filtre passe-bas sur les données brutes. Il est donc fort possible que les vitesses de hausse de température réelles aient été supérieures à celles qui sont observées dans cette base de données de la NOAA.

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Comme vous le savez si vous avez parcouru le site Pensee-unique.fr, la courbe qui représente l'évolution des températures du globe (la fameuse "crosse de hockey" de Michael Mann et al qui couvre la période de -1000 à nos jours) et qui figure dans tous les rapports du GIEC depuis 1998, a complètement effacé l'Optimum Médiéval ce qui justifie l'affirmation des supporters du GIEC que "le réchauffement que nous connaissons est sans précédent". Cette reconstruction en crosse de hockey a fait l'objet de très nombreuses controverses dont j'ai donné un très bref aperçu ici. La polémique, à ce sujet, a rebondi récemment lors de l'affaire des courriels du CRU de l'Université d'East Anglia.
Voici, ci-contre, la reconstruction du climat en "crosse de hockey" telle qu'elle figure, de manière plus ou moins visible, dans les rapports successifs du GIEC depuis 1998.
Les auteurs de cette reconstruction (dendrochronologique) justifient l'absence de l'optimum médiéval en affirmant que leur courbe est globale tandis que l'optimum médiéval serait localisé à l'hémisphère Nord.
Cette dernière affirmation est cependant mise en défaut par une très longue série d'études scientifiques qui ont retrouvé les traces de l'Optimum Médiéval sur l'ensemble de la planète et pas seulement dans l'hémisphère Nord.

Quoiqu'il en soit, il est important, pour le but que nous poursuivons ici, qui vise à comparer la vitesse de montée des températures lors de l'Optimum Médiéval et de la période Minoéenne à celle que nous avons connue au XXème siècle, de s'affranchir de toute critique sur le caractère localisé ou non de la période chaude de l'Optimum Médiéval.

Autrement dit, nous ne comparerons pas la vitesse de montée de la température lors des temps anciens au Groenland avec la vitesse de montée de la température du globe du XXème siècle qui, comme vous le savez, est d'environ 0,7°C/100 ans.
Nous comparerons la vitesse de montée (et l'amplitude) des variations de température lors de l'Optimum Médiéval et de la période Minoéenne avec celle de la période récente, au même endroit, c'est à dire au Groenland même où ont été prélevés les forages glaciaires. Les stations de mesure se trouvent à basse altitude comparativement aux sommets où ont été prélévés les carottages et où les températures sont évidemment plus basses. groentemp


Pour cela et dans un premier temps, nous utiliserons les données réellement mesurées, moyennées et rassemblées dans la table ci-contre, tirée d'un article paru dans le JGR du mois de Juin 2006. Voici sa référence :

Vinther, B.M., K.K. Andersen, P.D. Jones, K.R. Briffa, and J. Cappelen. 2006. Extending Greenland temperature records into the late eighteenth century. Journal of Geophysical Research, 111, 10.1029/2005JD006810. (cette table se trouve dans le document pdf).

"Annual" signifie la moyenne annuelle des températures des 13 stations de mesure de température du Groenland.

DJF : Décembre, Janvier, Février.
MAM : Mars, Avril, Mai
JJA : Juin, Juillet, Août
SON : Septembre, Octobre, Novembre.

Sur la période de 100 ans la plus récente, nous trouvons que la température moyenne (sur un an ) a varié de -2,9°C à -2,1°C soit un réchauffement de +0,8°C/100 ans pour les températures terrestres du Groenland. Notons, en passant que la température a nettement plus augmenté pendant les deux décennies 1931-1940 et 1941-1950 que pendant les trois dernières décennies (1971-2000).

Ceci se retrouve dans un article tout récent qui vient d'être publié au Journal of Climate de l'AMS et dont la référence est :
Box, J.E., L. Yang, D.H. Bromwich, L.-S. Bai. 2009. "Greenland ice sheet surface air temperature variability: 1840–2007".
Journal of Climate, 22, 4029-4049
(résumé disponible ici)

Le résumé de cet article précise d'ailleurs que "La tendance au réchauffement de 1919 à 1932 de la totalité de la surface glacée a été de 33% plus groenboxgrande que celle du réchauffement de la période 1994-2007 "

 

A noter que le graphe ci-contre, extrait de ce dernier article, a été obtenu en combinant les données mesurées par les stations terrestres et celles d'une modélisation informatique. La courbe en noir épais indique la variation de température de 1835 à 2007.
On observe bien, comme dans la table précédente que vers 1930 il a fait plus chaud et que la montée a été plus rapide que pendant la période récente, ce qui jette un doute sérieux sur l'importance réelle de la concentration du CO2 qui est nettement plus élevée de nos jours (385 ppm) qu'elle l'était en 1932 (306 ppm).

Quoiqu'il en soit, selon cette étude, pendant la période des cent années 1901-2000 qui nous sert de base pour cette comparaison le réchauffement du Groenland a été de :
0°C-(-0,9°C) = +0,9°C/100 ans qui, compte tenu des erreurs inhérentes à ce type de mesures est statistiquement indistinguable du +0,7°C trouvé dans l'article précédent. A noter que si nous avions tracé une régression linéaire au sein de la courbe annuelle, nous aurions obtenu sensiblement le même résultat.

Rappel : Petr Chylek et ses collaborateurs ont étudié les chylek09bvariations de température de l'ensemble de l'Arctique (et non pas seulement du Groenland) de 1910 à 2005, ainsi que je vous l'avais rapporté ci-dessous.

Je reproduis ci-contre la corrélation frappante qu'il a trouvé entre la température de l'arctique (en traits rouges) et l'indice de l'AMO (Oscillation Atlantique Multidécennale) de la NOAA (en bleu) et de Parker (en noir). Les oscillations AMO sont d'origine parfaitement naturelles. Bien entendu.

Il en déduit que (selon le propre résumé de Chylek ) : " les variations de température de l'Arctique sont étroitement corrélées avec l'AMO (l'Oscillation Atlantique Multidécennale) suggérant que la circulation thermohaline de l'Océan Atlantique est reliée à la variabilité de la température Arctique suivant une échelle multidécennale."
Conformément d'ailleurs à ce que plusieurs chercheurs ont suggéré lors de la récente réunion du Congrès WCC3.

D'ailleurs on retrouve la trace de l'Oscillation Multidécennale Atlantique dans les mesures de températures du Groenland ( Box et al) mentionnées ci-dessus. Tout cela est parfaitement cohérent.

Résumé: Nous allons résumer le résultat de ces comparaisons entre les vitesses de hausse de la température observée au Groenland, de nos jours avec celles observées lors de l'Optimum Médiéval et lors de la période Minoéenne au même endroit, sous la forme de deux petits tableaux :

yannmedieval2

Epoques anciennes

Vitesse de montée des
Températures

Période Optimum Médiéval (an mil) 0,7 °C/ 100 ans
Période Minoéenne (-1200 ) 1,4 °C/ 100 ans

Epoque 1901-2000  
D'après Vinther et al 0,8 °C/ 100 ans
D'après Box et al 0,9 °C/ 100 ans
Température globale 1901-2000 0,7°C/ 100 ans

Conclusion :
Objectivement et au vu de ces comparaisons des mesures effectuées sur un même site (au Groenland) à différentes époques, on ne peut certainement pas affirmer, comme beaucoup le font, que la vitesse de la hausse de la température du XXème siècle est exceptionnelle et "sans comparaison" avec ce que nous avons connu dans le passé ... pendant lequel le taux de CO2 étaient notoirement inférieur à celui que nous connaissons actuellement.. Au contraire, les vitesses de hausse de la température sont tout a fait comparables sinon identiques. A noter également que la vitesse de hausse de la température globale qui est de 0,7°C/ 100 ans, est très proche ou égale à celle qui a été observée au Groenland aussi bien lors du siècle écoulé que pendant l'an mil. Ces dernières sont bien inférieures à celle qui a eu lieu pendant 94 ans lors de l'époque Minoéenne et sans doute à d'autres époques antérieures.

Anthropocène ?

Certains ont décidé de baptiser la période dans laquelle nous vivons actuellement du nom d'Antropocène pour la distinguer de l'Holocène qui l'aurait précédé et qui se prolonge depuis les quelques 10000 dernières années...au prétexte que l'action humaine nous aurait fait changer d'époque géologique.
Du point de vue des variations de températures observées depuis 10000 ans jusqu'à nos jours, on ne voit pas en quoi l'époque actuelle se distinguerait de l'holocène dont, en réalité, elle fait partie intégrante.

Joyeux Noël et Meilleurs Voeux à tous (toutes)...

12 Novembre 2009 : Pourquoi la mer monte ? Une nouvelle explication plus rassurante et qui bouleverse les idées reçues.

Un lecteur attentif, spécialiste de la mesure du niveau des mers, a attiré mon attention sur un article très récent, paru dans la revue en ligne Ocean Science de l'European Geosciences Union.

The gyre-scale circulation of the North Atlantic and sea level at Brest (Circulation de l'Atlantique Nord à l'échelle du gyre et niveau de la mer à Brest)

P. L. Woodworth1, N. Pouvreau2, and G. Wöppelmann3
1Proudman Oceanographic Laboratory, Joseph Proudman Building, 6 Brownlow Street, Liverpool L3 5DA, UK
2UMR 5566 LEGOS-CNES, 14 av. Edouard Belin, 31400 Toulouse, France
3UMR 6250 LIENSs, Université de La Rochelle – CNRS, 2 rue Olympe de Gouges, 17000 La Rochelle, France

Cet article confirme et renforce une explication très intéressante et novatrice de la hausse du niveau des mers, proposée il y a peu d'années. Le lecteur a rédigé un texte sur ce sujet à l'intention de Pensee-unique.fr que je me fais un plaisir de publier. Le voici, remis dans la forme des billets de ce site :

Qui n’a pas entendu parler de la montée inexorable du niveau des mers, de la disparition de certaines îles paradisiaques, et que bien sûr, la cause de tout cela est le réchauffement climatique, lié, cela va de soi, aux activités humaines ?

Sur ce sujet, certains organismes de recherche français n’hésitent pas à surenchérir au niveau de leur site Web, affirmant que depuis des millénaires le niveau de la mer a peu varié, et que depuis un siècle, l’élévation moyenne est de l’ordre de 1,8 mm/an (voir le site du LEGOS, Laboratoire d'Etudes en Géophysique et Océnaographie Spatiales).
C'est sans doute aller un peu vite et oublier, au passage, l’histoire de quelques villages recouverts par le sable en Bretagne entre le XVIème et le XVIIIème siècle car la mer s’était retirée… preuve que le littoral a toujours été en mouvement et à la merci des océans bien avant que l’on se chauffe et que l’on se déplace à l’aide d’énergies fossiles. gyre1

Il est fondamental de noter que l'élévation du niveau des mers n’est pas uniforme et qu’en fait, sur certaines côtes, les niveaux océaniques décroissent à peu près au même rythme qu'ils s'accroissent sur d'autres.

Par exemple, le niveau de la mer baisse au voisinage de la côte Est de l’Afrique et de la côte Ouest de l’Amérique du Sud et de l’Amérique du Nord, comme on le voit sur l''image ci-contre qui indique l'évolution des niveaux océaniques entre 1993 et 2003 mesurée à partir des données altimétriques des satellites TOPEX-POSEIDON. Il est visible que le niveau des océans a monté dans l'Ouest de l'océan Pacifique mais il a baissé à l'Est.
Tout cela est donc très inhomogène.

 


Les raisons généralement avancées pour expliquer les variations actuelles du niveau des mers sont les suivantes :

  • La température moyenne des océans augmente ou a augmenté (ce fait est encore l’objet de discussions au niveau de la communauté des océanographes, mais il est pris d’emblée comme hypothèse valide. (A noter que les derniers résultats publiés montrent qu'il n'en est rien au moins depuis 2003 ainsi qu'il a été montré dans ce billet) et donc, le volume des océans augmente par dilatation thermique de l’eau de mer.

  • Les glaciers fondent.Cette eau est transportée par les fleuves jusqu’à la mer. De même, les calottes polaires se réduisent au Groénland et en Antarctique entraînant également un apport d’eau.

    ...Seulement voilà, les explications évidentes ne sont pas toujours les plus pertinentes, et c'est ainsi que :

En 2004, deux scientifiques américains, Laury Miller de la NOAA et Bruce C. Douglas de l’Université de Floride pointaient déjà du doigt, dans un article publié dans la revue Nature, le fait que la dilatation thermique et la fonte des glaces ne permettaient pas d’expliquer l’élévation moyenne globale de 2 mm/an environ, car les vitesses d’augmentation de volume et les quantités de glaces fondues ne pouvaient se traduire que par une hausse, d’au mieux, 0,5 mm/an.

En 2006, ils confirmaient leurs affirmations dans une autre publication à la Royal Society .

En 2007, ils émettaient l’hypothèse que la variation des niveaux océaniques n’était pas directement due au réchauffement, mais aux variations décennales ou multidécennales du champ de pression atmosphérique dans certaines zones océaniques particulières appelées gyres ( Réf : Miller L., Douglas B. C. : Gyre-scale atmospheric pressure variations and their relation to 19th and 20th century sea level rise) publié dans Geophysical Research Letters, 34, L16602, DOI : 10.1029/GL030862, 2007). Voici ce que Miller et Douglas indiquaient dans le résumé de cet article :

"The rates of sea level rise tend to be lower in the 19th compared to 20th century. We show this behavior may be related to long-term, gyre-scale surface pressure variations similar to those associated with the Northern Annular Mode. As sea level pressure increases (decreases) at decadal and longer timescales at the centers of the subtropical atmospheric gyres, sea level trends along the eastern margins in each ocean basin decrease (increase)."
Soit, en français :

" Les vitesses de la hausse du niveau des mers tendent à être plus faibles pendant le XIXème siècle que pendant le XXème siècle. Nous montrons que ce comportement peut résulter des variations de pressions de longue durée, à l'échelle du gyre, semblables à celles qui sont associées avec le Mode Annulaire du Nord (NAM). Quand la pression à la surface de la mer croit (décroît) sur des échelles de temps décennales ou de plus longues durées, aux centres des gyres atmosphériques subtropicaux, les tendances à la hausse des niveaux des mers le long des marges de l'Est dans chaque bassin océanique, décroissent (croissent)."

Autrement dit, l'augmentation de la vitesse de hausse du niveau des mers, observée au XXème siècle, par rapport au XIXème, peut fort bien résulter des variations de pression atmosphérique décennales ou de plus longues durées, résultant des gyres. (voir l'explication du gyre ci-dessous)

Cette hypothèse vient de recevoir une éclatante confirmation dans une publication récente que l’on doit à un anglais, P. L. Woodworth et deux français, N. Pouvreau et Guy Wöppelmann.

Ces derniers auteurs se sont appuyés sur des données historiques du plus ancien marégraphe au monde, qui est installé à Brest.
Les plus anciennes données de ce site remontent à la fin du 17ème siècle, début du 18ème. Ils ont corrélé ces données avec des données de pression atmosphérique mesurées régulièrement par des bateaux faisant la traversée de l’Atlantique et consignées dans leurs carnets de bord.
Les données manquantes ont pu être reconstruites à l’aide d’un modèle en développement appelé ACRE.

Leur conclusion est sans appel. Ils concluent que : ‘sea level on the eastern boundary of the North Atlantic does appear to be related on multi-decadal and century-timescales to the strength of the gyre-scale circulation, as represented by air pressure in the centre of the gyre. This conclusion verifies that of Miller and Douglas (2007) but with the use of a data set twice the length as that employed previously’.

Traduit dans la langue de Molière, cela signifie que : ‘le niveau de la mer sur les côtes Nord Atlantiques apparaît être relié sur des échelles de temps de plusieurs dizaines à plusieurs centaines d’années, à la force de la circulation à l’échelle du gyre (Atlantique), représentée par la pression atmosphérique au centre du gyre. Cette conclusion confirme celle de Miller et Douglas (2007), mais avec une base de données s'étendant sur une durée deux fois plus longue que celle précédemment employée."

Alors, qu’est-ce exactement que le gyre Atlantique ? Il s’agit simplement d’une zone océanique, située au niveau de l’Afrique du Nord, que l’on appelle aussi mer des Sargasses représentée sur la figure ci-contre :

gyre2

 

Cette zone est bordée à l’Ouest par le fameux Gulf Stream, au Nord par la dérive Nord Atlantique, à l’Est par le courant des Canaries et au Sud par le courant Nord-équatorial.

Cet ensemble forme un vortex (ou tourbillon d’axe vertical), qui induit des variations de pression atmosphérique. Ce sont ces variations de pressions qui ont été corrélées aux variations de niveaux marins enregistrées à Brest depuis des décennies.

 

 


Le même phénomène de gyre existe aussi dans le Pacifique et il pourrait également expliquer les variations de niveau observées.

En conclusion, nous sommes bien loin des explications alarmistes fournies jusqu’à présent pour justifier la montée des eaux sur certaines côtes ou la (non) disparition de certaines îles comme Tuvalu et Takuu. Ici encore, les découvertes scientifiques bouleversent les idées reçues.
On pourra toujours dire que le réchauffement amplifie l’effet des gyres et contribue à la montée des eaux, mais cela reste encore à prouver.

Dans tous les cas, l’explication alarmiste de la fonte des glaces et de la dilatation thermique des océans pour expliquer le hausse observée du niveau des océans, se trouve très sérieusement remise en question....
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"The science is settled" , " La science est établie " nous répètaient sans cesse Al Gore, R. Pauchauri, le Président du GIEC et ses affidés ...
Le Président Obama affirmait récemment dans un discours que : " La science ne peut être remise en cause et les faits sont clairs : les niveaux des mers montent, les zones côtières se rétrécissent ...."
Sans doute, Mr President, mais ce n'est pas ce que vous croyez !
Pas plus sur la question de la hausse du niveau des mers que sur les autres, d'ailleurs...

 

31 Octobre 2009 : Mais où est donc passé le Méthane ?

Comme vous l'avez constaté, si vous êtes des assidus de la presse, d'Internet ou des médias télévisuels, il ne se passe pas une journée sans qu'un docte "expert du climat" vienne vous expliquer que "le méthane (CH4), c'est bien pire que le CO2", "qu'il ne faut plus manger de viande bovine parce que les ruminants éructent du méthane à la tonne", que "les conséquences du méthane produit par les élevages sont pires que celles du CO2 résultant de la circulation automobile" et que "la fonte des pôles va libérer d'énormes quantité de méthane piégé dans le pergélisol, ce qui ferait fondre les pôles qui libéreraient du méthane qui ferait fondre les pôles qui libéreraient du méthane" ce qui, finalement, "transformerait notre planète en poêle à frire" comme l'a affirmé Michel Rocard à propos du CO2 qui troue la couche d'ozone.
Et le doute n'est plus permis parce que c'est le GIEC qui l'a dit...

De son côté, La FAO (titulaire du premier bonnet d'âne de décembre 2006), l'organisme de l'ONU qui est chargé de lutter contre la faim dans le plasticowmonde, sonne le tocsin pour qu'on débarrasse, au plus vite, notre planète de ses malheureux ruminants...

Et les chercheurs argentins d'équiper leurs vaches de bouées en plastique, non pour leur éviter la noyade dans les eaux du Rio Negro, mais pour recueillir leur rôts, comme on le voit sur l'image ci-contre. Tandis que leurs camarades biologistes du monde entier travaillent d'arrache-pied sur de vastes projets, richement dotés et destinés à remplacer l'herbe des pâturages par des aliments moins générateurs de méthane...

Cependant, comme vous le savez, à Pensee-unique.fr, nous préférons prendre du recul par rapport à ces perspectives ébouriffantes, surtout en cette période qui précède les (dés)accords de Copenhague. Et suivant notre bonne habitude, nous allons puiser nos informations à la source de résultats scientifiques publiées dans les journaux scientifiques de la meilleure qualité. Peer-reviewés, cela va sans dire.

Il n'est pas nécessaire d'effectuer de longues recherches pour trouver l'article très récent (du 17 Sept. 2009) suivant, publié dans une revue qui bénéficie de toutes les garanties requises. Voici la référence, le titre et la (longue) liste des auteurs :

GEOPHYSICAL RESEARCH LETTERS, VOL. 36, L18803, doi:10.1029/2009GL039780, 2009

"Observational constraints on recent increases in the atmospheric CH4 burden" soit "Limitations, résultant des observations, des hausses récentes de la charge en CH4 de l'atmosphère."
A noter, en passant, que l'utilisation du mot "burden" qui signifie littéralement "fardeau" ou "charge pesante" pour désigner le méthane en dit long sur les convictions profondes des auteurs de l'article. Voici la (longue) liste de ces auteurs :

E. J. Dlugokencky, L. Bruhwiler, J. W. C. White, L. K. Emmons P. C. Novelli, S. A. Montzka, K. A. Masarie, P. M. Lang, A. M. Crotwell, J. B. Miller et L. V. Gatti
Ces chercheurs relèvent tous des organismes qui font, depuis des années, la promotion du réchauffement climatique aux Etats-Unis. C'est à dire la NOAA et l'Université du Colorado (Boulder) à l'exception de Gatti qui est un chercheur Brésilien. Dlugokencky est considéré comme le grand manitou du méthane à la NOOA.

Ce chercheurs ont mobilisé les données de pas moins de 46 sites de mesures pour tracer les deux courbes maîtresses suivantes qui sont extraites de l'article en CH41question et qui sont rapportées ci-contre.

La courbe du haut qui est très connue, nous indique la proportion du CH4 atmosphérique en ppb, de 1983 au début 2009.
Un ppb c'est une partie (en volume) par milliard. Cela représente 1 mm3 dans un volume de mille litres. Un ppb, c'est aussi un millième de ppm qui est l'unité standard utilisée pour mesurer le taux de CO2 dans l'atmosphère.

Pour avoir une idée de l'influence de l'effet de serre (selon le GIEC) du méthane atmosphérique par rapport à celui du CO2, on peut faire un calcul (grossier) en se souvenant que l'effet de serre du CH4 serait 25 fois plus grand que celui du CO2 (Un article tout récent dit que c'est 33 fois, mais c'est à vérifier).

Ainsi, l'effet du méthane contenu dans l'atmosphère correspondrait approximativement à l'équivalent de de 45 ppm de CO2 à comparer aux 385 ppm de CO2 actuellement mesurés à Mauna Loa. On constate que d'après les mesures rapportées ci-contre, l'équivalent en CO2 du méthane présent dans l'atmosphère est passé de 41ppm (en 1983) à 45 ppm (en début 2009) ce qui correspond à une augmentation, en équivalent CO2 de 4 ppm en 26 ans. Rappelons que, pendant la même période, c'est à dire entre 1983 et le début 2009, le taux de CO2 réel, lui, aurait augmenté de quelques 45 ppm (en 26 ans) selon les mesures effectuées à Mauna Loa.

Autrement dit, l'augmentation du taux de CH4 dans l'atmosphère de 1983 à nos jours est pratiquement négligeable par rapport à celle du CO2 pendant la même période... contrairement à ce que pourrait laisser penser la courbe (du haut), représentée ci-dessus, dont l'axe des ordonnées est zoomé de façon outrancière..

Ce qui est plus surprenant encore et qui est, à ma connaissance, inexpliqué (il y a bien quelques hypothèses...) c'est le fait, bien visible sur ce graphe que le taux de méthane présent dans l'atmosphère tend à se saturer. Autrement dit, le taux de croissance du CH4 atmosphérique diminue dans le temps.
Pour en avoir le coeur net, les 11 chercheurs cités ci-dessus, ont étudié la variation temporelle du taux de CH4 présent dans l'atmosphère pendant la même période. En termes plus savants, ils ont tracé, sur la graphe du bas, la dérivée temporelle du taux de méthane en fonction du temps (reporté ici en d(CH4)/dt en ppb par an). En quelque sorte, ils ont tracé la vitesse d'augmentation du taux de méthane.

Comme on s'y attend au vu de la courbe précédente, cette courbe (du bas) présente une pente moyenne négative. Autrement dit, la vitesse décroît nettement depuis 1983 jusqu'à nos jours en subissant un certain nombre de montées et de descentes perceptibles sur ce graphe. Celui-ci est intéressant à plus d'un titre :

  • Le taux d'augmentation du CH4 atmosphérique est pratiquement égal à zéro en début 2009. Autrement dit le méthane n'augmente pratiquement plus en ce moment même.

  • Le "pic" de température de 1998, sans doute dû au El Niño qui a régné à cette époque, a conduit à une légère accélération de l'augmentation du taux de méthane et il en a été de même lors de l'éruption du Pinatubo (1991). On peut penser que du méthane, présent dans les marécages, a été relâché lors du tremblement de terre subséquent.

  • L'accélération apparente de la montée du taux de méthane en 2007 a provoqué une véritable panique parmi les alarmistes du climat qui ont aussitôt établi un lien avec la fonte exceptionnelle de l'arctique de cette année-là (elle aussi stoppée depuis lors). Malheureusement pour leurs prédictions apocalyptiques et heureusement pour nous, la hausse du taux de méthane s'est aussitôt ralentie jusqu'à nos jours.Il n'y pas eu de "tipping point" ou de divergence du genre de celle que j'ai évoquée au début de ce billet. En réalité, le méthane contenu dans le pergélisol reste sagement piégé comme il l'a fait dans le passé même quand la température avait augmenté de 10°C .

  • Si la tendance observée de 1983 à nos jours, se poursuit dans les années à venir, la taux de méthane présent dans l'atmosphère risque de partir à la baisse. Nous verrons. Mais les observations de ces 11 chercheurs sont incompatibles avec les affirmations alarmistes qui clouent au pilori les activités humaines, actuellement en pleine croissance.
    CH42
  • Cette saturation apparente du taux de méthane présent dans l'atmosphère est en contradiction flagrante avec les projections du GIEC ainsi que l'a relevé l'ancien climatologue d'Etat, Patrick J. Michaels, en reportant sur le graphe précédent, les projections officielles du GIEC, comme on peut les voir sur cette courbe.

 

 

 

 

La dernière phrase de la conclusion de l'article cité et cosigné par les 11 chercheurs de la NOOA, de l'Université du Colorado et de l'IPEN de Sao Paulo, en dit long sur le mode de fonctionnement de la science climatique actuelle : :

"We emphasize that, although changing climate has the potential to dramatically increase CH4 emissions from huge stores of carbon in permafrost and from Arctic hydrates, our observations are not consistent with sustained changes there yet."

"Nous insistons sur le fait que bien que le changement climatique ait le potentiel d'induire un accroissement significatif des émissions de CH4 à partir des énormes réserves de carbone stockées dans le pergélisol et dans les hydrates présents en Arctique, nos observations ne sont pas, pour le moment, en accord avec des changements persistant dans cette région."

En bref, ils récitent le credo du GIEC... mais ils constatent qu'il n'est pas en accord avec ce qu'ils observent ! Déchirant, n'est-ce pas ? Quoiqu'ils gardent la foi, en précisant "pour le moment", c'est à dire "pas encore". Nous espérons qu'ils continueront à bénéficier de leurs contrats de recherche. A noter que cette démarche, très fréquente en climatologie et qui consiste à effectuer des observations qui ne collent pas avec les modèles du GIEC tout en en limitant la portée, avait été stigmatisée par Lindzen.

Notes : Ces observations sont rassurantes tout comme celles que nous avons déjà rapportées. Elles ressortent d'un article et de chercheurs GIEC-labélisés, mais comme d'habitude, elles n'ont fait l'objet d'aucun écho de la part des médias...C'est toujours aussi curieux, de la part d'organes prétenduement d'information.
porc

Et cela n'a pas empêché, non plus, Sir Nicholas Stern (baptisé "l'économiste du changement climatique". Il est l'auteur du fameux rapport pour Tony Blair et il vient d'être sollicité pour donner une série de cours au Collège de France dont la devise est "Docet Omnia" ("Il enseigne tout": En effet !)) de nous inviter, comme Pachauri, à devenir "légumistes" (comme on disait au temps de Jules Verne) et à ne plus manger de viande pour sauver la planète.(Sic)..

 

 

14 Octobre 2009 : Le taux de fonte de l'Antarctique est au plus bas depuis 30 ans !

Cette nouvelle très rassurante sur l'évolution de la glace antarctique dont beaucoup avaient annoncé qu'elle "fondait à grande vitesse et submergerait bientôt nos continents", n'a reçu strictement aucun écho dans les médias...

Pourtant, elle résulte des recherches menées et publiées par des chercheurs reconnus tels que Marco Tedesco du Earth and Atmospheric Sciences, City College of New York, et Andrew J. Monaghan du National Center for Atmospheric Research, Boulder, Colorado, USA (le NCAR), qu'on ne peut certainement pas qualifier de sceptiques du climat.
Leurs résultats ont été publiés tout récemment dans une revue renommée (et très souvent citée dans ce site) sous la référence :
GEOPHYSICAL RESEARCH LETTERS, VOL. 36, L18502, doi:10.1029/2009GL039186, 2009

et sous l'intitulé : "An updated Antarctic melt record through 2009 and its linkages to high-latitude and tropical climate variability"
soit " Un état des lieux, mis à jour, de la fonte de l'Antarctique jusqu'en 2009 et ses liens avec la variabilité climatique tropicale et des hautes latitudes".

Le résumé de cet article débute par cette phrase qui nous dit tout : " Un minimum, pour les trente dernières années, de la fonte des glaces de l'Antarctique s'est produit durant l'été austral 2008-2009 (NDT : qui a lieu d'octobre à janvier) selon les observations microondes satellitaires pour la période 2008-2009. Les deux fortes phases positives de l'Oscillation Sud de l'El Niño (El Niño Southern Oscillation, ENSO) et du Mode Annulaire de l'Hémisphère Sud (NDT Southern Hemisphere Annular Mode), (SAM) ont été observées durant les mois précédents et incluant la saison de fonte 2008-2009..."

On ne peut mieux résumer cet article intéressant (mais complètement passé sous silence) qu'en donnant le graphe suivant qui est extrait de l'article en question :

tedesco1

 

Sur l'échelle des ordonnées, SOI signifie le Southern Oscillation Index que j'ai déjà évoqué ici. SAM correspond au Mode Annulaire de l'Hémisphère Sud et "Melting index" signifie l'anomalie de l'indice de fonte de la glace antarctique.

Comme on le voit immédiatement sur ce graphe, pour le moins, "embrouillé", il est difficile sinon impossible de suivre, individuellement, l'évolution de chacun des paramètres mentionnés.

Ce qui nous intéresse plus particulièrement ici, est de visualiser l'évolution de l'anomalie de l'indice de fonte de la glace Antarctique indiquée par des triangles sur ce graphe. Mais vous remarquerez que les variations de la SOI et du SAM sont en assez stricte opposition de phase avec l'indice de fonte ce qui indique qu'une augmentation de la SOI et du SAM conduisent à une réduction de la fonte antarctique.
Or la SOI et le SAM sont des variations cycliques parfaitement naturelles qui n'ont rien à voir avec le gaz carbonique anthropique, ce qui nous en dit long sur l'influence probablement faible ou nulle, mais constamment réaffirmée, du réchauffement climatique anthropique sur les glaces antarctiques ce qui est d'ailleurs conforme aux observations précédentes que j'avais rapportées ici.

Patrick J. Michaels (Professeur retraité de Sciences Environnementales de l'Université et ancien climatologue d'Etat (1980-2007) de Virginie (USA)) (voir son site ici) s'est donné la peine d'extraire les données pertinentes (c'est à dire celles qui représentent l'indice de fonte, symbolisées par les triangles sur ce graphe assez obscur). tedesco3

 

Voici le graphe obtenu Par P.J. Michaels :

Le dernier point à droite indiqué "Summer 2008-2009" nous donne l'anomalie de l'indice de fonte mesurée pendant le récent été austral.

Comme on le voit immédiatement sur ce graphique, ce point 2008-2009 représente le plus faible niveau de fonte de l'Antarctique jamais enregistré depuis 1980 qui est la date des premières observations satellitaires fiables de cette région du globe.

Si on trace une ligne droite médiane passant au milieu de ces points, comme je l'ai fait avec un trait bleu sur le graphe de Michaels, on représente une régression linéaire de l'anomalie de fonte des glaces. Nous observons que cette droite présente une pente négative. En d'autres termes :
L'Antarctique fond de moins en moins, au moins depuis 1980, et nous sommes parvenus à un minimum historique de fonte des glaces.

Dès lors, comment se fait-il que la totalité des journaux de la grande presse ainsi que les autres médias audiovisuels continuent à affirmer que l'Antarctique est "en train de fondre du fait du réchauffement climatique et va nous submerger", en attirant l'attention du public sur la petite région volcanique de la péninsule Ouest sans jamais mentionner le fait que la glace de l'énorme partie continentale se renforce constamment ?
Ainsi que les lecteurs de ce site qui lisent la page des grands indicateurs en sont avertis.

Je vous laisse juge de la réponse.

L'article cité ci-dessus est paru "online" (In press) sur le site de l'AGU (American Geological Asssociation) le 12 Août 2009. Il a été publié sur papier le 24 septembre dernier. Aucun journaliste scientifique de nos grands journaux n'y a prêté attention depuis lors...

C'est pourtant une bonne nouvelle pour la planète. Non ?
Curieux "cherry-picking" journalistique : Inutile de vous dire que si le résultat avait été l'inverse, cela aurait fait la une de tous les médias...Ouf !

 

15 Juin 2009 : Le Professeur Pietr Chylek, éminent chercheur et chef d'équipe au Los Alamos National Laboratory ( New Mexico, USA) n'est pas un chylek inconnu pour ceux qui ont lu attentivement le contenu de ce site. Spécialiste reconnu de la physique atmosphérique (notamment des transferts radiatifs) des aérosols et des glaces polaires, il a publié plusieurs articles "peer-reviewed" (souvent dans le JGR ou GRL) qui contredisent frontalement les thèses du GIEC (voir ici et ici).

Son dernier article qui est encore sous presse au Geophysical Research Letters, jette encore un pavé dans la mare des théories du réchauffement anthropique des ordinateurs du GIEC. Selon cet article, le réchauffement actuel de l'Arctique qui sert de cheval de bataille aux alarmistes, résulterait, non pas de l'effet de serre anthropique, mais bien directement des oscillations naturelles et multidécennales de la température de l'Océan Atlantique (AMO). Il précise aussi que le réchauffement Arctique qui a eu lieu de 1910 à 1940 était notablement plus rapide que celui que nous avons connu récemment de 1970 à 2008 ce qui est très gênant pour les théories de l'effet de serre du GIEC étant donné que la très grande majorité du CO2 anthropique a été émise après 1945...
L'idée de base de cet article est très simple : Les modèles de l'effet de serre du GIEC prédisent que l'Arctique doit se réchauffer plus vite que le reste de la planète, ce qui semble être le cas du moins pour la période 1970-2008. On définit ainsi un "coefficient d'amplification" qui est utilisé par les tenants du GIEC pour affirmer que leur modèle est ainsi validé.
Manque de chance pour eux !
Chylek et al montrent que ce "coefficient amplificateur" qui est issu des modèles de l'effet de serre n'est non seulement pas constant mais suit les variations naturelles des oscillations de la température océanique (période d'environ 60 à 80 ans)....Donc, rien à voir avec l'effet de serre !

Cet article est publié sur le titre :"Amplification des variations de la température de l'air en Arctique et l'Oscillation Multidécennale Atlantique." Les auteurs sont : Chylek, P., C. K. Folland, G. Lesins, M. K. Dubey, and M. Wang (2009),Geophys. Res. Lett., doi:10.1029/2009GL038777, sous presse..

Voici deux graphiques extraits de cet article qui en disent long sur les corrélations observées par Chylek et al :chylek09a

 

La graphique (a) reproduit les données moyennes annuelles (losanges) enregistrées par 37 stations météorologiques distribuées en Arctique. La courbe en noir représente la moyenne glissante sur cinq ans de ces données. Les droites bleues et rouges sont les régressions linéaires correspondant aux périodes de refroidissement et de réchauffement identifiées dans l'article. Idem pour la figure (b) mais cette fois-ci pour la température du globe.

On remarque que le coefficient d'amplification est beaucoup plus prononcé pour la période de refroidissement (de 9 à 13) en Arctique que pour les périodes de réchauffement. Cette remarque est importante parce qu'elle élimine d'emblée l'explication favorite du GIEC qui invoquait une augmentation des aérosols obscurcissants pour justifier le refroidissement observé dans les années 1940-1970 alors que le taux de CO2 était, lui, en forte croissance, ce qui était évidemment très gênant pour les modèles d'effet de serre.
Comme disent les auteurs de l'article : " ... il n'y a pas de raison pour que le refroidissement résultant d'aérosols puisse induire un refroidissement dans l'Arctique quelques 9 à 13 fois plus important par rapport à la moyenne globale. Une explication plus plausible peut être trouvée dans le changement de la circulation thermohaline (NDT : C'est à dire de l'AMO)".
A noter que la fiabilité des mesures avant 1910 est douteuse et ne permet guère de tirer de conclusions.

Voici une superposition particulièrement frappante (Fig. 3 de l'article) :chylek09b

 

Courbe moyennée sur 11 années de l'anomalie de température arctique (par rapport à la moyenne 1910-2008) en rouge superposée aux données de l'AMO de la NOAA (courbe bleue) et à celles de Parker (courbe noire).

La corrélation entre la courbe de température Arctique et la courbe des températures de l'AMO est évidente. D'ailleurs, le coefficient de corrélation r2 est de 0,69 pour la courbe de la NOAA et de 0,73 pour celle de Parker.

 

Voici le résumé complet de l'article:

"La compréhension de la variabilité de la température de l'Arctique est essentielle si on veut prédire la fonte de la nappe glacée du Groenland, celle de la mer glacée et celle du pergélisol arctique. Le renversement de tendance des années 1940 et 1970 indique une séparation nette entre les deux réchauffements (1910-1940 et 1970-2008) par une période de refroidissement significative (1940-1970). En analysant les enregistrements des stations météorologiques de l'Arctique nous trouvons que a) l'amplification arctique (c'est à dire le rapport entre l'évolution de la température de l'arctique par rapport à la température globale) n'est pas constant mais varie dans le temps suivant une échelle de temps multidécennale, b) le réchauffement de l'arctique pendant la période 1910-1940 s'est produit avec une vitesse notablement plus rapide que le réchauffement des années 1970-2008 et c) les variations de température de l'Arctique sont étroitement corrélées avec l'AMO (l'Oscillation Atlantique Multidécennale) suggérant que la circulation thermohaline de l'Océan Atlantique est reliée à la variabilité de la température Arctique suivant une échelle multidécennale."

Et une partie de la conclusion de l'article de Chylek et al. :

"...La région Arctique s'est réchauffée plus rapidement pendant le réchauffement de 1910-1940 que lors du réchauffement de 1970-2008 (Table 1). Pendant la période de refroidissement 1940-1970 l'amplification Arctique a été extrêmement intense, entre 9 et 13. Nous suggérons que la variabilité multidécennale de la circulation thermohaline de l'Océan Atlantique est la cause principale de la variation de la température Arctique. " ......

L'idée que la variabilité du climat terrestre est étroitement corrélée aux oscillations naturelles océaniques (PDO, AMO, ENSO etc...) et beaucoup moins, ou pas du tout, aux concentrations de gaz à effet de serre, n'est pas une nouveauté pour ceux qui ont lu ce site et notamment cette page dans laquelle ils retrouveront des observations analogues notamment avec la PDO (Pacific Decadal Oscillation). Une telle démarche va dans le sens des idées et des observations, en particulier et parmi bien d'autres, de Joseph d'Aleo (ici et ici) , Bill Gray (ici) et Roy Spencer (ici).

A noter que l'AMO a basculé dans sa phase froide depuis près de 6 mois (source NOAA) à ce jour, ce qui, si Chylek et al ont raison, implique que l'Arctique devrait se refroidir dans les années à venir, contrairement à ce qu'affirment tous les modèles du GIEC...Le basculement de la PDO en phase froide, elle aussi bien confirmée, devrait aussi refroidir le climat. Ce qui, conjugué avec plusieurs autres observations, pourrait nous entraîner dans une assez longue période froide (30 ans environ) dans les années qui viennent (lire ici).

Nous verrons bien, mais il est à parier, une fois encore, que vous n'entendrez jamais parler de cet article remarquable ni dans nos médias "de référence", ni dans le prochain rapport du GIEC (2012-2014, s'il y en a un ?). Cet article est pourtant publié "peer-reviewed" dans une des meilleures revues du genre et écrit par des climatologues patentés... C'est curieux, non ?

 

1er Mai 2009 : Les mesures les plus récentes de l'épaisseur de la glace arctique montrent qu'elle est plus épaisse qu'on le pensait...

ASIEavril

Contrairement aux affirmations mille fois répétées, en ce début mai 2009, dans les médias (notamment francophones. Merci l'AFP !), l'arctique ne fond pas ! (l'Antarctique non plus d'ailleurs. Bien au contraire).

En tout cas, en ce printemps 2009, l'étendue de la zone glacée qui recouvre le pôle Nord a plutôt tendance à augmenter qu'à diminuer ainsi que le montre le graphe actualisé au 30 avril 2009, ci-contre. Ce graphe (voir les indicateurs) provient du NSIDC qui fait autorité en la matière (quand les sondes satellites fonctionnent ! ). La glace arctique fond si peu que sa superficie actuelle (trait bleu continu) a pratiquement retrouvé la valeur moyenne (1979-2000) de référence (trait noir continu), à la même époque de l'année. Etonnant mais vrai !

Si cette évidence ne semble pas avoir effleuré l'esprit des rédacteurs des communiqués de nos agences de presse qui continuent à recycler les données de 2007, elle n'a évidemment pas échappé à l'oeil averti des chercheurs affiliés au GIEC. En effet, voilà qui est extrêmement gênant pour ceux qui nous avaient prédit la disparition imminente (pour l'été dernier !) de la glace arctique (comme Marc Serreze, le futur directeur du NSIDC, par exemple). Devant l'impossibilité de nier l'évidence sur l'extension des glaces, on a alors été averti que " Oui, la glace du pôle s'étend. C'est vrai. Mais elle est très peu épaisse. Elle va fondre comme neige au soleil...Vous allez voir ce que vous allez voir !"

Et c'est sans doute pour cette simple raison que l'on a assisté récemment à un "changement d'objectif " de la part des chercheurs affiliés au GIEC qui considèrent, comme Al Gore, que la glace arctique est le "canari dans la mine" du réchauffement climatique anthropique et qu'il leur faut absolument démontrer que cette dernière va disparaître sous peu, sous peine de voir s'écrouler tout l'édifice, patiemment mis en oeuvre depuis des années.

En bref, les mesures des superficies des glaces des deux pôles n'étant décidément pas coopératives, on a décidé que la nouvelle question cruciale était, désormais, l'épaisseur de la glace arctique...

Or, la mesure précise de l'épaisseur de la glace qui recouvre la mer Arctique est une opération particulièrement délicate. Les résultats avancés à l'aide techniques satellitaires complexes sont sujets à caution. Je vous ai déjà parlé des bouées disposées à cet effet par la marine américaine (voir ici). Ces bouées présentent de nombreux inconvénients, dont le principal est qu'elles ont tendance à dériver. La glace aussi, d'ailleurs, ce qui ne simplifie pas les choses : Voir cette animation très spectaculaire de la "centrifugeuse arctique" en 2007).

Deux méthodes de mesure de l'épaisseur de glace Arctique

Avec la bénédiction du Prince Charles ("pour nos enfants et nos petits enfants..") et du responsable du WWF ("pour sensibiliser les politiques..") (voir l'entête ici), une équipe de trois hardis explorateurs des pôles se sont lancés, il y a deux mois, dans une périlleuse expédition, non loin du pôle Nord, pour mesurer, tout le long d'un parcours de 1000km, l'épaisseur de la mer de la Glace Arctique (Catlin Arctic Survey). Le but avoué sur le site de cette expédition est, bien entendu, de montrer que l'Arctique fond.

Cette expédition, très risquée compte tenu du climat redoutable qui règne au pôle Nord, surtout cette année, se trouve actuellement en difficulté ( atterrissage de l'avion ravitailleur impossible). En ce 1er Mai 2009, Elle est bloquée depuis une semaine à quelques 530 km de l'objectif ( le pôle Nord).
La totalité du matériel de mesure sophistiqué ayant été détruit par le froid et le blizzard, nos courageux explorateurs en sont actuellement réduit aux mesures directes "à la main" c'est à dire avec un forêt manuel -une sorte de très longue vrille de menuisier- et un décamètre, tout en réduisant leurs portions alimentaires...
On peut raisonnablement s'inquiéter pour leur survie si la météo ne s'améliore pas dans les jours qui viennent.
Il est inutile d'ajouter que l'apport de ces mesures directes à la science est assez problématique, compte tenu de la très grande hétérogénéité de l'épaisseur de la glace et du fait que les mesures sont clairsemées sur un seule ligne et peu significatives au vu du mouvement incessant des plaques de glace, en perpétuelle dérive, qui constituent la mer arctique.

La photo ci-contre montre un de ces trois explorateurs traînant derrière lui le pesant traîneau contenant l'équipement, suivi du dispositif radar (en jaune) destiné aux mesures automatiques de l'épaisseur de glace. Cet équipement endommagé a été abandonné depuis quelques jours. Les explorateurs en sont aujourd'hui réduits au décamètre comme instrument de mesure et à la vrille pour percer les trous.

Ce sont des méthodes dignes du XIXème siècle...

catlin1

 

Pendant ce temps-là...

L'Alfred Wegener Institute (AWI) allemand est le grand spécialiste mondial de la glace des pôles et aussi, des mesures de la température des mers glacées antarctiques qu'il a effectué récemment avec une équipe de 58 scientifiques à bord du plus puissant brise glace du monde, le Polarstern (commentées ici).
L'AWI a décidé de se lancer sérieusement dans cette délicate mesure de l'épaisseur de la glace arctique.
Depuis quelques années déjà, une équipe de cet Institut renommé, avait entrepris un projet basé sur une conception totalement différente de la Catlin Arctic Survey : Le projet Polar 5 de l'AWI.

Plutôt qu'un traîneau radar traîné par des skieurs, ce projet de recherche utilise un avion (un vieux DC3 modernisé dont la robustesse est à toute épreuve) qui entraîne, au bout d'un filin de 80m, une sonde radar sophistiquée (appelée EM-bird, en bas sur la photo) qui est déplacée au dessus et à peu de distance de la glace arctique dont elle mesure l'épaisseur avec une technique d'échos similaire à celle du traîneau jaune de la Catlin, maintenant abandonné .. Un photo ci-contre vous montre le dispositif, lors d'une campagne d'essais préliminaires effectués (d'autres photos ici). On voit très bien, attaché sous l'avion, le radar destiné aux mesures d'épaisseurs de la glace.

Il est inutile d'ajouter que cette technique présente d'énormes avantages par rapport à celle des explorateurs de l'équipe Catlin. D'une part, elle ne met pas en danger la vie des participants et, surtout, elle permet d'explorer, avec facilité, de manière automatique et avec une grande célérité (ce qui est important car les glaces bougent), des zones infiniment plus vastes (voir ci-dessous) que le simple trajet de trois d'explorateurs se déplaçant péniblement sur des skis, en tirant de lourds traîneaux sur des plaques de glaces constamment à la dérive.

awiplane

Dès lors et sachant que la mission Polar 5, extrêmement bien équipée, gérée par les professionnels reconnus de l'Alfred Wegener Institute, existait et était programmée bien avant que soit lancé le projet Catlin Artic Survey, on peut se demander pour quelles raisons les responsables de ce dernier projet on persisté, sachant très bien qu'ils risqueraient la vie de plusieurs personnes (les trois membres de l'expédition ainsi que celle de l'équipage du Twin-Otter qui doit atterrir sur la glace dans des conditions très périlleuses, comme cela s'est déjà produit en 2003 pour sauver le chef de l'expédition, Pen Hadow (source)) et sachant aussi que le bénéfice pour la science serait, en comparaison des résultats de Polar 5, pratiquement négligeable.

La réponse à cette question se trouve dans le site de la Catlin Arctic Survey. A l'évidence, il s'agit d'une opération de promotion hyper-médiatisée pour les sponsors fournisseurs de matériel où espérant des retombées de mesures politiques du type taxe-carbone (voir la liste des sponsors) et d'une opération politico-médiatique supportée par le WWF... destinée à "prouver " au monde entier" que la glace fond en Arctique "plus vite que prévu"... le Dr Neil Hamilton, grand responsable du WWF déclare sans ambages, dans l'entête du site que : "L'opération Catlin Arctic Survey vise à avoir un effet retentissant sur la perception croissante du changement climatique à travers le monde. Elle a le potentiel d'entraîner des conséquences durables pour la science qui influe sur la politique."

Ceci au prix d'une expédition dangereuse et sous-équipée, digne du XIX ème siècle, alors qu'une technique infiniment plus performante et sans danger est en pleine activité ?

Les résultats de Polar 5 :

polar5Ci-contre, La carte du projet d'exploration Polar 5 avant le départ (27 Mars). Les chiffres de 1 à 11 marquent le parcours de l'avion et les cercles en pointillés, les zones de mesure explorées finement avec la sonde EM-bird. (source du 27 mars 2009). On voit que les zones , 6 et 11 ont fait l'objet d'une attention particulière pour des raisons qu'il serait trop long d'expliquer ici.
L'avion de l' AWI a effectué sa mission.Nous ne disposons pas encore des résultats complets des mesures de l'expédition Polar 5. Ces résultats feront sans nul doute l'objet d'une publication à venir, mais la radio de Brême qui est le port d'attache du Alfred Wegener Institute (Bremerhaven) a interviouvé des participants à cette campagne de mesure (source). Voici ce qu'elle rapporte sous le titre :
" La couverture de glace au pôle Nord est plus épaisse que prévu" : "
"Résultat : La mer de glace, dans les zones explorées est nettement plus épaisse que les scientifiques pensaient... Normalement, la glace, à cet endroit est faite de glace de deux ans et a un peu plus de 2 m d'épaisseur ... Un porte-parole du Alfred Wegener Institute a déclaré que " Mais elle fait plus de quatre mètres d'épaisseur".

 

Mise à jour du 22 Mai : Le Wegener Institute a publié ses conclusions officielles peu après les déclarations faites aux journal cité ci-dessus. Les voici, en langage mesuré propre aux scientifiques (mais pas aux journalistes...):
"De multiples vols en direction du Nord à partir de différentes bases ont montré que l'épaisseur de la glace variait entre 2,5m (glace de deux ans autour du pôle Nord) et 4 mètres (glace pérenne dans les régions proches des côtes du Canada). Globalement, la glace est quelque peu plus épaisse que celle de l'année dernière dans ces mêmes régions ce qui nous conduit à la conclusion que la couverture de glace de l'Arctique s'est temporairement reconstituée (Source)"
(Note : On se demande sur quels éléments ils se basent pour affirmer que cela n'est que temporaire... mais bon..)

...Ce qui n'empêche pas, bien sûr, la presse pseudoscientifique a sensation de titrer avec une conclusion alarmiste strictement à l'opposé des résultats des recherche du Wegener Institute, en se basant sur les déclarations d'un membre de l'équipe Catlin ... (" Réchauffement Climatique : La banquise encore plus fine qu'on le pensait..." (par MaxiSciences relayé servilement par Yahoo et les autres médias, bien sûr : Encore de bons candidats aux bonnets d'âne)
______________________

Pour l'instant, j'en tire deux deux conclusions :

-L'épaisseur de la glace arctique est loin d'être aussi faible qu'on veut nous le faire croire. Elle s'est même renforcée ces derniers temps. Si on ajoute les résultats de ces mesures aux observations satellitaires des superficies glacées par le NSDIC, le NANSEN Norvégien ou le JAXA Japonais, on se dit que les médias qui remplissent actuellement leurs colonnes avec des affirmations infondées sur la fonte de la glace arctique, feraient bien de revoir les bases de leur métier et, surtout, réviser leur déontologie.

-Sachant qu'il existe de nombreuses institutions spécialisées, abondamment pourvues en chercheurs compétents et en matériel de pointe, pour effectuer des mesures précises sur tout ce qui concerne la glace du Pôle Nord (et du pôle Sud), quel est le but réel d'expéditions pseudo-scientifiques dans le style du Catlin Arctic Survey, la brève séance de kayak de Lewis Pugh qui comptait pagayer jusqu'au pôle, ou encore du Total Pole Airship (financé par Total, entre autres), la fameuse expédition polaire de J-L Etienne en dirigeable, lequel s'est crashé sur une maisonnette avant le départ, emporté par un vent de 40km/h (source) ? Quel est le but réel poursuivi par les sponsors qui financent à tout-va ces âneries médiatico-politico-pseudo-scientifiques ?
Ne feraient-ils pas mieux d'aider tout simplement la recherche. La vraie recherche ?
Même s'il est certain que la mission Polar 5 ne recevra sûrement pas le centième de la couverture médiatique (surtout au vu des résultats qu'elle rapporte) qu'a reçue (notamment de la part du Guardian UK) l'expédition de la Catlin Arctic Survey...
Désolant !

PS : Compte tenu de l'état critique dans lequel se trouvent actuellement les trois membres de l'expédition Catlin, je n'ai pas eu le coeur de leur attribuer un bonnet d'âne. Par contre, les responsables et les sponsors de cette équipée qui, eux, sont restés bien au chaud, méritent certainement une collection complète de ces couvre-chefs tant convoités. A voir.

 

25 Avril 2009 : Encore une découverte rassurante !

Un article publié (hier) dans la revue Science montre que l'augmentation du taux de méthane qui a accompagné une période de réchauffement intense (plus de 10°C en quelques dizaines d'années !), lors de la transition brutale Dryas récent / époque préboréale, il y a environ 11650 ans, ne provenait pas de la désintégration des clathrates sous-marins mais de la prolifération de marais humides au Groenland.

Que n'a t'on pas entendu répéter, dans les grands médias comme dans certains sites Internet, au sujet de la possible libération du CH4 (un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le CO2) par les clathrates déposés sur les fonds marins comme conséquence, soi-disant inéluctable duCH4sea réchauffement climatique anthropique ? Certains qui échafaudaient des scénarios de cauchemars (voir ici, par exemple) en empilant une foule d' hypothétiques rétroactions positives, nous affirmaient qu'ils "étaient certains à 100%" que le danger viendrait de là.. Ils nous présentaient l'émergence de bulles de CH4 des fonds océaniques tel qu'on le voit sur la photo ci-contre, comme une preuve et un avertissement de ce qui allait, inévitablement selon eux, se produire...

Heureusement, pendant ce temps là, loin de ce battage insensé et infondé, la Science (la vraie) progresse... A petits pas mesurés, certes, mais elle progresse. Je vous ai déjà raconté dans cette page, à partir d'une autre article publié dans Science en 2008, comment la pérennité d'une zone de pergélisol (riche en méthane) dans le Canada sub-arctique, datant de 700.000 ans, montrait que la glace enterrée pourtant loin du pôle, pouvait subsister même pendant les périodes les plus chaudes, évitant ainsi la libération de méthane tant redouté par les tenants de l'effet de serre anthropo-catastrophique.

L'article que je vais commenter pour vous est intitulé : "Mesures du 14CH4 dans la glace du Groenland : A la recherche des sources de méthane lors de la fin de la dernière période glaciaire " .

Sa référence bibliographique est Science, 24 avril 2009, vol 324, page 506-508. Ses auteurs sont : Vasilii V. Petrenko, Andrew M. Smith, Edward J. Brook, Dave Lowe, Katja Riedel, Gordon Brailsford, Quan Hua, Hinrich Schaefer,Niels Reeh, Ray F. Weiss, David Etheridge, Jeffrey P. Severinghaus. Ils sont chercheurs dans diverses institutions américaines, Néo-zélandaises, Danoises et Australiennes.

Les auteurs nous rappellent que les enregistrements par carottages glaciaires montrent que de fortes variations de proportion de méthane atmosphérique ont accompagné le réchauffement climatique brutal et intense qui s'est produit, il y a environ 11.650 ans, lors de la transition entre les "Dryas récent " (YD) et la période Préboréale (PB), c'est à dire précisément à la fin de la dernière période glaciaire qui, comme on le sait, se reproduit pour des raisons parfaitement naturelles, tous les dix mille ans, environ (à quelques milliers d'années près, heureusement) selon les cycles de Milankovitch.
La question qui restait posée et que ces chercheurs semblent avoir résolue est la suivante : Mais d'où venait donc ce méthane ?

La brusque poussée de température (quelques +5°C à +10°C, sinon plus encore, en quelques dizaines d'années (en comparaison, le réchauffement actuel de 0,7°C en cent ans est une amusette)), a été accompagnée d'une nette augmentation du taux de CH4 atmosphérique comme cela est visible sur la partie supérieure de la figure ci-contre, extraite de l'article en question. Le taux de CH4 est passé de 500 à 750 ppb (parties par milliards en volume) en moins de 200 ans environ selon les carottages glaciaires. (Attention à l'échelle des temps inversée utilisée par les paléoécologistes) CH4

L'idée fondamentale des auteurs de cet article consiste à utiliser, non pas la mesure du taux de CH4 dont on ne peut distinguer l'origine mais plutôt la mesure de l'isotope 14CH4 qui, elle, révèle la provenance de ce dernier. En effet, on sait que l'isotope 14C résulte essentiellement de l'action cosmogénique (les rayons cosmiques). Ainsi, la teneur en 14C du méthane doit-elle montrer une évolution différente si le 14CH4 provient des clathrates sous marins ou des sources surfaciques comme les lacs ou les marécages dans lesquels la décomposition des matières organiques rejette, comme toujours, de grandes quantités de méthane.

Le résultat est clair d'après le graphe du milieu de cette figure qui est au coeur de l'article. Ce graphe montre comment aurait dû varier la concentration des échantillons en 14CH4 selon deux hypothèses: Soit par dégazage des clathrates sous marins (courbe en tiretés rouges), soit par dégazage des marécages (courbe en trait épais rouge).
Les points de mesure noirs accompagnés de leurs marges d'erreur correspondent aux mesures directes dans la glace prélevée au Groenland. Cependant, ces mesures ont dû être corrigées pour tenir compte de l'effet ajouté par l'action cosmogénique directe sur les CH4 contenus dans la glace. Les résultats tenant compte de cette correction s'alignent assez correctement sur la courbe prévue pour un dégazage des zones marécageuses et contredisent clairement l'hypothèse d'un dégazage des clathrates marins. La figure du bas permet de mettre en évidence le fait que les émissions de CH4 des marécages répondent très rapidement au réchauffement tandis que celle des clathrates marins auraient un temps de latence d'au moins cent ans.

Les glaciologues s'accordent sur le fait que le réchauffement brutal qui s'est produit lors de la transition Dryas récent / époque préboréale, a concerné une très grande partie (sinon la totalité) du globe.

Que faut-il retenir de cet article ?

-Un réchauffement extrêmement rapide (quelques dizaines d'années) et intense (plus de +5°C selon certains, plus de 10°C en Europe de l'Ouest en cinquante ans (source)) s'est produit lors de la transition Dryas récent-Préboréal (GS-1-PB), il y a quelques 11.650 ans.

-Ce réchauffement très intense et rapide a été accompagné par une augmentation rapide du taux de CH4 atmosphérique (par rapport à la période glaciaire précédente) qui provient, selon ce nouvel article, du dégazage des matières organiques en putréfaction dans les zones marécageuses qui existaient, à cette époque, au Groenland et non pas du relargage du méthane contenu dans les clathrates marin.

Tout ceci est extrêmement rassurant quand à une augmentation possible de l'effet de serre lié au méthane résultant du réchauffement climatique prédit par certains, parce que, comme l'écrivent les auteurs de l'article, on sait que si seulement 10% du contenu des clathrates étaient relâchés dans l'atmosphère, ceci équivaudrait à un forçage de 10 fois la quantité actuelle de CO2 ( selon les modèles de l'effet de serre du GIEC) ...

Ouf !!! Heureusement, ils ont l'air vraiment très très stables pour résister à des variations de température de +10°C, les clathrates marins et autres pergélisols (permafrosts), si on en croit les auteurs de cet article ainsi que ceux de l'article de Science que j'avais commenté en 2008...

PS : Je fais le pari que les grands journaux ne parleront jamais de cet article, pourtant publié dans Science ! Pas plus, d'ailleurs, qu'ils ne l'ont fait de celui de 2008, publié aussi dans Science. Pourquoi ? Ce n'est pas intéressant ?
Reuters (même si le titre est contradictoire avec le texte qui suit) a fait passer l'annonce. Et l'AFP ? Et les journaux francophones ? Rien encore.

 

12 Fév. 2009 : L'évolution du contenu thermique des océans contredit formellement les modèles du climat ( notamment celui de James Hansen 2005) :

Quand on sait que la contenu thermique (HC heat content) des océans tourne autour de 90% du total et qu'il représente environ 1000 fois celui de l'atmosphère on voit tout l'intérêt que présente son étude approfondie. Malheureusement, compte tenu de la grande inhomogénéité géographique et des grandes fluctuations temporelles des températures océaniques, cette étude se révèle difficile et sujette à de nombreuses controverses constamment relancées par les découvertes de nombreuses erreurs souvent attribuables aux instruments de mesures... Bref c'est un sujet difficile est éminemment crucial pour tester, de visu, la cohérence ou l'incohérence des modèles de l'effet de serre dit anthropique.

En bref, l'idée fondamentale qui donne toute son importance à cette étude est que la variation du contenu thermique des océans représente une mesure directe du déséquilibre thermique (dit radiatif) de la planète. C'est ce déséquilibre thermique qui correspondrait à l'effet "pullover", comme disent (improprement) certains qui ont, (enfin !), abandonné l'image "d'effet de serre", tout aussi impropre, d'ailleurs.

De nombreux chercheurs comme Roger Pielke Sr (ou Josh Willis du JPL de la NASA) défendent l'idée que les mesures des températures de la couche superficielle des océans sont beaucoup plus révélatrices du refroidissement ou du réchauffement de la planète que les mesures de température terrestre ou atmosphérique le plus souvent évoquées dans les médias.

Afin de faire le point sur ce sujet aussi crucial qu'épineux, une conférence de spécialistes de cette question s'est tenue sur ce sujet à Miami en Floride en Mars 2008. On trouve, sur le lien indiqué, toute un série de présentations PPT qui ont été présentées lors de cette conférence. hc1

 

Voici, ci-contre, à droite, un graphe actualisé jusqu'en 2008 du Prof. Pielke Sr, à partir d'un graphe présenté par Sydney Levitus lors de la conférence.

Ce graphe représente l'évolution du contenu thermique de la surface (de 0 à -700m et suivant deux sources différentes en rouge et en noir) des océans de 1957 à 2008 (les valeurs pour les 5 dernières années ont fait l'objet de quelques hésitations de la part de Josh Willis, dont je vous ai parlé ici, et dont je vous parle ci-desous). L'échelle verticale est graduée en unités de 1022 Joules. Bien entendu la position du zéro est arbitraire et ne joue aucun rôle ici. Seules comptent les variations temporelles du contenu thermique.

La lecture de ce graphe et la régression linéaire en rouge qui lui superposée nous indique que le déséquilibre thermique (ou déséquilibre radiatif) a augmenté de quelques 0,24.1022 Joules par an, ce qui correspond à un flux moyen incident de 0,15 Watts par mètre carré.

Par ailleurs James Hansen et une douzaine de collègues ( dont Josh Willis et Gavin Schmidt bien connu sur ce site, puisqu'il est le responsable des mesures GISSTEMP à la NASA ) ont publié, en 2007, un article (imprudemment) intitulé "Déséquilibre énergétique de la terre : confirmation et implications" dont la conclusion était que "La terre absorbe actuellement 0,85 Watts/m2 de plus qu'elle n'en émet vers l'espace". Cette conclusion (hardie) était basée sur le résultat des modèles de l'effet de serre et sa confirmation venait de la confrontation de ce résultat avec la variation du contenu thermique des océans représenté par le trait bleu (qui est une illustration de l'auteur du site) sur la courbe précédente. Et en effet, si on ne considérait QUE les résultats des mesures allant de 1993 à 2003, cela semblait constituer une confirmation des modèles d'Hansen et al...
(Réf de l'article : Hansen, J.et al. 2005: Earth’s energy imbalance: Confirmation and implications. Science, 308, 1431-1435, doi:10.1126/science.1110252.

La question qui vient immédiatement à l'esprit est de se demander pourquoi, alors que les données antérieures étaient disponibles, les auteurs ont-ils négligé toutes celles qui précédaient 1993, créant ainsi un biais très important pour le résultat de la comparaison théorie-mesure ainsi qu'on peut le voir sur le graphique. Ce biais allait évidemment dans le bon sens (pour eux) mais tout de même.... De fait, comme le graphique le montre bien, la période 1993-2003 est très loin de constituer une tendance typique de la variation de ces cinquante dernières années qui nous donne une valeur de 0,15 Watts/m2 au lieu de 0,85 Watts/m2 qui a d'ailleurs été rétrogradée, depuis, par Hansen à 0,60 Watts/m2 ...

Ce qui représente quand même un bon facteur 4 entre les prévisions et les mesures.. (source). Pour une confirmation de théorie, ce n'est pas très fort !

Mais, passons....
Vous imaginez mieux maintenant les affres éprouvées (voir ici) par Josh Willis (coauteur de l'article précédent avec Hansen) lorsqu'il a examiné les résultats des balises ARGO qui lui montraient que les températures des océans étaient à la baisse depuis 2003-2004 ce qui contredisait les conclusions de l'article qu'il avait cosigné avec Hansen.. Pour un chercheur, c'est une vraie catastrophe.
Un article publié en 2006, le reconnaissait honnêtement... Mais un correctif du même auteur, paru quelques semaines plus tard, revenait sur cette affirmation en alléguant des erreurs de mesures.

Nous sommes maintenant en 2009 et, après de nombreuses polémiques et vérifications, il semble acquis que le contenu thermique des océans a baissé ou stagné depuis 2003-2004 comme cela se voit très bien sur la courbe précédente.
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Mise à jour du 1er Juillet 2009
Un lecteur très bien informé, que je remercie, me signale que Josh Willis (NASA) et ses collègues (John S. Lyman (NOAA) , Gregory C. willis2009Johnson (NOAA) et John Gilson (Scripps Institution Calif)) viennent (enfin !) de publier leurs résultats et conclusions dans un article intitulé " In Situ Data Biases and Recent Heat Content Variability" dans le volume 26 (Avril 2009, page 846-852) du Journal of Atmospheric and Oceanic Technology de l'AMS (http://ams.allenpress.com/perlserv/?request=get-abstract&doi=10.1175%2F2008JTECHO608.1 : résumé seul car l'accès à l'article nécessite une souscription à l'AMS).

La conclusion du résumé de cet article qui met sans doute un point final aux hésitations de Josh Willis et de ses collègues, nous dit tout :
" With biased profiles discarded, no significant warming or cooling is observed in upper-ocean heat content between 2003 and 2006." Soit " Après avoir éliminé les résultats défectueux, on observe qu'aucun réchauffement ni refroidissement significatif n'est perçu dans le contenu calorifique de la couche superficielle des océans entre 2003 et 2006" A noter que Craig Loehle (voir ci-dessous), utilisant les mêmes données corrigées et une analyse fine des résultats parvient à la conclusion qu'il y a eu, en fait, un refroidissement...willis2008


Voici, ci-contre, la courbe maîtresse (Fig 4) de cet article :

En ordonnées, le contenu thermique de la couche superficielle (0- 750m) des océans en unité de 10 21 Joules. En abscisses, les années de 2003 à juin 2006.

En trait noir épais, les résultats bruts de l'ensemble complet des mesures disponibles qui avaient fait l'objet d'une publication en 2006 et avaient tant alarmé Willis et ses collègues, lesquels avaient, peu après, retiré leur communication.
En trait gras pointillé, les mêmes données auxquelles on a retiré les données, estimées défectueuses, de sondes du WHOI (Le Woods Hole Oceanographic Institution)
En trait fin pointillé : Les données des balises ARGO seules moins les données des balises WHOI estimées défectueuses.
En trait fin continu : Les donnés auxquelles on a soustrait les données des balises ARGO qui représentent quand même l'ensemble le plus complet dont on dispose actuellement (voir la mise à jour du 29 Mars ci-dessous)

Ouf ! Comme on le voit, en appliquant une série de "corrections "successives, et partant d'un résultat littéralement explosif pour les modèles de l'effet de serre, on arrive bien à la conclusion de l'article en question. Ni réchauffement, ni refroidissement significatifs... ce qui est encore dévastateur pour ces mêmes modèles, comme le montre Roger Pielke Sr. ci-dessous.

Je pense qu'on peut tirer quelques enseignements de ce long processus de publication-corrections-publication et corrections successives qui est assez typique et révélateur des difficultés et du fonctionnement réel de la "science climatique".
Le cas présent n'est pas unique. Loin de là. Et il est conforme à ce qu'a fait fait remarquer le Professeur Richard Lindzen du MIT qui écrivait: " Que des corrections aient besoin d’être appliquées aux données climatiques n’est pas du tout surprenant, mais que ces corrections aillent toujours dans le sens « souhaité » est hautement improbable."

Le plus étonnant et, sans doute, le plus révélateur des pressions considérables auxquelles sont soumis les chercheurs qui travaillent dans ce domaine, apparaît de manière évidente dans la dernière phrase de cet article de Josh Willis et al . La voici, en anglais d'abord, puis en français:

"The findings and conclusions in this article are those of the authors and do not necessarily represent the views of the National Oceanic and Atmospheric Administration" Soit : "Les résultats et les conclusions de cet article sont ceux des auteurs. Ils ne représentent pas nécessairement les points de vue de l'Administration de la NOAA".

Autrement dit, et cela semblera totalement impensable pour les scientifiques qui lisent ce texte, les chercheurs responsables d'un vaste travail d'investigation qui engage des crédits énormes (le projet ARGO) se voient contraints de se démarquer des opinions ou des points de vue de l'Administration de leur organisme de tutelle ...Je n'avais encore jamais vu ça.
Dès lors, on peut raisonnablement se demander à partir de quels éléments l'Administration de la NOAA se forge-t-elle ses point de vue (ici sur le contenu thermique des océans) si ce n'est pas à la lumière des résultats scientifiques obtenus par ses propres chercheurs qui utilisent des moyens incomparablement supérieurs à tout ce qui existait jusqu'à présent.
Tout ceci est vraiment très inquiétant sur les motivations profondes des administrations des grands organismes de recherche, comme la NOAA et beaucoup d'autres, qui sont censées fournir aux décideurs des données objectives résultant directement de leurs propres travaux de recherche. Quant aux décideurs de la planète, bien entendu totalement ignorants de cette grave réfutation apportée aux modèles de l 'effet de serre qu'on leur a présentés comme intouchables, ils continuent sur leur lancée. Comme si de rien n'était : Avanti tutta !
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Inutile de vous répéter que les résultats de Willis et al, même après les multiples corrections qui vont "dans le bons sens", jettent un doute dévastateur sur les modèles actuels de l'effet de serre dont Hansen est le grand prêtre, lequel persiste contre vents et marées, à maintenir son chiffre fétiche de 0,60 Watts/m2 pour le déséquilibre radiatif de la planète qui conduit aux prévisions ultra-alarmistes que l'on connaît.
A noter aussi que cette observation sur la stagnation ou la baisse des températures des océans fait écho aux mesures de températures du globe qui stagnent ou baissent depuis une dizaine d'années (voir les indicateurs). Tout cela est parfaitement cohérent dans la mesure où il s'agit de la température de surface des océans dont le temps de réponse est assez rapide...

Roger Pielke Sr, souvent cité dans ce site (par exemple ici), avait d'ailleurs demandé (exigé) des explications à ce sujet, suite à la parution du rapport AR4 du GIEC (en Janvier 2007 à Paris). Il alléguait que ce test en vrai grandeur du déséquilibre radiatif de la planète devait impérativement être expliqué par les rédacteurs du GIEC. Bien qu'il soit un climatologue mondialement réputé, il n'obtint aucune réponse.
Tout à fait conscient de l'importance du problème, Pielke Sr. est revenu à la charge le 9 février 2009 et il a proposé que l'on compare, année après année, la valeur du contenu thermique des océans avec les prédictions du modèle théorique de Hansen (2005) ce qui constitue un test fondamental des modèles de l'effet de serre utilisés par les prédictions du GIEC. hansen2

 

Pielke (source) donne les valeurs des prédictions de Hansen et al à partir de 2003 jusqu'en 2012 à comparer avec les valeurs réellement observées. Plutôt que de reproduire la liste brute des valeurs numériques données par Pielke, J'ai tracé la courbe représentative de ces données (ci-contre).

Comme on le voit sur ce graphique, les prédictions des modèles climatique s'écartent progressivement et notablement des observations (droite rouge). En effet, la stagnation ou le repli des températures océaniques observé depuis 2003 indique un déséquilibre radiatif nul ou même négatif.

Pielke fait aussi remarquer que pour que le modèle du GISS (dont Hansen est le directeur à la NASA) soit vérifié, par exemple en 2012, il faudrait ajouter quelques 9,8. 1022 Joules aux océans pendant les quatre ans 2008-2012. Ceci exigerait, en supposant ce réchauffement uniformément réparti sur les quatre années à venir, un déséquilibre de 1,50 Watts/m2, c'est à dire 2,5 fois plus que prévu par les modèles de Hansen (0,6 Watts/m2). Autant dire qu'en toute hypothèse, le modèle du GISS sera manifestement faux...

Pielke ajoute (perfidement) que " Bien que la période temporelle démontrant cette divergence modèle-réalité soit relativement courte, on peut se demander combien il faudra d'années pour que soient rejetées les capacités prédictives de ce modèle..."
A noter que les observations de Pielke et les résultats des mesures recoupent les conclusions de l'article de Joel Schwartz ( rapporté ici.) publié dans JGR en 2007.
Quant à la physicienne Katia Laval de Paris 6 qui se posait la question suivante devant les reporters du Figaro (voir ici)
« Pourquoi les sceptiques croient-ils autant à 1/6 de watt par mètre carré dû à l'effet du soleil et mettent-ils tant en doute 2,4 watts par mètre carré haussemerdus à l'effet du CO2 ? »,
Elle a la réponse à sa question : Le contenu thermique des océans nous montre qu'il s'agirait plutôt de 0,15 Watts par m2 (ou même zéro depuis 2003) plutôt que 2,4 Watts par m2...

Cette stagnation du contenu thermique des océans est cohérente avec le graphique (ci-contre) de la hausse du niveau des océans que m'a transmis un lecteur averti (que je remercie) et qui est tracée à partir de la base de données de l'Université du Colorado On observe que la hausse du niveau des océans (SLR Sea Level Rise) s'est nettement ralentie depuis 2005-2006.

En conclusion : Cher lecteur(trice) qui entendez dire sans cesse (TF1, A2, FR5 etc) et qui lisez partout dans la presse (le Monde, Libé, Le Figaro etc.) que "Tout est bien pire que ce qui est prévu par les modèles" qu'il s'agisse d'ailleurs de tout et de n'importe quoi, comme la fonte des glaciers, la disparition de la mer arctique, de la hausse du niveau des mers etc.., vous voilà désormais en mesure de répondre :
"NON :
Le contenu thermique des (ou la chaleur stockée dans les) océans croit beaucoup moins vite (en fait, il ne croit plus du tout) que prévu par les modèles et le déséquilibre radiatif dû au CO2 est certainement beaucoup moins grand que prévu..." D'autre part, ce billet montre une fois de plus, tout comme le suivant, qu'en matière de climatologie, il suffit de bien choisir les points de départ et d'arrivée pour démontrer tout ce que l'on veut.. Pauvre science ! Et dire qu'elle est censée servir de base à la politique..
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Mise à jour du 22 Mars 2009 : (Suite) Réévaluation des données des balises Argo de 2003 à 2008 : Les océans se refroidissent !

Comme vous le savez, si vous avez lu ce billet posté il y a exactement un an, les résultats des mesures des quelques 3300 balises Argo ( page d'accueil du projet Argo) disposées sur les océans de la planète ont fait l'objet de plusieurs réajustements au cours de ces dernières années. Il faut dire que les premiers résultats par Josh Willis et al en 2007 avaient de quoi horrifier les affidés du GIEC : Les balises Argo indiquaient que les océans se refroidissaient ce qui est absolument contraire aux prévisions des ordinateurs de l'effet de serre anthropique. Comme je l'ai raconté il y a un an, et certainement après un certain nombre de nuits sans sommeil comme il l'a déclaré lui-même, Josh Willis se décida à retirer son article et à déclarer que les résultats des balises Argo souffraient de quelques défauts... Les résultats furent retouchés (ou corrigés) et la conclusion (qui constituait encore une très mauvaise nouvelle pour les tenants du réchauffement anthropique) fut, à l'époque, que la température des océans et donc que le contenu thermique des océans avait stagné ou légèrement baissé durant la période de mesure. Ce qui justifie l'analyse de Roger Pielke Sr que j'ai décrite un peu plus haut.

argo1

Admirez la qualité de la couverture des 3325 balises Argo au 22 Mars 2009 sur la figure ci-contre (N'oubliez pas que ces balises sont flottantes ou en immersion et que leur position doit-être réactualisée en permanence, d'où la date portée sur cette carte). A noter que l'homogénéité de cette couverture océanique est incomparablement supérieure à celle de la couverture thermométrique utilisée par le GISS de la NASA pour l'établissement des courbes de température globale dites GISTemp)

 

Ainsi, en février 2009, aurait-on pu croire que le "feuilleton" à rebondissements des "balises Argo" était terminé.
Il n'en est rien !

En effet, Craig Loehle vient de publier un article portant sur la réévaluation des résultats des balises Argo (erreurs des balises déjà corrigées par l'équipe de Josh Willis, cela va sans dire) dans la revue Energy and Environnement (vol 20). C. Loehle est une chercheur expérimenté, auteur de 145+ articles dans des revues à comité de lecture. Il s'est déjà rendu célèbre, dans le domaine de la climatologie, en publiant une analyse détaillée des mesures dendrochonologiques malencontreusement utilisées pour la fameuse "crosse de hockey" de Michael Mann et al. en 1998 (voir ici). Loehle a reconstitué l'histoire de la température du globe depuis 1000 ans montrant l'existence du petit âge glaciaire et de l'optimum médiéval.

Cette réévaluation des températures océaniques de Craig Loehle résulte d'une analyse mathématique fine des résultats (corrigés) des balises Argo dans le but de savoir si les températures océaniques ont stagné ou diminué depuis 2003 (qui est la date de la réception de la mise en place du réseau de balises). argo2

Les résultats de l'analyse de Loehle peuvent être illustrés par la figure ci-contre :

Craig Loehle résume son travail de la manière suivante : " Refroidissement des océans du globe depuis 2003 (source)

  • On a analysé la tendance du contenu thermique des océans de 2003 à 2008 (4,5 ans).
  • Une tendance linéaire à laquelle se superpose le cycle annuel périodique reproduit les résultats des mesures avec R2 =0,85 (NDT : c'est le coefficient de corrélation. 0.85, c'est très bon). La tendance linéaire est de -0,32 ( + ou - 0,2) x 1022 Joules par an.
  • Ce résultat est cohérent avec d'autres données qui montrent une absence de réchauffement depuis les dernières années. "

Autrement dit, si on en croit Craig Loehle (et il n'y pas raison de ne pas le croire étant données son expertise reconnue dans l'analyse des données numériques) les océans de la planète sont en train de se refroidir. Si on se souvient que le contenu thermique des océans est environ mille fois plus grand que celui de l'atmosphère, on en conclut que la planète est en phase de refroidissement et non pas en voie de réchauffement comme l'avaient prévu tous les modèles de l'effet de serre du GIEC, et ceci malgré une croissance marquée du taux de CO2 atmosphérique pendant la même période. Il est ainsi probable que la planète se dirigera vers une période froide comme cela est expliqué dans cette page, à partir de diverses autres analyses convergentes. D'autre part, il est aussi hautement probable que ce refroidissement sera accompagné d'une baisse du taux de CO2 dans l'atmosphère, tout simplement parce que la solubilité du CO2 dans l'eau augmente quand sa température diminue.Compte tenu de l'énormité du contenu thermique des océans, et à l'instar de Roger Pielke Sr. et de nombreux chercheurs, je dirais que cet indicateur est beaucoup plus significatif que la mesure des températures de l'air (qui de toute manière stagnent ou diminuent depuis 10 ans, environ) qui est généralement utilisée pour estimer l'évolution du climat de la planète...et entretenir l'alarmisme.

 

02/02/2009 : Leçon sur l'art de présenter les données : En totale contradiction avec les résultats publiés récemment qui affirmaientMannsteig que l'Antarctique ne se réchauffe pas, un article de Eric Steig (à gauche), Michael Mann (à droite, l'auteur de la crosse de hockey) et al. nous déclare que l'antarctique se réchauffe...La presse réchauffiste en a fait ses choux gras, sans chercher plus loin. Les scientifiques sérieux et indépendants examinent tout cela en détail et les scientifiques impliqués dans cette affaire s'embrouillent les crayons dans leurs explications...comme vous allez le voir. Sans compter que les données utilisées sont plus que douteuses...
Voici l'article avec ses références :

"Réchauffement de la surface de la nappe de glace antarctique depuis 1957, l'année Internationale de Géophysique".
par Eric J. Steig, David P. Schneider, Scott D. Rutherford, Michael E. Mann, Josefino C. Comiso & Drew T. Shindell, Nature 457, 459-462 (22 Janvier 2009).

La technique utilisée est assez acrobatique (pour rester sibyllin). Elle mérite d'être décrite. La voici :
De fait, il n'existe, en Antarctique, que très peu de stations thermométriques automatiques qui mesurent, comme sur les autres continents, les maxima et les minima quotidiens de température, puis en donnent la moyenne. La très grande majorité du continent antarctique demeure ainsi ignorée du point de vue des mesures de température terrestre, d'autant plus que les rares sondes existantes sont situées sur le pourtour du continent, à proximité des mers ce qui, très certainement, induit un biais sur les résultats.
Par contre, il existe de nombreuses données, cette fois-ci très détaillées, fournies par les satellites orbitant aux alentours du pôle Sud.
Il s'agit des mesures satellitaires (MSU, Microwave sounding units, maintenant très fiables) qui mesurent la température au dessus des glaces polaires, lesquelles n'indiquent aucun réchauffement depuis leur mise en orbite (années 80) sinon un refroidissement tout comme d'ailleurs, les mesures terrestres, ce qui contredit ouvertement les résultats de l'article de Steig, Mann et al.

Steig, Mann et al, eux, ont choisi d'utiliser des données satellitaires infra-rouge. A leurs yeux, sans doute, ces mesures, maintenant délaissées au profit des MSU; reflètent mieux la température du sol que les satellites qui mesurent la température au dessus de la glace. Malheureusement, comme le fait remarquer F. Singer (un pionnier des mesures satellitaires), les mesures I.R. ne dépendent pas seulement de la température mais aussi de l'émissivité des surfaces. De plus, ces mesures sont perturbées par les brumes et autres aléas, y compris par les couches d'inversion fréquentes dans ces zones.. Enfin, l'émissivité dépend de la porosité et de la taille des cristaux de glace qui varient d'un point à l'autre, tous des inconvénients que n'ont pas les mesures MSU...Bref, dès le départ, ces mesures sont douteuses. Enfin, ces mesures ne remontent pas en deçà des années 1980.
En comparant les mesures données par les rares stations thermométrique, supposées fiables, et en ajustant les mesures infra-rouges, les auteurs ont essayé de reconstituer ce qu'auraient pu être les températures du continent antarctique depuis 1957. C'est manifestement une analyse "acrobatique", encore une fois effectuée par un algorithme dont Michael Mann a le secret.
Tout ceci explique les doutes qui n'ont pas inquiété les referees de Nature (qui avait déjà publié la crosse de Hockey) et qu'expriment les chercheurs (même favorables au GIEC) interrogés sur les résultats de cette étude. Vous les lirez ci-dessous.

De plus, le titre de cet article sonne bizarrement. Que vient faire, dans le titre, cette précision "Année Internationale de Géophysique " ? En quoi cela validerait-il les résultats de cette étude ? Les auteurs devancent la question en précisant que c'est à partir de cette année que l'on a commencé à effectuer des mesures systématiques de la température du continent Antarctique (ce qui est faux comme vous le verrez ci-dessous sur les graphiques), avec d'ailleurs de bien maigres moyens, puisqu'il ne s'agit que de quelques rares stations distribuées, en général, sur le pourtour du continent.
Mais il se trouve qu'évaluer la variation de température de la nappe antarctique depuis 1957, offre, sans doute, quelques avantages pour les auteurs de l'article. Comment cela ?

C'est très simple : Dans la réalité, il n'y a rien de bien nouveau, dans cet article, du points de vue des données qui malgré la complexité des méthodes utilisées ne sont pas nettement différentes de celles qui sont déjà connues. C'est surtout une question de présentation des données auxquelles comme chacun sait, la statistique peut faire dire ce qui vous arrange. Cette petite histoire en est un exemple d'école comme vous allez le voir dans le petit tableau suivant :

Les courbes ci-contre sont issues de trois sources différentes, antérieures à l'article commenté ici. Elles ont été compilées par Monagahan et al ( JGR, 113, D0415, 2008) qui l'auteur de ce graphique à partir des données établies par Schneider, Chapman (2008) et celles qui résultent d'une reconstruction informatique. L'échelle verticale est en °C.. Il s'agit de l'ensemble du continent Antarctique, péninsule Ouest comprise.

Bizarrement, l'article de Steig et al., ne donne pas la courbe globale pour tout le continent, mais on peut la retrouver sur le site RealClimate (où exerce Michael Mann), traitée avec l'algorithme "méthode Steig, Mann et al". Elle est peu différente de celle qui est présentée ici.

antar1

Si on a l'oeil exercé et si on utilise des techniques d'analyse simples, on voit, comme l'ont affirmé tous les auteurs précédant cet article, que l'Antarctique s'est légèrement réchauffé (+0,3°C) depuis le début des mesures (vers 1950) jusque dans les années 1970-80 (Il est intéressant de noter, au passage, que le reste du globe se refroidissait à cette époque, faisant même craindre un petit âge glaciaire).
Par la suite, c'est à dire depuis 1980 environ, la température est restée pratiquement constante et a même un peu baissé ces dernières années (mais ce graphique s'arrête en 2005).

C'est ce qui justifie les affirmations des nombreuses études précédentes qui nous disaient que l'Antarctique ne se réchauffait pas... jusqu'à ce que Michael Mann et ses collègues nous disent le contraire. Les droites rouge et bleu sont de l'auteur du site.

antar3

Alors qu'ont fait Eric Steig, Michael Mann et leurs collègues ?

C'est tout simple. Au lieu de partir du point situé autour des années 1980 qui marquaient un changement de régime pour l'antarctique, ils ont effectué une régression linéaire à partir de 1957.... l'année Internationale de Géophysique. Comme on le voit sur ce dessin ci-contre (illustré par les soins de l'auteur du site), cette "technique" donne lieu à une droite à pente légèrement positive, (+0, 1°C par décennie disent-ils), ce qui a permis aux auteurs de proclamer que l'Antarctique se réchauffait et ce qui a été largement repris par la presse comme une nouvelle preuve du réchauffement climatique anthropique, bien sûr !

antar3

Comme vous le voyez et comme cela est analysé par Patrick J. Michaels sur son excellent site World Climat Report, il ne s'agit de rien d'autre que d'une technique adhoc de présentation des données dans le sens qui convient aux auteurs.

La vérité ( unanimement reconnue) est la suivante : l'antarctique s'est un peu réchauffé mais seulement de 1950 (ou avant ?) jusque dans les années 70-80. Mais depuis 1980, c'est à dire depuis près de trente ans, il ne se réchauffe plus, voire il se refroidit, à l'exception peut-être de la volcanique péninsule antarctique Ouest... Ce qui n'est pas honnêtement résumé par le titre des auteurs " Réchauffement de la surface de la nappe de glace antarctique depuis 1957, l'année Internationale de Géophysique" . Ceci n'est pas à proprement parler faux mais c'est pour les moins biaisé...ou "misleading" comme disent les américains. Il s'agit exactement de la même distorsion que celle qui est utilisée par Pachauri, le président du GIEC qui nous dit que le climat s'est réchauffé depuis 1900 jusqu'à nos jours en omettant de préciser que'il s'est aussi refroidi de 1945 à 1976 ainsi que de 1998 à 2009..

Quand on en arrive à ce niveau de désinformation (destinée essentiellement à la communication pour les médias), on peut s'attendre à quelques critiques acerbes. En voici quelques échantillons :

  • Ross Hays, (source) est un météorologiste de terrain qui a souvent effectué des travaux en Antarctique pour la NASA Il a envoyé à Eric Steig un email très caustique dont voici le début et la fin : " Je pense que votre étude est complètement fausse. Il n'y a que très peu de stations en Antarctique et seulement une poignée avec des données de 50 ans....Avec les statistiques vous pouvez faire dire aux chiffres ce que vous voulez. Cela m'attriste de voir des membres de la communauté scientifique faire des choses comme ça pour avoir une couverture médiatique. "
  • Kevin Trenberth qui est Chef en Analyse du Climat du Centre National pour la Recherche Atmosphérique et qui n'est pas un sceptique,( très loin de là), est à peine plus indulgent :"Je reste quelque peu sceptique : Il est difficile de fabriquer des données, là où il n'y en a pas."
  • Roger Pielke Sr. qui est un éminent climatologue (source):"Dans la figure 2, l'essentiel du réchauffement constaté a eu lieu avant 1980. Pour l'Est Antarctique, la tendance est pratiquement plate depuis 1980. L'utilisation d'une régression linéaire pour toute la période donne une tendance plus grande que celle qui a été vue dans les années récentes." (NDLR : C'est très exactement ce que je vous ai montré ci-dessus.) " De plus, même un simple regard sur la figure 2 montre que depuis la fin des années 1990 la région s'est refroidie selon leur propre analyse. Cet article serait plus équilibré s'ils s'étaient contentés de présenter ce résultat même s'ils ne peuvent pas l'expliquer".
    Pielke questionne aussi les auteurs " Comment les auteurs peuvent-ils réconcilier leurs résultats avec une température, plus basse que la moyenne, des mers qui cernent l'antarctique ?... Ce refroidissement des mers est aussi indubitablement relié à l'extension, au dessus de la moyenne, des glaces de l'antarctique."
  • John Christy, spécialiste des mesures par satellites UAH (source) " En d'autres termes, nous ne saurons jamais quelle était la température des très grandes zones que cette technique a tenté de remplir et ainsi elle ne peut être vérifiée pour les années passées."

Le débat sur le site RealClimate tenu par Michael Mann et Gavin Schmidt (le bras droit de James Hansen) n'a pas manqué d'être cocasse parce que ces derniers avaient affirmés que le refroidissement constaté de l'Antarctique ne leur posait pas de problèmes puisque... leurs modèles l'avaient prévu... Voici ce qu'on peut lire sur leur site : (source)

" ...On entend souvent les gens faire remarquer que des parties de l'antarctique se refroidissent et, de fait, la masse des glaces de l'océan autour de l'Antarctique s'est effectivement étendue. Est-ce que cela contredit les calculs qui disent que les gaz à effet de serre réchauffent le globe ? Pas du tout, parce qu'un antarctique plus froid, c'est exactement ce que les modèles ont prédit."

Après des contorsions assez cocasses de la part de Michael Mann et Gavin Schmidt qui, sur leur site, nous affirmaient que le refroidissement de l'Antarctique était prévu par les modèles (ce qui est faux, voir ici) mais qui "découvrent" qu'en fait, il se réchauffe.. C'est Roger Pielke Jr ( Prof d'Etudes Environnementales à l'Université du Colorado, le fils de Roger Pielke Sr) qui a le mot de la fin :

"Ainsi, le réchauffement de l'Antarctique et le refroidissement de l'Antarctique sont tous deux "en accord" avec les projections des modèles du réchauffement climatique... Notre incursion dans la logique tortueuse du "être en accord avec" dans les sciences du climat soulève une question obsédante : Quelles sont les observations du système climatique qui ne seraient pas "en accord" avec les prédictions des modèles ?"

A mon humble avis, quand on arrive à ce point là, la fin n'est plus très loin. Quand à Michael Mann, après avoir vainement tenté de faire disparaître l'optimum médiéval et le petit âge glaciaire avec sa "crosse de hockey", ne voilà-t-il pas qu'il essaye de faire disparaître le refroidissement antarctique ?
A propos de la fameuse citation, proférée avant la parution de la "crosse de hockey " "Nous devons nous débarrasser de l'optimum médiéval", Lisez ce témoignage du Dr. David Deming devant le Comité du Sénat des Etats Unis, sur l'Environnement et les Travaux Publics, le 06/12/06. et vous verrez, d'un autre oeil, le fond de cette triste affaire...
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Addendum du 04 Fév 2009 : On pouvait compter sur Steve McIntyre ( le premier billet est ici) (qui avait déjà débusqué la fameuse (infâme disent certains) crosse de steigreconhockey,) pour analyser, en profondeur, les données qui ont servi à Steig, Mann et al. pour leur article cité ci-dessus. Nous n'avons pas été déçus....

Voici, ci-contre, à droite, les graphes des relevés (reconstruits par Steig, Mann et al.) de quatre stations automatiques (AWS) dénommés Byrd, Harry, Mount_Siple et Siple, de haut en bas.
Byrd, Mount-Siple et Siple sont correctement localisées (en Lat et Long) dans le tableau suivant qui est issu des données fournies par les auteurs.

location

 

 

 

 

Par contre, les coordonnées de la station Harry (AWS) qui fournit des données sensiblement différentes de celles des autres stations avec un réchauffement marqué (pente 0,81 au lieu de -0,06, 0,16 et 0,12) sont erronées. Or, il se trouve que cette pente de 0,81 joue un rôle essentiel dans le résultat global de cet article.

Cette anomalie a attiré l'attention vigilante de S. McIntyre qui a découvert que la station dénommée Harry était restée enfouie sous la neige pendant des années et exhumée puis renormalisée vers 2005. Et de fait, les auteurs de l'article, ont combiné les résultats de cette station inutilisable avec ceux d'une station plus ancienne de la plaque glaciaire Ross appelée Gill et ont attribué le tout à Harry, ce qui conduit à un réchauffement apparent de 1995 à 2005, très visible sur le graphe de droite (2ème courbe à partir du haut) .

harryavant

Ces données (carrément trafiquées) et trompeusement attribuées à la station Harry, faussent sérieusement les conclusions de l'article, ce qui justifie le titre amusant du billet de McIntyre "Quand Harry rencontre Gill" en écho au titre du film bien connu: "Quand Harry rencontre Sally". Steve MacIntyre déclare, preuves détaillées à l'appui, qu'" En réalité, les données propres à Gill montrent une légère tendance au refroidissement de 1987 à 2002.

La tendance forte au réchauffement que l'on voit dans le "nouvel Harry" provient entièrement de l'impact de la recombinaison des deux jeux de données issus de stations différentes Harry et Gill. C'est du "n'importe quoi", conclut S. McIntyre.harryapres

 

 

Les deux images ci-contre (source du "facebook" de Harry à l'université du Wisconsin) de la station de mesure Harry prises, l'une avant le désenfouissement (en haut ) et après le déneigement (en bas) illustrent les difficultés d'effectuer des mesures au sol dans l'antarctique. Belle hauteur de neige !
Avant le dégagement, Harry devait peut-être pouvoir encore mesurer la vitesse du vent, mais pour le reste...

 

 

A noter qu'une des principales critiques apportées à la crosse de hockey de l'étude dendrochronologique de Michael Mann était justement relative à la recombinaison de données (bien choisies) issues d'arbres d'espèces différentes...Décidément, on ne se refait pas. De mon temps, ce genre de pratique n'avait pas cours, où bien les referees de Nature s'en apercevaient... Curieuse époque !

29 Jan. 2009 : Réunis en congrès, les scientifiques reconnaissent que la fonte des glaciers Groenlandais s'est calmée. Les prévisions apocalyptiques d'Al Gore s'effondrent...

Cet article fait écho a celui du 16 Nov 2008 , dans ce même dossier, qui montrait que la vitesse de descente du glacier situé près de Kangerlussuaq diminuait progressivement depuis 17 ans. Il constitue aussi la suite de ce billet, du mois de Mars 2007. Helheim


La récente réunion de l'AGU (American Geophysical Union) qui s'est tenue à San Francisco du 15 au 19 décembre 2008, a permis de faire le point sur l'évolution de l'ensemble des glaciers du Groenland dont certains affirmaient qu'ils avaient atteint leurs points de non-retour et que nous allions être engloutis, sous peu.

De fait, les dernières études, rapportées lors de cette conférence, montrent que, bien au contraire et à l'inverse des prévisions (prédictions, scénarios), la descente de la totalité des glaciers Groenlandais s'est brusquement ralentie au cours de ces dernières années...

L'image ci-dessus qui montre le front de l'écoulement du glacier Helheim en 2004, 2005 et 2006 , juste au dessous de la ligne noire) en est un bonne illustrations (source). On voit que de août 2004 à août 2005, la vitesse de descente du front du glacier a augmenté. Mais aussi que celle-ci s'est considérablement ralentie en 2006 ( puis en 2007 et 2008). L'Apocalypse que nous prédisaient certains climatologues systématiquement alarmistes et Al Gore ne s'est pas produit et a très peu de chances de le faire. Le Professeur Cliff Ollier, spécialiste de glaciologie et des sols , affirme même, avec de solides arguments, que cela est totalement impossible.

Souvenons nous que la publication (d'abord erronée puis rectifiée) des prévisions de la montée du niveau des mers (de l'ordre de 40 cm/ 100 ans) par le GIEC à Paris en début d'année 2007, lors de son quatrième rapport (AR4), avait déclenché une tempête de protestations de la part d'un certain nombre de climatologues dont le plus virulent était Stefan Rhamstorf.
Ce dernier, avec quelques collègues ( malheureusement) rassemblés sous sa bannière, clamaient haut et fort dans tous les médias et jusque dans les revues scientifiques, que le GIEC était trop " conservateur" : Le GIEC avait soi-disant "oublié la fonte imminente des deux géants" (sic - sous-entendu les glaciers du Groenland et l'Antarctique) qui feraient monter les eaux de plusieurs mètres.. jusqu'à +73m, précisait Rhamstorf, si tout fondait...(voir ici).
Juste quelques jours après cet article tonitruant et particulièrement alarmiste de Rahmstorf et al, paraissait un article apaisant (Science ( vol. 315, N°5818, pp. 1559-1561) (online le 7 février 2007)), suivi d'une série d'autres, qui ramenaient les choses à leur juste proportion en nous disant que la fonte des glaciers groenlandais s'était ralentie.
J'ai décrit les péripéties cet épisode agité dans cette page, ici.

Environ deux ans après (!) ces découvertes ont été enfin confirmées. Les géologues (dont beaucoup appartiennent au GIEC) ont reconnu l'évidence incontournable des faits et la réunion de l'AGU du 15-19 Nov. 2008 n'a fait rien d'autre que d'entériner officiellement ce qui était déjà connu.
Ce qui est instructif, dans cette histoire, c'est la manière dont un certain nombre d'acteurs du réchauffement climatique se sont emparés de cette affaire qui s'est terminée ... en eau de boudin pour eux, sans jeu de mots et pour parler crûment.

Au cours de cette réunion, le glaciologue Tavi Murray de l'Université de Swansea (UK), résumant l'opinion générale a déclaré :

C'en est fini avec cette Apocalypse (Armaggedon) due aux glaciers du Groenland. "C'est terminé."

Richard Kerr qui est éditorialiste à Science et qui rapporte sur cette récente réunion de l'AGU, nous dit (Science 23 January 2009: Vol. 323. no. 5913, p. 458 DOI: 10.1126/science.323.5913.458a), avec un brin d'ironie, que "Quelques climatologues ont spéculé sur le fait que le réchauffement climatique pouvait avoir poussé le Groenland au delà du point de non-retour dans un régime effrayant de pertes de glace démesurées qui devaient conduire à une montée des eaux encore plus rapide ". Ceci est, sans aucun doute, une allusion aux déclarations de Stefan Rhamstorf et de ses suivistes alarmistes.

Quant à Al Gore, le célèbre nobélisé (de la paix, par un jury Norvégien), il en a fait beaucoup. Beaucoup trop sur ce sujet (aussi). Lors de ses pascontenttournées de présentation de son oeuvre, une "Vérité qui dérange ", il s'efforçait de terroriser son auditoire en déclarant que :

"Plus tôt, cette année [2006], de nouveau, une autre équipe de scientifiques a signalé que les douze derniers mois ont vus l'apparition de 32 tremblements de terre des glaciers au Groenland avec des forces de 4,6 à 5,1 sur l'échelle de Richter ce qui constitue un signe inquiétant qu'une déstabilisation massive est maintenant en cours à l'intérieur de la seconde accumulation de glaces de la planète. C'est assez de glace pour élever le niveau des mers du globe de 6 mètres, s'il elle se casse et sombre dans la mer. Chaque jour qui passe nous apporte de nouveaux éléments de preuve que nous somme confronté à une situation d'urgence pour la planète. C'est une crise climatique qui exige une action immédiate pour réduire de manière brutale nos émissions de dioxyde de carbone, sur l'ensemble de la planète, pour faire baisser le thermostat de la terre et éviter la catastrophe. "

Tout cela est donc tombé à l'eau, par pans successifs comme ne l'ont pas fait les glaciers Groenlandais :

  • D'une part, l'équipe qui avait observé les craquements menaçants évoqués par Al Gore pense maintenant, après des recherches complémentaires qu'il s'agit, en fait, du bruit des glissements successifs (et normaux) des nappes glaciaires et non pas d'un phénomène de déstabilisation interne. (Nettles et al, 2008)

  • D'autre part la "déstabilisation massive " d'Al Gore résultant d'un glissement sous-jacent provoqué par la fonte des eaux (processus popularisé par J. Hansen) a été démontré comme erronée (Joughin et al 2008, Van de Wal et 2008)
    ( voir une analyse de l' article de Van de Wal ici).


  • Et de plus, la marche en avant des glaciers Groenlandais s'est encore ralentie, ces derniers temps....

Voici comment Richard Kerr décrit la situation dans le Science du 23 Janvier 2009 :

" Terminé pour l'Apocalypse due au glaces du Groenland. " C'en est fini" a déclaré la glaciologiste Tavi Murray de l'Université de Swansea (UK) pendant une session du meeting. "Il semble y avoir eu une extinction simultanée" de l'augmentation de la vitesse, a-t-elle dit. Pratiquement partout, autour du sud-Ouest du Groenland (NDT : là où les glaciers s'écoulent) les vitesses d'écoulement son revenues à leur niveau de l'année 2000....et personne ne saurait extrapoler le comportement excessif de la glace de cette époque vers le futur"
Cette dernière phrase est d'ailleurs confirmée par un article très récent de Faezeh Nick et al.( Nature Geosciences DOI:10.1038 on line 11 Jan. 2009)

Ainsi, l'opinion générale est maintenant que la prévision très modérée de la hausse du niveau des mers contenue dans le rapport du GIEC de Janvier 2007, pourrait ne pas être si éloignée que ça de la réalité...

On se demande si l'Ex VP Al Gore va supprimer les quelques 12 pages de son livre, remplies d'images alarmantes (le Word Trade Center Memorial sous l'eau, notamment) qui montrent ce que serait le monde si le niveau des mers s'élevait de 6 mètres à cause de la fonte du Groenland, ce qui est inévitable selon Gore.
N'y comptez pas et la partie crédule du grand public, les politiques et les affairistes y croient toujours, dur comme fer !

Nous somme parvenus à un point où les évidences scientifiques ne sont même plus entendues...
Pour certains, c'est devenu une vraie religion.

Quant à la grande presse et aux médias, ils se sont montrés particulièrement discrets au sujet de ces nouvelles découvertes, très rassurantes, sur les glaciers du Groenland ...ils continuent de propager les idées délirantes d'Al Gore, dès que l'occasion se présente.
Pourquoi ? Peur de perdre des auditeurs et des lecteurs si on n'annonce pas des catastrophes ?
Mr et Mmes des médias, c'est déjà fait, vous avez déjà perdu beaucoup de lecteurs et d'auditeurs...
Juste une suggestion pour améliorer les tirages et les audimats et plutôt que de programmer la vente des journaux dans le pâtisseries :

Et si vous vous contentiez tout simplement d'informer et de rapporter la vérité ? Quelle qu'elle soit.

10 Jan. 2009 : Bonne nouvelle ! La "pompe" de l'atlantique Nord est de retour ! (source1, source2)

Comme vous le savez, les puissants échanges thermiques qui se produisent au sein des océans et dont on sait qu'ils ont une profonde influence sur le climat, résultent d'un jeu complexe de convections intenses et de courants internes ou surfaciques.

conveyorLe système est compliqué mais voici, brièvement, comment les choses se passent :

Il existe un système complexe de courants marins, voyageant à diverses profondeurs et que l'on appelle "Le grand tapis roulant de l'océan" soit en anglais "The Great Ocean Conveyor" que l'on voit sur la figure ci-contre. Comme d'habitude le rouge indique le chaud et le bleu (ou mauve), le froid.

Le rôle de ce tapis roulant est fondamental pour la détermination du climat de la planète. Il agit de manière à distribuer la chaleur accumulée à l'équateur et aux tropiques vers le pôles et vice-versa. De même, ils joue aussi un rôle essentiel pour déterminer la salinité des eaux tout au long de son parcours. C'est ce que l'on appelle la circulation thermo-haline. (haline =saline).

Comme tout tapis roulant qui se respecte celui-ci a besoin d'un moteur. Ce moteur, très puissant, est une sorte de pompe qui se trouve placée dans la portion Est de l'Atlantique Nord. Cette pompe agit de la manière suivante : Les eaux froides et denses situées à la surface de NApumpl'Atlantique Nord (entre le Labrador et le Groenland et en mer d'Irminger) s'enfoncent en profondeur et pénètrent dans la branche inférieure du grand tapis roulant océanique. Pour remplacer ce courant d'eau froide descendant, les eaux chaudes de surface provenant des tropiques ( notamment du Mexique) sont tirées vers le Nord en empruntant la branche supérieure du Grand Tapis Roulant. Ce courant chaud qui longe les côtes de l'Europe du Nord serait (mais c'est encore disputé de nos jours) responsable de la douceur relative, vu les latitudes, du Nord de l'Europe.

Du point de vue de ceux qui sont soucieux du CO2 atmosphérique qui se trouve en équilibre avec celui qui est contenu dans les océans (selon la température de surface de ces derniers), le "Grand Tapis Roulant" joue un rôle déterminant parce qu'il est responsable de la plongée en profondeur des eaux chargées de ce gaz où il finit par se faire piéger dans les fonds sous marins sans espoir de retour. C'est donc un élément fondamental de l'élimination du CO2 anthropique ou naturel. Cependant, pour que ce mécanisme puisse opérer, il faut que les eaux chargées de CO2 puissent descendre à des profondeurs suffisantes, c'est à dire à près de 1000m de profondeur.

On comprend ainsi que le Grand Tapis Roulant et, surtout, sont moteur, la pompe de l'Atlantique Nord, fasse l'objet d'une surveillance attentive de la part des océanographes comme ceux qui ont publié l'article dont il est question ici. Il s'agit d'une collaboration Franco (Ifremer)-Américaine (Woods Hole Oceanographic Institution), déjà à l'oeuvre pour l'entretien des balises ARGO que j'ai évoquées plus bas. Voici la référence de cet article publié dans Nature Geosciences :

"Surprenant retour retour de la convection profonde de l'océan Nord Atlantique subpolaire pendant l'hiver 2007-2008." Kjetil Våge, Robert S. Pickart, Virginie Thierry, Gilles Reverdin, Craig M. Lee, Brian Petrie, Tom A. Agnew, Amy Wong and Mads H. Ribergaard
Published online: 30 November 2008 | doi 10.1038/ngeo382

En effet, grâce aux récentes balises Argo, ces chercheurs ont pu constater que la pompe qui descend les masses d'eau froide et chargées de CO2 vers les fonds sous-marins, a brusquement repris de la vigueur en atteignant des profondeurs impressionnantes, pendant l'hiver 2007-2008. Ces mêmes chercheurs s'inquiétaient que, depuis une décennie environ, la pompe Nord-Atlantique avait beaucoup faibli ce qu'ils attribuaient au réchauffement des océans, bien entendu. Compte tenu du fait que l'été 2007 a constitué un record en matière de fonte de la mer Arctique, il y a en effet de quoi être surpris.

A ce sujet et dans cet article, les chercheurs précisent que "L'augmentation du flux d'eau froide, liquide et gelée, dans la mer du Labrador était probablement reliée à l'importante perte de la glace arctique qui a contribué à établir le minimum record de l'extension de la glace observé pendant l'été 2007. Ironiquement, la disparition de la glace Arctique, qui a été attribuée au réchauffement global, peut avoir servi de déclencheur au retour de l'enfouissement des eaux froides pendant l'hiver, dans l'Atlantique Nord".

Note : On ressent un zeste d'ironie dans cette dernière phrase... Si on suit leurs observations, on en déduit qu'il s'agit là d'un mécanisme de rétroaction négative par lequel une fonte excessive des glaces de la mer arctique (comme celle de l'été 2007) provoque, in fine, une activation de la pompe du tapis roulant de l'Atlantique, lui-même propice à l'enfouissement naturel du CO2 et donc ... (si on en croit les modèles du GIEC) à un refroidissement global ! La Nature est très bien faite comme nous en avons vu quelques exemples dans cette page.

Il est utile de préciser que de tels événements, en effet surprenants, démontrent l'extraordinaire complexité de la machine climatique. Evidemment rien de tout ceci ne figure dans aucun des 22 modèles climatiques du GIEC....qui se prétend pourtant certain à 90% d'avoir tout compris !

On constate aussi que l'idée même d"amplification arctique" chère aux alarmistes, aux médias en mal de copie et à Marc Serreze, déjà mise à mal par le prof. Roger Pielke Sr (voir ici), se voit une fois encore, contredite par les faits. Dans le cas constaté ici-même, il s'agit plutôt d'une "atténuation arctique".
Un peu plus de modestie face à la complexité de la machine climatique serait de mise, me semble-t-il.

 

6 décembre 2008: Ce sont les océans qui réchauffent ou refroidissent les continents et pas les gaz à effet de serre comme l'affirmaient les modèles d'ordinateurs....

Un article, révolutionnaire dans l'ambiance actuelle, vient de paraître dans la revue "Climate Dynamics" 2008, sous la signature de deux chercheurs (Gilbert P. Combo et Prashant D. Sardeshmukh) de l'Université du Colorado et du célèbre ESRL (Earth System Research Laboratory) de la NOAA. Je rappelle que l'ESRL est le laboratoire qui fournit, entre autres, les données officielles sur le taux de CO2 contenu dans l'atmosphère relevé sur le site de Mauna Loa (Voir ici).
Cet article remet en cause les fondements même de la modélisation du réchauffement de le planète par l'effet de serre des gaz tels que le CO2, CH4 etc. qui constitue la Bible des alarmistes. J'avais fait le commentaire du preprint de cet article en Juillet 2008. L'article est maintenant définitif. A noter qu'il a fallu près d'un an pour que cet article finisse par être publié par la revue Climate Dynamics (texte en pdf ici), ce qui n'est pas très étonnant au vu des résultats présentés par cet article...

A la différence de son contenu, le titre de cet article est plutôt sybillin : "Oceanic influences on recent continental warming" (DOI : 10.1007/s00382-008-0448-9) soit "Influences océaniques sur le réchauffement continental "

Voici les quatre premières lignes significatives du résumé de cet article qui devrait sérieusement perturber le sommeil de quelques modélisateurs ( sérieux). Les autres continueront à bien dormir... :

"Evidence is presented that the recent worldwide land warming has occurred largely in response to a worldwide
warming of the oceans rather than as a direct response to increasing greenhouse gases (GHGs) over land. Atmospheric model simulations of the last half-century with prescribed observed ocean temperature changes, but without prescribed GHG changes, account for most of the land warming."

En français ( les caractères grossis sont du traducteur): "Cet article présente des preuves que le récent réchauffement mondial des terres a résulté en grande partie du réchauffement global des océans, plutôt que par l'action directe de l'augmentation des gaz à effet de serre (GES) au dessus des continents. Des modèles numériques de l'atmosphère des cinquante dernières années dans lesquels on inclut les variations observées des températures océaniques , mais en excluant les variations des gaz à effet de serre, rendent compte de la plus grande partie du réchauffement des continents."

Comment les deux auteurs de cet article qui contredit de manière fondamentale les modèles de l'effet de serre en vigueur, basés sur les GCM (General ou Global, Circulation ou Climate, Model), sont-ils parvenus à cette conclusion ?
Leur démarche est particulièrement astucieuse tout en étant très simple. C'est une méthode différentielle.
La voici :

  • Les chercheurs ont collecté les données détaillées des températures des surfaces des océans de 1961 à 2006.
  • Ils ont calculé la différence entre les données allant de 1991 à 2006 et celles allant de 1961 - 1990. Ils ont obtenus la figure suivante :combo1

 

Le code de couleur est le code standard (+ rouge= + chaud, bleu=froid)

 

 

 

 

 

  • Comme on le voit, à quelques exceptions près, les océans se sont réchauffés entre les deux sous-périodes considérées. Les deux chercheurs ont alors introduit ce dernier résultat, c'est à dire la variation de la SST(sea surface temperature = température de surface des mers) comme seul forçage dans une série de différents modèles utilisés par les modélisateurs du GIEC. Autrement dit, ils se sont demandé comment varieraient les températures si on supposait que seule l'influence des océans avait de l'importance, en excluant tout autre forçage comme les gaz à effet de serre (GES) etc.
  • Ils ont aussi "fait tourner" toute une série de modèles (ECHAM4.5, BASA/NSIPP, NCAR/CAM3...) en incluant les forçages habituels avec GES, aérosols d'origine diverses, ozone stratosphérique et troposphérique, halocarbones (CFC) etc..

Le résultat est sans appel : "Les modèles atmosphériques du dernier demi-siècle, incluant les changements de température observés pour les océans et excluant les gaz à effet de serre, rendent compte de la plupart du réchauffement des terres..."

Quant à leur conclusion, elle enfonce le clou et donne des précisions :

"En résumé, nos résultats mettent en lumière le rôle significatif de l'influence océanique plutôt que les effets directs et localisés du forçage radiatif anthropique, lors du récent réchauffement climatique des continents. Ils suggèrent que le réchauffement récent des océans a provoqué le réchauffement des continents par le biais d'une série de mécanismes qui sont habituellement reconnus comme l'impact global des variations des températures de surface des océans. Ces derniers ont accru l'humidité dans l'atmopshère, modifié les mouvements verticaux de l'atmosphère ainsi que les champs de nuages résultants. Ils ont aussi perturbé les flux radiatifs aux courtes et grandes longueurs d'onde vers les surfaces continentales. "

 

Trois remarques complémentaires :

  • Les océans se refroidissent depuis quelque temps, notablement grâce au basculement de la Pacific Decennal Oscillation. D'après cette étude, un refroidissement à venir des continents est donc pratiquement inévitable...

  • C'est une nouvelle démonstration de ce que l'on appelle le caractère continental ou océanique du climat. Les océans jouent manifestement un rôle fondamental sur la plus grande partie des continents qui se trouve à proximité de ces derniers . Par contre les zones résolument continentales comme le désert de Gobi en Chine, subissent cette influence dans une moindre mesure et les écarts de température y sont très importants (+ et - 45°C, malgré l'effet de serre !). Bref, on en revient à la bonne vieille climatologie traditionnelle qui a été bien maltraitée ces derniers temps. Entre nous, le fait que les modèles d'ordinateurs (ECHAM4.5, BASA/NSIPP, NCAR/CAM3) rejoignent, enfin, la climatologie traditionnelle est plutôt une bonne nouvelle... Encore faut-il savoir les utiliser intelligemment comme l'ont fait ces deux chercheurs.
    C'est dans cet esprit, mais à partir de résultats de différents programmes d'ordinateurs, que les auteurs de l'article cité ci-dessus, prescrivent de mener des analyses locales plutôt que d'essayer de modéliser le climat comme un ensemble global en essayant de reproduire les variations de la fameuse " température globale moyenne " qui, de fait, n'a aucun sens profond, même si c'est un indicateur commode pour les journaux télévisés.

  • J'en connais, (au moins), deux qui doivent être très satisfaits des conclusions de cet article. Il s'agit d'abord du grand climatologue Roger Pielke Sr qui s'efforce depuis des années de faire comprendre que c'est l'énorme masse thermique des océans (70% de la planète) qui détermine le climat et qu'il faut étudier ce dernier à l'échelle locale et non globale. Il s'agit aussi du météorologue Joseph d'Aleo qui montre sur son site (ICECAP) jour après jour, l'étonnante corrélation qui existe entre les températures du globe et les oscillations naturelles des températures océaniques (ENSO et PDO en particulier).

La question qui se pose alors est évidemment : mais alors qu'est ce qui réchauffe ou refroidit les océans ? Est-ce l'effet de serre ?

Pour répondre à cette question, il suffit de se remémorer le travail de quatre chercheurs américains White W.B., Lean J., Cayan D.R. et Dettiger M.D. effectué en 1997 (Journal of Geophysical research 102; 3255) (Explication aussi ici). Ces scientifiques ont cherché s'il existait une corrélation entre le rayonnement solaire (la TSI, voir ici) et les températures de surface (SST) des trois principaux océans de la planète.

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La courbe du bas représente la variation de l'irradiance solaire totale de 1955 à 1997. Les trois courbes supérieures celles des océans. La quatrième est celle (moyennée) de l'océan global.

A moins d'avoir de mauvaises lunettes, on ne peut s'empêcher de remarquer l'étonnant synchronisme entre les variations de températures SST des océans et celles de la TSI.

Remarquez, en particulier, les anomalies froides des océans et de la TSI qui basculent ensemble en 1977. Chacun sait que la planète, après une période froide de 1950 à 1977, a basculé vers le réchauffement jusqu'au grand El Niño de 1998. Le basculement inverse s'est amorcé depuis deux ou trois ans.

Or, comme on sait que les variations de l'irradiance solaire (TSI) qui ont des amplitudes trop faibles pour expliquer tout cela, sont parfaitement corrélées aux fameux cycles solaires de 11 ans...comme on l'explique dans cette page.

Point de CO2 ni d'effet de serre dans tout cela !

Le soleil. Tout simplement, le soleil !

Vous avez accès aux grands indicateurs officiels et actualisés du climat, des pôles, des océans et du soleil sur cette page.

16 Nov. 2008 : Les modèles des modélisateurs du GIEC prévoient que la vitesse d'écoulement des glaciers Groenlandais devrait s'accélerer... Les mesures montrent, qu'au contraire, elle ralentit depuis, au moins, 17 ans. L'écoulement se fait par saccades successives de brèves durées, caractéristiques du frottement sec, ce qui est encore contraire aux modèles.

Un groupe de chercheurs Néerlandais de l'Institut pour la Recherche Atmosphérique et Marine de l'Université d'Utrecht, vient de publier un article sur la vitesse d'écoulement de la zone d'ablation d'un grand glacier Groenlandais dans la revue Science ( R.S.W. Van de Wal et al, Science, 4 juillet 2008, 321 p. 111, 113 [DOI: 10.1126/science.1158540]. Le titre original de cet article est particulièrement révélateur de l'état actuel de la science climatique. Il sera commenté ci-dessous.

vandewaal1Rappelons que la zone d'ablation d'un glacier est la zone qui se trouve aux pieds du glacier. Elle est en contact avec la zone de terre ferme dépourvue de glace. La zone étudiée par notre équipe de chercheurs Néerlandais, située près du glacier de Kangerlussuaq est représentée par un petit rectangle noir sur le dessin ci-contre. Elle se trouve juste au Nord du cercle Arctique.

Dans son principe, l'expérience est assez simple :Il s'agissait d'utiliser une série de balises (numérotées de 4, 5, SHR, 6 à 10), régulièrement disposées dans la glace sur une distance de quelques 200 km, s'échelonnant depuis le sol terrestre (marqueur K pour Kangerlussuaq) et disposées sur une ligne de plus grande pente sur un versant du glacier étudié. Différentes techniques sont utilisées pour repérer la position exacte des balises et suivre leur déplacement par rapport à un point fixe, au cours du temps. Depuis 2005, c'est le GPS (Global Positioning System) qui est mis en oeuvre. La précision est remarquable. Ces mesures sont effectuées avec régularité depuis 17 ans, c'est à dire depuis l'été 1990.

Les résultats de cette étude sont édifiants. Ils portent sur la variation de la vitesse d'écoulement du glacier. Ils permettent aussi de mettre en évidence la manière dont se fait cet écoulement qui progresse à une vitesse de l'ordre de la centaine de mètres par an. Voici une figure révélatrice du contenu de l'article. Elle en dit plus qu'un long discours.vandewal2

 

En ordonnées sont reportées les vitesses d'écoulement en fonction du temps pour les différentes balises. Ces vitesses sont mesurées en mètres par an.

Les balises S4 à S10 sont échelonnés à partir de la sonde K (sur la terre ferme). S10 se trouve à environ 200 km du point K. Les balises S4 et S5 se trouvent, dans la glace, à la limite de la terre ferme. Comme on peut le constater du premier coup d'oeil, les balises les plus proches de la terre, c'est à dire celles situées à plus basse altitude, se déplacent à plus grande vitesse que celles situées à plus haute altitude, ce qui n'est pas étonnant, à priori. Le glacier s'écoule par le bas.
Par contre, ce qui est beaucoup plus intéressant c'est que la plupart des vitesses des balises situées sur le flanc du glacier ont ralenti au cours des 17 dernières années. (courbes en gras). Les vitesses des balises restantes sont approximativement constantes. Autrement dit, non seulement les glaciers ne s'écoulent pas plus vite comme les médias, Al Gore, Hansen et d'autres prophètes de l'apocalypse, du "runaway" et du "tipping point" voudraient vous le faire croire, mais leur écoulement se ralentit !

Cette observation est en opposition formelle avec les prévisions des modélisateurs (dont James Hansen) qui partent d'un modèle imaginé par De Saussure (celui-là même dont s'est inspiré Arrhénius pour l'effet de serre) en 1779, selon lequel, le glacier descend en glissant sur la paroi inférieure lubrifiée par l'eau résultant de la fonte de la surface. Ceci serait favorisé notamment par l'effet des "moulins" (image ci-contre) qui sont des sortes de cavités moulin tubulaires qui descendent depuis le surface superficielle du glacier jusqu'au sol dur. Les modélisateurs ont même prévu qu'une rétroaction positive serait à l'oeuvre qui devrait provoquer l'accélération de la descente des glaciers...

Cette vision d'écoulement des glaciers par lubrification de la base est violemment combattue par de nombreux géologues spécialisés dont le Professeur Cliff Ollier (lire ici) qui explique pourquoi ce modèle (Hansen-De Saussure) est complètement faux.

Il n'en reste pas moins que ce dernier est le modèle officiel adopté par les tenants du GIEC et par tous ceux qui en tirent de juteux contrats de recherche. On imagine donc sans peine, l'embarras dans lequel nos chercheurs Néerlandais ont dus être plongés à la lecture de leurs résultats. D'ailleurs, et ceci est tout à fait exemplaire de ce qui se passe actuellement en science climatique (comme décrit par R. Lindzen) , leur discours est d'une très très grande prudence à ce sujet. Ils marchent sur des oeufs ! Voici ce qu'ils déclarent dans cet article dont les résultats démentent carrément la théorie en vigueur :
" it has been suggested that the interaction between meltwater production and ice velocity provides a positive feedback, leading to a more rapid and stronger response of the ice sheet to climate warming than hitherto assumed. Our results are not quite in line with this view."
soit en français :

"Il a été suggéré que l'interaction entre la production d'eau de fonte et la vitesse de la glace provoque une rétroaction positive, conduisant à une réponse plus rapide et plus intense de la nappe de glace au réchauffement climatique que celle supposée précédemment. Nos résultats ne sont pas tout à fait dans la ligne de ce modèle."

" Résultats pas tout à fait dans la ligne de ce modèle " ? : C'est vraiment le moins que l'on puisse dire pour de résultats qui sont carrément en opposition avec les modèles !

D'autre part et ceci devrait sérieusement faire réfléchir les tenants du "modèle "en question, les mesures de nos chercheurs Néerlandais ont montré que la descente des glaciers ne se fait pas de manière continue mais plutôt par une suite de glissements rapides successifs, suivis d'interruptions brutales ainsi que le montre l'examen des déplacements des sondes au cours d'une brève période qui va du 3 au 28 août vandewal2006 représentés sur le graphe ci-contre, à droite. Ce graphe montre que l'ensemble des sondes a subi un déplacement rapide sur une brève période allant du 15 au 22 août environ, puis s'est arrêté brutalement (vitesse proche du zéro le 25 août).( Sur ce graphique, ,l'ordonnée représente la vitesse en mm/an)

Pour un physicien de la mécanique des sols, ou d'ailleurs, pour un physicien tout court, un tel comportement est révélateur d'un processus dit de "stick-slip" soit "collé-glissé". En physique, il est caractéristique d'un mécanisme de frottement "sec" (cad du mouvement relatif de deux corps solides, non lubrifiés, restant en contact, lorsque l'on cherche à déplacer l'un par rapport à l'autre : le déplacement se fait par glissements successifs entrecoupés d'arrêts brusques. C'est par exemple ce qui se produit lors du broutage des machines outils et aussi lorsque l'archet excite la vibration de la corde du violon et encore ce qui se produit lors de l'ouverture d'une porte qui grince. Chacun sait qu'une goutte d'huile suffit à faire disparaître le grincement...Autrement dit, si le glissement était lubrifié comme le croient les modélisateurs, on ne devrait pas observer ce genre de discontinuités dans le glissement. C'est d'ailleurs très précisément pour éviter ceci qu'on utilise les lubrifiants.

Ainsi, cette observation très intéressante devrait suffire, à elle seule, pour démonter l'idée du glissement lubrifié par l'eau de fonte mis en avant par De Saussure, Hansen et beaucoup d'autres et pour orienter les recherches dans une autre direction. En effet et comme l'explique le Professeur Ollier qui est un spécialiste de la question, l'écoulement d'un glacier ne se fait pas glissement continu. Le glacier "rampe" dit-il . Les observations des chercheurs néerlandais lui donnent entièrement raison. De fait, il s'agit bien d'un processus de frottement sec dans lesquels les "moulins" et l'eau de fonte n'ont rien à voir comme le dit le Prof. Ollier.

Mais quel est donc le titre de cet article écrit par notre équipe de Néerlandais ? Le voici : " Soit "Variations rapides et importantes de vitesses, résultant de la fonte, dans la zone d'ablation la nappe de glace Groenlandaise"

Pas un mot sur le ralentissement de l'écoulement observé depuis 17 ans ! Pas un mot sur les autres théories qui expliquent correctement ce genre de comportement ! Un titre à vous faire dresser les cheveux sur la tête ou à vous inciter à construire une arche de Noé et qui n'a que peu de rapports avec les découvertes réelles et importantes de l'article, mais qui permet sans doute de passer le barrage des referees (arbitres)de la revue.

La conclusion de cet article ne manque pas de sel, elle non plus; Elle affirme : "At present, we cannot conclude that this feedback is important" "A présent, nous ne pouvons pas conclure que cette rétroaction est importante"... Certes ! Non seulement ils ne peuvent pas conclure dans ce sens puisque la vitesse d'écoulement ralentit au lieu d'accélerer, mais ils devraient en tirer la conclusion opposée..
Mais non, c'est impossible. Malgré les résultats de mesures sans appel, il ne faut surtout pas se brouiller avec les collègues et les donneurs de crédits. Mais où est donc passée la déontologie des scientifiques ? C'est typiquement le syndrome des Professeurs Lindzen (voir d'autres exemples ici ) et Paltridge, lequel a écrit ceci :

"Le fait est que la communauté des chercheurs a été si loin dans la promotion de la peur chez le grand public, qu'un retour en arrière, même sur une fraction de cette histoire, porterait un coup fatal à sa réputation et assénerait une claque politique à la science en général. Ainsi, comme les corpuscules dans le sang, les chercheurs du monde entier accourent en grand nombre pour repousser l'infection provoquée par toute idée qui menace la croyance, soigneusement entretenue, dans le désastre climatique."

Les scientifiques du climat ont perdu le Nord comme l'a écrit l'un de mes collègues. Quant aux médias, on peut s'attendre à ce qu'ils répercutent urbi et orbi le titre de cet article en gardant le contenu pour eux...S'ils le lisent, bien sûr.

25 octobre 2008 : S'il est vrai qu'une hirondelle ne fait pas le printemps, des observations étonnantes, même locales, peuvent constituer un indice de changements importants. Ainsi, les grands glaciers de l'Alaska se sont remis à croître, ce qu'ils ne faisaient plus depuis 250 ans...titre un article de DailyTech qui reprend un texte publié dans le Anchorage Daily News, basé lui-même sur l'interview d'un glaciologue du anchorageUS Geological Survey, Bruce Molnia.

L'été 2008 a été particulièrement froid dans de nombreuses régions de l'hémisphère Nord. Ainsi et pour la première fois depuis que des mesures sérieuses existent, la fonte de la masse de neige et de glace des grands glaciers situés à l'ouest d'Anchorage en Alaska n'a pas, et de loin, compensé le gain de l'hiver dernier.

Voici ce que dit le glaciologue spécialiste de cette région, Bruce Molnia :" A la mi-Juin, j'ai été surpris de voir encore de la neige au niveau de la mer dans Prince William Sound. De manière générale, le temps de cet été a été le pire que j'ai connu durant ces 20 dernières année.".."Sur le champ de glace de Juneau, il y avait encore 20 pieds de neige fraîche sur la surface, à la fin Juillet. Le glacier de Bering, un endroit sur lequel je travaille, n'a pas été déneigé avant le début Août."..

Cet événement constitue un record depuis le milieu de l'année 1700, date à laquelle la région a été visitée par des explorateurs Russes. Molnia estime que les glaciers avaient perdu environ 15% de leur superficie depuis cette époque, ce qui représente une surface de la taille du Connecticut. D'après Molnia une différence de seulement 3 ou 4°C est suffisante pour rompre l'équilibre gains-pertes et faire passer les glaciers d'une période de rétrécissement rapide à une période de croissance rapide. C'est ce qui s'est passé entre les années 1600 à 1900 quand la planète est sortie du petit âge glaciaire.
A noter que l'été à Anchorage a connu une moyenne de 3°C en dessous de la norme.

Bien entendu, tout comme Molnia, nous ne pouvons prévoir l'avenir à partir d'un événement aussi localisé dans le temps. Néanmoins, nous rapprochons ces observations du fait que l'arctique, de manière générale, subit un refroidissement très précoce en ce début d'automne 2008 avec une reprise des glaces qui se produit avec une vitesse remarquable, comme le montrent les observations satellitaires rassemblée sur le graphe ci-contre. (Lewis Pugh n'a vraiment pas eu de chance !) norsex1

 

Sur ce graphe que vous retrouverez avec de nombreux autres sur la page de indicateurs, la courbe en rouge représente la superficie de la glace arctique de Janvier 2008 au 23 octobre 2008. La courbe en noir représente la moyenne 1979-2007 que nous avons donc déjà pratiquement rejoint puisque nous touchons la bordure de la zone grisée qui représente l'erreur de mesure. Ce n'était pas le cas en 2007.

Qu'on le veuille ou non, l'année 2008 marque un refroidissement marqué des zones septentrionales. Cela ne semble d'ailleurs pas être limité à cet hémisphère puisque les températures moyennes globales ont aussi enregistré cette baisse des températures, tout comme la zone antarctique (indicateurs). Même s'il est trop tôt pour en tirer des conclusions, force est de constater que ces observations vont dans le sens des prévisions des scientifiques qui prévoient un refroidissement à venir.
Wait and see !

Il est étonnant (?) que cette nouvelle rafraîchissante du 13 octobre n'ait pas été reprise par les grands médias francophones qui ne parlent que des glaciers qui fondent, sans trop savoir pourquoi.

28 Nov. 2008 : De grands glaciers Norvégiens se sont aussi remis à croître... (source) et leur flux de descente diminue depuis l'an 2000 ...

14 octobre 2008 : Les prévisions des modèles pour la hausse du niveau des océans sont entachés de nombreuses incertitudes ce qui fait qu'il est impossible de donner des estimations fiables pour l'avenir.

L'océanologue renommé Carl Wunsch et deux collègues (Rui M. Ponte, Lexington USA) et Patrick Heimbach, Cambridge USA) ont publié récemment dans le "Journal of Climate" une étude approfondie et exhaustive du niveau des océans intitulée :
"Tendances décennales des modèles des niveaux des mers : 1993-2004"; (pdf du MIT, ici)
Ce travail a été effectué avec le support de la NASA et de la NOAA ainsi que du centre de calcul NCAR.

 

Carl Wunsch du Massachusetts Institute of Technology (MIT, Comme Richard Lindzen) n'est pas un climato-sceptique. Bien qu'il ait été interviewé dans le film de Martin Durkin, "The great global warming swindle", il s'est défendu de toute opposition systématique aux thèses officiellesthomas. Pourtant, l'article qu'il vient d'écrire dans le Journal of Climate (mai 2007) porte un rude coup aux catastrophistes du niveau des mers tels qu'Al Gore, Peter Rahmstorf, James Hansen, de nombreux écologistes ainsi que les médias et la cité des Sciences (image ci-contre) qui nous annoncent, sans aucune base scientifique sérieuse, des hausses du niveau des océans de +6m, +20m voire +70m ... Le GIEC, quant à lui, s'est limité, lors du dernier AR4-2007 ( Fourth Assessment Report, 4ème rapport d'évaluation) à une prévision moyenne de +42cm en cent ans. Tout cela n'est pas sérieux si on en croît l'article de Carl Wunsch et ses collaborateurs.

En effet, ces auteurs précisent qu'ils ont utilisé toutes les données rendues disponibles par le dernier cri de la technologie comme le précise le résumé de l'article dont voici quelques extraits traduits en français :

" Les estimations des variations régionales des niveaux marins du globe ont été obtenues à partir des modèles GCM (Modèles de circulation générale) avec une résolution horizontale de 1° alignés sur quelques 100 millions d'observations océaniques et un nombre encore plus grand d'estimations météorologiques pendant la période 1993-2004. Les données impliquent non seulement la variabilité altimétrique mais la plupart des données modernes en hydrographie, les profils des bouées flottantes ARGO, les températures de surface et d'autres observations. Les tendances moyennées sur les distance des données altimétriques sont explicitement supprimées afin d'extraire les variations moyennes globales de longue durée imposées par les seules observations in situ"... "Les estimations obtenues dans cet article donnent une moyenne globale d'environ 1,6 mm/an c'est à dire environ 60% de la mesure altimétrique pure dans laquelle environ 70% provient de l'addition d'eau externe. " ..." Les variations globales interannuelles sont peut-être dominées par les additions d'eau externes plutôt que par les variations dues au réchauffement. Les variations de la moyenne altimétrique globale, très fréquemment publiée, est peut-être bien correcte mais l'exactitude de ces mesures, souvent citées dans la littérature ne peut pas être vérifiée par les observations existantes réalisées in-situ.".."Il est possible que des erreurs systématiques dominent dans la plupart des estimations des variations des moyennes globales : Les valeurs publiées et les marges d'erreur doivent être utilisées avec précaution".

La conclusion de cet article est encore plus claire. En voici la fin qui porte un rude coup aux prévisions des modèles pour les années à venir : wunsch

"It remains possible that the data base is insufficient to compute mean sea level trends with the accuracy necessary to discuss the impact of global warming–as disappointing as this conclusion may be. The priority has to be to make such calculations possible in the future". Soit :

"Il reste la possibilité que la base de données soit insuffisante pour calculer les tendances du niveau moyen des mers avec la précision nécessaire pour pouvoir discuter de l'impact du réchauffement global -aussi décevante que soit cette conclusion-. La priorité doit être de rendre de tels calculs possibles dans l'avenir".

Autrement dit, la comparaison des modèles et des observations est (une fois de plus) défaillante et Carl Wunsch et ses collègues affirment qu'il est actuellement impossible ou irréaliste d'espérer utiliser les modèles actuels pour prévoir l'élévation du niveau des mers... ce que, pourtant, tout le monde prétend savoir faire. Et jusque dans cent ans...

Cet article est à rapprocher de celui de Koutsoyannis et al " Au sujet de la crédibilité des prédictions climatiques" dans cette page. Décidément, ça va très mal du côté des modélisateurs .... et pas seulement pour le niveau des mers. Il n'y aurait pas un poblème du côté GCM ?

04 octobre 2008 :Ce sont les courants marins, naturels et décennaux qui ont provoqué la fonte des glaciers Arctique et Antarctique Ouest et non pas le réchauffement climatique, affirment plusieurs articles scientifique récents...

Nous poursuivons dans la série des articles rafraîchissants sur le devenir des pôles et notamment sur celui du pôle Nord Arctique ainsi que sur la péninsule Ouest de l'Antarctique, en rapportant aujourd'hui sur un article (signé par Richard Kerr) paru dans le dernier numéro de la revue Science (3 oct 08).

Cet article est, en fait, une brève revue du contenu de deux papiers parus récemment, l'un dans Nature Geoscience (1, 659 - 664 (2008), published online: 28 September 2008 ; doi:10.1038/ngeo316) et l'autre dans Geophysical Research Letters (VOL. 35, L18602, doi:10.1029/2008GL034939, 2008). Les deux articles en question sont relativement techniques. Celui de Kerr est plus abordable. Voici donc une traduction fidèle des principaux extraits du texte de Kerr dans Science :

Texte original en anglais: " The surge of glaciers draining both the Greenland and West Antarctic ice sheets has alarmed scientists and the public alike. Global warming appeared to be taking an early toll on the planet’s largest stores of ice while acceleratingthe rise of sea level. But two new studies point to random, wind-induced circulation changes in the ocean—not global warming—as the dominant cause of the recent ice losses through those glaciers."

" La déferlante des glaciers qui s'écoulent aussi bien du Groenland que des surfaces glacées de la péninsule Ouest de l'Antarctique ont alarmé les jakobscientifiques comme le grand public. Le réchauffement climatique semblait avoir effectué un prélèvement anticipé sur la plus grande réserve de glace de la planète tout en contribuant à une accélération de la hausse du niveau des océans. Cependant, deux études récentes montrent que des changements aléatoires de circulation des océans, dus aux vents, sont la cause principale -et non pas le réchauffement global- des pertes récentes enregistrées sur ces glaciers." (Lettres en gras et grands caractères du traducteur).

"Au Groenland, au moins, vous allez avoir des problèmes pour attribuer cela au réchauffement climatique" déclare le glaciologue Richard Alley de l'Université de Pennsylvanie (Collège d'Etat)."

L'article se poursuit en expliquant en substance que faute de données suffisamment détaillées obtenues par les océanographes sur le comportement des océans dans cette région :

" ...L'océanologue physicien David Holland de l'Université de New York et ses collègues, se sont tournés vers des scientifiques d'une autre spécialité : les chercheurs des pêcheries, lesquels ont enregistré les températures des eaux profondes près de la côte Sud-Ouest du Groenland en étudiant la population des crevettes de 1991 à 2006. Hollande et ses collègues rapportent cette semaine dans Nature Geosciences qu'un influx d'eau chaude et plus salée en 1997 a "coïncidé précisément " avec l'amincissement rapide et l'accélération de l'avance subséquente du glacier Jakobshavn Isbrae, le glacier le plus prolifique en fuite de glace du Groenland. "... " Je pense que c'est fantastique, déclare Bindschdler. Ils avaient ça, inscrit dans le Groenland".

"Holland et ses collègues ont remonté la piste de l'influx de la chaleur océanique jusque dans l'atmosphère au dessus de l'Atlantique Nord.Un affaiblissement brutal des vents, du à un phénomène atmosphérique naturel, appelé l'Oscillation Atlantique Nord (NDLR : NAO en anglais) a apporté plus d'eau de la mer d'Irminger, près de l'Islande, jusqu'à l'extrémité du Groenland, jusqu'au massif sous-jacent et sous la glace."

"Un processus identique peut avoir été à l'oeuvre dans le récent accroissement des pertes de glace de la péninsule Ouest de l'Antarctique, comme les chercheurs l'ont rapporté dans le Geophysical Research Letters du 18 septembre. Le modélisateur des glaciers Malte Thomas de l'Institut Alfred Wegener pour les recherches polaires et marines de Bremerhaven (allemagne), et ses collègues, incluant Holland, n'avaient pas non plus de données sur les températures marines à cet endroit mais ils disposaient des données sur les vents. Quand ils introduisirent ces données dans les modèles océan-glace, les vents changeants emmenèrent des eaux plus profondes et plus chaudes dans les modèles, jusque la plaque continentale et sous la glace, dans les milieu des années 1990 de telle façon que les glaciers qui drainent la couche de glace de la partie Ouest de l'Antarctique se sont mis à accélérer leurs pertes...."
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Et pourtant, une fois encore, que n'avons nous pas entendu et lu dans les médias au sujet du réchauffement climatique qui, soi-disant, faisait fondre les glaciers des pôles, "plus vite que prévu" ?
Comme je l'ai toujours dit, les progrès de la recherche finiront par percer, peu à peu, découverte après découverte, la croûte épaisse de cet imbroglio politico-économico-pseudo-scientifico-médiatique.

Ce qu'il faut noter, parce que c'est amusant et révélateur de ce qui se passe dans les publications de ces braves chercheurs, c'est que le deuxième article se termine par une phrase du genre : "Mais ça ne veut pas dire qu'il faut cesser de s'inquiéter".
Pardi ! Comme l'a pointé l'éminent climatologue américain du MIT, Richard Lindzen (ici), c'est la phrase magique et obligatoire pour qu'on continue à leur donner des crédits et que l'article soit accepté pour publication.

Je parierais volontiers qu'on n'entendra jamais parler ces articles rassurants qui nous disent que la fonte des glaciers Arctique et Antarctique (Ouest) n'a rien à voir avec le réchauffement climatique, ni sur France-Info, ni sur France 5, ni dans le Monde, ni dans Libération, ni dans le Figaro, ni d'ailleurs dans aucun média français...

D'ailleurs, les "journalistes scientifiques" de ces même médias s'étaient bien gardés de mentionner l'article de Novembre 2007 relatif à une annonce de la NASA qui, déjà, disait exactement la même chose que les articles ci-dessus..
Voici un extrait de l'annonce de l'article du 15 nov. 2007 ( source) et rapport détaillé ci-dessus (ici) :" La NASA a annoncé mardi qu'après des années de recherche, une équipe de scientifiques ont rassemblé des observations montrant que des évolutions normales et décennales de l'Océan Arctique sont largement responsables des changements climatiques de l'Arctique observés depuis plusieurs années."

BorlooReplacez aussi ces découvertes scientifiques dans le contexte de la visite du 10 septembre 2007, de notre Ministre Jean-Louis Borloo à Ilulissat (glacier Kangerlua) au Groenland, en Airbus présidentiel, accompagné de la cohorte habituelle des "sommités de la climatologie française" et de quelques incontournables personnalités médiatiques, pour la photo.
Le but était de sensibiliser notre Ministre aux dégâts provoqués par le réchauffement climatique en contemplant le glacier proche d'Ilulissat (qui déverse de la glace depuis les années 1800 ) et qui est considéré comme " le plus grand fournisseur d'icebergs de l'hémisphère Nord (source)" (NDLR : le scientifiques (voir ci-dessus) nous disent que c'est le glacier Jakobshavn Isbrae, le plus grand fournisseur d'icebergs, mais bon, il faut impressionner le lecteur... on n'allait quand même pas déplacer tout ce monde pour un glacier de seconde zone).

Ci-contre, à droite : Le Ministre J-L Borloo et l'expert J-L Etienne à Ilulissat.

Avec le recul, le compte-rendu du journal le Monde, par Laurence Caramel, vaut son pesant d'or.

En voici un extrait (paru ici) : "Ilulissat, municipalité de 4 600 habitants de l'ouest du Groenland, avait jusqu'à présent pour seule notoriété d'avoir été classée, en 2004, par l'Unesco au Patrimoine de l'humanité pour la beauté époustouflante de son paysage glaciaire, le plus vaste de l'hémisphère Nord. Pas de quoi faire l'ouverture des journaux télévisés. Mais les choses sont en train de changer. Les hommes politiques de tous bords s'y pressent pour voir de leurs yeux l'impact du réchauffement climatique. Les plus sceptiques en reviennent, dit-on, convertis. Les autres plus convaincus encore qu'il est urgent d'agir. "

Convaincus ? Il est urgent d'agir ?
Non, pas exactement. Il est surtout urgent que nos "hommes politiques de tout bord" lisent (ou fassent lire par des gens compétents et non orientés) la littérature scientifique sur ce ce sujet afin d'éviter de se faire ridiculiser et intoxiquer par certains activistes environnementalistes...

Tels que, parmi bien d'autres, l'article de Paris Match du 08 sept 2008, où l'expert de Nicolas Hulot, JM Jancovici, affirme que "La fonte accélérée du Groenland est une très mauvaise nouvelle" parce qu'elle est due au réchauffement climatique anthropique, bien entendu.

Suite à la parution des ces articles scientifiques, il a été demandé à Connie Hedegaard, la très convaincue ministre du climat et de l'environnement Danois qui organise les expéditions touristiques aux glaciers du Groenland (21 responsables politiques auraient déjà fait le voyage), de faire des excuses auprès de ses visiteurs induits en erreur... La réponse de la ministre est étonnante : peu importent les résultats de la recherche, elle va continuer (Source en Danois, traduit par Google) !

Une seule question se pose : Est-que 4 articles scientifiques concordants, dont 1 dans Science , 1 dans Nature et 2 dans Geophysical Research Letters, écrits par une vingtaine de spécialistes reconnus qui affirment et expliquent que cette fonte des glaciers est parfaitement naturelle et n'a rien à voir avec le réchauffement climatique provoqué par les activités humaines, valent la parole des "experts" de Mr Hulot ou les déclarations de la ministre Danoise ?

Aux yeux des médias et des politiques, scientifiquement incultes : Hélas, certainement pas ! D'ailleurs, ils les ignorent.

Nous vivons une curieuse époque : Une époque dans laquelle la Science apporte la légitimité à ceux qui ne lisent (ou ne comprennent) même pas les articles écrits par les scientifiques authentiques. Quant aux politiques, sans doute aveuglés par les flash des médias, leur confiance est bien mal placée...

Mis à jour le 06/10/2008

27 sept. 2008 : Encore un article du journal Science qui démonte l'alarmisme des médias, de certains scientifiques et du GIEC en matière de méthane qui serait, soit-disant, libéré lors de la fonte du pergélisol (alias permafrost). Voici comment le présente le journal Science :

(Ancient pergélisol et un arctique futur, plus chaud)
Duane G. Froese, John A. Westgate, Alberto V. Reyes, Randolph J. Enkin, and Shari J. Preece
Science 19 September 2008: 1648.
The existence of a 700,000-year-old patch of permafrost in sub-Arctic Canada shows that ground ice far from the pole can resist melting during warm intervals.
en français " l'existence d'une zone de pergélisol dans le Canada sub-arctique, datant de 700.000 ans, montre que la glace enterrée loin du pôle, peut résister pendant les périodes chaudes. "
Cet article publié par 5 chercheurs Canadiens fait écho à un autre, du même journal, que j'avais analysé en Juillet 2007 et qui nous disait que le Groenland peut lui aussi se réchauffer de plusieurs degrés, sans dommage particulier.

Les médias orientés ou avides de scoops, les écologistes alarmistes, quelques politiques désinformés et (hélas) quelques scientifiques se font un plaisir, à intervalles réguliers, de susciter la peur chez nos contemporains en agitant le spectre de la libération du méthane et d'autres dérivés carbonés lors de la fonte des terres gelées de l'hémisphère Nord. Jusqu'au GIEC qui fait intervenir cette hypothèse inquiétante dans ses prédictions (scénarios) numériques d'émission de gaz à effet de serre...

Heureusement et comme je vous l'ai souvent dit dans les différentes pages de ce site, la Nature et les progrès de la recherche scientifique se chargent, peu à peu, jour après jour, de nous ramener à la raison. Nous, mais pas les alarmistes qui n'en ont cure, évidemment.

Je vous rappelle que le permafrost (permafrost est anglais. En français on dit pergélisol) se trouve essentiellement limité aux bassins sédimentaires de l'arctique. Le pergélisol (c'est à dire : sol gelé de manière permanente) est, en réalité, une véritable terre gelée recouverte de manière plus ou moins permanente par de la glace. Cette terre maintenant constamment gelée a autrefois été le siège d'une abondante vie organique (arbres, végétation diverse) qui a fermentée au cours des milliers de siècles passés. Comme chacun le sait, la dégradation de toute substance organique dégage du méthane ainsi que toute une série d'hydrocarbures jusqu'au pétrole brut. Ainsi les médias (mais peu de glaciologues compétents qui savent à quoi s'en tenir) ont beau jeu de nous répéter, images effrayantes à l'appui, que l'effet de serre va diverger parce que la libération prochaine du méthane (qui est un gaz à effet de serre très actif) inclus dans le pergélisol "mettra le feu à la planète". J'ajoute, pour calmer les inquiets de la fonte des glaces de la mer arctique que celle-ci n'est constituée que de gros blocs de glace et ne contient donc ni "pergélisol" ni méthane.
A noter que les Russes exploitent à Messoyakha (Sibérie) les gaz contenus dans la "vetchnaia merzlota" (pergélisol en russe, vetchnaia signifie éternelle) comme une ressource naturelle.

L'article dans Science de nos 5 chercheurs Canadiens concerne des recherches effectuées dans la partie Nord-Ouest de l'Alaska (US). C'est une permafrostzone bien connue pour le contenu en hydrates de carbones du pergélisol.

Voici ci-contre, une image indiquant la zone étudiée. Les zones de pergélisol sont, en général, distinguées par leur teneur en sol gelé en permanence. Sur cette image

CPZ : signifie zone de pergélisol continu (>90% de sol gelé)
DPZ : signifie zone de pergélisol discontinu (entre 90 et 50%)
SPZ : signifie zone de pergélisol sporadique (< 50%)

Les chercheurs ont étudié, en particulier, une zone de DPZ située dans le Yukon. Dans cette zone le pergélisol est assez chaud (T>-2°C), assez épais (quelques dizaines de mètres) et sa présence dépend des conditions d'exposition au soleil et aux vents.

Cette zone, comme l'ensemble de la planète, a connu un réchauffement au cours de la seconde moitié du 20ème siècle. Il est donc important de savoir ce qu'il pourrait advenir si ce réchauffement se poursuivait dans l'avenir (ce qui n'est pas certain, comme expliqué ici).

Les auteurs de l'article ont étudié une zone assez particulière recouverte par ce que l'on appelle un téphra (une espèce de croûte solide plus ou moins formée de verre) et qui est en fait le résultat d'une éjection violente de matériaux consécutive à une explosion volcanique. La datation de ce téphra d'assez grande étendue et dont le nom de "Gold run tephra" (le téphra de la ruée vers l'or) évoque le passé des chercheurs d'or en Alaska, montre que celui-ci date de quelques -740.000 + ou - 60.000 ans. Ainsi, il est clair que la terre gelée située en dessous de ce "Gold run tephra" est au moins aussi ancienne que ce dernier qui l'a protégée au cours de ces centaines de milliers d'années. C'est celle-ci que les chercheurs ont étudié. A noter en passant, qu'il s'agit de la partie glacée la plus ancienne connue aux USA.

Cette étude montre que ce pergélisol a survécu à toute une série de cycles glaciaires et interglaciaires qui sont survenus depuis 740.000 ans. On sait par ailleurs, notamment à l'aide de fossiles marins datés, que de nombreuses périodes interglaciaires ont été nettement plus chaudes que la période présente. En d'autres termes, le pergélisol ne se dégèle que très difficilement, même pendant les périodes chaudes....

Pour rassurer les inquiets, je vous laisse savourer la conclusion de cet article rafraîchissant. La voici , avec, en passant, un petit coup de patte discret au modèles numériques du GIEC :

"La présence de pergélisol relique du moyen Pleistocène suggère que la connaissance de l'épaisseur du pergélisol et de sa distribution.... ...ne sont toujours pas correctement pris en compte dans les modèles numériques de la dégradation du pergélisol. Cette étude met en lumière la résistance du pergélisol aux climats chauds des temps passés. Elle suggère que le pergélisol et les réservoirs de carbone associés qui se trouvent à plus de quelques mètres de la surface peuvent être beaucoup plus stables qu'on ne le pensait auparavant. "

kennedy

Note : J'ajoute que je suis heureux qu'un tel article qui jette un sérieux doute sur le dogme en vigueur, puisse enfin paraître dans le journal Science. Il semble que l'ère de l'ancien éditeur en chef de ce journal , le biologiste Donald Kennedy, alarmiste de la première heure et collègue du même laboratoire que Stephen Schneider et Paul Ehrlich à Stanford, soit enfin terminée. Donald Kennedy a signé un éditorial célèbre, en 2007, déclarant "The game is over ", autrement dit "les jeux sont faits ", c'est à dire, "la science est achevée".

Science achevée ? Au moins pour ce qui concerne la fonte du pergélisol et de la libération de méthane, on voit bien que non !

23 avril 2008 : Encore une nouvelle surprenante sur l'antarctique dans le contexte actuel :
La mer profonde de l'antarctique se refroidit...

déclare l'attachée de presse (Margaret Pauls) du célèbre institut allemand de recherche polaire le Alfred Wegener Institute. ce faisant elle résume les résultats d'une équipe de 58 scientifiques à bord du plus puissant brise glace du monde, le Polarstern (en français : l'étoile polaire). Cette équipe de chercheurs est placée sous la direction du Dr Eberhard Fahrbach du Alfred Wegener Institute (je rappelle que Alfred Wegener était l'inventeur de la dérive des continents, précurseur de la tectonique de plaques où Claude Allègre s'est illustré. Alfred Wegener qui n'était "que" météorologue eut, durant toute sa vie à subir les sarcasmes de l'establishment mondial des géologues de son époque. Il ne fut reconnu que quelques 50 ans après sa mort !. Le "Alfred Wegener Institute" allemand est sans aucun doute une des organisations les mieux équipées pour ce genre de mission en CTDAntarctique. Il collabore activement auprès des quelques 50000 scientifiques aux recherches qui sont menées actuellement sur nos deux pôles.

Le texte qui suit est extrait d'un site allemand de pré-publication de nouvelles scientifiques (source). Je le compléterai, si nécessaire, lorsque l'article scientifique aura été publié.
Ci-contre, une sonde dite "CTD" que le Polarstern immerge au fond des eaux glaciales de l'antarctique. Il y pénètre aussi profondément que possible grâce à ses possibilités de brise glace.
.Les sondes de ce type sont habilitées à mesurer plusieurs paramètres fondamentaux tels que la salinité, la conductivité et bien sûr, la température. (photo Ismael Nunez-Riboni du Alfred Wegener Institute).

Voici ce que nous dit le Dr Eberhard Fahrbach au sujet de sa mission : " Nous voulons étudier le rôle de l'océan du pôle sud pour comprendre les climats du passé, du présent et du futur ". En effet, le masses d'eau froides qui s'enfoncent dans l'océan antarctique constitue un des points clefs du retournement des flux dans cette région polaire et, de ce fait, contribue de manière décisive au climat du globe. "Alors que le dernier été Arctique a été le plus chaud dans les annales (NDLR : depuis le début des mesures satellitaires, soit depuis 1979), nous avons eu un été froid avec un maximum de glace dans l'Antarctique (NDLR. Comme il est expliqué ci-dessus). Notre expédition constituera la base fondamentale pour la compréhension des comportements opposés de l'Arctique et de l'Antarctique. "
Je rappelle qu'il ne s'agit rien moins que du fameux "polar-seasaw", la bascule polaire constatée depuis très longtemps par les géologues et dont le professeur Svensmark propose une explication convaincante à partir de la "cosmoclimatologie" (voir ci-dessous ici).

A noter qu'il est remarquable que l'océan Antarctique se refroidisse et que la masse de glace de ce continent batte tous les records, alors que la presse que l'on ne peut plus qualifier que de "presse à sensation" tartine des pages entières sur la possible fuite d'une partie du glacier Wilkin (ci-dessus) en nous alertant sur la soi-disante "fonte de l'Antarctique"...alors que, bien au contraire, celui-ci se refroidit et se renforce.
Malheureusement par les temps qui courent, les journalistes s'avèrent incapables de vérifier les "informations" qui leur parviennent et de consulter les sites officiels sur l'évolution de l'Antarctique, (comme chacun peut le faire), avant de rédiger leurs inepties. Si c'est involontaire, c'est, pour le moins, la marque d'une déficience vraiment très inquiétante.

A suivre ...

26 Mars 2008 : Encore une désinformation catastrophiste sur la prétendue fonte de l'antarctique qui, au contraire, augmente sa superficie !

Cet article fait suite à l'article ci-dessus. Comme je vous l'avais promis, les nouvelles sur l'antarctique se précipitent en cette fin d'été austral. Hélas, toujours déformées ou tronquées par les grands médias...

Ce matin, les présentateurs (et -trices) de la radio (et notamment France-Info, déjà titulaire du bonnet d'âne du mois de février pour une annonce du même tonneau sur le sort des malheureux rennes lapons) se lamentaient sur la possible séparation d'un morceau important de glace du continent antarctique (le glacier Wilkin). Sans autre forme de procès, sans explications supplémentaires (ce qui est malheureusement le cas général de la part de ces présentateurs incompétents),et sans chercher aucunement à replacer tout cela dans le contexte de l'évolution générale des glaces antarctiques. Il en était conclu que cela résultait, bien sûr, du réchauffement climatique...et donc, en sous-entendu, du CO2 rejeté par l'homme dans l'atmosphère.
Hélas, le grand public et les hommes politiques croient à ce genre de sornettes...

En effet, il y a un tout petit problème, qui n'a évidemment pas été mentionné : Comme je vous l'ai déjà fait savoir, le continent antarctique s'est refroidi. Sa surface glacée a énormément augmenté ces toutes dernières années au point de battre tous les records depuis que la surveillance satellite a fait son apparition, c'est à dire depuis 1979...Non seulement le continent antarctique ne fond pas, mais il se regèle.

Comme on le constate une fois de plus, les communiqués alarmistes se font une spécialité de désinformer le public en péchant par omission. Heureusement, le site pensée-unique s'est aussi fait une spécialité de replacer toutes ces pseudo-nouvelles dans le contexte de la réalité objective. Celle que l'on voit en regardant les cartes, les courbes et les chiffres...Tous officiels.
Alors que se passe t'il réellement en Antarctique et où en sommes nous exactement en ce mois de Mars 2008 ?

  • Où en est la surface gelée du continent antarctique en ce moment même ?
    antarctique32008Pour répondre à cette question, un seul graphique et quelques chiffres officiels suffisent.

En ordonnées est portée la variation de surface glacée du continent antarctique dans son ensemble. La valeur zéro correspond à la moyenne de l'étendue mesurée entre les années 1979 et 2000.

On voit immédiatement que, depuis 2000, la surface de l'antarctique a plutôt augmenté et n'a certainement pas diminuée. C'est particulièrement net pour ce début d'année 2008 qui a vu cette étendue dépasser tous les records depuis le début des mesures satellitaires (1979). Le mois de Janvier à été remarquable de ce point de vue. Ce qui est tout à fait étonnant c'est que ce mois est un mois d'été de l'hémisphère Sud. La mois de Mars marque aussi une nette remontée (6 mois avant le plein hiver !) qui ne devrait pas s'achever de sitôt puisque l'hiver austral va commencer....On peut donc s'attendre à battre très bientôt le précédent record établi au mois de Janvier qui battait lui même le record précédent obtenu en Juillet 2003. En résumé, comme vous le voyez sur cette courbe officielle, en cette fin d'été austral, la surface de l'antarctique a augmenté d'environ 1,5 à 1,8 millions de km2 par rapport à la moyenne 1979-2000.
Vous avez sûrement remarqué que ceci n'a jamais été évoqué par les médias. Ces deniers ont plutôt choisis de titrer sur la perte effective d'un iceberg de 92,5km2 et la perte possible mais non effective d'un autre plus gros de 15 mille km2 (le glacier Wilkin) qui représenterait (si elle se produit ce qui est peu probable en ce début d'hiver austral) un perte hypothétique qui serait, de toute façon, inférieure à 1% du gain total en glace de l'antarctique ! De plus si cette masse de glace se détachait elle serait immédiatement réincorporée au continent par l'englacement hivernal. Donc il est inutile d'avoir peur d'une montée des océans comme le prétendent certains "journalistes".

Dans ces conditions, quand les médias prétendent que "l'antarctique se réchauffe et fond plus vite que prévu", ils se moquent du grand public! Au contraire et au vu des chiffres officiels, "l'antarctique se refroidit et se reforme plus vite que prévu". C'est la vérité objective tirée des chiffres officiels.

  • D'autre part, qu'en est-il exactement de ce gros glaçon qui se détacherait de l'antarctique ?

Tout d'abord, et c'est essentiel, il convient de rappeler que le fameux gros glaçon pourrait se détacher (il ne l'a pas encore fait et il est peu probable qu'il le fasse compte tenu de l'arrivée de l'hiver austral qui va ré-englacer tout le continent) se situe dans la péninsule ouest de l'antarctique dont on a rappelé plus haut le caractère océanique du climat par opposition au caractère continental du reste du continent. On a aussi mentionné les dernières découvertes qui montrent que la partie ouest de l'antarctique est le siège d'une activité volcanique remarquable qui peut très bien expliquer que cette partie se réchauffe alors que tout le reste du continent se refroidit. C'est même la seule explication logique alors que la température des océans n'augmente plus, au moins, depuis 2003 (voir post ci-dessus).
Pour comprendre ce qui s'est réellement passé, il convient de regarder des cartes qui ne sont rien d'autres que des image satellite du continent antarctique en provenance de la NASA.

wilkin

La première de ces vues satellites vous montre le fameux glacier Wilkin (Wilkin Ice shelf écrit en tout petit) dont on craint la séparation sur la péninsule Ouest. Comme vous pouvez le constater, ce glacier se trouve situé sur la dorsale tectonique qui se prolonge tout le long de l'amérique du sud (c'est la suite de la cordillère des andes) jusqu'en Patagonie puis dans la péninsule ouest et le sud de l'antarctique comme cela est visible dans les image suivantes.

 

 

 

 

 

La seconde vue satellite (ci-dessous à gauche) vous rappelle la situation géographique de cette péninsule ouest par rapport à l'ensemble du continent. C'est une carte indiquant l'activité volcanique apparente (c'est à dire en surface) du continent austral. Elle indique les noms des volcans répertoriés. A droite un agrandissement autour du glacier Wilkin indiquant la découverte toute récente d'un volcan sub-glaciaire ( marqué Volcano et découvert par l'équipe anglaise de l'AS antarctic survey). Comme on le voit, ce volcan est bien situé dans l'alignement de la grande chaîne tectonique dont quelques volcans sont indiqués sur l'image de droite (dont le fameux Erebus). Il est n'est pas éloigné du Wilkin Iceshelf et lui ou un autre, non encore découvert, peuvent fort bien réchauffer localement l'océan et ainsi fragiliser la zone de ce glacier. Mais encore une fois, cette surface fragilisée représente mois de 1% du gain total en glace de l'antarctique, pour cette année. C'est très petit par rapport à l'énormité du continent antarctique.

antarvolcano

 

volcano

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

antar2

Enfin, et pour poursuivre dans cet esprit, il est intéressant de regarder la carte satellite des anomalies de températures publiée par la NASA que j'ai déjà rapportée dans le texte ci-dessus sur l'Antarctique.

Cette photo satellite officielle (accessible ici) permet de situer assez exactement la position du glacier Wikin. On observe, sans étonnement, que ce glacier qui menace de se détacher se trouve juste à proximité d'une tache rouge très nette, c'est à dire un point chaud que l'on peut apercevoir à droite de la pointe de la flèche blanche. Ce point chaud, très bien différentié sur la photo, peut difficilement s'expliquer par un caprice de l'effet de serre anthropogénique. Par contre, il serait assez crédible que celui-ci résulte de la présence d'une activité volcanique subglaciaire qui reste à découvrir. Ce qui semble plutôt fréquent dans la péninsule antarctique.

 

 

Alors qu'en conclure ?

-Que nous sommes à la fin de l'été austral et que ce genre de glissement est banal et se produit fréquemment au cours de l'été austral. Globalement, Le gain en glace actuel du continent est énorme et il va sans doute encore s'amplifier pendant l'hiver qui commence. Le continent ne fond pas. Bien au contraire. Il s'agrandit.

-L'annonce claironnée par les médias est malhonnête en ce sens qu'elle ne resitue pas le glissement (s'il se produit) du glacier Wilkin dans la perspective de ce qui se passe réellement dans le continent antarctique. Elle ne mentionne pas non plus le fait que ce glacier se trouve sur la grande chaîne tectonique de l'antarctique qui concerne surtout la péninsule ouest et qu'un nouveau volcan sub-glaciaire y a été découvert, à proximité. Non plus que la présence de ce volcan sub-glaciaire (ou d'un autre encore plus proche) peut expliquer la fonte de cette partie de l'antarctique comme cela a été suggéré par des chercheurs anglais.

Enfin et ceci relève beaucoup plus des luttes intestines au petit monde des chercheurs, je soupçonne que s'est engagée une compétition fratricide entre deux groupes de chercheurs qui travaillent, en ce moment même, pour la mission Antarctic Survey. D'une part le groupe américain Ted Scambos, Colorado University) dont les affirmations vont dans le sens alarmiste du GIEC (" c'est le réchauffement climatique du CO2" ) et d'autre part les chercheurs du BAS (Hugh Corr et al, British Antarctic Survey) qui ont découvert le volcan sub-glaciaire et qui soutiennent que ces volcans sous-jacents peuvent expliquer la perte d'une partie des glaces antarctiques notamment celles de la péninsule. Le fait que les parties qui se détachent soient toutes situées dans la même zone de la péninsule antarctique semble leur donner raison.
Une compétition entre groupes de chercheurs est une chose normale, banale et somme toute bénéfique pour la science. Ce qui l'est moins, c'est que l'un des deux groupes utilise à profusion la presse internationale pour faire valider et connaître son point de vue, au détriment de la déontologie scientifique la plus élémentaire. Un tel comportement est vraiment très inquiétant. Hélas, il s'est banalisé. En matière de sciences climatiques, il est même devenu la règle.

Comme nous sommes au tout début de l'hiver austral, l'englacement ira en s'amplifiant. Comme nous avons déjà atteint des niveaux records de superficie en cette fin d'été austral, il est pratiquement assuré que l'antarctique atteindra une superficie inégalée dans le courant de cette année..
Elle est vraiment très loin, la fonte de l'antarctique claironnée par les médias incultes ou orientés...C'est exactement le contraire qui se produit.

Et gageons que nous aurons bientôt des nouvelles de nos amis les chercheurs Britanniques du BAS, adeptes des volcans, qui ne se laisseront pas faire...

20 Mars 2008 : La température des océans n'a pas varié ou a légèrement décru depuis 2003.

Il y a quelques mois, j'avais présenté le résultat des mesures des températures de surface des océans obtenues par une équipe de chercheurs chargés de l'utilisation des balise Argo. Cet article a été publié dans Geophysical Research Letters (vol 33, L18604, 20 sept. 2006)).les auteurs sont de chercheurs de la NOOA et de l'Université d'Hawaï, John M. Lyman, Josh K. Willis at Gregory C.Johnson. Il était intitulé " Recent cooling of the upper ocean", soit "Refroidissement récent de la couche supérieure des océans".

Les mesure publiées à l'époque indiquait une baisse significative des températures depuis 2004. Quand on sait que la contenu thermique des océans tourne autour de 90% du total et qu'il représente environ 1000 fois celui de l'atmopshère, on voit tout l'intérêt de cette découverte...De nombreux chercheurs comme Roger Pielke Sr (ou Josh Willis de la NASA) défendent l'idée que ces mesures de température de la couche superficielle des océans sont beaucoup plus révélatrices du refroidissement ou du réchauffement de la planète que les mesures de température terrestre ou atmosphérique. Il faut dire qu'on est au moins sûr d'éviter l'effet des "îlots urbains" qui sont l'objet de nombreuses controverses entre le GIEC et les sceptiques.

Quelques semaines plus tard, paraissait un erratum publié par ces mêmes chercheurs nous informant qu'ils avaient commis une erreur dans l'utilisation des balises ARGO et que, donc, leurs derniers résultats étaient entachés d'erreurs. J'ai donc retiré le texte en question en attendant une remise à plat des résultats.

C'est chose faite à présent et on peut espérer que ces résultats sont définitifs. Ils ont été présentés cette semaine sous la forme d'un communiqué par la très officielle NPR (National Public Radio) sous le titre "Le mystère de la chaleur du réchauffement global manquante" à propos de la collaboration ARGO . Tout d'abord et avant de vous donner les résultats de ces mesures, voici quelques explications sur le système ARGO qui est utilisé pour mesurer les températures de surface ( c'est à dire de la couche océanique qui va jusqu'à, au moins, 1000 m de profondeur)

Le système complet est à la fois complexe et performant. Il comporte quelques 3000 balises qui sont de sortes de sondes sophistiquées qui peuvent soit flotter à la argosurface ou être submergées jusqu'à des profondeurs de quelques 2000m où elles sont entraînées par les courants marins

On en voit une illustration ci-contre.

Ces balise ARGO stoquent les informations utiles sur les températures et le degré de salinité durant leur parcours et leur remontée (ascension 10cm/s et remontée de l'ordre de 6h) à la surface. Lorqu'elles parviennent à la surface, où elles séjournent entre 6 et 12 heures, elles retransmettent leurs informations qui sont relayées par satellites jusque vers les centres de dépouillement des résultats.

Les résultats obtenus ont beaucoup surpris les chercheurs qui ont conduit cette opération à terme. En effet, on ne peut pas dire qu'ils soient du côté des sceptiques, bien au contraire. Ils n'ont sans doute pas la même lecture que nous des résultats des mesures de température que nous obtenons directement à la source (UAH, RSS, UK Center et GISS).

En effet, et plus aucun doute n'est possible : Depuis 2003, la température des océans n'a pas augmenté, et même a plutôt un peu diminué.

Voila qui jette un sérieux pavé dans la marre des tenants de la théorie de l'effet de serre et des supporters du GIEC, dont les modèles ont prévu depuis longtemps que les températures terrestres, atmosphériques et océaniques allaient augmenter continuement au rythme de la croissance du taux de CO2 dans l'atmosphère. Vous me direz (et ils disent) que cela ne fait que 5 ans. Mais tout de même, leurs modèles si performants n'avaient absolument pas prévu de contretemps...

Du côté des sceptiques, personne n'est réellement étonné. Ceux qui suivent ce site avec attention (et il y en beaucoup, merci fidèles lecteurs) n'ont pas manqué de remarquer que les relevés de températures officiels , donnent exactement la même indication. Sauf que les satellites sont beaucoup plus anciens (1979) que les balise ARGO et remontent donc plus loin dans le temps. Regardons ce que nous ont dit les mesures de températures (terrestres et satellites), pendant cette même période, c'est à dire depuis 2003, jusqu'à nos jours: global2003

 

Ce graphique (source) rapporte les données officielles du UK Hadley Center (données terrestres par thermométrie) et celles des relevés satellitaires (basse atmosphère) UAH MSU.

Elles couvrent la période 2003 à 2008 (jusqu'en février).

Une régression linéaire de ces courbes donnent les droites en pointillé qui indiquent toutes deux une décroissance (faible pour UAH) de la température pendant cette même période.

La légère baisse ou la stagnation des températures océaniques n'est donc pas étonnante. Elle constitue, au contraire, une confirmation frappante de ce que des observateurs non obnubilés par les programmes d'ordinateur du GIEC et le battage médiatique avaient déjà observé.

Qu'en sera t'il de l'avenir ? Nous n'en savons évidemment rien.

Mais tout de même, cela fait réfléchir. Trois observables primordiaux se sépare très nettement des prévisions du GIEC :

-La température de la haute troposphère (là où devrait se trouver la signature de l'effet de serre) augmente très peu (depuis 27 ans trois fois moins que prévu ! voir ici)
-La température des océans est stable ou en baisse depuis cinq ans.
-La température de la basse atmosphère et de la surface terrestre est en légère baisse depuis 8 à 9 ans.

.... alors que le taux de CO2 a constamment augmenté depuis une longue période.
Que font les experts du GIEC devant ces évidences ? Ils se grattent la tête et commencent à parler de l'effet des nuages mal modélisés..
Tiens, tiens : ils y viennent enfin ! Depuis le temps que des milliers de chercheurs indépendants le leur disent (voir ici) !

Alors, Messieurs et mesdames les politiques (notamment Européens), il serait peut-être avisé de regarder un peu les courbes avant de faire des bêtises et d'avaler sans barguigner tout ce que vous racontent les porte-cotons du GIEC !

(Jan. 2008) Mais où en est l'antarctique ?

Vers la fin de ce mois de Janvier, trois articles sur les glaces de l'Antarctique sont parus, en rafale, dans la littérature scientifique.Comme cela est tout à fait révélateur de la manière dont fonctionne la climatologie et dont progressent nos connaissances dans ce domaine, je vous en donne ici un petit résumé qui, je l'espère, vous rassurera quand à l'avenir et au comportement de notre immense continent glacé du pôle Sud.

antarctic1Voici, tout d'abord une remarquable photographie de l'Antarctique qui, outre sa géographie (malheureusement déformée par l'angle de prise de vue du satellite) vous donne une idée assez claire des parties qui se refroidissent et de celles qui se réchauffent. (source) du moins entre 1982 et 2004. Comme vous pouvez le voir, la plus grande masse du continent antarctique (en bleu) se refroidit nettement. Ce qui se réchauffe ( en rouge)en revanche, c'est l'océan qui entoure la péninsule Ouest, dont le doigt pointe pratiquement jusqu'aux côte de la patagonie. Tout cela est parfaitement conforme avec ce qui est écrit plus haut au sujet de ce continent.

  • Le premier de ces articles est carrément alarmiste. Le scientifique de la NASA, Eric Rignot (du GIEC) nous dit, dans un article du 13 Janvier publié dans Nature Geoscience qu'une fonte accrue a été détectée dans les glaciers de l'Ouest de l'Antarctique qui est, pourtant, une zone où les températures "terrestres" n'ont pas varié. A noter que, par contre, les températures de la partie continentale de l'antarctique ont baissé.

C'est un phénomène assez curieux. En effet, si l'on peut observer que les mers qui entourent cette péninsule ont effectivement une température ascendante, la terre elle, ne semble pas refléter cette variation de température. Et pourtant les glaciers fondent ! Voila qui est très étonnant et qui a surpris notre scientifique de la NASA. Mais qu'à cela ne tienne, et en bon participant du GIEC, il se contente de conclure par un vibrant "ça doit être dû au réchauffement climatique anthropogénique"...Sa conclusion est d'autant plus étonnante qu'elle dément carrément les conclusions de la NOOA (Eric Chapman) qui, dans son dernier rapport atteste que le volume total de la glace de l'antarctique a retrouvé son étiage de 2003. Le résultat est un gain de glace récent de 1,8 millions de kilomètres carrés pour l'antarctique. Tout cela est assez discordant et vraiment curieux ...Voire !
Inutile de vous dire que l'article d'Eric Rignot a bénéficié d'une couverture médiatique et mondiale considérable. Comme toujours dans ces cas là, les journaux publient volontiers les nouvelles alarmistes, en en rajoutant une couche, mais dédaignent complètement de parler des nouvelles rassurantes...Les deux articles qui suivent, pourtant portant sur le même problème, n'ont fait, eux, l'objet que de très peu de publicité dans les médias.

  • Le second de ces articles suggère qu'il y a pourtant une explication assez naturelle de ce phénomène et qui n'a, d'ailleurs, pas tardée à se faire jour. Elle est liée au fait que la péninsule ouest de l'antarctique est (et a été) le site d'une intense activité volcanique comme l'ont publié, le 20 janvier, toujours dans les colonnes du Nature Geosciences, Hugh Coor et David Vaughan (deux chercheurs anglais du "British antarctic survey"). ils ont identifié une couche de cendres et de verre calciné pris dans les glaces de la partie ouest de l'antarctique. Voici ce que dit Vaughan "C'est la première fois que nous avons vu un volcan littéralement percer un trou dans la couche de glace en antarctique". Bien que l'éruption de ce volcan soit ancienne, ces chercheurs pensent que la chaleur volcanique pourrait encore être responsable de la fonte des glaciers mais il s'interroge sur l'amincissement des autres glaciers de la péninsule qui pourrait aussi être due au réchauffement des mers alentours, comme cela se voit sur l'image ci-dessus. En effet, compte tenu de la faible étendue latérale du doigt de la péninsule, celle-ci bénéficie d'un climat quasi-océanique, alors que le climat de la partie centrale, lui, est violemment continental.

Tout cela est d'autant plus intéressant que ...

  • Troisième article: Exactement pendant la même période, a paru, dans les colonnes du Geophysical Research Letters un article de Thomas, E. R., G. J. Marshall, and J. R. McConnell, 2008 collègues des précédents "A doubling in snow accumulation in the western Antarctic Peninsula since 1850"." Doublement de l'accumulation de neige dans la péninsule ouest de l'antarctique depuis 1850" (Geophysical Research Letters, 35, L01706, doi:10.1029/2007GL032529). Autrement dit et en clair, nos deux chercheurs du "British Antarctic Survey et du Desert Research Institute de Reno, Nevada" (Note : le climat des pôles est, du point de vue scientifique, assez proche de celui des déserts parce que l'air y est très sec et qu'il y a très peu de précipitations, ce qui permet de faire des carottages pour de très longues durées avec des échantillons de longueur raisonnable) ont observé que l'épaisseur de la neige sur la péninsule ouest de l'antarctique a doublé (en certains endroits) depuis 1850. Elle y est partout en augmentation sensible. En réalité, la mince péninsule ouest de l'antarctique qui point vers la Patagonie bénéficie d'un climat plutôt océanique (alors que le reste est continental). C'est un piège à précipitations.

Ainsi, nous voilà donc renseigné par trois articles très récents et pratiquement concomitants, sur l'évolution de la masse des glaces du continent antarctique.
Si l'on se contente de lire et de rapporter le contenu de premier de ces articles (Rignot et al : la péninsule ouest fond), sans prendre un peu de recul comme l'ont fait nombre d'organes de la grande presse (par exemple le Wash. Post) , nous en concluons que le réchauffement climatique constitue une menace réelle capable de faire monter le niveau des océans.
Si, maintenant, on y regarde de plus près (comme évite de la faire la grande presse) on observe que cette fonte de la seule péninsule ouest peut être expliquée par l'activité souterraine de volcans qui parsèment cette région. A noter que l'Erebus, un peu plus à l'est sur le continent, est encore en activité. Les géographes considèrent généralement que les volcans et les montagnes de la péninsule ne sont qu'un prolongement de la cordillère des andes du continent sud-américain. Evidemment, vous n'entendrez que très peu parler de l'article sur les volcans sous-jacents de la péninsule antarctique.
On ne vous dira aussi que peu de choses (ou même pas du tout, notamment dans la presse française) sur le dernier article qui nous apprend que la quantité de neige qui tombe sur le continent arctique a doublé depuis un peu plus de cent cinquante ans, non plus que sur le fait que l'énorme partie continentale de l'antarctique se refroidit depuis plusieurs années. (C'est le fameux polar "see-saw", bien connu des géologues et cher à Svensmark, voir plus haut)

La vérité, c'est que tout cela est visiblement très complexe et qu'il est pour le moins prématuré d'attribuer tout ce qui se passe au réchauffement climatique anthropogénique. La vérité aussi, c'est que les médias orientent l'opinion en sélectionnant soigneusement les articles qui leur conviennent.
Attendons nous à des nouvelles fraîches sur ce continent qui est actuellement sous la loupe de dizaines de milliers de chercheurs de l'Antarctic Survey...

15 novembre 2007 : La fonte récente de l'arctique correspond à une oscillation décennale de la circulation de l'océan arctique qui s'est brusquement mis à tourner dans le mauvais sens (pour les modèles d'ordinateurs du GIEC)...

Un article, tout frais, publié dans le Geophysical Research Letters, vol. 34, L07602, doi:10.1029/2006GL029016, 2007, intitulé "Recent trends in Arctic Ocean mass distribution revealed by GRACE" et dont les auteurs sont quatre chercheurs amériains James Morison, John Wahr, Ron Kwok et Cecilia Peralta-Ferriz, nous apprend des choses très intéressantes sur la circulation thermo-haline (liée à la température et à la salinité) de l'océan arctique. L'océan arctique est cet océan très froid qui tourne autour des glaces gelées du pôle nord (voir la carte ci-contre).

arctique

Les quatre chercheurs ont utilisé les toutes dernières techniques disponibles pour étudier par gravimétrie couplée (sondes sous-marines et deux satellites en orbite) le poids de différentes colonnes d'eau (de la surface au fond de la mer) de l'océan arctique. Cette étude fait partie du programme GRACE ( Gravity Recovery and Climate Experiments). A noter que les mesures gravimétriques ont aussi permis de mesurer avec exactitude l'évolution de la masse de glaces des deux pôles et de dissiper bien des inquiétudes, comme cela vous est expliqué dans le premier article de cette page.

La sensibilité de ces méthodes gravimétriques est telle que les auteurs de cet article ont mis en évidence une variation de poids des colonnes d'océan arctique équivalentes au retrait d'une hauteur d'eau de 10 cm à la surface de l'océan (soit 10 mbar) !

Que nous disent les auteurs de cet article ?
Cette variation du poids des colonnes d'eau de l'océan arctique nous indique que la rotation des masses d'eau de l'océan arctique autour du pôle s'est inversée récemment, pendant l'hiver 2006-2007. C'est à dire que la masse d'eau océanique qui tournait dans le sens des aiguilles d'une montre autour du pôle avant 1990 et qui s'était mise à tourner dans le sens contraire depuis 1990, jusqu'à récemment, s'est remise à tourner dans le sens des aiguilles d'une montre.

Ce changement du sens de rotation des courants océaniques correspondent à ce que l'on appelle de manière générale les "oscillations multidécadales océaniques ", tout comme il existe une oscillation multidécadale des grands océans de la planète (voir la figure ci-dessus pour l'AMO, l'oscillation multidécadale atlantique en relation avec les températures relevées au Groenland). Il est généralement provoqué par un changement de la salinité des eaux en question (d'où le nom de circulation thermo-haline). De manière générale et comme illustré ici pour l'océan atlantique et l'AMO, les oscillations multidécadales des océans sont corrélées aux variations de température terrestre. Inutile de dire que les modèles climatiques sur ordinateur du GIEC s'intéressent de très près à la question et la prévision du sens de rotation des courants marins et ces prévisions constituent une des retombées essentielles de leurs modèles.

Qu'en concluent les 4 chercheurs de GRACE qui ont réalisé cette étude très sophistiquée ? Voici quelques déclarations du chef de projet, rapportées ici:

  • "Notre étude confirme que de nombreux changements dans la circulation supérieure de l'océan arctique dans les années 1990 étaient de nature décennale (NDLR: c'est à dire variant tous les dix ans) plutôt que résultant du réchauffement global"
  • "Les événements des années 1990 peuvent fort bien être une indication du comportement de l'arctique pendant une longue période de réchauffement de la planète."

Or que nous prédisent les modèles d'ordinateurs du GIEC ? ...Exactement l'inverse ! Ces derniers affirment que dans l'hypothèse du réchauffement anthropogénique, la rotation des océans, et notamment celle de l'océan arctique se fera très préférentiellement dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et ceci de manière quasi permanente. A noter que dans les années 90, les "computer men" du GIEC criaient victoire et proclamaient que le sens de rotation rétrograde de l'océan arctique était une preuve du réchauffement climatique anthropogénique.

pascontentEnfer et Damnation ! Mère Nature et les mesures sur le terrain nous indiquent, qu'au contraire des prévisions du GIEC, l'océan arctique s'est bêtement mis à tourner dans le sens opposé à leurs prévisions et aussi que ce sens de rotation, imposé par la nature et qui n'a rien à voir avec l'effet de serre, s'inverse tous les dix ans !

Il va encore falloir sérieusement revoir les modèles d'ordinateurs de l'effet de serre ... C'est d'autant plus embêtant pour eux, qu'ils n'avaient qu'une chance sur deux de se tromper sur le sens de rotation ! NDLR : Ah, au fait ? et si ce n'était pas l'effet de serre ?

A noter que les alarmistes ne sont pas nés d'hier. Lisez cette page du New York Times qui nous prédisait que l'arctique allait être libre de glaces incessament, à cause du changement climatique. Cet article date du...20 février 1969. (Cétait un peu avant l'annonce d'un nouveal âge glaciaire du fameux Newsweek de 1975). Décidément, cela n'a pas changé. Les médias, c'est vraiment n'importe quoi !

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Et voici des nouvelles rafraîchissantes : Le Groenland ou le pôle Nord dont on nous a dit qu'ils fondraient comme un glaçon dans un verre d'eau chaude, dans le courant de l'été, s'est reconstitué, cet automne, à une vitesse inégalée (source).
Voici une belle image (vue de satellite) qui vous dit tout :

groenlandice

Cette reconstitution rapide de la glace du pôle Nord fait écho aux baisses notables de températures de cet automne, ressenties dans tout l'hémisphère Nord (mais pas à Bali !).

Allez voir cette page sur les prévisions d'un refroidissement à venir, faites par des scientifques extérieurs au GIEC.

 

A noter que dans les années 70, pour vous faire redouter le retour inévitable (disait-on à l'époque) d'un nouveau petit âge glaciaire, on cherchait à vous effrayer avec des déclarations du genre :
" La couverture glaciaire de l'hémisphère Nord a augmenté de 12% en 1971 - une augmentation égale aux surfaces de l'Angleterre, de l'Italie et de la France réunies- Cette glace est restée."
Mais quand cessera t'on de nous raconter des histoires ?

Bon. Il faut des précisions, sinon on vous taxe immédiatement de "désinformation" (un comble !). Alors, quand je vous disais que les glaces polaires du Groenland s'étaient reconstituées à une vitesse record en ce début d'hiver 2008, il faut que je vous le prouve. Alors quoi de plus crédible que les documents utilisés par la NOOA ( National Oceanic and Atmospheric Administration) dont on connait les liens étroits avec le GIEC ? C'est l'Université de l'Illinois qui fournit ces données sur leur excellent site Cryosphere Today.

seaicenord2

En cette mi mars 2008, nous voilà donc déjà rendus nettement au dessus de nos fameux 13 millions de km2 de surface glacée. Evidemment, l'été boréal va faire fondre une partie de cette glace. Retrouverons nous la situations d'octobre 2007 ? Il faudra suivre cela avec attention. Vous le pouvez presque'en temps réel, grâce à cette page.

Notez, qu'effectivement, la vitesse de reconstruction de la glace est nettement plus grande (de octobre à fin janvier) que celle de la fonte (avril à septembre) dont on nous avait dit que celle-ci se produisait avec une vitesse inégalée et que très bientôt, il n'y aurait plus de glace en arctique. Ce qui avait incités tous les médias, aidés par quelques scientifiques hâtifs, à claironner que cela allait diminuer l'albedo de la planète et que c'était catastrophique.... il y avait des photos très inquiétantes et Jean-Louis Etienne préparait fiévreusement (trop) sont malheureux ballon...

Au fait, où sont-ils passés, en cette mi-hiver 2008, tous les médias avides de scoops ? Où sont les photos du Groenland en ce début février ?

Ce n'est pas un scoop, le fait que la glace du pôle Nord se soit reconstituée aussi vite cet hiver ?

Curieux, le comportement de nos médias.Vraiment curieux : Nous sommes vraiment bien informés. Il est vrai que ce ne sont sûrement pas les scientifiques affiliés au GIEC qui vont attirer leur attention... Chuttt... Silence radio en attendant que ça fonde, l'été prochain...

Nouvelle du 11 février 2008 : Par suite d'une vague de froid particulièrement rude (-30°C) sur le Groenland, l'étendue de glace entre le Canada et la partie Sud Ouest du Groenland a atteint son niveau record depuis 15 ans (source). Et dire qu'on nous annonçait la disparition de la calotte glaciaire à brève échéance, "plus tôt que prévu" nous disait-on...

Tandis que le pôle Nord se réchauffe comme il l'a fait dans les années 1940, le pôle Sud ( l'antarctique) reste stable ou se refroidit. La théorie de l'effet de serre anthropogénique est incapable d'expliquer cette observation.
Par contre, la "Cosmoclimatologie" du Professeur Svensmark l'explique très facilement !

Si vous avez lu cette page qui expose, avec quelques détails, les théories du réchauffement climatique en présence, vous savez déjà beaucoup de choses sur la "cosmoclimatogie". Cette nouvelle branche de la climatologie, initiée par le Professeur Svensmark qui est le directeur du centre pour la recherche soleil-climat du Centre National Danois de Recherches Spatiales, explique à partir d'un grand nombre observations expérimentales que le climat et donc, la température de notre planète sont largement influencés par les éruptions solaires qui se produisent de manière récurrente tous les onze ans, environ (cycle de Schwabe). A la différence de l'effet de serre, le principe de cette interaction éruptions solaires-températures terrestre est facile à comprendre :

Sur la totalité du globe, le réchauffement de la terre résulte de l'action des rayons solaires. Ce rayonnement solaire est éventuellement intercepté par les nuages dont la présence provoque un refroidissement de la planète. Svensmark et bien d'autres comme Shaviv et Veizer, ont démontré qu'il existait une corrélation très nette entre l'intensité des éruptions solaires et l'intensité du rayonnement cosmique ionisant qui arrive sur notre planète. Ces rayons, venant de l'espace lointain et invisibles à l'oeil humain, sont composés de particules qui sont éventuellement déviés hors de leur trajectoire normale par les champs magnétiques extrêmement intenses qui se produisent lors des éruptions solaires. En bref ( allez voir ici pour une description détaillée), lors des éruptions solaires, une quantité moindre de rayons ionisants parvient dans l'atmosphère de notre planète. Ces rayons ionisants ont la propriété de créer de minuscules noyaux de condensation propres à la création de nuages de basse altitude. Autrement dit, plus d'éruptions solaires (comme ces 100 dernières années, les plus intenses depuis des milliers d'années) = moins de nuages créés dans la basse atmosphère = hausse des températures terrestres.
Cette théorie est supportée par un très grand nombre d'observations directes et ce mécanisme a pu être vérifié sur plusieurs millénaires dans un très grand nombre de publications scientifiques dont vous trouverez un échantillon ici. Cette théorie, complètement ignorée par le GIEC, fait l'objet d'une étude approfondie qui vient d'être entreprise (en 2007) au CERN (Centre d'études et de recherches nucléaires) de Genève avec la participation de 17 institutions internationales et un budget considérable. C'est le projet CLOUD qui devrait donner des résultats en 2010.

Comme nous l'avons dit, la période actuelle est caractérisée par un accroissement remarquable de l'intensité des éruptions solaires. Il est donc normal que la température terrestre augmente depuis plus de 150 ans. Exactement de +0,7°C en 100 ans. Et, durant cette période, les variations de température (y compris le refroidissement survenu entre 1946 et 1978)) suivent fidèlement les variations du rayonnement cosmique ionisant.

Le problème posé par les variations de températures actuelles qui règnent en Antarctique (le pôle Sud) constitue une épine dans le pied des tenants de la théorie de l'effet de serre. polesOutre que cette dernière théorie est incapable d'expliquer pourquoi la température de la troposhère au dessus de l'équateur ne se réchauffe pas comme prévu (voir ici et ici), elle est aussi dans l'incapacité d'expliquer la tendance actuelle de la température du pôle sud qui a plutôt tendance à stagner ou à se refroidir comme on le voit sur le diagramme ci-contre. En fait, le théorie de l'effet de serre anthropogénique prévoit plutôt que les températures des pôles devraient augmenter en parallèle !

La courbe du bas (en rouge) indique la moyenne des températures relevées au pôle sud depuis les cent dernières années. En bleu, la courbe correspondante pour le pôle Nord (l'Arctique). Les courbes ont été décalées de 1 degré Kelvin pour plus de clarté. Sinon elles se recoupent trois fois. Cette figure montre clairement que les températures du pôle sud ne suivent pas la courbe ascendante de celles du pôle nord. Vous remarquerez aussi que les températures de nos deux pôles semblent suivre des variations en opposition de phase : quand le pôle sud se réchauffe (comme le reste de la planète d'ailleurs ou du moins l'hémisphère nord), le pôle sud, lui, se refroidit.
Ainsi, la température du pôle sud semble, assez systématiquement, suivre une variation opposée à celle du pôle nord et du reste de la planète.

A ce propos, Svensmark nous fait remarquer dans son article de février 2007 ( article complet publié dans "Astronomy & Geophysics" (Fév. 2007, Vol 48) et résumé ici) que :

  • Les géophysiciens ont souvent fait observer que les températures du pôle Sud et du pôle nord suivent des tendances opposées et ceci depuis des lustres. Ils ont même baptisé cet effet du nom de "polar see-saw" c'est à dire la "bascule polaire". En fait, il a toujours été observé que le climat du pôle nord suit la tendance générale du climat des terres environnantes, c'est à dire du Canada et de l'Europe du nord, exactement comme en ce moment. Par contre, l'antarctique, le pôle sud, lui semble avoir un comportement systématiquement opposé. Quand les continents (et le pôle nord) se réchauffent, l'antarctique a tendance à s'épaissir et à se refroidir.
  • Le climat du pôle sud est nettement découplé de celui des océans et des terres environnantes du fait des vortex des océans et de l'atmosphère autour de cette région. D'autre part, la surface de l'antarctique présente un albedo très fort (il est extrêmement réfléchissant pour la lumière solaire) ce qui n'est pas le cas du continent arctique, beaucoup plus petit et moins réfléchissant. Dans ces conditions, on peut montrer que les nuages initiés par les rayonnements cosmiques ionisants, jouent un rôle exactement opposé à celui qu'ils jouent au dessus des autres continents terrestres. En bref, la température résulte de la compétition entre l'albedo des nuages et l'albedo des terres sous-jacentes. Sur pratiquement toute la planète, ce sont les nuages qui gagnent. Dans le cas de l'antarctique, c'est la surface glacée. Il est donc normal, d'après la théorie de Svensmark, que le continent antarctique se refroidisse quand les autres se réchauffent et vice-versa. Ce qui, au passage, explique l'effet de "bascule polaire" souvent observé mais jamais expliqué auparavant...

Autrement dit : La théorie de l'effet de serre anthropogénique (dont on nous dit qu'elle est irréfutable !) ne peut expliquer le comportement opposé des températures des deux pôles, tandis que la théorie des éruptions solaires de Svensmark l'explique très facilement.

Concluez vous même, mais prenez la peine d'aller voir cette page qui vous en dira beaucoup plus long sur cette question. Comme vous le verrez, les évidences expérimentales en faveur de cette théorie des rayonnements cosmiques, sont aussi nombreuses que confondantes !

Sept 2007 : Quid de la montée réelle du niveau des océans ?

Un article, tout récent et intéressant, a utilisé les techniques les plus modernes pour mesurer, avec précision, la montée réelle des eaux des océans, qui est comme vous le savez est un des sujets de préoccupation de nos contemporains, sur lequel les rapports du GIEC (sans parler de James Hansen ou d'Al Gore) sont intarissables... Ces travaux sont dus à une équipe franco-espagnole (Wöppelmann, G., B. Martin Miguez, M.-N. Bouin, and Z. Altamimi. 2007. "Geocentric sea-level trend estimates from GPS analyses at relevant tide gauges world-wide". Global and Planetary Change, 57, 396–406). Ces derniers ont utilisés les données satellitaires GPS pour s'affranchir des difficultés que présentent les jauges habituelles qui mesurent le niveau des océans par rapport aux terres avoisinantes. En effet, comme l'on sait, les niveaux des terres sont loin d'être figés à cause des mouvements tectoniques variés et de diverses autres causes qui canulent sérieusement les résultats (comme un exemple en est donné ici, voir Morner), surtout quand il s'agit de mesurer des variations de niveau au dixième de millimètre près ! Ainsi les mesures GPS actuelles permettent de déterminer avec une précision stupéfiante les mouvements différentiels de la croûte terrestre et donc de corriger les données des jauges de niveau avec une excellent fiabilité.

ocean1Comme chacun le sait, le niveau des océans monte très lentement et très régulièrement et ceci depuis, au moins, 10000 ans. Cette faible montée des eaux de l'ordre du millimètre par an est lié à la période de déglaciation dans laquelle nous nous trouvons qui fait que la volume des mers se dilate et se dilatera inévitablement jusqu'au prochain âge glaciaire que connaîtra notre planète. C'est ce qui s'est produit depuis des temps immémoriaux. A ceci s'ajoute une proportion faible mais notable, due à la fonte des glaciers qui accompagne toujours les périodes inter-glaciaires.
Ainsi le résultat de ces corrections, appliquées aux mesures publiées en 2007 par le GIEC, pour les dernières cinquante années, conduit à une réduction de la montée du niveau des mers de 27% exactement. Le GIEC affirmait avec beaucoup de conviction +1,8 mm/an. Notre équipe franco-espagnole a revu et corrigé ce résultat (affirmé pourtant comme fiable par le GIEC) obtenant ainsi : +1,3 mm/an ce qui le place à l'extrême limite inférieure des estimations du GIEC (à cause de sa grande fourchette d'erreur). A titre de comparaison, la montée des océans durant la dernière période interglaciaire (il y a 125000 ans) était, d'après le GIEC, de 4 à 6 mm/an supérieure à la montée actuelle, " à cause de la fonte des glaces" qui n'était sûrement pas due au CO2 anthropogénique. On se demande si les prévisions à 100 ans du GIEC en matière de montée des eaux (+42cm) souffraient des mêmes erreurs ...A voir !

Tout cela est, bien sûr, soigneusement passé sous silence par les médias. Comme d'habitude. Mais imaginez les titres des journaux si nos braves chercheurs franco-espagnols avaient trouvé que la montée des eaux avait été sous-estimée de 27% et non pas surestimée comme dans la réalité. On nous aurait annoncé, avec force gros titres, l'apocalypse à brève échéance : On aurait parlé d'accélération de la montée des eaux et certains auraient entrepris la construction d'une arche de Noé pour sauver des échantillons de l'humanité !

Avouez qu'il serait bon que les experts du GIEC utilisent des techniques un peu plus "up-to-date" pour nous donner des chiffres corrects. N'est-ce pas ?

Source

Vous trouverez ici une série d'indicateurs actualisables au jour le jour comme le niveau des océans et autres observables...

Août 2007 : Résultats scientifiques contradictoires sur le Gulf Stream : Mais, peu importe, quoiqu'il arrive, c'est toujours la faute du réchauffement climatique anthropogénique...

Vous connaissez sans doute les propriétés particulières de la circulation thermohaline ( "haline" signifie salinité) dans les océans. En bref, ll s'agit des courants marins, plus ou moins chauds qui circulent dans les océans de la planète et qui doivent leurs remarquables modes de circulation en boucle, aux différences de températures et de densité des eaux douces et salées. Les eaux salées, plus denses que les les eaux douces s'infiltrent sous ces dernières en suivant des parcours assez compliqués. C'est un élément essentiel de stabilisation de la température du globe. Que cette circulation thermohaline soit dérangée courantset cela entraîne inévitablement des perturbations dramatiques sur les climats des différentes parties de la planète. Inutile d'ajouter que la circulation thermohaline est surveillée comme le lait sur le feu ! Une illustration de ces courants marins planétaires est donnée ci-contre (en rouge, les courants chauds, en bleu les courants froids).

Or deux études, publiées récemment, concluent à des résultats strictement opposés en ce qui concerne la circulation thermohaline de l'océan Atlantique Nord.

  1. La première, publiée dans Nature (vol 438, p 655) en novembre 2005, sous la signature de Harry Bryden et al du National Oceanography Centre à Southampton, UK, a fait l'effet d'une bombe dans le monde scientifico-médiatique. Il s'agit du Gulf Stream (courant Nord Atlantique) qui, nous dit cet article, pourrait bientôt cesser son activité bienfaisante qui consiste à procurer un réchauffement salutaire aux habitants de l'Europe du Nord, dont nous faisons partie. Certains alarmistes du réchauffement climatique et de l'effet de serre prédisaient ainsi un possible arrêt du Gulf Stream avec des conséquences du type abaissement de la température moyenne de plusieurs degrés centigrades. Cela annonçait une vraie catastrophe et les médias s'en sont donnés à coeur joie, accusant, bien entendu, l'effet de serre et les rejets de CO2 par l'activité humaine. La fin du monde, c'est pour tout de suite, nous disait-on ! Les alarmistes et Al Gore se sont empressés d'ajouter cette calamité à la longue liste des celles qui sont censées accompagner le "grand réchauffement climatique anthropogénique"...L'explication, irréfutable, des experts est la suivante : Les glaces du pôle Nord fondent et apportent de l'eau douce au courant marin, tout ceci, bien entendu, à cause du réchauffement climatique anthropogénique.

  2. Une seconde étude publiée tout récemment (en Juillet 2007, sous la signature de Boyer et al, National Oceanographic Data Center (USA) vient de démontrer exactement le contraire (Geophysical Research Letters ). Tout le monde pensait, comme le prévoyaient les super-modèles d'ordinateurs que la catastrophe viendrait de l'abaissement du degré de salinité des eaux du Gulf Stream qui en s'approchant des côtes du Groenland, n'auraient plus aucune raison de plonger sous les eaux douces et donc conduirait à l'arrêt pur et simple du courant bénéfique Nord Atlantique. Autrement dit, eaux plus douces = arrêt du courant bénéfique de l'atlantique Nord = catastrophe climatique.
    Or, le récent article, basé sur des mesures réelles effectuées entre 1955 et 2006, démontre, qu'au contraire, le degré de salinité des eaux du fameux courant marin de l'atlantique nord a sensiblement augmenté, notamment depuis 1990, portant ainsi un coup d'arrêt brutal à l'imagination débridée des alarmistes qui craignaient l'arrêt brutal de la circulation thermohaline, source de réchauffement pour l'Europe du Nord.

Mais comment croyez vous que les auteurs du deuxième article en question qui constataient le bénéfique accroissement de la salinité concluent leur compte rendu ? Je cite textuellement leur déclaration "The seawater is probably becoming saltier due to global warming ...We know that upper ocean is warming in the North Atlantic, so it stands to reason that there should be more evaporation, making waters more salty," en français " La mer devient probablement plus salée à cause du réchauffement climatique... nous savons que les nappes superficielle de l'océan s'échauffent dans l'atlantique nord. Il est raisonnable de penser que cela entraîne plus d'évaporation et donc rend les eaux plus salées" ! Et les auteurs de l'article d'en rajouter une couche en déclarant qu'il ne faut pas pavoiser : ça peut encore changer ! D'ailleurs, ça change tout le temps, comme le climat...

Autrement dit, cher lecteur(trice), comme vous l'avez constaté, la science du réchauffement climatique ne fait pas dans le détail :

  • Dans l'article 1 : Quand les eaux de l'océan atlantique nord deviennent moins salées, c'est à cause du réchauffement climatique.
  • Dans l'article 2 : Quand les eaux de l'océan atlantique nord deviennent plus salées, c'est à cause du réchauffement climatique.

Autrement dit et comme dans cet autre exemple à propos des déclarations d'un météorologue de l'OMM, tout est toujours de la faute du réchauffement climatique ! Quoiqu'il arrive...

Bon, en tant que scientifique et compte tenu de l'ambiance actuelle dans laquelle les crédits sont uniquement attribués à ceux qui dénoncent les réchauffement climatique anthropogénique, je comprends que l'on doive conclure tous ses articles par une phrase type qui fait plaisir aux autorités (comme cela est illustré ici par un étudiant américain)... Mais tout de même, là, ils y vont très fort !

Juillet 2007 : Rassurez vous, Le Groenland ne fondra pas !
Lors d'une dernière période interglaciaire, la température qui régnait au Groenland était suffisamment clémente pour que la partie sud de cette terre, maintenant couverte de 2km de glace, ait été recouverte de forêts avec des insectes... et la glace du Groenland n'a pas fondu !
C'est ce que vient de nous révéler une étude conduite par le Professeur Eske Willerslev accompagné de pas moins 29 chercheurs dont plusieurs chercheurs français du CNRS. Cette étude révolutionnaire par rapport aux idées qui prévalaient jusqu'à présent sur le Groenland est parue dans l'édition de Science du 6 juillet 2007.

sciencejuly07

Cette étude, menée grâce, en particulier, aux méthodes d'analyse des ADN du Laboratoire d'Ecologie Alpine du CNRS (Grenoble) a permis d'identifier un certain nombre d'espèces végétales (dont des feuillus et des conifères tels que les ifs) qui permettent d'affirmer qu'au Groenland, pendant la dernière période interglaciaire, les températures hivernales ne devaient pas descendre en dessous de -17° C et que les températures les plus chaudes étaient supérieures à 10°C. Des ADN d'insectes (tels que les papillons) ont aussi été trouvés. Les datations effectuées montrent que les glaces sous-jacentes datent d'au moins 450.000 ans. Il devient ainsi évident que durant la dernière période interglaciaire qui date de 125.000 ans, la glace n'a pas fondu bien que la température ait été, à l'époque, d'environ 5 degrés supérieure à la température actuelle ! On a de la marge avec nos +0,6°C en 100 ans !

En conclusion :

  • Le Groenland peut encore se réchauffer énormément, d'au moins +5 degrés centigrades, jusqu'à être couvert de forêts de feuillus et de conifères dans lequel volètent des papillons, sans que cela provoque la fonte des glaces et une montée significative des océans !
  • Les prédictions catastrophiques d'Al Gore et de Stern qui prévoient une montée du niveau des océans de pas moins de +8 mètres du fait de la fonte des glaces du Groenland... tombent à l'eau ! Une fois encore, les prédictions qu'Al Gore vociférait au moins jusqu'en en juillet 2007, sont mises en défaut par la Science. Tout comme les parallèles supposés (mais qui fonctionnent à l'envers ! ) entre les taux de CO2 et les températures préhistoriques. De même, les prévisions du GIEC (2006) qui retenait, dans ses scénarii, une fonte de l'inlandsis groenlandais entraînant une montée des océans de 8m ! Sans parler de James Lovelock et de son fameux "La revanche de Gaïa", la terre qui va nous engloutir etc... (voir ici)
  • Ils ne doivent pas être contents du tout ! On les comprend !
    A noter que cet article, pourtant fondamental, paru en début juillet 2007 dans la prestigieuse revue Science, n'a reçu qu'un très faible écho de la part des journalistes spécialisés dans le réchauffement climatique. On se demande pourquoi...Peur de perdre son job en n'annonçant pas des catastrophes ?

La fonte rapide des glaciers du Groenland s'est brusquement arrêtée !

Voici une nouvelle fraîche, extraite d'un récent numéro de Science, la revue inattaquable (comme Nature) qui devrait faire réfléchir les alarmistes de la fonte des glaces, notamment celles du pôle arctique qui retiennent toutes les attentions en ce moment et failli provoquer un clash au sein du la dernière réunion du GIEC à Paris en février. Certains trouvaient qu'on n'était pas assez alarmiste en matière de montée du niveau des eaux !.

Trois chercheurs spécialistes de l'Université de Washington et du Colorado (I. M. Howat, I. R. Joughin et T. A. Scambos) viennent de publier des nouvelles rafraîchissantes dans le numéro de Science ( vol. 315, N°5818, pp. 1559-1561) (16 mars 2007). Leur travail réalisé à partir de vue satellitaires ont permis de mesurer, en temps réel, la vitesse d'évolution de deux des plus importants glaciers de décharge (ceux par où s'échappent les glaces fondues) du Groenland. Voici une des courbes les plus représentatives extraites de leur compte-rendu.

On constate, comme l'ont fait les auteurs dans leur article qu'après une fonte rapide observée dans les années 2004-2005, le processus s'est assez brusquement ralenti en 2005-2006 pour revenir gentiment au niveau de fonte des années "calmes" c'est à dire dechargegreenlandpendant la période 2001-2003. En bref, la fonte rapide a stoppé sans que l'on connaisse les raisons, ni de l'augmentation ni de la diminution de la fonte glaciaire. Et l'on nous répète que l'on en sait suffisamment sur le climat pour en tirer des conclusions et décider les politiques à agir !

Ce graphique rassemble les données obtenues au cours de différentes expériences menées au Groenland au cours des années passées avec les derniers résultats de mesures qui vont jusqu'à la fin de 2006. Le résultat est très net : Alors que les années 2001-2003 montraient une grande stabilité, le phénomène de fonte des glaces a connu une période de fièvre à partir de la mi-2004 jusqu'à la mi-2005, donc pendant une année, avant de revenir à la situation calme dans la période mi-2005 fin 2006.

Ian Howat qui n'est en rien un "sceptique" du climat, a fait la déclaration suivante au New York Times dans les jours qui ont suivi la publication de son article :

"Le Groenland était au moins aussi chaud, voire plus chaud, dans les années 1930 et 1940 et beaucoup des glaciers étaient plus petits que maintenant. C'était une période de fonte rapide des glaciers dans le monde entier, suivie par une expansion, au moins partielle, pendant la période froide de 1950 à 1980. Bien sûr, nous n'en savons que très peu sur la façon dont évolue la dynamique des glaciers parce qu'à l'époque nous n'avions pas de satellites d'observation. Malgré tout, cela supporte grandement l'idée que les grandes variations de l'épaisseur des glaciers se produisent du fait de la variabilité naturelle du climat.."

Un autre article de Vinther B.M, Jones P.D, Briffa K.R, et Cappelen J. intitulé " Extension des enregistrements de température du Groenland jusqu'à la fin du XVIIIème siècle" a été publié en fin 2005 dans le "Journal of Geophysical Research " ref : (111: 10.1029/2005JD006810). Cet article qui rejoint tout à fait les observations de I. Howat, a étudié l'ensemble des données disponibles sur une latitude de 60° à 73°N. Les auteurs déclarent que "L'année la plus chaude dans l'ensemble des données sur le Groenland (NDLR: soit sur 221 ans jusqu'en 2006) a été l'année 1941, tandis que les deux décennies qui ont suivi 1930 et 1940 ont été les plus chaudes" et non pas les années récentes. En fait, leurs mesures étendues montrent qu'il n'y a eu aucun réchauffement de la région depuis plus de 75 ans... C'est assez désarçonnant pour les tenants de l'effet de serre qui soutiennent toujours que les températures du Groenland sont le "canari dans la mine" du réchauffement climatique, parce que, pendant cette durée de 75 ans, le taux de CO2 a augmenté de 25% en ne provoquant, semble t'il, aucune augmentation de température !
A ma connaissance, aucun des ministres en activité en 1940 ne s'est payé le voyage au Groenland pour voir l'effet des années les plus chaudes connues jusqu'à maintenant. Ce devait pourtant être spectaculaire mais il est vrai qu'ils avaient d'autres soucis en tête, à l'époque.

Et pour enfoncer le clou, voici encore, tirées d'une autre article récent de Chylek P., Dubey M. K. et Lesins G. intitulé " Réchauffement du Groenland durant les périodes 1920-1930 et 1995-2005" publié en 2006 dans Geophysical Research Letters ( 33, 10.1029/2006GL026510), quelques phrases significatives : "Presque toutes le décennies entre 1925 et 1965 étaient plus chaudes ou, au moins aussi chaudes, que la décennie 1995-2005. Ceci montre que le climat chaud que connaît actuellement le Groenland n'est pas sans précédent et que des températures identiques étaient la norme dans la première moitié du XXième siècle". Le même Chylek note d'ailleurs dans un article de 2004 que "les températures des sommets du Groeland montrent une tendance à la décroissance depuis le début des mesures en 1986", ce qui a été confirmé depuis. Chylek dans son article de 2006 note que " Le réchauffement du Groenland de 1920 à 1930 montre qu'une forte concentration en CO2 et autres gaz à effets de serre n'est pas une condition nécessaire pour qu'un réchauffement se produise"; Il ajoute que " L'accroissement des températures de la période 1995-2005 se trouve dans le domaine de la variabilité naturelle du climat du Groenland"..."Une augmentation générale de l'activité solaire depuis les années 1990 peut être un facteur contributif de même que les évolutions de la température de la surface des océans tropicaux". En résumé Chylek et al concluent que : "Nous ne trouvons aucune évidence qui supporte l'idée que la fonte des glaces du Groenland serait due à une augmentation de la concentration du CO2 dans l'atmosphère." Vous parlez d'un canari dans la mine (c'est comme cela que les alarmistes américains ont baptisé les glaces du Groenland !)

Et pourtant et a contrario de tous ces articles convergents, publiés récemment dans des revues sérieuses et à comité de lecture ...

en cette mi-septembre 2007, les discours les plus alarmistes se répandent sur la fonte des glaces du Groenland pourtant normale en cette fin d'été boréal. C'est ainsi que l'on a vu un carrousel des sommités mondiales aller, à grand frais et avec force couverture médiatique, constater les "dégâts" de plus près. Dans l'ordre, Nancy Pelosi (Dem. USA), Barroso (Communauté Européenne), Angela Merkel (Allemagne) et Jean-Louis Borloo (France) ont fait le voyage, cornaqués par leurs "experts" du climat, comme Yann Arthus Bertrand et Jean-Louis Etienne pour la France. J. L. Borloo en est revenu convaincu qu'il fallait limiter les émissions de gaz à effets de serre qui font fondre le Groenland !
groenlandCes "décideurs" n'ont pas pris la peine, non plus, d'aller consulter les données officielles de la NASA sur l'histoire des températures du Groenland. Dommage ! Ils auraient trouvé ces diagrammes ci-contre (à droite) ->

On y voit très bien que les températures actuelles n'ont rien d'exceptionnel par rapport aux températures qui y régnaient entre 1920 et 1950 comme le disait Ian Howat. Elles étaient même supérieures entre 1930 et 1945 comme le précisent l'article de Vinther et al, cité ci-dessus, tout comme celui de Ian Howat et al et aussi celui de Chylek et al.

Dommage aussi que les scientifiques qui ont accompagné nos sommités au Groenland n'aient pas eu l'idée de leur montrer ces graphiques ni les articles scientifiques relatifs à cette question. Mais au vu des noms figurant sur la liste des personnalités qui accompagnaient nos sommités, ce n'est pas très étonnant...

En dessous de la courbe des températures moyennes relevées par la NASA, vous trouverez la courbe qui donne ce que l'on appelle "l'Oscillation Atlantique sur plusieurs dizaines d'années", c'est à dire la courbe qui donne les oscillations naturelles des températures (liées aux trajectoires de la terre autour du soleil) de l'océan atlantique qui a une période d'environ 60 ans. Le parallélisme est assez frappant et il a sans doute motivé la déclaration de Ian Howat. Mais, soyons prudents ! Comme je le dis toujours "corrélation n'est pas raison !".

amundsenNombreux sont ceux qui s'alarment quand on leur dit comme en cette fin d'été 2007 que le passage Nord-Ouest pour atteindre le pôle Nord est ouvert à la navigation, ce qui serait une première dans l'histoire comme l'affirment certains journaux qui oublient de préciser que c'est de l'histoire des satellites qu'il s'agit (soit depuis 1979 !)...Ces journalistes n'ont pas dû lire les carnets d'Amundsen qui cherchait à situer le pôle Nord magnétique et qui notait en 1903 que parce que les conditions étaient favorables: " Le passage du Nord-Ouest nous était donc ouvert (NDLR : à la navigation), mais puisque notre tâche principale était d'obtenir des données exactes sur le pôle Nord magnétique, nous dûmes en repousser le franchissement, lequel était un objectif secondaire.". Amundsen finit par franchir ce célèbre passage Nord-Ouest ( qui constitue le lien entre l'Europe, l'Asie et le continent Nord Américain), en août 1906, à bord de son bateau "Le Goja". Ce dernier n'était pas un brise-glaces nucléaire mais un simple bateau de bois équipé de voiles et d'un moteur de 13 CV.

D'autre part, ce qui s'est passé notamment dans les premiers jours de la réunion des experts du GIEC à Paris au début de ce mois de février, en dit très long sur le fonctionnement interne de cet organisme et sur le comportement des alarmistes qui veulent imposer leurs vues au reste de la communauté scientifique...

En effet, comme vous le savez certainement si vous faites partie des "climate-freaks" ( les passionnés ou les fous de climat), ou tout simplement des angoissés, vous avez certainement remarqué que les prédictions (je ne dis pas "prévisions" à dessein) du GIEC, pour la montée du niveau des eaux avaient diminué d'un facteur 2 par rapport aux prédictions du dernier "Summary for Policymakers' publié en 2001. Soient au maximum, 42 cm/ 100 ans au lieu de 84 cm/100 ans.
Lorsque le pré-rapport, contenant ces chiffres, fut rédigé et présenté au membres du GIEC rassemblé à Paris, ce dernier souleva une tempête de protestations parmi un certains nombres de membres de cette docte assemblée. "Vous oubliez les dernières observations sur la fonte des glaces du Groenland (sous-entendu celle de l'année mi-2004- mi-2005) ! Quelle honte ! Vos chiffres pour la montée des eaux dans cent ans doivent être revus à la hausse pour tenir compte du Groenland " clamait haut et fort, en particulier, le professeur Stephan Rahmstorf de l'Institut de Potsdam pour le Climat. rahmstorfIl faut dire que ce dernier venait de publier dans Science (19 janvier 2007, 315, 5810, pp 368-370), un article particulièrement alarmiste proposant un accroissement du niveau des mers strictement proportionnel à la montée des températures (prévue, bien sûr) pour le XXIème siècle. sa prédiction donnait environ 140 cm pour la monté des eaux (au lieu des 42 cm pour le GIEC). "Un document comme celui-là tend à sous-estimer le risque", conclut
Stefan Rahmstorf. "Elles (NDLR : les conclusions du rapport) ne prennent pas en compte les deux mastodontes - Groënland et Antarctique. Je pense qu'il y aura de mauvaises surprises à mesure que nous avancerons dans le siècle", déclarait L. Thompson.
Cette contestation violente au sein même du GIEC fit grand bruit et en fit réfléchir plus d'un sur le soi-disant "consensus " régnant au sein de l'assemblée. Nul ne sait comment les choses se calmèrent, peut-être en rajoutant quelques phrase bien senties au rapport final. Si vous voulez en savoir plus sur cette affaire, allez voir le site Climat Sceptique.

Les résultats des dernières mesures publiées par les trois chercheurs américains (I. Howat et al) sur la fonte du groenland montrent deux choses très importantes comme ils le disent eux-mêmes dans leur article :

  • La fonte du Groenland s'est calmée après 2005 et est revenue à un niveau normal, c'est à dire faible... Quoiqu'en disent les alarmistes.
  • Les phénomènes de fonte des glaces sont extrêmement erratiques avec des poussées inattendues et des arrêts brutaux. Un modèle d'approximation purement linéaire qui ignore ces effets plus ou moins chaotiques a très peu de chances de représenter la réalité. (NDLR : Et pan sur le modèle d'approximation linéaire de Rahmstorf !)

Bref, ces mesures très récentes sur la faible fonte du Groenland, l'un des mastodontes comme dit L. Thompson, devrait le calmer ainsi que son collègue S. Rahmstorf. De même, pour le pôle Sud (l'antarctique) dont la température ne cesse de baisser et les glaces de s'épaissir selon les dernières mesures disponibles en septembre 2007.
J'espère qu'ils publieront un errata pour corriger leurs annonces alarmistes déplacées. On peut rêver !

Enfin, si vous voulez savoir où en est exactement le niveau des mers et comment il évolue, allez voir dans la rubrique "Paroles de grands chercheurs" les déclarations de Nils-Axel Mörner qui est la grande pointure dans ce domaine.
Vous allez être surpris !
Notamment sur tout ce qu'on vous raconte au sujet des îles qui devraient, soi-disant, disparaître dans les océans.. sous des mètres d'eau salée !

 

 

GIEC AR4 2007 : Le rapport 2007 pour les politiques (summary for polycimakers) du GIEC nous donne un tableau chiffré indiquant les tendances actuelles en searisematière de montée des océans. Le voici :

On constate, comme l'avait écrit Anny Cazenave (chronique ci-dessus), que la fonte des pôles ne contribue que très peu à la montée du niveau des océans... si elle y contribue (voir les marges d'erreurs).

Soit 2,1 cm/100 ans avec une marge d'erreur colossale. En particulier pour ce qui concerne l'Antarctique.

 

 

 

Il faut noter que la pré-publication de ces données a donné lieu à un quiproquo assez cocasse. Les estimations de la montée des océans du fait de la fonte des glaces polaires avaient été multipliées par x10 ce qui permettait de tirer des conclusions particulièrement alarmistes ce que n'ont pas manqué de faire certains ! Évidemment, dans ces conditions, l'addition des hausses de niveau dans la colonne de droite donnait un résultat aberrant. Bref, cela ne faisait pas très sérieux ... mais a alarmé inutilement la population qui est restée sur ces chiffres puisqu'il n'y a pas eu de démenti.

Il n'en reste pas moins que ces chiffres et leurs projections ont conduit le GIEC à réviser à la baisse d'un bon facteur 2, les estimations du rapport précédent.

De même, les prévisions de la hausse des températures ont conduit a une révision à la baisse de la fourchette.

Pourtant, les discours que nous avons entendus sur les médias ont été encore plus alarmistes que lors du précédent rapport. Alors quoi ? Les journalistes ne lisent pas la littérature du GIEC avant d'en faire un commentaire ? Quant aux prévisions de plusieurs mètres (au lieu de millimètres ou de centimètres) pour la montée des eaux de Al Gore, Nicholas Stern et James Lovelock (Gaia)... Elles apparaissent comme totalement fantaisistes par rapport aux données scientifiques.

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Novembre 2006

Il s’agit, pour commencer, de l’analyse d’un article paru dans la revue “Science” du 24 Novembre 2006. Je rappelle que la revue “Science” est une revue américaine du niveau de “Nature” dont le sérieux est incontestable. Cet article est signé par notre compatriote, Anny Cazenave qui travaille à l’Observatoire Midi-Pyrénées. Il est intitulé “ How fast are the ice sheets melting ?”. Autrement dit “A quelle vitesse les couches de glace fondent-elles ?”. C’est une bonne question à l’heure du célèbre film catastrophe de Al Gore ( “une vérité qui dérange”) et des 5500 milliards du rapport Stern

Son papier fait le point sur l’état actuel de la question en ce qui concerne la fusion des glaces polaires qu’il s’agisse de l’arctique (pôle nord) ou de l’antarctique (pôle sud), et ceci à partir de plusieurs mesures récentes. Comme vous allez le voir la situation réelle est très nuancée. Nous sommes très très loin des âneries alarmistes qui prédisent l’immersion plus ou moins totale des îles et des continents sous 50m d’eau par suite de la fusion de la glace des pôles, telles qu’on les entend ou les lit dans les médias et qui sont généralement issues des divagations de nos paladins écologistes.

Le résumé en entête de l’article déclare :
Les résultats des mesures récentes suggèrent que la fusion des glaces polaires n’apporte qu’une faible contribution à la montée des eaux de mer."
NDLR : En réalité, la plus grande partie du mm/an (!!) de la montée des eaux que l’on observe depuis la fin du XIXème siècle, provient de la dilatation thermique des masses superficielles des océans.

Anny Cazenave fait, en particulier, référence à un article publié dans la même revue (Science) qui rapporte des mesures directes de la masse de la glace des pôles par des satellites équipés de systèmes sophistiqués qui analysent les forces gravitationnelles. Le grand avantage de cette technique, par rapport aux autres, c’est qu’elle mesure la masse totale des glaces polaires et ne se contente pas d’observer la fusion des marges océaniques (Rappelez vous les célèbres images des écroulements des icebergs qui servent de publicité pour les lampes Philips, entre autres !).

Je ne peux analyser ici et en détails, le contenu scientifique très bien documenté de l’article mais en voici les conclusions qui vont en étonner plus d’un ! On observe que :

- Les marges océaniques Sud du Groenland fondent peu à peu mais ...par contre, (ce que personne ne dit !), on assiste à un épaississement des parties centrales les plus hautes de ce continent. Bilan : légère fonte globale, aux erreurs de mesures près, comme le note l’auteur. Autrement dit, la fonte globale est de l'ordre de la précision des instruments !

-La partie Ouest de l’antarctique fond effectivement mais par contre (ce que personne ne dit), la partie Est de ce continent subit un net épaississement à cause d’une augmentation des précipitations (dit l’auteur). D’après les graphiques montré par l’auteur, le bilan pour l’antarctique (le pôle sud) est quasiment nul ! Tout au plus observe t’on une légère fonte globale de la glace qui reste à l’intérieur des marges d’erreurs de mesure et qui n’a rien à voir avec les propos apocalyptiques de certains...

Et Anny Cazenave, en bonne scientifique qu’elle est, d’insister sur les possibles erreurs de mesures inhérentes aux techniques utilisées. Elle ajoute que rien ne permet d’affirmer que les observations effectuées sortent du cadre des larges fluctuations naturelles telles qu’elles se sont produites au cours des siècles passés. Elle conclue en déclarant, ce qui tout à fait raisonnable, que des campagnes de mesures supplémentaires sont nécessaires pour affiner les résultats et avancer vers des certitudes.

Cher lecteur(trice), vous retrouvez dans l’article d’Anny Cazenave, tous les éléments que la plupart des scientifiques sérieux ( il y en a beaucoup !) mettent en avant et qui ne font pas l’affaire des journalistes, des écologistes et des politiques : la prudence, l’accent sur la faillibilité des mesures effectuées, les inconnues qui restent à élucider etc.

Et pourtant beaucoup s'obstinent encore à prévoir l'engloutissement de la planète ! Voici donc un exemple parfait de détournement vers la Pensée Unique qui ignore toutes les précautions des scientifiques et qui manipule, au profit de quelques esprits orientés (ou carrément financièrement bénéficiaires), les observations réelles qui sont honnêtement rapportées dans la littérature scientifique ! Le même processus a été utilisé pour dramatiser les ouragans en totale contradiction avec la réalité

 

 

bonnet d'ane
Le Prix d'Honneur