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Paroles de grands chercheurs sur le réchauffement climatique (billet le plus récent, le 10/01/2014)

bonnetdane
Prix d'honneur

inquisitionIl est coutumier de lire dans la presse ou d'entendre répéter dans les médias que les quelques "rares" chercheurs (NDLR : Ils sont quand même plusieurs milliers répertoriés (voir un exemple, ici, ( liste dans la colonne de gauche) ou encore ici, une pétition auprès du gouvernement canadien) qui contestent que l'effet de serre provoqué par l'homme soit le responsable du réchauffement climatique, sont de simples déviants, incompétents, mal informés voire financés par les lobbies pétroliers comme EXXON Mobil...ou encore des "flat-earthers" (comme disent les américains : ceux qui croient encore que la terre est plate !) et même, des négationnistes comme ceux qui nient l'existence de la Shoah. Mais où en sommes nous arrivés ?

J'ouvre cette rubrique pour équilibrer le débat et vous montrer qu'il n'en est rien et que de grands experts en climatologie ou dans les sciences fondamentales de l'espace ou de la terre, se donnent beaucoup de mal pour faire entendre un tout autre discours que celui qui est propagé par le GIEC, les écologistes, relayé par la grande presse et les politiques en mal de popularité. Jusqu'au Vice-Président du GIEC, lui-même, qui n'est pas d'accord avec la Pensée Unique ! Comme vous allez le voir, les quelques contestataires que je cite ne sont pas débutants. Au contraire, ce sont tous des spécialistes chevronnés. Et ils ne mâchent pas leurs mots pour dire ce qu'ils pensent du GIEC et de ses conclusions ...

En voici la liste qui s'allonge, jour après jour : Garth Paltridge, Pierre Darriulat, Marc Fontecave, Lennard Bengtsson, Hans Von Storch, CarterII, ChristyII, LovelockII, NASA, Fritz Vahrenholt, Istvan Marko, Henri Masson, Chercheurs du GIEC, Judy Curry (III), Ivar Giaever (II), Richard Lindzen (II), Mike Hulme II, Judith Curry I et II, William Nierenberg, Ian Giaever, Robert Jastrow, Hal Lewis, Pierre Morel, James Lovelock, Pierre-Gilles de Gennes, IOP; Andrew Lacis, Petr Chylek, Mike Hulme, Vincent Courtillot, Mojib Latif, Jan Veizer, Rapport JSER, John Theon, Roger Pielke Sr, Frank Tipler, William Happer, Ian Plimer, William R. Cotton, Harrison Schmitt, Cliff Ollier, Roy Spencer, Yury Izrael, Khabibullo Abdoussamatov, Richard Lindzen, Marcel Leroux, Bill Gray, Paul Reiter, Frederick Seitz, Vincent Gray, Antonio Zichichi, Augie Auer, Michael Griffin, Robert Carter, Reid Bryson, Nils-Axel Mörner, Tom V. Segalstad, Madhav L. Khandekar, Al Pekarek, Tim Patterson, Freeman Dyson, Tim Ball, John Coleman, Daniel Botkin, David Douglass, John Christy, Fred Singer, Syun Akasofu, Rosa Compagnucci, Juan Minetti, Eduardo Toni, Oleg Sorokhtin, Jose Joaquim Delgado Domingos, Hendrik Tennekes, Art Douglas; Howard C. Hayden, Don J. Easterbrook, Kunihiko Takeda, Garth Paltrdige, Stan Goldenberg, Arun D. Ahluwalia, Roger W. Cohen... Tous des scientifiques tout-à-fait qualifiés pour parler du fameux "réchauffement climatique". Et ce ne sont pas les seuls. N'oubliez pas les quelques 9000 et quelques docteurs ès sciences qui ont signé la pétition ici. Et les plus de 400 spécialistes, dont on peut trouver la liste ici et qui s'étaient exprimés rien qu'en 2007...

Malheureusement et hormis les articles accessibles du regretté Marcel Leroux (voir sa dernière vidéo, tournée peu de temps avant son décès), la plupart de ces articles et de ces déclarations sont rédigés en anglais (comme d'ailleurs la plupart des livres publiés par Leroux). Je vous traduirai les articles en aussi fidèlement que possible.

04 Février 2013 : Robert Carter, géologue australien spécialisé dans l'environnement, explicite ses analyses sur le réchauffement climatique.

Bob Carter que j'ai déjà mentionné dans cette page, a rédigé un article pédagogique en réponse à un article d'une climatologue dans la ligne du GIEC. Comme à son habitude, Carter fait preuve d'une certaine modération et même si on n'est pas forcément d'accord avec toutes ses déclarations (notamment au vu de plusieurs articles scientifiques récents analysés sur ce site), son texte a le mérite de résumer, en termes simples, accessibles au public, quelques fondamentaux de la controverse climatique telle qu'elle existe actuellement entre nombre de "climato-sceptiques" ou "climato-réalistes" d'une part et les tenants 'climato-alarmistes" de la position officielle du GIEC, d'autre part.
carter2

Son texte est intitulé :

"An alternative view from down under"
, C'est à dire,

"Une perspective différente, vue de l'Australie" (NdT : En langage courant, "down under" désigne l'Australie ou la Nouvelle Zélande qui sont effectivement situées en bas et en dessous sur la représentation conventionnelle du globe terrestre. Bob Carter, photo ci-contre, est australien)

par le Professeur Robert (Bob) Carter
Géologue et spécialiste de l'environnement
Les caractères engraissés ainsi que les phrases en italique dans le texte traduit ci-dessous (encadré en jaune) sont de Bob Carter.

Note préliminaire : Dans la suite, Bob Carter utilise le sigle DAGW qui signifie "Dangerous Anthropogenic Global Warming" en lieu et place du traditionnel AGW. En effet, comme le rappelle Carter, le climat pourrait modérément se réchauffer, comme il l'a fait dans le passé, sans que cela n'entraine nécessairement des catastrophes. Ce qui est en cause, selon Carter, c'est le caractère "dangereux" du réchauffement mis en avant par les émules du GIEC.


"Katharine Hayhoe, Ph.D
(NdT : photo ci-contre ajoutée par l'auteur de PU), qui a écrit l'article AITSE du mois de Décembre "Changement climatique : d'origine anthropique ou non ? " est une spécialiste des hayhoesciences atmosphériques et directeur du Centre des sciences du climat à la Texas Tech University. Elle est l'auteur principal de l'ouvrage «A Climate for Change: Global Warming Facts for Faith-Based décisions".
Pour ma part, je suis un chercheur géologue expérimenté qui a publié plus de 100 articles revus par des pairs sur des sujets paléo-environnementaux et paléo-climatiques et également l'auteur d'un livre "Le climat: le Contre-Consensus".

De toute évidence, le Dr Hayhoe et moi-même sommes tous deux des scientifiques professionnels crédibles. Compte tenu de notre formation et de nos spécialisations dans le domaine de la recherche, nous sommes donc compétents pour évaluer les éléments de preuve concernant le réchauffement planétaire dangereux dont le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) affirme qu'il est causé par les émissions industrielles de dioxyde de carbone.
Pourtant, à la fin de son article, le Dr Hayhoe recommande, en complément, la lecture des sites RealClimate.org et SkepticalScience.com, alors que pour ma part, au début de mon propre article je vous renvoie à la lecture des carterbooksites wattsupwiththat.com et www.thegwpf.org (Global Warming Policy Foundation). Pour les lecteurs avertis, cela indique immédiatement que  le Dr Hayhoe et moi avons des avis diamétralement opposés sur la question du réchauffement climatique.

Le public, au sens large, à généralement beaucoup de mal à comprendre qu'un tel désaccord puisse exister entre deux personnes aussi qualifiées sur un sujet scientifique, un désaccord qui se manifeste également de manière plus générale par l'existence de groupes équivalents de scientifiques qui soutiennent ou s'opposent aux points de vue du GIEC sur le réchauffement climatique (d'origine humaine) dangereux (DAGW) .

Dans cet article je vais essayer de résumer quels sont les points de désaccord essentiels qui existent entre ces deux groupes de scientifiques, et de montrer comment sa représentation dans le domaine public a été déformée.
.
Un terrain d'entente entre les protagonistes du DAGW

Bien que vous ne puissiez pas le savoir au vu de la nature antagoniste des discussions publiques sur le réchauffement climatique, un large accord scientifique et une interprétation partagée existe entre presque tous les scientifiques qui s'occupent de la question. Le terrain d'entente, dont une grande partie a été mentionnée par le Dr Hayhoe dans son article, inclut :
· Que le climat a toujours changé et changera toujours,
· Que le dioxyde de carbone est un gaz à effet de serre qui réchauffe la partie inférieure de l'atmosphère,
· Que les émissions humaines s'accumulent dans l'atmosphère,
· Que le réchauffement de la planète d'environ 0,5° C s'est produite dans le courant du XXe siècle, mais
· Que le réchauffement climatique a cessé au cours des 15 dernières années.

La controverse scientifique sur le DAGW ne concerne donc en rien ce qui est mentionné ci-dessus. En revanche, elle relève, dans sa quasi-totalité, de trois questions différentes, quoique connexes, qui sont les suivantes :

· La quantité de réchauffement net qui est, ou sera, produit par les émissions anthropiques,
· La question de savoir s'il existe une preuve réelle qui démontre l'existence d'un réchauffement anthropique dangereux au cours des 50 dernières années, et,
· La question de savoir si les modèles informatiques du GIEC peuvent fournir des prévisions climatiques précises pour les 100 prochaines années.

Les réponses du Dr Hayhoe à ces questions seraient probablement du genre : substantielle, beaucoup, oui. Mes réponses seraient: insignifiante, aucune et aucune.
Qu'est ce qui peut expliquer des réponses aussi différentes alors qu'on est confronté à un ensemble d'observations climatiques sur lesquelles on est massivement d'accord ?

Comment fonctionne la science ?

Les controverses sur le réchauffement climatique, ou plus généralement sur le changement climatique, sont une affaire qui relève de la science. La science traite de faits, d'expériences et de représentations numériques du monde naturel qui nous entoure. La science ne prend pas en compte les émotions, les croyances ou la politique, mais elle s'efforce plutôt d'analyser les questions sans parti pris et de façon objective, de sorte que dans l'examen d'un ensemble de faits donnés, deux praticiens différents peuvent aboutir à la même interprétation : Oui, je suis conscient de l'ironie de cette déclaration dans le contexte actuel.

Ce qui nous amène à la question du rasoir d'Occam et à l'hypothèse zéro (
NdT : "Null hypothesis" en anglais. Expliqué ci-dessous). Guillaume d'Occam (1285-1347) était un moine franciscain anglais et philosophe à qui est attribué le dicton «Pluralitas non est ponenda sine necessitate», qui signifie «La pluralité ne doit pas être invoquée sans nécessité». Ceci est un rappel succinct du principe de simplicité ou de parcimonie, qui a d'abord été développé par Aristote et qui en est venu, aujourd'hui, à sous-tendre toute la démarche scientifique.

L'expression «Rasoir d'Occam» est généralement utilisée comme raccourci pour représenter l'hypothèse scientifique fondamentale de la simplicité. Pour expliquer un ensemble donné d'observations du monde naturel, la méthode scientifique procède par la mise en oeuvre, en tout premier, de l'explication la plus simple possible (hypothèse) qui peut expliquer les faits connus. Cette explication simple, appelée hypothèse zéro, devient alors l'interprétation hypothétique jusqu'à ce que d'autres faits apparaissent qui nécessitent une modification de l'hypothèse initiale, ou qui, peut-être, peuvent même l'invalider complètement.
Compte tenu de la grande variabilité naturelle manifestée par les données climatiques, et de l'incapacité à ce jour d'y sélectionner ou d'y identifier un signal anthropique, la bonne hypothèse est l'hypothèse zéro - parce qu'elle est la plus simple qui soit compatible avec les faits connus - qui est que les changements climatiques globaux sont présumés être d'origine naturelle, au moins jusqu'à ce que des preuves spécifiques parviennent à démontrer la causalité anthropique.

C'est une des caractéristiques les plus extraordinaires du GIEC que les études qui y sont en faveur, procèdent d'une inversion (injustifiée) de l'hypothèse zéro - à savoir que les changements climatiques globaux sont présumés résulter des émissions anthropiques de dioxyde de carbone, au moins jusqu'à ce qu'une preuve spécifique indique le contraire.

Quelle hypothèse voulons-nous tester ?

Bien que la science du climat soit globalement complexe, l'hypothèse de l'effet de serre, elle-même, est simple, et il est relativement aisé de la tester, elle ou ses conséquences, en comparant avec les données disponibles. Mais tout d'abord, il est impératif être très clair sur ce que nous entendons précisément par ce terme.
Dans la communication en général, et dans les médias, les termes d'effet de serre et de l'hypothèse de l'effet de serre en sont venus à avoir un sens vernaculaire propre - presque indépendant de leur approche scientifique. Quand un sondage d'opinion ou un journaliste sollicite des informations sur ce que pense le public de ces affaires, ils pose des questions telles que «Croyez-vous au réchauffement climatique", "Croyez- vous au changement climatique» ou «Croyez-vous à l'effet de serre ". En passant sous silence le fait que la science n'est jamais sujet de croyance, toutes ces questions sont, en fait, codées, et destinées à être comprises par le public comme «le réchauffement de la planète causé par des émissions anthropiques de dioxyde de carbone est dangereux ». Inutile de dire qu'il s'agit d'une question différente, bien que liée. Ces pratiques et d'autres ambiguïtés boiteuses ("carbone" pour "dioxyde de carbone", par exemple) sont utilisés quotidiennement dans les médias et elles conduisent à une grande confusion dans le débat public sur le changement climatique. Elles sapent aussi en profondeur la valeur des résultats de la quasi-totalité des sondages d'opinion.

L'hypothèse DAGW que je veux tester ici, c'est précisément et uniquement de savoir si "un réchauffement climatique dangereux est causé, ou sera causé, par des émissions anthropiques de dioxyde de carbone". Pour être «dangereux», à tout le moins, le changement climatique doit dépasser l'amplitude ou la fréquence des réchauffements qui sont connus pour être associés à la météorologie normale et à la variabilité climatique.

Quels éléments de preuve pouvons nous utiliser pour tester l'hypothèse du DAGW ?

Beaucoup de différents éléments de preuve peuvent être utilisés pour tester l'hypothèse du DAGW. Ici, je ne dispose que de l'espace pour vous en présenter seulement cinq qui sont tous basés sur des données empiriques du monde réel. Pour plus d'informations, veuillez lire les livres du Dr Hayhoe et le mien.

Considérons les tests suivants:

(i) Au cours des 16 dernières années, la température moyenne mondiale mesurée aussi bien par les capteurs thermométriques que par les capteurs satellitaires, n'a pas montré de réchauffement statistiquement significatif. Au cours de la même période, le dioxyde de carbone atmosphérique a augmenté de 10%.
Non seulement les augmentations importantes de dioxyde de carbone n'ont donc pas induit de réchauffement dangereux, mais elles n'ont pas induit de réchauffement du tout. L'hypothèse est mise en défaut.

(ii) Au cours du XXe siècle, un réchauffement de la planète compris entre 0,4 et 0,7°C a eu lieu, à une vitesse d'augmentation maximale durant les premières décennies du siècle, d'environ 1,7°C par siècle. Par comparaison, nos meilleurs enregistrements climatiques régionaux montrent qu'au cours des 10.000 dernières années, les variations naturelles et cycliques du climat ont donné lieu à des maxima de température d'au moins 1°C plus élevés qu'aujourd'hui avec des taux de réchauffement de 2,5°C par siècle.

En d'autres termes, la vitesse de hausse tout comme l'amplitude du réchauffement du XXe siècle se situe bien à l'intérieur de l'enveloppe du changement climatique naturel. L'hypothèse est mise en défaut, une deuxième fois.

(iii) Si la température globale est contrôlée principalement par les concentrations atmosphériques en dioxyde de carbone, alors les variations de concentrations de dioxyde de carbone doivent précéder les changements parallèles de la température.

En fait, c'est l'inverse qui se produit à toutes les échelles de temps. Les changements de température précèdent les changements de dioxyde de carbone d'environ 5 mois au cours du cycle saisonnier annuel, et d'environ 700-1000 ans au cours des cycles des périodes glaciaires. L'hypothèse est mise en défaut.

(iv) Les modèles informatiques de circulation générale du GIEC qui prennent en compte l'augmentation du dioxyde de carbone, prévoient que le réchauffement climatique devrait se produire à un rythme de +2,0°C par siècle.

En réalité, il n'y a pas eu de réchauffement du tout durant une période plus longue que la dernière décennie, aussi bien dans l'atmosphère que dans les océans. Les modèles sont clairement défectueux. Ils attribuent un réchauffement, résultant du dioxyde de carbone ajouté, trop important (en langage technique on dit qu'ils surestiment la sensibilité climatique). L'hypothèse est mise en défaut.

(v) Les mêmes modèles informatiques prédisent que des empreintes du réchauffement induit par les gaz à effet de serre seraient constituées par la création d'une zone atmosphérique plus chaude située à des altitudes de 8 à 10 km dans les régions équatoriales et aussi par une augmentation du réchauffement dans les régions des deux pôles.

Étant donné que nous savons déjà que les modèles sont défectueux, cela ne devrait pas nous surprendre d'apprendre que les mesures directes effectuées aussi bien par les radiosondes des ballons météorologiques que par les capteurs satellitaires montrent l'absence de réchauffement de la surface de l'Antarctique ainsi que l'absence totale d'une zone atmosphérique qui, selon les prédictions, devrait être plus chaude
(NdT : le hotspot) aux basse latitudes. L'hypothèse est mise en défaut, une deuxième fois.

L'un des plus grands physiciens du XXe siècle, Richard Feynman, a énoncé ces considérations, à propos de la science :

En général, nous cherchons une nouvelle loi en utilisant le procédé suivant. Nous devons d'abord la deviner. Ensuite, nous calculons les conséquences de la conjecture pour voir ce qui est prévu si cette loi que nous avons devinée est juste. Puis nous comparons le résultat des calculs avec la Nature ou avec les résultats des expériences. C'est à dire que nous comparons directement avec l'observation, pour voir si ça marche.
C'est cette affirmation simple qui est la clef de la science. Cela ne fait aucune différence que votre proposition soit belle. Cela ne fait aucune différence que vous soyez très intelligent, ni qui a fait la supposition, ni quel est son nom. Si la proposition n'est pas d'accord avec l'expérience, c'est qu'elle est fausse.

(NdT : J'ai déjà cité, dans un billet précédent, ce célèbre extrait d'un cours de Richard Feynman à Cornell (1964), en l'accompagnant de la vidéo correspondante sous-titrée en Français)

Aucun des cinq tests précédents n'est en accord ou vient à l'appui des prédictions implicites de l'hypothèse de l'effet de serre comme cela est indiqué ci-dessus. A juste titre, Richard Feynman nous avise que, par conséquent, l'hypothèse n'est pas valide, et ceci de manière répétée.

En résumé,

La réalité scientifique actuelle est que l'hypothèse du GIEC sur le réchauffement climatique dangereux a été testée à de nombreuses reprises, et que les tests ont échoué. Malgré l'investissement d'importantes sommes d'argent au cours des 25 dernières années (plus de 100 milliards de dollars), et l'immense effort de recherche effectué par les scientifiques liés au GIEC et par les scientifiques indépendants, à ce jour, aucune étude scientifique n'a établi un lien avéré entre les changements d'un quelconque paramètre environnemental significatif et l'origine humaine des émissions de dioxyde de carbone.

Par contre, l'hypothèse zéro que les changements climatiques globaux que nous avons observés au cours des 150 dernières années (et continuons d'observer aujourd'hui) sont d'origine naturelle, n'a toujours pas été réfutée. Comme cela a été résumé dans les rapports du Groupe international non gouvernemental sur les changements climatiques (NIPCC), des milliers d'articles publiés dans des revues à comité de lecture contiennent des faits ou des textes en accord avec l'hypothèse zéro et des explications plausibles et naturelles existent pour tous les changements climatiques globaux post-1850 qui ont été décrits jusqu'à ce jour.

Pourquoi cette conclusion n'est-elle généralement pas comprise ?

J'ai dit plus tôt que la science ne relève pas de l'émotion ou de la politique. Malgré ceci, il est dérangeant de constater que la discussion publique de la question du réchauffement climatique repose beaucoup plus sur ces dernières que sur la science. Comme on le verra plus longuement dans mon livre, il y a trois raisons principales à cela.

Tout d'abord, en tant que branche de l'Organisation des Nations Unies, le GIEC est, lui-même, une structure fortement politisée et non pas un organisme scientifique. Dès ses débuts, la charte du GIEC n'exigeait pas de mener une enquête exhaustive sur les changements climatiques mais uniquement sur le réchauffement planétaire causé par les émissions des gaz à effet de serre produits par l'activité humaine.

Ensuite, sous l'impulsion de groupes locaux d'activistes verts et d'ONG géantes comme Greenpeace et le WWF, au cours des 20 dernières années, le mouvement écologiste a adopté comme leitmotiv l'idée de sauver la planète du réchauffement climatique. Cela a eu deux conséquences dévastatrices. La première est que les écologistes radicaux ont travaillé sans relâche à semer la désinformation sur le réchauffement climatique à la fois dans le domaine public et dans le système éducatif. Et l'autre, c'est que, face à cette propagande généralisée exercée sur l'opinion publique et sur les jeunes, accompagnée par les fortes pressions exercées par de puissants groupes d'intérêt tels que les chercheurs gouvernementaux, les fournisseurs d'énergie alternatives et les professionnels du marketing financier, les politiciens n'ont pas eu d'autre choix que de s'inscrire dans le mouvement. Quelle que soit leur philosophie politique de base, tous les politiciens en activité sont, au quotidien, dans la nécessité d'apaiser les actes d'intimidation et de brimades des verts, auxquelles eux-mêmes et leurs électeurs sont soumis en permanence.

Troisièmement, et c'est ce qui est probablement déterminant, les principaux médias, à quelques exceptions près, ont apporté un soutien sans faille aux mesures destinées à "arrêter le réchauffement climatique". Ce comportement semble être motivé par une combinaison des convictions personnelles libérales
(NdT : C'est à dire, chez les anglo-saxons, "de gauche") et favorables à l'écologie de la plupart des journalistes, et par l'intérêt bien compris des éditeurs avertis qui ont compris que les rapports alarmistes sur l'environnement permettent de mieux vendre leurs produits ainsi que de l'espace publicitaire.

Mais étant donné que la science reste incertaine, ne devrions-nous pas donner à la terre le bénéfice du doute ?

Ce slogan bien connu (notez son phrasé volontairement émotif) est attribué aux News Corporation de Rupert Murdoch. Il présente tous les caractéristiques d'un produit lancé par un groupe de réflexion vert ou par une agence de publicité. Ce slogan accrocheur révèle également une profonde incompréhension des véritables risques climatiques auxquels sont confrontées nos sociétés, car il présuppose que le réchauffement climatique serait plus dangereux ou plus à craindre que le refroidissement global. Alors qu'en réalité, c'est probablement l'inverse qui est vrai.

Nous devons accepter l'idée que le risque théorique d'un réchauffement global dangereux causé par l'homme ne constitue qu'une petite fraction des aléas climatiques beaucoup plus considérables que reconnaissent tous les scientifiques et qui résultent des événements climatiques dangereux que la Nature nous impose de temps à autre, comme elle le fera toujours. Il est absolument évident, en se basant, par exemple, sur l'ouragan Katrina de 2005, sur l'ouragan catastrophique Sandy en 2012 aux États-Unis, sur les inondations de 2007 au Royaume-Uni et sur les feux de brousse tragiques en Australie en 2003 (Canberra), 2009 (Victoria) et sur ceux de grande extension en Janvier de cette année, que même les gouvernements des pays riches le plus avancés sont souvent mal préparés aux catastrophes liées aux aléas climatiques d'origine naturelle.

Nous devons faire mieux et gaspiller de l'argent pour donner à la terre le bénéfice d'un doute fondé sur une hypothèse invérifiable que le réchauffement dangereux va bientôt reprendre, constitue précisément la plus mauvaise approche pour "choisir le gagnant".

De nombreux scientifiques, y compris d'éminents physiciens du soleil, affirment actuellement que la situation actuelle de la Terre relativement aux cycles solaires indique que la tendance climatique la plus probable au cours des prochaines décennies est un refroidissement significatif plutôt qu'un réchauffement. Pendant ce temps, les modélisateurs informatiques du GIEC nous assurent avec toute l'autorité dont ils disposent que le réchauffement climatique va bientôt reprendre - il suffit d'attendre et voir.

Ainsi, en réalité, aucun scientifique sur la planète ne peut vous dire avec une probabilité crédible si le climat en 2030 sera plus froid ou plus chaud qu'aujourd'hui. Dans de telles circonstances, la seule conclusion rationnelle à en tirer est que nous devons être prêts à réagir au cours des prochaines décennies à chaque épisode de réchauffement ou de refroidissement, en fonction de ce que la Nature a décidé de nous offrir.

[...] NdT: Suivent quelques considérations sur la politique à suivre, selon Carter, dont plusieurs concernent plus spécifiquement l'Australie.

Robert (Bob) Carter est un géologue des océans et un spécialiste de l'environnement. Il a plus de 40 ans d'expérience professionnelle et il a occupé des postes universitaires à l'Université d'Otago (Dunedin) et à l'Université James Cook (Townsville) où il a été professeur et directeur de l'enseignement des Sciences de la Terre entre 1981 et 1999. Durant sa carrière, il a aussi obtenu une bourse du Commonwealth (Université de Cambridge), une bourse Nuffield (Université d'Oxford) et un poste d'enquêteur spécial auprès du Conseil de la Recherche Australienne.. Bob a agi comme témoin expert sur le changement climatique auprès du Comité du Sénat américain des Travaux publics et de l'Environnement, et auprès des commissions parlementaires australienne et néo-zélandaise pour le commerce des émissions. Il a aussi été premier témoin scientifique dans le procès Dimmock contre le Secrétaire d'Etat à L'Education de Sa Majesté britannique, devant la Haute Cour UK dont le jugement, en 2007, a identifié neuf erreurs scientifiques majeures dans le film de M. Al Gore «Une vérité qui
dérange». Carter est l'auteur du livre, Climat: le Contre-Consensus (2010, Stacey International Ltd, Londres)."

Ainsi, Robert Carter résume, en les simplifiant, quelques points de vue partagés par un grand nombre (sans doute la majorité) des scientifiques qui s'opposent au GIEC. Cependant, il me faut aussi faire remarquer que les points de vue qu'il déclare partager avec Katharine Hayhoe (et donc le GIEC) ne sont pas admis par tous les climato-sceptiques (-réalistes), y compris par des chercheurs expérimentés. En particulier, et parmi d'autres, les Professeurs Ole Humlum d'une part et Murry Salby, d'autre part, ne pensent pas que "les émissions humaines s'accumulent dans l'atmosphère" comme je l'avais expliqué dans un billet précédent. D'autres scientifiques professionnels ne sont pas convaincus non plus que la variation du taux de CO2 contenu dans l'atmosphère induise un réchauffement significatif du globe. Ils pensent que d'autres causes naturelles, actuellement négligées telles que l'activité solaire et/ou les oscillations océaniques de longue durée, jouent un rôle prépondérant.

Quoiqu'il en soit, les lecteurs attentifs de ce site ne seront pas surpris des résultats des quelques tests énoncés par Bob Carter. On pourra aussi noter, comme je l'ai fait à plusieurs reprises, que Carter rappelle, une fois de plus, que les controverses sur les causes du réchauffement climatique trouvent leur origine, avant tout, dans une série de questions relatives à la science et non à la politique où à la philosophie. Bien que certains s'obstinent à affirmer le contraire, pour des raisons qu'il est facile d'imaginer, il ne s'agit de rien d'autre que d'un débat scientifique comme il y en a toujours eu dans la longue histoire des sciences.
Carter nous rappelle aussi, à juste titre, que le principe de "l'hypothèse zéro" ou du "rasoir d'Occam" exigeait que l'on cherche d'abord à discerner et à expliquer les causes naturelles des variations climatiques. Puis, le climat naturel étant bien compris (ce qui est loin d'être le cas), il aurait alors fallu chercher comment (et si) l'homme aurait pu intervenir. L'inversion, par le GIEC, d'un des principes fondateurs de la démarche scientifique, pose effectivement problème, comme le fait remarquer Carter.
C'est d'ailleurs très proche de ce que nous dit la climatologue (ex "grand prêtresse du réchauffement climatique", fréquemment citée sur ce site) Judith Curry qui écrit, aujourd'hui même, dans son blog (les caractères engraissés le sont par l'auteur de PU) :

Jusqu'à ce que nous comprenions mieux la variabilité climatique interne (NdT: cad naturelle), nous ne savons tout simplement pas comment calculer la sensibilité climatique au forçage des gaz à effet de serre. Le question de savoir comment le climat va changer au cours du XXIe siècle est hautement incertaine et, de manière fondamentale, nous ne savons pas si les différents scénarios des émissions de gaz à effet de serre seront (ou pas) les moteurs principaux sur des échelles de temps de l'ordre du siècle ou moins. La simplification excessive et la confiance exagérée en soi, sur ce sujet, ont été destructrices pour la science climatique. En tant que scientifiques, nous devons prendre en compte les incertitudes ainsi que la complexité et la nature à la fois désordonnée et perverse de ce problème.
Nous induisons les responsables politiques en erreur avec nos simplifications abusives et nos certitudes démesurées.

"Jusqu'à ce que nous comprenions mieux la variabilité climatique interne (NdT: cad naturelle), nous ne savons tout simplement pas comment calculer la sensibilité climatique au forçage des gaz à effet de serre."...

En effet. Peut-être aurait-il été préférable de prendre le problème par le bon bout, dès le début ?

Judith Curry n'est pas (et de loin) la seule à se poser de bonnes questions, comme nous le verrons bientôt.
Tout cela va dans le bon sens...

A suivre

Stay tuned !

 

25 Août 2012 : John Christy fait le point devant les Sénateurs US.

Il m'a semblé utile de faire partager à mes lecteurs(trices) le contenu de la récente déposition de John Christy auprès du Sénat Américain. Son témoignage est particulièrement intéressant en ce sens qu'il fait le point sur un certain nombre de questions importantes qui font débat, en ce moment même, dans le (petit) monde de la climatologie. D'autre part, s'adressant à des personnels politiques, John Christy a fait un effort méritoire de pédagogie et de simplification pour mettre des questions difficiles à la portée de l'auditoire. Le texte de son exposé peut donc être lu et assimilé même par des non-spécialistes.

1) Introduction :

Le Mercredi 1er août 2012, s'est tenue, à Washington, une audience plénière du Comité de l'EPW christy2012(Environnement and Public Works) du Sénat des Etats-Unis.
L'intitulé de cette réunion était : "Mise à jour des nouvelles avancées en Science du Climat et Mesures adaptations locales."

Les sénateurs avaient convié 7 personnalités scientifiques à venir témoigner sur le sujet titre. Parmi ces dernières et pour ce qui nous intéresse ici, deux d'entre elles ont particulièrement retenu l'attention.

Il s'agit du Dr. Christopher B. Field (Director, Department of Global Ecology, Carnegie Institution for Science; Professor of Biology and Environmental Earth Science, Stanford University) qui est le co-président du groupe 2 (Le WG2) du prochain rapport AR5 du GIEC et du Professeur John Christy (Distinguished Professor, Director of Earth System Science Center, Department of Atmospheric Science University of Alabama in Huntsville)

A noter que la présentation du Dr Chris Field devant les sénateur a fait l'objet d'une violente critique par un spécialiste de la question, le Prof. Roger Pielke Jr ( le fils du climatologue R. Pielke Sr. souvent mentionné dans ce site) A noter que R. Pielke Jr n'est pas un climato-sceptique. Cependant, il reproche vertement à Chris. Field d'avoir trompé les Sénateurs US (le titre du billet de Pielke: "Un auteur principal du GIEC trompe le Congrès US". En substance, Pielke Jr montre que Field a gravement déformé les conclusions prudentes du rapport SREX (Special Report for Managing the Risks of Extreme Events and Disasters to Advance Climate Change Adaptation) du GIEC, publié récemment, lequel estimait, en bref, que, compte tenu des données disponibles, aucun evénement métérologique extrême ne pouvait raisonnablement être attribué au réchauffement climatique anthropique. De fait, le discours de Field était notablement plus alarmiste que le rapport SREX du GIEC.

2) Le témoignage du Dr. Christy.

John Christy (photo ci-dessus prise pendant la déposition) est bien connu des lecteurs de ce site. Il s'est présenté aux sénateurs de cette manière :

"Je suis John R. Christy, Professeur de classe exceptionnelle des sciences de l'atmosphère, Climatologue de l'état de l'Alabama et Directeur du Centre des Sciences du Système Terrestre à l'Université d'Alabama, Hunstville. J'ai participé en tant qu'auteur principal et rédacteur de contributions aux rapports du GIEC. J'ai été récompensé de la médaille pour réussite scientifique exceptionnelle par la NASA et, en 2002, j'ai été élu membre de la société américaine de météorologie."

De fait, John Christy est célèbre et a été récompensé par la NASA pour avoir mis au point (avec Roy Spencer) les méthodes de mesure de la température de différentes tranches de l'atmosphère au moyen de capteurs installés sur les satellites de la NASA.

Le témoignage de John Christy est disponible aussi bien en vidéo qu'en texte écrit, rédigé par l'auteur. Avec l'aide de deux collègues, Pensee-Unique.fr a assuré la traduction en français du texte écrit. Ce texte est disponible, dans son intégralité, ci-dessous (en pdf).

Le rapport complet de John Christy traduit en français.

Dans ce billet, je me contenterai de citer quelques extraits significatifs (dans des encadrés verts) de la déposition de Christy, en les faisant précéder d'une courte introduction pour les replacer dans leurs contextes et en y ajoutant, éventuellement, quelques compléments. La déposition de John Christy s'articule autour de cinq points principaux que je vais citer dans l'ordre de l'exposé. Les extraits du témoignage de Christy figurent dans des encadrés verts.

A) Les événements météorologiques "extrêmes".

Christy introduit son exposé sur cette section de l'exposé :

"Il est à nouveau  courant d'affirmer que les événements extrêmes, tels que la sécheresse actuelle au centre des États-Unis, sont des preuves du changement climatique d'origine humaine."

Christy fait ainsi remarquer à ses auditeurs que, depuis quelques mois, les médias (surtout) et les scientifiques proches du GIEC ont tout particulièrement mis l'accent sur une augmentation (supposée) des événements "extrêmes, comme beaucoup l'auront déjà remarqué. Ces affirmations alarmistes, reprises en boucle par tous les médias, notamment francophones, ne manqueront pas de surprendre tous ceux qui ont parcouru les pages de ce site qui ont montré à plusieurs reprises que ni les cyclones, ni les ouragans, ni les inondations, ni les sécheresses n'ont connu une recrudescence statistiquement significative, par rapport au passé, durant les dernières décennies. Ces constats ont d'ailleurs été confirmés par une étude exhaustive internationale (The Twentieth Century Reanalysis Project) couvrant la période 1872 à 2011, menée par Gil Compo et une trentaine de collègues, que j'avais décrite dans la page "calamités". Le résultat de cette étude, (citée par John Christy lors de son exposé), montrait que si les événements "extrêmes" avaient été bien présents tout au long de la période étudiée, rien ne distingue la période récente des périodes précédentes. Ce constat recoupe le travail des historiens. De fait, on ne discerne aucune tendance, ni positive ni négative. Les conclusions du rapport SREX du GIEC lui-même, expliquent qu'il est impossible de trancher dans un sens ou dans l'autre, à ce propos.

Dès lors, on peut se demander pour quelle raison, les médias, quelques scientifiques et, notamment des responsables de l'OMM (tel Michel Jarraud), se sont efforcés et s'efforcent actuellement d'accréditer l'idée que nous connaissons ou pourrions connaître une recrudescence catastrophique des événements météorologiques "extrêmes" ?

De fait, il faut bien reconnaître que, dans le même temps et en parallèle, on entend de moins en moins fréquemment évoquer la hausse des températures qui, selon certains et selon les modèles informatique, ne devait pas manquer de se produire à une vitesse accélérée, accompagnant inéluctablement, disait-on, la hausse du taux de CO2 dans l'atmosphère.
Il faut bien voir que les relevés de la température du globe, publiés par les différents organismes, n'incitent guère à l'alarmisme et contribuent probablement à générer un doute que certains responsables qui ont beaucoup investi dans ces affaires, doivent déplorer.
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Ci-contre, voici le relevé mensuel des anomalies de températures vues par les satellites (ici à partir de la base de données RSS) de 1997 à nos jours (Juillet compris) . (échelle et courbe en bleu). Les autres bases de données donnent des résultats similaires comme on pourra le vérifier dans ce graphique interactif.
Manifestement, la température du globe évolue sur un plateau horizontal, et ceci depuis une quinzaine d'années.

Le graphe, ci-contre, montre également la croissance imperturbable du taux de CO2 (données de l'ESRL/NOAA-Mauna Loa) durant la même période. (échelle et courbe en rouge).
Le rapprochement de ces deux tendances sur le même graphique est assez parlant.

 

 


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Voici le même type de graphe (mais de 1958 à fin août 2012) rapporté par le climatologue Norvégien Ole Humlum (site climate4you). C'est le relevé de températures globales du GISS de la NASA comparé au taux de CO2 dans l'atmosphère mesuré à Mauna Loa.

 

 

 

 

 

 

 

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Ou encore, voici, vu par le Met-Office (Hadley Center) UK sur une plus longue durée, la variation annuelle de la température des continents du globe. On perçoit également très bien la stagnation de la température, voir sa légère inflexion négative, durant la dernière décennie.

 

 

 

Le fait est que, depuis une quinzaine d'années, la hausse des températures ne suit pas la hausse de la concentration de CO2 dans l'atmosphère. Il en résulte que l'on observe un décrochage sérieux entre les observations et les scénarios/projections/prévisions des modèles informatiques les plus récents, comme Christy le démontre lui-même (voir ci-dessous dans la section B), ce qui constitue évidemment une sérieuse objection quant à la pertinence des modèles utilisés par le GIEC.
Dès lors, il est compréhensible que de nombreux acteurs directement impliqués dans l'alarmisme au réchauffement climatique, aient souhaité changer d'objectif et populariser l'idée que les événements météorologiques "extrêmes", que chacun peut percevoir, devraient se multiplier en fréquence et croître en intensité. C'est ainsi que nous avons vu récemment la plupart des médias et aussi quelques scientifiques, attribuer systématiquement la quasi-totalité des événements aussi peu "extrêmes" fussent-ils et de courte durée (comme la récente canicule en France) au réchauffement climatique anthropique, alors que le rapport SREX du GIEC lui-même s'en déclare (à juste titre) incapable et que les observations objectives ne montrent rien de tel dans le contexte de l'évolution historique.

John Christy poursuit son introduction en déclarant que :

"En fait, la Terre est très grande, le temps est très dynamique et les événements extrêmes continueront de se produire quelque part, chaque année, et pour des causes naturelles. Les « extrêmes » récents ont été dépassés au cours des décennies précédentes."

Dans cette section, John Christy s'intéresse plus spécifiquement au Middle West américain et de manière plus générale aux zones qui ont été récemment affectées par une assez forte et persistante vague de chaleur et de sécheresse aux USA. Christy s'oppose aux déclarations de ceux qui ont affirmé que la vague de chaleur récente était "sans précédent" (ce qui peuvent paraître curieux à tous ceux qui connaissant l'histoire des Etats-Unis et qui se souviennent des séries des terribles sécheresses des années 30 (le dust bowl) qui ont ravagé une grande partie des Etats-Unis pendant plusieurs années consécutives). De fait, Christy signale que les statistiques avancées par certains prennent exagérément en compte des stations récemment implantées donnant ainsi un poids excessif aux années récentes, au lieu de se concentrer sur les stations de mesures qui couvrent la totalité des 80 dernières années (et englobent donc les années 30). Si on utilise, de préférence, les stations de mesure qui couvrent cette longue période, on obtient des résultats bien différents de ceux qui ont été publiés dans la presse et soutenus par quelques scientifiques.
Voici, à titre d'exemple, deux graphes montrés par John Christy. Le premier concerne la chronologie des relevés des records de température les plus élevée, les records de température. Le second concerne l'occurrence des sécheresses ou des années pluvieuses, toujours aux USA.

CHristyTmax

Ce graphe est intitulé (dans le cartouche) : Nombre des records quotidiens des températures maximales (TMax) de 1895 à 2011 à partir de 970 stations du réseau US (USHCN) qui possèdent au moins 80 années d'observation..

A noter que les données de 2012 ne sont évidemment pas encore disponibles mais Christy donne un peu plus loin dans son exposé un graphique qui tient compte de ce que l'on peut prévoir à ce sujet et qui montre que si la vague de chaleur 2012 a bien été intense, elle est loin d'égaler celle des années 30.

Ce graphe montre qu'il n'existe aucune tendance identifiable de l'augmentation du nombre des records de température durant cette période.

 

 

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Il en est de même pour les sécheresses et la pluviométrie, aux Etats-Unis, ainsi que le montre le graphique suivant (issu du NCDC de la NOAA) qui indique les fractions de la surface des Etats-Unis affectées par des sécheresses (en rouge, en haut) et par des hautes pluviométries (en vert, en bas). La quantification est basée sur l'indice de classique de sécheresse dit de Palmer, comme cela est indiqué dans le graphique.

Là encore, il est certainement difficile de déceler une tendance quelconque dans un sens ou dans l'autre.
En réalité, l'intensité et la fréquence des sécheresses ou des fortes pluviométries n'ont guère évolué depuis 1900 jusqu'à nos jours.

 

 

 

Dans la seconde partie de son exposé, Christy compare les résultats des observations de l'évolution de la température globale avec les projections/scénarios/prévisions des plus récents modèles tels que devant figurer dans le prochain rapport (l'AR5) du GIEC.

B) Le taux de réchauffement calculé par les modèles est supérieur à celui qui est observé.

"Dans la Figure 2.1 ci-dessous, je montre les résultats de 34 simulations les plus récentes des modèles pour la température du globe tels qu’ils seront utilisés dans le rapport AR5 du GIEC  sur le changement climatique à venir (KNMI Climate Explorer). Toutes les données sont établies à partir de la même référence qui est la période 1979-1983, c'est-à-dire à partir du même point de départ. En plus des sorties des différents modèles, j’indique leur moyenne (la ligne noire épaisse) ainsi que les résultats qui viennent des observations (les symboles). Les deux résultats des observations satellitaires (UAH et RSS) ont été ajustés de manière proportionnelle  de manière à ce qu’elles représentent des variations à la surface pour comparer des données directement comparables. Les faits montrent à l’évidence qu’en moyenne les modèles surchauffent notablement la planète ce qui implique qu’on ne peut n’être que peu confiant que  les modèles puissent répondre aux questions posées par les responsables politiques. Il semble plus prudent de baser sa démarche politique sur les cercles (c'est-à-dire sur les données réelles) plutôt que sur la ligne épaisse des sorties des modèles. Des décisions politiques basées sur les symboles cercles impliqueraient une adaptation à des événements extrêmes qui se produiront parce qu’ils se sont produits auparavant (mentionnés ci-dessus et ci-après) puisque la tendance sous-jacente est relativement mineure."

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C) Les mesures thermométriques des température de surface (Tsfc) sont biaisées et la hausse de température Tsfc est surestimée.

Christy introduit cette section en précisant que :

"De manière générale, la question du réchauffement climatique est dominée par la considération de la température à proximité de la surface (Tsfc) comme s’il s’agissait d’un standard avec lequel nous pourrions mesurer les impacts d’une augmentation supplémentaire du réchauffement dû à l’augmentation des gaz à effet de serre. Du point de vue fondamental, la variable appropriée que l’on doit mesurer est le contenu calorifique ou la quantité d’énergie calorifique (mesurée en Joules) du système climatique qui se trouve principalement dans les océans et l’atmosphère. Ainsi la mesure fondamentale pour détecter le réchauffement dû aux gaz à effet de serre consiste à déterminer combien de Joules d’énergie s’accumulent dans le système climatique en plus de ceux qui se seraient accumulés naturellement.Ceci est un problème réellement « pervers » (voir le témoignage auprès de la Chambre des Représentants, Dr. Judith Curry, 17 Nov. 2010) car nous ne savons pas combien de chaleur peut-être accumulée de manière naturelle. "

Dans la suite de son exposé, Christy se réfère aux résultats de plusieurs études récentes (telles McNider et al, 2012, observations et modèles) qui expliquent que la mesure des valeurs minimales de températures, TMin, sont grandement affectées par un phénomène aérologique lié à la turbulence des zones environnant les stations de mesure. Il écrit :

"Sans trop rentrer dans les détails, le fondement de cette étude est que les humains perturbent la surface (les villes, l’agriculture, la déforestation etc.) ce qui bouleverse la formation naturelle de la mince couche d’air plus froid durant la nuit, lorsque TMin est mesurée. [...] La conséquence subtile de ce phénomène est  que les températures TMin vont montrer un réchauffement. Mais ce réchauffement résulte d’un processus de convection turbulente qui redistribue la chaleur près de la surface et non pas de l’accumulation de chaleur due au réchauffement par effet de serre dans la profondeur de l’atmosphère. [...]
C’est pour  cette raison que les températures maximales diurnes (TMax) constituent un bien meilleur indicateur du contenu thermique de la profondeur de l’atmosphère puisque l’air est beaucoup mieux mélangé en profondeur, vers le bas, jusqu’à l’endroit où se trouve la station de mesure. L’absence relative de réchauffement de  TMax est une indication que le taux de réchauffement dû à l’effet de serre est plus petit que ce que prévoient les modèles (Section 2)."(NdT : Voir, à ce sujet, les notes de Roger Pielke Sr.)

Christy poursuit son exposé en rappelant que la température moyenne globale est calculée en faisant la demi-somme des températures maximales et minimales (TMax+TMin)/2, et ceci pour chaque station. Ainsi, si la mesure de la température Tmin est affectée par les perturbations mentionnées ci-dessus, la totalité des bases de données s'en trouve contaminée. A titre de solution, Christy suggèrent soit d'utiliser seulement les données TMax, soient d'utiliser les mesures satellitaires qui mesurent directement le contenu thermique de l'atmosphère et sont exemptes des effets de surface.

Quid du Hotspot ?
A noter également que ces constats sur le réchauffement artificiel de TMin par Christy, McNider et al, et R. Pielke permettent, comme le signale Pielke, de résoudre la question épineuse de l'absence du fameux "hotspot". En effet, on sait - cela résulte d'un calcul élémentaire lié au taux de refroidissement de l'atmosphère avec l'altitude (l'"adiabatic lapse rate") - que l'atmosphère proche de la tropopause (8 à 10km) tropicale devrait se réchauffer deux à trois fois plus rapidement que la surface du globe. Or et comme je l'ai exposé dans ce billet, les mesures montrent que la vitesse de réchauffement de la tropopause tropicale est sensiblement égale à celle de la surface, ce qui contredit le modèle élémentaire. Cette théorie ne pouvant guère être contestée, Richard Lindzen en a déduit qu'il ne reste plus qu'une possibilité : Ce sont les mesures de Tsfc (Températures de surface) qui ont dû être surestimées. Dans le cas présent, il faudrait donc que la surestimation de la variation de Tsfc soit de l'ordre d'un facteur 1,5 à 2 pour la que le "hotspot" apparaisse correctement, conformément à la théorie. Comme on le voit, l'erreur systématique sur TMin expliquée ci-dessus, pourrait contaminer gravement la quasi totalité des bases de donnes thermométriques publiées par le GISS de la NASA, la NOAA, Le HadCRUT etc., comme le pense John Christy.

Dans la suite de l'exposé, Christy donne également son point de vue sur le "consensus" qui reste l'argument "massue" utilisé pour clore un débat engagé avec ceux qui expriment leurs doutes.

D) Le "consensus" largement diffusé n'est pas représentatif de la science du climat.

"Ainsi que j’en ai témoigné au Conseil Inter-Académique en Juin 2010, que je l’ai écrit dans Nature cette même année (Christy 2010) et documenté dans mon Témoignage à la Chambre, l’année dernière (Espace de la Chambre des Représentants, Science et Technologie, 31 Mars 2011), le GIEC et d’autres rapports similaires ne représentent, pour moi, guère plus que le consensus de ceux qui ont  été choisis pour être en accord avec un consensus particulier. Le contenu de ces rapports sur le climat est, en fait, contrôlé par un nombre relativement restreint d’individus – Je les qualifie souvent d’ « Establishment du climat » - qui, au cours des années, en sont venus à agir plus comme des gardiens de l’opinion scientifique et de l’information plutôt que comme des vecteurs de transmission de l'information. Les voix de ceux d’entre nous qui ont des objections sur diverses  affirmations et sur des exagérations présentes dans ces comptes rendus sont, en règle générale, écartées plutôt que reconnues. Cet Establishment implique les mêmes individus qui sont devenus les « experts » ralliés pour faire la promotion des affirmations du GIEC [...]"

A noter, au sujet du fameux "consensus", un échange amusant entre la sénatrice Barbara Boxer (qui a beaucoup fait en faveur des thèses défendues par le GIEC) et John Christy. Vous pourrez assister directement à cette interpellation et à la réponse de Christy en visualisant la vidéo prise lors de la séance d'audit au Sénat.
Barbara Boxer fait référence au "consensus" et signale qu'un sondage auprès de scientifiques du climat a montré que 97% ont répondu qu'ils étaient d'accord avec les questions posées au sujet du réchauffement climatique. John Christy lui répond que ce sondage n'impliquait, en tout et pour tout, que 77 scientifiques et que les questions étaient si anodines que lui-même aurait répondu oui aux différentes questions. Richard Lindzen et quelques autres avaient fait le même constat que Christy au sujet de ce sondage dont les résultats ont, bien entendu, fait l'objet d'une vaste publicité dans les médias US. De fait, il est même étonnant que 3% aient répondu par la négative aux questions posées !

E) En réalité le CO2 est bénéfique pour la planète et tenter d'en limiter la croissance serait vain.

Christy écrit :

"L’utilisation du charbon qui génère la majorité des émissions de CO2, continuera à augmenter comme cela est indiqué dans le graphe ci-dessous qui provient de l’Administration de l’Information sur l’Energie (AIE). Les pays en voie de développement en Asie brûlent déjà deux fois plus de charbon que les Etats-Unis et cet écart ira en s’agrandissant. On peut voir que nos actions législatives n’auront aucune conséquence au niveau du vaste contexte global, en observant que ces actions n’auront pour résultat que de tenter d’infléchir un peu la courbe pour l’Amérique du Nord et ce sera tout. Ainsi, une inflexion vers le bas de l’usage du carbone par l’Amérique du Nord n’aura virtuellement aucun effet sur les émissions du globe, quelle que soit notre opinion sur la sensibilité du système climatique vis-à-vis du CO2 supplémentaire que nous renvoyons vers l’atmosphère."

John Christy illustre son propos avec la figure ci-contre dont les données proviennent du Département de l'Energie US (AIE)christyepw2012c.

 

 


Ce graphique indique les projections des consommations de charbon dans différentes zones géographiques, jusqu'en 2035. Comme on peut le voir, si la consommation de l'Amérique du Nord devrait stagner, celles de l'Asie Non OCDE devrait croître rapidement jusqu'à surpasser celle des USA d'un bon facteur 7 en 2035,
rendant ainsi peu convaincants, voire négligeables, les efforts de réduction qui pourraient être entrepris aux Etats-Unis...sans parler de ceux de l'hexagone dont les émissions de CO2 représentent environ 1/15ème de celles des USA...

 

 

Conclusion :

Ce bref résumé laisse de côté une partie notable de la substance de l'exposé de John Christy. Je vous invite donc à lire avec attention la traduction française du texte qu'il a lui-même rédigé à l'occasion de sa déposition. Ce texte, très actuel sur les débats qui agitent la science climatique, est rédigé de manière pédagogique et compréhensible pour les lecteurs non spécialistes

En complément, je signale, pour les lecteurs anglophones, un texte publié dans le WSJ (Wall Street Journal) sous la plume de trois physiciens, Richard Lindzen, Will happer et Roger Cohen déjà cités dans cette même page. En outre, il existe, sur Skyfall, une version en français du billet de Judy Curry au sujet du témoignage de Christy.

A suivre....

19 Avril 2012 : Des vétérans de la conquête de l'espace de la NASA s'élèvent contre les prises de position de l'agence sur le réchauffement climatique. Quarante neuf d'entre eux écrivent une lettre demandant plus de modération et de prudence à l'administrateur de l'agence.

En réalité, leur prise de position reflète surtout l'exaspération croissante d'un certain nombre des acteurs de la "conquête de l'espace", face au comportement jugé "extrémiste" du responsable du département de l'agence qui s'occupe des affaires climatiques, James Hansen, le directeur du Goddard Institute for Space Studies de la NASA. nasa1

 

Tous ceux - et ils sont très nombreux - qui se sont passionnés pour la grande époque de la conquête spatiale de la NASA, seront heureux de redécouvrir la galerie des superbes images collationnées par l'agence spatiale US sur le site GRIN.

 

 

1) Introduction :

Comme les lecteurs de ce site le savent, plusieurs des grandes Institutions ou Sociétés Savantes des USA dont les organes directeurs ont officiellement pris fait et cause pour le modèle du changement climatique anthropique tel qu'il est promu par le GIEC de l'ONU, ont dû faire face à des récriminations, souvent acerbes, d'une fraction notable de leurs membres les plus éminents et aussi, le plus souvent, de la part de leurs vétérans.

C'est ainsi que j'ai eu l'occasion d'évoquer les conflits récents qui ont eu lieu au sein de l'American Physical Society (l'APS, 40000 membres inscrits) au sujet du réchauffement climatique :

De même, un éditorial complaisant vis à vis des thèses du GIEC de la part d'un éditeur d'une revue de chimie, (C&EN), a provoqué une levée de bouclier de chimistes adhérents à l'ACS (American Chemical Society).
En outre, un sondage tout récent auprès des membres de l'
AMS (American Meteorological Society) montre qu'une fraction importante des membres de cette association sont climato-sceptiques et que la majorité des sondés reconnaît qu'il existe un conflit réel entre les membres de l'ACS au sujet du réchauffement climatique. Certaines actions du bureau de l'ACS ont également fait l'objet de récriminations acerbes de la part de "fellows", (c'est à dire des membres élus par les membres de l'association). Toujours pour la même raison.

Ainsi et contrairement à l'image qui en est donnée au grand public par les médias, il apparaît que les milieux scientifiques de ces diverses sociétés savantes sont, en réalité, divisés sur les causes (humaines et/ou naturelles) du réchauffement climatique. De fait, l'existence même d'un réchauffement climatique ne semble pas faire l'objet de controverses. C'est la nature des causes de ce réchauffement qui fait l'objet de polémiques.

Cependant, la situation qui prévaut à la NASA est notablement différente de celle des autres associations de scientifiques, comme cela apparaît clairement si on lit la lettre avec un peu d'attention.

2) La lettre et les signataires :

Cette lettre (original, entre autres, ici) n'a pas été adressée à la presse par ses auteurs. Elle est, en réalité, un courrier interne à l'organisme.
Voici un
e traduction de la lettre qui a été adressée à l'Administrateur de la NASA en titre, le Major Général Charles Bolden Jr.
Les caractères engraissés sont de mon fait.

Le 28 Mars 2012
The Honorable Charles Bolden, Jr.
NASA Administrator
NASA Headquarters
Washington, D.C. 20546-0001

Cher Charlie, (Ndt : Sic !)


Nous, soussignés, demandons respectueusement que la NASA et l'Institut Goddard pour les Etudes Spatiales (NdT : Le GISS dirigé par James Hansen) s'abstiennent d'inclure des affirmations non prouvées dans les déclarations publiques et les sites Web. Nous pensons que les affirmations de la NASA et de l'Institut Goddard pour les Recherches Spatiales, selon lesquels le dioxyde de carbone émis par l'homme, a un impact catastrophique sur le changement climatique global, ne sont pas démontrées, tout spécialement lorsque l'on considère les données empiriques sur des milliers d'années. En accord avec des centaines de climatologues bien connus et des dizaines de milliers de scientifiques d'autres disciplines qui déclarent leur scepticisme vis à vis des prédictions catastrophiques qui émanent, en particulier, de la direction du GISS, il apparaît clairement que la science N'EST PAS établie.

Le soutien sans limite à l'affirmation que le CO2 serait la cause principale du changement climatique ne cadre pas avec l'histoire de la NASA qui a toujours privilégié une analyse objective de toutes les données scientifiques disponibles avant de prendre des décisions ou de communiquer au public.

En tant qu'anciens membres de la NASA nous pensons que la promotion d'une position extrême est inappropriée avant qu'une étude complète sur l'impact, peut-être dominant, des moteurs naturels du climat n'ait été effectuée. Nous demandons que la NASA s'abstienne d'inclure des affirmations non prouvées et sans fondement dans les communications futures et les sites Web sur ce sujet.
La réputation exemplaire de la NASA, celle des scientifiques et des employés présents et passés et jusqu'à la réputation de la science elle-même, sont en jeu.

Pour toute information supplémentaire concernant la science qui sous-tend notre préoccupation, nous suggérons que vous contactiez Harrison Schmidt ou Walter Cunningham et d'autres qu'ils peuvent vous recommander.

Merci de prendre notre requête en considération.

Vos dévoués,

(Signataires ci-dessous)

CC: Mr. John Grunsfeld, Associate Administrator for Science

CC: Ass Mr. Chris Scolese, Director, Goddard Space Flight Center

Voici la liste des signataires de cette lettre. Les noms sont suivis de l'indication des fonctions occupées à la NASA. Le nombre des années passées au service de la NASA est indiqué pour chaque signataire :

Cette liste inclut notamment les noms d'anciens directeurs du JSC (Le Johnson Space Center de la NASA qui est le centre opérationnel responsable de la conception et des tests des engins spatiaux) tels que le  Dr. Christopher C. Kraft, qui a notamment été célébré pour avoir sauvé l'équipage d'Apollo 13 ainsi que Gerald Griffin, les noms de 7 astronautes ayant participé aux missions Apollo et des scientifiques responsables des vols spatiaux.
Parmi eux, figurent
13 PhD (docteurs ès-sciences).
A noter que le
Dr Harrison Schmidt (PhD de Géologie d'Harvard) (CV ici) est, lui-même, membre élu (fellow) ou honoraire d'un grand nombre de sociétés savantes des USA et d'autres pays.

Jack Barneburg, Jack – JSC, Space Shuttle Structures, Engineering Directorate, 34 years
Larry Bell – JSC, Mgr. Crew Systems Div., Engineering Directorate, 32 years
Dr. Donald Bogard – JSC, Principal Investigator, Science Directorate, 41 years
Jerry C. Bostick – JSC, Principal Investigator, Science Directorate, 23 years
Dr. Phillip K. Chapman – JSC, Scientist – astronaut, 5 years
Michael F. Collins, JSC, Chief, Flight Design and Dynamics Division, MOD, 41 years
Dr. Kenneth Cox – JSC, Chief Flight Dynamics Div., Engr. Directorate, 40 years
Walter Cunningham – JSC, Astronaut, Apollo 7, 8 years
Dr. Donald M. Curry – JSC, Mgr. Shuttle Leading Edge, Thermal Protection Sys., Engr. Dir., 44 years
Leroy Day – Hdq. Deputy Director, Space Shuttle Program, 19 years
Dr. Henry P. Decell, Jr. – JSC, Chief, Theory & Analysis Office, 5 years
Charles F. Deiterich – JSC, Mgr., Flight Operations Integration, MOD, 30 years
Dr. Harold Doiron – JSC, Chairman, Shuttle Pogo Prevention Panel, 16 years
Charles Duke – JSC, Astronaut, Apollo 16, 10 years
Anita Gale
Grace Germany – JSC, Program Analyst, 35 years
Ed Gibson – JSC, Astronaut Skylab 4, 14 years
Richard Gordon – JSC, Astronaut, Gemini Xi, Apollo 12, 9 years
Gerald C. Griffin – JSC, Apollo Flight Director, and Director of Johnson Space Center, 22 years
Thomas M. Grubbs – JSC, Chief, Aircraft Maintenance and Engineering Branch, 31 years
Thomas J. Harmon
David W. Heath – JSC, Reentry Specialist, MOD, 30 years
Miguel A. Hernandez, Jr. – JSC, Flight crew training and operations, 3 years
James R. Roundtree – JSC Branch Chief, 26 years
Enoch Jones – JSC, Mgr. SE&I, Shuttle Program Office, 26 years
Dr. Joseph Kerwin – JSC, Astronaut, Skylab 2, Director of Space and Life Sciences, 22 years
Jack Knight – JSC, Chief, Advanced Operations and Development Division, MOD, 40 years
Dr. Christopher C. Kraft – JSC, Apollo Flight Director and Director of Johnson Space Center, 24 years
Paul C. Kramer – JSC, Ass.t for Planning Aeroscience and Flight Mechanics Div., Egr. Dir., 34 years
Alex (Skip) Larsen
Dr. Lubert Leger – JSC, Ass’t. Chief Materials Division, Engr. Directorate, 30 years
Dr. Humbolt C. Mandell – JSC, Mgr. Shuttle Program Control and Advance Programs, 40 years
Donald K. McCutchen – JSC, Project Engineer – Space Shuttle and ISS Program Offices, 33 years
Thomas L. (Tom) Moser – Hdq. Dep. Assoc. Admin. & Director, Space Station Program, 28 years
Dr. George Mueller – Hdq., Assoc. Adm., Office of Space Flight, 6 years
Tom Ohesorge
James Peacock – JSC, Apollo and Shuttle Program Office, 21 years
Richard McFarland – JSC, Mgr. Motion Simulators, 28 years
Joseph E. Rogers – JSC, Chief, Structures and Dynamics Branch, Engr. Directorate,40 years
Bernard J. Rosenbaum – JSC, Chief Engineer, Propulsion and Power Division, Engr. Dir., 48 years
Dr. Harrison (Jack) Schmitt – JSC, Astronaut Apollo 17, 10 years
Gerard C. Shows – JSC, Asst. Manager, Quality Assurance, 30 years
Kenneth Suit – JSC, Ass’t Mgr., Systems Integration, Space Shuttle, 37 years
Robert F. Thompson – JSC, Program Manager, Space Shuttle, 44 years/s/ Frank Van Renesselaer – Hdq., Mgr. Shuttle Solid Rocket Boosters, 15 years
Dr. James Visentine – JSC Materials Branch, Engineering Directorate, 30 years
Manfred (Dutch) von Ehrenfried – JSC, Flight Controller; Mercury, Gemini & Apollo, MOD, 10 years
George Weisskopf – JSC, Avionics Systems Division, Engineering Dir., 40 years
Al Worden – JSC, Astronaut, Apollo 15, 9 years
Thomas (Tom) Wysmuller – JSC, Meteorologist, 5 years

3) Compléments et rappels :

L'ancien Directeur de James Hansen à la NASA, un physicien de l'atmosphère, le Dr John Theon, avait porté une critique acerbe sur le comportement et les déclarations de son subordonné.Il a déclaré :

"Hansen n'a jamais été muselé (NdT: Hansen a affirmé qu'il l'avait été) même quand il violait la position officielle de l'Agence sur les prédictions climatiques (qui était que nous n'en savions pas assez pour prévoir le climat et les effets de l'homme sur celui-ci). Ainsi, Hansen a plongé la NASA dans l'embarras lorsqu'il a proféré ses affirmations, en 1988, devant le Congrès." (NdT : C'est là que toute l'affaire du réchauffement climatique a commencé).

Michael Griffin est le précédent administrateur de la NASA. Nommé par l'administration précédente, il a été remercié par le Président Obama et remplacé par Charles Bolden Jr. auquel Obama a assigné une mission pour la NASA plutôt déconcertante s'agissant de l'agence qui a exploré l'espace au bénéfice de l'humanité toute entière. Durant son mandat, Michael Griffin a formulé une critique non déguisée vis-à- vis des employés de son institution qui se répandent en propos alarmistes et fortement politisés dans les médias (Tels James Hansen ou Gavin Schmidt). Voici ce qu'a dit Michael Griffin :

"La responsabilité de la NASA est de recueillir des données qui sont utilisées par la communauté scientifique et les responsables politiques dans le cadre d'une discussion en cours concernant l'évolution de la planète"... "Ce n'est pas la mission de la NASA de déterminer les politiques concernant de possibles stratégies de réduction des effets du changement climatique".

Pour sa part, Walter Cunningham, scientifique astronaute et signataire de la lettre, a témoigné que :

"Dans l'environnement politiquement correct actuel, beaucoup sont réticents à s'élever contre la croyance populaire et quand ils le font, ils sont le plus souvent ignorés. Lorsque l'Administrateur de la NASA, Michael Griffin (voir ici), le patron de Hansen, et qui est lui-même un éminent scientifique, a tenté d'établir une distinction entre la vision politique et personnelle de Hansen d'une part et celle de la science effectuée par l'agence (NdT : la NASA) d'autre part, il a été contraint de faire marche arrière."

L'un des signataires de la lettre ci-dessus nous éclaire sur, au moins, une des motivations des signataires de la lettre ci-dessus, sur le blog de Judy Curry :

Harold H Doiron, PhD | April 14, 2012 at 5:47 pm | Reply

"En tant qu'un des signataires de la "Lettre à Bolden" nous avons pensé qu'il était important que les employés de haut niveau de la NASA au GISS (NdT : C'est clairement J. Hansen et G. Schmidt qui sont visés) soient contestés par rapport à leurs affirmations au grand public qui ressemblent plus à de la propagande qu'à une analyse objective des tendances actuelles du réchauffement climatique. Les déclarations venant du plus haut responsable de la base de données du GISS de la NASA ont affirmé au grand public que "2011 était la 9ème année la plus chaude dans les enregistrements historiques" alors qu'une description plus précise et plus riche en informations aurait dû être "durant l'année 2011, la température globale moyenne est restée stable ou a légèrement baissé depuis son niveau de 1998" ce qui serait plus convenable vis à vis de la réputation scientifique de la NASA que les vétérans se sont efforcé d'établir. Est-ce que vos lecteurs sont d'accord avec nous que la réputation scientifique de la NASA est mise à mal par de telles déclarations alarmistes venant du responsable de la science climatique à la NASA ?"

Effectivement, comme je l'avais fait remarquer, tout est dans la présentation des résultats des mesures...
J'ajoute que, tout comme James Hansen, Michel Jarraud de l'OMM s'est également fait une spécialité (reprise par tous les médias) d'indiquer le classement de la température dans le contexte des données historiques. Un tel classement est trompeur et ne signifie rien quant à l'évolution actuelle des températures. Il est beaucoup plus utile de préciser la tendance de l'évolution de la température dans le cadre (au moins) de la dernière décennie ne serait-ce que pour savoir si la température monte, baisse ou reste stable, comme le recommande, en particulier, H. H. Doiron.

4) L'arrière-plan : Le militantisme du responsable du GISS de la NASA.

Beaucoup considèrent que ce sont les déclarations ultra-alarmistes de James Hansen devant le Sénat US, en 1988, qui ont nasa1véritablement lancé et popularisé le concept hansen12du "réchauffement climatique anthropique".

Depuis cette époque,
James Hansen a multiplié les déclarations catastrophistes à la presse. Il milite fréquemment aux côtés des environnementalistes américains. Il a été arrêté à plusieurs reprises au cours de diverses manifestations organisées par les Verts US contre les projets d'extraction ou d'utilisation des carburants fossiles, comme on le voit sur les clichés ci-contre. Il a aussi participé à la défense de militants de Greenpeace mobilisés contre des centrales électriques en Angleterre. Ses nombreuses déclarations à a presse, notamment celle où il assimile les trains qui transportent le charbon nécessaire aux centrales thermiques aux "trains de la mort" ont défrayé la chronique, de même que diverses accusations (de crimes contre l'humanité ) prononcées vis à vis des responsables des groupes pétroliers, voire contre certains homme politiques US.

Sa dernière arrestation (à droite, ci-contre) remonte au mois d'août 2011. Hansen manifestait contre le projet du grand pipeline (Le Trans Canada Corps) qui devait convoyer les huiles de schistes du Canada vers le Sud des Etats-Unis et qui a finalement été rejeté par Obama.

nasa4


Le "cartoon" de Josh, ci-contre à droite, montre James Hansen sur la lune, coiffé de son célèbre chapeau alors qu'il vient de recevoir une médaille lors de son récent séjour à Edinbourgh en Ecosse. Hansen déclare "Ah gut a maydel" (sans doute une moquerie de Josh sur l'accent écossais).
En bon anglais : "I got a medal" soit "j'ai eu une médaille").

Hansen est reconduit par un astronaute de la NASA qui déclare " Il est temps de ramener le Dr. Hansen sur Terre".

 

 

 

Il est évident que l'activisme politique très en pointe de James Hansen qui est toujours officiellement employé par la NASA, ne pouvait que susciter des réactions très négatives dans les milieux scientifiques de l'agence spatiale américaine, très peu enclins à ce genre de comportement. En effet, jusqu'à présent, la NASA avait exigé une neutralité politique et scientifique absolue de la part de ses employés comme l'a déclaré le supérieur hiérarchique de Hansen, le Dr Theon ou encore, l'ancien administrateur Michael Griffin qui avait rappelé récemment que la mission de la NASA consistait à fournir des données scientifiques validées et non pas à extrapoler des conclusions et à indiquer (exiger ?) une ligne d'action de la part des politiques.
Dans le même esprit, beaucoup se demandent, à la NASA et ailleurs, s'il est déontologiquement acceptable que le "lanceur d'alertes" très engagé qu'est James Hansen soit aussi le responsable exclusif de la gestion et de la publication de la base de données (très problématique) de la courbe de température (le GISTEMP) qui sert de référence pour les rapports du GIEC.

A noter que ces écarts répétés et largement médiatisés à la règle d'or de la NASA, s'inscrivent dans une période particulièrement problématique pour la survie même de l'agence spatiale. En effet, - crise oblige - la NASA est actuellement frappée par de multiples réductions budgétaires. Le programme des navettes spatiales a été récemment abandonné et plusieurs programmes ont été suspendus et reportés pour des jours meilleurs.
Certains politiques US ont même été jusqu'à suggérer le démantèlement de la NASA...

La réponse de la NASA : Les autorités de l'agence spatiale ont répondu à la "lettre des 49" par la voix du Dr. Waleed Abdalati. Ce dernier affirme que :
“La NASA soutient des recherches dans de multiples domaines en pointe de la science, y compris sur les relations entre le climat et le dioxyde de carbone. En tant qu'agence, la NASA ne tire pas de conclusions et ne fait pas de "déclarations" au sujet des résultats des recherches. Nous soutenons une recherche scientifique ouverte et la discussion".
Cette déclaration très louable, cadre effectivement avec la ligne de conduite adoptée par l'agence depuis le début. Malheureusement elle est en contradiction formelle d'une part avec les déclarations alarmistes répétées du Dr Hansen de la NASA, ainsi qu'avec de très nombreuses pages publiées sur le site de l'agence et notamment avec celle-ci, très affirmative, qui semble tout droit sortie du rapport du GIEC 2007 (qui lui sert d'ailleurs de référence).
Le Dr. Abdalati invite également les signataires de la lettre à participer au débat scientifique par la voie traditionnelle, c'est à dire via la publication d'articles soumis au peer-review. Ce faisant, il oublie que les auteurs de la lettre basent leur invitation à la modération et à la prudence sur une quantité d'articles revus par les pairs qui ne vont pas dans le sens des déclarations alarmistes de James Hansen (tels que ceux qui sont mentionnés dans ce site). En bref, les auteurs de la "lettre des 49", invitent la NASA à la modération parce qu'il existe un débat scientifique sur ces questions, même si certains persistent encore à le nier.

5) La couverture médiatique :

Compte tenu de la notoriété des signataires et du grand intérêt porté par le public US à la conquête spatiale, cette lettre a reçu un certain écho, du moins dans les médias US (mais pas dans les médias francophones). Il faut savoir que les américains sont particulièrement fiers des innombrables succès remportés par les équipages des navettes spatiales et des vaisseaux spatiaux durant la grande époque de la NASA, ainsi d'ailleurs que du lancement des multiples satellites qui permettent l'observation de la planète et de l'espace (Hubble). Aux USA, les astronautes sont le plus souvent considérés comme de véritables héros. Comme toujours aux USA et selon leur tendance politiques (Républicains ou Libéraux), les communiqués de presse au sujet de la "lettre des 49" sont soit élogieux, soit critiques.

The Washington examiner : " Des astronautes condamnent l'approbation du réchauffement climatique par la NASA".
Business insider : "Des scientifiques de la NASA contestent le changement climatique."
The American Thinker : "La NASA est ébranlée par une rébellion au sujet du réchauffement climatique"
Dailycaller : "Des anciens astronautes critiquent la NASA pour ses positions extrémistes sur le changement climatique".
Huffinston Post : "Les affirmations de la NASA sur le réchauffement global critiquées par 49 astronautes et scientifiques qui ont travaillé autrefois pour l'agence".
National Post : "Des Ex-employés de la NASA accusent l'agence de 'position extrême' sur le changement climatique."
Live Science :
" Des anciens astronautes et employés de la NASA : Restez en dehors du changement climatique."
Energy Tribune
: "Le désaccord sur le climat lancé à la NASA."
Financial post : " 49 anciens scientifiques de la NASA sont furieux à propos du biais de l'agence au sujet du changement climatique."
WUWT : "Hansen et Schmidt sous le feu des ingénieurs, des scientifiques et des astronautes qui demandent à l'administration de regarder les évidences empiriques plutôt que les modèles climatiques."
The Guardian : "Les attaques sur la science climatique de la part des équipes de la NASA ne doivent pas être prises au sérieux". Le Guardian minimise ce qui est dans la ligne de ce journal, toujours fidèle à "la cause".
New York Times (Blog d'Andrew Revkin) : "Au sujet des astronautes, de la NASA et de l'inquiétude climatique."
National Review on line : "Le capricieux Dr. Hansen".

Pour ce qui est de l'opinion publique aux USA, Gallup vient de publier les résultats d'un sondage tout récent au sujet des préoccupations des américains pour les questions environnementales. Ce sondage place le "réchauffement climatique" en bon dernier dans le classement. Et, de manière générale, jusques et y compris pour ce qui est du réchauffement climatique, les inquiétudes sont en baisse notable depuis 2000.

Stay tuned !

A suivre ...

15 Février 2012 : Le Prof. Dr. Fritz Vahrenholt, l'un des tout premiers porte-drapeaux du mouvement vert en Allemagne est devenu climato-sceptique.

C'est ce que les anglophones appelleraient une "Breaking News", c'est à dire "une nouvelle fracassante" qui, sans aucun doute, ébranle sérieusement l'alarmisme climatique en allemagne et bien au delà de ses frontières.
Dans ce billet, nous nous intéressons plus spécifiquement aux causes : Pour quelles raisons et par quel cheminement de pensée, un personnage aussi éminent et convaincu que Fritz Vahrenholt dont la carrière a été entièrement consacrée au développement durable et autres préoccupations "vertes", a-t-il rejoint un nombre important des points de vue de beaucoup de personnalités qui sont citées dans cette longue page ?

Tout d'abord, il est important de se faire une idée précise du personnage.

1) Qui est Fritz Vahrenholt ?
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Comme vous allez le constater, Fritz Vahrenholt (ci-contre) possède un Curriculum Vitae exceptionnellement riche pour tout ce qui concerne les préoccupations environnementales, le développement durable et ses corollaires. Successivement Ministre de l'Environnement régional et conseiller pour l'environnement durable auprès des chanceliers Schröder et Merkel, il a cumulé, tout au long de sa carrière un nombre impressionnant de responsabilités importantes, toutes en relation avec l'environnement et la durabilité.

Voici le CV (en anglais, mais qui doit être transparent pour les francophones) de Fritz Vahrenholt, tel qu'il est présenté sur le site de la société dont il est le PDG (RWE Innogy).
RWE Innogy
est une industrie innovante multifacettes qui s'intéresse à tout ce qui est relatif au développement durable, à la protection de la biodiversité etc. RWE Innogy est un des principaux piliers industriels des préoccupations vertes que l'on sait particulièrement puissantes en Allemagne. Vahrenholt est l'auteur d'une dizaine de livres, tous dédiés à la protection de l'environnement et plus spécifiquement destinés à lancer l'alerte vis-à-vis des dégâts occasionnés par la chimie (notamment un best-seller : "Seveso est partout").

1976 - 1981 Head of the section “Chemical Industry” in the Federal Environmental Agency in Berlin
1981 - 1984 Head of Department of Environmental Policy, Waste Management and Air Pollution Control at the Hessian Ministry of Regional Development, Environment, Agriculture and Forestry
1984 - 1990 Deputy Minister in the City of Hamburg Environmental Ministry
1990 - 1991 Head of Chancellery of the City of Hamburg
1991 - 1997

Senator and Principal of the City of Hamburg Environmental Ministry (Ndt : l'équivalent du Ministre de l'Environnement local)
Supervisory Board Chairman of Hamburgische Elektrizitätswerke HEW AG, Hamburg utility

since 1991 Lecturer at the University of Hamburg (Chemistry Department), since April 1999 Professor of the chemistry department
1998 -  2001 Member of the Board of Directors of Deutsche Shell AG with responsibility for chemicals, renewable energy, public affairs, environment, electricity, 2001 member of the supervisory board
2001-2007

Chief executive of REpower Systems AG, Hamburg
Membre du "Bureau du Conseil sur le développement durable" auprès des chanceliers Schröder et Merkel. Berlin.

Depuis 01.02.2008 CEO c'est-à-dire Directeur Général de RWE Innogy GmbH, Essen

 

Mandats supplémentaires

Member of the supervisory board of Aurubis AG , Hamburg
Member of the supervisory board of Mateco AG, Stuttgart
Chairman of the supervisory board of Rheinkraftwerk Albbruck-Dogern AG, Laufenburg
Member of the board of New York Green Exchange
Member of the “Körber-Stiftung", Hamburg
Member of the Senate of "Frauenhofer-Gesellschaft zur Förderung der angewandten Forschung e.V."
Member of the advisory committee of the German "Wildtier Stiftung"
Member of the supervisory board of "Putz & Partner Unternehmensberatungs AG", Hamburg

Du point de vue universitaire, Fritz Vahrenholt est ce que les allemands appellent un Professeur-Docteur. Il est titulaire d'un doctorat en Chimie et actuellement Professeur au département de chimie de l'Université de Hamburg. Tout ceci implique que Vahrenholt est parfaitement en mesure de suivre la littérature scientifique qui concerne le changement climatique. C'est d'ailleurs ce qu'il a déclaré avoir fait depuis plusieurs années.
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2) Le livre :

Bien que le Prof. Dr. Vahrenholt ait déjà parfois manifesté quelques inquiétudes notamment sur les exagérations et survahre2 les orientations politiques de scientifiques allemands promoteurs du réchauffement climatique, comme nous le verrons ci-dessous, la publication, le 7 février, chez l'éditeur Hoffmann und Kampe de son ouvrage intitulé 'Die Kalte Sonne, Warum die Kimakatastrophe nicht stattfindet" (Le Soleil froid. Pourquoi la catastrophe climatique n'a pas lieu "), avec le Dr. Sebastian Lüning (un géologue/paléontologue, photo ci-contre), a littéralement fait l'effet d'une bombe.

En bref, si les auteurs acceptent l'idée que le CO2 réchauffe (faiblement) l'atmosphère et la planète ils pensent qu'il le fait beaucoup moins que ne l'affirment le GIEC et ses supporters. Pour être plus précis, si les auteurs conviennent du rôle direct du CO2 (c'est à dire une augmentation d'environ +1°C pour un doublement de sa concentration ce qui est pratiquement sans conséquences), ils sont très critiques sur les rétroactions avancés par le GIEC. Comme on le sait, ce sont ces effets rétroactifs (c'est à dire ceux qui résultent, au second ordre, du réchauffement de la planète induit au premier ordre par le CO2 anthropique) qui conduisent le GIEC et ses promoteurs à avancer des fourchettes aussi élevées que des variations de température globale de + 3 à + 6°C (ou plus) pour 2100.
Les points de vue de nos deux auteurs rejoignent donc assez sensiblement et parmi beaucoup autres, ceux de Richard Lindzen (et ici) et de Roy Spencer, très souvent mentionnés dans ce site.
D'autre part, les auteurs mettent en avant le fait (maintes fois signalé dans ce site) que les prévisions (scénarios, prédictions) du GIEC ont constamment négligé de prendre en compte la variabilité du soleil qui joue un rôle fondamental selon nombre d'auteurs ainsi que celui des diverses Oscillations océaniques naturelles, tout comme l'ont également fait remarquer nombres d'auteurs qui se basent sur de multiples observations publiées dans ce sens. En bref, selon les auteurs du "Soleil froid", la participation humaine au réchauffement climatique a été largement exagérée et dramatisée par l'establishment du GIEC et de ses supporters qui, en outre, n'ont pas tenu compte ou ont "oublié" plusieurs facteurs fondamentaux pour le climat, pourtant dûment mentionnés dans nombre de publications revues par les pairs (dont quelques-unes sont mentionnées dans ce site).
Ce livre de 455 pages cite plus de 800 références y compris les textes de la littérature la plus récente revue par les pairs. Il présente plus de 80 graphiques qui illustrent les défauts ou les échecs de la théorie en vigueur. Ce livre est pédagogique. Il est accessible à des lecteurs peu informés sur le sujet et il propose une revue complète de l'état actuel de la science climatique. A noter que "Die Kalte Sonne" est également disponible en format Kindle, pour l'instant en allemand. Ce livre fait l'objet d'un site qui lui est consacré.

3) La presse allemande en parle et Fritz Vahrenholt répond à des interviews :

Il est inutile de préciser que la sortie du livre " Die Kalte Sonne", signé par une personnalité aussi célèbre que Fritz Vahrenholt, a fait grand bruit dans la presse allemande. Des agences de presse et de nombreux organes de presse étrangers (Forbes, entre autres) en ont également informé leurs lecteurs.
A l'heure ou j'écris ces lignes, ce livre est classé 1er sur le classement Amazon.de des livres sur l'environnement et l'écologie et 32ème sur le classement général des livres. Pour l'instant, il est visiblement un grand succès de librairie. Il ne manquera pas d'impacter en profondeur l'opinion publique allemande, compte tenu de la célébrité de son auteur principal. vahre3

Assez bizarrement, je ne l'ai encore guère vu mentionné dans la grande presse francophone.
Sans doute attend-on une édition en français ?

En laissant de côté les nombreux organes de la presse allemande (y compris, une série de plusieurs articles du journal populaire (tirage 16 millions) Bild.de carrément intitulés "Le mensonge du CO2", (image ci-contre, c'est un article du Prof. Werner Weber (Université de Dortmund), des extraits ici) qui ont mentionné et commenté la sortie de "Die Kalte Sonne" de Fritz Vahrenholt et Sebastian Lüning, on peut se limiter aux principaux journaux dont ceux qui ont obtenu une interview avec le Prof. Dr. Vahrenholt. Ce dernier s'y exprime avec une grande liberté et ce qu'il nous dit répond à la question que nous nous sommes posée au début de ce billet.

Pourquoi ce changement d'opinion de la part d'un environnementaliste et activiste réputé, autrefois fermement convaincu de la théorie du GIEC ?

Note : les caractères engraissés dans le corps des textes le sont de mon fait.

focus

Le magazine hebdomadaire FOCUS (concurrent du Spiegel) titre (le 05/02/11):

"Le retour du soleil ébranle l'Allemagne" . L'article (En allemand, traduction en anglais) commence ainsi :

"Il était l'environnementaliste le plus connu du Parti Social Démocrate Allemand (SPD). Maintenant, même Fritz Vahrenholt ne croit plus dans les prédictions du réchauffement climatique.

Chaque année, des centaines de milliers de Chrétiens se séparent de l'église. Cela ne fait aucun bruit. Mais si un évêque abandonne sa foi, c'est un coup de tonnerre. C'est tout-à-fait semblable à ce qui concerne la croyance dans la catastrophe climatique. Seulement 31 pour cent des allemands ont encore peur du réchauffement climatique. En 2006, ils étaient exactement deux fois plus nombreux. Et maintenant un poids lourd est venu renforcer les rangs des incroyants. Vahrenholt, l'un des pères du mouvement environnementaliste allemand, ne croit plus aux prédictions du Groupe Intergouvernemental d'Experts sur le Changement Climatique (GIEC). Et il n'accepte pas non plus les scénarios avec lesquels l'Institut de Potsdam qui sert de conseiller à la Chancelière Angela Merkel et au Ministre de l'Environnement, a sonné l'alarme sur le changement climatique, depuis des années [...]"


Voici quelques extraits significatifs de deux interviews accordés par Fritz Vahrenholt à deux grands périodiques allemands, Die Welt (quotidien, traduction en anglais) et Der Spiegel (hebdomadaire, édition en anglais).
Je rappelle qu'en Allemagne, les tirages des journaux sont fréquemment de plusieurs millions, c'est à près de dix fois plus que les quotidiens francophones tels que le Monde, Libération ou le Figaro. L'impact de ces journaux sur l'opinion publique est donc tout-à-fait considérable.

welt

 

Extraits de l'interview de Fritz Vahrenholt :

Welt Online: "Vous avez défendu les affirmations du GIEC depuis de nombreuses années. A présent, vous publiez un livre dans lequel vous remettez en question la doctrine du changement climatique global. Comment ce changement de point de vue est-il survenu ?"

Vahrenholt:
"Oui, j'ai été un supporter actif de la théorie du CO2. Mais j'ai vécu deux épisodes décisifs qui m'ont inspiré et qui ont fait changer mon point de vue.

Pour ce qui est du premier, j'ai été invité en Février 2010 à Washington en tant que relecteur scientifique pour le rapport du GIEC sur les énergies renouvelables. C'est là que j'ai réalisé que le projet du rapport était fait d'une manière qui n'avait rien de scientifique. Ce rapport était constellé d'erreurs. A la fin, les représentants de Greenpeace ont édité la version finale. Le résultat était l'affirmation dénuée de sens que les besoins de 80% de l'énergie totale mondiale devaient être satisfaits à partir d'énergie renouvelable.

Ces événements m'ont choqué. J'ai pensé que si de telles choses pouvaient se produire dans ce rapport, elles pouvaient tout aussi bien se produire dans d'autres rapports du GIEC.
Parmi les 34 membres du secrétariat du GIEC, la majorité vient du sud - tels que Cuba, le Soudan, Madagascar, Iran ou la Chine. Ces pays ont un grand intérêt aux transferts d'argent. Jusqu'alors j'avais pensé que les chercheurs se rassemblaient et discutaient. Non. En fait, ce sont des délégués qui représentent les nations -et pas toujours des nations démocratiques. Ils représentent des intérêts et exercent leur influence."

Welt Online: "
Et la seconde expérience décisive ?"

Vahrenholt:
"A RWE Innogy nous avons été confronté au fait que le vent et l'énergie éolienne résultante, chutaient de manière appréciable. J'ai analysé scientifiquement ce phénomène et j'ai trouvé que cela n'avait rien à voir avec le CO2 et le réchauffement climatique mais que des processus naturels en étaient responsables. L'activité solaire joue un rôle majeur. J'ai travaillé sur le sujet et ensuite pendant une année j'ai travaillé sur ce livre."

Welt Online:
"Vous avez mentionné les délégués qui se rencontrent lors des réunions de l'ONU mais les scientifiques allemands et ailleurs sont cependant largement convaincus que l'humanité est grandement responsable du changement climatique via les émissions de CO2."

Vahrenholt:
"Mais on ne demande pas à ces scientifiques leurs avis sur le contenu du texte final du rapport. Ils sont simplement cités. Et il y a une pression énorme sur les scientifiques pour qu'ils se conforment à l'opinion mainstream. Si vous ne le faites pas, alors vous ne recevrez plus aucune subvention et vous serez exclu des conférences et des réunions.
Ceci vient justement de m'arriver. L'Université d'Osnabrück vient d'annuler ma conférence invitée parce que j'avais écrit ce livre. Les opinions dissidentes ne sont plus autorisées."

 

...Ce qui rejoint très exactement les observations de Richard Lindzen et de beaucoup d'autres.

[...]

Vahrenholt: " Nous avons eu un réchauffement de 0,8°C depuis la fin du Petit Âge Glaciaire. Ceci est essentiellement dû au grand cycle millénaire durant lequel la Terre se réchauffe durant les deux cent premières années de chaque cycle. Entre 1970 et 2000 nous avons eu une augmentation rapide de la température moyenne, mais le même taux de croissance a aussi été observé entre 1910 et 1940 et aussi entre 1860 et 1880.
Ceci n'a rien d'extraordinaire. Si vous regardez attentivement, vous pouvez voir que ce changement est connecté avec le cycle de 60 ans des courants océaniques du globe. L'Oscillation décennale Pacifique (PDO) influe sur la température de la Terre. En 1977, la PDO est rentrée dans une phase positive. Nous sommes passés par un maximum au tournant du siècle et nous sommes actuellement dans la descente. L'Oscillation Décennale Atlantique est aussi en déclin, avec un peu de retard.

Une partie du réchauffement climatique est dû à des causes naturelles. L'erreur fondamentale du GIEC a été de considérer que le réchauffement de 1977 à 2000 était dû au CO2 et il a simplement extrapolé jusqu'en 2100 dans les modèles du climat. Un autre problème est que l'importance des suies a été sous-estimée. Les suies représentent environ 55% des effets climatiques du CO2 tels que prédits par le GIEC. De même, parvenu à ce point-là, le CO2 doit abandonner une partie de son rôle antérieur en tant qu'élément clef du réchauffement climatique.

Nous remarquons que la température du globe a stagné sur un plateau depuis les douze dernières années. Les Oscillations Pacifiques et Atlantiques ne sont toujours pas prises en compte dans leurs modèles. [...]"

Au sujet des enjeux énergétiques, le point de vue de Fritz Vahrenholt, PDG de TRW et grand promoteur des énergies renouvelables depuis de nombreuses années, mérite d'être connu :

Welt Online: En Allemagne, le gouvernement a décidé une "conversion énergétique". Avez-vous l'espoir que votre livre provoquera une correction de trajectoire ?

Vahrenholt:
La "conversion énergétique"
ressemble actuellement beaucoup à un énorme chantier de construction mais qui serait dépourvu de grues. Si nous voulions y parvenir cela nécessiterait une extension massive du réseau et une grande capacité de stockage de l'énergie électrique. Je ne vois comment cela pourrait être mis en place dans un futur proche, contre la résistance populaire. En Allemagne, de nos jours, nous avons une capacité de 25000 mégawatts en photovoltaïque et 29000 mégawatts en éolien. Mais ces sources d'énergie sont très volatiles
Il y a des jours où il est virtuellement impossible de générer de la puissance électrique à partir de l'éolien ou du photovoltaïque - et parfois aucun des deux ne produisent d'énergie. Pour compenser cela nous allons avoir besoin de générateurs conventionnels dans les 50 ans à venir. Mais pour l'instant nous fonçons à toute vitesse dans le mur. La révolution énergétique ne marchera pas si nous croyons que nous pourrons faire sans les fluides fossiles, dans le futur proche.
Les nouveaux générateurs à fluide fossile sont les partenaires idéaux pour les sources d'énergie renouvelables parce qu'ils peuvent être rapidement mis en oeuvre et arrêtés. Nous ne devons pas nous précipiter dans les renouvelables [...]

Au sujet de la vague de froid récente qui a congelé l'Europe et de l'apport des énergies renouvelables, Vahrenholt ne mâche pas ses mots au sujet du Ministre de l'Environnement allemand. Toujours dans Die Welt :

[...] Quand Mr Röttgen [Ministre de l'Environnement] nous dit que l'énergie solaire réduit la probabilité de coupures, il ne fait que démontrer son ignorance. La pic de la demande se produit le soir et pendant l'hiver - précisément quand l'apport de l'énergie solaire est nul. [...]

Deux journalistes du Der Spiegel On line International ont réalisé un interview de Fritz Vahrenholt.

Leur article (4 pages) est intitulé :

"Transgression des tabous du réchauffement climatique".
Il est divisé en deux parties portant deux titres distincts. Cette fois-ci, Vahrenholt évoque le rôle du soleil.

spiegel

 

 

Partie I : Titre : "Je me sens floué sur le Changement Climatique"

[...]

SPIEGEL: Vous affirmez que la pause (NdT de la hausse de température) a quelque chose à voir avec le soleil. Qu'est ce qui vous en rend si sûr ?

Vahrenholt: En ce qui concerne le climat, nous avons assisté à des variations vers le haut et vers le bas depuis au moins 7000 ans, bien avant que l'homme n' émette du CO2 dans l'atmosphère. Il y a eu des phases de réchauffement tous les 1000 ans incluant les épisodes Romain et Médiéval ainsi que la période chaude actuelle. Toutes ces périodes chaudes ont correspondu de manière consistante avec une forte activité solaire. En plus de ces grandes fluctuations de l'activité solaire, il y aussi des cycles naturels du soleil de 210 ans et de 87 ans. Ignorer tout ceci constitue une grave erreur.

SPIEGEL:Mais les chercheurs spécialistes du soleil sont encore en désaccord sur le fait que les cycles que vous mentionnez existent en réalité. Que pensez vous que cela implique pour l'avenir ?

Vahrenholt: Durant la seconde moitié du XXe siècle, le soleil était le plus actif qu'il ne l'a été depuis plus de 2000 ans. Ce "grand maximum solaire" comme le nomment les astronomes a contribué au moins autant que le réchauffement global du gaz à effet de serre, le CO2. Mais le soleil s'est affaibli depuis 2005 et il continuera de le faire dans les prochaines décennies. C'est pourquoi nous devons nous attendre à un refroidissement de la part du soleil à partir de maintenant.

SPIEGEL: Il est indiscutable que les fluctuations de l'activité solaire peuvent influer sur le climat. La plupart des experts supposent qu'un minimum inhabituellement prolongé de l'activité solaire, que l'on pouvait observer en suivant les taches solaires à l'époque, a conduit au "Petit Âge Glaciaire" qui a commencé en 1645. Il y a de nombreux hivers rigoureux à cette époque avec des rivières gelées. Cependant les astrophysiciens ne savent pas encore dans quelle mesure les fluctuations du soleil affectent en réalité les températures.

Vahrenholt: Beaucoup de scientifiques supposent que les variations de température seraient de plus de 1°C pour les cycles de mille ans et jusqu'à 0,7°C pour les cycles plus courts. Les climatologues devraient consacrer plus d'efforts pour trouver des moyens pour prendre en compte de manière plus précise les effets du soleil sur le climat. Pour le GIEC et pour les politiciens sur lesquels il exerce son influence, le CO2 est, en pratique, le seul facteur. L'importance du soleil pour le climat est systématiquement sous-estimée et l'importance du CO2 est systématiquement sur-estimée. Il en résulte que toutes les prédictions climatiques sont basées sur des données sous-jacentes erronées.

Partie 2: titre : "Des douzaines de chercheurs spécialistes du soleil sont d'accord avec moi."

Vahrenholt: Je n'affirme pas que je sais avec précision si le soleil est responsable de 40, 50 ou 60% du réchauffement climatique. Mais il est absurde que le GIEC affirme que le soleil n'a rien à voir avec lui.

SPIEGEL: Tout bien considéré, vous prédisez un refroidissement global de 0,2 à 0,3°C en 2035. Pourquoi tenter une prédiction aussi risquée ?

Vahrenholt: Si vous voulez revitaliser un débat qui est resté bloqué dans une impasse, vous devez avoir le courage de donner un chiffre. Et ce chiffre, nous le tirons d'études scientifiques parues à ce jour, sur l'histoire du climat.

[...]

SPIEGEL: Ainsi votre assertion selon laquelle nous sommes dans l'erreur à propos du réchauffement global, c'est simplement de la provocation ?

Vahrenholt: Non. Je le dis très sérieusement et je sais que des douzaines de chercheurs spécialistes du soleil sont d'accord avec moi. Je suis parfaitement conscient des diffamations que je vais devoir subir dans un futur proche. Le débat sur le climat a aussi quelques relents d'une inquisition. Je suis curieux de voir quel ministre de la vérité va entreprendre mon procès. Peut-être sera-ce l'Institut de Potsdam pour la Recherche sur les Impacts du Climat (NdT : le PIK), lequel est dirigé par Hans Joachim Schellnhuber qui est conseiller de la Chancelière.

SPIEGEL: Vous affirmez que la pause du réchauffement climatique depuis 2000 résulte en grande partie d'un déclin simultané de l'activité solaire. Mais, en fait, le soleil s'est comporté de manière relativement normale jusqu'au milieu du siècle, devenant notablement moins actif ensuite. Comment réconcilier tout cela ?

Vahrenholt: Il y a deux effets. Le déclin de l'activité solaire et aussi les fluctuations des courants océaniques, telles que l'Oscillation Pacifique de 60 ans, laquelle était dans une phase positive chaude de 1977 à 2000 et qui , depuis 2000, a provoqué un refroidissement qui est le résultat de son déclin. Leurs contributions au changement de température a aussi été, de manière erronée, attribuée au CO2. Et par dessus tout, en outre, le dernier cycle solaire était plus faible que le précédent. C'est pour cela que le champ magnétique du soleil a continué à baisser depuis 2000. Il en résulte que ce champ magnétique ne nous protège plus des radiations cosmiques aussi bien qu'avant, ce qui, à son tour, provoque la formation d'une plus forte couverture nuageuse et donc un refroidissement.
Que faut-il qu'il se produise d'autre pour que le GIEC, au moins, mentionne ces relations dans ses rapports ?

Ndt : A propos de l'effet des rayons cosmiques ...

Vahrenholt: Vous trouverez de nombreuses corrélations entre la couverture nuageuse et les radiations cosmiques dans le livre. J'aimerais savoir pourquoi le GIEC n'examine pas en profondeur ce mécanisme. Je devine que la réponse à cette question saperait complètement les fondations des prédictions du GIEC.

[...]

SPIEGEL: Pour quelle raison endossez vous le rôle du rebelle climatique avec tant de passion ? D'où vous vient cette colère ?

Vahrenholt: Depuis des années, j'ai diffusé les hypothèses du GIEC et je sens que j'ai été dupé. Les énergies renouvelables me sont chères et proches de moi et je me suis battu pour leur développement pendant plus de trente ans. Mon inquiétude est que si le public découvre que ceux qui nous avertissent d'un désastre climatique ne disent que la moitié de la vérité, il ne sera plus disposé à payer des notes plus élevées pour l'électricité provenant de l'énergie éolienne et solaire. Dès lors, la conversion de notre approvisionnement énergétique manquera du support indispensable de la part du public.

[...]

SPIEGEL: Les enquêtes d'opinion montrent que la peur de la catastrophe climatique a décliné. Êtes vous en train de prêcher avec ceux qui disent que tout va bien ?

Vahrenholt: Les catastrophistes déterminent encore le débat politique. Selon le Conseiller (NdT, auprès de la Chancelière Merkel, Vahrenholt fait allusion à Schellnhuber, voir ci-dessous) sur le Changement Global, les pays favorables à l'environnement devraient être contraints, par la force, de réduire leur consommation pour protéger le climat. Ceci nous mène tout droit vers une éco-dictature environnementale. Et l'alarmisme commence à faire de l'effet. Lorsque j'étais dans un restaurant récemment, j'ai entendu une femme dire à ses enfants qu'il était mal de manger du steak argentin - à cause du climat. C'est alors que je me suis demandé. Comment avons nous pu en arriver là ?

4) Fritz Vahrenholt s'était inquiété, en Mai 2011, du contenu d'un rapport émanant du Conseil pour le climat auprès de la Chancelière Merkel.

Suite à la publication d'un document à consonance fortement politique particulièrement coercitif "pour sauver la planète", signé par Hans J. Schellnhuber (photo ci-contre) qui est le Directeur du Potsdam Institut (PIK) et le conseiller sur les questions climatiques de la Chancelière Merkel, Fritzschell Vahrenholt, comme une grande partie de la presse allemande, s'était alarmé.
Il avait publié un article retentissant dans le Die Welt du 26 mai 2011. Il existe une version en anglais de cet article.

Titre : "Allemagne : Glissage incontrôlé vers l'écolo-dictature"

L'article qui suit est de Fritz Vahrenholt. Il constitue une réponse au document signé par H. J. Schellnhuber et quelques membres du conseil auprès de la Chancelière (dont Stefan Rhamstorf) intitulé " Le Monde en transition : Contrat social pour une grande transformation".

En voici un extrait significatif :

Sous titre : "Les conseillers verts du Gouvernement allemand admettent carrément que la décarbonisation ne peut être réalisée que par une limitation de la démocratie - aussi bien sur le plan national qu'international."

"Pour ce qui concerne la politique environnementale, et relative au climat, le WGBU (Le comité pour le conseil scientifique pour le changement environnemental) est un organe de conseil influent auprès de la Chancelière Angela Merkel. Le président de ce conseil est le Professeur Hans Joachim Schellnhuber, directeur de l'Institut de Potsdam pour la recherche sur l'impact climatique.

En Avril 2011, le WGBU a publié un rapport intitulé " Le Monde en transition : Contrat social pour une grande transformation".

Les principales thèses du WGBU sont les suivantes :

Le modèle économique actuel (le métabolisme de l'industrie des fossiles) est non soutenable dans l'état actuel.
"La transformation vers une économie favorable à l'environnement...est moralement aussi nécessaire que l'abolition de l'esclavage et la mise hors-la-loi du travail des enfants."
La réorganisation de l'économie mondiale doit intervenir rapidement, les énergies nucléaires et à base de charbon doivent être abandonnées en même temps et dans un futur très proche.

Une nouveauté historique

La décarbonisation de l'économie globale est, selon ces experts, comparable avec la Révolution Néolithique et la Révolution Industrielle. Cependant ces dernières étaient des processus naturels et non planifiés. Par contre, la "Grande Transformation" doit être attentivement planifiée et contrôlée. Ce serait une nouveauté historique.

Toutes les nations devraient délaisser leurs intérêts nationaux et trouver une nouvelle forme de responsabilité collective pour le bien du climat. "Les citoyens du monde sont d'accord pour une politique innovante qui est attachée au postulat normatif de la durabilité et, en retour, abandonnent leurs désirs spontanés et de persistance. Le garant de cet accord virtuel est un état formatif [...]."

Dès lors, cet état fort prend en charge la question de la "problématique sociale" et des modes de vie non durables. Il surmonte les "détenteurs d'actions de bourse" et les "habitués du veto" qui "empêchent une transition vers une société soutenable". En Allemagne, la protection du climat devrait, en conséquence, devenir un objectif fondamental de l'état sur lesquelles les actions légales des branches du législatif, de l'exécutif, et du judiciaire, seraient alignées.

[...]

Sur le plan international, le WGBU en appelle à un "Conseil de Sécurité Mondial" pour le développement durable. Les membres de la "future chambre", de manière explicite, ne doivent pas être choisis démocratiquement et ils limiteraient les pouvoirs du parlement.

[...]

Cet éco-état fort se ferait selon un nouveau contrat social que le WGBU tire de la loi naturelle de l'éducation qui constitue aussi la base de la démocratie parlementaire. Cette attribution est incorrecte parce que le WGBU suppose un agrément général pour la protection du climat et la décarbonisation.

Le Conseil justifie tout cela du fait de sa haute autorité morale qui dérive de son expertise. Le WGBU est par conséquent plus dans la tradition de la philosophie politique de Jean-Jacques Rousseau. Son concept de "volonté générale" (NdT: en français dans le texte) a été le point de départ du Jacobinisme autoritaire et utopique de l'histoire de l'Etat qui se trouve à l'Ouest (NdT : la France).

Le WGBU compare la décarbonisation de l'économie globale avec les révolutions Néolithiques et Industrielles. Il est faux d'affirmer qu'une telle transformation radicale et délibérée des systèmes économiques et sociaux est sans précédent.

Au moins des modèles partiels de telles transformations sont l'industrialisation de l'Union Soviétique dans les années 1920 et 1930 ou, encore, le Grand Bond en Avant" et la "Révolution Culturelle" dans la Chine de Mao.

[...]

Si l'Allemagne veut faire sans l'énergie nucléaire, alors le développement de l'énergie renouvelable doit être accompagné aussi bien par le charbon que par le gaz naturel, pour le long terme. Dans le cas contraire, la décarbonisation ne signifie rien d'autre que la dèsindustrialisation. Parfois, on a l'impression que c'est exactement cet objectif que de nombreux acteurs politiques cherchent à atteindre.

Fritz Vahrenholt est membre du Parti Social Démocrate et Directeur Général de RWE Innogy depuis Février 2008."

5) Conclusions :

Les textes précédents, extraits de journaux, d'interviews et de déclarations ou d'article de Fritz Vahrenholt permettent de se faire une idée assez précise des raisons qui ont poussé au changement radical du point de vue de cet éminent activiste écologiste au sujet de l'alarmisme au réchauffement climatique et à ses corollaires.

D'une part, et comme beaucoup (pour ne pas dire tous les décideurs et une fraction importante du public), Fritz Vahrenholt n'avait, au début et en l'absence d'informations détaillées et d'une bonne connaissance du sujet, aucune raison de remettre en question les démarches et les affirmations du GIEC et de ses supporters, largement soutenus par les médias allemands et étrangers.
Vahrenholt a été alerté par un certain nombre d'anomalies qu'il a lui-même observé au cours des années passées. Il a donc décidé d'enquêter sur le sujet, de consulter la littérature scientifique qui lui était accessible du fait de sa profession académique et, ainsi, de se faire sa propre idée.
La conclusion est évidente : Il a constaté que de nombreuses avancées relatives au climat (soleil et oscillations océaniques) étaient délibérément négligées par le GIEC et que les conclusions en étaient gravement affectées.

Il est très loin d'être le premier à avoir suivi ce cheminement. A vrai dire, très nombreux sont ceux qui ont enseigné ou fait la promotion des affirmations du GIEC, avant de se plonger sérieusement dans la question...et devenir sceptiques.

Le dernier texte de Vahrenholt qui figure ci-dessus dans ce billet, est clairement le reflet d'une grande inquiétude (d'un glissement vers une éco-dicature qu'il mentionne aussi lors d'une interview). Le texte du WGBU et de H. J. Schellnhuber lui a visiblement ouvert les yeux sur les objectifs politiques qui accompagnent, dans certains cercles et notamment à l'Institut de Potsdam, l'alarmisme du réchauffement climatique.
Il est probable que cet épisode ne soit pas étranger à son revirement. Comme plusieurs auteurs allemands qui se sont exprimés dans la presse suite à la publication du projet du WGBU, Vahrenholt a sans doute pris peur.

Et comme il le dit lui-même : "Comment en sommes-nous arrivés là ?"

Bonne question. Quoiqu'il en soit, "Bienvenue au Club, Prof. Dr. Vahrenholt !"

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Un bon article de Vincent Bénard sur le même sujet ". Repris par Contrepoints.
"L'effet Vahrenholt refroidit une Allemagne de plus en plus sceptique".

A suivre (sans aucun doute)... Je compléterai bientôt en fonction des réactions qui ne tarderont pas.



19 Novembre 2011 :  Les piliers du GIEC s'interrogent et proposent des réponses divergentes à la question :

"Pourquoi, en dépit de l'accumulation persistante des gaz à effets de serre, la hausse de la température de la planète a-t-elle marqué le pas pendant la dernière décennie ?"

1 - Introduction :

Alors que nos médias unanimes et quelques intervenants sur les forums de ces mêmes médias ainsi que quelques blogs, s'efforcent de convaincre le public que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes de la science climatique, que l'apocalypse est pour demain, que "c'est l'année la plus chaude" que "la science est comprise", que le consensus est unanime et que les observations se conforment parfaitement aux prévisions (prédictions, scénarios), les climatologues - les professionnels - eux, se font beaucoup de souci.

Parmi les graves questions qui les préoccupent, comme nous allons le voir, figure au premier chef, une évidence qui crève les yeux et qu'il est bien difficile de dissimuler au public et aux décideurs un tant soit peu avertis.

Comme chacun le sait et cela ne fait guère de doute, le taux de CO2 présent dans notre atmosphère augmente de manière constante, voire avec une légère accélération depuis 1945.
Or, et ce n'est pas un détail, après l'augmentation assez nette de la température globale de 1976 à 1998 qui succédait elle-même à une baisse qui s'est prolongée de 1945 à 1970 environ, la température moyenne du globe a cessé de monter.
A vrai dire et comme le savent les lecteurs de ce site et comme les graphiques officiels l'indiquent, nous sommes actuellement sur un plateau de température qui, au jour d'aujourd'hui, dure depuis plus de dix ans.
Certains comme Richard Lindzen pensent que, compte tenu des incertitudes, la stagnation des températures a commencé dès 1993-1995. C'est à dire depuis nettement plus qu'une décennie.

tempco2
R. Pachauri, le CEO du GIEC lui même s'en était inquiété dès 2008 et avait affirmé qu'il "regarderait ce plateau" comme l'a rapporté l'agence Reuters.

De même Phil Jones fut contraint de convenir de l'absence de réchauffement significatif depuis 1995, en 2010 lors d'un entretien public à BBC News.
Quoiqu'au mois de Juin dernier, il affirmait avoir retrouvé un réchauffement significatif... qu'il est vraiment très difficile de percevoir sur les graphiques officiels et aussi sur celui ci-contre établi par le Prof. Humlum à partir des données officielles HadCRUT3 (le dernier né de Phil Jones et al).
Quoiqu'il en soit et comme on le voit sur le graphique ci-contre, même en faisant abstraction des barres de tendance en pointillés, la concentration de l'atmosphère en CO2 a notablement augmenté durant la période récente et la température moyenne du globe marque le pas depuis un peu plus d'une décennie. Alors quid ?

2 - Qu'en pensent les climatologues proches du GIEC ?

Une fois n'est pas coutume. L'essentiel de la partie suivante de ce billet est une traduction d'un article du Prof. Roger Pielke Sr, lequel article est lui-même constitué d'extraits d'un article assez copieux rédigé par Paul Voosen qui est reporter scientifique à la revue peer-reviouvée "Energy & Environnment".

L'article de Pielke Sr est intitulé (fort justement, à mon sens) : "Commentaires candides de climatologues".
Judith Curry l'a repris intégralement sur son blog "Climate etc.", sous le titre : "Commentaires de scientifiques du réchauffement climatique".

Paul Voosen qui est l'auteur de l'article initial, a eu l'excellente idée de collationner, au sein d'un papier abondamment documenté, les commentaires ou les réponses des climatologues les plus en vue et les plus proches du GIEC (dont ils sont en fait les principaux piliers) à une question épineuse qui, comme vous allez le voir, pose (à juste titre) problème aux théories en cours sur le réchauffement climatique.

La question posée était celle qui figure dans l'entête de ce billet : "Pourquoi, en dépit de l'accumulation persistante des gaz à effets de serre, la hausse de la température de la planète a-t-elle marqué le pas pendant la dernière décennie ?".

Ce billet est assez long et je m'en excuse à l'avance. Cependant, Il mérite une lecture attentive parce qu'il est particulièrement révélateur de l'état actuel de la science climatique. D'autre part, son style est assez narratif et facile à suivre.
Il devrait tout particulièrement intéresser les lecteurs avertis qui suivent depuis quelque temps cette affaire et qui ont connaissance des théories et les modèles qui vont avec. Ceux qui savent où se trouvent les incertitudes, les hypothèses plus ou moins hasardeuses, et les contradictions entre les modèles et les observations.

Comme l'avaient fait les courriels du CRU (Le Climategate) en 2009, sous bien des aspects, les commentaires qui suivent révèlent le fond de la pensée, les inflexions, les hésitations voire les contradictions des quelques initiés qui ont fait, et font encore, la pluie et le beau temps dans les rapports successifs FAR, SAR, TAR et AR4 (et bientôt l'AR5) du GIEC de l'ONU.

Ci-dessous, les traductions des textes du billet de Roger Pielke Sr. apparaissent comme des encadrés sur fond jaune. Mes propres remarques ou les transitions entre les différentes sections apparaissent sur le fond bleu-vert.

Une remarque préliminaire de Pielke qui rejoint mes commentaires précédents :

Il y a, dans cet article, quelques citations intéressantes de la part des climatologues qui mettent en lumière le grand degré d'incertitude par rapport au système climatique et au rôle que peut y jouer l'homme. Et ceci même parmi les scientifiques qui sont fortement impliqués dans les rapports du GIEC.[...]

Les citations intéressantes et le texte sont remis en ordre selon les personnes citées. Je recommande chaudement la lecture de l'article intégral cité. [les caractères engraissés sont de mon fait [NdT, c'est à dire de Pielke]].


Pour ma part, je me suis contenté, pour une meilleure lisibilité, d'engraisser les noms des chercheurs concernés par chaque paragraphe.

De John Barnes [La spécialité de Barnes est la mesure des aérosols stratosphériques)

Si vous regardez la température du globe durant la dernière décennie, elle n'augmente pas" dit Barnes."Il y a beaucoup de fluctuations. Mais les modèles [du climat] augmentent. Et ceci doit être expliqué. Pourquoi ne s'est-elle pas réchauffée ?

Barnes a effectué une veille vigilante et solitaire pendant 20 ans [A l'observatoire de Mauna Loa à Hawaï]. Empruntant le chemin tortueux et constellé de nids de poules qui mène au laboratoire financé par le gouvernement, il a passé soirée après soirée en attendant le grand événement (NdT : sans doute une grande éruption). Sa spécialité consiste à mesurer les aérosols stratosphériques, les particules réfléchissantes issues des volcans dont on sait qu'elles refroidissent temporairement la planète. Seules les plus violentes éruptions volcaniques sont capables de hisser les émissions au dessus des nuages, pensaient les scientifiques tout comme Barnes. Dès lors, après avoir construit son laser, Barnes attendait son heure.

Jusqu'à ce jour, il n'y a pas eu d'éruption volcanique majeure depuis 1991, quand le Mont Pinatubo a grillé les Philippines, provoquant un refroidissement de la terre d'un demi degré pendant plusieurs années. Mais Barnes a suivi avec attention ce silence radio en identifiant le niveau d'arrière-plan des particules dans la stratosphère. C'est alors, il y a quatre ans, assis dans son labo en préfabriqué, situé près de l'endroit où Charles Keeling effectua les premières mesures historiques de l'augmentation du dioxyde de carbone dans l'atmosphère, que Barnes observa quelques chose de bizarre dans les enregistrements des aérosols.

Barnes se lamente de la complexité époustouflante de la question de la séparation de tous les petits forçages sur le climat. En comparaison, le travail soigneux de Charles Keeling qui mesurait l'augmentation du taux de CO2, apparaît comme très simple.

“C'est vraiment subtil" dit-il. "Il est dur de déterminer quelle quantité s'en va dans les océans, parce que les océans absorbent une partie de la chaleur. Et dans beaucoup d'endroits les mesures n'ont tout simplement pas la précision requise. Nous avons bien des satellites qui mesurent le budget énergétique, mais il y a aussi des hypothèses là-dedans, il y a des hypothèses au sujet des océans, parce que nous n'avons pas une quantité suffisante de mesures dans les océans.


De Jean-Paul  Vernier

Il y a cinq ans, un ballon qui avait été relâché au dessus des sables du Sahara, a changé l'existence de Jean-Paul Vernier.

En ascension au dessus des sables grillés par la chaleur du Niger, le ballon, équipé pour capturer les aérosols qui sont le mélange de particules naturelles et résultant de l'activité humaine suspendues dans l'atmosphère, s'éleva au dessus des nuages et rentra dans la stratosphère. A cet endroit, Vernier pensait trouver un ciel clair. Après tout, il n'y avait pas eu d'éruptions comme celle du Pinatubo depuis plus d'une décennie. Mais il se trompait. A une altitude de 12 miles, le ballon découvrit un filon d'aérosols.

Vernier avait trouvé une tranche de la tendance identifiée par Barnes à Mauna Loa à Hawaï. C'était étonnant. D'où pouvaient provenir ces aérosols qui réfléchissent la chaleur ? Vernier n'était pas sûr mais Barnes et son équipe hasardèrent une hypothèse en annonçant leur découverte. C'était, suggérèrent-ils, du fait de l'activité en croissance rapide de la Chine qui était devenue très alarmante.

Vernier qui est un scientifique français venu étudier les aérosols au Centre de Langley de la NASA, se lança, tout comme Barnes, dans l'utilisation du laser pour comprendre ces sulfates facétieux. Mais au lieu d'utiliser un laser attaché à la terre, il utilisa un laser dans l'espace.

La même année que celle de la campagne de ballons sondes au Niger, la NASA avait lancé un satellite équipé d'un laser destiné à observer les aérosols parmi les nuages. Vernier et ses collègues s'imaginaient qu'avec un minimum d'algorithmes simples, ils pourraient faire dire clairement au laser CALIPSO ce qu'il savait sur la stratosphère. L'avalanche de données qui venaient du satellites étaient chaotiques - trop fluctuantes au goût de Barnes lorsqu'il y jeta un coup d'oeil - mais plusieurs années après, Vernier l'avait pris en mains. Il avait trouvé une réponse.

Pour la plupart, les aérosols ne semblaient pas être de la faute de la Chine.


De Kevin Trenberth

Le hiatus [dans le réchauffement] n'était pas inattendu. La variabilité du climat peut supprimer l'augmentation de température de manière temporaire, bien qu'avant cette décennie, les scientifiques n'étaient pas certains de savoir combien de temps pourrait durer une telle pause. Quoiqu'il en soit, une décennie, ce n'est pas assez long pour dire quoique ce soit au sujet de l'effet des humains sur le climat, et si on se base sur les résultats d'un article à venir bientôt, il faut attendre 17 ans.

Pour quelques scientifiques, attribuer le hiatus aux variations naturelles de la planète était suffisant. Les températures remonteront bientôt tirées inexorablement par la couverture, en augmentation constante, tendue dans d'atmosphère par les gaz à effet de serre. Les gens l'oublieront [NdT : le hiatus].

Mais pour d'autres, cette réponse simple constituait un échec. Si les scientifiques en venaient à attribuer l'arrêt du réchauffement à la variabilité naturelle, il se trouvaient placés devant une lourde tâche qui était d'expliquer de manière précise comment fonctionnait cette variabilité. Sans éléments de preuves, leurs affirmations n'étaient pas meilleures que les théories infondées que faisaient circuler les climato-sceptiques sur Internet.

“Cela m'a toujours dérangé", dit Kevin Trenberth, le responsable de la section sur l'analyse du climat au Centre National de La Recherche Atmosphérique [NdT : NCAR]. “La variabilité naturelle n'est pas une cause. Ce qu'il faut expliquer c'est de quel aspect de la variabilité naturelle il s'agit."

Jusqu'en 2003, les scientifiques avaient une compréhension raisonnable de l'endroit où allait la chaleur piégée venant du soleil. On la voyait dans la hausse du niveau des océans et dans les températures. Mais depuis lors, la chaleur dans la partie supérieure de océans n'avait pratiquement pas augmenté et la hausse du niveau des océans s'était ralentie, alors que les données issues des satellites qui observaient les chaleurs rentrantes et sortantes - le budget énergétique de la Terre - trouvaient qu'une quantité de chaleur toujours en augmentation, devait être piégée dans la planète. (Quelques scientifiques questionnaient le fait que l'on se basait trop fortement sur les données satellitaires, puisque l'énergie observée devait être fortement revue à la baisse en se guidant sur les modèles climatiques.) Étant donné que le bilan incluait clairement le cycle solaire et les aérosols, il devait manquer quelque chose.

Où s'en allait la chaleur ? Trenberth ne cessait de reposer cette question.

Récemment, en travaillant avec Gerald Meehl et d'autres, Trenberth proposa une réponse. Dans un article publié le mois dernier, ils mirent en place un modèle du climat qui montre qu'une pause des températures, longue d'une décennie, accompagnée de son énergie manquante correspondante, pouvait survenir du fait que la chaleur s'enfoncerait dans les eaux profondes et froides des océans à une profondeur de plus de deux mille pieds. L'équipe utilisait un nouveau modèle, celui qui était préparé pour le prochain rapport de l'ONU sur le climat. A la différence des modèles précédents, il gérait bien la variabilité du Pacifique, "ce qui semble important" a dit Trenberth.

“Lors d'un La Niña, les températures de l'eau plus froide de la surface dans le Pacifique signifient qu'il y a moins de convection là-bas - peu de tempêtes tropicales, etc. et peu de nuages mais ainsi plus de soleil," dit-il "La chaleur s'en va dans les océans et se trouve déplacée par les courants océaniques. C'est pourquoi, ironiquement, des conditions plus froides conduisent à ce que plus de chaleur soit emprisonnée."

C'est une illustration convaincante de la manière dont la variabilité naturelle, au moins dans ce modèle, pouvait surpasser l'influence de l'augmentation des gaz à effet de serre, pendant une décennie ou plus, ont déclaré plusieurs scientifiques. Cependant, selon un chercheur éminent -Hansen de la NASA - c'est la recherche de la réponse à une question qu'il n'est pas nécessaire de résoudre.

C'est parce que, selon Hansen, il n'y a pas d'énergie manquante.

Trenberth se demande si les mesures Argo sont assez matures pour raconter une histoire aussi précise que celle qu'Hansen met en avant. Il a constaté de nombreuses incohérences dans les analyses des données et il y a encore des problèmes de données manquantes et erronées et aussi des problèmes de calibration," dit-il "Les bouées Argo sont précieuses", a-t-il ajouté , mais" elles n'en sont pas encore arrivées jusque là."



de Susan Solomon

“Ce que je trouve réellement excitant à propos de cette période des dix dernières années, c'est que cela a poussé les gens à se poser des questions au sujet de la variabilité décennale, avec beaucoup plus de soin qu'ils ne l'avaient probablement fait auparavant." a dit Susan Solomon qui est une chimiste de l'atmosphère et ancienne auteur principal du rapport sur le changement climatique de l'ONU, lors d'une visite au MIT. “Et c'est très bien. Il n'y a pas de balle d'argent (NdT : c'est à dire, pas d'explication miracle). Dans le cas présent, c'est plutôt une charge de quatre ou cinq chevrotines d'argent."[NdT : c'est à dire qu'il y a quatre ou cinq explications possibles].

Précédemment, Solomon avait montré qu'entre 2000 et 2009, la quantité de vapeur d'eau dans la stratosphère avait décru d'environ 10 pour cent. Ce déclin qui résultait soit de la variabilité naturelle - peut-être en relation avec El Niño - ou d'une rétroaction au changement climatique, était capable de contrer 25% du réchauffement qui aurait été causé par l'augmentation des gaz à effet de serre (Certains scientifiques ont trouvé que cette estimation était trop élevée). Dès lors, une autre dynamique semble jouer un rôle au dessus des nuages.

Dans un article publié cet été, Solomon, Vernier et d'autres ont mené ces faits discrets jusqu'à leur conclusion, en estimant que les aérosols provoquaient une tendance au refroidissement de 0,07°C lors de la dernière décennie. Tout comme pour la vapeur d'eau, ce n'était pas une réponse unique mais c'était un petit facteur. Il sont du type de ces influences mineures que les modèles du climat devront incorporer, a dit Santer du Livermore.

Solomon a été surprise de voir le travail de Vernier. Elle se souvenait de l'éruption de la Soufrière, en pensant que " Celle-là n'ira jamais jusqu'à la stratosphère". Les idées reçues ont changé rapidement. "Vous pouvez voir effectivement que toutes ces petites éruptions dont on pensait qu'elles n'intervenaient pas, interviennent." dit-elle.



De Jim Hansen

Ces révélations ont poussé les plus grands noms de la science à changer leur point de vue.

En fait, le résultat le plus important de cette chasse à l'énergie peut être que les chercheurs ont, de manière chronique, sous-estimé l'effet réfléchissant de la pollution de l'air, a dit James Hansen de la NASA, le chef de l'Institut Goddard pour la recherche spatiale.

Les données récentes l'ont forcé à revoir son point de vue sur la quantité d'énergie provenant du soleil qui est stockée dans les océans, condamnant la planète à se réchauffer. C'est plutôt, dit-il, que la pollution de l'air résultant de la combustion des énergies fossiles, directement ou indirectement; a masqué le réchauffement dû à l'effet de serre plus que ce que personne ne le savait.

Cela n'était "en aucune manière affecté par les affirmations ineptes des contrariants" dit Hansen. "Ces sont de questions fondamentales qui sont dans l'objectif de la science depuis toujours. Le problème réside dans l'absence d'observations [scientifiques]."

Hansen de la NASA conteste le fait que les soucis résultant des déclarations des sceptiques ont poussé les scientifiques du climat à ignorer l'influence du soleil sur le climat. Son équipe, dit-il a "toujours inclus le forçage solaire basé sur les observations et les estimations de Judith |NdT, Judith Lean, voir ci-dessous] pour la période précédant les observations précises effectuée actuellement."

“Ceci rend le soleil un peu plus important parce que la variabilité du soleil module le déséquilibre énergétique de la planète" dit Hansen, " Mais le forçage solaire est trop petit pour produire un déséquilibre net négatif, c'est-à-dire, que les variations du soleil ne vont pas causer un refroidissement global."

“Malheureusement, quand nous nous focalisons sur les aérosols volcaniques, le forçage solaire et les variations de la teneur en vapeur d'eau de la stratosphère, c'est comme si nous cherchions nos clefs perdues au pied d'un réverbère," dit Hansen. " Ce que nous devons rechercher c'est le forçage des aérosols troposphériques, mais celui-ci ne se trouve pas au pied d'un réverbère.

“Je soupçonne qu'il a eu une augmentation des aérosols suite à l'augmentation de l'usage du charbon durant la dernière décennie ou quelque chose comme ça." dit-il. "Il y a un élément de preuve semi-quantitative de cela dans les régions où ceci est attendu. Malheureusement, le problème est que nous ne mesurons pas suffisamment bien les aérosols pour déterminer leur forçage et comment celui-ci varie.

De manière plus fondamentale, Les données des bouées Argo ont poussé Hansen à réviser fondamentalement sa compréhension de la manière dont fonctionne le climat. C'est un changement qu'il expose dans un article qui sera certainement sujet à controverses et qui sera publié plus tard cette année.

Depuis des décennies, les scientifiques savaient que la chaleur piégée par les gaz à effet de serre s'en allait dans les océans et pas dans l'atmosphère. Il en résulte que même si les émissions étaient stoppées demain, l'atmosphère continuera à se réchauffer en cherchant à rétablir l'équilibre avec les océans surchauffés. Suivant une expression due à Hansen ce réchauffement supplémentaire serait "dans le pipeline" et ses effets se feraient attendre pendant des années et des années. Mais, dire de manière précise, quelle quantité de réchauffement serait dans le pipeline, dépendrait de l'efficacité du mélange de la chaleur dans les profondeurs des océans.

Hansen pense maintenant qu'il a la réponse. Tous les modèles du climat, par comparaison avec les données des bouées Argo et celles d'un traceur qui seront bientôt publiées par plusieurs de ses collègues de la NASA, exagèrent l'efficacité du mélange de la chaleur dans les recoins des océans. L'unanimité des modèles au sujet de la grande efficacité de ce mélange pourrait être due à quelques anciens fragments de code que les modèles ont en commun. Quoiqu'il en soit, ceci signifie que les modèles du climat ont surestimé la quantité d'énergie stockée dans le climat en cherchant à coller avec le réchauffement de la surface qui se produirait si les océans mélangeaient la chaleur de manière efficace. Ils résolvaient un problème qui n'existait pas, dit Hansen.

Au premier coup d'oeil ceci pourrait passer pour une bonne nouvelle, si c'est vrai. Mais ce n'est pas le cas.

Toutes choses étant égales par ailleurs, un mélange moins efficace signifierait qu'il y a moins de réchauffement dans le pipeline", dit Hansen “Mais ceci implique également que le forçage négatif des aérosols est probablement plus important que le supposent la plupart des modèles. Ainsi la négociation Faustienne au sujet des aérosols est probablement plus un problème qu'on ne le supposait."


De John Daniel [chercheur du ESRL de la NOAA [Earth System Research Lab of the National Oceanic and Atmospheric Administration]

Cependant, quand les données [NdT de la température globale] sont sorties en 1998, les scientifiques ont raté la marche. C'est un processus que l'on voit souvent quand les températures montent. Ils ont beaucoup trop oublié de nuancer, dit John Daniel, un chercheur du Earth System Research Lab de la National Oceanic and Atmospheric Administration.

“Nous commettons une erreur à chaque fois que la température monte, vous assurez que cela vient du réchauffement climatique", dit-il "Si vous en faites toute une affaire chaque fois qu'elle monte, il semblerait que vous devriez aussi en faire toute une affaire chaque fois qu'elle descend."


De Ben Santer

Depuis une décennie, c'est exactement ce qui s'est passé. Les Sceptiques font des déclarations exagérées au sujet du "refroidissement global" en pointant sur 1998 (Pour avoir un exemple représentatif, il y a deux ans, le journaliste George Will mentionnait 1998 comme "l'apogée" du réchauffement). Les scientifiques ont dû jouer la défense, dit Ben Santer, un modélisateur du climat au Lawrence Livermore Laboratory.

“ Cette discussion sur l'absence de réchauffement depuis 1998 a poussé les gens à réfléchir au pourquoi et à essayer de comprendre le pourquoi," dit Santer. " Mais il a aussi poussé les gens à corriger ces affirmations incorrectes."

“Le truc de Susan [Susan Solomon, la vapeur d'eau dans la stratosphère, voir ci-dessus] est particulièrement important." a dit Santer. “Même si vous avez un modèle hypothétique parfait et si vous laissez tomber les forçages erronés, vous obtenez une réponse fausse."


De Judith Lean

[NdT : JL était la seule et unique spécialiste du soleil qui est intervenue dans le dernier rapport AR4 du GIEC (2007)... où elle minimisait totalement l'influence des variations du soleil. Depuis, elle semble avoir changé d'avis]

La réponse pour le hiatus est, selon Judith Lean, toute entière dans les étoiles. Ou plutôt, dans une étoile.

Ce n'est que tout récemment que les modélisateurs du climat ont inclus le fait que 0,1 pour cent peut influer sur le climat du monde pendant une décennie. (Selon les meilleures estimations, il pousse les températures de 0,1degré Celsius). Auparavant, le soleil ne bénéficiait d'aucun respect, comme disait feu le comédien Rodney Dangerfield, selon Lean, une volubile scientifique du soleil qui travaille à la Division de l'Espace du Laboratoire de Recherche Navale qui est une installation mobile dotée de radars et tractée jusque dans l'extrémité Sud-Ouest de Washington, DC.

Les modèles du climat sont défaillants en ce qu'ils ne reflètent pas l'influence cyclique du soleil sur le climat et "ceci a conduit à l'idée que le soleil n'est pas un acteur [NdT : important]" dit Lean "et qu'il devaient absolument prouver qu'il ne joue aucun rôle".

Selon Lean, la combinaison de multiple La Niñas et du minimum solaire qui s'est sorti d'une période dormante inhabituellement prolongée en 2008 depuis son pic en 2001, c'est tout ce qu'il faut pour effacer l'augmentation du réchauffement résultant de l'augmentation des gaz à effet de serre. Maintenant que la hausse de l'activité [NdT : du soleil] a recommencé à reprendre, Lean soupçonne que les températures vont augmenter en parallèle jusqu'au pic du soleil vers 2014.

Cette tendance persistante a poussé Lean à entreprendre une démarche rare pour une scientifique du climat : Elle a fait des prédictions à court terme. Elle projette que vers 2014 la température globale de surface augmentera de 0,14 degrés Celsius, dit-elle, ceci étant piloté par le réchauffement humain et le soleil.


De Graeme Stephens

Durant toute la dernière décennie, pour la première fois, les scientifiques ont eu accès à des mesures fiables de la chaleur emmagasinée en profondeur dans les océans, jusqu'à 5000 pieds en dessous du niveau des mers, grâce au réseau Argo qui est constitué d'une collections de plusieurs milliers de bouées robotisées qui prennent des mesures et qui s'enfoncent et remontent au sein de la colonne liquide, jour après jour. Ceci a conduit Hansen à conclure que le déséquilibre énergétique net était, pour être brièvement technique, de 0,6 watts par mètre carré, plutôt que de 1 watt par mètre carré comme certains l'affirmaient.

(Récemment, le groupe qui utilise les satellites pour mesurer le déséquilibre énergétique a révisé sa mesure qui se situe maintenant à 0,6 watts, en accord avec l'estimation de Hansen, selon Graeme Stephens, le chef de mission Cloudsat de la NASA. Ceci suggère qu'il n'y a pas d'énergie perdue. Trenberth n'est pas d'accord avec cette analyse et il est probable que ce sera un problème dans le débat en cours.


De Robert Kaufmann

L'été dernier, Robert Kaufmann, le géographe de BU [NdT : de l'Université de Boston] a fait des vagues lorsqu'il a publié une modélisation suggérant que le hiatus du réchauffement pourrait être entièrement dû au El Niño et à la croissance des sulfates résultant de la combustion du charbon par la Chine. Bien que les données utilisées dans cette étude étaient basées sur la combustion du charbon par ce pays et non sur les émissions réelles - ce qui constitue un grande incertitude - beaucoup de scientifiques ont vu quelque vérité dans ses affirmations.


De Martin Wild

Le rapide déclin de la pollution aérienne, pendant les années 1980 et 1990, aux Etats-Unis et en Europe, a dominé les tendances des aérosols mondiaux. Tandis que ces émissions ont continué à décliner dans l'Ouest, les bénéfices en terme de luminosité, ont diminué, simplement du fait de la croissance de la combustion du charbon en Asie. Ce n'est pas que le monde redevient plus obscur, c'est que sa luminosité n'augmente plus.

“Il n'y a plus de tendance globale nette,” dit Martin Wild qui est un auteur principal du prochain rapport sur le climat des Nations Unies et qui travaille à l'Institut Fédéral de Technologie Suisse à Zurich. Mais, il a ajouté “ça colle très bien avec la génération [usines à charbon]. Pour moi, c'est très surprenant que ce semble si bien coller. Mais cela pourrait malgré tout, être fortuit."


De Daniel Jacobs

Les observations de Kaufmann sont peut-être valables pour une durée limitée . Depuis 2006, la Chine a commencé a rendre obligatoire l'utilisation des dépolluants sur ses générateurs électriques à charbon, bien qu'on en sache pas bien pendant quelle durée ces épurateurs seront mis en activité même quand ils sont installés. Mais le changement est en marche, dit Daniel Jacob qui est un chimiste de l'atmosphère à l'Université de Harvard.

“Les sources de sulfates se sont stabilisées, parce qu'ils ont commencé à mettre en action de sérieux contrôles des émissions sur les usines," a dit Jacob. "C'est intéressant. Quand vous regardez les scénarios des émissions futures (dans le prochain rapport de l'ONU, GIEC], vous voyez les émissions de SO2 chuter comme une pierre, même dans les décennies à venir. Parce que, tout simplement, la Chine va devoir faire quelque chose pour résoudre son problème de santé publique.

Roger Pielke Sr. conclut son article de la manière suivante :

La fin de l'article [ NdT : de Paul Voosen] met en lumière le débat en cours entre ces scientifiques :

“….De nombreux scientifiques qui se préoccupent du hiatus du réchauffement sont en désaccord les uns avec les autres - avec une discussion entre copains et entre académiques -. Judith Lean, la scientifique du soleil, trouve que le travail de Kaufmann n'est pas convaincant et qu'il critique, sans nécessité, la Chine. Kaufman trouve que les études de Solomon sur la stratosphère manquent de preuves. Hansen et Trenberth ne peuvent pas se mettre d'accord sur l'équilibre énergétique.

Dès lors, il semble stupéfiant qu'en l'espace de quelques années, un nouveau consensus puisse parvenir à se dégager pour le prochain rapport de l'ONU (NdT : Le GIEC) sur le changement climatique.
Mais, ce sera le cas et les problèmes cachés sous la surface, demeureront, comme toujours, avec les théories re-débattues et les rivalités, les questions, le sel de la vie scientifique.

Alors, finalement, quelqu'un peut-il dire de manière explicite, ce qui a causé le hiatus dans le réchauffement ?

“Toutes ces choses contribuent à l'assoupissement relatif du réchauffement" a déclaré Santer du Livermore (Ndt ; Le Lawrence Livermore Laboratory, le LLL). "Ce qui est difficile c'est de trouver la contribution relative de ces choses-là. Vous ne pouvez pas le faire sans une modélisation systématique et de l'expérimentation. J'espérerais que quelqu'un le fera."

Pour sa part, Barnes, aimerait préciser si les aérosols d'arrière plan qu'il a trouvé dans la stratosphère, sont issus de la combustion du charbon Chinois. Il est difficile de résoudre ce problème mais il a quelque espoir que cela puisse arriver.

“Peut-être que quand la combustion du charbon aura triplé" dit-il, "alors nous pourrons tirer les choses au clair".

Ces extraits de l'article de Greenwire illustrent la raison pour laquelle le système climatique n'est pas encore bien compris. La question scientifique N'EST PAS résolue.

 

3 - En conclusion,

On ne peut mieux dire que Roger Pielke Sr. : "La question scientifique N'EST PAS résolue."
J'ajouterai qu'il est évident qu'il n'y a pas de consensus à ce sujet, pourtant fondamental.

En effet, ces chercheurs proches du GIEC ne sont pas d'accord entre eux :

-Trenberth s'interroge sur la chaleur perdue et pense l'avoir trouvée dans les fonds sous-marins. Il lui faut encore quelques années pour pouvoir discerner l'influence (ou non) du CO2 anthropique dans l'évolution assez étonnante (pour eux) des températures.
-
Hansen pense qu'il n'y a pas de chaleur perdue et que le bilan énergétique n'est pas celui que l'on croyait. Il soupçonne que sont les aérosols qui ont fait baisser la température.
-
Judith Lean pense que le rôle du soleil est plus important qu'on ne le pensait et qu'on l'a "oublié" dans les modèles. Alors qu'Hansen affirme qu'il s'est basée sur ses données. Judith Lean fait des prédictions à court terme qu'il sera possible de vérifier.
-
Solomon pense que la diminution de la vapeur d'eau dans la stratosphère a joué un rôle très important.
-
Kauffman pense que les aérosols chinois sont les responsables.
-Mais
Vernier pense que ce n'est pas le cas, de même que Judith Lean. Barnes s'interroge à ce sujet, faute de preuves.
-etc.

La vérité est qu'ils ne savent pas ce qui a provoqué le fameux hiatus des températures de la dernière décennie.

En soi, il n'est nullement critiquable que des chercheurs hésitent, avancent des hypothèses et des explications parfois contradictoires, et que, finalement, ils ne sachent pas pourquoi les températures n'ont pas augmenté depuis plus de dix ans, contrairement aux prédictions de la vingtaine de modèles que l'on croyait tout-puissants, jusqu'alors. La recherche ne sait pas tout, surtout en matière de climatologie, contrairement à ce que les décideurs et les activistes voudraient croire ou nous faire croire... pour passer à l'action.

Mais ce qui est hautement critiquable, c'est de ne pas mettre au grand jour, ses incertitudes et ses hésitations, ses échecs, les divergences de point de vue d'un chercheur à l'autre (par exemple entre James Hansen et Kevin Trenberth qui diffèrent sur rien moins que le bilan énergétique de la planète). Ce qui est hautement critiquable, c'est de prétendre qu'il existe un consensus entre les chercheurs proches du GIEC et que le système climatique est compris. Il ne l'est pas. Il faut le dire. Les divergences sont naturelles et existent dans de nombreux secteurs de la recherche scientifique mais dans le cas présent, il faut le dire car tout cela peut avoir (et a déjà eu) de graves conséquences, au plan local comme au plan mondial.

Cependant, un lecteur attentif aura discerné au travers de ces textes qu'une tendance relativement nette semble prendre corps : La prise en compte plus rationnelle de la variabilité naturelle du climat, indépendamment du CO2. C'est d'ailleurs ce que l'on perçoit également dans le texte relativement prudent du récent Summary for Policymakers (Résumé pour les décideurs) du dernier rapport spécial "sur les événements extrêmes" du GIEC, dont on peut lire une analyse sur le blog de Judith Curry.
Enfin !

A noter également qu'aucun des scientifiques, proches du GIEC, cités ci-dessus, n'évoque une possible (nécessaire ?) remise en question plus ou moins fondamentale des modèles climatiques qui ne reproduisent manifestement pas les évolutions du climat, depuis près de quinze ans et qui pourraient, tout autant, être remis en cause pour la question du "hotspot".
Peut-être faudra-t-il attendre 17 ans, soit quelques années de plus ou encore que "la combustion du charbon ait triplé", comme le dit Barnes ?

D'autre part, aucun des intervenants n'évoque clairement la question des oscillations climatiques multidécennales (notamment de période 60 ans) qui ont pourtant reçu l'aval d'un nombre important de scientifiques tout à fait crédibles (tels Chylek, Akasofu, Tsonis, Gray; Spencer et beaucoup d'autres). Ces oscillations multidécennales permettent pourtant d'expliquer, de manière tout à fait naturelle, le "hiatus" des températures que nous observons depuis une dizaine d'années et même de prévoir que le climat ne devrait pas se réchauffer où devrait se refroidir pendant quelques dizaines d'années encore. Il est vrai que ces oscillations naturelles, si elles sont bien observées, ne sont ni reproduites ni prévues correctement dans les modèles informatiques actuels.

Nous verrons !

josh2f

Josh, le "cartoonist" US bien connu, notamment sur Bishop Hill et WUWT, a publié une illustration relative au texte ci-dessus.
Je l'ai traduite et collée ci-contre
(avec l'aimable autorisation de l'auteur du dessin : Thanks, Josh !). KEV mentionné par Hansen, c'est Kevin Trenberth (à gauche) avec lequel il est en désaccord sur le bilan énergétique de la planète.

A noter que l'on se perd en conjectures au sujet du personnage à droite, désigné par le ET AL. S'agit-il de Mike Mann, de Gavin Schmidt, ou d'un mix des deux ?
On ne sait pas. Ils se ressemblent.

Mais vous avez là les "noms des meneurs" comme l'on dit.
Ils sont très peu nombreux mais ils sont effectivement les principaux moteurs du
GIEC.


De manière générale et du point de vue duquel se place Pensee-Unique, la situation actuelle est plutôt encourageante. Certaines certitudes sont remises en questions et les quelques inflexions, bien qu'encore un peu timides, semblent aller dans le bon sens.

Stay tuned ! A suivre, donc !

Update du 20/11/11 : :Je n'ai réalisé qu'après coup qu'une excellente traduction du texte de l'article de Pielke Sr, avait déja été déposée par Marot sur le site Skyfall.
Dommage ! Je l'aurais citée et j'aurais gagné du temps.



18 Octobre 2011 : Judith Curry : Science (A), Communication (B) et Politique (C) ; A+B=C ou A=C-B ?

Le temps passant, les sondages (notamment dans les pays anglophones) montrent que le public devient de plus en plus sceptique au sujet des thèses du réchauffement climatique anthropique. En parallèle avec un nombre croissant de scientifiques éminents qui se désolidarisent de cette affaire (e.g. Ivar Giaever, ci-dessous et la longue liste qui figure dans cette page), on voit à présent des hommes/femmes politiques anglophones qui n'hésitent plus à déclarer ouvertement leur scepticisme, comme, par exemple, lors de la course des primaires présidentielles aux USA.
Evidemment -on les comprend- les climatologues mainstream proches du GIEC s'en inquiètent, tout comme les grandes institutions largement impliquées dans cette affaire. Ils ne comprennent pas, cherchent des explications et, surtout, à établir des contre-feux.

Quelles solutions proposent-ils ?

De manière générale et vous en verrez un autre exemple ci-dessous, les institutions et les climatologues proches du GIEC sont persuadés que la progression du scepticisme climatique dans le grand public et dans les milieux politiques, provient, non pas des doutes et des incertitudes que l'on peut nourrir sur la science qu'ils présentent comme un fait acquis, mais d'un défaut de communication de leur part. C'est donc cela qu'ils doivent améliorer, pensent-ils.
Beaucoup reconnaîtront ici la démarche classique des responsables politiques qui, quand le public n'est pas d'accord avec leur projet, affirment que ce dernier n'a pas compris et qu'il ne peut s'agir que d'un problème de pédagogie et/ou de communication.

Dans ce contexte, et comme le savent les lecteurs de ce site, le plus emblématique des climatologues alarmistes est, sans contexte, James Hansen (du GISS de la NASA). Ce dernier vient de faire une déclaration à la Royal Society (UK), répercutée dans les médias anglophones tel "The Independent UK" dont des extraits de l'article sont traduits ci-dessous (texte complet ici). La déclaration de J. Hansen y a fait grand bruit et elle va très exactement dans le sens de ce qui est décrit ci-dessus :

THE INDEPENDENT (UK) (11 octobre 2011) (caractères engraissé par PU)

"Le Réchauffement climatique : les climato-sceptiques sont en train de gagner la bataille.
Le père du mouvement vert déclare que les scientifiques manquent d'aptitude aux relations publiques pour convaincre le public de les écouter."hansen0

Par Michael McCarthy, Editeur sur l'Environnement.
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"Les climato-sceptiques sont en train de gagner la bataille vis-à-vis du public au sujet du réchauffement climatique, a déclaré le plus célèbre climatologue, James Hansen de la NASA, hier à Londres." [...]

"Au cours d'un exposé à la Royal Society, (NdT : L'Académie des Sciences Britannique) le Dr. Hansen a été franc au sujet du succès remporté auprès du public par ce qu'il appelle "les contrarians du climat", en atténuant de manière efficace la perception du public vis-à-vis du réchauffement climatique. Il a dit "Ils gagnent la bataille depuis plusieurs années même si la science s'est clarifiée." (NdT : C'est exact, mais pas dans le sens qu'il défend)
"Une partie du problème, a-t-il dit, tient au fait que le lobby climato-sceptique a utilisé les services de professionnels de la communication, tandis que les "scientifiques sont tout simplement incompétents pour communiquer avec le public et n'ont pas les moyens de le faire." [...]

Cette déclaration de J. Hansen nous explique que si les climato-sceptiques ont sérieusement gagné en audience auprès du public, ce n'est pas à cause des multiples incertitudes de la science climatique ni à cause des nombreuses maladresses (pour rester aimable) commises par les zélotes du GIEC (Les courriels du Climategate, l'Himalyagate, le malariagate etc..) au cours des années passées.
Selon "le père du mouvement vert" comme l'écrit The Independent, (bien que Hansen ne le soit certainement pas, même s'il est très actif dans ce domaine),
la véritable raison de cet échec des climato-alarmistes résiderait dans un problème de relations publiques et de communication !

Sachant ce qu'il en est aux USA, comme au Royaume Uni et dans les pays francophones, au sujet de la couverture médiatique du climato-alarmisme, où la quasi-totalité des médias (la totalité en France) ont soutenu et soutiennent activement (et parfois maladroitement) les thèses du GIEC, on ne peut que s'étonner des affirmations de James Hansen devant la Royal Society.
Cependant et compte tenu de l'énormité de cette déclaration, beaucoup ont pris cela avec humour. Vous trouverez sur le site du statisticien
William Briggs, un sketch humoristique (une discussion entre James Hansen et son fidèle assistant Gavin Schmidt qui, peu à peu, énumère le liste interminable des médias qui sont acquis à leur cause) dont je vous conseille la lecture, si vous êtes anglophone.
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A ce propos, et comme vous allez le voir, Judith Curry n'est pas du tout de l'avis de James Hansen. Elle ne pense pas que la "com" soit la solution aux problèmes des tenants du GIEC.
Et elle ne l'envoie pas dire
...

Comme les lecteurs de ce site le savent, Judith Curry est une climatologue US aussi éminente qu'incontestée. Elle est (était) même la "grande prêtresse du réchauffement climatique" comme elle se qualifiait elle-même. J'ai plusieurs fois déjà (ici et ) rapporté ses propos considérés comme "hérétiques" par rapport à la doxa. Judy Curry nous raconte un épisode révélateur qui s'est déroulé au début du mois d'octobre de cette année, lors du meeting qui s'est tenu à l'University Corporation for Atmospheric Research (UCARjudy31) à Boulder (Colorado, USA) , à l'occasion de la réunion annuelle de ses membres.

En préambule,
Judy Curry rappelle que " l'UCAR (La Corporation Universitaire pour la Recherche Atmosphérique) est un consortium à but non lucratif de plus de 75 universités proposant des thèses de doctorat en sciences de l'atmosphère et sciences corrélées. L'UCAR gère le Centre National pour la Recherche Atmosphérique NCAR (NdT : dont relève notamment Kevin Trenberth, souvent mentionné dans ce site) et fournit des services complémentaires pour renforcer et subventionner la recherche et l'éducation à travers ses programmes coopératifs.

Ci-contre, un cartoon de Judy Curry en défenseur de La Science, dessiné par un des ses nombreux admirateurs.

Le lien vers la réunion dont il est question est ici. Le sujet en discussion (NdT : sur le blog de Judy Curry) est relatif à la communication suivante :

Note principale : Michael  Crow, Président, Université de l'Etat de l'Arizona :

 “Les Universités et l'éducation transdisciplinaire pour le développement durable."

A ce propos, Judy Curry écrit : (les caractères engraissés sont de PU)

"Le coeur de la présentation de Crow est ceci :curry3

A+B=C

  • A:  Connaissances scientifiques de la discipline.
  • B:  Impacts de A, communication de A et des impacts ainsi que l'explication de A pour les responsables politiques.
  • C:  Action politique.

Crow a proposé que l'accent devait être mis sur B (Ndt : C'est-à-dire sur le communication) et que ceci exigeait une nouvelle structure pour les universités.

La discussion s'est centrée sur cette vaste thématique en se focalisant sur la question de la communication, avec Don Wuebbles de l'Université de l'Illinois qui a décrit le nouveau programme interdisciplinaire sur l'environnement et la société qui était relatif au concept A+B=C."

Les commentaires de Judith Curry :

"Alors que j'avais souffert en silence en entendant tout cela, je devais faire une déclaration après la discussion. Voici, à peu près, ce que je me souviens avoir dit :

"Très catégoriquement, A +B n'est PAS égal à C.
A+B=C
représente le schéma linéaire de "la vérité vers le pouvoir" qui est un modèle décisionnel dont on sait, depuis des décennies qu'il ne marche PAS pour les problèmes complexes de l'environnement.

Pour ce qui concerne la question du climat et du changement global, la prise de décision peut être caractérisée comme une prise de décision en présence de profondes incertitudes. Les profondes incertitudes proviennent de notre dépendance vis-à-vis des projections des modèles climatiques lesquels sont affectés par des incertitudes et ne prennent pas correctement en compte la variabilité naturelle du climat. Il existe d'autres domaines importants qui restent encore ignorés. Notre compréhension de base est encore défaillante pour des processus physiques, chimiques et dynamiques.

Si, nous, les scientifiques, ne sommes pas humbles par rapport aux incertitudes et aux domaines que nous ignorons, nous avons une énorme capacité à induire en erreur les décideurs et à les guider vers des politiques inadaptées. L'incertitude est une information essentielle pour les décideurs.

Les climatologues ont cette vision très naïve du processus politique, qui est bien décrite par le modèle A+B=C dans le contexte du principe de précaution. Cette compréhension naïve se reflète dans la frustration palpable de beaucoup de climatologues comme des échecs contre la "vérité" telle qu'ils la "savent" pour influer sur les politiques énergétique et climatique nationales et mondiales. Cette frustration a dégénéré jusqu'à utiliser le mot de "négationniste" pour désigner tous ceux qui ne sont pas d'accord avec eux, aussi bien sur la science que sur la solution politique.

Le chemin que nous semblons suivre, selon lequel la science est achevée et que tout ce dont nous avons besoin c'est d'une meilleure communication de la science aux décideurs politiques, risque non seulement d'induire gravement en erreur les décideurs politiques mais aussi de détruire, du même coup, la science atmosphérique et la science du climat."

(NdT : Je compléterais : ...et de porter un rude coup à la science, en général.)

Judy Curry ajoute :

"Il y a eu des applaudissements. Non pas une ovation debout, mais des applaudissement d'une fraction substantielle de l'audience de plus de 200 auditeurs. [...]Au moment de la pause, près de 20 personnes sont venues me remercier pour ce que j'avais dit, "Il fallait que quelqu'un le dise " ainsi que quelques autres qui ont aimé ce que j'avais dit mais qui semblaient entendre ce genre d'idée pour la première fois."

Conclusion de Judith Curry : (Entre autres, JC nous parle d'Al Gore et de politique.)

"La science du climat aux Etats-Unis, au moins au niveau institutionnel, semble avoir déraillé. La différence est énorme entre ce qui est mis en avant par l'administration Obama par rapport à celle de Bush (43) (Ndt : Pour faire la distinction entre les deux présidents Bush père et fils, Judy Curry indique le numéro du président : Bush père était le 41ème président des USA). Si on remonte à Bush 41, son administration a défendu une augmentation substantielle des budgets correspondant au soutien de la science climatique. Quand Al Gore défendait sa candidature comme président, de nombreux climatologues auxquels j'ai parlé, s'inquiétaient que Gore puisse s'imaginer que la science était résolue et qu'il se dirigerait tout droit vers les applications en ignorant la recherche scientifique dans ce domaine. Nous assistons en ce moment à la réalisation de tout ceci sous l'administration d'Obama.". Vu avec recul, le plan stratégique CCSP (NdT : US Climate Change Science Program) était plutôt bon et les questions qui étaient posées dans ce plan, sont loin d'être "résolues".   

Un participant (Stephan Rasey) au forum qui suivait cet exposé de Judy Curry sur son blog , a décrit, de manière imagée et humoristique, ce que pensent plusieurs commentateurs. Judy Curry s'est amusée de la remarque suivante qui en dit long sur le processus suivi, tel qu'il est perçu par beaucoup :

"La formule originale contient une vérité qui dérange.
Si A+B=C, alors
Ce n'est pas loin de
A = C-B.
Soit : Etant donné une politique déterminée à l'avance et la communication étant ce qu'elle est,
Il doit en résulter que la science est comprise."

Autrement dit, ce sont la politique et la communication qui ont déterminé le résultat de la recherche... avant que celle-ci ait seulement commencé. C'est d'ailleurs très exactement ce que Richard Lindzen avait déclaré, autrefois, à propos de la création du GIEC.

Le 13 Octobre, Dans son blog, Judith Curry persiste et signe. Elle présente deux articles scientifiques traitant du conflit actuel entre l'activisme et la science qui vont tout à fait dans le sens de ces récentes déclarations.
Les applaudissements qui ont salué sa déclaration franchement contestataire, lors du colloque de l'UCAR, en dit très long sur le prétendu "consensus" qui règne parmi les climatologues.
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Suite du 21 Octobre 2011 : laframb2

Sur son blog, Judy Curry rapporte, le 19 Octobre, sur le récent livre de Donna Laframboise.

Donna Laframboise est une journaliste d'investigation canadienne. Elle gère le site anglophone "No frakking consensus".
Son dernier ouvrage constitue une critique particulièrement détaillée et surtout abondamment documentée du fonctionnement et des origines du GIEC, des affiliations variées (WWF; Greenpeace etc.) de nombre des ses personnels occupant des postes à responsabilité dans la rédaction des rapports, de la quantité impensable de brochures activistes ou d'articles non revus par les pairs qui ont servi de références aux différents rapports officiels, ainsi que l'orientation politique marquée de cet organisme qui se targue pourtant d'être neutre et indépendant.

laframb


Le dernier chapitre (36) de ce livre est carrément intitulé : "Disband the IPCC" soit "Dissoudre le GIEC" ce qui, après la lecture attentive du livre, semble être la seule solution raisonnable.
Cet ouvrage n'est actuellement disponible que sous forme Kindle (que je recommande. La lecture est très agréable) et sous format pdf. Il sera prochainement disponible en format livre papier classique.
Inutile de préciser que ce livre a immédiatement retenu l'attention du public anglophone ou francophone qui s'intéresse au climat et au GIEC. Ce livre est disponible (toujours en version anglaise Kindle) sur Amazon.fr (4,88 euros).

 

 

Là encore, et au sujet du "Delinquent Teenager" (L'adolescent délinquant), Judith Curry ne mâche pas ses mots.
Elle parvient à la même conclusion que Donne Laframboise. Voici ses derniers mots à ce sujet :

"In terms of the broader audience, I have to say that I hope that this book leads to the discontinuation of the IPCC after the AR5 report (which is already well underway, and is arguably sufficiently tarnished that it is likely to have much less influence than previous reports)
My personal reaction as a scientist is to be very thankful that I am not involved in the IPCC.  I already feel duped by the IPCC (I’ve written about this previously), I am glad that I was not personally used by the IPCC
Does the problems with the IPCC mean that WG1 science is incorrect?  Not necessarily, but I agree that a “new trial” is needed.  WG2 and WG3 reports pretty much belong in the dustbin, as far as I can tell.
I regret that so much of our intellectual horsepower and research funding has gone into supporting the IPCC assessments.  Donna’s book could provide some impetus for changing this
."

Traduction : "Pour ce qui est de l'audience (NdT : du livre) au sens large, je dois dire que j'espère que ce livre conduira à l'extinction du GIEC après le rapport AR5 (qui est actuellement bien avancé et peut-on-dire, suffisamment discrédité pour qu'il soit probable qu'il aura beaucoup moins d'influence que les rapports précédents).

Ma réaction en tant que scientifique est de dire que je suis très reconnaissante de ne pas avoir participé au GIEC. Je me sens déjà flouée par le GIEC (J'ai déjà écrit à ce propos auparavant) et je suis heureuse de ne pas avoir été personnellement utilisée par le GIEC.

Est-ce que les problèmes du GIEC signifient que la science du WG1 est incorrecte ? (NdT : WG1 : les bases scientifiques et l'attribution du réchauffement climatique). Pas nécessairement mais je suis d'accord qu'un "nouvel exament" est indispensable. Les rapports WG2 et WG3 (les impacts, les conséquences et les remèdes) méritent bien plus d'aller à la poubelle, autant que je puisse le dire.

Je regrette que tant d'efforts intellectuels de notre part et que tant d'argent destiné à la recherche aient été consacrés au soutien des rapports d'évaluation du GIEC. Le livre de Donna pourrait fournir une impulsion pour changer tout ça."

En effet, Judith Curry n'utilise pas la langue de bois.
C'est clair et net : Le GIEC est complètement infiltré nous démontre Laframboise et il en résulte un vaste gâchis. Il faut mettre fin à son existence.

Il serait bon que nos "décideurs" prennent connaissance de ces différents points de vue et qu'ils lisent le livre de Donna Laframboise.
Cet ouvrage est "sidérant", même pour votre serviteur qui, pourtant, en connaissait une partie non négligeable.

A suivre,

15 Sept. 2011 : Ivar Giaever, prix Nobel de Physique, démissionne de l'American Physical Society (la société savante des physiciens qui édite une quantité de revues renommées telles que les Physical Review, les Physical Review Letters etc).
Comme nombre de ses collègues physiciens (entre autres, Hal Lewis qui en a démissionné tout récemment), il ne supporte pas les prises de position officielles de l'APS sur le réchauffement climatique.
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C'est au mois de Septembre que l'American Physical Society envoie, chaque année; un email à chacun de ses membres, pour leur demander de renouveler (moyennant finances ~173+ euros) leur adhésion, pour l'année suivante. L'ayant reçu, comme tous les autres adhérents, Ivar Giaever qui est (évidemment) un "fellow" ou membre élu de l'APS, a répondu qu'il ne désirait pas renouveler son adhésion et qu'il démissionnait de l'APS. Sa réponse email que vous trouverez ci-dessous explique clairement les raisons de son geste qui fait grand bruit dans le landerneau de la physique américaine et même mondiale (car une proportion importante des membres de l'APS est issue d'autres pays que les USA, comme moi-même).
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Ivar Giaever est un célèbre physicien Américain (et Norvégien), membre de l'Académie des Sciences US et d'une quantité d'autres institutions scientifiques, qui a reçu le prix Nobel de Physique en 1973, pour ses découvertes expérimentales sur l'effet tunnel dans les semiconducteurs.
A noter que Ivar Giaever a cosigné une lettre de soutien à la candidature du Président Obama en 2008. Cependant, bien que supporter actif du Président des USA, à l'époque, Ivar Giaever a également cosigné, en 2009 et avec 99 autres scientifiques, une lettre de protestation adressée au Président Obama, lui reprochant une déclaration particulièrement climato-alarmiste. La conclusion de cette lettre était la suivante : "Mr. le Président, votre affirmations au sujet des faits scientifiques concernant le changement climatique et le degré de certitude au sujet du débat scientifique, est tout simplement incorrecte."
Ivar Giaever est également l'auteur d'une citation célèbre dans laquelle il affirmait, en 2008 :" Je suis un sceptique...Le réchauffement climatique global est devenu une nouvelle religion. On ne peut pas imaginer que vous soyez contre le Réchauffement Climatique. En réalité, vous n'avez pas le choix. Et je vous dis combien est grand le nombre de scientifiques qui y croient. Mais le nombre des scientifiques, ce n'est pas important. La seule chose qui ait de l'importance, c'est de savoir si les scientifiques raisonnent correctement. C'est ça la chose importante." Et lors d'une autre intervention : "
Nous avons entendu beaucoup d'alertes similaires à propos des pluies acides, il y a trente ans et au sujet du trou de l'ozone, il y a dix ans, mais l'humanité est toujours là. Le trou de l'ozone a connu son maximum en 1993."

Voici le email de démission que Ivar Giaever a adressé à la responsable de l'APS, Mrs Kirby

Caractères engraissés par Ivar Giaever.

From: Ivar Giaever [ mailto:giaever@XXXX.com]

Sent: Tuesday, September 13, 2011 3:42 PM
To: kirby@aps.org
Cc: Robert H. Austin; 'William Happer'; 'Larry Gould'; 'S. Fred Singer'; Roger Cohen
Subject: Je démissionne de l'APS


Chère Mme Kirby


Merci pour votre lettre au sujet de mon adhésion (NdT : à l'APS). Je ne l'ai pas renouvelée parce que je ne peux pas vivre avec l'affirmation suivante :

L'émission des gaz à effet de serre résultant des activités humaines modifie l'atmosphère dans un sens qui affecte le climat de la Terre. Les gaz à effets de serre incluent le dioxyde de carbone tout comme le méthane, l'oxyde nitreux et d'autres gaz. Ils sont émis à partir de la combustion des carburants fossiles et d'une série de processus utilisés dans l'industrie et dans l'agriculture.
La preuve est irréfutable : Le réchauffement global est en action. Si aucune mesure de limitation n'est entreprise, il est probable que des bouleversements significatifs des systèmes physiques et écologiques terrestres, des systèmes sociétaux, de la sécurité et de la santé humaine, se produiront. Nous devons réduire nos émissions de gaz à effets de serre à partir de maintenant.


Au sein de l'APS, c'est OK de discuter pour savoir si la masse du proton change en fonction du temps et sur le comportement d'un multi-univers, mais que la preuve du réchauffement climatique soit irréfutable ? On affirme que la température (comment pouvez-vous mesurer la température moyenne de la terre entière sur toute une année ?) a changé de ~288,0 à ~288,8 Kelvins en près de 150 ans, ce qui (si c'est vrai) signifie que la température a été étonnamment stable et que le bonheur et la santé de l'humanité se sont indubitablement améliorés pendant cette période de "réchauffement".

Cordialement,

Ivar Giaever

Lauréat du Prix Nobel 1973

PS: J'ai inclus une copie à quelques personnes au cas où elles jugeraient utile d'utiliser cette information.
_________________________________________________________________________________

(NdT : les destinataires en CC de cet email de Ivar Giaever sont Robert H. Austin; William Happer; Larry Gould; S. Fred Singer; Roger Cohen. Ce sont les physiciens qui avaient pris la tête d'une protestation véhémente à l'encontre des responsables de l'APS, pour leur prise de position sur le climat. Je l'avais évoqué dans ce billet.)

Les responsables de l'APS devraient se faire du souci :

En effet, la démission d'un membre élu aussi éminent que Ivar Giaever, succédant à celle d'un autre "fellow" (membre élu de l'APS) qui était un des piliers de cette société (Hal Lewis) et à de sévères récriminations de la part d'autres membres éminents, toujours à propos du même sujet, a de quoi inquiéter le bureau d'une société savante qui se targue d'attirer les meilleurs physiciens (du monde). J'avais évoqué les problèmes internes à l'APS dans le billet intitulé "Conflit interne au sein de l'American Physical Society". De même, le billet "Entre autres, neuf physiciens hors-pairs ont exprimé leurs doutes sur le réchauffement climatique anthropique." relatait quelques déclarations de physiciens dont la renommée scientifique est exceptionnelle, ce qui en dit long sur le soi-disant "consensus" qui règne parmi les scientifiques sur le "réchauffement (ou changement, ou bouleversement, ou effondrement etc.) climatique anthropique"

Entre autres, l'ACS (American Chemical Society) et l'AMS (American Meteorological Society), ont également fait l'objet de récriminations de la part de certains de leurs vétérans "élus". Toujours pour la même raison...
Il est probable que vous n'entendrez jamais parler de la démission du Prix Nobel de Physique, Ivar Giaever, dans nos grands médias, même si l'AFP a commis une dépêche à ce sujet.

A suivre.

08/03/11 : Richard Lindzen fait le point sur les incertitudes et les incohérences de la science climatique ainsi que sur les enjeux économiques, politiques, sociétaux etc. du débat sur le climat.

lindzen5Richard Lindzen, le Climatologue renommé du MIT, dont tous les lecteurs de ce site ont souvent entendu parler, (cette page, ce texte, ici et encore ici, entre autres ) a publié un texte, relativement concis, qui fait le point sur les divergences cruciales qui existent entre les modèles climatique et les observations. Dick Lindzen donne aussi son point de vue sur les raisons de la persistance de l'activisme climatique en dépit des graves incohérences et incertitudes dont souffre la science climatique.

Ce texte est certainement rédigé à l'intention des décideurs américains. Il s'inscrit dans le débat qui a cours actuellement depuis l'ouverture des sessions de la chambre des représentants (et du Sénat) nouvellement élus (le "mid term", c'est à dire l'élection qui a lieu précisément au milieu du mandat présidentiel, selon la constitution US.
GWPF

L'article original a été publié dans le site britannique du GWPF (The global warming policy Foundation, fondé en 2009 par Lord Lawson of Blaby avec le Dr Benny Peiser) dans le comité scientifique duquel siège Richard Lindzen aux côtés d'autres personnalités (dont Vincent Courtillot , Freeman Dyson, Will Happer, Al Lewis, Paul Reiter etc.).

Voici une traduction en français de cet article récent de Dick Lindzen :

Richard Lindzen : Samedi, le 15 janvier 2011

"Un argumentaire contre des décisions précipitées au sujet du climat"


"La notion d'un climat, statique et immuable, est étrangère à l'histoire de la terre ou de toute autre planète enveloppée d'un fluide. Le fait que le monde développé soit devenu hystérique vis-à-vis de variations de quelques dixièmes de degré de l'anomalie des températures globales moyennes stupéfiera les générations futures. Une telle hystérie résulte simplement de l'analphabétisme scientifique d'une grande partie du public, de sa sensibilité à la substitution de répétitions en lieu et place de la vérité et à l'exploitation de ces faiblesses par les politiciens, les promoteurs de l'environnement et, après 20 ans de roulements de tambour par les mass-média, de beaucoup d'autres, aussi.

Le climat est en perpétuelle évolution. Nous avons eu des périodes glaciaires et des périodes plus chaudes. C'est ainsi que des alligators ont été découverts au Spitzberg. Des périodes glaciaires se sont produites au cours de cycles de cent mille ans depuis les 700 mille ans derniers et il y a eu des périodes antérieures qui ont été plus chaudes qu celles d'aujourd'hui malgré des niveaux CO2 inférieurs à ceux que nous connaissons. Plus récemment, nous avons connu la période chaude de l'Optimum Médiéval suivi du Petit Âge glaciaire. Durant cette dernière période, les glaciers alpins ont progressé, au grand dam de villages submergés. Depuis le début du 19ème siècle, ces glaciers ont reculé. Pour parler franchement, nous ne comprenons pas pleinement ces avances et ces retraits.

Pour de menus changements du climat associés à quelques dixièmes de degrés, il n'est nul besoin d'invoquer une quelconque cause externe. La Terre n'est jamais parfaitement à l'équilibre. Les mouvements des vastes masses océaniques où la chaleur se déplace entre les couches profondes et la surface, induisent des variations à des échelles de temps s'étendant de quelques années à des siècles. Des travaux récents (Tsonis et al, 2007), suggèrent que cette variabilité est suffisante pour expliquer tous les changements climatiques depuis le 19ème siècle.

Pour ce qui est du réchauffement survenu depuis 1979, il existe un problème supplémentaire. Le rôle dominant de la convection des cumulus au dessus des tropiques exige que la température suive approximativement ce que l'on appelle un profil adiabatique humide. Cela nécessite que le réchauffement dans la partie supérieure de la troposphère tropicale soit 2 à 3 fois plus important qu'à la surface. De fait, tous les modèles indiquent clairement cela (NdT : C'est le hotspot, voir ce billet), mais non les observations. Et ceci signifie que quelque chose est erroné dans les données.

Il est bien connu qu'au-dessus d'environ 2 km d'altitude, les températures tropicales sont suffisamment homogènes horizontalement pour que l'échantillonnage ne pose pas de problème. Au-dessous de 2 km (grossièrement à la hauteur de ce qui est considéré comme le lieu d'inversion des vents dominants), il y a beaucoup plus de variabilité horizontale et, donc, il y a un problème d'échantillonnage important. Dans ces conditions, il est raisonnable de conclure que le problème réside dans les données de surface et que la tendance réelle à la surface est d'environ 60 % trop élevée. Même la tendance revendiquée se trouve être plus élevée que celle que les modèles ont prévue, malgré l'inclusion d'un facteur compensatoire arbitraire en raison du refroidissement dû aux aérosols. La contradiction a été soulignée par Lindzen (2007) et par Douglass et al (2007).

Inévitablement dans la science du climat, quand il y a conflit entre données et modèles, on peut compter sur une petite coterie de scientifiques pour modifier les données. Ainsi, Santer et al (2008), soutiennent que l'élargissement des incertitudes dans les observations et les modèles pourraient , marginalement, éliminer l'incohérence. Que les données nécessitent toujours une correction pour s'accorder avec les modèles est totalement non plausible. C'est l'indicateur d'une certaine corruption qui règne dans la communauté de la science climatique.

Il se trouve qu'il y a une vérification, beaucoup plus fondamentale et sans équivoque, du rôle des rétroactions dans le renforcement de l'effet de serre qui montre également que tous les modèles exagèrent fortement la sensibilité de climat. A ce point, nous devons noter que l'effet de serre agit en limitant le refroidissement du climat par la réduction du rayonnement net sortant. Pourtant, l'effet de la seule augmentation du CO2 ne cause pas, en fait, beaucoup de réchauffement (environ 1° C pour chaque doublement du CO2).

Les prédictions les plus importantes des modèles climatiques sont dues au fait que, dans ces modèles, les acteurs de l'effet de serre les plus importants, vapeur d'eau et nuages, ont pour effet d'amplifier fortement n'importe quel effet du CO2. Ces acteurs sont considéré comme des rétroactions positives. Cela signifie que les augmentations de la température de surface, sont accompagnées par des réductions de la radiation sortante nette – renforçant ainsi l'effet de serre. Tous les modèles climatiques montrent de tels changements lorsqu'ils sont forcés par les températures de surface observées. Les observations satellites du budget de radiation de la terre nous permettent de déterminer si une telle réduction du flux sortant accompagne, dans la réalité, les augmentations de la température de surface. Les données satellites recueillies par l'instrumentation ERBE (Barkstrom, 1984, Wong et al, 2006) montrent que la rétroaction naturelle est fortement négative - réduisant fortement l'effet direct du CO2 (Lindzen et Choi, 2009) en profonde contradiction avec le comportement des modèles. Cette analyse met en évidence le fait que même lorsque tous les modèles sont d'accord, ils peuvent tous se tromper et que c'est le cas pour l'importante question de la sensibilité climatique. Malheureusement, le papier de Lindzen et Choï (2009) contenait un certain nombre d'erreurs, mais comme il est montré dans un papier actuellement en phase de relecture, ces erreurs n'affectaient pas la conclusion principale.

Selon le GIEC, le forçage des gaz à effet de serre d'origine humaine atteint déjà environ 86 % de l'effet d'un doublement du CO2 (environ la moitié provenant du méthane, du N2O, des fréons et de l'ozone) et les prédictions alarmantes dépendent des modèles pour lesquels la sensibilité au doublement du CO2 est supérieure à 2°C. Ceci implique que nous devrions déjà avoir beaucoup plus de réchauffement que celui que nous avons constaté jusqu'ici, même si on suppose que tout le réchauffement actuel est d'origine humaine. Cette contradiction est rendue encore plus évidente du fait de l'absence de réchauffement net du globe, statistiquement significatif, depuis quatorze ans. Les modélisateurs expliquent cette situation, comme nous l'avons déjà noté, en soutenant que les aérosols ont annulé une grande partie du réchauffement (Schwartz et al, 2010) et que les modèles prennent en compte de manière adéquate la variabilité naturelle intérieure spontanée. Pourtant, un papier récent (Ramanathan, 2007) montre que les aérosols peuvent aussi bien réchauffer que refroidir, alors que les scientifiques du Hadley Centre pour la Recherche Climatique au Royaume-Uni ont récemment noté que leur modèle ne rend pas compte de manière appropriée de la variabilité interne naturelle, démolissant ainsi le socle de l'attribution emblématique du GIEC (Smith et al, 2007).

D'une façon intéressante (quoique non inattendue), l'article britannique n'a pas insisté sur ce point. Ils ont plutôt supposé que la variabilité naturelle interne avait marqué le pas en 2009, permettant au réchauffement de reprendre. Reprendre ? Marquer le pas ? Donc le fait que le réchauffement a cessé depuis les quatorze ans passés est admis. Il faut noter que, plus récemment, les modélistes allemands ont déplacé la date de 'la reprise' en 2015 (Keenlyside et al, 2008).

Les alarmistes du climat répondent que certaines des années les plus chaudes enregistrées se sont produites pendant la décade passée. Étant donné que nous sommes dans une période relativement chaude, ce n'est pas surprenant, mais cela ne dit rien des tendances.

Étant donné que les éléments de preuve (et je n'en ai présenté que quelques-uns parmi de nombreux autres) impliquent fortement que le réchauffement d'origine anthropique a été grandement exagéré, l'alarme vis-à-vis d'un tel réchauffement voit sa base se réduire en proportion. Cependant, un point vraiment important est que les arguments en faveur de cette alarme resteraient toujours faibles, même si le réchauffement d'origine anthropique était significatif. Les ours polaires, la banquise arctique d'été, les sécheresses et les inondations régionales, le blanchiment du corail, les ouragans, les glaciers alpins, la malaria, etc. dépendent tous, non pas d'une moyenne globale d'anomalie de température de surface, mais d'un très grand nombre de variables régionales incluant la température, l'humidité, la couverture nuageuse, les précipitations et la direction et l'amplitude des vents. L'état de l'océan est aussi souvent crucial. Notre capacité à prévoir n'importe lequel d'entre ces événements au cours de périodes au-delà de quelques jours, est minimale (un modélisateur de premier plan y fait allusion en précisant qu'il s'agit essentiellement d'une devinette).

Pourtant, chacun des pronostics catastrophiques dépend du fait que chacun de ces domaines se trouve à l'intérieur de limites particulières. La probabilité que n'importe quelle catastrophe spécifique se produise dans la réalité est quasi nulle. C'était tout aussi vrai pour les premières prédictions de famines pour les années 1980, le refroidissement global des années 1970, le bug de l'an 2000 et beaucoup d'autres. Régionalement, les fluctuations annuelles de température sont plus de quatre fois plus grandes que les fluctuations de la moyenne globale. Une grande partie de ces variations doit être indépendante de la moyenne globale, sinon la moyenne globale varierait de manière beaucoup plus importante. Ceci indique simplement que, pour chaque situation spécifique, les facteurs autres que le réchauffement climatique sont les plus importants. Cela ne veut pas dire que les désastres ne se produiront pas ; ils se sont toujours produits et cela ne changera certainement pas dans l'avenir. Lutter contre le réchauffement climatique au moyen de gestes symboliques n'y changera certainement rien. En outre, l'histoire nous a appris que plus de richesse et de développement peuvent profondément augmenter notre résilience.

Au vu des considérations précédentes, on peut raisonnablement se demander quelles sont les raisons qui sous-tendent l'alarmisme que nous connaissons actuellement et, plus particulièrement, quelle est la justification de la recrudescence étonnante de l'alarmisme durant ces quatre dernières années. Quand une affaire comme le réchauffement climatique, reste présente pendant plus de vingt ans, de nombreux programmes sont conçus pour exploiter la question. Les objectifs du mouvement environnemental visant à l'acquisition de plus de pouvoir, de plus d'influence et visant à recueillir des dons, sont raisonnablement clairs. De même, sont évidents les intérêts des bureaucrates pour qui le contrôle du CO2 est un rêve matérialisé. Après tout, le CO2 est un produit de la respiration, elle-même. Les politiciens peuvent y voir une possibilité de taxation qui sera acceptée volontiers, parce qu'elle est nécessaire pour "sauver" la Terre. Les nations ont découvert comment exploiter cette affaire pour gagner des avantages dans la compétition. Mais, en ce moment même, les choses sont allées beaucoup plus loin. Le cas d'ENRON (une société d'énergie Texane en faillite aujourd'hui) est éclairant à cet égard. Avant de se désintégrer dans un feu d'artifice de manipulations malhonnêtes, ENRON avait été un des lobbyistes les plus actifs pour le protocole de Kyoto. ENRON espérait devenir une société spécialisée dans les échanges des droits d'émission de carbone. Il ne s'agissait pas d'un mince espoir. Les droits ont toutes les chances de s'élever à plus d'un millier de milliards de dollars et les commissions d'atteindre plusieurs milliards de dollars. Les fonds de pension examinent avec une grande attention les opportunités ; ainsi était-ce le cas chez feu Lehman Brothers. Goldman Sachs a fait intensément pression pour le projet de loi du "Cap and Trade" et elle est bien placée pour en récolter des milliards. Ce n'est certainement pas un hasard si Gore, lui-même, est associé à de telles activités. La vente des indulgences est déjà en plein essor avec les organisations de vente de crédits d'empreinte carbone tout en reconnaissant parfois que les compensations sont inutiles. Les possibilités de corruption sont immenses. Archer Daniels Midland (le plus grand agro-alimentaire d'Amérique) a fait pression avec succès pour les besoins d'éthanol comme carburant, et la demande d'éthanol a peut-être déjà contribué à de fortes augmentations des prix du maïs et aux problèmes rencontrés dans les pays émergeants (sans parler des plus faibles performances des véhicules). Et enfin, il y a les bonnes intentions de nombreux individus qui se sont laissés convaincre par les propagandistes qu'en acceptant la vision alarmiste des changements climatiques d'origine anthropique, ils font preuve d'intelligence et de vertu. Pour ces derniers, leur bien-être psychique est en jeu.

Avec tous ces enjeux, il est facile d'imaginer que la possibilité que le réchauffement pourrait avoir cessé et que l'argument du réchauffement majoritairement anthropique se désintègre, puisse susciter un sentiment d'urgence. Pour ceux qui sont engagés dans les opportunités les plus vénales, la nécessité d'agir rapidement, avant que le public n'apprécie la situation, est tout-à-fait réelle. Cependant, pour les décideurs les plus sérieux, la nécessité de résister courageusement à l'hystérie apparaît clairement. Gaspiller des ressources dans une lutte symbolique contre un quelconque changement climatique, n'est pas un substitut à la prudence. Pas plus qu'adhérer à l'hypothèse que le climat de la Terre a atteint un point de perfection au milieu du vingtième siècle, n'est un signe d'intelligence.

Références : (C'est la liste des références des articles cités dans ce texte.Vous les retrouverez dans le texte original. L'essentiel de ces références a déjà été examiné dans ce site)

Richard Lindzen est le Alfred P. Sloan Professeur de Météorologie au Massachusetts Institute of Technology. Il est également membre du Conseil Scientifique du GWPF."

Un grand merci à jmr qui a déjà contribué à la traduction de plusieurs documents figurant sur ce site (et aussi sur Skyfall) dont, en particulier, la première version du rapport du NIPCC.

Quelques remarques :

-L'article de Lindzen, traduit ci-dessus est, en réalité, une mise à jour, implémentée à l'aide de résultats récents, du texte beaucoup plus détaillé qui vous avait été présenté dans cette page.

-Concernant les causes de ce qu'il appelle "l'hystérie climatique", Richard Lindzen avance une analyse qui rejoint celle que j'avais rapportée dans ce billet. En bref, contrairement à une opinion que répandent, à dessein, les supporters du GIEC, la plupart des climato-réalistes pensent qu'il ne s'agit pas d'un "complot" organisé mais plutôt de la convergence d'intérêts d'un certain nombre de corporations qui ont saisi l'opportunité du réchauffement climatique anthropique pour faire progresser leurs agendas (et(ou) leurs revenus). yanngiec

-
Lindzen n'est pas tendre non plus avec ceux pour lesquels cette affaire est devenu une affaire de "bonne conscience" et dont "le bien-être psychique est en jeu". C'est une assez bonne description de la volonté de d'affranchir du sentiment de culpabilité qui a submergé nombre de nos concitoyens plus crédules que les autres, après plus de 20 ans de matraquage médiatique. D'autres, moins gentils, rappellent les citations de Lénine qui qualifiait "d'imbéciles utiles" ceux qui voulaient participer à un combat sans en percevoir les enjeux.

-Enfin,
Lindzen accuse frontalement ses collègues, adhérents au GIEC, de constamment manipuler ou de remettre en question les données observées, pour les rapprocher autant que possible des résultats des modélisations (sans y parvenir, le plus souvent). Selon lui "C'est l'indicateur d'une certaine corruption qui règne dans la communauté de la science climatique.". De fait et comme Lindzen l'a fait remarquer dans un précédent article, s'il est absolument normal que l'on commette des erreurs, il est totalement improbable que les corrections apportées aillent toujours dans le même sens : Celui du réchauffement climatique anthropique.

A suivre....

14 février 2011 : Du rififi chez les scientifiques US....

En fin Janvier-mi février 2011, 18 climatologues et autres scientifiques "mainstream" ont écrit une lettre de "recommandations" aux membres de la Chambre des Représentants U.S. Quelques jours plus tard, 36 climatologues et autres scientifiques "sceptiques" ont également écrit aux membres de la chambre des représentants pour protester énergiquement contre les affirmations de leurs collègues mainstream...

Pour replacer ces événements dans leur contexte, il faut se souvenir que les dernières élections "mid-term" (à mi-mandat du Président élu) ont fait monter à la Chambre des Représentants U.S. une majorité de Républicains. La plupart des nouveaux élus de ce parti s'étaient déclarés climato-sceptiques lors de la campagne précédant les élections. Le Sénat, lui, a conservé une courte majorité Démocrate.
Au cours des mois précédents, l'Administration américaine (cad le gouvernement)avait tenté de faire passer un projet appelé "Cap and Trade" (cher à Al Gore et à feu la banque Lehmann Bros), destiné à instaurer un commerce de la taxe carbone, dans le but de réduire les émissions de CO2 des Etats-Unis. Tout cela sur la base des déclarations du GIEC et des "climatologues mainstream". Bien entendu.
Si la loi "Cap and Trade" avait, de justesse, réussi à franchir l'étape de la Chambre des Représentants (alors à majorité Démocrate), celle-ci fut bloquée sine die, par le Sénat Américain, pourtant à majorité Démocrate. De fait, plusieurs représentants Démocrates s'étaient alliés avec les Républicains pour repousser le "Cap and Trade".
Ainsi, il est clair que le basculement de la Chambre des Représentants en faveur des Républicains dont beaucoup se sont déclarés climato-sceptiques, constitue un risque considérable pour les tenants du réchauffement climatique anthropique. En effet, il ne faut pas oublier que les budgets des différents organismes qui financent cette recherche tels que la NASA, La NOAA etc., sont attribués et votés par cette Chambre qui dispose ainsi d'un réel pouvoir pour infléchir la politique américaine. Le Président ne disposant, dans ce cas-là, que du droit de veto dont il ne peut abuser. Il est aussi du ressort de la Chambre des Représentants de lancer des enquêtes sur les comportements des chercheurs, sur l'emploi de l'argent public etc.

Il faut aussi se souvenir que le Climategate (le scandale révélé en 2009 par le contenu des emails piratés sur le site du CRU de l'Université d'East Anglia au Royaume Uni) a été abondamment diffusé et commenté dans la presse et les médias américains. L'émotion a été considérable dans tous les pays anglophones qui ont pu lire le contenu des emails, même si, dans les pays francophones, l'affaire a été discrètement glissée sous le tapis par nos grands médias. Un grand nombre d'articles, signés par des scientifiques "mainstream" ou opposants ont été diffusés dans la presse américaine. La quasi totalité de ces articles témoignaient de l'étonnement voire de la révulsion des scientifiques (voir par exemple, ci-dessous, les billets sur Judith Curry, Mike Hulme, James Lovelock ou Petr Chylek) qui pensent que de telles pratiques ne peuvent être tolérées dans le milieu de la recherche.
Il faut préciser également que les sondages réalisés par les grands instituts de sondages (Rasmussen, Pew Poll etc.) au USA sur l'opinion du grand public montraient que la croyance dans le réchauffement climatique anthropique a faibli au point d'être devenue minoritaire.

La position des climatologues mainstream (tels Hansen, Schmidt, Santer, Mann, Dessler, Jones etc.) est devenue, depuis lors, très difficile. D'autant plus que l'argument d'autorité qu'ils tenaient du GIEC a été mis à mal, suite à la découverte d'un certain nombre d'erreurs grossières exhumées du dernier rapport de cet organisme Onusien, sans compter la révélation qu'un certain nombre d'affirmations proférées dans le rapport AR4 du GIEC ne reposaient en fait, que sur des brochures émanant d'ONG telles que le WWF ou Greenpeace. Pensee-Unique.fr s'est fait l'écho de ces révélations qui ont suscité l'attribution d'un grand nombre de bonnets d'âne.

Enfin, la défection ou la prise de recul de Judith Curry, la "grande prêtresse" du réchauffement climatique anthropique (comme elle se nomme elle-même) a certainement contribué à accentuer, chez les climatologues mainstream, une sorte de "mentalité d'assiégés".
Dès lors le mot d'ordre (répandu sur toute la planète auprès de tous les fidèles de "la cause") a été "Circle The Wagons !" qui rappelle aux américains l'épopée de leurs ancêtres qui formaient un cercle avec leurs chariots pour résister aux attaques des indiens...

Bref, pour celui qui connaît bien toutes ces péripéties et l'état de la situation, comme les lecteurs assidus de Pensee-Unique.fr, les termes de la lettre des "18 climatologues mainstream" sont tout à fait transparents. Elle traduit l'inquiétude, sinon la panique, qui règne actuellement parmi ces derniers, à l'ouverture du 112ème congrès des Etats-Unis.

De fait, s'inscrivant dans un vaste plan de réductions des dépenses fédérales, un député vient de déposer un texte visant à supprimer la contribution des USA au financement du GIEC. D'autres proposent de recentrer l'activité de la NASA autour de ses objectifs premiers (les planètes et les vols habités) et de cesser de financer les recherches climatiques du GISS de la NASA (Hansen et Schmidt), afin d'éviter de se faire devancer dans la course à l'espace, par les autres pays comme la Chine (et) ou la Russie.
On comprend l'inquiétude de certains quand on sait que les climatologues américains sont, avec leurs collègues anglais qui se sont retrouvés sur la sellette à cause du climategate, le fer de lance de toute l'affaire.

Voici donc les deux lettres envoyées aux Représentants de la Chambre US, au cours de ces dernières semaines...

Les deux lettres (notamment la première) sont relativement longues. Je n'en donne ici que des extraits significatifs. La traduction intégrale des deux lettres (des scientifiques mainstream et des opposants) est disponible dans ce document (en pdf) séparé.
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(1) La lettre des climatologues "mainstream" (source)

Le 28 Janvier 2011,

Aux membres de la Chambre des Représentants et du Sénat des Etats Unis:

"Sur l'importance de la Science dans le traitement du Changement Climatique"

Alors que vous ouvrez vos délibérations lors des sessions du 112ème Congrès, nous vous invitons vivement à considérer la question du réchauffement climatique d'un oeil neuf. Le Changement Climatique n'est pas seulement une menace environnementale mais, comme nous le décrivons ci-dessous, il constitue des défis à l'économie des USA, à sa sécurité nationale et à la santé publique.
Certains voient le changement climatique comme une abstraction futuriste. D'autres ne sont pas sûrs de la science ou sont incertains au sujet des réponses politiques à apporter.
 Nous voulons vous assurer que la science est solide et qu'il n'y a rien d'abstrait quant aux risques auxquels notre Nation est confrontée. Nos zones côtières font face à des dangers croissants du fait de la montée des eaux et des tempêtes ; le Sud-Ouest et le Sud-Est sont devenus de plus en plus vulnérables à la sécheresse ; d'autres régions devront se préparer à affronter des inondations massives dues aux tempêtes extrêmes telles que celles que nous avons vues, dont la fréquence sera en augmentation. Ces conséquences ainsi que d'autres du changement climatique, exigent toutes que nous nous préparions à les affronter. Notre Défense reconnaît que les conséquences du changement climatique ont des implications directes sur le plan de la sécurité de notre pays qui, le temps passant, ne pourront que devenir plus aiguës et elle a entrepris la planification nécessaire qui en découle. [....]
La Science du Changement Climatique

Ce n'est pas notre rôle, en tant que scientifiques, de définir la manière de gérer des problèmes comme le changement climatique. Ceci est une affaire de politique qui doit justement être laissée à nos dirigeants élus qui en discutent avec tous les Américains. Mais, en tant que scientifiques, nous avons le devoir d'évaluer, de rapporter et d'expliquer la science qui sous-tend le changement climatique.
Le débat au sujet du changement climatique est progressivement devenu une affaire idéologique et partisane. Mais le changement climatique n'est pas le résultat d'une croyance ou d'une idéologie. Au contraire, il est basé sur un fait scientifique et aucune espèce d'argumentation, de coercition ou de débat entre les vedettes des médias ne peuvent changer la physique du changement climatique.
 La philosophie politique joue un rôle légitime dans un débat politique mais pas dans les fondements de la science climatique. Il n'existe pas de molécules de dioxyde de carbone Démocrate ou Républicaine; elles sont toutes invisibles et toutes piègent la chaleur.[....]
 
Les négationnistes (Ndt : Sic !) du changement climatique

Les négationnistes (Ndt : Sic) se cachent sous l'apparence du langage scientifique, en critiquant sélectivement, des aspects de la science du climat en vigueur. Parfois, ils présentent des hypothèses alternatives comme des explications d'un point particulier, comme si le corps des éléments de preuve était un château de cartes se tenant debout ou s'écroulant pour un détail; Mais, au contraire, l'édifice de la science du climat repose sur des fondations en béton. Comme une lettre ouverte de 255 membres de la NAS (Ndt : sur 2100 membres et 350 étrangers associés) l'a noté dans le numéro du mois de mai de Science Magazine, aucun résultat de recherche n'a été trouvé qui a produit une seule preuve qui remet en question la compréhension scientifique de ce qui se produit sur la planète et pourquoi.
 
C'est pourquoi on ne devrait pas donner un poids scientifique aux affirmations des négationnistes (Ndt : Sic !) du climat équivalent à celui de la recherche revue par les pairs et présentée par la grande majorité des scientifiques du climat.[....]

Comment pouvons nous aller de l'avant ?

Le Congrès, pensons-nous, devrait organiser des auditions pour comprendre la science du climat et ce qu'elle dit à propos des coûts et des bénéfices de l'action et de l'inaction. Il ne devrait pas mettre en place des auditions pour tenter d'intimider les scientifiques ou pour leur substituer des jugements idéologiques à la place de jugements scientifiques. Nous insistons auprès de nos responsables élus pour qu'ils travaillent ensemble afin de pousser la nation sur ce que la science nous dit, particulièrement au sujet des impacts qui se produisent actuellement dans notre pays.[...]

Nous espérons que vous, nos représentants, vous relèverez le défi du changement climatique et prendrez la tête de la réponse de la nation. Nous et nous collègues sommes prêts à vous aider pendant votre travail pour mettre en place une politique nationale, rationnelle et pratique, afin de gérer cette question importante.

Merci de votre attention.
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Voici les photographies de quelques uns des cosignataires de cette lettre dont la liste figure ci-dessous. Le nombre des vignettes, pour chacun des groupes, est proportionnel au nombre des signataires.

manndessleroppenheimerabrahamsantertrenberth

Les 18 Co-signataires :

John Abraham, University of St. Thomas
Barry Bickmore, Brigham Young University
Gretchen Daily,* Stanford University
G. Brent Dalrymple,* Oregon State University
Andrew Dessler, Texas A&M University
Peter Gleick,* Pacific Institute
John Kutzbach,* University of Wisconsin-Madison
Syukuro Manabe,* Princeton University
Michael Mann, Penn State University     Pamela Matson,* Stanford University
Harold Mooney,* Stanford University
Michael Oppenheimer, Princeton University
Ben Santer, Lawrence Livermore National Laboratory
Richard Somerville, Scripps Institution of Oceanography
Kevin Trenberth, National Center for Atmospheric Research
Warren Washington, National Center for Atmospheric Research
Gary Yohe, Wesleyan University
George Woodwell,* The Woods Hole Research Center
 
*Membres de l'Académie des Sciences.

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(2) La lettre des opposants, les "climato-sceptiques" :

Source (en pdf):

Le 8 Février 2011,

Aux membres de la Chambre des Représentants et du Sénat des Etats Unis:

En réponse à “Sur l'importance de la Science dans le traitement du changement climatique”

Le 28 Janvier 2011, dix huit scientifiques ont envoyé une lettre aux membres de la Chambre des Représentants et du Sénat des Etats-Unis en leur demandant instamment de "jeter un regard nouveau sur le changement climatique". Leur intention, semble-t-il, était de discréditer l’opinion des scientifiques qui sont en désaccord avec leur assertion selon laquelle la poursuite de l’accroissement des émissions de dioxyde de carbone (CO2) produite par la combustion de charbon, gaz et pétrole, conduira à une quantité de problèmes climatiques cataclysmiques. Nous, les cosignataires de cette lettre (Ndt : liste ci-dessous), sommes en total désaccord avec eux et désirons profiter de cette occasion pour exposer brièvement notre point de vue sur cette question.

Les dix huit alarmistes du climat (comme nous les appelons, non pas de manière péjorative, mais simplement parce qu’ils se considèrent eux-mêmes comme "donnant l’alarme" sur beaucoup de sujets climatiques) affirment que les peuples du monde "doivent se préparer à des inondations massives résultant de tempêtes extrêmes survenant de plus en plus fréquemment ”, de même qu’à "l’impact sanitaire direct des vagues de chaleur" et "à des maladies infectieuses résultant du climat" parmi un grand nombre d’autres phénomènes dévastateurs. Et ils affirment qu’aucun résultat de recherche n’a fourni la moindre preuve contredisant l'ensemble de la compréhension scientifique de "ce que subit le climat de notre planète", ce qui semble faire allusion à leur opinion sur l'évolution du climat de la Terre.

De fait, nous sommes scandalisés par ces affirmations. Ce sont les dix huit alarmistes du climat qui semblent ignorer "ce qui se passe avec le climat de notre planète", tout autant que la masse des résultats de la recherche qui ont fait progresser nos connaissances.

Par exemple, une révision exhaustive de leurs affirmations et d’autres qui ont été fréquemment mises en avant par les alarmistes du climat se trouvent sur le site du Center for the Study of Carbon Dioxide and Global Change (voir http://www.co2science.org/educ.....ntpath.php). Ce rapport présente une réfutation, point par point, de toutes les revendications du “groupe des dix huit”, en s’appuyant, dans chaque cas, sur la recherche scientifique revue par les pairs, et sur les effets réels du changement climatique durant les décennies passées.
Si le “groupe des dix huit” plaide l’ignorance de cette information en raison de sa publication récente, nous attirons leur attention sur un rapport encore plus copieux et plus complet publié en 2009, "Climate Change Reconsidered : The 2009 Report of the Nongovernmental International Panel on Climate Change (NIPCC)". Ce document a été publié il y a plus d’un an et se trouve intégralement sur le site www.nipccreport.org.

Il s'agit seulement de deux compilations récentes de recherche scientifique que nous pourrions citer parmi un grand nombre d’autres. Les 678 études scientifiques référencées dans le document de CO2 Science, ou les milliers d’études citées dans le rapport du NIPCC, apportent-elles des preuves issues du monde réel (par opposition aux prédictions des modèles climatiques théoriques) d’une augmentation induite par le réchauffement du Globe du nombre et de la sévérité des inondations ? Non. Du nombre et de la sévérité des sécheresses ? Non. Du nombre et de la sévérité des ouragans et autres tempêtes ? Non.
Apportent-elles des preuves, observées dans le monde réel, des inondations des zones côtières par les mers dans le monde entier ? Non. Une augmentation de la mortalité ? Non. Des disparitions de plantes et d’animaux ? Non. D’une diminution de la productivité végétale ? Non. D’un blanchiment mortel et plus fréquent du corail? Non. D’une vie marine se dissolvant dans des océans en voie d'acidification ? Non.

Bien au contraire. En fait, ces rapports apportent de multiples preuves empiriques que ces événements n'ont pas lieu. Et pour beaucoup de ces questions, des articles référencés rapportent que l’on découvre précisément la réponse opposée à celle prévue par un réchauffement global, c’est-à-dire des effets bénéfiques pour la biosphère de l’augmentation des températures et du niveau de CO2.[...]

Mais ne nous croyez pas sur parole. Lisez vous-mêmes les deux rapports indiqués. Et faites vous votre propre opinion sur le sujet. Ne vous laissez pas intimider par de fausses annonces de “consensus scientifique” ou de “preuves écrasantes”. Ce ne sont pas des arguments scientifiques et ils sont tout simplement faux. Comme les dix huit alarmistes, nous vous demandons de considérer d’urgence le changement climatique d’un œil neuf. Nous croyons que vous découvrirez qu’il n'est pas question de la terrifiante menace environnementale dont ils parlent, et qu'ils ont grandement exagéré les effets négatifs du réchauffement climatique sur l’économie US, sur la sécurité nationale et sur la santé publique, alors que de tels effets peuvent très bien être si faibles qu'ils sont négligeables.
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Voici les photographies de quelques uns des cosignataires de cette lettre dont la liste figure ci-dessous. Le nombre des vignettes, pour chacun des groupes, est proportionnel au nombre des signataires.

lindzenspencerdouglasshapperscafettaakasofu
graytayloreasterbrookarmstrongmichaelstipler

Les 36 cosignataires :

Syun-Ichi Akasofu, University of Alaska 1
Scott Armstrong, University of Pennsylvania
James Barrante, Southern Connecticut State University 1
Richard Becherer, University of Rochester
John Boring, University of Virginia
Roger Cohen, American Physical Society Fellow
David Douglass, University of Rochester
Don Easterbrook, Western Washington University 1
Robert Essenhigh, The Ohio State University 1
Martin Fricke, Senior Fellow, American Physical Society
Lee Gerhard, University of Kansas 1
Ulrich Gerlach, The Ohio State University
Laurence Gould, University of Hartford
Bill Gray, Colorado State University 1
Will Happer, Princeton University 2
Howard Hayden, University of Connecticut 1
Craig Idso, Center for the Study of Carbon Dioxide and Global Change
Sherwood Idso, USDA, U.S. Water Conservation Laboratory 1
Richard Keen, University of Colorado
Doral Kemper, USDA, Agricultural Research Service 1
Hugh Kendrick, Office of Nuclear Reactor Programs, DOE 1
Richard Lindzen, Massachusetts Institute of Technology 2
Anthony Lupo, University of Missouri
Patrick Michaels, Cato Institute
Donald Nielsen, University of California, Davis1
Al Pekarek, St. Cloud State University
John Rhoads, Midwestern State University1
Nicola Scafetta, Duke University
Gary Sharp, Center for Climate/Ocean Resources Study
S. Fred Singer, University of Virginia1
Roy Spencer, University of Alabama
George Taylor, Past President, American Association of State Climatologists
Frank Tipler, Tulane University
Leonard Weinstein, National Institute of Aerospace Senior Research Fellow
Samuel Werner, University of Missouri1
Thomas Wolfram, University of Missouri1


1 - Emerite or Retraité
2 - Membre de l'Académie des Sciences US

judy1

Cette lettre est également approuvée par 33 autres scientifiques dont les noms figurent dans le lien indiqué.
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Laissons à Judith Curry que l'on ne peut qualifier de sceptique et qui en a parlé sur son site (Climate etc.) le soin d'exprimer son opinion (que je partage).
Voici ce qu'elle a écrit, en forme de jugement :

Verdict du juge Judy Curry : Les sceptiques marquent un point.

Rationale (Ndt : explication du jugement) :

1.  Les scientifiques adeptes du consensus tentent de décrédibiliser les scientifiques sceptiques en les qualifiant de "négationnistes". Au contraire, les sceptiques réfutent les affirmations exprimées par les scientifiques du consensus selon lesquelles il n'existe pas d'éléments de preuve scientifique qui réfutent le consensus, et pour cela ils ne cèdent pas à l'utilisation de qualificatifs irrespectueux.

2.  Les sceptiques viennent avec un liste relativement impressionnante de signataires avec deux membres de l'Académie des Sciences (contre 6 sur la liste du consensus). Beaucoup des scientifiques qui figurent sur le liste des sceptiques ne sont pas des gens qu'il est aisé de réfuter.

3.  Les scientifiques du consensus ont tiré le premier coup de fusil de cette stupide petite bataille.

Cela n'aurait pas d'importance si c'était une guerre sans victime. Le principale victime, c'est la science du climat et sa crédibilité.bandeXIII
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Note : J'aurais plutôt déclaré : "La principale victime, c'est la Science et sa crédibilité".
De tout temps, les scientifiques sont rentrés en conflit sur des sujets épineux. Par quelle aberration en est-on arrivé à exposer ses doléances auprès des politiques tout en les accompagnant d'injures inqualifiables ("les négationnistes") à l'encontre de ses opposants ?

Mais les américains n'ont pas eu la primeure. Dans une certaine mesure, les français les avaient précédés..

Et Judith Curry a fait suivre son billet par une note de l'académie des sciences intitulée " Qu'est ce qu'être un scientifique". Beau clin d'oeil à ses collègues...

A suivre... (hélas !)

 

 

17 Novembre 2010 : " L'année où la science climatique a été redéfinie "

Tel est le titre d'un texte que Mike Hulme a fait paraître, ce jour même, dans les colonnes du Guardian (UK).
Comme vous le savez,
Mike Hulme (dont j'ai déjà rapporté plusieurs propos dans cette page, en particulier, ceux sur le Climategate), est un cacique de la climatologie. Il est actuellement "Professeur de changement climatique" à l'Université d'East Anglia (UK, le coeur du Climategate) . Il est aussi hulme2l'ancien fondateur-directeur du célèbre "Tyndall Center for climate change research (UK)".

Tout comme Judy Curry dont j'ai rapporté les propos ci-dessous, Mike Hulme ne peut être classé parmi les climato-sceptiques. Partant, ses (leurs) analyses et ses (leurs) points de vue sur la situation actuelle de la science climatique sont plus qu'instructifs, puisque venant du coeur même de "l'establishment"climatique.

Voici une traduction de quelques larges extraits de la déclaration de Mike Hulme. Le texte original est ici.

Mike Hulme introduit son texte en affirmant que la publication des courriers du Climategate, en Novembre 2009, a été un élément déterminant d'un changement de paradigme pour la science climatique, sa perception par le public et par les politiques et les scientifiques.

Mike Hulme fait donc le point de la situation, en ce jour d'anniversaire du Climategate.


Hulme écrit : (Les caractères engraissés le sont par l'auteur de ce site)

"Ainsi, 12 mois plus tard, je suggère que trois éléments, présentant un intérêt significatif, ont changé.

Premièrement, on a assisté à une évolution discernable dans la pratique de la science du climat. Très évidentes ont été la réouverture et la ré-analyse de plusieurs données observationnelles cruciales qui conditionnent la détection de l'évolution du changement climatique. Le Met Office (Ndt : l'organisme météo anglais) conduit actuellement une ré-analyse complète de 150 ans de données de températures sur les océans et les terres. Des appels pour une plus grande transparence ont poussé au développement du projet embryonnaire du Climate Code Foundation (Ndt : un système centralisé de conservation et de mise à disposition des données) et de ses efforts de rendre tous les codes des ordinateurs du climat en "open source" (Ndt : open source. C'est à dire en un code transparent accessible à tous).

Le rapport du Conseil Inter-Académique (IAR) a recommandé que soient effectués des changements significatifs dans la manière dont le GIEC rend compte de l'état des connaissances, en particulier en ce qui concerne la façon dont il informe sur des domaines où existent un accord et ceux où existent un désaccord, dans la science sous-jacente. En outre, la Royal Society (Ndt : l'équivalent UK de l'académie des sciences), reflétant ce nouvel état d'esprit, a publié un nouveau guide pour la science du changement climatique qui fait la distinction entre les aspects qui font l'objet d'un "large consensus", de ceux qui font l'objet "d'un débat en cours" et de ceux qui "ne sont pas bien compris". L'objectif de ces réponses élaborées du point de vue scientifique visait à faire preuve de transparence et à restaurer la confiance.

Deuxièmement, il y a eu un recadrage du contexte du changement climatique. La simple démarche linéaire du type " Voici le consensus scientifique, maintenant mettons en place la politique du climat" a perdu, face à la démarche plus polyvalente du : "Quelle combinaison de valeurs politiques sujettes à débat, d'idéaux humains divers et d'éléments de preuves scientifiques émergeants, peuvent piloter une politique sur le climat ?". Les événements de l'année dernière ont finalement enterré l'idée que les prédictions scientifiques sur le changement futur du climat pouvaient être suffisamment assurées et précises pour contraindre à la mise en oeuvre d'une politique globale.

La re-définition du cadre du changement climatique a alors évolué à partir d'une situations bi-polaire - celle dans laquelle ou bien les preuves scientifiques sont suffisamment fortes pour se mettre en action ou, dans le cas opposé, sont trop faibles pour se mettre en action - à une situation multi-polaire - celle qui fait que les questions du changement climatique mobilisent des valeurs radicalement différentes qui ne peuvent pas être homogénéisées en faisant appel à la science. Les acteurs qui ont longtemps mis en avant une connection linéaire entre la science climatique et la politique du climat - ce qui va des environnementalistes aux opposants et à quelques scientifiques et politiciens - ont été contraints de réviser leur mode de pensée. Il est plus évident, maintenant, que les lignes de bataille autour du changement climatique ont évolué jusqu'à devoir utiliser le langage de la politique, ses valeurs et son éthique, plutôt que le langage uni-dimensionnel du consensus ou de l'absence de consensus.

Troisièmement et c'est peut-être le plus spectaculaire, la politique climatique s'est fragmentée. Il est remarquable de voir avec quelle rapidité la foi dans le processus multilatéral de l'UNFCCC (Ndt : L'organisme de l'ONU qui pilote les affaires du changement climatique et donc le GIEC), s'est évaporée. Sa nouvelle patronne, Christiana Figueres, concède "qu'il n'y aura pas d'accord final sur le changement climatique durant mon existence". L'analyse posthume du COP15 (Ndt : la réunion de Copenhague) à montré combien était improbable le traité FAB (Fair-Ambitious-Binding, c'est à dire juste, ambitieux et contraignant) réclamé par les ONG. Le Sénat des Etats-Unis a fait capoter la loi d'Obama sur le cap-and-trade (Ndt : sur la bourse carbone qui s'est effondrée depuis). Et personne ne croit que le COP16 à Cancun, à la fin du mois, subisse un sort différent.

Pour ce qui concerne l'évolution du microcosme scientifique, on pourrait ajouter que plusieurs sociétés savantes ont dû faire face à une rébellion de la part de plusieurs de leurs membres en désaccord avec les prises de positions officielles souvent décidées en conseil et sans concertation. Parmi ces dernières, l'emblématique APS (l'American Physical Society) a décidé d'ajouter une longue série de commentaires ajoutant les incertitudes de la science climatique à sa déclaration initiale. Elle a également établi une nouvelle section consacrée à la "Physique du Climat" qui n'en doutons pas, connaîtra un certain succès.
Sans oublier, bien entendu, le récent compte-rendu des débats de l'académie des sciences française qui, bien que résultant de la juxtaposition des opinions des uns et des autres, insiste sur les "importantes incertitudes" qui affectent la science du climat. Ce qui est assez proche de l'attitude prise par la Royal Society.

Mike Hulme conclut son article de la manière suivante :

"Les 12 mois qui ont suivi le 17 Novembre 2009 (Ndt : La date de la publication des courriers du Climategate) ont démontré, de manière brutale, que la dynamique des idées en action autour du social, du politique et du culturel, pour ce qui concerne le changement climatique, est plus volatile que la variation lente de la dynamique du climat, aux multiples causes imbriquées des systèmes biogéophysiques de la Terre. En outre, les supercalculateurs peuvent donner à penser que la science du climat peut tenter des prédictions à l'échelle du siècle mais cela ne veut pas dire que les dynamiques politiques et culturelles et d'autres changements imprévisibles ne seront pas aussi importants.

Un nouveau rapport du GIEC sur l'état de la science dans quatre ans ne va pas faciliter la mise en place de la politique au sujet du changement climatique. En réalité, il est probable que la complexité et les incertitudes scientifiques pour le futur, vont proliférer, d'autant plus avec l'intervention de stratégies politiques telles que la géo-ingénierie du climat. Un accroissement de la fragmentation de la politique pour le changement climatique, est inévitable. Mais si une telle fragmentation reflète la diversité et la connaissance provisoire et fragmentaire des humains par rapport au futur, la politique du climat reflétera mieux la réalité. Et ceci, je pense, n'est pas une mauvaise chose."

Conclusion : J'ai tenu à rapporter ce message de Mike Hulme, publié et largement répercuté dans la presse anglophone, parce qu'il donne un reflet assez exact, bien que fragmentaire, de la situation actuelle, telle qu'elle est perçue à l'étranger et notamment dans les pays anglophones.. Les Etats-Unis et le Royaume Uni jouent un rôle fondamental en matière de politique et de sciences du climat, et, en réalité, c'est là-bas que se passent les événements déterminants. C'est chez eux qu'ont lieu les débats importants, que les idées évoluent et que la presse et les médias s'en font l'écho.

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Comme le savent bien les lecteurs de ce site, il n'en est pas de même chez nous. Nos médias, unanimement orientés (et/ou incompétents), font la source oreille, s'abstiennent de rapporter sur tout ce qui pourrait porter atteinte au dogme et continuent à faire comme si de rien n'était, quand ils ne participent pas eux-mêmes à des campagnes de dénigrement sinon de diffamation contre ceux qui ont l'imprudence d'émettre quelques doutes...

La petite image ci-contre avait été dessinée à cette époque.

Souvenez vous : Il y a un an, on vous avait affirmé que les courriers du climategate n'avaient aucune importance, qu'il ne s'agissait que d'un "trick" banal chez les scientifiques et on avait discrètement glissé tout cela sous le tapis médiatique. C'est pourtant, selon Mike Hulme, un élément décisif de la déconfiture d'un certain nombre de mouvements activistes et aussi, de quelques politiques et scientifiques. D'où probablement, comme le note Judy Curry ci-dessous, un changement d'objectif à venir : la biodiversité ?

Malheureusement pour nos médias, on ne peut dissimuler très longtemps la vérité et les faits, les déclarations de Mike Hulme comme celles de Judith Curry et de beaucoup d'autres, ainsi que le discrédit et la méfiance dans lesquels ont sombré, l'UNFCCC, l'organisation de l'ONU sur le climat, dont, en première ligne, le GIEC. Tout cela a participé au fiasco de Copenhague et sans doute aussi, participera à celui de Cancun.

Les francophones seront probablement les derniers informés.

Mais vous, chers(chères) lecteurs(trices), vous saurez qu'il s'est passé beaucoup de choses importantes, et que les tendances ont beaucoup évolué depuis, au moins, un an... à l'étranger.

Les deux billets (ci-dessous) qui relatent des extraits des déclarations de Judith Curry "grande prétresse du réchauffement climatique" (comme elle le dit elle-même) sont précisément dans la ligne de celui-ci. Je vous en conseille la lecture.


6 Novembre 2010 : Judith Curry, la relapse ! (Suite du billet intitulé "Judith Curry, l'hérétique", ci-dessous)

En tant qu'"insider" (membre de la communauté des climatologues), et dans une nouvelle déclaration, Judith Curry nous en apprend beaucoup sur les motivations et les comportements de certains de ses collègues, notamment, vis à vis du GIEC.
Le dessous des cartes. Dévastateur...

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Dans son nouveau blog, le 3 Novembre, Judy (pour faire court - et parfois amical - les scientifiques utilisent volontiers les prénoms, voire les surnoms et les diminutifs) nous apprend qu'elle prépare une discussion (publique) avec Andrew Revkin (tout récemment encore journaliste au New York Times) et Roger Pielke Jr. Cette discussion a eu lieu le même jour, à l'Université de Purdue. Son intitulé était "Au delà du Climategate".

Ci-contre, Judith Curry avec Andrew Revkin du NYT à Purdue University.


Le billet que Judy a rédigé pendant la préparation de cette réunion est intitulé : "Reversing the direction of the positive feedback loop" , soit "Pour renverser la direction de la boucle de rétroaction positive". Ce qui relève d'un langage un peu abscons mais typiquement scientifique et signifie, en clair, que Judy essaye de renverser la vapeur de la recherche sur le climat pour la remettre sur des bases strictement scientifiques et abandonner toute politisation. La boucle de rétroaction positive est celle qui lie la science à la politique, comme Judy l'explique elle-même. " Il y a eu une boucle de rétroaction positive particulièrement toxique entre la science climatique et la politique, dont le sens a été renversé par le Climategate, peut-on penser."

Chacun sait qu'une "boucle de rétroaction positive" amplifie les conséquences de la cause initiale, éventuellement jusqu'à la divergence, c'est à dire jusqu'à la catastrophe. En langage courant on dirait "un cercle vicieux qui s'amplifie". D'où l'image utilisée par Judith Curry qui pense que le cercle vicieux est devenu "vertueux" depuis le climategate. Peut-être...


Voici quelques phrases clefs extraites du billet de Judith Curry. Ce billet étant très long, il est malheureusement difficile de le rapporter dans son intégralité. . Vous retrouverez le texte original ici.
Compte tenu du très grand nombre de commentaires (500 !) générés par son billet, Judith Curry a rédigé une suite que je ne commenterai pas car elle est de caractère plus spécifique.

Comme vous le constaterez,
Judy n'utilise jamais la langue de bois et exprime fort et clair ce qu'elle veut dire.
(Caractères engraissés par l'auteur du site)

"Alors, les scientifiques seraient-ils des victimes innocentes et de simples pions dans cette affaire ?
Etaient-ils simplement des scientifiques qui travaillaient dur pour satisfaire les attentes des politiques ?
Sans doute, beaucoup d'entre eux l'étaient. Cependant, au coeur du GIEC, il y a un groupe de scientifiques dont les carrières ont été faites par le GIEC. Ces scientifiques ont utilisé le GIEC pour échapper au processus normal de la méritocratie
par lequel les scientifiques deviennent influents sur la politique de la science et sur la politique tout court. Ceci a non seulement porté à des postes influents quelques personnes peu connues, inexpérimentées et peut-être douteuses, mais ces mêmes personnes ont un grand intérêt à protéger le GIEC qui est devenu crucial pour leurs propres carrières et qui les justifient pour jouer dans la cour des grands, sur la base de son expertise.

Les avantages du dogme :

Quand je fais référence au dogme du GIEC, il s'agit de l'importance religieuse attribuée par le GIEC à ce groupe de scientifiques (Ndt : évoqué ci-dessus) ; Ils ne tolèrent aucun désaccord et font tout pour bafouer et discréditer quiconque conteste le GIEC.
Qui sont les prêtres du GIEC ?
Certains sont des scientifiques médiocres, au milieu ou en fin de carrière, qui ont dit adieu au processus de la méritocratie académique. D'autres étaient encore des étudiants titulaires de maîtrises (Ndt : c'est à dire pas encore titulaires d'un doctorat) quand ils ont été désignés comme auteur principal du GIEC. Ces scientifiques ont utilisé le GIEC pour gagner un siège aux "grandes tables" où ils peuvent jouer dans la cour des grands en utilisant l'expertise collective du GIEC pour obtenir une publicité personnelle et faire progresser leurs carrières. Cette progression de leur carrière est obtenue avec la complicité des sociétés professionnelles et des institutions qui participent au financement de la science. Avides de publicité, les journaux très influents tels que Nature, Science et le PNAS (Ndt : Le journal de l'Académie des Sciences US), publient fréquemment des articles sensationnels, mais douteux, qui supportent l'alarmisme climatique."...

"De plus, les institutions qui soutiennent la science font usage de cette publicité pour demander plus de financement pour supporter la recherche sur le climat et ses impacts. Et la communauté scientifique, au sens large, sans s'en apercevoir, devient complice de tout cela. Tandis que les prêtres du GIEC hurlent contre les scientifiques hérétiques et sceptiques et contre les sombres influences des pétroliers (Ndt : "Big Oil") et de l'idéologie de la droite qui sont anti-science, nous rejoignons le choeur en nous lamentant sur ces forces obscures qui mènent une guerre contre la science et nous soutenons le GIEC contre ses critiques. Les médias ont aussi marché dans le même sens en supprimant l'équilibre (Ndt : médiatique) en faveur du dogme du GIEC.

Alors, est-ce que je pense que ces prêtres du GIEC sont des activistes politiques ?
Ils sont surtout soucieux de préserver l'importance du GIEC qui est devenu crucial pour leur succès professionnel, leur financement et leur influence. Soutenir les politiques sur la stabilisation des émissions dont ils pensent qu'elle découle logiquement de la science, est une partie intégrante de ceci. La plupart ne comprennent pas le processus politique ou les spécificités de la politique; Ils perçoivent la politique comme partie intégrante du dogme du GIEC qui doit être protégé et préservé à tout prix. Sinon leur succès, leur financement et leur influence seront en péril. "....

 

On ne saurait être plus clair.
Nous voilà donc informés, à la source, par une "insider", une "membre du Club", elle-même "Grande Prêtresse du Réchauffement Climatique", des ressorts et des motivations des zélotes du GIEC. Ceux qui constituent le noyau dur qui s'opposent à toute discussion ou remise en question des affirmations de cette institution.

Il est évident que Judith Curry est et sera l'objet de féroces attaques de la part de ceux qui se sentiront visés par les propos que j'ai rapportés ci-dessus et ci-dessous, et qui ont tant à perdre, comme elle nous l'a expliqué.

Judy nous déclare, dans le même billet, que :

" Parvenue à ce point, j'ai décidé que je ne pouvais plus, de bonne foi, soutenir le GIEC et ses conclusions. (Ndt : Cette phrase fait écho à celle de Chris Landsea, qui écrivait, dans sa lettre de démission du GIEC en 2005, dans laquelle il dénonçait les agissements de Trenberth, "Je ne peux pas, de bonne foi, continuer à contribuer à un processus que je constate comme étant motivé par un agenda pré-conçu et qui est erroné du point de vue scientifique.".)
Il semble qu'actuellement beaucoup me considèrent comme un problème. Nombre de mes collègues se demandent pourquoi je suis à ce point, "rentre-dedans". Voici quelques explications qui ont été avancées, durant les deux dernières semaines, pour expliquer mon comportement, apparemment inexplicable :

  • J'ai été dupée par "Big Oil" (les pétroliers) et/ou par des activistes de droite.
  • J'ai ouvert si largement mon esprit aux sceptiques que mon cerveau à disparu.
  • Je suis payée par Big Oil et les groupes de pression de droite.
  • Je fais l'objet d'un chantage.
  • Je suis devenue handicapée physiquement ou mentalement.

Alors qu'est-ce que je fais et pourquoi ? J'essaye de remettre la perception de la science climatique par le public sur la bonne voie, de manière à ce que notre domaine de recherche regagne un peu de respect. Ce respect ne sera pas regagné par une meilleure campagne de Relations Publiques (Ndt : Judy écrit PR, public relation) ;
Non. Il est indispensable d'améliorer la transparence, de discuter avec les sceptiques et de faire plus attention aux incertitudes."

judy3

 

 


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Ci-contre, à droite, un dessin réalisé par un admirateur (?) de Judy et qui est affiché sur le mur de son bureau. Sans doute à côté du "cartoon" du billet suivant (que je lui ai envoyé et qui lui a beaucoup plu).
Légende : "Judith Curry, Sainte Patronne de la Science Climatique, jette le gant".
Au Moyen Âge, le gant avait une forte valeur symbolique.Le vassal remettait son gant droit à son suzerain. Jeter le gant constitue donc un défi au pouvoir.
En effet, c'est bien vu.

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Tout ce qui est rapporté ci-dessus est relatif au GIEC et au comportement, pour le moins inquiétant, de certains collègues parmi les plus influents de Judy. Cependant, et comme elle semble avoir renoncé à toute allégeance envers le GIEC, nous aimerions connaître le point de vue de Judith-Curry-la-climatologue sur l'état actuel de la science du climat. Sur ces certitudes et sur ses incertitudes.

Parmi l'abondante prose suscitée par les déclarations hétérodoxes de Judith Curry, on trouve la réponse à cette question dans la conclusion d'un article, (recopié chez WUWT), qui ne lui fait pas de cadeau (voir le choix des photos, franchement limite...) mais qui nous permet de comprendre la démarche intellectuelle de Judy. A noter que, dès 2003, Judith Curry avait suscité l'organisation d'un colloque sur les incertitudes de la science climatique qui, d'ailleurs a tourné court. Les doutes de Judy ne datent pas d'aujourd'hui.

L'auteur de l'article cité ci-dessus, a demandé à Judy
ce dont elle était certaine en matière de climat.
Celle-ci qui -ne l'oublions pas- est une figure de proue de la mouvance "mainstream" de la climatologie, a répondu en trois courtes phrases:

  • "Le climat change tout le temps".
  • "Toutes choses étant égales par ailleurs, le CO2 contribuera à réchauffer la planète."
  • "Quant à savoir si dans le courant du siècle, les gaz à effets de serre domineront la variabilité naturelle, cela reste à voir. "

L'auteur de l'article en conclut, fort justement, que, quand on lui demande ce dont elle est certaine, Judy répond par des incertitudes. En effet, voilà qui ne cadre guère avec la doxa propagée par les tenants du GIEC.
Si Judith Curry est convaincue d'un effet réchauffant des gaz à effet de serre, elle n'en précise pas l'amplitude et s'interroge sur cette dernière par rapport aux variations naturelles dont elle ne néglige pas l'importance. Ce qu'elle a déjà suggéré dans le premier point en rappelant que "le climat change tout le temps".

Flashback !

Il est évident que les propos de Judith Curry résonneront comme une douce musique à l'oreille de ceux, qui comme l'auteur de ce site, n'ont pas cessé, depuis plusieurs années, de rappeler que beaucoup d'observations rapportées dans les articles scientifiques restent inexplicables et inexpliquées si on ne fait pas intervenir, de manière décisive, d'autres moteurs que le dioxyde de carbone. Parmi ces derniers, figurent l'activité solaire et les oscillations océaniques, par exemple.

Souvenons nous :

En 2006, 2007, 2008, on nous affirmait, urbi et orbi, que "The science is settled" soit " la science est comprise". Al Gore, le GIEC, et beaucoup d'autres, nous le certifiaient. Par exemple, en Juillet 2007, Donald Kennedy, l'éditeur-en-chef ultra-alarmiste de la revue Science (à l'époque) écrivait un éditorial triomphant intitulé "Climate : game over" soit " Climat : la partie est finie", c'est à dire "nous avons gagné". Comme d'habitude, les médias en rajoutaient. Les politiques suivaient. Le président français chantait les louanges d'une organisation du type GIEC qu'il fallait, selon lui, recopier pour résoudre d'autres problèmes. Al Gore et le GIEC recevaient le prix Nobel (de la paix) en 2007.

En 2009, 2010 : Le vent a tourné : Suite à des demandes réitérées de la part de plusieurs de ses membres, La vénérable Royal Society (l'équivalent anglais de l'Académie des Sciences française) a publié un correctif à ses déclarations alarmistes précédentes dans lequel elle n'hésite pas à mentionner les incertitudes qui pèsent sur la science du climat, tout en reprenant la doxa traditionnelle.
L'APS ( l'
American Physical Society) qui avait publié en 2007, un texte particulièrement alarmiste a été sollicitée par une pétition de nombre de ses membres. Elle a rédigé un complément de texte plus mesuré, dans le même sens que celui de la Royal Society et décide de mettre sur pied une section de recherche dévouée à la "Physique du Climat".
L'Académie des Sciences française qui, avec raison, s'était bien gardée de prendre une position officielle jusque-là, se voit contrainte de le faire en Septembre-Octobre 2010. Elle organise une discussion parmi ses membres et en publie un compte-rendu que beaucoup ont considéré (à tort) comme une prise de position définitive. En réalité, ce compte-rendu, n'est qu'une juxtaposition de points de vue. Certes, il rappelle le point de vue "traditionnel", mais précise aussi que : "Des incertitudes importantes demeurent sur la modélisation des nuages, l’évolution des glaces marines et des calottes polaires, le couplage océan-atmosphère, l’évolution de la biosphère et la dynamique du cycle du carbone.", ce qui constitue une remise en question fondamentale. Sans compter, bien entendu, les incertitudes rémanentes sur le rôle exact du soleil.
...Bref, tout ce que les scientifiques sceptiques n'ont pas cessé de rappeler, depuis bien des années.

Où en sommes nous ?
Nous assistons, en ce moment même, à une profonde remise en question du fonctionnement du GIEC, sinon de son existence. Les prises de position de Judith Curry ne sont pas isolées. Comme elle, beaucoup se demandent s'il est utile et bénéfique de prolonger la vie du GIEC jusque et au delà de 2014 (AR5). La crédibilité du GIEC est très affaiblie.
Plusieurs importantes institutions (académies, sociétés savantes etc.) qui, dans un premier temps, avaient opté pour les conclusions alarmistes des rapports du GIEC, ont adopté une position nettement plus mesurée en reconnaissant qu'il existe d'importantes incertitudes dans la science climatique. Ainsi, "The science is NOT settled". Les opinions publiques des pays développés sont devenues plutôt, voire très, sceptiques ou attentistes.

Les médias francophones, eux,
continuent sur leur lancée, comme s'il ne s'était rien passé.

Judith Curry, que nous ne pouvons qu'approuver, souhaite, comme beaucoup d'autres, que les scientifiques retournent dans leurs labos, acceptent un débat académique ouvert, évitent les interférences avec la politique et commmuniquent leurs données, leurs incertitudes comme leurs progrès ainsi que cela se pratique dans toute autre activité scientifique. Ainsi la science climatique redeviendra ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être : Une activité apolitique, transparente (et passionnante), au service de tous.

Nous sommes sur la bonne voie.
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Addendum du 8 Nov 2010 ( h/t (hat tip) Skyfall) : Judith Curry est particulièrement prolixe. Elle devait en avoir gros sur le coeur.
Elle a complété les billets que j'ai rapporté ci-dessus et ci dessous, par plusieurs autres, suite aux réactions de ses lecteurs.
Voici les liens
(1), (2), (3)...

Entre autres, j'ai trouvé que les phrases suivantes de Judy, au sujet du traitement méprisant et injurieux infligé aux "sceptiques" par les croyants (scientifique et/ou journalistes), étaient particulièrement pertinentes :

Mais pourquoi faut-il que l'on qualifie quiconque qui n'est pas d'accord avec un quelconque aspect du GIEC, de sceptique ou de négationniste ? Même des gens comme Steve Mosher (que je choisis comme exemple d'un sceptique mesuré) qui ne remet pas du tout en question les bases de la science mais qui ne pense pas qu'il existe vraiment d'éléments de preuve que le CO2 a une forte sensibilité (Ndt : autrement dit, qui ne pense pas que le CO2 joue un rôle important) et qui pense que la catastrophe est fortement exagérée.  Ceci n'est en rien une position irrationnelle. Pourquoi qualifier ces gens de sceptiques et de négationnistes ? Oui, il y a des gens qui avancent des arguments dont on peut démontrer qu'ils sont faux et ces arguments doivent être réfutés. Mais pour ce qui est des gens qui pensent que le changement climatique est majoritairement expliqué par la variabilité naturelle, de nouveau, ceci n'est pas une position irrationnelle qui mérite le qualificatif de négationniste. Il existe suffisamment d'incertitudes dans notre compréhension pour pouvoir considérer cette explication, au moins, comme plausible.

Pourquoi est-il si nécessaire de défendre, de manière si véhémente, le consensus contre des gens qui sont en désaccord et contre certains qui ne sont pas en si grand désaccord que ça ?  On peut penser que c'est à cause du rapport avec la politique et à cause de l'importance, ressentie comme telle, d'appliquer les indications politiques de l'UNFCCC. Eh bien, cette stratégie n'a pas marché en termes de justification ni même en termes d'indications pour une politique. Et cela ne devrait pas marcher. L'énergie et la politique du climat ont des choses beaucoup plus complexes à faire que de s'occuper d'une science qui repose sur le consensus (notamment pour des questions de politiques et de valeurs). Si les politiques de l'UNFCCC avaient été absentes de cette affaire, y aurait-il quelque raison pour qualifier de négationnistes les gens qui ne sont pas d'accord avec un consensus scientifique sur un sujet aussi complexe et incertain ?
Bien sûr que non. En définitive, la science tirera tout ça au clair, même si le processus peut être ralenti si les handicaps institutionnels sont sur le chemin."

UNFCCC: United Nations Framework Convention on Climate Change (Organisation des Nations Unies sur le changement climatique). C'est le patron du GIEC.

Certes, Judy. Certes ! Puissiez vous être entendue...



1er Novembre 2010 : Judith Curry, l'hérétique.

"La grande prêtresse du réchauffement climatique" est maintenant déclarée hérétique et relapse par ses collègues parce qu'elle osé douter, le dire tout haut et pactiser avec des sceptiques...

judy

Nul ne doute que Judith Curry, Professeur, titulaire de chaire à l'Ecole de sciences de l'atmosphère et de la Terre de l'Institut de Technologie de Géorgie, est une personnalité qui compte dans la climatologie, comme en témoigne son CV et ses nombreuses contributions à cette science. De fait, Judith Curry est une des grandes spécialistes mondialement connue pour ses travaux sur les nuages, l'arctique et, surtout, les ouragans.
Elle était, il y a peu encore, au centre de la mouvance des supporters du GIEC. D'ailleurs, elle se définit (avec un zeste d'auto-dérision), elle-même comme étant, à une époque récente, la “high priestess of global warming”,
"la grande prêtresse du réchauffement climatique".

  • Du rififi chez les climatologues placés au coeur du GIEC :

J"écris "il y a peu", parce que tout a basculé en un peu moins d'un an.

Judith Curry
a "pactisé" (et sympathisé) avec l'ennemi, disent ses détracteurs. Le pire ennemi, le "monstre" comme le nomment les adeptes du site Realclimate (fondateur Michael Mann, membres actifs Gavin Schmidt (le bras droit de James Hansen), Ray Pierrehumbert etc.), c'est Steve Mc Intyre, le responsable du fameux blog Climate Audit avec lequel Judith a pris langue et entrepris une discussion fructueuse.

Judith Curry, l'ex-grande prêtresse du réchauffement climatique", a dès lors été considérée comme un "monstre" par ses collègues, à l'égal de Steve Mc Intyre. Certains nous certifient, sans rire, qu'elle est passée "du côté obscur de la force" (Sic). D'autres pensent qu'elle a été dupée, ce qui n'est pas gentil pour ses capacités de jugement scientifique..

Par exemple, voici ce que lui écrit Gavin Schmidt dans un forum " Dans le futur, je considérerai que vous êtes un moyen de transmission de fausses informations, plutôt que l'origine." Autrement dit : vous n'êtes pas capable de discerner le vrai du faux.
Il faut dire que
Judith Curry a recommandé la lecture du livre best-seller d'Andrew Montford :" L'illusion de la crosse de hockey : le Climategate et la corruption de la Science" (en fait, il s'agit surtout d'une enquête approfondie sur les courriels du CRU), ce qui n'a pas dû leur faire plaisir.


A ce sujet voici ce que Judith Curry a écrit dans une déclaration toute récente, sur son nouveau blog :

" Il y a des parallèles entre le "monstre Mc Intyre" et le "monstre Curry". Le statut de "monstre" vient du fait que nous remettons en question la science du GIEC et la question des incertitudes. Tandis que le monstre Mc Intyre est bien plus éminent dans le débat public, le monstre Curry semble beaucoup plus irritant pour la communauté des gens du milieu (des climatologues).
"...

" Eh bien, qui a créé ces "monstres" ? S'agit-il des grands pétroliers (Big oil) ? des idéologues de la droite ?
Non. Ce sont les médias, les activistes du climat et la tendance Realclimate de la blogosphere...
Je me demande si les activistes du climat apprendront jamais ...."

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Rappel : Qui est Steve McIntyre ?
Comme le savent ceux qui suivent ce site depuis longtemps, Steve Mc Intyre est devenu "la bête noire" des adeptes du GIEC depuis qu'il s'est rendu célèbre pour avoir attaqué et démonté, pièce par pièce, la fameuse courbe en crosse de hockey de Michael Mann et al (1998). Comme vous le savez, cette reconstruction du climat sur les mille dernières années effaçait le petit âge glaciaire tout comme l'optimum médiéval. Cette courbe emblématique affirmait qu'il ne s'était rien passé du point de vue des températures du globe pendant cette période et que le réchauffement actuel était donc exceptionnel. La crosse de hockey est devenue l'icône des rapports successifs du GIEC, jusqu'en 2001. J'ai évoqué cette affaire, il y a quelques années, dans ce billet. De fait, le blog Climateaudit de Steve Mc Intyre qui est un critique scientifique très efficace du GIEC et des ses affidés, a été élu "le meilleur blog scientifique de l'année 2007" des pays anglophones.
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Tout récemment, dans le Scientific American (Un journal scientifique très suivi aux USA), un journaliste titre son article d'un retentissant :
"Climate Heretic: Judith Curry Turns on Her Colleagues"
soit "L'hérétique du climat : Judith Curry enflamme ses collègues". Dans cet article, on peut lire entre autres, qu'elle (Judith Curry) "accuse le GIEC de "corruption".
On reparlera du Scientific American, un peu plus bas. A noter que le Scientific American a été jusqu'à récemment une chambre d'écho des tenants du GIEC. On y trouve, à présent, des articles plus mesurés, pour ne pas dire presque sceptiques.

  • Comment Judith Curry, la "grande prêtresse du réchauffement climatique", est-elle devenue "hérétique" ?

Tout comme James Lovelock, Hal Lewis, Pietr Chylek ou encore Mike Hulme et beaucoup d'autres, Judith Curry a été bouleversée, pour ne pas dire horrifiée, par la lecture des emails du CRU de l'Université d'East Anglia (Ces courriers que la presse française a jugé négligeables et "sans intérêt" et qui ont donné naissance à ce qui a été appelé le ClimateGate. J'ai traduit et présenté quelques uns de ces emails dans cette page (Nov 2009)).

Judith a rédigé une réponse particulièrement détaillée à l'article du Scientific American :
Cette réponse est intitulée : "Hérésie et création des monstres".
Elle est le point central de ce billet.

Judith nous dit, en particulier que :

"... nous étions traités comme des stars du rock par le mouvement environnementaliste."
Elle raconte que la guérilla scientifique sur le réchauffement climatique s'est amplifiée démesurément aux USA-UK et lorsque le New York Times s'émeut des proportions que tout cela a pris, elle considère cela comme un "seau d'eau froide"...Le premier seau d'eau froide.

Judith poursuit :

"19 Novembre 2009 : Seau d'eau froide N°2. Quand j'ai vu pour la première fois les emails du Climategate, ma réaction a été viscérale. Tandis que mes collègues concentraient leurs efforts pour protéger les réputations des scientifiques impliqués et assuraient aux gens que "la science n'est pas changée", j'ai immédiatement réalisé que cela pourrait détruire le GIEC. Je suis devenue inquiète à propos de l'intégrité de toute notre discipline et de sa perception par le public. Quand j'ai vu comment le GIEC répondait et que j'ai entamé une enquête sur les diverses allégations contre le GIEC, je suis devenue critique du GIEC et j'ai essayé de faire des suggestions pour l'améliorer. Tandis que des erreurs criantes étaient découvertes (spécialement sur les glaciers Himalayens) et que le GIEC s'abstenait de répondre, j'ai commencé à me demander s'il était possible de sauver le GIEC et s'il fallait le sauver. A cette même époque, l'Establishment des Institutions aux USA et ailleurs, restaient pratiquement silencieuses sur ce sujet..."

Dans le même message, elle écrit que :

"Pendant les années 2008 et 2009, j'étais devenue de plus en plus inquiète du manque de "neutralité politique" des tenants du GIEC et des visées politiques qui n'avaient pas de sens pour moi. Mais après tout "Ne faites pas confiance à ce qu'un seul scientifique dit" (Ndt : un proverbe classique dans le milieu scientifique US) et j'ai continué à substituer les affirmations du GIEC à mes propres jugements personnels (dans mes déclarations en public)..."

Plus loin Judith se reprend et évoque l'année 2010 :

"J'avais été d'accord pour substituer le GIEC à mes jugements personnels (lors des déclarations en public) mais, après avoir lu ces emails, pour moi, le GIEC avait perdu sa haute substance morale. Il ne s'agissait pas de dire que la science du GIEC était fausse mais je ne sentais plus obligée de substituer la parole du GIEC à mon propre jugement."

  • Que répond Judith Curry à ses critiques qui la diabolisent ?
    (toujours dans le même message, Judith Curry a rédigé une note spécifiquement adressée à ses collègues, (notamment, mais pas seulement, à ceux de la nébuleuse Realclimate ).
    Je vous conseille de lire ce message avec attention. En tant "qu'insider" (membre du Club !),
    Judith Curry nous dépeint l'état de la question aux Etats Unis et, sans nul doute, au Royaume Uni. C'est à dire, ce qui se passe au coeur même de l'alarmisme du GIEC.
    Judith Curry
    nous montre le dessous des cartes.
    De fait, ce message est essentiel pour qui veut tenter d'anticiper sur les événements à venir. Les caractères engraissés sont de l'auteur du site.

Note aux membres de la communauté des sciences du climat qui me critiquent

Permettez moi de commencer ma déclaration en disant qu'au point où nous en sommes, je suis en grande partie immunisée contre les critiques venant de mes pairs en ce qui concerne mon comportement et son retentissement dans le domaine public, sur ce sujet (Je réponds à n'importe quelle critique sur mes arguments qui me sont explicitement adressés). Si vous pensez que je suis pour une grande part dans la cause des problèmes auxquels vous êtes confrontés, je vous suggère d'y réfléchir à deux fois. Je fais de mon mieux pour récupérer un peu de bon sens dans cette situation et pour replacer la science dans une situation plus éminente que celle du dogme du consensus. Il est possible que cela ne vous plaise pas et que mes actes puissent se révéler inutiles, futiles ou contre-productifs à court et à long terme, mais quels que soient les principes moraux, l'ensemble de cette affaire finit par être jugée. De fait, ceci est le résultat d'un choix soigneusement délibéré sur ce que signifie être un(e) scientifique et se comporter en fonction de son honnêteté professionnelle et personnelle.

Laissez-moi vous poser une question : Alors où en êtes vous arrivés, depuis peu ?
Il y a un an, l'establishment du climat était au sommet du Monde, maître de l'Univers. Maintenant, nous sommes dans une situation où il y a eu de sérieuses remises en question de la réputation d'un nombre important de scientifiques, du GIEC, de sociétés professionnelles et d'autres institutions de la science.
Le contrecoup a été une perte de confiance du public dans la science du climat et, certains ont même affirmé, plus généralement, dans la science. Le GIEC et l'UNFCCC (Ndt : " United Nations Framework Convention on Climate Change", l'organisateur de la conférence de Copenhague, entre autres) sont considérés par beaucoup comme des obstacles au développement de politiques énergétiques saines et politiquement viables. Les groupes environnementalistes militants sont en train d'abandonner la question du changement climatique pour des questions plus prometteuses. Aux USA, la perspective d'une victoire des Républicains à la Chambre des Représentants brandit le spectre d'enquêtes sur l'intégrité de la science du climat avec des réductions de crédits fédéraux pour la recherche climatique.

Que s'est-il passé ? Est-ce que les sceptiques, les compagnies pétrolières et les groupes de pression libertaires ont gagné ? Non. C'est vous qui avez perdu. Tout ceci au nom du soutien à des politiques dont je pense que beaucoup d'entre vous ne les comprennent pas en totalité. Ce que je veux c'est que la communauté de la science climatique change de braquet, se remette à faire de la science et revienne dans un environnement où le débat sur la science reste le sel de la vie académique. Et, du fait de la vaste implication de notre domaine de recherche, nous devons trouver comment fournir la meilleure information scientifique possible ainsi que l'évaluation des incertitudes.
Ceci signifie que nous devons abandonner cette adhésion religieuse au dogme du consensus."

Judith Curry (25 Oct. 2010)

  • Judith Curry est-elle seule au sein de "l'establishment" ?

En réalité la "rébellion hérétique" de Judith Curry n'est pas un épiphénomène. Au contraire, elle est le prolongement d'une série de déclarations faites par plusieurs climatologues expérimentés, rendues publiques par les médias anglophones ...et superbement ignorées par les nôtres.

Souvenez vous du mail du 29 avril 2007 de Keith Briffa à Michael Mann (original et traduction), tous deux des acteurs décisifs au sein du GIEC. Briffa était visiblement déprimé ...
En voici un extrait significatif (caractères engraissés par PU):

Mike,

"Ton message constitue un bon coup d'épaule pour moi en ce moment. Je me suis retrouvé à me questionner sur toute cette affaire et
j'ai été souvent frustré sur la manière dont cela a été mené - ce qui m'a fait perdre du temps et buter dans des impasses. Je te remercie de prendre sur ton temps pour me dire ces mots aimables. Je me suis donné beaucoup de mal pour trouver un équilibre entre les besoins de la science et ceux du GIEC qui n'ont pas toujours été les mêmes. J'étais inquiet que tu puisses penser que je donnais l'impression de ne pas vous soutenir assez fort en essayant de mentionner les problèmes et les incertitudes. Beaucoup a dû être retiré et j'étais particulièrement malheureux de ne pouvoir être affirmatif dans le Résumé pour les Décideurs en rapport avec le renforcement du 4ème Rapport (AR4) par rapport aux conclusions du troisième rapport (TAR)." ....

Keith

Cela ne fait-il pas écho aux doutes de Judith Curry au sujet de la difficulté qu'on éprouve à cautionner les affirmations du GIEC ainsi que la négation des incertitudes ?

Souvenez vous aussi de quelques réactions (parmi d'autres) de climatologues "mainstream" réputés suite à la publication des émails du CRU, rapportés dans cette même page :

de Mike Hulme (UK) qui critiquait sévèrement le comportement"tribal" des affidés au GIEC. D'ailleurs, Judith Curry utilise les mêmes termes pour qualifier le comportement de ses collègues. Mike Hulme écrivait :

"L'aspect tribal de quelques uns des emails résultant de la fuite, montre quelque chose qui est plus habituellement associé à une organisation sociale au sein de cultures primitives. Il n'est pas plaisant de découvrir que ces pratiques ont cours au sein même de la science. "

et de la lettre ouverte de Pietr Chylek (USA) à ses collègues:

" Il semble que quelques uns des leaders les plus connus de la communauté de la recherche climatique, tels les prophètes de l'Ancien Israël, ont cru qu'ils pouvaient voir le futur de l'humanité et que la seule chose qu'il leur restait à accomplir était de convaincre ou de forcer tous les autres à accepter et à suivre.."
  • Les conséquences : L'évolution de la perception des jeunes et du public anglophone.

Voici, par exemple, une lettre d'un des étudiants de l'Université de Géorgie où Judith Curry exerce la fonction de professeur (en chef). Ce texte est extrait d'une lettre ouverte de Judith à ses étudiants (source reproduite ici) : Elle cite cette lettre (parmi bien d'autres qu'elle a reçu) pour expliquer sa prise de position :

Hi Dr. Curry, (Hello Docteur Curry, notez le ton familier, courant aux Etats Unis entre les profs et les élèves),

Je suis un jeune chercheur en sciences du climat (je viens juste de recevoir mon master degré (Ndt : à peu près la maîtrise) de l'Université de xxx) et j'ai été très troublé par les emails qui viennent du CRU. Je voulais juste vous applaudir pour votre réponse sur Climateaudit.org [95% de celle-ci]. Vos déclarations constituent exactement ce que j'avais ressenti en entrant peu à peu dans cette communauté. Le contenu de quelques uns des emails m'a littéralement fait tout arrêter et me demander si je devais continuer ma candidature pour une thèse dans cette science à l'automne 2010. J'étais si mal à l'aise du fait du comportement de nos collègues scientifiques envers le côté opposé (des deux cotés). J'espère que nous pourrons tous en retirer quelque chose et je pense vraiment que nous avons vraiment besoin de voix comme la vôtre pour réparer ces problèmes au cours des prochains mois et années à venir.

En ce qui concerne la presse et les médias :

L'énorme différence entre les pays anglophones et germanophones (dans une moindre mesure) avec la France (et d'autres pays francophones) vient du fait que tout ce que je vous ai décrit ci-dessus, a reçu des échos dans la presse et a été évoqué dans les médias audio-visuels anglophones. Très peu ou pas du tout chez nous, où tout cela a été discrètement glissé sous le tapis...
Le résultat de cette transparence qui existe aux USA et en UK est que le public informé de ce qui se passe, doute de plus en plus des affirmations du GIEC comme nous allons le voir.

Voici deux exemples révélateurs :

1) Suite à la polémique "Curry, l'hérétique", (et probablement suite au courrier reçu par l'éditeur et l'auteur de l'article cité ci-dessus), la revue "Scientific American" réalise un sondage sur Curry, sous le titre :
"Prenons la température : Sondage sur le climat."

En voici la présentation :

"Comme l'analyse du comportement de Judith Curry l'a explicité dans le numéro de Novembre 2010 du "Scientific American", la scientifique du climat de l'Université de Géorgie est devenue un facteur de division AU COURS de l'année passée ou à peu près. Autrefois fermement ancrée dans le mainstream, Curry déclare qu'elle a été radicalisée par ce qu'on appelle l'affaire du "Climategate". Ceci a cristallisé son sentiment que le GIEC, en particulier, était devenu corrompu par ce que Curry appelle " des groupes de pression" (Ndt : groupthink, difficile à traduire en un seul mot)- L'idée que remettre en question quelques uns des faits affirmés par le GIEC, équivaut à une trahison.
En outre, Curry est elle-même convaincue que certains des faits sont sérieusement exagérés et que le GIEC a failli en ne rapportant pas sur les incertitudes réelles de la science. Il en résulte qu'elle s'est engagée aux côtés de membres extérieurs à la communauté climatique voire à des sceptiques avérés, et qu'elle a tenté de forcer ses collègues à reconnaître un certain nombre de ce qu'elle considère comme de sérieux défauts dans le processus du GIEC. Elle a été critiquée, quelquefois de manière véhémente, pour ses efforts.
Alors, voici la question centrale : Curry est-elle une lanceuse d'alerte héroïque, disant la vérité quand les autres ne le peuvent ou ne le veulent ? Ou est-elle sortie de la voie des scientifiques, répandant des charges sans fondement contre un groupe de scientifiques qui font de leur mieux pour comprendre les complexités du climat de la Terre ? "

Les résultats de cette enquête lancée par le Scientific American se passent de commentaires. Comme vous pouvez encore voter au moment ou j'achève ce billet, les résultats peuvent encore évoluer mais à l'heure où j'écris : 69,3% des votants jugent que Judith Curry est une "pacificatrice" (en réalité le mot employé est "peacemaker" le nom du fameux colt de nos vieux westerns), 7,5% jugent qu'elle a été dupée et 18,8% ne la connaissent pas.
La réputation du
GIEC semble sérieusement entamée puisque 81,6% des votants jugent que c'est une "organisation corrompue, menée par des groupes de pression et soumise à des visées politiques". De même, la croyance dans la responsabilité humaine semble ne pas faire recette. Pas du tout.
Oups ! Cependant, il ne faut pas trop se fier à ce genre de sondage effectué sans contrôle sérieux sur la toile..

2) En fait de sondages, voilà du beaucoup plus sérieux. pew2010

 


Il s'agit des résultats d'un sondage national (aux USA) tout récent, réalisé par le célèbre Pew Research Center sur le sujet du réchauffement climatique. Les questions sont beaucoup mieux maîtrisées que dans le sondage précédent.

Vous pourrez voir vous mêmes tous les résultats en cliquant sur ce lien mais, pour faire simple, on constate que l'évolution dans la croyance que le réchauffement climatique serait dû à l'activité humaine est en chute, passant de 50% en 2006 à 34% actuellement, justifiant ainsi les déclarations de Judith Curry citées plus haut.

 

 

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Judith Curry affirme, dans une déclaration, que ses collègues pro-GIEC en sont arrivés au "circle the wagons", c'est à dire à former un cercle avec les chariots, comme dans les westerns, pour tenter de résister aux attaques qui leur viennent de toutes parts.
C'est une expression courante aux USA pour désigner une mentalité d'assiégés.

Chez nous -histoire oblige- ce serait plutôt la "stratégie Maginot" :
Quand on attaque le dogme du GIEC, on se réfugie derrière l'académie des sciences pour qu'elle "décrète la science", (ce qui est surréaliste), et (si possible) châtie les hérétiques.
L''académie des sciences et les climatologues français suivent, sans états d'âme (?), les prescriptions du GIEC dont la crédibilité ne tient pourtant plus qu'à un fil, tout en se retranchant quand même derrière de prudents "les importantes incertitudes (sic)".
On ne sait jamais. N'est-ce pas ?

La presse et les médias français, unanimement pro-GIEC, oublient opportunément "les importantes incertitudes" qui figurent pourtant à de multiples reprises dans le rapport de l'académie et publient des bulletins de victoire contre Claude Allègre qui s'est imprudemment avancé en rase campagne.... yannjudy

On se demande combien de temps il leur faudra pour réaliser ce qui se passe vraiment, en ce moment même, là où c'est important, et qui est fort bien décrit par Judith Curry dans la note adressée à ses collègues. Six mois ? Un an ? On ne sait pas. Mais sûrement après la bataille. Quand la ligne Maginot aura été débordée.

En attendant, et quel que soit son point de vue, on ne peut qu'admirer l'attitude de cette dame courageuse qui ose dire haut et fort qu'il faut que la science s'écarte de la politique et échappe aux carcans institutionnels orientés.

Ce que demande Judith Curry n'est rien d'autre que la liberté d'exprimer son point de vue scientifique, indépendamment de toute structure organisée et contraignante, de pouvoir discuter avec tous ceux qui s'intéressent à ces questions et d'informer le public des doutes et des incertitudes de la science, sans être condamnée au bûcher.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, en cette curieuse époque, il faut bien du courage pour oser demander cela. Beaucoup de courage.
Que beaucoup n'ont pas.
Bravo Judy !

 

15 Octobre 2010 : Entre autres, neuf physiciens hors-pairs ont exprimé leurs doutes sur le réchauffement climatique anthropique.
D'autre part, les déclarations alarmistes de l'American Physical Society (APS) ont été sévèrement critiquées par plus d'un tiers des membres de cette association qui ont participé à une consultation organisée par l'APS.

Dans l'espoir de vous convaincre d'adhérer au concept du "réchauffement -rebaptisé changement- climatique anthropique" tel qu'il est promu par les médias, le GIEC et ses adhérents, ainsi que par la plupart des politiques, on vous affirmera que très peu de scientifiques authentiques sont climato-sceptiques.

Rien n'est moins vrai comme l'ont déjà montré les nombreuses déclarations et les multiples pétitions signées par des scientifiques appartenant à de nombreuses disciplines impliquées dans les sciences du climat, telles vous en trouverez une liste sur la page des liens.

Bien que les lecteurs de ce site sachent, tout comme moi, que l'argument d'autorité (du type "Tel expert à dit ça , donc c'est vrai"), ne constitue, en aucun cas, un argument scientifique sérieux, ainsi que le démontrent de nombreux exemples tirés de l'histoire des sciences (quelques exemples ici), j'ai pensé qu'il serait intéressant de vous faire savoir ce que certaines grandes personnalités scientifiques qui ont marqué leur époque dans le domaine de la Physique, avaient déclaré sur la question du Réchauffement Climatique. Voici donc un choix très sélectif des opinions de neuf Physiciens hors-pairs.

Le colonne de gauche donne une liste des cursus universitaires et des responsabilités exercées par ces neuf personnalités. Une partie de ces textes est en anglais mais ils sont suffisamment explicites pour qu'une traduction (forcément approximative) ne soit pas nécessaire.
La colonne de droite rapporte quelques déclarations significatives des physiciens en question.

Comme vous le verrez, 7 physiciens parmi ces éminentes personnalités ont signé, entre autres, le "Global Warming Petition Project" dont je dirai quelques mots ci-dessous.
J'évoquerai aussi le grave conflit interne généré par les prises de position du bureau de l'American Physical Society sur la question du réchauffement climatique.

Dyson1

Freeman Dyson,

 

 

 

 

B.A. Mathematics, Cambridge University (1945), Research Fellow, Trinity College, Cambridge University (1946–1947), Commonwealth Fellow, Cornell University, (1947–1948), Commonwealth Fellow, Institute for Advanced Study, Princeton University (1948–1949), Teaching Fellow, University of Birmingham (1949–1951), Professor of Physics, Cornell University (1951-1953), Fellow, Royal Society (1952), Professor of Physics, Institute for Advanced Study, Princeton University (1953-1994), Chairman, Federation of American Scientists (1962-1963), Member, National Academy of Sciences (1964), Danny Heineman Prize, American Physical Society (1965), Lorentz Medal (1966), Hughes Medal (1968), Max Planck Medal (1969), Enrico Fermi Award, United States Department of Energy (1993), Professor Emeritus of Physics, Institute for Advanced Study, Princeton University (1994-Present)

 

Notable: Il est, sans aucun doute, l'un des plus grands physiciens vivants. En particulier, il est à l'origine de l'unification de la Théorie de l'Electrodynamique Quantique.
Il a fait faire un pas de géant à la cohérence de la physique moderne.

Freeman Dyson a signé la pétition : Global Warming Petition Project



 

 

“My first heresy says that all the fuss about global warming is grossly exaggerated. Here I am opposing the holy brotherhood of climate model experts and the crowd of deluded citizens who believe the numbers predicted by the computer models. Of course, they say, I have no degree in meteorology and I am therefore not qualified to speak. But I have studied the climate models and I know what they can do. The models solve the equations of fluid dynamics, and they do a very good job of describing the fluid motions of the atmosphere and the oceans. They do a very poor job of describing the clouds, the dust, the chemistry and the biology of fields and farms and forests. They do not begin to describe the real world that we live in. The real world is muddy and messy and full of things that we do not yet understand. It is much easier for a scientist to sit in an air-conditioned building and run computer models, than to put on winter clothes and measure what is really happening outside in the swamps and the clouds. That is why the climate model experts end up believing their own models.” Freeman Dyson

 

 

"Ma première hérésie est de dire que tout ce battage à propos du réchauffement global est grossièrement exagéré.
En disant ça, je m'oppose à la sainte fraternité des experts en modélisation climatique et à la foule des citoyens illusionnés par les chiffres prédits par les modèles informatiques.
Bien sûr, ils disent que je n'ai pas de diplôme en météorologie (NdT: Aux USA, les climatologues sont souvent diplômés en météorologie comme Richard Lindzen, par exemple) et que donc, je ne suis pas qualifié pour en parler. Mais j'ai étudié les modèles du climat et je sais ce qu'ils peuvent faire. Les modèles résolvent les équations de la dynamique des fluides et ils font un très bon travail en décrivant les mouvements des fluides dans l'atmosphère et dans les océans. Mais ils font du très médiocre travail en décrivant les nuages, les poussières, la chimie et la biologie du terrain, des exploitations et des forêts. Ils ne sont pas encore au début de la description du monde réel dans lequel nous vivons. Le monde réel est boueux et sale. Il est plein de choses que nous ne comprenons pas encore. Il est plus facile, pour un scientifique, de rester assis dans un bâtiment à air-conditionné à faire tourner des modèles d'ordinateur, plutôt que d'enfiler des vêtements d'hiver et d'aller mesurer ce qui se produit réellement dans les marais et les nuages. C'est pour cela que les experts des modèles climatiques finissent par croire dans leurs propres modèles."

Ivar Giaever, giaever

 

M.E., Norwegian Institute of Technology (1952), Ph.D. Theoretical Physics, Rensselaer Polytechnic Institute (1964), Engineer, Advanced Engineering Program, General Electric Company (1954–1956), Applied Mathematician, Research and Development Center, General Electric Company (1956–1958), Researcher, Research and Development Center, General Electric Company (1958–1988), Guggenheim Fellowship, Biophysics, Cambridge University (1969-1970), Oliver E. Buckley Condensed Matter Prize (1965), Nobel Prize in Physics (1973), Member, American Academy of Arts & Sciences (1974), Member, National Academy of Science (1974), Member, National Academy of Engineering (1975), Adjunct Professor of Physics, University of California, San Diego (1975), Visiting Professor, Salk Institute for Biological Studies (1975), Professor of Physics, Rensselaer Polytechnic Institute (1988-2005), Founder and Chief Technology Officer, Applied BioPhysics (1991-Present), Professor Emeritus of Physics, Rensselaer Polytechnic Institute (2005-Present)

Notable: Prix Nobel de Physique (1973 ).

 

 

 

“I’m a skeptic. …Global Warming it’s become a new religion. You’re not supposed to be against Global Warming. You have basically no choice. And I tell you how many scientists support that. But the number of scientists is not important. The only thing that’s important is if the scientists are correct; that’s the important part.”Ivar Giaever

 

"Je suis un sceptique...Le réchauffement climatique global est devenu une nouvelle religion. On ne peut pas imaginer que vous soyez contre le Réchauffement Climatique. En réalité, vous n'avez pas le choix. Et je vous dis combien est grand le nombre de scientifiques qui y croient. Mais le nombre des scientifiques, ce n'est pas important. La seule chose qui ait de l'importance, c'est de savoir si les scientifiques raisonnent correctement. C'est ça la chose importante."

Edward Teller, teller

 

B.S. Chemical Engineering, University of Karlsruhe (1928), Ph.D. Physics, University of Leipzig (1930), Research Associate, University of Leipzig (1929–1931), Research Associate, University of Göttingen (1931–1933), Rockefeller Fellow, Institute for Theoretical Physics, Copenhagen (1933–1934), Lecturer, London City College (1934), Professor of Physics, George Washington University (1935-1941), Researcher, Manhattan Project, Chicago Metallurgical Laboratory (1942-1943), Group Leader, Manhattan Project, Los Alamos National Laboratory (1943-1946), Professor of Physics, University of Chicago (1946-1952), Member, National Academy of Sciences (1948), Assistant Director, Los Alamos National Laboratory (1949-1952), Developer, Hydrogen Bomb (1951), Founder, Lawrence Livermore Laboratory (1952), Professor of Physics, University of California, Berkeley (1953-1975), Associate Director, Lawrence Livermore Laboratory (1954–1958), Harrison Medal (1955), Albert Einstein Award (1958), Director, Lawrence Livermore Laboratory (1958-1960), Professor, Hoover Institution on War Revolution and Peace, Stanford University (1960–1975), Enrico Fermi Award, United States Atomic Energy Commission (1962), Senior Research Fellow, Hoover Institution (1975-2003), Professor Emeritus of Physics, University of California, Berkeley (1975–2003), National Medal of Science (1982), Presidential Medal of Freedom (2003), (Décédé le 9 septembre 2003)

Notable: Membre du projet Manhattan (1942-1946) et développeur (1951) de la bombe à Hydrogène. Il est aussi fondateur du LLL, le Lawrence Livermore Laboratory.

Ed Teller a signé le Global Warming Petition Project

 

 

 

 

 

“Society’s emissions of carbon dioxide may or may not turn out to have something significant to do with global warming–the jury is still out.”Edward Teller

"Les émissions de dioxyde de carbone de notre société peuvent peut-être ou pas, s'avérer avoir quelque chose de significatif pour le climat - Le jury ne s'est pas encore prononcé."

"It's wonderful to think that the world is so very wealthy that a single nation -- America -- can consider spending $100 billion a year on a problem that may not exist."

"Il est stupéfiant de penser que le monde est si riche qu'une seule nation -l'Amérique- peut envisager de dépenser 100 milliard de dollars pour résoudre un problème qui n'existe peut-être pas."

Frederick Seitz, seitz1

 

A.B. Mathematics, Stanford University (1932), Ph.D. Physics, Princeton University (1934), Proctor Fellow, Princeton University (1934–1935), Instructor in Physics, University of Rochester (1935–1936), Assistant Professor of Physics, University of Rochester (1936–1937), Research Physicist, General Electric Company (1937–1939), Assistant Professor of Physics, University of Pennsylvania (1939–1941), Associate Professor of Physics, University of Pennsylvania (1941-1942), Professor of Physics, Carnegie Institute of Technology (1942-1949), Research Professor of Physics, University of Illinois (1949-1965), Chairman, American Institute of Physics (1954-1960), President Emeritus, American Physical Society (1961), President Emeritus, National Academy of Sciences (1962-1969), Graduate College Dean, University of Illinois (1964-1965), President Emeritus, Rockefeller University (1968-1978), Franklin Medal (1965), American Institute of Physics Compton Medal (1970), National Medal of Science (1973), (Décédé le 2 mars 2008)

Notable: Pionnier de la Physique des Solides et Président Emérite de l'Académie des Sciences des Etats Unis.

Fred Seitz a signé le Global Warming Petition Project


 

 

“Research data on climate change do not show that human use of hydrocarbons is harmful. To the contrary, there is good evidence that increased atmospheric carbon dioxide is environmentally helpful.” – Frederick Seitz

 

"Les données de la recherche sur le changement climatique ne montrent pas que l'usage des hydrocarbones est malfaisant. Bien au contraire, il y a de bons éléments de preuve que l'accroissement du dioxyde de carbone dans l'atmosphère, est bénéfique pour l'environnement".

Robert Jastrow, jastrow

 

A.B. Physics, Columbia University (1944), A.M. Physics, Columbia University (1945), Ph.D. Physics, Columbia University (1948), Adjunct Professor of Geophysics, Columbia University (1944–1982), Postdoctoral Fellow, Leiden University, Netherlands (1948-1949), Scholar, Institute for Advanced Study, Princeton University (1949-1950, 1953), Assistant Professor of Physics, Yale (1953-1954), Chief, NASA Theoretical Division (1958-61), Founding Director, NASA Goddard Institute for Space Studies (1961-1981), NASA Medal for Exceptional Scientific Achievement (1968), Professor of Earth Sciences, Dartmouth College (1981-1992), Chairman, Mount Wilson Institute (1992–2003), (Décédé le 8 février 2008)

Notable: Directeur fondateur du NASA’s Goddard Institute for Space Studies ( Le GISS de James Hansen et de Gavin Schmidt !) de la NASA Il a accueilli plus de 100 programmes de TV CBS sur la science spatiale.

Robert Jastrow a signé le Global Warming Petition Project


 

 

 

“The scientific facts indicate that all the temperature changes observed in the last 100 years were largely natural changes and were not caused by carbon dioxide produced in human activities.”Robert Jastrow

 

"Les faits scientifiques montrent que toutes les variations de température observées dans les 100 dernières années, étaient en grande partie dues aux changements naturels et n'étaient pas causées par le dioxyde de carbone produit par les activités humaines"

William Happer

Cyrus Fogg Brackett Professor of Physics at happerPrinceton University

Fellow of the American Physical Society and the American Association for the Advancement of Science, and a member of the National Academy of Sciences. He received a Alfred P. Sloan fellowship in 1966, an Alexander von Humboldt award in 1976, the Herbert P.Broida Prize in 1997, the Davisson-Germer prize and the Thomas Alva Edison patent award in 2000. In 2003 he was named the Cyrus Fogg Brackett Professor of Physics at Princeton University.

En 1991, il a rejoint Département de l'Energy des USA où il a été directeur du budget de recherche (environ 3 milliards de dollars). En 1993, il a repris ses fonctions à Princeton ou il est devenu président du conseil de la recherche en 1995. Outre ces fonctions à plein temps, il a occupé de nombreuses autres fonctions : Président du Comité de Direction de JASON; Administrateur de la MITRE Corporation, de la Richard Lounsbery Foundation and du Marshall Institute. Il a co-fondé la Magnetic Imaging Technologies Inc.en 1994.

Notable : Après avoir émis des doutes sur l'affaire du trou de l'ozone et du réchauffement climatique anthropique, il a été démis de ses fonctions au "US Department of Energy", par le Vice Président Al Gore. On lui a déclaré qu'il ne fallait pas que "la Science intervienne dans la politique."

Will Happer a signé le Global Warming Petition Project

 

"I have spent a long research career studying physics that is closely related to the greenhouse effect", said Happer. "Fears about man-made global warming are unwarranted and are not based on good science."

"J'ai consacré une longue carrière de chercheur à étudier la physique qui est très liée aux gaz à effet de serre", dit Happer, "Les peurs au sujet de réchauffement climatique anthropique sont injustifiées et ne sont pas basées sur de la bonne science."

"The earth's climate is changing now, as it always has. There is no evidence that the changes differ in any qualitative way from those of the past."

"Le climat de la Terre est en train de changer maintenant, comme il l'a toujours fait. Il n'y a pas de preuve que ce changement diffère de ceux du passé, de quelque manière qualitative que ce soit."

"Computer models used to generate frightening scenarios from increasing levels of carbon dioxide have scant credibility," 

" Les modèles informatiques utilisés pour générer des scénarios effrayants à partir d'augmentation continue du taux de dioxyde de carbone, ont une faible crédibilité."

 

Robert Laughlin, laughlin2

 

A.B. Mathematics, University of California, Berkeley (1972), Ph.D. Physics, Massachusetts Institute of Technology (1979), Fellow, IBM (1976-1978), Postdoctoral Member, Technical Staff, Bell Laboratories (1979–1981), Research Physicist, Lawrence Livermore National Laboratory (1982–2004), Associate Professor of Physics, Stanford University (1985–1989), E.O. Lawrence Award for Physics (1985), Oliver E. Buckley Condensed Matter Prize (1986), Eastman Kodak Lecturer, University of Rochester (1989), Professor of Physics, Stanford University (1989–1993), Fellow, American Academy of Arts & Sciences (1990), Anne T. and Robert M. Bass Professor of Physics, Stanford University (1992–Present), Professor of Applied Physics, Stanford University (1993-2007), Member, National Academy of Sciences (1994), Nobel Prize in Physics (1998), Board Member, Science Foundation Ireland (2002-2003), President, Asia-Pacific Center for Theoretical Physics (2004-2006), President, Korean Advanced Institute for Science and Technology (2004–2006)

Notable: Prix Nobel de Physique (1998).

Signataire de la lettre de protestation auprès de l'APS.

 

 

 

 

“The geologic record suggests that climate ought not to concern us too much when we’re gazing into the energy future, not because it’s unimportant, but because it’s beyond our power to control.” Robert Laughlin

 

"Les données géologiques suggèrent que le climat ne devrait pas trop nous inquiéter quand nous regardons le futur de l'énergie, non pas parce que ce n'est pas important mais parce que c'est au delà de notre pouvoir de contrôle."

William Nierenberg,nierenberg

 

B.S. Physics, City College of New York (1939), M.A. Physics, Columbia University (1942), Ph.D. Physics, Columbia University (1947), Researcher, Manhattan Project, Columbia SAM Laboratories (1942-1945), Instructor in Physics, Columbia University (1946–1948), Assistant Professor of Physics, University of Michigan (1948–1950), Associate Professor of Physics, University of California, Berkeley (1950-1953), Professor of Physics, University of California, Berkeley (1954–1965), Assistant Secretary General for Scientific Affairs, NATO (1960-1962), Director Emeritus, Scripps Institution of Oceanography (1965-1986), Member, White House Task Force on Oceanography (1969-1970), Member, National Academy of Sciences (1971), Chairman, National Advisory Committee on Oceans and Atmosphere (1971-1975), Member, National Advisory Committee on Oceans and Atmosphere (1971–1978), Member, National Science Board (1972–1978, 1982–1988), Chairman, Advisory Council, NASA (1978-1982), Member, Space Panel, Naval Studies Board, National Research Council (1978–1984), Member, Council of the National Academy of Sciences (1979-1982), Chairman, Carbon Dioxide Assessment Committee, National Academy of Sciences (1980–1983), NASA Distinguished Public Service Medal (1982), (Décédé le 10: September 2000)

Notable: Membre du projet Manhattan (1942-1945) (comme Edward Teller) et ancien Directeur et Directeur émérite de la Scripps Institution of Oceanography, sans doute l'organisme les plus prestigieux en matière d'océanographie.

Will Nierenberg a signé le Global Warming Petition Project

 

 

 

 

 

“The available data on climate change, however, do not support these predictions, nor do they support the idea that human activity has caused, or will cause, a dangerous increase in global temperatures. …These facts indicate that theoretical estimates of the greenhouse problem have greatly exaggerated its seriousness.” (William Nierenberg)

 

 

"Cependant, les données disponibles sur le changement climatique ne supportent pas ces prédictions, non plus qu'elles supportent l'idée que l'activité humaine a causé, ou causera, une augmentation dangereuse de la température du globe...Ces faits indiquent que les estimations théoriques de la question de l'effet de serre ont considérablement exagéré leur caractère inquiétant."

Harold (Hal) Lewis,

lewis1

 

 

 

 

 

Harold Lewis is Emeritus Professor of Physics, University of California, Santa Barbara, former Chairman; Former member Defense Science Board, Chairman of Technology panel; Chairman DSB study on Nuclear Winter; Former member Advisory Committee on Reactor Safeguards; Former member, President’s Nuclear Safety Oversight Committee; Chairman APS study on Nuclear Reactor Safety; Chairman Risk Assessment Review Group; Co-founder and former Chairman of JASON; Former member USAF Scientific Advisory Board; Served in US Navy in WW II; books: Technological Risk (about, surprise, technological risk) and Why Flip a Coin (about decision making).

 

 

 

 

 

 


 

Hal Lewis a signé la pétition : Global Warming Petition Project

 

Harold (dit Hal) Lewis, Professeur émérite de l'Université de Californie Santa Barbara (UCSB) a été l'un des "fellow" (membre élu) actif de l'American Physical Society pendant des décennies. Il en a démissioné le 6 octobre dernier. Sa longue lettre de démission, adressée au Président de l'APS, C.C. Gallan, constitue un réquisitoire d'une rare sévérité contre les prises de position de l'APS ( 2007 et 2010) et l'évolution de la science et des scientifiques. En voici quelques courts extraits. L'original est largement diffusé sur le WEB ( à défaut des médias). Vous trouverez une traduction complète de cette lettre de démission de Hal Lewis sur Skyfall (h/t: "hat tip")

Pour : Curtis G. Callan, Jr., Princeton University, President of the American Physical Society- 6 Octobre 2010

Cher Curt,

"Quand j'ai adhéré à l'American Physical Society, il y a 67 ans, celle-ci était beaucoup plus petite, plus amicale et encore vierge de la corruption causée par les torrents d'argent (une menace dont nous avait averti Dweight Eisenhower, il y a 50 ans.) (Ndt : Dans le célèbre et visionnaire "farewell adress", discours d'adieu)]....[ Pour des raisons qui s'éclairciront ci-dessous, ma fierté précédente d'être un membre élu de l'APS pendant toutes ces années, s'est muée en un sentiment de honte et je suis contraint, sans aucun plaisir, de présenter ma démission de la Société."[...]

"Il s'agit, bien entendu, de l'arnaque du réchauffement climatique laquelle est poussée par (littéralement) des millliers de milliards de dollars, qui ont corrompu tant de scientifiques et ont poussé l'APS devant eux comme une vague malfaisante. C'est la fraude scientifique la plus vaste et la plus réussie à laquelle j'ai assisté durant ma longue vie de physicien. Quiconque ayant le moindre doute qu'il en est ainsi devrait se forcer à lire les documents du ClimateGate, qui la met à nu. (Le livre de Montford décrit très bien les faits) Je ne crois pas qu'aucun vrai physicien, ni aucun scientifique, puisse lire cette chose sans éprouver de la révulsion. Je suis presque prêt à considérer que cette révulsion constitue une définition du mot "scientifique"...

Lewis décrit le long processus ( lettres, pétition avec plus de 200 collègues auprès de l'APS, refus de la part du bureau de l'APS etc...voir ci-dessous) qui a provoqué sa démission. Il note l'absence de réaction du bureau de l'APS en ces termes ::

"Entre temps, le scandale du ClimateGate a éclaté dans les médias et les machinations des principaux alarmistes ont été révélées au monde. C'était une fraude à une échelle que je n'avais encore jamais vue et les mots me manquent pour décrire cette énormité. Effet sur la position de l'APS : Aucun. Rien du tout. Ceci n'est pas de la science. D'autres forces sont en action."...


1) Note sur le "Global Warming Petition Project" qui a été signé par 7 des physiciens cités ci-dessus (sur 8 physiciens américains. Ian Gaiever est Norvégien).

Le GWPP est une pétition mise en place en 1997 par et pour des scientifique américains, destinée à mettre en garde les USA contre la signature du protocole de Kyoto et tout autre protocole du même genre. Elle a, depuis 1997 et jusqu'à nos jours, fait l'objet de plusieurs mises à jour.
.
Comme on pouvait s'y attendre, cette pétition a, dès son lancement, fait l'objet de très nombreuses attaques de la part des supporters du
GIEC, qui y ont notamment introduit de fausses signatures (certaines parfois cocasses !) de manière à discréditer le mouvement.
Selon les gestionnaires actuels de cette pétition, les signatures et les qualifications des signataires ont maintenant toutes été vérifiées. Les adhésions se font uniquement par courrier postal.


A ce jour, cette pétition a été signée par 31487 scientifiques américains dont 9029 Docteurs ès Sciences (PhD).

Voir la FAQ de la GWPP pour les explications pratiques sur la manière dont a été établi ce projet.

Texte de la pétition :

"Nous demandons instamment au Gouvernement américain de rejeter le protocole sur le réchauffement global qui a été rédigé à Kyoto au Japon en Décembre 1997 ainsi que tout autre proposition. La limitation envisagée de réduire les gaz à effet de serre nuirait à l'environnement, retarderait le progrès de la science et de la technologie et affecterait la santé et le bien-être de l'humanité.
Il n'existe pas de preuve scientifique convaincante que le relâchement, par l'homme, de dioxyde de carbone, de méthane ou d'autres gaz à effet de serre causent ou causeront dans un futur prévisible, un réchauffement catastrophique de l'atmosphère de la Terre et un bouleversement du climat de la Terre. En outre, il existe des éléments de preuve substantiels qu'une augmentation du taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère entraîne des effets bénéfiques pour la végétation et l'environnement animal de la Terre."

Au jour d'aujourd'hui, la liste des signataires comporte 9029 PhD (Titulaires d'un Doctorat), 7157 MS (Titulaires d'une maîtrise), 2586 (Docteurs en médecine) et DVM (Docteurs vétérinaires) ; ainsi que 12715 "Bachelor of Science" (approximativement niveau DEUG-licence) ou des grades équivalents du point de vue académique. Voici le nombre de signataires par discipline scientifique, selon le classement du GWPP :

1. Siences de la Terre, atmosphère et environnement : 3805 signataires.
2. Mathématiques et simulations numériques : 935 signataires.
3. Physique et sciences de l'espace : 5812 signataires.
4. Chimie : 4822 signataires
5. Biologie et agriculture : 2965 signataires.
6. Médecine : 3046 signataires.
7. Ingénierie et science générale : 10102 signataires.

Vous remarquerez que, parmi les sciences fondamentales, les physiciens et les astro-physiciens représentent le contingent le plus nombreux parmi les signataires de la pétition, ce qui n'est pas anodin. Cette affaire repose sur la physique.

De manière générale, il convient de ne pas se laisser impressionner par les affirmations de "consensus" ou par les chiffres énoncés ici ou là par les "experts" des médias. Ainsi, Le climatologue Mike Hulme (déjà plusieurs fois cité dans cette page) a rapporté ce qui suit dans un article de revue pour " Progress in Physical Geography", intitulé "Changement climatique : que savons nous sur le GIEC ?" (12 Avril 2010).

“The establishment of consensus by the IPCC is no longer as critical to governments as [is] a full exploration of uncertainty. Without a careful explanation about what it means, this drive for consensus can leave the IPCC vulnerable to outside criticism. Claims such as ‘2,500 of the world’s leadingscientists have reached a consensus that human activities are having a significant influence on the climate’ are disingenuous. That particular consensus judgement, as are many others in the IPCC reports, is reached by only a few dozen experts in the specific field of detection and attribution studies; other IPCC authors are experts in other fields".

"L'établissement du consensus par le GIEC ne représente plus un critère primordial pour les gouvernements comme [l'est] une analyse complète des incertitudes. A défaut d'une explication précise de ce que cela signifie, la tendance au consensus peut rendre le GIEC vulnérable aux critiques extérieures. Les affirmations telles que '2500 des meilleurs scientifiques du monde sont parvenus à un consensus sur le fait que les activités humaines ont une influence significative sur le climat', sont fallacieuses. Ce jugement particulier relatif au consensus, comme beaucoup d'autres dans les rapports du GIEC, ne sont obtenus que par seulement, quelques douzaines d'experts dans le domaine particulier des études de la détection et des attributions ; Les autres auteurs du GIEC sont experts dans d'autres domaines. "

2) Conflit interne au sein de l'American Physical Society (48000 membres inscrits venant de tous les grands pays "scientifiques")

La lettre de démission de Hal Lewis dont j'ai mentionné quelques extraits ci-dessus a provoqué quelques remous au sein des organismes dirigeants de l'APS. Contrairement aux usages, c'est par un communiqué de presse et sous la signature de la secrétaire chargée des communications avec la presse que l'APS a répondu. Cette réponse a immédiatement fait l'objet d'une contre-réponse (texte intercalé en rouge, cosigné par Bill Happer, Roger Cohen et Hal Lewis, tous trois membres élus de l'APS) qui figure dans ce document rendu public sur un grand nombre de sites internet.

En réalité, la démission d'Hal Lewis n'est pas un épiphénomène isolé. Elle est plutôt le révélateur et le prolongement d'un conflit qui dure depuis 3 ans et au cours duquel de nombreux membres de la plus grande société de physique du monde ont tenté de se faire entendre par leurs instances dirigeantes. Je rappelle brièvement les étapes marquantes du déroulement de ce conflit :

Le 18 Novembre 2007 : Sans avoir consulté les membres de la société, (ce qui aurait pu se faire aisément et rapidement par voie électronique, comme, par exemple, lors des élections internes) le conseil de l'APS a publié une déclaration particulièrement alarmiste au sujet du climat. Cette déclaration s'achève sur un certain nombre d'affirmations et de recommandations destinées, en particulier, au personnel politique.
A noter que nombre d'associations savantes ont suivi le même processus (comme on le voit dans la principale revue interne de l'ACS, l'équivalent de l'APS pour la chimie, avec des résultats équivalents, c'est à dire avec un conflit interne retentissant (un exemple)).
Plusieurs physiciens, membres de l'APS ont fait immédiatement connaître leur désaccord aussi bien avec la procédure (sans consultation préalable) utilisée qu'avec les termes de la déclaration "officielle".

Juillet 2008 : J'avais rapporté (dans la rubrique bonnet d'âne) sur les tribulations de Jeffrey J. Marque qui était alors éditeur des Newsletters de "Physics and Society" de l'APS. JL Marque avait (imprudemment, semble-t-il) décidé d'ouvrir un débat sur la physique du réchauffement climatique. Pour ouvrir ce débat et comme il est d'usage, il avait écrit un paragraphe d'introduction dont voici une traduction :

"Il existe une proportion considérable de gens, dans la communauté scientifique, qui sont en désaccord avec les conclusions du GIEC qui affirme que le CO2 anthropique est, très probablement, le principal responsable du réchauffement climatique qui s'est produit depuis la Révolution Industrielle. Comme la justesse ou la fausseté de cette conclusion a d'immenses implications pour l'action politique et l'avenir de notre biosphère, nous avons pensé qu'il était pertinent d'ouvrir un débat dans les pages de Physics and Society " (source).

Cette démarche avait provoqué quelques cafouillages et démentis successifs de la part des édiles de l'APS, récompensés (à mon grand regret) par le bonnet d'âne du mois de Juillet 2008.

Pourtant comme la suite le démontre Jeffrey Marque avait raison d'ouvrir un débat. En effet, Il existe une proportion considérable de gens, dans la communauté scientifique, qui sont en désaccord avec les conclusions du GIEC...

Au début de l'année 2009, plusieurs membres de l'APS ont rédigé un projet de texte destiné à être substitué à la déclaration publiée en 2007. Cette déclaration nettement moins affirmative et moins alarmiste que la déclaration de 2007, fait part des incertitudes qui affectent la connaissance du climat et demandent que soit constitué un comité interne dont le but serait de réfléchir à la définition d'un position conforme au point de vue de l'ensemble des membres de l'APS. En attendant, ils demandaient que la déclaration alarmiste de 2007 soit suspendue. Cette pétition était signée par 260 membres dont 2 prix Nobel de Physique (Giaever et Laughlin) et 15 membres des académies.

Mai 2009, le bureau de l'APS décide de lancer une enquête auprès de ses membres au sujet de la déclaration officielle publiée en 2007.

Juillet 2009 : Plusieurs physiciens (S. Fred Singer, Hal Lewis, Will Happer, Larry Gould, Roger Cohen et Robert H. Austin) qui avaient demandé que cette démarche soit entreprise, publient un communiqué dans Nature (correspondance) exprimant, entre autres, leur satisfaction.

Novembre 2009 : Les courriers du CRU sont révélés au public (ClimateGate).
De nombreux membres de l'APS écrivent au Président pour demander que l'APS s'exprime officiellement sur ce sujet. Le Président répond qu'il faut attendre les résultats de l'enquête au sujet des "vols"(sic) des courriers du CRU.
De nombreux physiciens écrivent alors directement à une sélection de membres de l'APS pour leur faire part de leur étonnement et de leur irritation que leur Société reste silencieuse à ce propos. Voici le texte de leur email.

Décembre 2009 : Le Président Cherry Murray écrit aux membres de l'APS pour leur dire que le mail des "dissidents" n'était pas officiel et se déclare scandalisé que le fichier des adhérents ait pu être utilisé.

Février 2010: Le nouveau Président de l'APS, Curtis Allan, annonce une enquête d'opinion auprès des membres par internet. Les réponses doivent parvenir avant le19 mars

Après dépouillement, L'APS publie un certain nombre de résultats relatifs à cette enquête sur son site. Malheureusement les résultats globaux ne sont pas rendus publics mais il est déclaré que lors du dépouillement des réponses, un des responsables a effectué un échantillonnage sur les 180 premiers messages reçus. Voici le résultat :

63 % des bulletins supportent la déclaration officielle de l'APS.
37% s'y opposent et souhaitent que la déclaration soit retirée ou qu'elle défende une position alternative.


Cette proportion est confirmée par un autre personnel du bureau qui a participé au dépouillement d'autres réponses. En fait, elle montre
qu'un peu plus d'un tiers des physiciens (américains ainsi que de nombreux membres d'autres pays) ne sont pas d'accord avec les termes de la déclaration alarmiste de 2007.
Ainsi, l'affirmation que "99% (quand ce n'est pas "la totalité", selon certains) des scientifiques approuveraient les démarches alarmistes " n'est rien d'autre qu'un fantasme, loin de la réalité objective.
En tout cas, ce n'est pas le cas au sein de l'American Physical Society qui est très probablement représentative du petit monde des physiciens des pays développés.

En dépit de ces résultats qui montrent qu'un nombre significatif des membres de la société ne sont pas d'accord avec ses prises de position, le conseil de l'APS a décidé de conserver la déclaration rédigée en 2007 tout en l'accompagnant d'un long commentaire explicatif (et un peu réducteur) qui ne revient pas fondamentalement sur l'esprit de la déclaration contestée. Le conseil a demandé l'avis de ses membres au sujet du commentaire explicatif publié sur son site. Quelques commentaires du commentaire sont disponibles ici. Visiblement, les positions n'ont pas évolué...

Sans doute, à suivre....Je serais étonné que les choses en restent là.

06 Juin 2010 : Pierre Morel, le fondateur du Laboratoire de Météorologie Dynamique et ancien secrétaire général du programme mondial de morel1recherche sur le climat, s'exprime sans détours, sur la climatologie.
C'est instructif, parfois ironique et souvent décoiffant.
En particulier,
Pierre Morel rectifie un certain nombre d'idées reçues, malheureusement propagées par les médias et, hélas aussi, par quelques scientifiques.

Voici, ci-dessous, un fac-similé de la présentation de la conférence que Pierre Morel a donnée au Bureau des Longitudes en oct. 2009, telle qu'on peut l'écouter sur Canal Académie. La conférence complète dure environ 45 minutes. Update : Il se trouve que le mp3 de cette conférence est désormais payant sur le site de Canal Académie. Je ne peux donc plus mettre la copie du mp3, autrefois disponible, en libre accès - désolé !

morel2Réchauffement planétaire et science du climat

Par Pierre Morel, fondateur du laboratoire de météorologie dynamique (CNRS)

Pierre Morel dresse l’historique des connaissances en matière de changement climatique depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Il revient sur les données chiffrées à interpréter avec beaucoup de prudence selon lui : « Si les informations paléo-climatiques récoltées par les scientifiques donnent des pistes de recherches, elles n’apportent en revanche pas d’explication sur les changements climatiques ».
Retransmission de l’intervention de Pierre Morel en octobre 2009 au Bureau des longitudes
.

A l'origine, Pierre Morel était un physicien théoricien (Mécanique quantique statistique). Engagé très tôt dans la recherche spatiale, il s'est spécialisé dans l'étude de la circulation atmosphérique globale et du climat. Il est le fondateur du Laboratoire de Météorologie Dynamique (LMD) de Paris VI, ENS, CNRS. Entre autres éminentes fonctions, Pierre Morel a été Directeur Général de l'Agence Spatiale Française en charge de la science et de la technologie (1975-1982), puis Directeur du Programme de recherche International sur le climat mondial (1982-1994). De 1995 à 2000 il a été "Visitor Senior Scientist'" au Quartier Général de la NASA. (voir The Earth Observer août 06). Il est aussi un ancien secrétaire général du programme mondial de recherche sur le climat.

Pierre Morel n'est évidemment pas un sceptique du climat au sens où on l'entend aujourd'hui. Par contre, et comme on peut s'y attendre de la part d'un scientifique de ce niveau qui voit les choses avec le recul qu'apporte une longue expérience, il parle sans aucune contrainte et n'hésite pas à mettre le doigt où ça fait mal et à insister sur les incertitudes, tout à l'inverse de ce que l'on entend généralement.
Voilà qui nous change de la litanie habituelle.

Il va de soi qu'il est pratiquement impossible de redonner, par écrit, le texte complet de la conférence en question.
J'en ai extrait quelques citations particulièrement "hétérodoxes" en essayant, autant que possible de les replacer dans leur contexte. Les critiques systématiques du "hors contexte" pourront toujours se référer à l'enregistrement complet de la conférence dont j'ai donné le lien ci-dessus. Bien entendu, et compte tenu du fait qu'il s'agit d'une conférence, le langage de Pierre Morel est assez "familier". On ne saurait le lui reprocher. A l'exception de quelques répétitions et interjections propres au langage parlé, j'ai retranscrit, mot à mot et aussi fidèlement que possible, ses propres paroles.

Quelques extraits de la Conférence de Pierre Morel (avec indications du compteur relevées sur le lecteur mp3)
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En guise d'introduction, Pierre Morel replace les préoccupations humaines sur le climat, dans un contexte historique. Après avoir rappelé qu'aux temps anciens (les Grecs..) les gens ne se préoccupaient pas du changement climatique et qu'ils avaient bien d'autres soucis, Pierre Morel évoque les soucis climatiques depuis la Renaissance jusqu'à nos jours.
Sa rétrospective et sa vision des choses ne manquent pas d'humour...

Compteur 2'21" :
"Plus tard, c'est à dire vers le 15ème-16ème siècle, les choses se sont gâtées. Les gens ont vu un certain nombres de signes de changements inquiétants de cet environnement que l'on croyait stable. En particulier, dans les vallées alpines, les langues de glace commençaient à s'avancer sérieusement au point de menacer les champs puis les maisons et les villages.
Devant cette menace, on a eu recours aux grands moyens. On a organisé des processions avec la croix et la bannière, au sens strict. Alors, ça a marché. En effet, depuis ce temps-là, les glaciers sont en récession..
Récemment nous sommes confrontés à des avertissements, des indices -disons- tout aussi substantiels... on voit, par exemple, les glaces polaires, les glaces arctiques, les glaces de mer de la banquise reculer régulièrement depuis trente ans. Et ça on le sait très bien parce qu'on l'observe avec des satellites. La glace d'été en tout cas. En hiver, non.
Alors, face à ces avertissements inquiétants, nous avons eu recours aux mêmes moyens, c'est à dire qu'on a organisé de grandes réunions. J'appelle ça des messes politico-médiatiques. A Rio de Janeiro, à Kyoto, A Bali et autres endroits. Et on peut espérer que ce que j'appelle des "processions aéroportées" auront le même effet heureux que celles de nos ancêtres. Donc vous voyez que c'est un sujet dont on parle depuis longtemps. Il a donné lieu à un folklore assez important...."

Morel nous explique ensuite que s'agissant du climat, celui-ci est bien global et on peut ainsi avoir des idées, des indications, même avec des mesures locales, comme les carottes prélevées en antarctique par exemple, mais il ajoute qu'elles n'ont qu'un caractère indicatif et non explicatif. Compteur 6' 59": " Je n'ai encore jamais vu l'explication réelle, physique, d'un phénomène climatologique fondé sur des données paléoclimatiques. Jamais. Il y a toujours une indication, une base sur laquelle on peut réfléchir, mais ce n'est pas une explication quantitative."

Pierre Morel explique ensuite les grandes difficultés qu'il y a à obtenir des données quantitatives crédibles, notamment sur l'évolution de la température :

Morel explique que même aux Etats-Unis, la méthodologie très contrôlée se heurte à de nombreuses difficultés : changement d'appareil, sauts instantanés. " ça peut être un degré ou un degré et demi en plus ou en moins"... Il faut corriger ça. On moyenne. Il y a aussi des biais systématiques. On corrige.
Compteur 10'20'' : "On voit un réchauffement progressif qui se monte à 0,6°C en un siècle. mais sur ce 0,6°C en un siècle, il y en a 0,4 qui sont des corrections "

Compteur 10'38" : "Le signal est faible. S'il y en a un, il est bruité. Très bruité. Donc c'est pour vous dire que ce n'est pas évident de mesurer ça et par conséquent la scrutation extrêmement attentive pour ne pas dire obsessionnelle de ces diagrammes de variations séculaires de tel ou tel paramètre, notamment la température est un tout petit peu... dangereuse, si vous voulez. Il n'y a pas assez d'information pour en tirer des conclusions. On peut peut-être voir des tendances, bon d'accord. Mais pour y voir des explications c'est beaucoup plus difficile. Le signal est trop petit. Il y a trop de fluctuations suite à des tas de choses dont je n'ai pas le temps de vous parler mais qui existent et par conséquent, en tirer des conclusions, ce n'est pas facile.
Les signaux sont trop faibles et l'information est trop débile. En d'autres termes, cet effort qui est largement pratiqué par des organismes officiels, le GIEC etc. , tous ces chers amis qui se réunissent dans des endroits paradisiaques, effectivement passent beaucoup de temps à regarder ces diagrammes. On voit des tendances on discute sur chaque petit truc. On y voit même des empreintes digitales. L'empreinte de tel ou tel processus, que ce soit le gaz carbonique ou les éruptions volcaniques [...] on imagine beaucoup de choses."

Compteur 12' 12": "On y voit, on y trouve ce qu'on veut. On imagine beaucoup de choses, mais c’est comme un test de Rorschach, on y trouve ce qu’on veut. Il suffit de vouloir quelque chose et on le trouve.... Donc je pense que ce n'est pas possible de faire un diagnostic quelconque sur les mécanismes du climat, explicatif encore moins prévisionnel, simplement sur la base des données. Pas possible. En un mot malheureusement, on ne peut pas faire l'économie d'essayer de comprendre quelque chose. Si on ne comprend rien au système, on ne peut pas comprendre ce qu'il se passe. Il faut aller dans un degré de détails suffisamment bas dans le système pour que les signaux commencent à être gros."


Compteur 12'49" : "A petite échelle, aux temps courts, on voit des signaux considérables. Il n'y a qu'à se promener dans les rues. On voit le temps qui change constamment. Donc, dans le détail micro météorologique, les signaux sont énormes ...néanmoins plus on fait de moyennes moins on comprend, plus c'est lissé, plus l'information a disparu. Par conséquent, il faut qu'on descende dans la mécanique du système. Sinon on n'avance pas. C'est une première conclusion à laquelle je tiens beaucoup. Puisqu'on prend des valeurs moyennes qui ne dépendent évidemment ni de la latitude ni de la longitude, ni du temps puisque ce sont des moyennes sur le temps aussi, il n'y a plus qu'une coordonnée, c'est la coordonnée verticale. Donc nous avons un modèle climatique à une seule dimension. Une colonne d'air. L'atmosphère. Partant du sol, jusqu'au sommet de l'atmosphère. "

Compteur 13' 53" : Morel nous décrit ensuite la structure de l'atmosphère (stratosphère, tropopause, troposphère). La stratosphère est stratifiée et calme. Les échanges d'énergie s'y font par des processus radiatifs. Par contre ...

Compteur 18'12'' :" La troposphère (NDLR : La partie de l'atmosphère qui se trouve en dessous de la tropopause (vers 9-16 km) jusqu'au sol) est un endroit excessivement complexe. Il s'y passe des tas de choses que l'on ne décrit pas très bien même avec les meilleurs moyens d'observation et que l'on modélise encore moins bien"[....] "On a évidemment de gros doutes sur les nuages. Ça se passe dans la troposphère donc on ne comprend rien. Tout ce qui est bien calculé, ce sont les effets des gaz qui se trouvent dans la stratosphère."

Compteur 34' à 37'51, Pierre Morel nous donne une estimation/description en vigueur de l'effet de serre (type Lindzen) et conclut :

"Bon. Ça nous donne un ordre de grandeur de l'effet de ce réchauffement dû aux gaz à effet de serre et cet ordre de grandeur c'est un degré jusqu'à présent sans compter les phénomènes de couplage avec l'océan et avec la glace de mer etc. Tout ce qu'on appelle des feedbacks, des feedbacks positifs dans ces cas là. Et puis ça ne tient pas compte non plus de l'effet de tampon des océans. L'océan absorbe de la chaleur et ça a pour effet principal de retarder les manifestations et donc ça fait un peu plus petit parce que c'est retardé par l'océan.[...] Donc si on prend en compte tout ça, c'est très raisonnable ça fait de bons ordres de grandeur. Donc si on se base là dessus qui n'est pas miraculeux on a une petite idée du réchauffement que l'on a déjà observé et que l'on va observer dans le futur.

Compteur 37'52" : Morel poursuit : "Alors maintenant que penser du reste ?
Premièrement, il faut savoir que tous les modèles du climat sont absolument essentiels. Car sans modèle on ne peut rien faire. Vraiment si on veut comprendre les choses de façon quantitative, il nous faut des modèles. Le problème c'est que les modèles ne représentent pas la réalité. Ils font des moyennes sur des surfaces de l'ordre de 10000km2 minimum ou 100000 km2. Et par conséquent bien entendu dans un bloc de fluide de cette ampleur, on ne peut pas représenter les détails. Donc au lieu de représenter les détails, ils utilisent des formules empiriques pour représenter plus ou moins l'effet sur les différents flux mais alors ces formules empiriques, elles ont des coefficients, arbitraires, qu'il faut ajuster. Effectivement, on les ajuste. Mais comment est-ce qu'ils les ajustent. Ils les ajustent plus ou moins en essayant de reproduire le cycle saisonnier et comme on fait ça depuis tout le temps, depuis toujours, on a toujours le même résultat.
En effet, il y a trente ans, les premiers modèles, les plus simples, vraiment primitifs, extrêmement simplistes donnaient exactement les mêmes résultats que maintenant.

La fourchette, la fameuse fourchette de 1,5 à 4,5°C qui est publiée partout, existait, il y a trente ans. C'était la même fourchette parce que c'est le même cycle saisonnier. Implicitement, ils ont tous fait la même chose. Ce que je fais devant vous avec les mains eux, ils le font avec des ordinateurs et des valeurs numériques mais c'est la même chose.. ils ont le même résultat. Alors ça veut dire que leurs prédictions de réchauffement ne sont pas mauvaises puisqu'elles sont fondées sur l'observation empirique [...]

Malheureusement, ça ne nous renseigne pas beaucoup sur le reste. Tout ce qui dépend en détail de phénomènes météorologiques intenses et localisés comme les pluies en particulier, est plus ou moins massacré dans les modèles. Et par conséquent toutes les prédictions des conséquences de l'impact du réchauffement global sur l'environnement sont plus ou moins ratées.
Pour vous donner une idée, prenons un bout de terrain, un région sur lequel il pleut une certaine quantité d'eau de pluie en un mois. Si cette pluie tombe tous les jours, elle s'infiltre un petit peu et quand le soleil réapparaît, elle s'évapore. Donc la pluie se réévapore, il n'y a pas de ruissellement. Si au contraire ça tombe d'un seul coup en un ou deux gros événements sporadiques, à ce moment là, ça fait une petite inondation locale, ça ruisselle et ça remplit les rivières. Donc suivant la distribution dans le temps, dans ce cas là différentes, pour la même quantité moyenne, on obtient des résultats tout à fait différents.
C'est exactement ce qu'il se passe avec nos modèles c'est à dire que d'accord, ils font des moyennes mais le résultat qu'ils obtiennent n'a aucune raison d'être vraiment le résultat que l'on souhaite de la réalité parce qu'ils ne représentent pas la réalité."

Compteur 41'05 jusqu'à la fin : "On lit dans les documents officiels "les modèles climatiques découlent des lois de la physique" Je le cite parce que je l'ai lu. Mais c'est pas vrai ! Les modèles climatiques ne sont pas fondés sur les lois de la physique.

Les lois de la physique sont des lois microscopiques. Et le fait que les modèles en question aient un hiatus entre ce qu'ils représentent effectivement c'est à dire des moyennes à l'échelle d'un bloc de 100 par 100 km ou plus et puis la réalité détaillée, locale, si vous voulez, ce hiatus fait qu'il y a déconnexion. Les lois de la physique ne s'appliquent plus. Alors c'est vrai que les modélisateurs aiment bien croire que leurs modèles sont fondés sur les lois de la physique parce que si c'était vrai, à ce moment là, il n'y a pas besoin de vérifier leurs formules. Leurs formules seraient automatiquement bonnes puisqu'elles seraient appuyées sur les lois de la physique. Mais malheureusement elles ne le sont pas..
C'est là le pied d'argile du système. Le gros danger c'est que ces modèles ne sont pas vraiment reliés de façon solide, appuyés, fondés sur les lois de la physique.
Donc il faut aller vérifier les lois empiriques. il faut aller les regarder de près. Et ça c'est malheureusement très difficile parce que si vous prenez la moyenne sur 100 par 100km d'une série de nuages convectifs, si vous faites la moyenne vous ne voyez plus rien du tout. l'air qui monte est très humide, celui qui descend est plus sec. On fait la moyenne, on trouve un truc intermédiaire, c'est tout, mais on ne trouve rien du détail du fonctionnement mécanique du système.
Donc on ne peut pas prédire les événements. Ces formules sont entachées de doute et ça malheureusement je crains que la voie sur laquelle s'est engagée la recherche climatique actuelle ne conduise pas une résolution de ces points là parce que les modèles climatiques n'ont pas les moyens d'exploiter les observations qu'on peut faire de phénomènes de petite échelle.. On peut très bien aller observer un nuage cumulus ou un ouragan et ramener un tas d'informations mais un modèle climatique ne peut pas comparer cette information expérimentale à l'objet qui est prédit par le modèle parce que ce n'est pas la même histoire, ce n'est pas la même météorologie, ce n'est pas la même situation. Et par conséquent un modèle climatique qui représente une histoire théorique de la planète n'a aucune chance de représenter un ouragan particulier qu'on aura été mesurer. Ces modèles climatiques n'ont pas le moyen d'exploiter ces informations. Les météos, oui. Les météorologistes exploitent cette observation, l'injectent dans les modèles. On appelle ça l'assimilation des données. Il l'appellent l'initialisation d'une prévision déterministe. Si on veut comparer les résultats de modèles à des phénomènes réels, il faut un modèle météorologique. Un modèle qui absorbe les données instantanément et qui initialise les prévisions. Alors là on peut voir si ça donne la bonne pluie ou pas. On peut vérifier le lendemain s'il a plu ou pas. Mais autrement, non.

Par conséquent, actuellement, les modèles de la science climatique théorique, tout cela est engagé sur une voie sans issue.

On ne progresse plus depuis au mois dix ans. Alors voilà la situation de la recherche, si je peux me permettre de le dire : Nous avons de bonnes idées sur la façon du comment ça marche. On a pas mal d'observations, d'ingénieurs, de techniciens même de scientifiques qui font des observations mais on n'arrive pas à passer la barrière. La barrière qui a été érigée entre la science du climat -je parle de mes collègues américains surtout-. Les scientifiques du climat d'un côté et les ingénieurs ou autres techniciens de la météorologie de l'autre. Et entre les deux ça ne passe pas. Pour des tas de raisons techniques (plus philosophiques) et par conséquent tant que ça ne passe pas, on a un vrai problème et on ne va pas le résoudre en cinq minutes.
Merci beaucoup !"
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Je pense que ce texte se passe de commentaires. Le franc-parler et, souvent, l'humour de Pierre Morel font mouche.

Pierre Morel n'hésite pas à relever un certain nombre de points délicats et même décisifs, pour beaucoup d'entre eux, qui sont à la base des multiples interrogations des sceptiques du climat mais qui demeurent, le plus souvent, cachés au grand public et aux politiques.
Comme d'habitude, il n'est hélas pas étonnant que nos grands médias nationaux n'aient jamais évoqué cette conférence remarquable, donnée pourtant par un des fondateurs de la recherche climatique dans notre pays.

 


25 Avril 2012 : Mise à jour : Nouveau rétropédalage de James Lovelock, l'inventeur de la théorie "Gaïa" et (ex) gourou des environnementalistes (voir, par exemple, un panégyrique typique).
Après avoir sérieusement et progressivement modéré ses propos ultra-alarmistes antérieurs au cours des années précédentes, et, notamment, deux ans après ses déclarations particulièrement critiques sur les pratiques de la science (notamment climatique) rapportées ci-dessous, James Lovelock se ravise, une fois encore.
Il déclare notamment qu'il a "excessivement extrapolé " et que la science climatique est mal comprise et, en particulier, que l'influence des oscillations naturelles des océans, mal prise en compte, pourrait jouer un rôle décisif sur le climat...

Inutile de préciser que, faisant suite à la défection toute récente d'une autre grande icône du mouvement environnementaliste devenue "solariste climato-sceptique", le Prof. Fritz Vahrenholt (l'auteur de "Die kalte Sonne" mentionnée ci-dessus), les adeptes du GIEC serrent les rangs et tentent de lovelockqueenminimiser la portée de ces événements, ce qui n'est pas facile notamment pour ce qui concerne James Lovelock dont la réputation est solidement établie au Royaume Uni et ailleurs.

Ci-contre, la Reine Elizabeth II remettant à James Lovelock, membre de la Royal Society, et Commandeur de l'Ordre de l'Empire Britannique (CBE) , les insignes de "Companion of Honour" pour l'ensemble de ses activités scientifiques.(2003).

 

 

 

 

James Lovelock a accordé une interview à la chaîne américaine "World News, msnbc.com". Voici une traduction de la partie du texte de msnbc qui rapporte les propos de Lovelock (que j'ai engraissés dans le texte ci-dessous).

Par Ian Johnston, msnbc.com (le 23 Avril 2012).

Titre : "Le scientifique de "Gaïa", James Lovelock : J'ai été 'alarmiste" au sujet du changement climatique."


lovelock012

"James Lovelock, le scientifique non conformiste qui est devenu le gourou du mouvement environnementaliste avec sa théorie "Gaïa" qui considère que la Terre est un organisme qui forme un tout, a admis qu'il avait été "alarmiste" au sujet du changement climatique et il a dit que d'autres commentateurs environnementalistes, tels Al Gore, l'avaient été eux aussi.

Lovelock qui a 92 ans écrit un nouveau livre dans lequel il dira que le changement climatique se produit encore mais pas aussi vite qu'il l'avait craint autrefois..

Il avait autrefois donné une des pires descriptions des effets du changement climatique. En 2006, dans un article du journal UK "The independent" il avait écrit que "avant la fin de ce siècle des milliards d'entre nous mourront et les quelques rares couples survivants iront en Arctique où le climat restera tolérable."

Cependant, a admis le professeur lors d'un interview téléphonique accordé à msnbc.com, il pense maintenant qu'il avait "excessivement extrapolé".
gaia2

Le nouveau livre qui devrait être publié l'année prochaine, sera le troisième dans une trilogie et fera suite à ses ouvrages précédents (1979 et 2009) " La revanche de Gaïa : Pourquoi la Terre se défend-elle et comment pouvons nous encore sauver l'humanité." ainsi que " Le visage évanescent de Gaïa : Un dernier avertissement : Profitez-en tant que vous le pouvez."

Le nouveau livre discutera sur la façon dont l'humanité peut changer son comportement de manière à aider à réguler les systèmes naturels de la Terre, en jouant un rôle semblable à celui, harmonieux, des plantes quand elles absorbent le dioxyde de carbone et produisent de l'oxygène.

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Les tours habituels du climat :

Il (NdT : le livre à venir) reflétera sa nouvelle opinion que le réchauffement climatique n'est pas venu aussi vite qu'il l'attendait.

“Le problème c'est que nous ne savons pas ce que fait le climat en ce moment. Nous pensions le savoir, il y a vingt ans. Ceci a poussé à l'écriture de quelques bouquins alarmistes - y compris le mien - parce que ça paraissait bien clair, mais cela ne s'est pas produit." a dit Lovelock.

"Le climat fait ses trucs habituels. En réalité, il ne se passe pas grand chose de nouveau, jusqu'à présent. Nous étions censés être, en ce moment, à mi-chemin d'un monde en train de griller." dit-il.

"Le monde ne s'est pas beaucoup réchauffé depuis le début du millénaire. 12 ans semblent être une durée raisonnable...la température est restée pratiquement constante alors qu'elle aurait dû augmenter -- le dioxyde de carbone est en augmentation, cela n'est pas remis en question." a-t-il ajouté.

Quand on lui demande s'il était maintenant un climato-sceptique, Lovelock a répondu à MSNBC.com "Cela dépend de ce que vous voulez dire par sceptique. Je ne suis pas un négationniste."

Il a déclaré que les émissions de dioxyde de carbone causées par l'homme provoquaient une augmentation de la température globale mais il a ajouté que l'effet des océans n'était pas encore assez bien compris et qu'il pourrait avoir un rôle déterminant.

"Ce sont les océans qui pourraient faire toute la différence entre une période chaude et un âge glaciaire".dit-il.

Il a déclaré qu'il pensait encore que la changement climatique se produisait, mais que ses effets se feraient sentir plus tard dans le futur qu'il le pensait auparavant.

“Nous aurons le réchauffement climatique, mais il est quelque peu retardé." a dit Lovelock.
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'J'ai commis une erreur ' :

Il a dit qu'en tant qu'indépendant et solitaire, cela ne le gêne pas de dire "Eh bien oui, je me suis trompé." Il a ajouté qu'un scientifique de l'université ou du gouvernement pourrait craindre que la reconnaissance d'une erreur l'amène à perdre ses financements.

Il a cité les ouvrages de Gore "Une vérité qui dérange" et le "Faiseur de Climat" de Tim Flannery comme d'autres exemples de prédictions "alarmistes".

En 2007, le Time Magazine avait cité Lovelock parmi les 13 leaders visionnaires dans un article sur les "Héros de l'Environnement", où figuraient également Gore, Mikhail Gorbatchev et Robert Redford. (NdT : Ainsi d'ailleurs que le Prince Charles, David Suzuki et Angela Merkel)"

[....]

Quelques remarques sur les déclarations de J. Lovelock.

  • James Lovelock a 92 ans. Il travaille seul, observe l'évolution de la science climatique, celle des indicateurs et réfléchit. Il n'a rien à perdre ni à gagner et peut parler librement, comme le précise le journaliste qui l'interrogeait : "Cela ne le gêne pas de dire "Eh bien oui, je me suis trompé." Il a ajouté qu'un scientifique de l'université ou du gouvernement pourrait craindre que la reconnaissance d'une erreur l'amènerait à perdre ses financements."
    N'est ce pas ce que tout scientifique devrait pouvoir faire : Evoquer librement ses doutes, ses erreurs et ses incertitudes ?
    Faut-il attendre d'avoir atteint l'âge de la retraite pour pouvoir le faire ?

  • Lovelock constate que l'évolution actuelle du climat ne cadre pas avec les modèles présents et antérieurs. Il dit : "Le problème c'est que nous ne savons pas ce que fait le climat en ce moment. Nous pensions le savoir, il y a vingt ans.".
    En d'autres termes, il n'est pas d'accord avec les affirmations selon lesquelles "la science est comprise".


  • Lovelock reconnaît explicitement que " l'effet des océans n'est pas encore assez bien compris et qu'il pourrait avoir un rôle déterminant.". Il ajoute "Ce sont les océans qui pourraient faire toute la différence entre une période chaude et un âge glaciaire", dit-il. Ce qui n'étonnera guère les lecteurs familiers des nombreux articles commentés dans cette page.

  • Lovelock est totalement indépendant. Il ne peut guère être suspecté d'être financé en sous-main par des intérêts pétroliers ou autres, ce qui constitue un des arguments ad hominem aussi classiques qu'infondés, utilisé par les supporters du GIEC (comme Naomi Oreskes, entre autres) à l'encontre des "dissidents".

Brève revue de presse :

Compte tenu de sa notoriété, les médias anglophones ont largement fait écho aux propos de James Lovelock. A ma connaissance et sauf quelques rares exceptions (sur Internet), les médias francophones n'en ont strictement rien dit. Est-ce étonnant ?

Voici, parmi beaucoup d'autres, quelques exemples de communiqués de la presse anglophone au sujet des déclarations de Lovelock.

The register (UK) :"Lovelock, le scientifique de Gaïa ' J'avais TORT et j'étais alarmiste sur le climat'. "J'avais juré que la Terre devrait être en train de frire, maintenant."
The Daily Mail (UK) : "'Je me suis trompé' Le théoricien de Gaïa, James Lovelock, admet qu'il était 'alarmiste" au sujet des impacts du changement climatique".
The Daily Telegraph (AU) : "Les avertissements alarmistes au changement climatique, "c'est tout du vent" déclare le scientifique britannique James Lovelock."
Toronto Sun (CA) : "L'Apocalypse repoussée".
Le Daily Mail :" L'Apocalypse repoussée".
The Telegraph (AU) :
"Le poison Lovelock pour l'alarme climatique".

etc...

Rapproché de celui-ci, la lecture du billet suivant, rédigé il y a maintenant plus de deux ans, apporte un éclairage révélateur sur l'évolution des idées de l'inventeur de la théorie dite Gaïa, au cours de ces dernières années. Cette évolution et ses causes profondes sont, à mon avis, typiques de la démarche de nombreux "climato-sceptiques". (Sauf la fin, bien entendu.)
Je vous en conseille la lecture.

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04 Avril 2010 : James Lovelock, le père de la théorie dite Gaïa, est un grand totem des environnementalistes. Il nous donne son avis sur l'affaire du CRU, sur les climato-sceptiques, sur la pratique de la science du climat etc...Très surprenant et plutôt rassurant. Enfin... presque tout. Sauf la fin.

James Lovelock est mondialement connu pour avoir enfanté, il y a près de 40 ans, la théorie dite de Gaïa selon laquelle la Terre serait, en gros, un gigantesque organisme vivant qui s'autorégule (hémostasie), attaqué par une espèce (la nôtre). Entre autres, il a écrit un livre,"La revanche de Gaïa", dont le titre est explicite. Lovelock est considéré par lovelock3beaucoup comme l'un des pères tutélaires de l'environnementalisme.

Ci-contre la photo de James Lovelock avec, en arrière plan, la statue de Gaïa, la déesse tutélaire de notre planète.

Si l'on m'avait prédit, il y a quatre ans, que je rapporterais, un jour, les propos de James Lovelock dans cette page, je n'y aurais pas cru. De fait, ce scientifique britannique, aussi atypique qu'indépendant, était l'auteur de propos apocalyptiques sur l'avenir de la planète, tels que celui-ci :

En Janvier 2006 dans le journal anglais "The Independent" James Lovelock affirmait sans ambages que, du fait du réchauffement climatique, : " des milliards d'entre nous périront et quelques rares couples d'humains reproducteurs survivront seulement en Arctique où le climat sera tolérable", vers la fin du XXIème siècle ...Rien que ça.
Selon James Lovelock, la température devait augmenter de 8°C dans les régions actuellement tempérées ce qui supprimerait toute possibilité de survie du fait de la disparition de l'agriculture...ce qui excédait largement les prévisions (scénarios, projections) du GIEC les plus pessimistes....

En Septembre 2007, James Lovelock a sérieusement modéré son discours en affirmant que, peut-être, rien n'était perdu, que les problèmes pouvaient être réglés, grâce, notamment, à sa dernière invention avec laquelle il espérait obtenir le méga-prix Virgin-Branson.

A la fin Mars 2010, James Lovelock (toujours bon pied bon oeil, à 90 ans) a donné un nouvel interview au Guardian UK et il tient, cette fois-ci, des propos sur un certain nombre de questions de science contemporaine qui me semblent frappés au coin du bon sens et que j'ai voulu partager avec vous.
Ci-dessous, je donne une traduction (approximative, car Lovelock utilise parfois un langage familier) de quelques unes de ses réponses lors de l'interview du Guardian. Vous trouverez le texte original complet de l'interview de Lovelock, ici. En gras, les réponses de Lovelock. En maigre italique, les questions ou commentaires de l'interviewer du Guardian. En petits caractères, les déclarations en anglais de Lovelock.
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"Sa réaction à la première lecture au sujet des Emails volés du CRU (Il a confessé plus tard qu'il n'avait pas lu les originaux en disant " Bizarrement, j'étais fortement réticent à y fourrer mon nez)"

"I was utterly disgusted. My second thought was that it was inevitable. It was bound to happen. Science, not so very long ago, pre-1960s, was largely vocational. Back when I was young, I didn't want to do anything else other than be a scientist. They're not like that nowadays. They don't give a damn. They go to these massive, mass-produced universities and churn them out. They say: "Science is a good career. You can get a job for life doing government work." That's no way to do science.

I have seen this happen before, of course. We should have been warned by the CFC/ozone affair because the corruption of science in that was so bad that something like 80% of the measurements being made during that time were either faked, or incompetently done.

Fudging the data in any way whatsoever is quite literally a sin against the holy ghost of science. I'm not religious, but I put it that way because I feel so strongly. It's the one thing you do not ever do. You've got to have standards.

You can make mistakes; they're helpful. In the old days, it was perfectly OK to make a mistake and say so. You often learned from it. Nowadays if you're dependent on a grant – and 99% of them are – you can't make mistakes as you won't get another one if you do. It's an awful moral climate and it was all set up for the best of reasons. I think it was felt there was far too much inequality in science and there was an enormous redress. Looking around the country [at the wider society] this was good on the whole, but in some special professions you want the best, the elite. Elitism is important in science. It is vital."

J'ai été profondément dégoûté. Ma seconde pensée a été que c'était inévitable. Cela devait arriver. La Science, il n'y a pas si longtemps, avant 1960, était surtout une affaire de vocation. Quand, j'étais jeune, je ne voulais rien faire d'autre que d'être un scientifique. Il n'y en a plus des comme ça, de nos jours. Ils n'en ont rien à faire. Ils s'en vont dans ces énormes universités, produites en masse et ils suivent les enseignements mécaniquement. Ils disent "la Science, c'est une bonne carrière. Vous pouvez trouver un travail pour la vie en faisant du boulot pour le gouvernement". Ce n'est pas comme ça qu'on fait de la science.

Bien sûr, j'avais déjà vu ça auparavant. Nous aurions dû être avertis par l'affaire CFC/Ozone parce que la corruption de la science y était si mauvaise que quelque chose comme 80% des mesures qui étaient faites à cette époque étaient soient truquées soient faites de manière incompétente.

Trafiquer les données de quelque façon que ce soit et quelle qu'en soit la raison, est un péché contre l'esprit saint de la science. Je ne suis pas religieux mais je le dis de cette manière parce que je le ressens si intensément. C'est une chose que vous ne devez jamais faire. Vous devez avoir des règles.

Vous pouvez commettre des erreurs: Elles sont utiles. Autrefois, c'était parfaitement OK de commettre des erreurs et de le dire. Vous en tiriez souvent un enseignement. De nos jours si vous dépendez d'une dotation - et 99% d'entre eux sont dans ce cas - vous ne pouvez pas faire d'erreur parce que vous n'aurez pas d'autre dotation si vous le faites. Cela crée un climat moral affreux et cela a été mis en place pour les meilleures raisons. Je pense qu'il avait été ressenti qu'il y avait beaucoup trop d'inégalité en science et il y a eu une énorme correction. Si on regarde tout autour dans le pays [et dans l'ensemble de la société ] c'était globalement une bonne chose, mais dans certaines professions particulières, ce que vous voulez c'est le meilleur, l'élite. L'élitisme est important en science. C'est vital. "
[.....]

Sur la confiance excessive portée aux modèles informatiques :

"I remember when the Americans sent up a satellite to measure ozone and it started saying that a hole was developing over the South Pole. But the damn fool scientists were so mad on the models that they said the satellite must have a fault. We tend to now get carried away by our giant computer models. But they're not complete models. They're based more or less entirely on geophysics. They don't take into account the climate of the oceans to any great extent, or the responses of the living stuff on the planet. So I don't see how they can accurately predict the climate. It's not the computational power that we lack today, but the ability to take what we know and convert it into a form the computers will understand. I think we've got too high an opinion of ourselves. We're not that bright an animal. We stumble along very nicely and it's amazing what we do do sometimes, but we tend to be too hubristic to notice the limitations. If you make a model, after a while you get suckered into it. You begin to forget that it's a model and think of it as the real world. You really start to believe it."

"Je me souviens quand les américains ont envoyé un satellite pour mesurer la couche d'ozone et quand celui-ci commença à dire que le trou se développait au dessus du pôle Sud. Mais ces bougres d'idiots de scientifiques étaient si fous de leurs modèles qu'ils ont dit que le satellite devait se tromper. Nous avons tendance à nous laisser entraîner par nos modèles d'ordinateurs géants. Mais ce ne sont pas des modèles complets. Ils reposent plus ou moins complètement sur la géophysique. Ils ne prennent pas en compte le climat des océans de manière suffisamment importante, ou la réponse des choses qui vivent sur la planète. Ainsi, je ne vois pas comment ils peuvent prédire le climat avec précision. Ce n'est pas la puissance de calcul qui nous manque aujourd'hui mais notre capacité à prendre ce que nous savons et le mettre sous une forme que les ordinateurs comprendront. Je pense que nous avons une trop bonne opinion de nous mêmes. Nous ne sommes pas des animaux si brillants que ça. Nous avançons à tâtons avec succès et il est parfois étonnant que nous le fassions, mais nous avons tendance à être trop sûrs de nous pour nous rendre compte de nos limites. Si vous faites un modèle, après un certain temps, il va vous engloutir. Vous commencez à oublier que c'est un modèle et vous allez le voir comme s'il était le monde réel. Vous commencez réellement à le croire."

A propos des climato-sceptiques :

We're very tribal. You're either a goodie or a baddie. I've got quite a few friends among the sceptics, as well as among the "angels" of climate science. I've got more angels as friends than sceptics, I have to say, but there are some sceptics that I fully respect. Nigel Lawson is one. He writes sensibly and well. He raises questions. I find him an interesting sceptic. What I like about sceptics is that in good science you need critics that make you think: "Crumbs, have I made a mistake here?" If you don't have that continuously, you really are up the creek. The good sceptics have done a good service, but some of the mad ones I think have not done anyone any favours. Some of them, of course, are corrupted and employed by oil companies and things like that. Some even work for governments. For example, I wouldn't put it past the Russians to be behind some of the disinformation to help further their energy interests. But you need sceptics especially when the science gets very big and monolithic.

I respect their right to be sceptics. Nigel Lawson is an easy person to talk to. He's more like a defence counsel for the sceptics than a right-winger banging the drum. His book is not a diatribe or polemic. He tries to reason his case.

There is one sceptic that everyone should read and that is Garth Paltridge. He's written a book called the Climate Caper. It is a devastating, critical book. It is so good. This impresses me a lot. Like me, he's convinced that if you put a trillion tonnes of carbon dioxide into the atmosphere, which we will have done in 20 years' time, it's going to have some nasty effects, but what we don't know if how nasty and when. If you look back on climate history it sometimes took anything up to 1,000 years before a change in one of the variables kicked in and had an effect. And during those 1,000 years the temperature could have gone in the other direction to what you thought it should have done. What right have the scientists with their models to say that in 2100 the temperature will have risen by 5C? There are plenty of incidences where something turns on the heat, but temperatures actually go down perversely, before eventually going up. A cold winter may mean nothing, as could 10 cold winters in a row.

The great climate science centres around the world are more than well aware how weak their science is. If you talk to them privately they're scared stiff of the fact that they don't really know what the clouds and the aerosols are doing. They could be absolutely running the show. We haven't got the physics worked out yet. One of the chiefs once said to me that he agreed that they should include the biology in their models, but he said they hadn't got the physics right yet and it would be five years before they do. So why on earth are the politicians spending a fortune of our money when we can least afford it on doing things to prevent events 50 years from now? They've employed scientists to tell them what they want to hear. The Germans and the Danes are making a fortune out of renewable energy. I'm puzzled why politicians are not a bit more pragmatic about all this.

We do need scepticism about the predictions about what will happen to the climate in 50 years, or whatever. It's almost naive, scientifically speaking, to think we can give relatively accurate predictions for future climate. There are so many unknowns that it's wrong to do it.

Nous sommes très tribaux. Vous êtes soit un bon, soit un méchant. J'ai quelques amis parmi les sceptiques, tout comme parmi les "anges" de la science climatique. Je dois dire que j'ai plus d'anges comme amis que de sceptiques mais il y a quelques sceptiques que je respecte tout à fait. Nigel Lawson en fait partie. Il écrit intelligemment et bien. Il soulève des questions. Je trouve que c'est un sceptique intéressant. Ce que j'aime chez les sceptiques c'est que dans la bonne science, vous avez besoin de critiques qui vous font réfléchir : "Zut ! Est ce que j'ai fait une erreur, là ?" Si vous n'avez pas cela continuellement, vous êtes réellement mal. Les bons sceptiques ont rendu un grand service, mais certains parmi les fous, je pense qu'il n'ont fait du bien à personne. Certains d'entre eux, bien sûr, sont corrompus et employés par les compagnies pétrolières ou des choses comme ça. Certains même travaillent pour les gouvernements. Par exemple, je ne mettrais pas ma main au feu que les Russes ne sont pas derrière une partie de la désinformation dans le but de faire la promotion de leurs intérêts énergétiques. Mais vous avez besoin des sceptiques, tout particulièrement quand la science grossit beaucoup et devient monolithique.

Je respecte leur droit d'être critique. Nigel Lawson est une personne avec laquelle il est facile de discuter. Il est plus comme un avocat de défense des sceptiques qu'un homme de droite tapant sur un tambour. Son livre n'est pas une diatribe ou une polémique. Il essaye de raisonner son affaire.

Il y a un sceptique que tout le monde devrait lire. C'est Garth Paltridge (NDT : Un climatologue Australien sceptique , cité dans cette page). Il a écrit un livre qui s'appelle la Farce du Climat (NDT : "Climate Caper" : traduction collins. Ce peut-être aussi, le détournement, la blague etc..). C'est un bouquin critique et dévastateur. Il est si bon. Il m'impressionne beaucoup. Comme moi-même; il est convaincu que si vous envoyez mille milliards de tonnes de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, ce que nous aurons fait dans 20 ans, cela aura quelques effets néfastes. Mais ce que nous ne savons pas, c'est dans quelle proportion ils seront néfastes, ni quand. Si vous regardez dans l'histoire du passé du climat, cela a pris quelquefois jusqu'à mille ans avant qu'un changement dans les variables se produise brusquement et a eu un effet. Et pendant ces mille années, la température aurait pu aller dans le sens inverse de ce que vous auriez pu penser. Quelle est la justification pour que des scientifiques, avec leurs modèles, nous disent qu'en 2100 la température aura monté de 5°C ? Il y a plein de situations où quelque chose fait monter la chaleur, mais, en fait, la température descend de manière perverse, avant de finalement remonter. Un hiver froid ne signifie rien, tout comme dix hivers froids à la suite.

The great climate science centres around the world are more than well aware how weak their science is. If you talk to them privately they're scared stiff of the fact that they don't really know what the clouds and the aerosols are doing. They could be absolutely running the show. We haven't got the physics worked out yet. One of the chiefs once said to me that he agreed that they should include the biology in their models, but he said they hadn't got the physics right yet and it would be five years before they do. So why on earth are the politicians spending a fortune of our money when we can least afford it on doing things to prevent events 50 years from now? They've employed scientists to tell them what they want to hear. The Germans and the Danes are making a fortune out of renewable energy. I'm puzzled why politicians are not a bit more pragmatic about all this.
We do need scepticism about the predictions about what will happen to the climate in 50 years, or whatever. It's almost naive, scientifically speaking, to think we can give relatively accurate predictions for future climate. There are so many unknowns that it's wrong to do it.


"Les grands centres de recherche sur le climat, tout autour du monde, sont plus que conscients à quel point leur science est faible. Si vous leur parlez en privé, ils ont une peur bleue du fait qu'ils ne savent pas réellement ce que font les nuages et les aérosols. Ils pourraient être absolument décisifs pour toute cette affaire. Nous n'avons pas encore compris cette physique. Un de leurs chefs m'a dit un jour qu'il était d'accord qu'ils devraient inclure la biologie dans leurs modèles, mais il m'a dit qu'ils n'ont pas encore la physique correcte à ce sujet et qu'il faudrait encore cinq ans pour y arriver. Alors pourquoi, bon sang, les politiciens sont-ils en train de dépenser une fortune avec notre argent alors que nous en avons moins les moyens [NDT, en ce moment], pour faire des choses destinées à empêcher des événements qui se produiront dans 50 ans ? Ils ont embauché des scientifiques pour qu'ils leur disent ce qu'ils voulaient entendre. Les Allemands et les Danois sont en train de se faire une fortune avec les énergies renouvelables. Je suis étonné que les politiciens ne soient pas un peu plus pragmatiques sur tout ça.
Nous avons vraiment besoin de scepticisme sur les prédictions de ce qui va arriver au climat dans 50 ans, ou quoi que ce soit. C'est tout à fait naïf, scientifiquement parlant, de penser que nous pouvons fournir des prédictions relativement précises sur le climat du futur. Il y a tant d'inconnues qu'il est absurde de le faire.. "
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Stupéfiant ! N'est-ce pas ? Lovelock tient un langage que ne renierait certainement pas un scientifique climato-sceptique. Aussi bien sur la fragilité des modèles théoriques que sur la fragilité des modélisations informatiques et des prédictions... "qu'il est absurde de faire" tant sont nombreuses les inconnues.

La fin de l'interview portait sur les solutions à apporter au changement climatique; Quoique, quand on a lu ce qui précède on peut se demander où est la logique d'un raisonnement qui commence par affirmer qu'il existe d'énormes incertitudes dans les prédictions du changement climatique jusqu'à en arriver au point qu'on ne peut pas prédire le climat futur ...et qui se termine en proposant des solutions pour le moins draconiennes pour lutter contre le changement climatique. ..
Voyons cela :
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Sur la manière dont les humains vont s'y prendre pour gérer le changement climatique.

We need a more authoritative world. We've become a sort of cheeky, egalitarian world where everyone can have their say. It's all very well, but there are certain circumstances – a war is a typical example – where you can't do that. You've got to have a few people with authority who you trust who are running it. And they should be very accountable too, of course.

But it can't happen in a modern democracy. This is one of the problems. What's the alternative to democracy? There isn't one. But even the best democracies agree that when a major war approaches, democracy must be put on hold for the time being. I have a feeling that climate change may be an issue as severe as a war. It may be necessary to put democracy on hold for a while.

"Nous avons besoin d'un monde plus autoritaire. Nous sommes devenus une sorte de monde égalitaire et effronté où chacun a son mot à dire. Tout ça c'est très bien, mais il y a certaines circonstances -une guerre est un exemple typique- où nous ne pouvons pas faire ça. Il vous faut quelques personnes qui ont l'autorité, auxquelles vous faites confiance et qui se chargent de l'affaire. Et ils devraient aussi, bien sûr, rendre des comptes.

Mais cela ne peut pas se faire dans une démocratie moderne. Ceci est un des problèmes. Quelle est l'alternative à une démocratie ? Il n'y en a pas. Mais même les meilleures démocraties sont d'accord pour que quand une guerre majeure approche, la démocratie soit suspendue pendant le temps nécessaire. J'ai le sentiment que le changement climatique pourrait être aussi sévère qu'une guerre. Il est peut-être nécessaire de suspendre la démocratie pour quelque temps."
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Quelques commentaires : Comme je l'ai écrit plus haut, James Lovelock s'exprime, dans bien des domaines comme le feraient beaucoup de lovelock1scientifiques climato-sceptiques y compris sur l'affaire du trou de l'ozone, pour certains d'entre eux. Ainsi, Lovelock est-il parfaitement conscient des imperfections, des faiblesses, des nombreuses inconnues et du caractère hasardeux des résultats des modèles actuels qui sont pourtant présentés comme des quasi certitudes (à 90%) par le GIEC, au grand public et aux politiques.

A l'évidence, le discours de Lovelock a beaucoup évolué au cours de ces dernières années, alors qu'il n'hésitait pas, en 2006, à nous prédire une hausse de température de +8°C et que " des milliards d'entre nous périront et quelques rares couples d'humains reproducteurs survivront seulement en Arctique où le climat sera tolérable". Nul doute, comme il l'avoue lui-même, que la lecture du livre de Garth Paltridge qui est effectivement critique et dévastateur pour la science climatique actuelle, y soit pour quelque chose.

Pourtant, bien qu'il soit manifestement pétri d'incertitudes comme la majorité des scientifiques raisonnables, James Lovelock, jugeant que notre société démocratique, "égalitaire et effrontée où chacun a son mot à dire", ne peut convenir pour résoudre un problème qu'il sait pourtant imprévisible, suggère l'avènement imminent d'un régime autoritaire, parce qu'il a "le sentiment que le changement climatique pourrait être aussi sévère qu'une guerre". C'est assez curieux comme raisonnement. Je ne relèverais pas si ce genre d'affirmation n'était aussi fréquemment entendue et partagée par les tenants d'une certaine frange de la "deep ecology" dont le réchauffement climatique est le cheval de bataille ...

Est-il nécessaire de rappeler à ces fans (plus nombreux qu'on ne le pense) d'un "régime autoritaire" au nom d'un état de guerre contre le changement climatique, que c'est justement au nom de la survie de la démocratie que les pays alliés ont combattu contre l'autoritarisme pendant la dernière guerre et qu'aucun des pays démocratiques engagés au côté des alliés n'a jamais "suspendu la démocratie", même pendant cette dure période ?

Ce texte de Lovelock mérite d'être lu et médité. Il est éclairant sous bien des aspects, pour le débat actuel.


29 Mars 2010 : Pierre-Gilles de Gennes au sujet des relations science-écologie-climat.

PGG1

Tout le monde sait que notre brillant et très populaire prix Nobel de Physique 1991, ("le Newton de notre époque" a déclaré le président du Comité Nobel), n'était pas un "climatologue", comme l'on dit maintenant. Mais il était un savant hors pair, dont la culture scientifique était aussi vaste que profonde notamment en physique, en chimie, et en biologie. A vrai dire, elle faisait l'admiration de tous ceux qui l'ont connu.

Ci-contre, Pierre-Gilles de Gennes que ses amis appelaient familièrement PGG, avec deux de ses collègues, entourés de leurs étudiants lors d'un interclasse du Colloque "La semaine Lavoisier" Les Houches (Savoie, Jan. 2001).

Plutôt que de profiter des honneurs, réceptions et multiples invitations de la part des médias que lui apportaient sa notoriété et son rayonnement personnel, Pierre-Gilles de Gennes préféra consacrer une grande partie des deux années qui ont suivi l'attribution du Prix Nobel à "faire passer le message de la science" auprès de la jeunesse qu'il désirait attirer vers la science et les métiers scientifiques. Ainsi, décida-t-il de donner une longue série de conférences suivies de discussions, dans un grand nombre de lycées et de collèges (près de 200) en France comme à l'étranger. Inutile de dire qu'il reçut un accueil inoubliable pour lui comme pour les très nombreux élèves et enseignants qui ont bénéficié de sa visite.

PGG savait parler au public, jeune ou moins jeune. Sa grande simplicité et sa modestie faisaient merveille. Il avait l'art de simplifier, sans les déformer, de nombreuses notions scientifiques réputées délicates, notamment celles qui concernaient la matière molle (c'est une appellation qu'il n'aimait pas. Il la trouvait trop imprécise).

Lors de son retour, il décida de rédiger, avec l'aide de J. Badoz (Prof d'Optique à l'ESPCI et Dir. Scientifique de l'ESPCI dont PGG était le Directeur, à l'époque), un livre qui rassemblait, outre les résumés des conférences qu'il avait données, un certain nombre de considérations sur la science de son époque qu'il avait développées avec les élèves lors des discussions qui suivaient ses exposés. Ce livre fut édité sous le nom "Les Objets fragiles" par Plon en 1994. J'en conseille la lecture à tous ceux qui sont intéressés par la démarche scientifique, foncièrement pragmatique, des chercheurs qui ont développé ce nouveau champ de connaissance que l'on appelle, encore et malgré tout, "la Matière Molle" mais qui, en réalité, regroupe plusieurs domaines de recherche bien distincts.

Pierre-Gilles de Gennes, en tant que théoricien proche de l'expérience, était surtout un homme "papier-crayon" bien qu'il fut attiré par l'expérimentation. Il n'était certes pas un spécialiste des simulations numériques sur ordinateur. Ils les avait pourtant fréquemment pratiquées en tant qu'utilisateur des résultats obtenus par des numériciens spécialistes dans son (ses) domaine(s) de recherche qui étaient aussi nombreux que variés.
De manière générale, il n'était, sauf en de rares exceptions, guère impressionné par les performances des simulations numériques et, connaissant leur fragilité, il s'inquiétait surtout de leur application aux questions environnementales.
Voici ce que PGG a écrit, à ce sujet, dans "Les objets fragiles" (1)

"Les problèmes d'environnement sont souvent gérés par des spécialistes des "simulations", c'est à dire des gens dont la compétence est davantage dans l'ordinateur que dans les données scientifiques. A partir d'un gros ordinateur, on produit des prédictions qui paraissent respectables, même si les données sont insuffisantes. Voilà l'une des grandes plaies de notre époque. Le malheur, c'est que beaucoup de gens croient encore que l'ordinateur dit vrai et prédit l'inévitable (le même type de croyance a existé au XIXème siècle à l'égard du texte imprimé). Le simulateur informaticien est crédible puisque sa machine possède une puissance et une rapidité de calcul dont aucun cerveau humain ne serait capable. Le pouvoir ronflant des chiffres plus le pouvoir de l'image : de quoi entretenir dans l'opinion une mentalité magique pré-rationnelle."

Ce texte se passe de commentaire, sauf à rappeler qu'on croirait lire du Marcel Leroux ou du Claude Allègre(3), ou, encore, des textes rédigés par de nombreux scientifiques qui ont constaté, à de multiples reprises que les simulations numériques produisent, dans tous le cas, de beaux graphiques mais en font tout autant quand la science sous-jacente est incomprise ou incomplète. A titre personnel, j'ignorais que le même type de croyance (dans les ordinateurs) avait existé au XIXème siècle à l'égard du texte imprimé. Mais n'en est-il pas de même de la "télé" et de la presse de nos jours ? Quand on sait que certains élèves répondent à leur prof de collège (par exemple) : "Vous vous trompez monsieur. Ce n'est pas ce qu'ils ont dit à la télé !". (authentique).

Pierre-Gilles de Gennes qui n'était absolument pas opposé à l'écologie "rationnelle" s'inquiétait cependant des dérives que l'on percevait déjà nettement en 1992, lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro. C'est ainsi qu'il signa avec 71 autres prix Nobel et de nombreux autres scientifiques l'"Appel de Heidelberg" qui fut publié lors du Sommet, au grand dam de beaucoup des participants. Vous trouverez, par exemple, ici le texte original de l'appel d'Heidelberg et la liste des signataires.
Cet appel, très court, composé d'une dizaine de phrases, s'adressait aux dirigeants de la planète à l'aube du XXIème siècle. Voici cinq phrases tirées du texte cosigné par de Gennes qui me semblent révélatrices. En anglais d'abord, puis une traduction en français :

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"We want to make our full contribution to the preservation of our common heritage, the Earth"
"Nous voulons apporter notre totale contribution à la préservation de notre héritage commun, la Terre."

"We are, however, worried at the dawn of the twenty-first century, at the emergence of an irrational ideology which is opposed to scientific and industrial progress and impedes economic and social development."
"Cependant, à l'aube du vingt et unième siècle
, nous nous inquiétons de l'émergence d'une idéologie irrationnelle qui est opposée au progrès industriel et scientifique et qui entrave le développement économique et social."

We contend that a Natural State, sometimes idealized by movements with a tendency to look toward the past, does not exist and has probably never existed since man's first appearance in the biosphere, insofar as humanity had always progressed by increasingly harnessing Nature to its needs and not the reverse. We fully subscribe to the objectives of a scientific ecology for a universe whose resources must be taken stock of, monitored and preserved.
" Nous affirmons qu'un Etat Naturel, parfois idéalisé par des organisations qui ont tendance à regarder vers le passé, n'existe pas et n'a probablement jamais existé depuis la première apparition de l'homme dans la biosphère,
dans la mesure où l'humanité a toujours progressé par une exploitation croissante de la Nature selon ses besoins et non pas l'inverse. Nous souscrivons totalement aux objectifs de l'écologie scientifique pour un univers dont les ressources doivent être conservées, surveillées et préservées."

We do, however, forewarn the authorities in charge of our planet's destiny against decisions which are supported by
pseudoscientific arguments or false and nonrelevant data.
"Cependant, nous mettons en garde les autorités en charge de la destiné de notre planète contre des décisions qui reposent sur des arguments pseudoscientifiques ou sur des données fausses et inappropriées."

The greatest evils which stalk our Earth are ignorance and oppression, and not Science, Technology, and Industry, whose
instruments, when adequately managed, are indispensable tools of a future shaped by Humanity, by itself and for itself,
overcoming major problems like overpopulation, starvation and worldwide diseases.
"Les plus grands maux qui accablent notre Terre sont l’ignorance et l’oppression, et non la Science, la Technologie et l’Industrie dont les instruments, lorsqu’ils sont adéquatement gérés, sont les outils indispensables à un futur façonné par l’Humanité, par elle-même et pour elle-même, lui permettant ainsi de surmonter les problèmes majeurs tels que la surpopulation, la famine et les maladies répandues dans le monde entier" 
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A la différence de la plupart des autres pays, cette déclaration provoqua, en France, une véritable tempête de protestations, d'une rare virulence. (Quoique, de nos jours, on en a vu d'autres...). On en retrouve facilement les traces qui persistent sur la toile. Des contre-appels furent même rédigés et signés par des protestataires.
Pierre-Gilles de Gennes ne bougea pas d'un pouce et resta sur ses positions, jusqu'à la fin.
De fait, cet appel d'Heidelberg reflétait assez précisément ses positions sur le sujet comme en témoigne Laurence Plévert qui a consacré un grand nombre d'heures à interviewer et à enregistrer PGG, peu de temps avant son décès. Elle en a tiré un livre édité chez Belin (2) dans lequel elle déclare à la page 262 que "l'Appel d'Heidelberg est parfaitement conforme à son point de vue" .
Quelques lignes en amont, Laurence Plévert note que " Sans nier ni minimiser la dégradation de l'environnement, il (NDR : Pierre-Gilles de Gennes) dénonce ce qu'il appelle "la religion de l'écologisme" fondée sur le culte de la nature et la "croyance naïve" que tout ce qui est naturel est bon.".

Soit dit en passant, ces propos font écho aux déclarations de l'ancienne Directrice puis Présidente du CNRS, Catherine Bréchignac, qui écrivait dans son récent opuscule (4) : "Les défenseurs de cette nouvelle icône qu'est "Dame Nature" oublient que s'ils avaient vécu au Moyen Âge, leur espérance de vie n'aurait pas dépassé la trentaine d'années.....On l'aura compris, le rejet d'une certaine idolâtrie de la nature rejoint, pour moi, le goût et le souci d'une écologie authentique."

Laurence Plévert précise aussi que la position de PGG sur le nucléaire était très claire : "Il faudra vivre avec l'énergie nucléaire, il n'y a pas à se poser de questions là-dessus" disait-il. Et c'est à ce titre qu'il a signé une tribune avec ses collègues nobélisés Georges Charpak (un défenseur déterminé de l'énergie nucléaire) et J-M Lehn, dans le Figaro en 2006...Laquelle prônait aussi que c'était pour lutter contre le réchauffement climatique. Pourtant, comme nous allons le voir ci-dessous, les positions de Pierre-Gilles de Gennes sur les modélisations du réchauffement climatique étaient, pour le moins, réservées.

En tant que scientifique, Pierre-Gilles de Gennes prêchait pour un scepticisme vigilant, autrement dit pour une analyse critique de la littérature scientifique passée et présente, quels qu'en soient les auteurs et ceci aussi bien auprès des étudiants que de ses collègues. Il était d'ailleurs un referee extrêmement incisif et beaucoup de ceux dont les articles sont passés entre ses mains ont dû être surpris en lisant ses commentaires aussi brefs que pertinents.

Il appliquait d'ailleurs ses mêmes principes à ses propres travaux et avait horreur qu'on le prenne pour un "totem" (c'était le mot qu'il utilisait), c'est à dire pour une sorte de divinité infaillible, alors qu'il reconnaissait volontiers qu'il s'était lui-même parfois fourvoyé. C'est à ce titre et pour bien montrer que l'infaillibilité -même celle d'un prix Nobel- est un mythe, qu'il s'amusait, quelques années avant son décès, à donner des conférences entièrement consacrées au démontage des erreurs qu'il avait lui-même commises au cours de sa carrière.
On aimerait retrouver, au moins, quelques traces de cette humilité typiquement scientifique dans les propos des chercheurs et des journalistes qui s'expriment actuellement dans les médias...

Concernant plus spécifiquement le climat et la climatologie, Pierre-Gilles de Gennes, comme je l'ai signalé plus haut, n'était pas convaincu par les modélisations et en particulier par celles sur le climat. Voici la fin du texte de PGG(1) rapporté par Allègre, dans son livre : ".. En réalité, les modèles utilisés en 1994 pour prédire le climat futur ne sont même pas capables de restituer correctement le climat actuel. Les simulateurs les corrigent en ajustant le taux des échanges atmosphère/océan. Ces manipulations donnent une apparence de sérieux aux résultats. Mais elles peuvent, en fait, affaiblir toute la prédiction comme le montre une étude récente du MIT (Massachusetts Institute of Technology) (NDR : Je pense, sans en être certain, qu'il fait allusion à un ou à des articles de Lindzen sur l'effet iris publiés à partir de 2001). Comme le dit un commentateur de la grande revue Science : Dans la modélisation du climat presque tout le monde triche (un peu)".

La revue française bien connue, Pour la Science, a dédié un numéro spécial à Pierre-Gilles de Gennes, dans sa série " Les Génies de la Science". Il s'y retrouve à côté des Fermat, Charcot, Mendel, D'Alembert, Niels Bohr, Pasteur etc... A noter que le numéro 40 consacré à PGG est le tout dernier de cette série qui s'achève donc avec lui. Ceux qui l'ont bien connu ne doutent pas un instant qu'il a bien mérité sa place dans cette prestigieuse énumération.
Pierre-Gilles de Gennes est décédé dans la matinée du 18 Mai 2007.
La photo ci-contre a été prise dans son bureau, à l'ESPCI, en 2003. Un discret au revoir de la main...

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(1) "Les objets fragiles" P-G de Gennes et J. Badoz, Plon, 1994
(2) "Pierre-Gilles de Gennes" Laurence Plévert, Bélin-Pour la Science, 2009
(3) "L'imposture climatique ou la fausse écologie", Claude Allègre, Plon, 2010
(4) "N'ayons pas peur de la Science- Raison et déraison." Catherine Bréchignac, CNRS Editions, 2009.

 

IOP

02 Mars 2010 : l'IOP, le prestigieux "Institute Of Physics" Britannique , qui regroupe la quasi totalité des physiciens britanniques et de nombreux étrangers, ne mâche pas ses mots dans un tout récent mémorandum transmis au Comité d'Enquête sur UKparlla Science et la Technologie du Parlement Britannique, au sujet du Climategate, (les documents du Climate Research Unit (CRU) de l'Université d'East Anglia), l'un des piliers du GIEC.

Il est assez rare que je donne la parole à une Institution toute entière dans cette page. Je fais une exception pour l'Institute Of Physics UK que j'ai souvent eu l'occasion d'apprécier. L'IOP est une vénérable (fondée en 1874) société scientifique à but non lucratif qui a pour mission "d'accroître la pratique, la compréhension et les applications de la physique". Elle gère la collection des revues "Journal of Physics A, B, C etc".. dont la réputation de sérieux est bien connue. Dotée de 36000 membres, elle est la soeur Britannique de l'American Physical Society (l'APS) qui en regroupe à peu près autant. Je vous rappelle que l'IOP avait organisé un débat scientifique public entre Richard Lindzen (sceptique) et T.Thorpe (GIEC)... dès Juin 2007. Saluons leur sens de l'objectivité scientifique pour avoir mis en place un tel débat... plus de 2 ans et demi avant nos timides tentatives.

Une lecture attentive du document déposé par l'IOP auprès du Parlement Britannique est recommandée pour les anglicistes. Pour les autres, voici une traduction en français du texte des 12 premiers points (sur 13) évoqués par l'IOP. Le 13ème point concerne l'indépendance des données de température du CRU par par rapport à celles du GISS et de la NOAA. Il est particulièrement technique et .. obscur.
C'est l'IOP qui parle ...
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1. A moins qu'il soit prouvé que les emails sont des contrefaçons ou des adaptations, L'Institut est préoccupé par le fait que des philjonesimplications inquiétantes puissent affecter l'intégrité de la recherche scientifique dans ce domaine de recherche ainsi que la crédibilité de la méthode scientifique telle qu'elle est pratiquée dans ce contexte.

2. Les e-mails du CRU, tels qu'ils ont été publiés sur Internet apportent, de prime abord, l'évidence du refus concerté et déterminé, de se plier aux traditions scientifiques honorables et à la loi de liberté de l'information (NDT : FOI). Le principe suivant lequel les scientifiques doivent accepter d'exposer leurs idées et leurs résultats à une analyse indépendante et à la réplication par les autres, ce qui exige l'échange ouvert des données, des procédures et des matériaux, est vital. La non conformité [avec ce principe] a été confirmée par les résultats des enquêtes du Commissaire à l'Information. Ceci va bien au delà du CRU lui-même - la plupart des e-mails ont été échangés avec des chercheurs appartenant à un grand nombre d'autres institutions internationales qui sont également impliqués dans la formulation des conclusions du GIEC sur le changement climatique.

3. Il est important de réaliser qu'il y a deux catégories différentes de jeux de données qui sont impliquées dans les échanges de e-mails du CRU : Ceux qui résultent de la compilation des mesures instrumentales directes des températures des terres et des surfaces océaniques, telles que les jeux de données du CRU, du GISS et de la NOAA, et ceux qui concernent les reconstructions des températures historiques à partir des mesures issues d'indicateurs (NDT: proxys), tels que, par exemple, les anneaux de croissance des arbres.

4. La seconde catégorie relative aux reconstructions à partir des proxys, sert de base à la conclusion que le réchauffement du XXème siècle est sans précédent. Il est possible que les reconstructions qui ont été publiées, ne représentent qu'une partie des données brutes disponibles et peuvent être sensibles au choix qui est effectué et aux techniques statistiques utilisées. Des choix différents, des omissions ou des analyses statistiques peuvent conduire à des conclusions différentes. Cette possibilité était, à l'évidence, la raison pour laquelle quelques unes des demandes pour un complément d'information, ont été rejetées .

5. Les e-mails révèlent des doutes quant à la fiabilité d'un certain nombre de reconstructions et soulèvent des questions quant à la manière dont elles ont été représentées, telles que, par exemple, la suppression apparente dans des graphiques largement utilisés par le GIEC des résultats des proxys pour les dernières décennies qui ne sont pas en accord avec les relevés instrumentaux des températures contemporaines.

6. Il y a aussi matière à s'inquiéter de l'intolérance à la contradiction, mise en évidence dans les e-mails. Ceci fait obstacle au processus scientifique "d'auto-correction" lequel est vital pour l'intégrité du processus scientifique tout entier et pas seulement pour la recherche elle-même. Dans ce contexte, les e-mails du CRU relatifs au processus de revue par les pairs (NDT : peer-review) suggèrent la nécessité d'effectuer une enquête sur sa pertinence et sur son objectivité telle qu'elle est pratiquée dans ce domaine (NDT: des recherches sur le climat) et sur sa possible vulnérabilité vis à vis des biais ou des manipulations.

7. De manière fondamentale, nous considérons qu'il serait inapproprié, pour ce qui concerne la vérification de l'intégrité du processus scientifique, de le rendre dépendant des appels à la législation sur la Liberté d'Information (NDT ; FOI). Néanmoins, il a été montré que le droit d'y faire appel, s'avère nécessaire. Les e-mails (NDT: du CRU) sont une illustration de la possibilité de constituer des réseaux de chercheurs de même opinion qui excluent efficacement les nouveaux venus. L'exigence que les données électroniques soient rendues disponibles à tous, au moment de la publication, éliminerait cette possibilité.

8. Dans une démarche qui viserait à rétablir la confiance dans le processus scientifique et qui conduirait à une meilleure transparence dans le futur, les bureaux éditoriaux des journaux scientifiques devraient travailler à instaurer l'obligation, pour les auteurs, de fournir des archives électroniques des données, lors de la publication. L'avis des experts (issus des bureaux éditoriaux) serait requis pour déterminer la catégorie de données qui devraient être archivées. Beaucoup de données 'brutes" exigent un étalonnage et un traitement à l'aide de codes (NDT : informatique) faisant appel à l'interprétation à des niveaux variés ( NDT: Autrement dit : le traitement des données brutes se fait avec une certaine idée du résultat "attendu").

9. Quand la nature de l'étude suppose une vérification directe par l'expérience, tel que dans le cas de mesures dépendantes du temps effectuées sur le terrain, il est important que les exigences incluent l'accès à toutes les données originales brutes et à leur provenance, de même qu'aux critères qui ont été utilisés pour cela ainsi que leurs conséquences, de même que toutes les sélections subséquentes, les omissions et leurs ajustements. Le détail de toutes les procédures statistiques nécessaires pour la vérification indépendante et la reproduction, doit aussi être inclus. En parallèle, il doit être satisfait aux exigences d'une ouverture minimale aux codes informatiques de modélisation par ordinateur.

La terminologie de référence et les objectifs de l'Enquête Indépendante annoncée le 3 décembre 2009 par l'UEA (NDT ; L'université d'East Anglia, la tutelle du CRU ) sont-ils satisfaisants ?

10. L'objectif de l'enquête par l'UEA est, de manière inappropriée, limité aux allégations de mauvaise conduite scientifique et à la non conformité avec la loi de Liberté de l'Information (NDT : FOI Act). Or, la plupart des e-mails ont été échangés avec des chercheurs d'un grand nombre d'institutions clefs, impliquées dans la formulation des conclusions du GIEC sur le changement climatique. Dans la mesure où ces scientifiques ont été complices des fautes professionnelles alléguées, il est nécessaire de mener une enquête plus étendue sur l'honnêteté du processus scientifique dans ce domaine.

11. Le premier des termes de référence de l'examen est limité à "...manipulation ou suppression de données contraires avec la pratique acceptable de la science...." . Le mot "acceptable" n'est pas défini et il gagnerait à être remplacé par "objective".

12. Le second des termes de référence de l'enquête devrait aller plus loin que l'examen de la politique du CRU et de ses pratiques, afin de savoir si l'infraction est le fait d'individus (NDT : isolés), tout particulièrement en ce qui concerne leurs relations avec d'autres sortes d'écarts à la pratique de la science objective, tels que, par exemple, la manipulation du processus de publication et du système de revue par le pairs ou en permettant à des conclusions préconçues de prendre le dessus sur l'objectivité scientifique.
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The Institute Of Physics
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Quelques remarques : Si on connaît bien le milieu scientifique et notamment le sens de la rigueur et de l'objectivité qui règne parmi les physiciens de l'IOP dont les déclarations sont toujours soigneusement mesurées, on imagine que ce document a dû exiger un grand nombre de discussions de la part des responsables de cette honorable Institution. De manière générale, ce genre de processus conduit inévitablement à des textes consensuels, relativement édulcorés, typiques de "l'understatement" anglais.

C'est pourquoi, il est très surprenant que l'IOP ait rédigé un texte terriblement acéré et littéralement destructeur pour le CRU de l'Université d'East Anglia et, de manière plus générale -c'est répété à deux reprises dans le mémorandum- pour tous ceux "qui sont également impliqués dans la formulation des conclusions du GIEC sur le changement climatique".
Tout y est : La constitution de réseaux de "copains" ("culture tribale" avait dit Mike Hulme) ou de "chapelles", le refus de communiquer les données brutes et les méthodes d'analyse redoutant que d'autres découvrent des manipulations, la dissimulation des données montrant le désaccord des mesures dendrochronologiques et des mesures réelles pour la période récente, l'action concertée et organisée contournant et invalidant le processus de peer-review, la manipulation du processus de publication, les doutes sur la régularité de l'utilisation des proxys et des statistiques (crosses de hockey), les écarts à la pratique de la science objective, etc.. ainsi que je l'avais signalé dans cette page d'analyse des e-mails du CRU.
Et de fait, je constate que le mémorandum rédigé par les instances de l'IOP est nettement plus critique que ma propre analyse sur le sujet.

Connaissant l'estime que les Anglais portent à l'IOP qui bénéficie d'une réputation d'intégrité jamais démentie, on peut penser que le mémorandum de l'Institute of Physics pèsera d'un grand poids dans les conclusions des représentants du Parlement Britannique.

Tout comme d'ailleurs le mémorandum transmis par la Royal Society of Chemistry (46000 membres) qui, quoique moins précis que celui de l'IOP, critique vertement le refus de l'équipe de Phil Jones de transmettre ses données à la collectivité pour vérification. D'autres mémoranda ont également été transmis au Parlement Britannique pour l'enquête en question.
Ainsi, il semble bien que l'enquête diligentée par le Parlement Britannique s'effectue avec le plus grand sérieux et qu'elle ait des chances réelles d'aboutir à des conclusions qui seront rendues publiques et qui se révéleront, sans doute, désatreuses pour les pratiques des institutions regroupant le petit noyau de chercheurs qui a rédigé l'essentiel des travaux du groupe I du GIEC. Lequel, comme vous le savez, est à la base de toute cette affaire. Cela va de pair avec les graves critiques portées sur le travail du groupe II (Himalayagate, malariagate, nederlandgate, africagate, amazongate etc...) du GIEC.

On perçoit aussi aux Etats-Unis, les effets de la vague croissante des critiques envers le GIEC et ses pratiques. Ainsi, l'APS, l'American Physical Society vient d'envoyer à tous ses membres (dont je fais partie) un message de son président indiquant que " I am writing to request your attention to an important matter regarding the 2007 APS Statement on Climate Change." Soit : "Je vous écris pour attirer votre attention sur une affaire importante qui concerne la déclaration faite par l'APS en 2007 sur le changement climatique".
Je rappelle que l'APS comme la grande majorité des sociétés savantes, avait enfourché le cheval de bataille du réchauffement climatique anthropique, sans effectuer la moindre consultation auprès de ses membres. L'insistance et le nombre croissant des physiciens sceptiques, ainsi, sans doute, que la prise de position très nette de la société soeur anglaise (l'IOP), ont décidé le bureau de l'APS a effectuer (enfin !), une enquête auprès de l'ensemble de ses quelques 40000 membres. J'en connais beaucoup qui seront heureux de s'exprimer à cette occasion et qui pourront, enfin, faire savoir ce qu'ils en pensent.

Ainsi, manifestement, le vent a nettement tourné, d'ailleurs de pair avec les opinions publiques anglophones (chez nous ?):
Le GIEC, ses conclusions et ses contributeurs, sont dans la tempête.

Chez nous, alors que le Parlement Britannique a lancé une investigation approfondie sur cette grave question de détournement de la science par les membres du groupe I du GIEC, alors qu'un nombre croissant d'erreurs sont relevées dans les travaux du groupe II du GIEC, alors que l'UNEP de l'ONU vient de décider de lancer une enquête sur Pachauri, les médias et la grande presse nationale (le "Journal de Référence", Libé) continuent de faire la sourde oreille et à minimiser tout cela. Pourtant, les choses évoluent à grand vitesse au plan international, au point qu'il est fort prévisible que des évolutions importantes vont bientôt survenir visant à restructurer en profondeur la "science climatique" mondiale. Sans nul doute, pour le bien de la science et pour le bien de tous.

Notre presse écrite, loin d'analyser sereinement la situation nouvellement créée et d'en informer ses lecteurs, persiste à lancer des campagnes de presse aussi venimeuses que dérisoires à l'encontre de ceux qui osent émettre le moindre doute sur la Bible du Réchauffement Climatique vue par le GIEC, et notamment sur la célébrissime crosse de hockey. Ce n'est, hélas, que le triste révélateur de l'état dans lequel se trouve une grande partie de la presse quotidienne et nationale française. Je précise bien "française" parce que certains de nos amis journalistes francophones étrangers et notamment Belges, semblent s'en sortir avec compétence et élégance...La presse Allemande et Néerlandaise aussi, semble-t-il. La presse Anglaise, cela va de soi.
La grande presse quotidienne française aurait-elle décidé de faire du réchauffement climatique son Fort Alamo ?

PS : Vous trouverez d''autres détails sur Agoravox... qui m'a grillé de peu sur cette affaire (Tempête oblige, mais bravo JC !)

 

12 Février 2010 : Le Dr. Andrew A. Lacis est physicien spécialiste des aérosols au GISS. Il est un proche collègue et membre de l'équipe de James Hansen au Goddart Institute for Space Science (GISS) de la NASA. De fait, Lacis est loin d'être un "climatosceptique", comme l'on dit.
lacis

Lacis est aussi un physicien rigoureux qui pense, comme beaucoup de chercheurs, que le rapport scientifique du GIEC devrait d'abord et avant tout, l'être. C'est à dire qu'il devrait être exempt d'interférences politiques et servir uniquement à faire le point sur les connaissance scientifiques.
Or, comme chacun le sait (du moins à l'étranger), le
Rapport AR4 2007 du GIEC fait, depuis deux mois environ, l'objet de nombreuses critiques qui portent sur un nombre significatif d'affirmations infondées ou carrément erronées, énoncées sans aucun support scientifique avéré et se réclamant de brochures anecdotiques ou émanant de groupes d'activistes environnementalistes tels que Greenpeace ou le WWF, évidemment non revues par les pairs.
L'essentiel de ces critiques portent sur le travail du groupe WGII qui est chargé d'étudier les conséquences prévisibles plutôt que les causes qui, elles, relèvent du groupe de travail WGI. Certains défenseurs du GIEC et de ses rapports en ont tiré argument pour affirmer que si le travail du WGII était certes critiquable, il n'en allait pas de même pour le travail du WGI (qui fait pourtant l'objet de critiques acerbes suite au Climategate). D'où l'intérêt de connaître l'opinion de Lacis, rapportée ci-dessous. Celle-ci relève du WGI que l'on espérait exempt des défaillances nombreuses du groupe WGII. Hélas, et comme on va le voir, il apparaît que les arrières-pensées politiques, -c'est un euphémisme- se sont également infiltrées jusque dans le rapport strictement scientifique du GIEC...

Comme la plupart des ses collègues, Andrew Lacis a été invité à donner son opinion sur le brouillon (draft) du dernier rapport AR4 du GIEC (2007), pour la partie qui le concerne. Cette version est la dernière que peuvent contester les scientifiques avant l'édition du rapport final qui leur échappe totalement et dont la rédaction définitive ne repose que sur un nombre limité de personnalités. Le commentaire d'Andrew Lacis au sujet du résumé exécutif (Executive Summary) du rapport du WGI (celui qui concerne les "attributions", c'est à dire la science du réchauffement climatique elle-même) laisse rêveur tant il fait écho aux reproches adressés au rapport AR4 du WGII. Lesquels ont déchaîné la presse anglophone et germanophone, ces temps derniers.

Voici donc le commentaire de Lacis, en anglais, suivi d'une traduction en français :

"There is no scientific merit to be found in the Executive Summary. The presentation sounds like something put together by Greenpeace activists and their legal department. The points being made are made arbitrarily with legal sounding caveats without having established any foundation or basis in fact. The Executive Summary seems to be a political statement that is only designed to annoy greenhouse skeptics. Wasn’t the IPCC Assessment Report intended to be a scientific document that would merit solid backing from the climate science community – instead of forcing many climate scientists into having to agree with greenhouse skeptic criticisms that this is indeed a report with a clear and obvious political agenda. Attribution can not happen until understanding has been clearly demonstrated. Once the facts of climate change have been established and understood, attribution will become self-evident to all. The Executive Summary as it stands is beyond redemption and should simply be deleted."

"On ne peut trouver aucune valeur scientifique au Résumé Exécutif. La présentation semble être confectionnée par des activistes de Greeenpeace et leur bureau de légistes. Les points qui sont évoqués le sont de manière arbitraire avec des restrictions qui semblent de nature légale, sans avoir établi aucun fondement ou aucune base reposant sur les faits. Le Résumé Exécutif apparaît comme une affirmation politique qui est seulement destinée à ennuyer les sceptiques de l'effet de serre. Le Rapport d'Evaluation (NDT: Assessment report AR) du GIEC ne devait-il pas être un document scientifique dont la valeur reposait sur une assise solide venant de la communauté de la science du climat - plutôt que de pousser de nombreux scientifiques du climat à adhérer aux critiques des sceptiques de l'effet de serre- ? (NDT : rajouté "?") car, en fait, ceci est un rapport écrit avec un but politique clair et évident. L'attribution (NDT : C'est à dire la détermination des causes du Réchauffement Climatique) ne peut être établie que lorsque la compréhension aura été clairement démontrée. Dès lors que les faits du changement climatique auront été établis et compris, l'attribution deviendra automatiquement évidente pour tous. Le Résumé Exécutif, tel qu'il est rédigé, est irrécupérable et il doit simplement être supprimé."

La réponse à ces commentaires acerbes d'Andrew Lacis figure dans le document en question. La voici, définitive et sans appel.
Rejected. [Executive Summary] summarizes Ch 9, which is based on the peer reviewed literature.
Rejeté : Le Résumé Exécutif résume le Ch 9 qui est basé sur la littérature revue par les pairs.

Andrew Lacis a écrit ce commentaire en novembre 2005 lors de la préparation de l'AR4 publié en 2007. Nous ne disposons pas de la version initiale vertement critiquée par Lacis mais il est clair que ses commentaires ont finalement dus être pris en compte lors de la rédaction du rapport final.
En effet, avec une concentration inhabituelle et prudente des "probable, très probable, plus probable que le contraire etc..." qui ponctuent chaque affirmation, le message politique, sans être subliminal, est certainement plus discret que ne le stigmatisait Lacis en 2005. Lequel le reconnaît lui-même en écrivant tout récemment, en 2010, (source Dot Earth) "Le chapitre révisé a été beaucoup amélioré,” dit-il. “C'est différent que d'affirmer que tout est gravé dans le marbre, mais je pense que c'est une grande amélioration". D'ailleurs, Andrew Lacis a expliqué sa position dans un texte publié sur le blog Dot Earth (Ney York Times) à la demande d'Andrew Revkin. Voici quelques phrases extraites de son texte que je trouve particulièrement éclairantes (et rassurantes sur son compte). Les critiques habituels du "hors contexte" pourront toujours se référer à la source indiquée pour lire le texte complet.

"La Science est affaire d'exactitude des faits et non pas affaire de consensus."....

"En fait, je suis encouragé par toutes les critiques dont le rapport AR4 du GIEC fait l'objet. Ceci signifie que les gens lisent et n'ignorent pas le rapport et qu'ils en tirent (je l'espère) une meilleure compréhension des problèmes posés. "... (NDT : Certes !)

"L'autre aspect du rapport AR4 du GIEC réside dans le positionnement politique dont les Résumés Exécutifs sont exemplaires. Dans ce cas, l'exigence d'un consensus de groupe apparaît prendre le dessus sur l'exactitude des faits"

Voilà qui est bien dit et doit refléter l'opinion - je pense- de beaucoup de (vrais) scientifiques impliqués dans cette affaire. Ces déclarations font écho à celle de Keith Briffa trouvée dans les emails du CRU. "Je me suis donné beaucoup de mal pour trouver un équilibre entre les besoins de la science et ceux du GIEC qui n'ont pas toujours été les mêmes."
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L'ex reporter scientifique, spécialisé climat, du New York Times, Andrew Revkin (il a démissionné depuis peu), depuis des années, n'a jamais fait mystère de son positionnement en faveur de l'hypothèse (car c'en est une) du réchauffement climatique anthropique. Cependant et à la différence de beaucoup de ses confrères, il a su conserver un minimum d'esprit critique. Voici ce qu'il déclare dans Dot Earth, toujours à propos de ce Résumé Exécutif du Rapport WGI AR4 du GIEC.

"...Mais après avoir revu -à l'instant- le chapitre (NDT : Il s'agit du Résumé exécutif), je dois dire qu'un passage, au moins -autant que je puisse dire- ne mentionnait aucune restriction et ne reflétait pas la base des éléments de preuve et leur analyse à cette époque (et même maintenant) :

"Le réchauffement anthropique du système climatique est très répandu. Le réchauffement anthropique du système climatique peut être détecté dans les observations de température effectuées à la surface, dans la troposphère et dans les océans."

Il me reste encore à trouver quelqu'un qui me fournisse une preuve définitive -sans marges d'erreur- que l'empreinte des gaz à effet de serre générés par les hommes (ou les autres émissions ou actions) est sans aucune équivoque. La seule chose qui soit décrite comme "sans équivoque" dans le rapport est le réchauffement, mais pas les causes, à moins que je n'ai vraiment pas été attentif depuis les deux dernières décennies."
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Andrew Revkin a parfaitement raison. En effet, un peu plus bas et à la fin de la même page du "Résumé Exécutif" on trouve ceci...

"Cependant des incertitudes persistent Par exemple, on trouve des désaccords sur les estimations de la variabilité du contenu thermique des océans entre les modèles et les observations (NDT : discutés dans cette page). Bien qu'elles aient été diminuées par rapport à la situation de l'époque du TAR (NDT : le rapport sorti en 2001), les incertitudes dans les données des radiosondes et des satellites affectent la confiance dans l'estimation de la contribution anthropique aux variations de la température de la troposphère (NDT : voir cette page). Des jeux de données globales incomplets et des incertitudes rémanentes dans les modèles persistent à limiter la compréhension des variations des extrêmes et l'attribution des changements aux causes, bien que la compréhension des changements dans l'intensité, la fréquence et les risques des extrêmes ait été améliorée."

En bref, voici donc un texte, censé résumer le contenu du chapitre fondamental du Rapport AR4 du GIEC (l'attribution du réchauffement aux activités humaines), qui nous affirme dans l'introduction et sans restriction, que le réchauffement anthropique peut être détecté partout. Aussi bien dans les températures de surface que dans les océans ou la troposphère...

...et qui conclut en nous expliquant qu'il y a de sérieux doutes pour les océans, pour la troposphère et pour l'attribution des changements aux causes (anthropiques)...Tout cela dans la même page du Résumé Exécutif !

Voici une explication plausible de cette contradiction entre l'affirmation exprimée dans le premier paragraphe et les doutes (réels) exprimés dans la conclusion :

-Le paragraphe très affirmatif a été rédigé pour complaire à l'exigence de consensus (avec les politiques et les ONG présents) "Dans ce cas, l'exigence d'un consensus de groupe apparaît prendre le dessus sur l'exactitude des faits" selon les propres mots d'Andrew Lacis.

-Le paragraphe de conclusion a été rédigé par des scientifiques sérieux, désireux de s'en tenir à l'exactitude des faits.

En lisant attentivement ce rapport AR4 de 2007, on perçoit, une fois encore, les jeux d'influence qui ont lieu au sein du GIEC : D'un côté, les politiques, les ONG et sans doute quelques scientifiques convaincus et (ou) orientés. De l'autre des scientifiques qui sont conscients des graves incertitudes qui pèsent sur ces affirmations et qui savent que leur crédibilité, leur carrière, leur déontologie de scientifiques et de graves conséquences sociétales sont en jeu. Et tout cela dans un seul et même Résumé Exécutif !

Note : En réalité, nous assistons à la divergence de la nouvelle "Science Post-Normale " promue par Jerome Ravetz (et que certains voudraient institutionnaliser), d'avec la science traditionnelle. A noter que Ravetz est professeur de philosophie des sciences et consultant en environnement, ce qui n'est pas anodin.

En quelques mots, forcément réducteurs on peut dire que la Science traditionnelle ne veut rien affirmer qui ne soit dûment prouvé ou, en tout cas, non démenti par les faits. La Science Post Normale, elle, estime que cette exigence de rigueur doit être "plus élastique", "tempérée" voire contournée, si on prend en compte les conséquences sociétales plausibles. Par exemple, un chirurgien opérera un patient même s'il estime que le succès n'est pas garanti par nos connaissances actuelles en médecine. On voit se profiler, derrière la Science-Post-Normale, l'application du principe de précaution, utilisé par certains pour obvier à l'exigence de rigueur de la science traditionnelle en matière de réchauffement climatique. C'est, poussé à l'extrême, la fameuse déclaration de Christine Stewart, ministre de l'environnement canadien : "Peu importe que la science soit complètement bidon, il y a des bénéfices collatéraux pour l'environnement... Le changement climatique nous donne la meilleure chance d'apporter la justice et l'égalité dans le monde. C'est un excellent moyen pour redistribuer les richesses ".

La grande difficulté à laquelle se heurte la Science Post-Normale réside évidemment dans l'évaluation précise des risques et des conséquences plausibles, ce qui ne peut être raisonnablement effectué que lorsque la science traditionnelle est suffisamment affirmée. Il s'agit donc d'une sorte de cercle peu vertueux, sinon vicieux. On l'a constaté lors de la publication du célèbre rapport de Sir Stern.
Ainsi passer de la Science à la Science Post Normale relève beaucoup plus de convictions politiques ou philosophiques que de la connaissance véritable.

Certains y voient une résurgence ou une tentative de justification de la pseudo-science que Richard Feynman, célèbre Prix Nobel de Physique et enseignant hors pair, avait stigmatisée dès 1974 lors d'un célèbre discours à CalTech sur le "Culte du Cargo" . Inutile de préciser que le corps des scientifiques non idéologiquement orientés penche résolument vers les idées de Feynmann. Il existe cependant sur le Net de nombreux sites, dont certains quasi-institutionnels, qui prônent ouvertement la Post Normal Science...

Pour illustrer notre propos à partir des deux paragraphes du Résumé Exécutif que je vous ai commentés ci-dessus, disons que le premier (très affirmatif mais infondé) relève plutôt de la Science Post Normale et que le dernier (plus rigoureux) relève clairement de la Science traditionnelle....

Nous vivons une époque Post-moderne !

 

14 Décembre 2009 : Les suites du Climategate (II) : Lettre ouverte de Petr Chylek à ses collègues.

Le Professeur Pietr Chylek, éminent chercheur et chef d'équipe au Los Alamos National Laboratory ( New Mexico, USA) n'est pas un chylek inconnu pour ceux qui ont lu attentivement le contenu de ce site. Spécialiste reconnu de la physique atmosphérique (notamment des transferts radiatifs) des aérosols et des glaces polaires, il a publié de très nombreux articles "peer-reviewed" (souvent dans le JGR ou GRL) qui contredisent frontalement les thèses du GIEC (voir ici et ici). En particulier, celui que j'ai commenté dans cette page, montre que le refroidissement des années 1945-1976 ne résulte pas des aérosols comme le prétendait le GIEC, et que la fonte actuelle des glaciers du Groenland et de la glace arctique résulte de l'oscillation naturelle AMO (Atlantic Multidecadal Oscillation) et non pas du réchauffement climatique tout comme l'ont d'ailleurs déclaré récemment Mojib Latif lors du WCC3 et Keenlyside dans un article récent que j'ai commenté ici. (Ces deux derniers auteurs participent activement au GIEC).

Suite au Climategate (comme disent les anglophones : l'affaire des courriels et des données du CRU rendues publiques), Petr Chylek a jugé utile de publier une lettre ouverte à la communauté des climatologues dont il fait partie intégrante, depuis fort longtemps. Cette lettre est assez longue. Vous trouverez le texte intégral dans le lien ci-dessus. En voici quelques extraits marquants, traduits en français :
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Petr Chylek : Lettre ouverte à la communauté des climatologues.
Samedi, 05 Décembre 2009

NDT : Petr Chylek introduit sa lettre en rappelant le piratage des emails du CRU. Il précise que ses propres échanges de emails avec Phil Jones étaient purement techniques et n'ont pas été révélés, à sa connaissance. Dans un second paragraphe Petr Chylek rappelle qu'il publié son premier papier en relation avec le climat dès 1974 (c'est à dire, il y a 35 ans, ce qui en fait un vétéran du domaine). Il cite quelques uns de ses anciens élèves qui ont percé dans cette branche ainsi que les nombreuses sociétés savantes dont il est "fellow", c'est à dire, membre élu. Avec un zest d'ironie, il précise "qu'il est honoré de figurer depuis quelques années dans la liste noire des climatosceptiques du Wikipedia (de William Connelly de Real Climate)(sic)". Je rappele que RealClimate est le site fondé par Michael Mann, l'inventeur de la crosse de hockey, largement impliqué dans le climategate.
Petr Chylek poursuit :

"Pour moi, la science est la recherche de la vérité, le chemin sans fin pour trouver comment les choses sont organisées dans ce monde pour qu'elles fonctionnent comme elles le font. Cette recherche n'est jamais achevée."yannOK


Il semble que la communauté de la recherche climatique a trahi cet objectif primordial de la science. A la recherche de la vérité, ils ont substitué une tentative visant à prouver un point de vue. Il semble que quelques uns des leaders les plus connus de la communauté de la recherche climatique, tels les prophètes de l'Ancien Israël, ont cru qu'ils pouvaient voir le futur de l'humanité et que la seule chose qu'il leur restait à accomplir était de convaincre ou de forcer tous les autres à accepter et à suivre. Ils ont presque réussi dans cette tentative.

Oui, il y a eu des cas de malversation et de fraude caractérisée commises par des scientifiques dans d'autres domaines : En physique, en médecine et en biologie pour en citer quelques uns. Mais il s'agissait de malversations d'individus isolés, et non pas d'une partie considérable d'une communauté scientifique. "

NDT : Petr Chylek reconnaît ensuite que la science climatique a fait des progrès significatifs lors des dernières décennies et il cite, en particulier, l'établissement des bases de données du GISS et du HadCRUT. Il ajoute qu'il ne pense pas que ces travaux seront affectés par les révélations des email du CRU. Il considère que c'est un des trois piliers qui supportent l'hypothèse (sic) du réchauffement climatique anthropique et il considère que ce pilier est solide (NDT : ce qui ne fait pas l'unanimité, loin de là, notamment pour le GISS, (voir les remarques ci-dessous). Chylek poursuit :

" Cependant, les deux autres piliers sont beaucoup plus sujets à controverses.
De manière à faire porter la responsabilité du réchauffement climatique actuel par les hommes, il y avait la nécessité ressentie comme telle, de "prouver" que la température moyenne du globe est plus élevée qu'elle ne l'a jamais été pendant n'importe quelle époque de l'histoire récente (les quelques derniers milliers d'années). Cet objectif est l'un des principaux sujets des emails du CRU qui ont été révélés.

Certaines personnes étaient si désireuses de prouver ce point-là que cela a pris le dessus sur l'honnêteté scientifique. L'étape suivante consistait à montrer que cette "température élevée sans précédent" devait résulter d'une croissance du taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère résultant de le combustion des carburants fossiles.

Le fait que les modèles (NDT : GCM) de circulation générale océan-atmosphère soient incapables d'expliquer la hausse de température après 1970, par des forçages naturels a été interprété comme une preuve que celle-ci était causée par les humains. Il est plus logique d'admettre que les modèles ne sont pas encore assez bons pour tenir compte de la variabilité naturelle (et, en vrai, que comprenons-nous des aérosols, des nuages et de la circulation des océans ?), même si nous pouvons être tous d'accord sur le fait qu'une portion du réchauffement observé après 1970 est due à une augmentation de la concentration du CO2 atmosphérique.

Ainsi, deux des trois piliers du réchauffement global et du paradigme du dioxyde de carbone sont exposés à une remise en question. Le mal a été fait. La confiance du public envers la science du climat a été érodée. Au moins, une partie du rapport du GIEC de 2007 a été remise en question Nous ne pouvons pas rejeter le blâme sur quelques individus irresponsables. La communauté entière des chercheurs sur le climat qui bénéficient de l'estime, doit en prendre la responsabilité. Certes, il y a aura toujours quelques négateurs et des gens pour faire de l'obstruction.

Alors que va-t-il se passer maintenant ? Cessons de proférer des affirmations injustifiées et des prévisions exagérées même si les éditeurs de certains journaux éminents sont impatients de les publier. Admettons que notre compréhension du climat est moins parfaite que ce que nous avons essayé de faire croire au grand public. Modifions profondément ou suspendons temporairement le GIEC. Retournons au travail.

Encourageons nos étudiants à suivre leur propre cheminement de pensée plutôt que de les obliger à répéter comme des perroquets les conclusions du GIEC. Ouvrons les portes des Universités, du NCAR (NDT : National Center for Atmospheric Research), de la NASA et des autres institutions de recherche (et des agences qui financent) aux membres des facultés et aux chercheurs qui pourraient être en désaccord avec le paradigme actuel du dioxyde de carbone.

Seule une discussion ouverte et un recherche acharnée de toutes les possibilités nous permettra de reconquérir la confiance du public et d'aller de l'avant.

Cordialement,
Petr Chylek
Laboratory Fellow, Remote Sensing Team Leader, ISR-2 MS-B244
Los Alamos National Laboratory"
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Quelques observations : En réalité et contrairement à ce que qu'affirme le " Wikipedia de William Connelly de Real Climate)(sic)" Petr Chylek n'est nullement un sceptique. Il est tout simplement un chercheur honnête et consciencieux. Il se trouve que plusieurs de ses travaux dont, notamment celui que j'ai analysé ici, remettent gravement en question les déclarations alarmistes proférées par ses collègues. Chylek se contente d'ailleurs de publier les résultats de ses recherches, sans prendre parti.
Sa déclaration sur le "premier pilier" dans laquelle il affirme sa confiance dans les données de température du GISS et du HadCRUT est en désaccord total avec un certain nombre d'analystes (comme Steve McIntyre qui a fait corriger quelques erreurs manifestes dans les données du GISS ou Anthony Watts qui a étudié de près les performances (désastreuses) des stations de mesures terrestres aux USA qui servent de bases aussi bien au GISS qu'au HadCRUT.
A noter que Chylek, tout comme Mike Hulme dans le texte suivant, recommande une refonte profonde du GIEC si ce n'est sa suspension.
Bien que nettement moins subtil et "British" que le texte de Mike Hulme mais qui est tout aussi acerbe, la lettre ouverte de Petr Chylek est extrêmement critique sur la démarche suivie par certains des ses collègues et qui a été popularisée par les grands médias et les politiques.

Enfin la phrase de Chylek : " Cessons de proférer des affirmations injustifiées et des prévisions exagérées même si les éditeurs de certains journaux éminents sont impatients de les publier" en dit long sur l'influence considérable que peuvent exercer certaines revues (notamment celles que Roy Spencer appelle "grises" comme Science et Nature) sur la propension des éditeurs à publier, de préférence, des résultats alarmistes.
De même, la phrase " Encourageons nos étudiants à suivre leur propre cheminement de pensée plutôt que de les obliger à répéter comme des perroquets les conclusions du GIEC." est inquiétante sur le fonctionnement interne de certains laboratoires (rares, heureusement).

Il est probable que Petr Chylek, scientifique "mainstream" et considéré comme un vétéran du domaine, n'aurait pas pris le risque d'écrire cette lettre ouverte à ses collègues s'il avait pensé qu'une majorité d'entre eux seraient en désaccord avec lui. A mon avis, il est fort possible qu'une fraction importante de la communauté des scientifiques du climat partagent au moins en partie, l'analyse de leur collègue du Los Alamos. C'est rassurant.


3 Déc. 2009 : Les suites du Climategate (I) : L'opinion du Mike Hulme sur l'affaire du hacking des documents du CRU.

Mike Hulme est très loin d'être un "sceptique du climat". Pourtant, nous l'avions déjà cité dans cette page parce qu'il avait hulmefait un certain nombre de déclarations publiques qui allaient dans le bon sens : Elles stigmatisaient sévèrement les discours apocalyptiques qu'on lit, voit, ou entend dans les médias et qui n'ont strictement rien à voir avec la science.

Je rappelle que Mike Hulme a été (2000-2007) le Directeur-Fondateur du Centre de Recherche Tyndall du Royaume Uni. Il est maintenant Professeur de "changement climatique" à l'Université d'East Anglia, celle-là même où a éclaté l'affaire des documents rendus publics du CRU-EAU (Climate Research Unit East Anglia University) que j'ai relatée ici. A noter, en passant, que son successeur à la direction du Tyndall, tient des propos si alarmistes -à la "James Lovelock"- qu'en comparaison, ceux d'Al Gore font figure d'aimables plaisanteries.

Le texte original de
Mike Hulme a été repris par de nombreux organes de la presse anglophone. Le voici, tel que publié par A. Revkin du New York Times :

" The key lesson to be learned is that not only must scientific knowledge about climate change be publicly owned — the I.P.C.C. does a fairly good job of this according to its own terms — but the very practices of scientific enquiry must also be publicly owned, in the sense of being open and trusted. From outside, and even to the neutral, the attitudes revealed in the emails do not look good. To those with bigger axes to grind it is just what they wanted to find.
This will blow its course soon in the conventional media without making too much difference to Copenhagen — after all, COP15 is about raw politics, not about the politics of science. But in the Internet worlds of deliberation and in the ‘mood’ of public debate about the trustworthiness of climate science, the reverberations of this episode will live on long beyond COP15. Climate scientists will have to work harder to earn the warranted trust of the public – and maybe that is no bad thing.
But this episode might signify something more in the unfolding story of climate change. This event might signal a crack that allows for processes of re-structuring scientific knowledge about climate change. It is possible that some areas of climate science has become sclerotic. It is possible that climate science has become too partisan, too centralized. The tribalism that some of the leaked emails display is something more usually associated with social organization within primitive cultures; it is not attractive when we find it at work inside science.
It is also possible that the institutional innovation that has been the I.P.C.C. has run its course. Yes, there will be an AR5 but for what purpose? The I.P.C.C. itself, through its structural tendency to politicize climate change science, has perhaps helped to foster a more authoritarian and exclusive form of knowledge production – just at a time when a globalizing and wired cosmopolitan culture is demanding of science something much more open and inclusive
"

Une traduction en français : (les caractères engraissés sont de l'auteur du site)

"La leçon essentielle qui doit être retenue est que ce n'est pas seulement la connaissance scientifique sur le changement climatique qui doit être donnée au public -le GIEC fait un assez bon travail dans ce domaine, selon ses propres déclarations - mais les pratiques même de la recherche scientifique doivent, elles aussi, revenir au public, en ce sens qu'elles doivent être ouvertes et dignes de confiance. Vues de l'extérieur, et même d'une position neutre, les attitudes révélées dans les emails (NDT : du CRU) ne font pas bonne figure. Pour ceux qui ont de gros intérêts à servir, c'est exactement ce qu'il voulaient trouver.

Ceci va bientôt faire son chemin dans les médias conventionnels sans faire trop de différence à Copenhague - après tout, COP15 (NDT : la conférence de Copenhague de déc. 2009) concerne la politique seule et non la politique de la science. Mais dans les discussions de la blogosphère et dans "l'humeur" du débat public au sujet de la crédibilité de la science du climat, les répercussions de cet épisode perdureront bien après le COP15. Les climatologues devront faire de plus gros efforts pour gagner la confiance assurée du public - et ce n'est peut-être pas une mauvaise chose.

Mais cet épisode pourrait aussi avoir une autre signification dans le déroulement de l'histoire du changement climatique. Cet événement pourrait être le signal d'une fracture qui permet d'amorcer une restructuration de la connaissance scientifique sur le changement climatique. Il est possible que certains domaines de la climatologie se soient sclérosés. Il est possible que la climatologie soit devenue trop partisane, trop centralisée. L'aspect tribal de quelques uns des emails résultant de la fuite, montre quelque chose qui est plus habituellement associé avec une organisation sociale au sein de cultures primitives. Il n'est pas plaisant de découvrir que ces pratiques ont cours au sein même de la science.

Il est également possible que l'innovation institutionnelle qu'a représenté la création du GIEC, ait fait son temps. Certes, il y aura un AR5 (NDT ; rapport qui fera suite au quatrième rapport du GIEC de 2007 : l'AR4) mais avec quel objectif ? Le GIEC lui-même avec sa tendance structurelle à politiser la science du climat, a peut-être aidé à encourager une forme de production de la connaissance plus autoritaire et plus exclusive - au moment précis où la globalisation et la structure de la culture en réseau cosmopolite demande que la science soit une chose plus ouverte et plus largement partagée."
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En lisant ce texte subtil, auquel la majorité des scientifiques honnêtes que je connais devraient adhérer, on reconnaît immédiatement les caractéristiques du langage typiquement "British" de l'auteur : Beaucoup de conditionnels entrecoupés de "il est possible", "peut-être" etc. Ce sens de la litote ou de l'euphémisme que les anglais appellent "understatement" fait partie de la culture anglaise. Cependant, et bien que Mike Hulme fasse allusion aux pratiques douteuses de personnels de SA propre université, son constat est extrêmement critique . Nous allons l'analyser brièvement en utilisant notre vocabulaire de "latins", souvent considéré comme excessif (voire arrogant !) par les anglais.

Une brève analyse de la déclaration de Mike Hulme :

  • Mike Hulme énonce ce qui devrait être une évidence, mais qui semble avoir été oublié : La science, ( ses résultats, ses méthodes et ses doutes), est une affaire strictement publique (publicly owned signifie nationalisé). Il est intéressant de rappeler que, sur ce point, Mike Hulme rejoint assez exactement la déclaration préliminaire du (ou des) hackers du CRU qui expliquaient ainsi leur démarche :" Nous pensons que, dans la situation actuelle, la science du climat est trop importante pour demeurer dissimulée. C'est pourquoi nous mettons dans le domaine public... ".

    Or, nous avons assisté, depuis quelques années, et notamment depuis la création du
    GIEC à un dévoiement évident de ce grand principe. Le GIEC, organisme essentiellement politique, énonce "la bonne parole" lors de la publication du bref SPM (résumé par les décideurs que tout le monde lit) accompagné d'un énorme dossier scientifique (que personne ne lit) qui doit se conformer strictement aux déclarations du SPM comme cela est précisé dans les statuts de l'organisme. Consensus oblige . Au point qu'en 2007, le rapport SPM fut publié plusieurs mois avant le rapport scientifique ce qui est, pour le moins, contraire au bon sens.
    Ce rapport SPM éliminait systématiquement toutes les incertitudes qui taraudaient les chercheurs (voir le email de Keith Briffa du CRU, il est très clair à ce sujet), ainsi que tous les articles carrément sceptiques (pourtant peer-reviewés) qui contredisaient les affirmations qui satisfaisaient le bureau du GIEC.
    Cette démarche est très exactement aux antipodes de celle que rappelle opportunément Mike Hulme. Il s'agit, au contraire, d'une sorte de privatisation, d'une confiscation de la science climatique par le GIEC.

    Cette même idée est d'ailleurs réaffirmée dans la conclusion de Hulme : " Le GIEC, lui-même, avec sa tendance structurelle à politiser la science du climat, a peut-être aidé à encourager une forme de production de la connaissance plus autoritaire et plus exclusive - au moment précis où la globalisation et la structure de la culture en réseau cosmopolite demande que la science soit une chose plus ouverte et plus largement partagée." Hulme fait remarquer, à juste titre, que ce type de comportement est incompatible avec une société dans laquelle l'information diffuse à grande vitesse, grâce notamment à Internet, et qui ne peut se contenter d'une science "dite d'en haut", même (et surtout) si la source est un organisme politique de l'ONU.

  • Je rapprocherai deux phrases du texte de Hume : " Vues de l'extérieur, et même d'une position neutre, les attitudes révélées dans les emails (NDT : du CRU) ne font pas bonne figure" et celle-ci : " L'aspect tribal de quelques uns des emails résultant de la fuite, montre quelque chose qui est plus habituellement associé avec une organisation sociale au sein de cultures primitives; Il n'est pas plaisant de découvrir que ces pratiques ont cours au sein même de la science. "
    En bon français( donc de caractère Latin), l'aspect "tribal" (n'oublions pas que Hulme est un parfait "British" pour lequel, ce qualificatif est loin d'être un compliment) aurait été rendu chez nous, les latins, par un des substantifs plus colorés tels que "clique, bande organisée, gang, cabale, coterie, camarilla voire, à l'extrême, maffia"...De même "une organisation sociale au sein de cultures primitives" est très péjoratif pour un anglais de bonne souche qui reste persuadé que l'angleterre a tout fait pour libérer les peuples colonisés de ces "cultures primitives".
    Ce jugement est particulièrement caustique pour les chercheurs du CRU.
    Mike Hulme est visiblement très choqué de voir que "ces pratiques [NDT : tribales] ont cours, au sein même de la science". Soit dit en passant, moi aussi, et sans doute, beaucoup d'autres même si cela n'émeut pas la presse francophone...

  • Enfin, une autre phrase du texte de Hulme me paraît particulièrement intéressante : "Cet événement pourrait être le signal d'une fracture qui permet d'amorcer une restructuration de la connaissance scientifique sur le changement climatique." A rapprocher, selon moi, de celle-ci : " Il est également possible que l'innovation institutionnelle qu'a représenté la création du GIEC, ait fait son temps." Laquelle est suivie par une critique étayée des graves inconvénients que présente "l' innovation institutionnelle" du GIEC que beaucoup de chercheurs avaient déjà perçus, mais qui ne semblaient pas interpeller les politiques.

    En bref, et à mots couverts, Milke Hulme considère aussi que cette affaire du hacking des courriers du CRU, est le révélateur d'une fracture qui pourrait (devrait ?) donner l'occasion de restructurer la science climatique (pour en faire une science compétitive comme les autres, sans doute)
    et sonner ainsi la fin du GIEC "qui a fait son temps". De nombreux scientifiques le suggèrent, désormais...Encore faudrait-il que les politiques l'entendent.

Ainsi, voici, venant d'un climatologue éminent et patenté "non sceptique", une déclaration intelligente et informée sur l'affaire du hacking du CRU, le "ClimateGate" comme l'a baptisé la presse anglophone. Avouez qu'elle marque un contraste saisissant avec la totalité des analyses ultra-superficielles de nos médias francophones qui ont tenté, maladroitement et honteusement, de cacher sous le tapis, une histoire qui risque d'avoir des conséquences importantes pour nous tous. yannsinges

 

 

"Ce n'est qu'une affaire de traduction du mot "trick"", une tempête dans un verre d'eau, nous disait-on chez nous.
Circulez ! il n'y a rien à voir ! Dormez en paix !


Outre-Manche et Outre-Atlantique
On ne voit pas du tout les choses comme ça : Aux USA, les médias se sont déchaînés, le Sénat US en débat, des enquêtes ont été lancées. Les humoristes s'en sont emparés, les chanteurs aussi...Sur la toile, Climategate dépasse de très loin Climate change etc...

L''illustration ci-contre (libre de droits si vous le citez) nous vient du dessinateur-historien Yann Goap qui nous fait le plaisir de collaborer avec Pensee-Unique.fr

Suite :

Phil Jones
, directeur du CRU, a été suspendu et remplacé. Provisoirement ?
Une enquête est lancée par son Université d'East Anglia ainsi que sur Michael Mann par l'Université de Pennsylvanie.
Jean-François Kahn dans "Marianne (2)" fustige les médias français , pour avoir "expédié" l'affaire du climategate. "Climategate : Pourquoi les médias français gardent le silence."
Rajendra Pachauri, responsable du GIEC, demande une enquête de l'ONU sur cette affaire.
L'office Metéo Britannique entreprend le réexamen de 160 années de données climatiques.

Pour revoir les emails du CRU et une analyse détaillée de cette affaire.

 

1er octobre 2009 : Au cours d'une série de conférences, un grand scientifique français, toujours en activité, Vincent Courtillot, exprime publiquement des doutes sérieux sur les conclusions du GIEC et sur les modèles du réchauffement climatique. Depuis le décès du regretté Marcel Leroux, c'est une première, en France... courtillot1

 

Le CV ou la Bio (comme on dit maintenant), de Vincent Courtillot est assez remarquable dans le milieu scientifique français qui ne manque pourtant pas de personnalités éminentes. Entre autres titres et fonctions, Courtillot est actuellement Professeur à Paris VII et à l'Institut Universitaire de France ainsi que Directeur de l'IPGP, l'Institut de Physique du Globe de Paris, qui rassemble une grande partie de ce qui se fait en physique du globe dans notre pays. Il est membre de l'Académie des Sciences, et Président du Conseil Scientifique de la Ville de Paris.
Bien qu'ayant exercé de nombreuses responsabilités au cours de sa brillante carrière, Vincent Courtillot n'a jamais délaissé la recherche. De fait, Vincent Courtillot est toujours resté un chercheur assidu et passionné comme en témoigne sa liste de publications.

Vincent Courtillot est géologue-géophysicien. Entre autres, il est un spécialiste du géomagnétisme (le magnétisme de la terre) ou plus précisément du paléomagnétisme. Il s'est aussi beaucoup intéressé aux causes de la disparition des espèces qui s'est produite il y a quelques 65 millions d'années (les dinosaures, entre autres) sur notre planète.Il est l'auteur d'un livre sur ce sujet : "Evolutionary Catastrophes : The Science of Mass Extinction"(Cambridge. Univ. press 1999 et Fayard 1994)

Concernant la thématique du réchauffement climatique, le parcours de Vincent Courtillot nous rappelle celui du Professeur de paléoclimatologie Canadien Tim Patterson qui avoue avoir longtemps enseigné à ses étudiants " que le CO2 est le moteur principal du changement climatique" avant de découvrir, par lui-même, au cours d'une campagne de recherche sur les fossiles de poissons, que l'activité solaire jouait un rôle essentiel sur le climat de la planète et de devenir un sceptique convaincu. Tim Patterson rapportait : "Au fur et à mesure que les résultats des mesures nous parvenaient, nous étions stupéfaits de constater que les enregistrements paléoclimatiques et de productivité (NDLR : en poissons) étaient remplis de cycles qui correspondaient aux différentes cycles des taches solaires."...

Vincent Courtillot confesse lui-même qu'il ne voyait pas d'objections aux affirmations du GIEC, jusqu'à ces dernières années.
Sa découverte (avec ses collègues) d'un lien net entre le magnétisme terrestre et l'évolution du climat ainsi qu'une analyse critique des données utilisées par le GIEC et ses affidés, l'ont fait basculer du côté du scepticisme.
Comme le savent les lecteurs (trices) qui ont parcouru ce site, la publication de ses premiers résultats (en 2007) a donné lieu à une polémique tout à fait inhabituelle dans le milieu scientifique en ce sens que les trois grands médias nationaux (Le Monde, Libération, Le Figaro) ainsi que plusieurs activistes de l'écologie ou de la décroissance, s'en sont emparé d'une manière particulièrement venimeuse à l'égard de Courtillot et de ses collègues. En bref, on reprochait à Courtillot et al l'utilisation d'une base de donnée erronée ou "tronquée"...Ce qui n'était guère qu'un épisode banal et fréquent en matière de sciences "inexactes" où les différends sur les bases de données sont très fréquents, est devenu une affaire nationale. Alors que l'essentiel était évidemment de savoir si le lien (géomagnétisme/température terrestre) trouvé par Courtillot et ses collègues était réel ou non, cette polémique, qui aurait dû rester scientifique, se dévoya en une série d'attaques ad hominem avec des arrières-pensées politiques : Triste épisode pour la Science Française..

Courtillot répliqua sereinement en publiant une réponse en 2007 puis, en 2008, un article qui montrait qu'une corrélation soleil-température terrestre existait bien (ce qui relève des thèses des "solaristes" qui sont longuement exposées dans ce site) et se retrouvait dans les bases de données de nombreux territoires de la planète tels que l'Europe, les USA et l'Australie. De fait, ces travaux ont poussé Vincent Courtillot à porter une attention toute particulière à l'analyse critique des données disponibles et notamment celles qui sont utilisées par le GIEC. Une part notable de ses conférences lui est consacrée.
Le résultat de cette analyse est particulièrement inquiétant sur le fonctionnement et la crédibilité de cet organisme Onusien et ceci est tout à fait cohérent avec les observations qui sont faites dans le présent site. courtillotbook


Les conférences de Vincent Courtillot, organisées à l'occasion de la publication récente de son dernier ouvrage "Nouveau voyage au centre de la terre" (Odile Jacobs) ont connu un succès mérité. C'est ainsi qu'elles ont rassemblé 1500 personnes à Nantes, 400 personnes à l'EOST Strasbourg et 500 personnes à Brème.

Celle qui a été donnée à l'occasion des Journées Scientifiques de l'Université de Nantes est disponible sous divers formats.

En format audio seul :

Ou enregistrer en mp3.

La vidéo de la présentation


Si votre connection est assez lente (mois de 2 Mo), vous ne risquez pas grand chose du côté de la loi Hadopi2, mais vous aurez du mal avec le "streaming" (régulation du flux) qui provoque des interruptions pour le "buffering" assez pénibles. Dans cette hypothèse, je vous suggère de charger le vidéo complète qui pèse quelques 370 Mo sur ce site ; Il s'agit du format flash vidéo (flv). Cela vous prendra du temps mais en vaut la peine.
Je vous suggère de lire cette vidéo en utilisant VLC qui est un logiciel gratuit disponible sur le WEB.

De même pour la table ronde sur le changement climatique et la biodiversité, qui a suivi cette conférence et à laquelle a également participé Vincent Courtillot.

L'audio :

La vidéo de la présentation de Courtillot à Nantes et de la table ronde qui a suivi (sur Daily Motion)

Et pour l'enregistrer en cas de streaming défaillant :

La conférence donnée à Strasbourg est accessible sur ce site. Et aussi la vidéo complète en 6 parties sur dailymotion.(merci au lecteur)
Cette conférence est plus longue que celle de Nantes mais aussi plus complète.

Je vous conseille vivement de voir ou d'écouter ces très bonnes conférences dans lesquelles Vincent Courtillot fait preuve d'une grande maîtrise du sujet ainsi que d'une rigueur qui n'est pas superflue dans ce domaine. De plus les qualités d'orateur et la pédagogie de Vincent Courtillot ne sont plus à démontrer.

Voici une brève liste de quelques questions analysées par V. Courtillot :

  • Les courbes de températures et plus précisément celles produites par le Hadley Center qui servent de base au rapports du GIEC. (voir ici)
  • La dendrochronologie utilisée de manière erronée par Michael Mann et al pour produire sa fameuse "crosse de hockey". qui a été abondamment reprise dans les rapports du GIEC (jusque dans celui, à mi-parcours, de sept 2009 !). (voir également sur ce site)
  • Les incertitudes des modèles du GIEC : Notamment les nuages dont l'importance est pourtant cruciale puisque 3% de variation de l'ennuagement équivalent au forçage théorique du CO2. (voir ici sur ce site)
  • Les résultats des carottages glaciaires qui montrent que les variations de du taux de CO2 sont en retard sur les variations de température. (voir également sur ce site)
  • V. Courtillot constate, comme nous le faisons dans ce site, que les rapports du GIEC minimisent très sérieusement les incertitudes existantes et négligent un certain nombre de facteurs probablement importants au prétexte qu'ils ne sont pas entièrement compris. Courtillot pronostique que, dans 10 ans, les conclusions du GIEC seront considérées comme fausses. (NDLR: personnellement, et au vu des avancées actuelles rapides de la science climatique, je pense que cinq ans suffiront amplement).

Il est inutile d'ajouter que les conférences de Vincent Courtillot n'ont pas fait plaisir aux thuriféraires du GIEC, comme on peut le constater lors de la table ronde...On pourrait répondre (gentiment) en leur rappelant l'avertissement de Mojib Latif (membre parmi les plus influents du GIEC), s'adressant aux participants du tout récent WCC3 (voir billet suivant)

" ..nous devons nous poser les questions dérangeantes nous-mêmes, sinon d'autres le feront."

Certes ! Bravo Vincent !

Ps du 10/10/09 : Dont'acte ! Nous nous réjouissons que V. Courtillot ait été invité ce matin à France Inter. Vincent Courtillot a quand même réussi à glisser quelques idées importantes dans le verbiage de Stéphane Paoli.

 

07 Sept 2009 : Enfin ! : Plusieurs éclairs de lucidité et un peu d'humilité dans les certitudes du GIEC !

Il n'est pas coutumier d'inviter dans cette page, les scientifiques "mainstream" du GIEC dont la moindre déclaration alarmiste fait déjà la une de la grande presse et de tous les médias du globe. Pourtant nous faisons une exception.
Pourquoi ? Parce que les multiples évidences que de nombreux chercheurs non-mainstream (souvent qualifiés de "négationnistes") s'épuisent à mettre en avant, depuis plusieurs années, ont fini par entamer sérieusement l'entêtement et les certitudes infondées des porte-drapeaux du GIEC .
WCC3

 

 

 


C'est du 31 août au 04 septembre que vient de se tenir, à Genève, la 3ème Conférence sur le Climat (dite WCC3) placée sous l 'égide de l'ONU et de l'Organisation Météorologique Mondiale (WMO). Nul besoin de préciser que le gratin scientifique du GIEC s'y trouvait réuni à l'exclusion des nombreux chercheurs plus ou moins labélisés "sceptiques", qui, pourtant, ont depuis lontemps défendu les thèses que les chercheurs du GIEC viennent tout juste de découvrir...

Le journal "New Scientist" dont l'alarmisme climatique actuel est bien connu a dépêché un de ses reporters (Fred Pearce) à Genève. Pour éviter les reproches malveillants, j'utiliserai son compte-rendu que l'on ne peut, en aucune façon, soupçonner de pencher vers le scepticisme climatique.

Dans la suite, les textes en caractères non engraissés et placés entre guillements sont empruntés à l'article de New Scientist. Les caractères en gras placés entre guillemets sont des citations des chercheurs qui ont participé à cette conférence.
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Le titre de cet article en dit long sur la confiance du New Scientist dans les prévisions à long terme du GIEC:
"Le climat mondial pourrait se refroidir et se réchauffer plus tard"
latif

"Les prévisions du changement climatique sont proches de la sortie de route. Un des top modélisateurs du climat (NDT : Mojib Latif, photo-ci-contre) a déclaré ce jeudi que nous pourrions être proche d'entrer dans" "Une ou deux décennies de refroidissement climatique"

"Les gens diront que le réchauffement climatique disparaît" "a-t-il affirmé devant plus de 1500 des plus grands scientifiques du climat de la planète, réunis à la 3ème conférence mondiale du climat à Genève."
"Je ne suis pas un des sceptiques du climat" "a insisté Mojib Latif de l'Institut Leibniz des Sciences Marines de l'Université de Kiehl en Allemagne." "Cependant, nous devons nous poser les questions dérangeantes nous-mêmes, sinon d'autres le feront."

"Peu de scientifiques vont aussi loin que Latif qui est un auteur du GIEC. Mais ils sont de plus en plus nombreux à reconnaître que les pronostics à court terme du changement climatique sont beaucoup moins assurés qu'on le pensait auparavant."...

" Mais plusieurs des scientifiques du climat, réunis à Genève pour discuter de la manière dont ceci (NDT : La prévision à 30 ans) pourrait être mené à bien, ont reconnu que sur ces échelles temporelles, la variabilité naturelle est, au moins, aussi importante que le changement climatique à long terme dû au réchauffement climatique." ...

"Latif a prévu qu'un refroidissement climatique naturel pendant les prochaines années, surpasserait le réchauffement anthropique. Ce refroidissement résulterait des variations cycliques des courants océaniques et des températures de l'Atlantique Nord qui sont connues sous le nom de NAO (Oscillation Nord Atlantique)."

"Rompant avec l'orthodoxie du changement climatique, il a déclaré que les cycles NAO sont probablement responsables d'une partie du fort réchauffement climatique que nous avons subi pendant les trois décennies écoulées.". "Mais de combien ? Nous ne le savons pas encore." "a-t-il dit aux conférenciers. La NAO est entré dans une phase froide."

"Latif a aussi déclaré que les cycles NAO expliquaient le reverdissement récent du Sahel en Afrique après les sécheresses des années 1970-1980. James Murphy, le responsable des prévisions climatiques au Met Office (NDT ; l'agence météo anglaise) a confirmé son accord et a établi un lien entre la NAO et la mousson en Indes, ainsi qu'avec les ouragans dans l'Atlantique et la mer glacée de l'Arctique. " Les océans sont un facteur décisif de la variabilité décennale" a-t-il déclaré."
pope

"Un autre leitmotiv favori du climat a été renversé quand Pope (NdT : Vicky Pope, responsable des prévisions climatiques au Hadley Center, UK, photo-ci-contre) a affirmé que les pertes dramatiques de la glace Arctique résultaient, en partie, des cycles naturels plutôt que du réchauffement climatique du globe. Les rapports préliminaires suggèrent qu'il y a eu beaucoup moins de fonte cette année qu'au cours des années 2007 et 2008."...

"Les erreurs des modèles sont aussi un problème sérieux. Nous avons un long chemin à faire pour les corriger. Elles détériorent nos prévisions." "dit Tim Stockdale du Centre Européen pour les prévisions à moyen terme à Reading (UK)."

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Remarques et conclusion : Comme l'indique le titre de ce billet, cette conférence a, enfin (!), montré quelques éclairs de lucidité de la part des climatologues du GIEC qui semblent avoir réalisé qu'il existe une forte variabilité naturelle et que celle-ci est liée aux oscillations océaniques.
Bien sûr, il reste encore beaucoup de chemin à faire, mais ils sont sur la bonne voie, semble-t-il.
Cette conférence constitue un tournant très important pour ceux qui cherchent réellement à comprendre comment fonctionne le climat de la planète et ne se soucient pas d'utiliser la toge des scientifiques pour influencer les politiques dans le sens qui leur convient.

Il est troublant (ou affligeant) de constater qu'il a fallu tant d'années pour que les "plus grands scientifiques du climat" comme les désignent la presse et les adorateurs du GIEC, en oubliant tous les autres, commencent enfin à réaliser ce que nombre de scientifiques qu'ils appellent "sceptiques" (quand ils ne disent pas "négationnistes"), comme Roger Pielke Sr., Syun Ishi Akasofu, Roy Spencer, Bill Gray, Klyashtorin, Joe d'Aleo, Nicola Scafetta et bien d'autres...ont compris et publié depuis longtemps, comme je l'ai longuement exposé dans les pages "froid", " thèses" et "océans".

Compte tenu de l'évolution des déclarations des membres du GIEC, lors de la 3ème Conférence Mondiale sur le Climat, je pense être utile en reproduisant ici le graphique suivant, dû au Prof.Syun Ishi Akasofu, sur l'évolution des températures de 1800 à nos jours.

Ce graphique constitue une sorte de résumé des conclusions auxquelles sont parvenus de nombreux chercheurs (hors GIEC) à partir de diverses analyses basées aussi bien sur les oscillations océaniques (AMO, PDO, ENSO ..) que sur les propriétés du soleil (Scafetta), voire sur la simple statistique mathématique (Klyashtorin et al). Toutes ces analyses convergent vers un schéma de ce type.

On constate que :akasofu1

-La température du globe suit une variation périodique, dont la période est d'environ 60 ans.

-Cette oscillation périodique, plus ou moins sinusoïdale de la températures, est superposée à une lente et faible montée des températures ( de 0,3 à 0,8°C en cent ans) qui peut résulter d'une oscillation de grande période, de la sortie du petit âge glaciaire ou de l'effet de serre, selon les auteurs.

-Les prédictions, prévisions ou scénarios du GIEC sont initialisés sur une arche montante de la quasi-sinusoïde, ce qui induit un biais considérable dans leurs prévisions, comme on le voit sur le graphique.

-Nous en sommes actuellement au petit point indiqué par la flèche verte sur la figure. Comme on le sait, les températures sont à la baisse ou stagnent depuis quelques années et ont décroché des modèles du GIEC. En accord, avec les prédictions de Mojib Latif du GIEC, les auteurs de ces graphiques pensent unanimement que nous allons vers le froid pour deux ou trois décennies.

Comme je l'ai écrit plus haut, il est satisfaisant pour la démarche scientifique, de constater que des membres officiels du GIEC commencent à se poser de vrais questions à partir des observations réelles et ne se reposent plus uniquement sur les projections des ordinateurs...

Il est également satisfaisant de constater que les affirmations maintes fois proférées par les politiques (et hélas, quelques scientifiques) affirmant que "The Science is settled", la "Science est comprise ", est démentie par les scientifiques du GIEC, lui-même.

Et pendant ce temps-là, alors que le doute s'est insinué jusque dans les rangs mêmes des gardiens de l'orthodoxie, ignorants de tout cela ...

- Les français débattent sur la Taxe-Carbone de Hulot-Rocard,
- Les sénateurs américains discutent du Cap and Trade d'Al Gore.
- Ban Ki Moon, le Secrétaire Général de l'ONU, revenant d'une expédition en Arctique, implore le monde et nous sert des déclarations dignes de l'apocalypse, aussitôt répercutées par la grande presse. "Il ne nous reste plus que quatre mois pour agir", nous dit-il.
Visiblement, Ban Ki Moon n'est conseillé ni par Vicky Pope du Hadley Center, ni par Mojib Latif du Leibniz Institute et du GIEC, ni par Tim Stockdale du Centre Européen des Prévisions à Moyen Terme, ni par James Murphy du Met Office etc. qui l'auraient probablement incité à la modération.
La question se pose alors de savoir qui conseille tous ces hommes politiques....

Et, dans ces conditions, comment pourraient-ils savoir ce qu'il se dit dans les enceintes des conférences internationales, connaître les doutes qui agitent la communauté des scientifiques ?
Car, n'en doutez pas : Aucun des grands médias de la planète ne répercutera jamais ces déclarations qui viennent pourtant de la 3ème Conférence Mondiale sur le Climat. En particulier, en France, ni le "Journal de référence", ni Libération, ni le Figaro, ni aucune des chaînes télévisées ou de radio n'en souffleront un mot. Pourquoi ?
Mise à jour du 11/09/09 : Oups ! Je me trompais. UN journal américain a rapporté sur cette conférence: Le National Post.
Vous trouverez le texte en pdf de cet article ("Le réchauffement global fait une pause"), signalé et traduit en français par un de mes lecteurs (Merci LeBoss).
Puis le Daily Mail anglais, signalé par un autre lecteur. Nous attendons toujours les médias francophones....

Par contre, vous entendrez une speakerine météo sur TF1 ou A2 vous affirmer, sans hésiter, que les tsunamis résultent du réchauffement climatique...

Curieuse époque. Vraiment !
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Liens utiles (merci au lecteur) : Lien vers le ppt de la conférence de Mojib Latif à Genève, (voir notamment la diapositive 10 de la présentation, assez proche du graphe d'Akasofu), fichier audio de la conférence de Latif.


27 Avril 2009 : Jan Veizer est "Distinguished" professeur de géologie (émérite) de l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur d'un très grandveizer1 nombre de publications et de livres dont beaucoup sont consacrés à l'usage des techniques isotopiques pour l'étude de l'histoire du climat de la planète sur de très longues périodes. Il a été honoré par de nombreux prix et récompenses durant sa carrière. (Son CV est ici). Il poursuit actuellement son activité en dirigeant plusieurs doctorants et post-docs.

A l'instar de nombreux (pour ne pas dire la plupart des) géologues (voir ici), Jan Veizer observe que les variations climatiques actuelles que nous observons sur une période ridiculement petite (100 ans) par rapport à l'histoire de la planète, s'inscrivent parfaitement dans le cadre des fluctuations naturelles du climat.

Parmi beaucoup d'autres travaux; et pour ce qui nous concerne, Jan Veizer est l'auteur d'un article très connu ( Veizer J. (2005), Celestial climate driver: A perspective from fouveizerr billion years of the carbon cycle, Geoscience Canada, 32, 1, 13-28.) dans lequel il montre une anti-corrélation remarquable entre le flux du rayonnement cosmique (géré par l'activité solaire) et la température du globe depuis..plus de .400 millions d'années. Je vous redonne une petite reproduction de ce graphique que j'ai déjà commenté ici. C'est le prolongement d'un travail qui avait amorcé une relation fructueuse avec le professeur Nir Shaviv, en 2003, lequel avait trouvé, indépendamment, des résultats très voisins à partir de l'étude de météorites. Tous deux étaient parvenus, comme un grand nombre d'autres chercheurs, à la conclusion que le climat était fortement corrélé à l'activité éruptive solaire comme je l'ai décrit dans cette page...ce que le GIEC et ses affidés, persiste encore et toujours à nier.

Veizer est un scientifique très pondéré. Il ne s'exprime que très rarement et quand il le fait, c'est en termes soigneusement pesés. Pourtant et compte tenu de la tournure des évènements, il a jugé utile de s'exprimer. Voici quelques extraits d'un article intitulé " La science du changement climatique n'est pas établie" et qu'il vient de publier dans le grand quotidien australien "The Australian". Venant de sa part et compte tenu de son expérience dans ce domaine, on peut voir sa déclaration comme un avertissement ou, si l'on veut, comme une prise de date.
Dans l'introduction, il déclare :

"Beaucoup pensent que la science du climat est établie. Elle ne l'est pas. Et la question n'est pas de savoir s'il y eu un réchauffement durant le siècle passé. Il a eu lieu même s'il n'a pas été uniforme et même si il n'y en a pas eu pendant la dernière décennie. La géologie nous apporte une grande quantité de preuves de la perpétuelle variabilité naturelle du climat, avec des périodes où les glaces polaires descendaient presque jusqu'à l'équateur et des périodes où il n'y avait plus de glace du tout, même pas sur les pôles."

Veizer poursuit :

" En réalité, le débat sur le climat porte sur 1,6W/m 2 , c'est à dire sur une variation de 0,5% dans l'équilibre énérgétique, très mal connu, de notre planète."

Veizer rappelle, une fois de plus, que, de loin, le principal gaz à effet de serre est la vapeur d'eau et non pas le CO2, dont 5% seulement relèvent de la responsabilité humaine. Il poursuit :

"Les enregistrements du climat des temps passés montrent de manière flagrante que ceux-ci suivent les variations de l'irradiance solaire. Cependant, parce que seulement trois décennies de données satellites ne montrent qu'une variabilité limitée, le soleil doit agir via un effet amplificateur (NDT : comme, par exemple, la théorie de Svensmark et al, ou, encore, comme cela est montré empiriquement par le récent article de N. Shaviv) pour expliquer l'amplitude des variations observées durant le dernier siècle. L'argument du GIEC consiste à dire que puisqu'aucun effet amplificateur n'est connu et parce que le concentration du CO2 est passée de 280 ppm à 370 ppm, l'effet de serre anthropique doit être responsable de la plupart du déséquilibrer radiatif.

Mais cette hypothèse n'est qu'une attribution par défaut et non pas une preuve empirique ou expérimentale que le dioxyde de carbone est le maître d'oeuvre. Pourtant, une telle attribution est considérée comme un fait acquis pour la calibration des modèles complexes de la sensibilité au CO2."

"Si, pourtant, une amplification de l'effet du soleil existe, et les observations empiriques que je détaille ci-dessous sont en faveur de son existence, la nécessité d'attribuer l'énergie nécessaire aux gaz à effet de serre diminue d'autant. Alors, quelle est la crédibilité de l'hypothèse de base des modèles (NDT : du GIEC) selon laquelle, une toute petite fraction -contrôlée par des processus biologiques- du cycle du carbone pourrait diriger le climat au moyen du gigantesque cycle de l'eau qui répondrait passivement ? "

Dans la suite de l'article, Veizer pose la question : "Ainsi, quelle pourrait être la source d'énergie complémentaire qui pourrait rendre compte des 1,6 W/m2 tant disputés ?".

Il répond : " Les nuages agissent comme des miroirs qui réfléchissent la lumière du soleil (NDT : Veizer parle ici des nuages de basse altitude. Voir la discussion à ce sujet, ici). L'énergie qui est réfléchie par les nuages est d'environ 77W/m2 et la différence entre un ciel nuageux et un ciel clair est de 28W/m2. Ainsi, seulement quelques pour cent de variation de la couverture nuageuse peuvent rendre compte du déséquilibre énergétique tant discuté.
Les nuages font partie intégrante du cycle de l'eau commandé par le soleil."

Dans ce qui suit, Veizer reprend les arguments de la théorie de Svensmark. Il évoque le très grand nombre de corrélations observées dans des endroits géographiquement très dispersés et pendant des millénaires, qui viennent à l'appui de cette théorie (vous en trouverez quelques unes dans cette page). " De tels enregistrements ( NDT : des effets des rayons cosmiques, témoins de l'activité solaire) sur les 10.000 dernières années sont bien corrélés avec les grandes variations climatiques, alors que les concentrations contemporaines du CO2, mesurées dans les carottes glaciaires, s'avèrent constantes autour du faible niveau de 280ppm préindustriel, sans aucun rapport avec les variations du climat."

Il conclut par cette phrase :

"La science du changement climatique continue à évoluer et ceci indépendemment de la situation du débat sur le climat. Les données qui résultent des observations suggèrent que nous y gagnerions beaucoup en basant nos projections sur le climat, aussi bien du point de vue scientifique que du point de vue économique, sur une perspective plus vaste que celle qui relève des scénarios du GIEC."

 

9 Mars 2009 : La Société Japonaise pour l'Energie et les Ressources (JSER) est une société savante, très influente auprès du JSERgouvernement de son pays. Cette société regroupe les meilleurs responsables scientifiques Japonais dans diverses disciplines et, selon ses propres statuts "fait la promotion de la science et de la technologie pour ce qui concerne l'énergie et les ressources et facilite la coopération entre la recherche et les secteurs gouvernementaux qui doivent assumer la gestion de ces domaines".

La JSER vient de faire paraître un rapport destiné, en particulier, au gouvernement Japonais. Il est intitulé
" Le réchauffement global : Quelle est la vérité scientifique ?" (source du rapport en japonais, extraits traduits en anglais ).

Ce rapport est rédigé par 5 éminents scientifiques du JSER :

japreportKanya Kusano (en bas à droite sur la photo ci-contre) est le Directeur de programme et chef de groupe au ESC, Le Centre de Simulation de la Terre (ici) qui fait partie du JAMSTEC qui est l'Agence Japonaise pour les Sciences de la Mer et de la Terre et la Technologie.

Syunichi Akasofu (en haut sur la photo ci-contre) est professeur émérite à l'Université de l'Alaska. Il est le fondateur et l'ancien directeur de l'International Arctic Research Center. Quelques unes de ses déclarations figurent dans cette page (ici).

Shigenori Maruyama (en haut à doite) est professeur des Sciences de la Terre et des planètes de l'Institut de Technologie de Tokyo

Kiminori Itoh (en haut à gauche) est professeur de chimie-physique à l'Université nationale de Yokohama,

Seita Emori (en bas à gauche) est le directeur de l'Institut national des sciences de l'environnement (à noter que Emori est membre du GIEC, source)

 

 

Voici quelques unes des conclusions que l'on peut tirer de la lecture de ce rapport "explosif" (daylytech, quelques extraits traduits en anglais ici) en ce qu'il représente la point de vue de la principale institution Japonaise de recherche dans ce domaine et qu'il tranche résolument sur les positions prises par les institutions analogues des pays de l'Ouest. En bref, ce rapport constitue une critique acerbe des positions du GIEC dans de multiples domaines. Ainsi :

  • Quatre des cinq chercheurs (à l'exception de Seita Emori, membre du GIEC) ne sont pas d'accord avec les affirmations sur le caractère anthropique du réchauffement prôné par le GIEC.
  • Le professeur Kanya Kusano se focalise sur l'immaturité des simulations numériques du GIEC. Il va jusqu'à comparer cette pratique à l'astrologie antique. Il fait la liste de nombreuses erreurs du GIEC et remarque que, de l'avis même de ce dernier, les causes naturelles sont mal comprises. Il conclut que "Les conclusions du GIEC affirmant que, dorénavant, les températures atmosphériques vont subir une hausse continue et monotone, doivent être considérées comme une hypothèse non prouvée." Le Professeur Kasano estime que les rayons cosmiques, qui sont modulées par des cycles magnétiques solaires, pourraient avoir un impact à grande échelle sur le climat terrestre.
  • Le professeur Siun Ichi Akasofu, se basant, entre autres, sur des données historiques, avait déjà contesté l'idée que la hausse récente des températures constitue une anomalie (voir ici) . En langage moins mesuré que le langage Japonais habituel, il précise que "Avant que quiconque ait eu le temps de s'en apercevoir , l'hypothèse (NDT: du GIEC) a été considérée comme une vérité...L'opinion qu'un grand désastre se produira de façon certaine, doit être éradiquée."
  • Le rapport disserte assez longuement sur les causes naturelles du changement climatique et notamment sur l'influence du soleil et de ses cycles éruptifs. Le rapport conclut que des recherches approfondies doivent être menées dans ce domaine tout comme dans celui des aérosols(tels que le DMS) et des nuages. " La discussion des propriétés et des durées de vie des aérosols dans les nuages dans le 4ème rapport du GIEC est insuffisante.
  • La conclusion (chapitre 4 du rapport) est intitulée : la théorie du réchauffement global anthropique est encore hypothétique. Le rapport s'achève sur une invitation à reconsidérer sérieusement les facteurs de variabilité naturelle avant d'effectuer les futures projections.

Si on y rajoute les graves critiques à l'encontre du GIEC déjà énoncées par les professeurs Itoh et Takeda (voir ici), Le gouvernement Japonais sait à quoi s'en tenir. Compte tenu de l'ambiance actuelle et de la pression politique qui règne (essentiellement dans les pays de l'Ouest) dans ce domaine, cette démarche collective des scientifiques Japonais constitue un événement remarquable. Elle est la première remise en cause officielle des conclusions du GIEC de l'ONU. Il semble qu'il y ait aussi un "consensus" chez les Japonais sur ce sujet.

Les réserves exprimées par la science Japonaise vis à vis du GIEC ne sont peut-être pas étrangères au lancement récent du satellite GOSAT par l'agence JAXA (exploration satellite Japonaise). Ce satellite, très bien équipé, est destiné à l'analyse des concentrations des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. La mission américaine équivalente (satellite OCO) s'est crashée, il y a peu. (source). GOSAT fait son travail. Nous attendons ses premiers résultats avec impatience.
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Addendum: Au cours de l'analyse de ce dossier, j'ai pris des renseignements sur les scientifiques responsables de la rédaction de ce rapportemori. Le site du jeune et, sans doute brillant dans sa partie, Seita Emori ( photo ci-contre) a plus particulièrement attiré mon attention. Seita Emori est un modélisateur du climat sur ordinateur, c'est à dire qu'il met au point des modèles numériques couplés, de la terre, des océans et de l'atmosphère. Voici des extraits de ce qu'il a déclaré lors d'un interview chez NEC (source) :

" Pour ma recherche, j'utilise des super-calculateurs pour prédire le réchauffement global du futur (NDT : Phrase étonnante dans la bouche d'un scientifique : Il n'a rigoureusement, et dès le départ, aucun doute sur ce qu'il doit trouver !). Quelques uns pensent, à tort, que ceci veut dire que l'on utilise un calculateur pour passer à la moulinette une grande quantité de données résultant des observations. Pas du tout. Les seules données injectées sont des paramètres de base comme la taille de la terre, la rotation, la distribution des terres et des océans et les constituants de l'atmosphère. Tous ces paramètres sont utilisés pour résoudre les équations de la physique...En d'autres termes, la simulation génère automatiquement les conditions telles qu'elles se produisent sur terre. "

Cette démarche intellectuelle me laisse absolument pantois : Pour Emori, il suffit de résoudre quelques équations sophistiquées avec un ordinateur en y injectant quelques données de base et youpie ! on trouve le bon résultat : Le climat de la terre...
Cette déclaration est d'une naïveté confondante. Elle semble ignorer l'immense complexité et le caractère sans aucun doute chaotique des couplages (biologiques, chimiques, physiques) soleil-océans-atmosphère-continents...sur la plupart desquels on ne possède, actuellement, que de vagues indications. Elle ignore aussi que les lois de la physique ne sont pas forcément et toujours des lois exactes (comme les lois du corps gris appliquées aux gaz) et que s'agissant d'équations différentielles couplées, la moindre erreur sur les conditions initiales peut coûter très très cher. etc.
D'ailleurs, dans la suite de cet interview, Seita Emori apparaît beaucoup plus préoccupé par l'augmentation de la puissance de ses super-calculateurs que par les incertitudes scientifiques qu'il suffit, selon lui, de résoudre avec quelques paramètres ajustables..

Je crains, malheureusement, que la nouvelle génération de scientifiques, beaucoup trop souvent formée à l'école de la modélisation numérique, raisonne comme Seita Emori. Vue sous cet angle, l'"affaire du réchauffement climatique anthropique" n'est rien d'autre que le résultat d'une approche fondamentalement immodeste et erronée de la science. Un des livres de feu le grand climatologue Marcel Leroux était intitulé "Le dévoiement de la climatologie" (The erring ways of climatology). C'est très exactement la démarche de Seita Emori qu'il dénonçait... lui et beaucoup d'autres.

 

29 Jan. 2009 : NASAlogoL'ancien Directeur de James Hansen à la NASA, le Dr John Theon, porte une critique acerbe sur le comportement, les déclarations et les modèles climatiques de son subordonné.
De plus, il s'est déclaré climato-sceptique et a demandé à figurer sur la liste des quelques 650 scientifiques sceptiques gérée par l' "US Senate Committee on Environment and Public Works" (source) en disant "Je suis heureux d'avoir la possibilité d'ajouter mon nom à la liste de ceux qui sont en désaccord avec l'affirmation que le réchauffement climatique résulte des activités humaines."

John Theon est un physicien de l'atmosphère qui a exercé de très importantes responsabilités au sein de la NASA. Il a été le Directeur du Programme de Recherche sur les Processus Climatiques à la Direction Générale de cet organisme et aussi, le responsable de la branche Atmospheric Dynamics & Radiation. (Vous trouverez ici quelques article et livres dont il est l'auteur). En bref, John Theon pilotait tout ce qui concerne l'activité de recherches sur le climat de la NASA. A ce titre, John Theon a été le "Supervisor*" ( c'est à dire celui qui fournit les crédits, justifie les dépenses et évalue les résultats) de James Hansen, le célèbre "alarmiste en chef " responsable du GISS (Goddard Institute for Space Studies) et conseiller du non-moins célèbre Al Gore.

Voici comment John Theon se présente, lui-même:

" En tant que chef de plusieurs programmes au Quartier Général de la NASA (1982-1994), j'étais responsables de toute la recherche sur le climat pour l'Agence toute entière, y compris les recherches menées par James Hansen, Roy Spencer, Joanne Simpson et plusieurs centaines d'autres scientifiques dans les centres de la NASA mais aussi dans les Universités et dans le secteur privé. Ceci exige une connaissance approfondie de l'état de la science. Depuis mon départ en retraite, je me suis tenu au courant de la science du climat en lisant les articles et les livres sur ces sujets. "

A propos de James Hansen lui-même, et de son comportement, John Theon déclare que

" Hansen n'a jamais été muselé (NDT: Hansen a déclaré qu'il l'avait été !) même quand il violait la position officielle de l'Agence sur les prédictions climatiques (qui était que nous n'en savions pas assez pour prévoir le climat et les effets de l'homme sur celui-ci). Ainsi, Hansen a plongé la NASA dans l'embarras lorsqu'il a proféré ses affirmations, en 1988, devant le Congrès (NDT: c'est là que tout à commencé. Les prévisions de Hansen de l'époque se sont d'ailleurs révélées largement exagérées, par la suite).

Au sujet des modèles informatique qui "prédisent" le climat, voici ce que nous dit John Theon :

"Les modèles du climat sont inutiles"... "Ma propre opinion au sujet du changement climatique anthropique est que les modèles ne représentent pas de manière réaliste le système climatique parce qu'il existe de très importants phénomènes à une échelle plus petite que le pas de la grille, (NDT : la grille est un maillage formés de carrés ou de cubes juxtaposés découpés dans l'atmosphère servant aux programmes de simulations numériques. Le pas de cette grille diminue a mesure que le coût des ordinateurs augmente. C'est dans le but de diminuer le pas de la grille que le CNRS vient d'acheter, à un prix très élevé, un des ordinateurs les plus puissants du monde) que les modèles intègrent de manière insuffisante quand ils ne les omettent pas complètement.". "De plus, quelques scientifiques ont manipulé les données observées pour justifier les résultats de leurs modèles. Ce faisant, ils n'expliquent ni ce qu'ils ont modifié dans les données observées, ni pourquoi ils le font. Ils se sont opposés à ce que leur travail soit transparent ce qui aurait permis de le faire vérifier par d'autres chercheurs. Ceci est clairement contraire au bon fonctionnement de la science. Ainsi, il n'existe pas de justification rationnelle pour que les prévisions de ces modèles du climat soient utilisées pour déterminer une politique."

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Sans aucun doute, ces déclarations d'un ancien haut responsable de la NASA qui mentionne des manipulations de données, une totale absence de transparence dans les traitements de ces données et l'incapacité des modèles à donner des renseignements fiables, constituent l'une des plus graves attaques contre James Hansen et son équipe (dont Gavin Schmidt, le fondateur de Real Climate avec Michael Mann, l'homme de la crosse de hockey) et contre les modélisateurs du réchauffement climatique en général....

On imagine l'ambiance dans les couloirs des bâtiments de la NASA où dans les colloques lorsque ces derniers croisent Roy Spencer (toujours en charge des mesures satellitaires de la NASA), Harrison Schmitt ou encore Walter Cunnignham, Joanne Simpson, Michael Griffin (encore très récemment directeur général de la NASA, viré par Obama), le Dr. Phil Chapman, le Dr. John Christie (ancien NASA qui travaille avec Spencer) et beaucoup d'autres, tous sceptiques..

Une fois de plus, on n'en a pas entendu parler dans les médias... Curieux, non ?

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*Aux Etats-Unis, la structure des grands organismes de recherche est, le plus souvent, totalement pyramidale. Ainsi, par exemple dans les laboratoires de recherche d'IBM San José, dans les années 80, le " Supervisor" était-il chargé d'effectuer, chaque année, un classement sans ex-aequo, des membres de son équipe. Les salaires des membres de l'équipe dépendaient directement de ce classement. Les premiers voyaient leur salaire augmenter. Les derniers de la liste voyaient leur salaire diminuer et s'il se retrouvaient plusieurs fois au dernier rang, ils étaient exclus. Le supervisor lui-même subissait un traitement identique de la part de la hiérarchie qui lui était supérieure. Et ainsi de suite jusqu'au grand patron... du haut en bas de la structure.

 


Roger Pielke Sr est professeur de Climatologie et directeur d'un groupe de recherche du Cooperative Institute for Research in pielke2Environmental Sciences de l'Université du Colorado : (le "Pielke Research Group"). Son expertise, mondialement reconnue, couvre un spectre très large. Elle va de la modélisation des ouragans aux interactions terre-atmosphère en passant pas l'influence de l'utilisation des sols sur le climat. Sans aucun doute, R. Pielke Sr est, à côté d'autres grandes personnalités comme Richard Lindzen, une des sommités de la recherche en Climatologie. D'autre part, Roger Pielke Sr. gère, depuis 2005, un site internet tout à fait remarquable (et assez pointu) sur les questions climatiques : climatesci.org que je recommande aux plus experts d'entre vous.

Tout comme feu Marcel Leroux, Roger Pielke est un critique véhément de ce que sont devenues les Sciences du Climat sous la férule du GIEC et de ses affidés... Lors d'un interview à ECOWorld (source), il a notamment déclaré " La rigueur scientifique a été sacrifiée et il va inévitablement en découler des décisions politiques inadaptées." A l'instar de la totalité des opposants aux thèses du GIEC, Pielke estime que le rôle du CO2 a été très largement surestimé...

Son opposition et ses critiques contre le GIEC et ses affidés, ont atteint un paroxysme le 13 décembre 2008, à la suite d'une réunion de discussion entre les différentes institutions américaines (NASA, (NRC) National Research Council et (NAS) National Academy of Sciences) à laquelle était convié l'incontournable Prof. Pielke.
Cette réunion du 8 décembre 2008, portait sur l'organisation d'une future conférence intitulée
" Détection et attribution du forçage solaire sur le changement climatique". En bref, les grands organismes initiateurs de la réunion et ardents supporters du GIEC, s'inquiétaient, dans un long préambule, de la montée en puissance de l'idée que la variabilité solaire pourrait jouer un rôle important, sinon primordial, sur le climat. Ce qui avait été nié avec force par le GIEC et consorts, depuis le tout début de l'affaire. Démontrer que la variabilité solaire joue un rôle fondamental dans le changement climatique est considéré comme une attaque directe contre le dogme imposé par le GIEC et ses affidés, selon lesquels le CO2 anthropique est -et doit rester- le grand et unique coupable...

Le compte-rendu de cette réunion publié par Roger Pielke Sr. sur son site WEB est tout à fait révélateur du comportement inquiétant des grandes institutions américaines qui font bloc derrière le GIEC...au mépris de tout débat scientifique, impitoyablement écarté.
Le voici (source) : Ce texte est plutôt inhabituel, sous la plume de Pielke, en ce qu'il diffère notablement du langage prudent et feutré que ce dernier utilise dans tous ses écrits...
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" On protège le pré carré (NDT : Turf, en anglais) du GIEC - Il n'y a aucune analyse indépendante sur le rapport du groupe WG1 du GIEC, lequel est financé et contrôlé par la NSF (National Science Foundation), la NASA ou le NRC (National Research Council)." (NDT : le WG1 est le working Group 1 qui est à la base de tout. C'est lui qui détermine les facteurs responsables du changement climatique).

A l'exception de Judith Lean, Art Charo et moi-même, il n'y a eu aucun soutien pour ceux qui voulaient susciter une discussion. La proposition d'inclure une session dédiée à la conférence du National Research Council a été rejetée par les autres, à moins qu'elle ne soit étroitement limitée, par exemple en la restreignant à des "prévisions décennales". De la même manière les représentants des agences (de la NASA et de la National Science Foundation) ont refusé de soutenir une telle analyse.

La raison de ce qui, sans aucun doute, avait été pré-concerté bien avant notre rencontre de ce lundi-là, repose sur le fait qu'une fraction significative des membres du Comité étaient (et sont probablement encore) des participants actifs aux rapports du GIEC, ainsi qu'il est démontré ci-dessus ( NDT : Plus haut, Pielke a donné la liste des membres du Comité dans laquelle on voit que la moitié des participants se réclament directement du GIEC (IPCC). Quand aux représentants des agences, leurs liens avec le GIEC sont directs et évidents.
Voici la liste : Caspar Ammann (NCAR) [
IPCC Contributor], Don Anderson NASA HQ, Jay Fein NSF, Isaac Held (NOAA GFDL) [Lead Author IPCC Chapter 11], Tom Karl (NCDC) [IPCC Contributor], Chick Keller (Los Alamos National Laboratory), Judith Lean (Naval Research Laboratory) [Lead Author IPCC Chapter 2], Roger A. Pielke Sr. (University of Colorado), Drew Shindell (NASA GISS) [IPCC Reviewer], Gavin Schmidt (NASA GISS) [IPCC Contributor], Terry Nathan (UC Davis), Ka-Kit Tung (University of Washington).

Ainsi, la virulence des commentaires dilatoires et négatifs de la part d'un grand nombre des membres du Comité et même de plusieurs des représentants des agences, vis à vis de n'importe quel point de vue qui diffère de l'orthodoxie du GIEC, démontrait de manière évidente, qu'il n'y avait aucun agrément pour accorder la moindre attention à toute analyse qui ne venait pas du GIEC.

En réalité, Le GIEC est un groupe relativement restreint d'individus qui utilisent le moyen du GIEC pour garder le contrôle sur ce que les responsables politiques et le public doivent savoir sur le climat, à des échelles de temps multidécennales. Ce processus de planification, de la part de la NRC, démontre amplement la volonté des membres du GIEC de manipuler la science de manière à ce que leurs points de vue soient les seuls qui parviennent aux oreilles des politiques.

Si la NSF, la NASA et le NRC acceptent de financer et de soutenir les recommandations d'un groupe qui a un clair conflit d'intérêt afin de protéger sa chasse-gardée (dans ce cas, le GIEC), ils se rendront complices pour nous avoir, à tous, interdit de mettre en avant une présentation équilibrée des bases physiques de la science du changement climatique, y compris sur le rôle des humains.

La distorsion évidente du rapport du GIEC de 2007 est explicitée dans les pages suivantes : (source 1) (source 2).

Dans l'état actuel des choses, il n'existe pas d'analyse indépendante du rapport du groupe WG1 du GIEC financée et avalisée par la NASF, la NASA ou la NRC.

Les représentants des agences, au planning de la conférence, organisé par la NRC le 8 décembre 2008, ou bien négligent, par inadvertance, la nécessité d'une révision indépendante, ou bien ignorent délibérément la nécessité d'un contrôle indépendant parce que les affirmations du GIEC conviennent à leurs propres objectifs sur le problème du climat. Dans les deux cas, les responsables politiques et le public sont trompés sur le niveau de compréhension du système climatique y compris sur le rôle que l'homme peut y jouer. "

(Les caractères agrandis ou engraissés sont de l'auteur de ce site.)
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Note et suite: En clair, Roger Pielke nous explique que la préparation de cette conférence sur la "Détection et attribution du forçage solaire sur le changement climatique" a clairement mis en lumière la connivence évidente qui existe entre les grandes agences américaines et les membres du GIEC pour interdire toute analyse indépendante des facteurs climatiques et de leur influence. Les phrases clefs de ce texte sont, me semble-t-il :

"Ce processus de planification... démontre clairement la volonté des membres du GIEC de manipuler la science de manière à ce que leurs points de vue soient les seuls qui parviennent aux oreilles des politiques."
Ainsi que celle-ci :
" Dans les deux cas, les responsables politiques et le public sont trompés sur le niveau de compréhension du système climatique y compris sur le rôle que l'homme peut y jouer. "

Et on peut se poser, tout naturellement, la question qui vient à l'esprit : Si les affidés du GIEC sont si certains de leurs résultats, pourquoi refusent-ils systématiquement de débattre des effets de la variabilité du soleil, surtout avec des gens aussi compétents que R. Pielke, et bien d'autres, dont les déclarations s'accumulent sur cette page.. C'est pour le moins curieux pour des scientifiques, non ?

Par la suite, Roger Pielke Sr a adressé, à tous les participants de cette réunion, un émail rappelant que la déontologie, aux Etats-Unis, exige que les membres d'une organisation soient absents de la salle lorsque l'on évoque cette organisation. Ce qui n'a évidemment pas été respecté au cours de cette réunion à laquelle les participants du GIEC étaient nombreux et parties prenantes.
L'auteur de ce site vous le confirme : Ainsi, il a été (gentiment) invité à quitter la salle, au cours de réunions d'examen de projets, aux USA, lorsqu'il connaissait, ne serait-ce qu'un seul des auteurs d'un projet qui allait être examiné. Ceci est quelque-fois pratiqué en France. Mais aux Etats-Unis, c'est la règle absolue. En l'occurrence, c'est un bon exemple à suivre..

A noter que ce récit du Professeur R. Pielke est assez proche des pratiques décrites le professeur Dick Lindzen dans son récent article que vous trouverez ici (en français). Tous deux portent des accusations extrêmement graves sur le comportement des scientifiques et des institutions, apparentés, de près ou de loin, au GIEC de l'ONU.

 

Frank Tipler est professeur de physique et de mathématique à l'Université Tulane de la Nouvelle Orléans. Il est réputé pour ses travaux sur les singularités dans les modèles cosmologiques à partir des idées de Penrose, Geroch et Hawking en relativité générale. Il est aussi, avec John tiplerBarrow, le fondateur du "Principe Anthropique" (livre écrit en 1988, parmi d'autres). Sans aucun doute, Frank Tipler est un physicien-mathématicien de très haut niveau.

Frank Tipler a fait récemment connaître son point de vue sur Réchauffement (Changement, ou Crise, selon les auteurs) Climatique que l'on dit anthropique. Suite à une demande de William Katz, Frank Tipler écrit (source ou source):

"Le réchauffement climatique anthropique (NDT : RCA) est une arnaque qui ne repose sur aucune base en physique." La critique de Tipler se développe en 6 points :

1) "Je suis particulièrement géné par les affirmations que "le débat" est clos". Et Tipler de citer l'exemple du système Copernicien stipulant que la terre était (n'était que) la troisième planète du système solaire. Ce qui fut réfuté en son temps par "le débat est clos". De fait, le débat n'était pas clos et Copernic avait raison tout comme Aristarque de Samos qui l'avait affirmé dès 300 avant JC.

2)"Il est évident que la réchauffement global anthropique n'est pas une science, car une théorie scientifique fait des prévisions non triviales qui peuvent être comparées avec les observations que chacun peut faire". Comme nous le savons à partir de nos observations, la théorie du réchauffement anthropique à lamentablement échoué. Cette théorie a prévu une montée continue des températures du globe et ceci a été réfuté par l'expérience. A PRESENT, les partisans de cette théorie prédisent que la terre va rentrer dans une période de refroidissement...En d'autres termes si les pôles fondent, se renforcent -- quoiqu'il arrive-- tout est revendiqué par les théoriciens du RCA comme une confirmation de leur théorie. C'est un parfait exemple de pseudo-science comme l'astrologie."

3)"A l'inverse, la théorie alternative qui dit que l'augmentation ou la décroissance de la température moyenne du globe suit l'activité solaire, est en accord (approximatif) avec les observations. Et les observations ont été prédites avant qu'elles se produisent. Ceci est de la bonne science."

4) "J'insiste sur le point 2) qui dit qu'une personne quelconque doit être capable de vérifier les affirmations parce que je n'ai plus confiance que les "scientifiques" fasse un rapport correct des observations. Je pense que les données sont ajustées pour confirmer, autant que possible, les modèles du RCA."...( Tipler cite ici le cas des erreurs relevées dans les températures du GISS (voir ici) de Hansen... qui allaient toutes dans le sens du réchauffement)

5) "Une autre chose choquante à propos de la théorie du RCA est que cela génére un oubli de la vraie connaissance scientifique (NDT: ici Tipler mentionne les observations de William Herschel en 1801 (rappelées ici)) ....Les gens du RCA essayent de faire disparaître ces observations. D'autres essaient de nier l'existence du Minimum de Maunders".

6) "Les supporters du RCA font revenir l'Inquisition où le pouvoir de l'Etat est utilisé pour faire taire ses opposants scientifiques". (NDT: ici Tipler fait mention du livre récent de Stillman Drake sur Galilée qui indique que ce ne sont pas les théologiens mais ses collègues scientifiques qui ont manipulé l'Inquisition. Tipler rappelle le cheminement de cette affaire et note de nombreuses analogies avec la confrontation actuelle)

Tipler ajoute :
"Je trouve particulièrement inquiétant qu'une partie du procès mené par l'Inquisition Danoise contre Lomborg (NDT : lequel avait été traîné devant les tribunaux Danois pour des affirmations contenues dans son fameux livre 'L'écologiste sceptique", puis relaxé) ait été rédigée par John Holdren, le nouveau conseiller scientifique d'Obama. Holdren a écrit récemment que les gens comme Lomborg sont "dangereux". Je pense que ce sont les gens comme Holdren qui sont dangereux car ils veulent réduire au silence leurs opposants scientifiques en utilisant les moyens que donne le pouvoir de l'Etat."

Le premier article cité en source fait aussi mention d'une partie du fameux discours d'adieu de 1961 du Président Eisenhower (celui dans lequel il mettait en garde contre le complexe militaro-industriel). Dans ce discours, l'ancien président US disait aussi ceci, qui était quasiment prophétique:

"De nos jours, l'inventeur solitaire qui bricolait dans son atelier a été supplanté par des groupes de travail constitués de scientifiques dans les laboratoires et les terrains d'expérience. De la même manière, l'université libre qui a été, historiquement, à la source des idées indépendantes et des découvertes scientifiques, a connu une révolution dans la manière de mener ses recherches. En partie du fait des énormes investissements à réaliser, un contrat avec le gouvernement s'est virtuellement substitué à la curiosité intellectuelle. Pour chaque tableau noir il existe maintenant des centaines de nouveaux calculateurs électroniques. (NDT : texte en gras du traducteur)
L'éventualité d'une domination des scientifiques de la Nation par les gestionnaires de l'Etat Fédéral, au moyen des attributions des contrats de recherche et par les puissances d'argent est toujours d'actualité et doit être considérée comme un problème sérieux."

Eisenhower n'était certes pas un scientifique mais ses analyses faites en 1961, rejoignent assez précisément celles du climatologue Lindzen du MIT en 2008. (ici et ici)...et, plus modestement, les miennes. Ce qu'il redoutait est arrivé (voir ici, les méthodes). Nous y sommes !

Le Dr. William Happer est chercheur physicien ( actuellement spécialiste en spectroscopie laser). Il dirige un groupe de recherche à Princeton (le Happer Group). Il est un expert reconnu en questions énergétiques. Il est l'auteur de plus de 200 articles scientifiques et il a été Directeur de la recherche sur l'énergie au Département (d'état) de l'énergie de Etats-Unis.happer2

 

Il a dit (source) : "J'ai passé une grande partie de ma carrière de chercheur à étudier la physique qui est en relation directe avec l'effet de serre. La peur du réchauffement climatique anthropique est infondée. Elle ne repose pas sur de la bonne science."

Il ajoute que "Le climat de la terre évolue en ce moment même ainsi qu'il l'a toujours fait. Il n'y aucune preuve que le changement actuel diffère de quelque manière que ce soit de ceux qui l'ont précédé."

En 1991, Happer a été nommé Directeur de la recherche sur l'Energie du Département de l'Energie US. En 1993, il a porté témoignage devant le Congrès que les données disponibles ne supportaient pas les idées généralement répandues sur les dangers du trou de l'ozone et du réchauffement climatique. Ces déclarations lui valurent d'être immédiatement limogé par le Vice-Président d'alors, Al Gore.

"On m'a dit que la science ne devait pas interférer avec la politique" a déclaré Happer. "Et je n'avais pas vraiment besoin de ce job".

En demandant récemment à figurer sur la liste des quelques 650 scientifiques (au 15 déc. 2008) qui mettent explicitement en doute le réchauffement climatique anthropique (publiée par le Senate Environnment and Public Works), Happer a déclaré, entre autres, que

"Les modèles informatiques qui sont utilisés pour générer des scénarios effrayants résultant d'un accroissement du taux de CO2, ont une crédibilité minimale".

Lors d'un interview au daily Princetonian (source), Happer a déclaré, entre autres, "La théorie du changement climatique est vraiment très mauvaise pour la science. Elle va donner une très mauvaise image de la science, dans l'avenir" Il ajoute : " Je pense que la science est un des grands triomphes de l'Humanité et je déteste de la voir traîner dans la boue lors d'un épisode tel que celui-ci."

A noter que la liste des scientifiques qui ont déclaré officiellement leur scepticisme s'allonge jour après jour. (voir ici ) . Parmi eux, le Prix Nobel de Physique Ivar Giaever qui a déclaré récemment : "Je suis un sceptique....Le Réchauffement climatique est devenu une nouvelle religion."

 

Le Professeur Ian Plimer est géologue, chercheur et enseignant, à l'Université d'Adelaïde en Australie. Il est aussi professeur émérite à l'Université de Sciences de la Terre à Melbourne. Il est l'auteur de nombreuses publications et de deux livres dont "Une brève histoire de la plimer3 planète Terre". Entre autres distinctions honorifiques, il a reçu la Médaille Clarke de la Royal Society of New South Wales en 2004 ce qui est une distinction très estimée en Australie.

Comme vous le savez si vous avez lu cet article qui porte sur le dernier Congrès International de Géologie qui s'est tenu à Oslo en août 2008, les géologues sont, très fréquemment, des critiques virulents de la théorie du réchauffement climatique anthropique.
Pourquoi ?
Tout simplement parce que les géologues voient le climat de la planète en perspective et sur de très longues durées. Sans trop généraliser, on peut dire que beaucoup de géologues qui connaissent le climat de la planète sur de très grandes échelles de temps, pensent que les variations climatiques actuelles s'inscrivent parfaitement dans les fluctuations naturelles qu'a connu notre planète, de manière plus ou moins cyclique, depuis la nuit des temps.

Le Professeur Ian Plimer est un homme de conviction. Il est très souvent interviewé par les chaînes de télévision et de radios Australiennes devant lesquelles il ne se prive pas de donner sont opinion de climato-sceptique averti. Ses écrits (par exemple celui-ci, très documenté) et ses déclarations sont donc très nombreuses et il est aisé de les trouver sur la toile. Voici quelques unes de ses déclarations parmi beaucoup d'autres :

"When the president of the Royal Society says the science on human-induced global warming is settled, one is reminded of a previous president who said it was impossible for heavier-than-air machines to fly! Since the beginning of time, climate has always changed. It has warmed and cooled faster than any contemporary change. Nothing happening at present is unusual." (source)

"Quand le Président de la Royal Society déclare que la science du réchauffement climatique anthropique est achevée, cela me rappelle un précédent Président qui avait déclaré que les engins plus lourds que l'air ne pouvaient pas voler ! Depuis la nuit des temps, le climat a toujours changé. Il s'est réchauffé et refroidi plus vite que lors de n'importe quel changement climatique contemporain. Rien de ce qui se produit actuellement n'est inhabituel".

Ian Plimer ne mâche pas ses mots. Il déclare que la théorie actuelle du climat est comparable au "Bug de l'an 2000" (que les anglophones ont joliment baptisé "Y2K scam", year 2000 scam). Ainsi, répondant à une question sur la possibilité, souvent évoquée par les activistes environnementalistes, que l'acidité des océans pourrait augmenter dangereusement suite à l'absorption de CO2, voici ce qu'il a déclaré (source) :

"Dans les océans, il existe un effet tampon ( NDLR : L'effet tampon est une réaction chimique stabilisante) entre les basaltes du sol sous-marin et les mers. L'eau de mer voit son pH varier entre 7,8 et 8,3 selon les régions. Il faut noter que le pH est une échelle logarithmique et que si nous voulions rendre les océans acides, il n'y aurait pas assez de CO2 dans les énergies fossiles pour créer cette acidité parce que la plupart du CO2 de la planète reste stocké dans les roches. Quand nous n'aurons plus de roches sur la planète et quand la tectonique des plaques aura cessé, alors nous aurons des océans acides..." NDT : Autrement dit : quand les poules auront des dents !

Au sujet du réchauffement provoqué par le CO2 (selon le GIEC), voici les questions qu'il conseille de poser au "réchauffistes" :

1) Comment se fait-il que le CO2 était 15 fois plus présent (NDT: dans l'atmosphère) que maintenant à l'époque de la glaciation Ordovicienne-Silurienne ?
2) Pourquoi les concentrations de Méthane et de CO2 étaient supérieures à ce qu'elles sont maintenant pendant la période glaciaire Permienne ?
3) Comment se fait-il que le taux de CO2 était de 5 fois supérieur à celui d'aujourd'hui pendant la période glaciaire Crétacée-Jurassique ?

"L'atmosphère a contenu autrefois au moins 25 fois plus de CO2 que maintenant et nous vivons à une époque où le taux de CO2 est le plus faible depuis des milliards d'années. Nous continuons à retirer du CO2 grâce à la sédimentation des carbonates et les océans continuent à servir de tampon à l'aide de réactions chimiques entre les roches et l'eau de mer (comme montré par Walker et al en 1981)"
Il ajoute que " Les réactions d'absorption par les feldspaths et les silicates sont bien comprises. Il existe une énorme quantité de données thermodynamiques sur ces réactions et il se trouve qu'elles ont été ignorées dans les analyses faites par les réchauffistes..."

Le Professeur Ian Plimer est intarissable sur ces questions. Comme beaucoup d'autres, il est convaincu que les fluctuations actuelles résultent de l'activité solaire et non pas de l'activité humaine (source).

Et il est exact que le GIEC n'évoque jamais le passé de la planète...
jamais au delà des carottes de Vostok et de la crosse de hockey de Michael Mann et al...
. C'est curieux. Les géologues, eux, le font.

 

Le Professeur William R. Cotton exerce à l'Université du Colorado. Entre autres expertises sur le climat, il est très reconnu pour ses travaux sur les effets des aérosols sur le cottontemps et le climat. L'intérêt général pour ses très nombreuses publications "revues par les pairs" le place dans le groupe de tête du "Citation Index" ( L'indice officiel du nombre de citations dans la littératire scientifique) ce qui est une vraie référence en matière de recherche. William Cotton a rédigé un livre de climatologie avec R. Pielke Sr, "Human Impacts on Weather and Climate" qui fait autorité en la matière et dans lequel il porte un regard critique sur les hypothèses et les conclusions du GIEC.

En collaboration avec le Prof. R. Pielke Sr, il a développé le système RAMS (Regional Atmospheric Modeling System) qui cherche à prendre en compte l'effet des nuages sur le climat qui, come chacun sait, constitue une des grandes inconnues du système climatique. Vous trouverez sur son site toutes les informations qui vous démontreront que William R. Cotton est un remarquable climatologue. Il ne mâche pas ses mots au sujet des "prédictions" ou "scénarios" climatiques qui constituent pourtant le pain blanc du GIEC, non plus d'ailleurs sur ceux qui, comme Al Gore et de nombreux activistes, rendent l'homme responsable de tous les changements climatiques... Voici ce qu'il a déclaré récemment ( source)

“Climate variability has been with Earth for eons. Greenhouse warming is only one factor affecting climate change. There are many other factors some associated with human activity, many not, and not all processes associated with climate variability have been quantitatively identified. Therefore I am skeptical about claims of forecasts of what the climate will be like in say, 5, 10 years or more. I also view claims that a few years of abnormal weather (like intense hurricane landfalls, severe storms and floods, and droughts) to be caused by human activity as abuse of limited scientific knowledge.”

Soit, en français :
"Les variations du climat terrestre existent depuis la nuit des temps. Le réchauffement par l'effet de serre n'est qu'un des facteurs qui régissent le changement climatique. Il existe de nombreux autres facteurs, certains associés à l'activité humaine et beaucoup qui ne le sont pas. Et tous les processus associés avec la variabilité climatique n'ont pas été quantitativement identifiés. C'est pour cette raison que je suis sceptique sur les affirmations et les prévisions sur ce que sera le climat dans, disons, 5 à 10 ans, ou plus. Je considère aussi que les affirmations que quelques années de temps anormal (comme les arrivées d'ouragans sur les côtes, les fortes tempêtes, les inondations et les sécheresses) résulteraient de l'activité humaine, constituent un usage abusif de nos connaissances scientifiques limitées."

Encore un climatologue patenté qui ne fait pas partie du fameux "consensus"....

20 Nov. 2008 : Un géologue et astronaute américain de la NASA, Harrison H. (" Jack") Schmitt (photo ci-contre), s'est récemment déclaré sceptique du réchauffement climatique anthropique. Son avis mérite d'être entendu. schmitt

 

La biographie du Dr Harrison H. ("Jack") Schmitt ( PhD de géologie d'Harvard) précise qu'il a reçu de nombreux prix honorifiques ainsi que la médaille pour services exceptionnels de la NASA. Il a été le responsable de l'instrumentation scientifique à bord des missions de la NASA sur la lune et était chargé de l'analyse des relevés géologiques, stratigraphiques et pétrographiques prélevés lors des expéditions. Il a fait partie de la mission Appolo 17 sur notre satellite. Il a été Président du Conseil de Surveillance de la NASA. Il a travaillé pour les Missions Géologiques Norvégienne et Américaine; Il est membre de nombreuses sociétés savantes dont la Geological Society of America, l'American Geophysical Union et de l'AAAS (American Association for the Advancement of Science) etc. Bref, Schmitt est certainement un scientifique averti et expérimenté.
A noter que Harrison H. Schmitt a été Sénateur des Etats Unis (New Mexico) de 1977 à 1983.
Il est actuellement retraité.

Pourtant, le 14 Novembre 08, il n'a pas hésité à claquer la porte de la "Planetary Society", dont il était un des membres éminents, suite à des désaccords profonds sur la feuille de route de cette honorable association.(source). Entre autres différends, il reproche à la "Planetary Society" une prise de position, pourtant assez mesurée, sur le réchauffement climatique. Voici ce qu'il a écrit dans sa lettre de démission .

" Je suis désolé mais je ne peux continuer à contribuer aux objectifs promus par votre société parce qu'ils me semblent constituer un retour en arrière en étant plus politiques que rationnels"...

" Concernant l'affirmation de la Planetary Society qui prévoit "d'accélérer la recherche sur le changement climatique en poursuivant des observations plus complètes de la terre" :

"En tant que Géologue, j'aime observer la Terre. Mais, il est ridicule d'associer cet objectif à un "consensus" selon lequel les humains seraient la cause du réchauffement climatique alors que l'expérience des hommes, les données géologiques et l'histoire ainsi que le refroidissement actuel peuvent montrer le contraire. Le "Consensus" ainsi que beaucoup l'ont dit, ne représente que l'absence d'une science achevée. Vous savez, aussi bien que moi, que la "panique du réchauffement climatique" est utilisée à des fins politiques pour accroître le contrôle du gouvernement sur la vie des Américains, sur leur revenus et sur leurs prises de décision. Ceci n'a pas sa place dans les activités de la Société."

Ce à quoi, le Président de la Planetary Society, Louis Friedman, a répondu, en lui demandant de surseoir à sa démission en ces termes
:..." Nous partageons avec vous le désir d'étudier et d'observer la terre pour comprendre les processus qui contribuent au changement climatique global -quelles qu'en soient les causes-...." (NDT : remarquez la subtile substitution de "réchauffement climatique" par "changement climatique" qui permet de tout mettre sur le dos de l'activité humaine, quoiqu'il arrive, le froid comme le chaud ou n'importe quoi, comme dans ce petit film, florilège de coupures de la presse déchaînée, plein d'humour à ce sujet (Prof Brignell, en anglais)).

NDLR : Quand je vous disais que les géologues sont très souvent sceptiques sur la thèse du réchauffement climatique anthropogénique comme l'a démontré le dernier Congrès International de Géologie qui s'est tenu à Oslo en Août 2008....

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cunninghamPour sa part, Ronnie Walter "Walt" Cunningham, un autre astronaute de la NASA ne mâche pas ses mots quand il évoque le réchauffement climatique anthropogénique. Cunningham a été, entre autres, le pilote du module lunaire de la mission Appolo 7. Il est titulaire d'un Master of Science en Physique de l'Université de Californie (UCLA Los Angeles). Walt Cunnigham a publié un article (source) baptisé "In Science, ignorance is not bliss" ' En science, l'ignorance ne fait pas le bonheur" dans lequel, après avoir fait l'éloge des activités des satellites de la NASA en matière de fourniture de données sur le climat de la planète, il déclare ceci (entre autres) :

"La NASA devrait être à la pointe de la collecte des observation scientifiques et du démontage de l'hystérie actuelle sur le réchauffement climatique anthropique (RCA). Malheureusement, elle ( LA NASA) n'est devenue rien d'autre qu'une nouvelle agence prisonnière de la politique du réchauffement climatique, ou pire encore, de la science politisée. Le discours partisan s'est substitué à l'évaluation objective des données, tandis que les observations scientifiques sont remplacées par l'émotionnel et la politique."

"Il existe d'excellentes corrélations entre les fluctuations naturelles du soleil et la température terrestre alors que les scientifiques ne parviennent pas à trouver de corrélation entre les activités industrielles, la consommation de l'énergie et les températures globales. Mais le traitement du réchauffement climatique ne relève plus de la sphère scientifique. "

Cunningham fait remarquer que "Cela n'arrange pas les choses qu'un scientifique de la NASA, James Hansen, ait été l'un des premiers alarmistes à affirmer que les humains seraient à l'origine du réchauffement climatique. Hansen est un activiste politique qui répand la peur même quand les observations de la NASA contredisent ses affirmations. Le réchauffement de la haute atmosphère devrait se produire avant que la terre ne se réchauffe, mais les propres observations de la NASA montrent qu'il n'en est rien." etc.

"Dans l'environnement politiquement correct actuel, beaucoup sont réticents à s'élever contre la croyance populaire et quand ils le font, ils sont, le plus souvent ignorés. Lorsque l'Administrateur de la NASA, Michael Griffin (voir ici), le patron de Hansen, et qui est lui-même un éminent scientifique, a tenté d'établir une distinction entre la vision politique et personnelle de Hansen d'une part et celle de la science effectuée par l'agence (NDT : la NASA) d'autre part, il a été contraint de faire marche arrière."

Oups ! l'ambiance ne soit pas être très bonne dans les couloirs de la NASA...

Le Professeur Australien Cliff Ollier est géologue, géomorphologue et spécialiste des sols. Il est actuellement professeur émérite et chercheur honoraire de l'Université Western Australia. Il a rédigé et co-rédigé plus de 500 publications, la plupart dans des revues ollierinternationales. Il a écrit 10 livres (quelques uns ici), dont le très connu " Tectonics Landforms : The Origin of Mountains" (couverture ci-contre) . Bref, c'est une sommité dans sa partie. Il est particulièrement à son aise dans le domaine de glaciers.

Cliff Ollier (source : sous le titre : "Le problème de la fonte du Groenland et de l'Antarctique n'existe pas ") n'hésite donc pas à relever les erreurs manifestes du "pape" de la climatologie, James Hansen du GISS de la NASA (l'alarmiste en chef, disent certains) quant à ses prédictions catastrophistes sur la montée des océans. En effet, Hansen affirme être certain que le niveau des mers va s'élever de +5 mètres. Al Gore, dont Hansen est le mentor, fait un peu mieux que lui en annonçant 20 pieds (+6 m environ) Rahmstorf, pour sa part, a prédit une hausse de +52 cm à +1,5 mètres tout en avertissant que si le Groenland et l'antarctique fondaient, on atteindrait +70 mètres.Un peu plus bas dans cette page, le Professeur Nils-Axel Mörner apporte un démenti cinglant à toutes ces affirmations... .Le GIEC, lui, après quelques tergiversations, s'est limité, dans le FAR 2007, à une prédiction de +37,5 à 57,5 cm à la fin du XXIème siècle ce qui constitue une réduction par rapports aux prévisions précédentes.
D'après les mesures officielles, il semble que le niveau moyen des mers du globe stagne ou est à la baisse depuis 2005 (voir ici)...

Comme on le voit, les prévisions de James Hansen et d'Al Gore, sans parler de celles de Rahmstorf, sont quelque peu en dehors des clous. Ce sont pourtant ces prédictions ultra-alarmistes que les médias ont répercutées, urbi et orbi, sans se poser de questions. Comme d'habitude.

Alors que nous en dit un spécialiste incontesté de la question, Cliff Ollier ?
Cliff Ollier n'est pas tendre avec (l'astronome de formation) Hansen et ses acolytes. C'est le moins que l'on puisse dire :

"Hansen est un modélisateur et son scénario sur l'effondrement des nappes de glaces est basé sur un modèle faux. Hansen utilise un modèle dans lequel la nappe de glace glisse le long d'un plan incliné lubrifié par de l'eau de plus en plus présente à cause du réchauffement climatique. Ce même modèle est utilisé dans de nombreux articles de la même veine tels que ceux de Christoffersen et Hambrey (2006) ainsi que celui de  Bamber et al. (2007). Un article populaire, basé sur le même modèle erroné est paru dans le numéro de Juin 2007 du National Geographic, et cette idée est présentée dans les livres de cours tels que celui de R. C. L. Wilson (2000), le Grand Age Glaciaire.
Malheureusement, ce modèle ne prend en compte ni la forme particulière du Groenland et des nappes de glace Antarctique, ni la compréhension de la manière dont les glaciers s'écoulent....L'idée d'un glacier descendant une pente sur une base lubrifiée par les eaux fondues semblait être une bonne idée quand elle été avancée par de Saussure en 1779 ( NDT : le même que celui dont s'est inspiré S. Arrhénius pour l'effet de serre), mais on en a beaucoup appris, depuis, sur ce sujet."....

" Les promoteurs de la fin du monde résultant du réchauffement climatique affirment que le Groenland et les nappes de glace Antarctique sont en train de fondre et que ceci va causer une hausse brutale du niveau des océans de 5 mètres ou plus. Cette affirmation ignore le fait que les glaciers progressent en rampant. Les glaciers ne fondent pas à partir de la surface en allant vers le bas. Ils ne s'écoulent pas non plus en glissant sur un plan incliné lubrifié par l'eau fondue. En réalité, Le Groenland et les nappes des glaces Antarctique se trouvent dans de profonds bassins et ne peuvent pas descendre le long d'un plan incliné. De plus le flux de glace dépend des contraintes (et tout particulièrement les limites d'élasticité). D'autre part, les températures et aussi la plupart des nappes glacées se trouvent bien dessous du point de fusion de la glace. L'accumulation de kilomètres de masses de glace intacte au coeur du Groenland et de l'Antarctique (les mêmes qui servent à propager l'idée du réchauffement climatique) montre des centaines de millions d'années d'accumulation, sans fonte ni écoulement."..."Après trois quart de millions d'années d'accumulation continuelle et documentée, comment pouvons nous croire que, justement maintenant, les nappes de glace du monde vont disparaître ?"...
"A l'exception des bordures, les nappes de glace s'écoulent par leur bases et ceci dépend de la chaleur géothermique et non pas du climat à la surface (NDT conformément aux dernières découvertes relatées ici) . En réalité, il est impossible que les nappes de glaces du Groenland et de l'Antarctique "s'effondrent"....

NDLR : Je ne pense pas que vous entendrez jamais parler des déclarations du Professeur Cliff Ollier dans le journal " de référence" français , ni dans les autres d'ailleurs. Pas plus que vous n'avez jamais entendu parler des déclarations du Professeur et glaciologue renommé, Robert Vivian (malheureusement décédé en mai 2007) qui corroborent celles de Cliff Ollier. Pourtant, elles en disent très long sur la qualité et les compétences de certains travaux encensés par les médias et régurgités sans hésitation par nos hommes et femmes politiques...Hélas.

 

Roy Spencer est, sans aucun doute, une figure de proue de la climatologie américaine. Il est Directeur de Recherches sur les questions climatiques à l'Université de l'Alabama (Huntsville). Il a été chef de projet sur la recherche climatique à la NASA. Spécialiste des mesures Spencersatellitaires, il est le chef d'équipe du AMRS-E (Advanced Microwave Scanning Radiometer) monté à bord des satellites Aqua de la NASA. Il a co-développé les mesure satellitaires précises de la température des différentes parties de l'atmosphère. Il est le responsable des mesures de température de la basse atmosphère dites UAH que vous retrouverez à la page "indicateurs du climat".

Spencer est l'auteur de l'excellent "New York Times bestseller" intitulé "Climate Confusion: Comment l'hystérie du réchauffement climatique a conduit à faire de la mauvaise science, induisant en erreurs les politiques et entraînant des décisions politiques funestes pour les plus pauvres" que vous trouverez par exemple, ici. Il est aussi l'auteur d'un grand nombre d'articles scientifiques qui remettent profondément en cause "les erreurs du GIEC". Son idée de base, confortée par une grande quantité d'observations est que la terre possède une sorte de thermostat, sous la forme d'un système de nuages qui tempère le climat de la planète et exerce donc une rétroaction négative. En cela, il rejoint la théorie d'un autre climatologue de renom Richard Lindzen du MIT (ci-dessous). J'ai utilisé un article de Spencer pour introduire la page sur l'effet de serre.

Roy Spencer est un scientifique particulièrement prolifique. Il a été, à plusieurs reprises, invité à déposer devant le Congrès Américain. En plus de ses nombreuses publications et de ses responsabilités, il donne de nombreuses conférences. C'est ainsi qu'il a évoqué ses préoccupations concernant l'évolution inquiétante de la science climatique devant un large public lors d'une conférence donnée le 07 octobre 2008 à Houston. A noter que le Dr Roy Spencer estime à environ 0,4°C la hausse des températures durant le XXIème siècle ce qui est bien loin des projections du GIEC (de 2 à 6°C). Il pense que ce sont les cycles naturels qui sont responsables du réchauffement du siècle dernier, l'augmentation du taux de CO2 n'apportant qu'une faible contribution.
A la suite de cet exposé,
Spencer a été interviewé par un journaliste de Houston (source) sur la base de quelques questions posées par les lecteurs du journal en question. En voici quelques extraits, sous la forme de questions-réponses :

Après avoir déclaré que les sceptiques avaient beaucoup de mal à se faire publier dans les revues scientifiques (il cite notamment Science et Nature, qu'il appelle des revues "grises" dans son livre, parce qu'elles sont manifestement orientées), il ajoute qu'il est, actuellement, très difficile d'effectuer des travaux qui ne vont pas dans le sens du GIEC, faute de financement....

Q : Alors, c'est simplement une question de financement ?

Spencer : Je pense que c'est un problème essentiel. Le Congrès donne de l'argent pour étudier des problèmes. Si le réchauffement climatique est engendré par l'homme, alors c'est là que va l'argent. Si le réchauffement climatique anthropogénique n'est pas un problème, il y a un grand risque de perdre beaucoup de financements pour les contrats de recherche.

Q: Vous avez tiré argument du fait que la température ne suit pas nécessairement les émissions de dioxyde de carbone mais n'est ce pas une bonne idée que de ne pas émettre du CO2 ?

Spencer : Les niveaux préindustriels de CO2 étaient de 270 parties par millions dans l'atmosphère. Nous en sommes actuellement à 385 ou 390 ppm. Les serres industrielles fonctionnent avec 1000 ppm. Je pense que l'hypothèse selon laquelle le CO2 est nécessairement mauvais est de nature philosophique. Ce n'est pas une certitude scientifique. La Nature a adopté actuellement un certain équilibre mais je ne le vois être ni pré-contraint, ni nécessairement le meilleur statu-quo. Si vous discutez avec des physiologistes des plantes, ils vous diront que la terre est actuellement en train de crever de faim à cause du manque de CO2. Je pense que cette question devrait être étudiée de manière dépassionnée plutôt que de supposer que d'ajouter du CO2 est mauvais parce que ceci n'est pas une affirmation scientifique.

Q: Si vous-même et les autres sceptiques du réchauffement global ont raison et que le GIEC a tort, alors pourquoi autant de scientifiques sont-ils aussi affirmatifs vis à vis du changement climatique ?

Spencer : La plupart des scientifiques ne comprennent pas les mécanismes de base et ils préfèrent s'en référer aux modélisateurs du climat. Les modélisateurs du climat veulent rentrer toutes les données dans les modèles. Ainsi, les modèles climatiques sont supposés vous donner la solution par un coup de baguette magique. Je parierais qu'un grand nombre de scientifiques sont sceptiques mais ils ne l'admettront pas en public. Si vous en discutez avec la plupart des scientifiques qui sont des ardents supporters de cette question (NDLR : du réchauffement climatique anthropogénique), vous réalisez qu'ils ont une vision politique ou idéologique globale qui nécessite que l'humanité cesse de mettre du CO2 dans l'atmosphère. C'est une croyance religieuse et elle est très répandue dans les milieux scientifiques.

Q : Qu'est ce ça fait d'être un sceptique dans ce domaine en l'année 2008 ?

Spencer : Et bien, comme j'avance en âge, j'ai de moins en moins d'énergie. Ce débat aide à me maintenir en éveil. Cela n'aurait pas grande importance si ce n'étaient ses implications politiques. La direction dans laquelle nous nous dirigeons, du point de vue politique, va tuer des millions de personnes sans aucune bonne raison. De fait, les environnementalistes ont déjà tué des millions de personnes, sans raison, en bannissant le DDT.

NDLR : Vous ne risquez pas de voir ce genre de confidences dans la presse française ! Plusieurs points des réponses de Spencer recoupent le témoignage très détaillé et particulièrement inquiétant sur le fonctionnement actuel de la science climatique exposés par Richard Lindzen, ici. ( disponible en français).
Un article récent et aisément compréhensible de Roy Spencer : " Le Réchauffement Global et le Thermostat de la Nature : Les systèmes de précipitations" est accessible ici, en pdf . (Traduction en français par Michel Bénard).

En Juin 2005, Yury Izrael, Directeur de l'Institut de l'Ecologie et du Climat du Globe de l'Académie des Sciences Russe et, à l'époque, Vice -Président de l'IPCC (GIEC), contredit la position officielle du GIEC (IPCC) qui affirme que la tendance du climat du globe peut être attribuée à des causes résultant de l'activité humaine. A la veille du sommet du G8 de 2005, Yury Izrael a déclaré ceci : izrael

One issue on the table at the G8 summit at Gleneagles in early July is global climate change. As I see it, this problem is overshadowed by many fallacies and misconceptions that often form the basis for important political decisions. G8 leaders should pay attention to them.  There is no proven link between human activity and global warming.
 
Global temperatures increased throughout the 1940s, declined in the 1970s and subsequently began to rise again. Present-day global warming resembles the 1940s,  when ships could easily navigate Arctic passages. However, man's impact was much smaller at that time
. A Russian expedition that recently returned from the central Antarctic says that temperatures are now starting to decrease. These sensational findings are one of Mother Nature's surprises. "

En français, voici ce qu'a déclaré le Vice Président du GIEC !

"Un des objectifs du prochain sommet du G8 à Gleneagles au début du mois de Juillet, est relatif au changement climatique. Tel que je la vois, cette question est obscurcie par des affirmations et des interprétations erronées qui souvent conduisent à des décisions politiques importantes. Les dirigeants du monde, présents au G8 doivent être circonspects. Le lien entre l'activité humaine et le réchauffement global n'est pas prouvé.
La température du globe a augmenté pendant les années 1940 puis a décliné dans les années 1970 avant de se remettre à augmenter depuis lors. Le réchauffement global actuel ressemble à celui qui s'est produit pendant les années 40 quand les navires pouvaient facilement naviguer à travers l'arctique, alors qu'à cette époque, l'impact de l'activité humaine était bien moins important qu'il ne l'est à présent. Une expédition Russe qui revient d'une étude dans la partie centrale de l'antarctique déclare que les températures ont commencé à s'abaisser. Ces découvertes sensationnelles ne sont rien d'autre qu'une des surprises que nous réserve la "Mère Nature"".

NDLR : Consensus ? qui parle de consensus alors que le Président et le Vice Président du GIEC ne sont même pas d'accord entre eux ? Ça a dû barder à la direction du GIEC !

 

"C'est le Soleil qui est responsable du réchauffement climatique global, le gaz carbonique n'influant pratiquement pas sur ce abduprocessus", estime Khabiboullo Abdoussamatov qui a été le chef du Laboratoire d'études spatiales de l'Observatoire principal (de Poulkovo) de l'Académie des sciences russe et directeur du projet d'Astrométrie de la Station Spatiale Internationale pour la Russie.
(
d'après un article d'
Olga Vtorova (Agence RIA Novosti)):


"Le réchauffement global du climat de la Terre que l'on observe est dû non pas au rejet des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, mais à un niveau particulièrement élevé et à un essor prolongé, pendant pratiquement la totalité du siècle dernier, de l'intensité de l'énergie diffusée par le Soleil, explique le chercheur.
Khabiboullo Abdoussamatov rappelle que des scientifiques ont prélevé des carottes de glace dans des puits creusés profondément (à plus de 3 km) dans l'Antarctique et au Groenland. Après avoir étudié ces échantillons, ils ont découvert que des variations considérables de la teneur en gaz carbonique dans l'atmosphère et du réchauffement climatique s'étaient produites avant l'ère industrielle, en l'absence totale d'activité industrielle de l'homme.
"Il a été établi, ce faisant, qu'une augmentation, même importante, de la teneur en gaz carbonique dans l'atmosphère n'a jamais précédé un réchauffement du climat de la Terre, et qu'au contraire, une telle augmentation a toujours suivi une élévation de la température. Autrement dit, même une accumulation considérable de gaz carbonique dans l'atmosphère ne conduit pas, pratiquement, à une augmentation de la température de la Terre", explique le chercheur.
Selon Khabiboullo Abdoussamatov, cela prouve que l'augmentation de la concentration de gaz carbonique que l'on observe dans l'atmosphère est la conséquence, essentiellement, de l'élévation de la température de l'Océan mondial, due à l'augmentation de l'intensité du rayonnement solaire.
"On sait que l'élévation de la température de l'Océan mondial entraîne le rejet dans l'atmosphère de volumes importants de gaz carbonique. Par conséquent, l'idée, largement répandue, du rôle déterminant de l'activité industrielle de l'homme dans le réchauffement climatique global, est due au fait que l'on a pris la conséquence pour la cause", explique le chercheur.

(NDLR : vous retrouverez les résultats des carottages des glaces polaires ainsi que des commentaires d'autres chercheurs ici )


Khabiboullo Abdoussamatov réfute également l'affirmation selon laquelle le gaz carbonique joue dans l'atmosphère un rôle de "verre de serre", laissant passer vers la Terre le rayonnement solaire et ne renvoyant pas dans l'espace une partie des rayons infrarouges irradiés par la planète.
"Il n'est pas scientifiquement fondé d'attribuer à l'atmosphère terrestre les propriétés de l'effet de serre", affirme le chercheur. Selon lui, la théorie de l'effet de serre ne tient pas compte de la transmission efficace de la chaleur à travers les couches supérieures de l'atmosphère. "Des volumes de gaz carbonique réchauffé, qui deviennent légers à la suite de leur expansion, s'élèvent vers les couches supérieures de l'atmosphère et restituent la chaleur absorbée", ajoute-t-il.

NDLR : Beaucoup avancent l'idée que l'effet de serre agirait comme une sorte de pullover qui envelopperait la terre. D'après Abdoussamatov, ce "pullover" réchauffé remonterait donc constamment vers les très hautes couches de l'atmosphère (où il perdrait son énergie calorifique) en se réchauffant et en se dilatant (ce qui est vraisemblable du point de vue de la physique . Autrement dit, tout se passe comme si vous changiez de pullover toutes les cinq minutes. Croyez vous que cela vous tiendrait chaud ? Et de fait, le CO2 est un gaz qui ne se comporte pas du tout comme le verre à vitres d'une serre de jardin... qui ne s'élève pas en s'échauffant. Cette image d'effet de serre, généreusement propagée, est donc sans doute à prendre avec des pincettes (voir ici) . A noter aussi, cette fuite permanente du CO2 réchauffé vers l'extérieur pourrait expliquer pourquoi les basse couches de l'atmosphère ne s'échauffent peu ou pas du tout, en tous cas, pas autant qu'on aurait pu le penser en appliquant la théorie de l'effet de serre selon lequel la troposphère devrait s'échauffer comme le fait le verre à vitre de la serre. Encore que les discussions aillent bon train sur cette question délicate mais cruciale.


Khabiboullo Abdoussamatov souligne également que le début du refroidissement des couches supérieures de l'Océan mondial a constitué une réelle surprise pour les climatologues, ce qui témoigne, à l'évidence, que le maximum thermique global est déjà atteint sur la Terre.
"Les hommes ne sont pas en mesure d'influer d'une manière tant soit peu substantielle sur le réchauffement climatique global, et un refroidissement profond de la Terre suivra inévitablement son réchauffement", affirme le chercheur.
Selon Khabiboullo Abdoussamatov, la quantité d'énergie qui arrive du Soleil sur la Terre baisse depuis déjà le milieu des années 90 du siècle dernier.

  "C'est pourquoi, explique le chercheur, la Terre, au lieu du réchauffement général prédit pour 2012-2015, doit s'attendre à ce que sa température se mette à baisser lentement. La diminution progressive de l'énergie diffusée par le Soleil, qui atteindra son minimum vers 2040, conduira inévitablement à un profond refroidissement du climat de la Terre – son minimum climatique – vers 2055-2060", prévoit le scientifique.
Selon Khabiboullo Abdoussamatov, le refroidissement pourrait être semblable à ce que l'on a observé, entre 1645 et 1715, dans toute l'Europe, en Amérique du Nord et au Groenland, lors du minimum de Maunder de l'activité solaire.
"En Hollande, tous les canaux étaient alors gelés, et au Groenland, à la suite de l'avancée des glaciers, les hommes avaient été contraints d'abandonner une partie des colonies de peuplement. A Londres, la Tamise était gelée, et il en était de même pour la Seine à Paris", rappelle le chercheur.
Selon les dernières études, cette situation devrait perdurer pendant une cinquantaine d'années, et ce n'est qu'au début du XXIIe siècle que la température de la Terre pourrait de nouveau repartir à la hausse.
"C'est pourquoi le protocole de Kyoto n'est pas nécessaire actuellement, et son action doit être reportée, d'au moins une centaine d'années : une baisse de la température globale de la Terre interviendra même si les pays industriellement développés ne limitent pas leurs rejets de gaz de serre", estime Khabiboullo Abdoussamatov. Pour des prévisions détaillées pour les années à venir, allez voir cette page.

lindzenD'une autre sommité de la climatologie, unanimement respectée, bardée de médailles et de prix prestigieux, le professeur Richard S. Lindzen du (MIT) Massachussets Institute of Technology, membre de l'Académie des sciences américaine et ex-représentant auprès du GIEC, un extrait d'article du Wall Street Journal sous le titre:

The Press Gets It Wrong !

"Science, in the public arena, is commonly used as a source of authority with which to bludgeon political opponents and propagandize uninformed citizens. This is what has been done with both the reports of the IPCC and the NAS. It is a reprehensible practice that corrodes our ability to make rational decisions. A fairer view of the science will show that there is still a vast amount of uncertainty--far more than advocates of Kyoto would like to acknowledge--and that the NAS report has hardly ended the debate."

C'est à dire :

La Presse a tout faux !coupables

" La Science est communément utilisée, auprès du grand public, comme source d'autorité avec laquelle on peut réduire au silence ses opposants politiques et mettre en place une propagande auprès de nos concitoyens peu informés. C'est ce qui a été fait avec les rapports du GIEC et de l'Académie des Sciences. C'est une pratique répréhensible qui détruit notre capacité à prendre des décisions raisonnables. Une vision de la science plus équilibrée montrera qu'il existe encore une très grande marge d'incertitude, bien plus grande que celle que voudraient nous faire croire les supporters du traité de Kyoto, et aussi que le rapport de l'Académie des Sciences est très loin d'avoir clos le débat (NDLR : scientifique)."

A noter que Richard S. Lindzen a multiplié les déclarations dénonçant les pratiques en cours dans le GIEC ainsi d'ailleurs que ses conclusions.

Au mois de janvier 2008, Richard Lindzen s'est longuement exprimé dans les colonnes d'EcoWorld. Voici quelques extraits de ses déclarations :

" L'idée d'un climat statique et invariable est étrangère à l'histoire de la terre ou de toute autre planète enveloppée d'un fluide. Le fait que le monde développé soit devenu hystérique pour un changement de température de quelques dixièmes de degré, sidérera les générations futures. Une telle hystérie résulte simplement de l'inculture scientifique du public et de sa sensibilité au principe Goebbelsien que la répétition finit par faire prendre une chose fausse pour la vérité, ainsi que de l'exploitation de ces faiblesses par des politiciens, par les promoteurs de l'environnement et, après 20 ans de battage médiatique, par beaucoup d'autres aussi. "

Après avoir longuement expliqué pourquoi et comment les mesures réelles démentent les modèles de l'effet de serre (des éléments que vous retrouverez tout au long de ce site), Richard Lindzen poursuit :
" Au vu de ce qui précède, on peut se demander pourquoi on assiste à un tel alarmisme de nos jours et plus particulièrement pourquoi il existe une recrudescence de cet alarmisme depuis 2 ans. Quand une affaire comme le réchauffement climatique est rabâchée depuis plus de 20 ans, de nombreuses structures se sont mises en place pour en tirer profit. Les bénéfices du mouvement environnementaliste sont assez clairs. Il en est de même de l'intérêt des bureaucrates pour lesquels le contrôle du CO2 est un rêve devenu réalité."

Il donne un exemple :
" Le cas d'ENRON est révélateur sous plusieurs aspects. Avant d'exploser en feu d'artifice pour des manipulations peu scrupuleuses, ENRON a été un des plus actifs promoteurs des accords de Kyoto. Il avait espéré devenir un bénéficiaire essentiel dans le commerce des droits d'émission du CO2. (NDLR : Plus récemment, en sept 2008, Lehman Brothers qui était une grande banque du réchauffement climatique, a aussi explosé en vol)
Et ce n'était pas un petit espoir. Le montant de ces droits doit s'élever à plus de mille milliards de dollars et les commissions afférentes doivent rapporter beaucoup de milliards. Les fonds de pension s'intéressent activement à ces possibilités. Ce n'est probablement pas un hasard si Al Gore, lui-même, est associé à ces activités. La vente des "indulgences" est en pleine expansion avec des organisations qui vendent des "pardons" en fonction de l'empreinte carbone, même si elles reconnaissent parfois que ce n'est pas une bonne solution."

Enfin, Richard Lindzen conclut :
"Avec tout ce qui est en jeu, on peut facilement imaginer qu'il doit y avoir un sentiment d'urgence provoqué par le fait que le réchauffement a peut-être cessé. Pour ceux qui sont impliqués dans ces affaires d'argent, le besoin d'agir rapidement avant que le public apprécie la situation, doit être très impérieux. Vraiment."

NDLR : Vous voilà informés. Dommage que les médias français ne rapportent jamais ce genre de propos....

Mise à jour Octobre 2008 : Richard Lindzen a rédigé un article très documenté et enrichi par de nombreux exemples réels, pour dénoncer les pratiques délétères qui ont actuellement cours pour imposer l'idée du réchauffement climatique anthropique. Lisez cette page et l'article attaché (traduit en français par Pensée-Unique et ses amis)

 

Je ne pouvais pas ne pas évoquer la personnalité de Marcel Leroux qui était un grand climatologue français. Il est décédé en Août 2008. Professeur émérite de lerouxclimatologie à l'Université Jean-Moulin (Lyon), il était directeur du Laboratoire de climatologie, risques et environnement du CNRS. Il a publié un certain nombre d'ouvrages (en anglais, le plus souvent) très connus dans le monde de la climatologie. Sa notoriété est mondiale. Il est l'auteur d'une théorie importante sur le climat de la planète qui repose sur la prise en compte des vastes lentilles d'air dense de faible épaisseur (environ 1000 m) issues de l'énorme masse anticyclonique polaire d'origine thermique qui les vèle tout au long de l'année vers les latitudes méridionnales. C'est la thoérie dite des AMP (anticyclones mobiles polaires).
Marcel Leroux réfutait notamment, et avec énergie, l'idée que l'on puisse réellement définir une température moyenne de la planète comme le fait le GIEC.
Les articles fondamenaux de Marcel Leroux sont accessibles sur le site de Lyon 3 .
La suite de cette chronique est tirée en grande partie de Wikipedia/Marcel_leroux.

Dans son livre « Global Warming: Myth or Reality? The Erring ways of Climatology » (Réchauffement planétaire : mythe ou réalité ? Les errements de la climatologie), Marcel Leroux explique que les arguments en faveur de la théorie du réchauffement climatique se fondent sur des modèles qui — avec leurs insuffisances dans la compréhension et l'explication des phénomènes météorologiques — ne peuvent pas justifier avec fiabilité cette prédiction : « Nous n'avons ainsi pas de besoin de recourir à des modèles compliqués pour nous dire que le CO2 entraîne, en théorie, une augmentation de la température... Toutefois, l'hypothèse n'a jamais été démontrée en ce qui a trait au climat et demeure dans le domaine du virtuel. » Marcel Leroux se pose également la question de savoir si le réchauffement ne pourrait pas être bénéfique dans certaines régions.

Quant aux causes du changement climatique, il écrit dans une section intitulée Conclusion : l’effet de serre n’est pas la cause du changement climatique : « Les causes probables du changement climatique sont donc : des paramètres orbitaux bien établis à l’échelle paléoclimatique, avec des conséquences climatiques freinées par l’effet d’inertie des accumulations glaciaires; l’activité solaire que d’aucuns pensent être responsables de la moitié de l’augmentation de 0,6°C de température et par d’autres, de toute cette augmentation, débat qui appelle certainement un supplément d’analyse; l’activité volcanique et les aérosols associés (plus particulièrement les sulfates), dont les effets (à court terme) sont incontestables; et loin après, l’effet de serre, et en particulier celui causé par la vapeur d’eau, dont l’influence est inconnue. Ces facteurs se conjuguent en permanence et il semble difficile d’établir l’importance relative de ces différents facteurs sur l’évolution du climat. De même, il est tendancieux de faire ressortir le facteur anthropique alors qu’il est, clairement, le moins crédible parmi tous les autres facteurs cités ci-dessus. » (Leroux 2005, p. 120)

Ailleurs, Marcel Leroux (2003) résume ainsi son point de vue sur la théorie du réchauffement climatique : "  Le réchauffement global est une hypothèse issue de modèles théoriques et fondée sur des relations simplistes, qui annoncent une élévation de la température, proclamée mais non démontrée. Les contradictions sont nombreuses entre les prédictions et les faits climatiques directement observés, l’ignorance délibérée de ces distorsions flagrantes constituant une imposture scientifique."

NDLR : Marcel Leroux ne mâchait pas ses mots : "Une imposture scientifique "? Il a d'ailleurs rebaptisé le sigle IPCC (C'est le GIEC en anglais) :
"Inventaire du Psittacisme Politiquement Correct". Inutile de dire que ML était la bête noire des représentants de la France auprès du GIEC ainsi que de la direction de météo-france et de bien d'autres encore ...

Je ne peux mieux faire que de vous inviter à visionner ce petit film, tourné peu de temps avant son décès et à lire le texte d'un de ses récents interviews (en français, format pdf). Il dit tout.



BILL GRAY est professeur émérite (donc retraité : seuls les retraités peuvent encore élever la voix, comme le note Richard Lindzen). Il est, sans conteste, l'expert mondial N°1 des ouragans de la planète. Il travaille au laboratoire de Sciences Atmosphériques de l'Université de l'Etat du Colorado. Il a formé et dirigé des dizaines de chercheurs durant sa longue et prestigieuse carrière.wgray

 

Pourtant, à la fin de cette carrière exceptionnelle, il se retrouve désormais sans aucun financement pour poursuivre ses travaux de recherches (il n'est pas même pas financé par Exxon Mobil !). Il est devenu persona non grata dans les grands congrès internationaux qui traitent des sciences du climat dont il est pourtant l'un des plus grands experts. Pourquoi cela ?

Parce qu'il a osé dire ceci :

Global warming is a hoax !.

"I am of the opinion that this is one of the greatest hoaxes ever perpetrated on the American people ! I 've been in meteorology over 50 years. I've worked damn hard, and I've been around. My feeling is some of us older guys who've been around have not been asked about this. It's sort of a baby boomer, yuppie thing."
"They've been brainwashing us for 20 years, starting with the nuclear winter and now with the global warming. This scare will also run its course. In 15-20 years, we'll look back and see what a hoax this was."
"Plenty of young people tell me they don't believe it, but they won't touch this at all. If they're smart, they'll say: 'I'm going to let this run its course.' It's a sort of mild McCarthyism. I just believe in telling the truth the best I can. I was brought up that way."

NDLR : et à propos de la responsabilité du réchauffement actuel, Bill Gray répond :

"Humans might have caused a very slight amount of this warming. Very slight. But this warming trend is not going to keep on going. My belief is that three, four years from now, the globe will start to cool again, as it did from the middle '40s to the middle '70s."

C'est à dire, en français :

"Le réchauffement global est un canular !

"Je pense que cette affaire est l'un des plus grands canulars jamais imposés au peuple américain ! J'ai travaillé dans la météorologie depuis 50 ans. J'ai travaillé très dur et je suis bien présent. J'ai le sentiment qu'on ne nous a jamais demandé notre avis, à nous les plus vieux qui étions pourtant bien présents. C'est une sorte de machin enfanté par les baby-boomers, les yuppie (NDLR : pas d'équivalent en français : un yuppie (Young Urban People (merci au lecteur averti), c'est à dire est un jeune, vivant en ville et bien installé dans la vie qui peut servir de relais d'opinion) ! "
"Ils nous ont bourré le crâne depuis vingt ans en commençant par l'hiver nucléaire (NDLR : L'alarmisme sur soi-disant refroidissement des années 70, voir le bêtisier). La panique va suivre son cours, puis, dans 15 ou 20 ans, nous regarderons en arrière et nous constaterons que c'était un canular"
"J'entends beaucoup de jeunes chercheurs me dire qu'ils n'y croient pas (NDLR: au battage sur l'effet de serre), mais ils ne s'en mêleront pas. S'ils sont malins ils diront "Je vais laisser les choses suivre leur cours". C'est une sorte de McCarthisme rampant. De mon coté, je m'efforce de dire la vérité autant que je le peux. J'ai été élevé comme ça !"

NDLR : et à propos de la responsabilité du réchauffement climatique actuel, Bill Gray répond :

"Les hommes sont peut-être responsables d'une toute petite partie de ce réchauffement. Vraiment toute petite. Mais le réchauffement actuel ne va pas durer. A mon avis, dans trois ou quatre ans, le globe va se refroidir de nouveau comme il l'a fait à partir du milieu des années 40 jusqu'au milieu des années 70."

NDLR : Bill Gray a témoigné dans ce sens auprès du Sénat américain. Il a écrit de nombreux articles dans les journaux, donné des conférences. Il a fait tout ce qu'il a pu pour faire entendre son message... En vain ! Personne n'en a parlé ou presque. Pourtant son avis est parfaitement autorisé. C'est un grand spécialiste.

Et lorsqu'on lui demande qu'elle est, à son avis, la raison de ce "consensus " sur le réchauffement climatique, voici ce que répond Bill Gray :

So many people have a vested interest in this global-warming thing—all these big labs and research and stuff. The idea is to frighten the public, to get money to study it more. Now that the cold war is over, we have to generate a common enemy to support science, and what better common enemy for the globe than greenhouse gases?

En français :

Il y a tant de gens qui tirent bénéfice de cette affaire de réchauffement de la planète - tous les grands laboratoires de recherche et autres. L'idée est d'effrayer le grand public afin de recevoir de l'argent et de poursuivre ses travaux. Maintenant que la guerre froide est terminée, nous devons nous fabriquer un nouvel ennemi, commun à tous, pour soutenir la Science et quel est le meilleur ennemi commun pour la planète que les gaz à effets de serre ?

NDLR : A noter que lors de son passage à la Vice Présidence des Etats-Unis (sous Clinton), Al Gore a fait supprimer tous les contrats de bilgrayrecherches attribués à Bill Gray. Ce n'est pas vraiment étonnant mais ce n'est pas très fair-play ni très honnête du point de vue scientifique.


Alors vous avez dit "consensus" ? Voilà pourtant encore un des plus grands experts du climat qui n'est pas d'accord. Mais alors, pas du tout du tout d'accord !

Mise à jour du 4 novembre 2008 : Bill Gray, s'inquiétant des mesures dispendieuses et inutiles envisagées par les politiques chauffés à blanc par les écologiste, en remet une couche. (Lire son article pdf en anglais)

A propos du célèbre Groupe Intergouvernemental d'Etude du Climat (GIEC ou IPCC en anglais), voici quelques interventions, parmi bien d'autres, qui obscurcissent sérieusement la crédibilité de cet organisme...

reiterPaul Reiter est un grand spécialiste mondial des maladies propagées par les moustiques telles que la malaria. Il est directeur de l'équipe "insectes et maladies infectieuses" de l'Institut Pasteur et a participé à de nombreuses et prestigieuses institutions internationales comme l'OMS. Voici ce qu'il déclare dans un interview réalisé pour un documentaire qui est sorti le 8 mars 07 sur C4 (BBC, "The great Global Warming Swindle" il existe une version sous-titrée en français, voir ici)

"The global warming is dressed up as science but it is not science : it is propaganda ! "

En français :

"L'affaire du réchauffement climatique est déguisée comme de la science mais ce n'est pas de la science : c'est de la propagande !"

Et encore :

"I was horrified to read the second assessment report. There was so much misinformation, without any kind of recourse to the scientific literature, the truly scientific literature by specialists in those fields ! ".

En français :

"J'ai été horrifié par ce que j'ai lu dans la partie II du rapport (NDLR : rapport du GIEC, la partie qui concerne les possibles épidémies liées au réchauffement climatique). Il y avait tellement d'informations erronées sans aucun recours à la littérature scientifique, la vraie littérature scientifique des spécialistes de ces problèmes ! ".

Et aussi de Paul Reiter, dans le même documentaire à propos des "meilleurs spécialistes du GIEC"

"Cette affirmation que le GIEC est composé des 1500 ou 2500 meilleurs savants du monde ? Vous jetez un coup d'oeil à la bibliographie, et vous voyez que c'est faux. Il y a dedans un grand nombre qui  ne sont pas des scientifiques."

Et Richard Lindzen, lui aussi ancien membre du GIEC, donne des précisions :

"Et pour parvenir à faire monter le nombre jusqu'à 2500, ils sont dû recruter des journalistes, des gouvernementaux etc. n'importe qui proche d'eux à un moment quelconque, et on ne demande l'avis d'aucun d'entre eux ! Beaucoup d'entre eux ne sont pas d'accord !"

Paul Reiter en rajoute une couche !

"Ceux qui sont des spécialistes mais qui ne sont pas d'accord et qui démissionnent -j'en connais un grand nombre- On rajoute simplement leurs noms sur la liste des auteurs et ils font toujours partie de cette liste des fameux "2500 meilleurs scientifiques"! (NDLR : C'est exactement ce qui est arrivé à Paul Reiter qui a dû menacer le GIEC d'un procès pour que son nom soit enfin retiré de la liste)

 

moustiquePaul Reiter profite de cet interview pour démolir une des idées préférées et généreusement propagées par le GIEC (et Al Gore dans "an unconvenient truth") qui déclare que "les moustiques ne peuvent survivre à des températures inférieures à 16 ou 18°C" , faisant ainsi craindre une extension de la malaria dans l'hémisphère Nord si celui-ci se réchauffe. Paul Reiter déclare que c'est absolument faux et que la densité de moustiques est très élevée en Arctique et, aussi, que la plus grande épidémie de malaria qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts s'est produite dans le nord de la Russie, jusqu'en sibérie !

 

Le professeur Frederick Seitz est un scientifique éminent et reconnu, bardé de médailles et titulaire de prix prestigieux. Auteur de nombreux seitzlivres, il a participé à la découverte du transistor. Il a été président de l'Académie des Sciences Américaines pendant plusieurs années. Il combat depuis longtemps l'idée du réchauffement climatique anthropogénique (dû au CO2) Voici ce qu'il a écrit dans la presse au sujet des méthodes "scientifiques" du GIEC :

"I have never witnessed a more disturbing corruption of the peer review process than the events that lead to this IPCC report"

En français :

"Je n'ai jamais été le témoin d'une plus horrible corruption du processus d'arbitrage par les pairs (NDLR : le processus classique par lesquels passent tous les articles scientifiques qui sont examinés à la loupe par d'autres scientifiques avant d'être publiés) que lors de la rédaction de ce rapport de l'IPCC. (NDLR : Celui de 1995)".

Toujours sur le même sujet, vous pourrez lire ici la lettre d'un autre éminent démissionnaire du GIEC, Christopher Landsea.

 

VgrayVincent Gray est depuis 1991 et jusqu'à nos jours inclus, un des relecteurs officiels et attitrés des différents rapports pondus par le GIEC. Spécialiste chevronné du climat, il a été jusqu'à écrire un livre (The Greenhouse Delusion: A Critique of 'Climate Change 2001) et plusieurs articles, dont un, récemment, en 2007, pour dénoncer les abus et les erreurs commises par cet organisme et par d'autres comme la NOAA à propos des "corrections" qu'il faut apporter aux mesures satellitaires et des ballons sondes pour que la basse atmosphère se réchauffe conformément à la théorie de l'effet de serre (article ici). Une des dernières phrases de cet article en dit très long et ceci d'autant plus qu'elle est écrite par quelqu'un qui est au premières loges pour accréditer (ou infirmer) les rapports du GIEC. La voici :

" The evidence that greenhouse forcing cannot be detected in the lower troposphere for long periods shows that the warming which is evident in surface measurements cannot be caused by greenhouse forcing."

En français : "Le fait que l'effet de serre ne peut être détecté dans la basse troposphère, pendant de longues périodes, montre que le réchauffement ( NDLR : de la planète. Allez voir ici) qui est évident dans les mesures de surfaces ne peut pas être dû à l'effet de serre."

Evidemment, le rapport final du GIEC s'est empressé de passer sous silence ces critiques fondamentales qui viennent pourtant de l'un de ses membres les plus éminents tout comme d'ailleurs de celles de son Vice Président Yuri Izrael. Le bureau du GIEC serait obligé de renier tous les discours alarmistes qu'il a tenu depuis le début...
Bizarre .. et inquiétant. N'est-ce pas ? Le rapport final du GIEC ne tient aucun compte des préventions de son Vice-Président et d'un de ses meilleurs experts. Pas plus d'ailleurs que les vives critiques de trois autres de ses experts officiels : Paul Reiter, Richard S. Courtney et Peter Dietze qui ont tous signé en 2006 une pétition auprès du gouvernement Canadien le mettant en garde contre l'application du protocole de Kyoto sur des base scientifiques infondées. On se demande qui tire les ficelles au GIEC ...A ce propos, lisez cette analyse de Vincent Gray sur le fonctionnement du GIEC. Elle laisse rêveur !

Consensus ? Vous avez dit consensus ? Même au sein du GIEC, il n'existe pas !

 

zichichiAntonio Zichichi est membre de l'Académie des Sciences Pontificale. Il est aussi le président de la Fédération Mondiale des Scientifiques, ancien président de la Société de Physique Européenne, ancien président de l'Institut National Italien de Physique Nucléaire et Subnucléaire et ancien président du Comité Scientifique pour laTechnologie de Désarmement de l'OTAN. Zichichi doit sa notoriété à la découverte de l'antimatière, à la découverte de la structure "analogue au temps" du proton, à la découverte de l'énergie effective des forces qui intéragissent entre les quarks et les gluons ainsi que la preuve qu'il est impossible de briser le photon malgré sa structure complexe... Bref, Antonio Zichichi est vraiment une grande pointure dans le monde scientifique.

Lors d'une récente réunion à Rome en avril 2007, sous l'égide du Vatican, Antonio Zichichi a prononcé un discours qui a marqué les esprits et qui résulte en une condamnation sans appel du GIEC qui est responsable, selon Zichichi, de l'utilisation et de la promotion de modèles "Incohérents et invalides du point de vue scientifique".

il ajoute que " Sur la base des faits scientifiques, il n'est pas possible d'exclure l'idée que le changement climatique soit dû à des causes naturelles et il est plausible que l'homme n'est pas à blâmer".

D'après Zichichi, l'activité solaire est responsable de l'essentiel du réchauffement climatique (thèse nous le défendons ici) que nous observons et les causes humaines de ce réchauffement se montent, au pire; à 10%.

Et Zichichi conclut : " Il faudra encore beaucoup de travail avec beaucoup plus de rigueur scientifique pour améliorer les modèles qui sont actuellement utilisés". Voici un de ses récents séminaires donné à Erice dans lesquels il explique pourquoi la science climatique n'en est encore qu'à ses balbutiements. Son argumentation sur les équations différentielles couplées est très proche de celle de Gerlich et Tscheuschner.

 

Augie Auer était, jusqu'en 1998, un grand Chef Météorologiste de l'Organisation Mondiale de la Météorologie. Il était aussi auerprofesseur de sciences atmosphériques de l'université du Wyoming (USA). En désaccord total avec les prises de position de l'organisation OMM dont il était un des grands responsables, il a rejoint les rangs déjà très étoffés en matière de climatologie de la "New Zealand Climate Science Coalition" - un groupe très actif qui s'élève contre les affirmations de la pensée unique en matière de réchauffement climatique.

Voici ce qu'il déclarait (entre autre) le 30 avril 2006 :

Prof Auer said that three quarters of the planet was ocean, and 95 percent of the greenhouse effect was governed by water vapour.

``Of that remaining 5 percent, only about 3.6 percent is governed by CO2 and when you break it down even further, studies have shown that the anthropogenic (man-made) contribution to CO2 versus the natural is about 3.2 percent.

``So if you multiply the total contribution 3.6 by the man-made portion of it, 3.2, you find out that the anthropogenic contribution of CO2 to the the global greenhouse effect is 0.117 percent, roughly 0.12 percent, that's like 12c in $100.

``It's miniscule ... it's nothing,'' he said.

En français : Le Professeur Auer dit que la planète est constituée aux trois quarts par des océans et que 95% de l'effet de serre vient de la vapeur d'eau.

"Des 5% restants, seulement environ 3,6% vient du CO2 et quand vous voulez en savoir plus, vous trouvez que les études ont montré que la contribution anthropogénique ( venant de l'activité humaine) n'est que de 3,2% par rapport au CO2 naturel."

"Ainsi, si vous multipliez la part de contribution totale de 3,6% du CO2 par la fraction due à l'homme, vous trouvez que la contribution anthropogénique à l'effet de serre est de 0,117 %." C'est comme 12 cent dans 100$.

"C'est minuscule, pratiquement rien " ajoute t'il .

Auer note, comme beaucoup d'autres scientifiques, que " Crises are what always drives the funding.'' "Les crises attirent toujours l'argent pour la recherche" pour expliquer le comportement quelque peu "complice" de certains scientifiques qui se taisent quant aux exagérations alarmistes apportées par les médias à la présentation de leurs travaux. Augie Auer est décédé au cours du mois de mai 2007.

 

Michael Griffin est le Directeur Général de la NASA. Agé de 55 ans, il est aussi depuis un an responsable du département des étudesgriffin2 spatiales au Laboratoire de physique appliquée de l'université Johns Hopkins, dans le Maryland. Il détient un doctorat d'ingénieur en sciences de l'espace de la même université et pas moins de 5 différents autres masters. C'est donc un scientifique surdiplômé habilité à prendre part au débat en cours.

Dans une interview enregistrée en Juin 07 à la Radio Publique Nationale des Etats-Unis, Michael Griffin a déclaré : “Je n’ai aucun doute qu’une tendance de réchauffement climatique existe. Mais je ne suis pas sûr que c’est juste de dire que c’est un problème contre lequel nous devons lutter. Je pense que je me demanderais quels êtres humains, où et quand, peuvent se voir accorder le privilège de décider que ce climat particulier, que nous avons ici-même, aujourd’hui, est le meilleur climat pour tous les autres humains. Je pense que c’est plutôt arrogant pour un individu d’affirmer de telles choses. »

Selon Michael Griffin "la Nasa est la première agence mondiale pour l'étude de la Terre et les conditions qui contribuent au changement du climat et au réchauffement". C'est exact mais la Nasa (financée par l'Etat) est aussi la plus grande pépinière mondiale de scientifiques alarmistes dont James Hansen qui est à l'origine des prédictions les plus catastrophistes sur le réchauffement climatique provoqué par le CO2 émis par les humains ou encore Gavin Schmidt qui tient le site RealClimate. James Hansen et se collègues n'ont pas apprécié les déclarations de leur grand patron et l'ont fait savoir.
Par contre,
John Christy, qui travaille (en concurrence) avec la NASA et qui est un sceptique célèbre du réchauffement climatique anthropogénique (il est le grand responsable des mesures par satellites et par ballon sonde), lui, a dû bien s'amuser des propos du grand chef qui rejoint ainsi ses propres préoccupations !

Michael Griffin apporte aussi une critique non déguisée aux membres de son institution qui se répandent en propos alarmistes dans les médias (comme James Hansen ou Gavin Schmidt) : Voici ce qu'a dit le Directeur de la NASA : "La responsabilité de la Nasa est de recueillir des données qui sont utilisées par la communauté scientifique et les responsables politiques dans le cadre d'une discussion en cours concernant l'évolution de la planète"... "Ce n'est pas la mission de la Nasa de déterminer les politiques concernant de possibles stratégies de réduction des effets du changement climatique"
Tiens ? Le Directeur de la NASA qui sait sûrement de quoi il parle, affirme que les discussions sont en cours ! Alors pourquoi de nombreuses voix dont celles du Secrétaire Général de l'ONU Kofi Annan puis Ban Ki-Moon, d'Arnold Schwartzengger et d'Al Gore et de nombreux écologistes nous affirment haut et fort que "the debate is over". "Le débat est clos " ?

Une fois encore, Vous avez dit "consensus" ? Même à la NASA qui détient sans aucun doute les meilleures bases de données mondiales sur le réchauffement climatique et une pléiade de scientifiques reconnus, ils ne sont pas d'accord entre eux et avec leur directeur général !

 

Le Professeur Robert Carter est un géologue australien qui travaille à la James Cook University. Il s'intéresse tout particulièrement au changement climatique par le biais de la paléoclimatologie. Son expérience et sa renommée dans ce domaine sont incontestables. Il a travaillé surcarter les grands projets internationaux dans cette spécialité.

Au mois de Janvier 2006, Bob Carter a déclaré que " atmospheric CO2 is not a primary forcing agent for temperature change," arguing instead that "any cumulative human signal is so far undetectable at a global level and, if present, is buried deeply in the noise of natural variation". En français :" Le CO2 contenu dans l'atmosphère n'est pas l'agent déterminant pour les changements de température". ... " Jusqu'à présent, la trace d'une intervention humaine est indétectable au niveau du globe et, si elle existe, elle est enterrée profondément dans les fluctuations naturelles."

En Mars 2007, le Professeur Carter a aussi déclaré que " the Intergovernmental Panel on Climate Change had uncovered no evidence the warming of the planet was caused by human activity. He said the role of peer review in scientific literature was overstressed, and whether or not a scientist had been funded by the fossil fuel industry was irrelevant to the validity of research. "I don't think it is the point whether or not you are paid by the coal or petroleum industry". En français "Le GIEC n'a découvert aucune preuve que le réchauffement de la planète résultait de l'activité humaine". Il a ajouté que "Le rôle de l'examen par les pairs des articles scientifiques (NDLR : le peer-review) a été tout à fait exagéré et le fait qu'un chercheur soit financé par l'industrie des carburants fossiles n'a aucune conséquence sur la validité de ses résultats".

Bob Carter explique que " lower atmosphere satellite-based temperature measurements, if corrected for non-greenhouse influences such as El Nino events and large volcanic eruptions, show little if any global warming since 1979, a period over which atmospheric CO2 has increased by 55 ppm (17 per cent).En français :" Les mesures de la température de la basse atmosphère mesurées par les satellites et corrigées des effets non liés à l'effet de serre comme El Ninõ et les éruptions volcaniques, ne montrent qu'un réchauffement très faible ou nul depuis 1979, une période pendant laquelle la quantité de CO2 atmosphérique a augmenté de 55 ppm (17%).

Et il ajoute que :

"there are strong indications from solar studies that Earth's current temperature stasis will be followed by climatic cooling over the next few decades" En français : " A partir des études sur le soleil, on trouve qu'il y a de sérieuses indications que la présente stabilité de la température ( NDLR : depuis 1998) sera suivie d'un refroidissement climatique au cours des prochaines décennies" (NDLR : conformément au modèle exposé dans la page "thèses du réchauffement climatique")

Le professeur Carter note aussi que : " It is extremely dangerous for an unelected and unaccountable body like the IPCC to have a monopoly on climate policy advice to governments. And even more so because, at heart, the IPCC is a political and not a scientific agency." En français :" Il est extrêmement dangereux qu'une organisation non élue et échappant à tout contrôle comme le GIEC puisse détenir le monopole pour conseiller les gouvernements au sujet du climat. Et ceci d'autant plus, qu'au coeur du problème, le GIEC est une agence politique et non pas scientifique".

 

Reid Bryson, 87 ans en 2007, est reconnu universellement comme le père de la climatologie scientifique. Il est le climatologue le plus souvent cité dans la littérature mondiale et est maintenant professeur émérite de l'Université du Wisconsin. Compte tenu de sa compétence et de Brysonson expérience inégalées en climatologie, il mérite d'être écouté.
Il ne mâche pas ses mots quand il évoque le "réchauffement climatique engendré par l'homme". Voici ce qu'il en a dit tout récemment au cours d'un interview ::

"There is no credible evidence that it is due to mankind and carbon dioxide. We've been coming out of a Little Ice Age for 300 years. We have not been making very much carbon dioxide for 300 years. It's been warming up for a long time"
En français :

"Il n'y a pas d'évidence crédible que ceci ( NDLR : le réchauffement actuel) soit dû à l'humanité et au CO2. Nous sortons du petit âge glaciaire depuis 300 ans. Nous n'avons pas fabriqué beaucoup de CO2 depuis 300 ans. Le réchauffement se produit depuis très longtemps"

Il ajoute que

"Humans are polluting the air and adding carbon dioxide to the atmosphere, but the effect is tiny.... It's like there is an elephant charging in and you worry about the fact that there is a fly sitting on its head. It's just a total misplacement of emphasis,"

Les humains polluent l'air et ajoutent du CO2 dans l'atmosphère, mais l'effet est tout petit...C'est comme s'il y avait un éléphant qui se mettait à vous charger et que vous vous inquiétiez parce qu'il a une mouche posée sur sa tête ".

Plus loin, il déclare, à propos du fameux "consensus" :
: "Consensus doesn't prove anything, in science or anywhere else, except in democracy, maybe."

"Le consensus ne prouve absolument rien, en science comme ailleurs, sauf peut-être en démocratie "

Lorsqu'on lui demande pourquoi y a t'il autant de scientifiques qui adhèrent au réchauffement climatique anthropogénique, il répond :
"If you want to be an eminent scientist you have to have a lot of grad students and a lot of grants. You can't get grants unless you say, 'Oh global warming, yes, yes, carbon dioxide.'

Si vous voulez être un scientifique reconnu, vous devez avoir de nombreux étudiants en thèse et beaucoup de dotations financières. Vous ne pouvez pas obtenir de contrats à moins que vous disiez " Ah, le réchauffement climatique ? Oui, oui, le CO2."

Quand on lui parle du film d'Al Gore (An inconvenient truth), Bryson bondit :

"Don't make me throw up. It is not science. It is not true." "Ne me faites pas vomir. Ce n'est pas de la science. Ce n'est pas la vérité."

En février 2008, Reid Bryson en remet une couche (voir l'article complet ici (en anglais))

"I do it, because as one who has spent many decade studying the subjet professionally. I find that there are enormous gaps in the understanding of those making the most strident claims about climatic change. In order to read the news rationally, the educated reader needs a few keys to quickly sort the patently absurd from the possibly correct."

"Je fais cela (NDLR : écrire un article dénonçant les aberrations couramment propagées) en tant que quelqu'un qui a passé de nombreuses décades à étudier le sujet en professionnel. Je trouve qu'il y a un énorme déficit dans la compréhension de ceux qui profèrent les affirmations les plus alarmistes à propos du changement climatique. S'il veut lire les nouvelles de manière rationnelle, le lecteur cultivé a besoin d'un certain nombre de clefs pour extraire ce qui est totalement absurde de ce qui peut être correct."

Et Reid Bryson d'en donner les clefs en énumérant et réfutant les contre-vérités qui sont malheureusement passées dans le sens commun, comme le réchauffement climatique actuel est sans précédent dans l'histoire (Faux). Le réchauffement climatique est d'origine anthropogénique (Faux). Le CO2 est le le gaz à effet de serre le plus important (Faux).On ne peut contester les modèles d'ordinateur du réchauffement climatique (Faux).etc...

 

Le Docteur Nils-Axel Mörner est l'ancien responsable du Département de Paleogéophysique et de Géodynamique de l'Université de mornerStockholm en Suède. Il a été le président de 1999 à 2003 de la commission internationale INQUA chargé d'étudier l'évolution du niveau des mers et des côtes. Il a été le chef du projet qui concernait le niveau de la mer dans les maldives. Le Dr. Mörner étudie le niveau des mers et son effet sur les côtes marines depuis 35 ans. Il est la référence dans ce domaine.

N-A Mörner a été récemment interviewé par l'association EIR (texte complet ici) qui lui a posé quelques questions clefs sur l'élévation réelle du niveau des mers telle qu'elle est mesuré par les jauges marines et par les satellites. Son discours est très éloigné des affirmations alarmistes des rapports successifs du GIEC et de certains "physiciens-climatologues" comme James Hansen de la NASA qui trouve que le GIEC est beaucoup trop optimiste sur ses prédictions de montée des eaux à 100 ans !

Voici quelques unes des déclarations de N-A Mörner :

Au sujet des mesures du niveau des eaux de mer, il n'est pas tendre avec le GIEC, c'est le moins que l'on puisse dire !
" Les gens du GIEC ont choisi Hong Kong qui possède six jauges de niveau. L'une d'entre elles indiquait + 2,3mm de montée des eaux par an. Tous les géologues savent que cette région s'enfonce lentement à cause de la compaction des sédiments. C'est donc le seul enregistrement que vous ne devez pas prendre en compte. De plus si ce chiffre était correct, la Hollande ne s'enfoncerait pas mais, au contraire, s'élèverait. Ce qui est totalement ridicule ! On ne peut même pas attribuer à l'ignorance une chose comme celle-là ! "
N-A Mörner répéta cette affirmation, en déc. 2007, lors d'un interview en accusant le GIEC de "falsification de données". (source)

Sur les "méthodes du GIEC", il est on ne peut plus critique :
"J'ai été expert relecteur pour le GIEC en 2000 et l'année dernière. La première fois que j'ai lu le rapport, j'ai été abasourdi. Le rapport émanait de 22 auteurs mais aucun d'entre eux, -aucun !- n'est un spécialiste du niveau des mers. Ils ont reçu cette mission parce qu'ils avaient promis de répondre ce qu'on attendait d'eux. Une fois de plus, c'était une affaire d'ordinateur. C'est tout à fait typique : La communauté des météorologues travaille avec des ordinateurs, de simples ordinateurs.
Les géologues ne font pas comme ça ! Nous allons sur le terrain et nous observons. Puis nous essayons de bâtir un modèle sur ordinateur, mais l'ordinateur ne vient jamais en premier."

A propos des fameuses iles de Tuvalu qui sont le "canari dans la mine" de la montée des eaux due au réchauffement climatique comme disent les américains et les gens du GIEC :

"Un autre endroit, très connu, ce sont les îles Tuvalu qui sont censées disparaître bientôt parce qu'on a émis trop de CO2. Nous avons disposé une jauge de niveau, un enregistreur variographe depuis 1978. C'est à dire depuis 30 ans. Et, une fois encore, si vous regardez les résultats, il n'y a absolument aucune tendance, aucune montée des eaux."

Idem pour l'île de Vanuatu ou l'île de Tegua.

"Il y a Vanuatu et aussi dans le Pacifique, au nord de la Nouvelle Zélande et des îles Fidji, l'île de Tegua. On dit qu'on devra l'évacuer parce que le niveau des mers s'élève. Mais, une fois encore, si vous regardez les enregistrements des jauges de niveau, vous constatez qu'il n'y a absolument aucune indication que le niveau monte. Si vous vouliez approfondir un peu vous pourriez dire que la marée descend un peu plus mais il n'y a absolument aucune élévation du niveau".

A propos de l'Europe :morner2

" La communauté Européenne a poussé le bouchon très loin (NDLR : Dans l'orientation des projets de climatologie): Si vous voulez obtenir une bourse de financement en climatologie, il est écrit dans le document que l'accent doit être mis sur le réchauffement global. Tous les autres n'obtiennent pas un centime parce qu'ils ne remplissent pas les obligations requises. C'est très mauvais parce que vous commencez votre recherche en vous imposant ce que vous voulez trouver. C'est ce que les dictatures et les autocraties ont fait. Elles exigeaient que les scientifiques trouvent ce qu'elles voulaient."

Bref, N-A Mörner ( photo ci-contre, prise en 2008) juge que toutes les prévisions (prédictions) du GIEC en ce qui concerne la hausse du niveau des mers sont "nonsense", c'est à dire "absurdes". Il estime que, pour la même période, les niveaux des mers peuvent changer de plus ou moins 10 centimètres. On est très, très loin des dizaines de mètres prédits par Al Gore ou James Hansen !

 

A propos du temps de résidence du CO2 dans l'atmosphère :

segalstadTom V. Segalstad est le directeur du Musée Géologique de l'Université d'Oslo. Il est ancien expert reviewer du GIEC. Il est surtout un expert reconnu de l'étude des échanges entre les océans et l'atmosphère et notamment des échanges du CO2 qui joue, comme l'on sait, un rôle unique et primordial dans les modèles informatiques du GIEC.

Il se plaint des connaissances très limitées en géologie du GIEC et déclare : "Le GIEC a besoin de leçons en géologie pour ne pas faire des erreurs fondamentales," ... "La majorité des géologues de premier plan, à travers le monde, sait que le point de vue du GIEC sur le fonctionnement de la Terre est improbable pour ne pas dire impossible".

Pour le Professeur Segalstad qui est un spécialiste de la question, le temps de résidence du CO2 dans l'atmosphère n'est que de dix années. Il précise que "Cette durée a été établie à partir des mesures basées sur le cycle naturel du carbone 14 et aussi du carbone 14 des tests nucléaires, elle a été établie à partir des mesures de radon-222, à partir de la solubilité des gaz atmosphériques dans les océans, à partir de la comparaison des équilibres isotopiques, à partir d'autres mécanismes également et ce sur plusieurs décennies par de nombreux scientifiques dans de multiples disciplines."

lifetime

Pourtant, le GIEC estime dans ses modèles et ses écrits, que le temps de résidence du CO2 dans l'atmosphère serait extrêmement long, entre 50 et 200 ans (!) car cela s'avère indispensable pour que le taux de CO2 augmente comme prévu pour pouvoir en tirer des conclusions catastrophiques. Malheureusement, outre que cette affirmation ne repose sur aucune mesure physique et contredit carrément les mesures réelles effectuées par les spécialistes de la question, le GIEC persiste à se baser, une fois de plus, sur des modèles informatiques non vérifiés par l'expérience. "C'est un non-sens" dit le Professeur Segalstad en termes sybillins. Il ajoute : "Ils ont simplement rejeté les preuves qui sont, en tout état de cause, irréfutables. A la place, ils ont mis leur foi en construisant une sorte de science fiction ou un monde né de leur fantasme."

Il ajoute que cette affirmation du GIEC que la taux de résidence du CO2 serait environ 5 à 20 fois plus long que celui qu'indiquent les mesures réelles, ne tient pas la route et conduit le GIEC à proférer des absurdités parce que, du fait des échanges permanents entre l'atmosphère et les océans, on sait qu'en régime permanent, la quantité de CO2 dans l'atmosphère est environ 50 fois plus petite que celle qui est contenue dans les océans. Ainsi, comme l'affirme le Professeur Segalstad :

"Le GIEC postule un doublement du CO2 atmosphérique, ce qui voudrait dire que les océans devraient recevoir 50 fois plus de CO2 pour atteindre cet équilibre," explique le Prof. Segalstad. "Ce total de 51 fois la quantité actuelle de CO2 dans l'air dépasse les réserves connues de carbone fossile : cela représente plus carbone que tout ce qui existe dans le charbon, le gaz et le pétrole que nous puissions exploiter sur toute la planète."

De plus, les calculs d'équilibre isotopique du Prof. Segalstad - une technique standard en science - montrent que si le CO2 dans l'atmosphère a une durée de vie de 50 à 200 ans, comme l'affirment les scientifiques du GIEC, l'atmosphère devrait contenir moitié moins de CO2 que maintenant. A cause de cette conclusion insensée, les modèles du GIEC postulent que la moitié du CO2 devraient être cachée quelque part, dans un "puits manquant." De nombreuses études ont cherché ce puits manquant, la quête du Graal en science climatique, sans succès. "C'est une quête pour un puits mythique de CO2 pour expliquer une durée de vie de CO2 non mesurable pour satisfaire à un modèle informatique hypothétique sur le CO2 qui prétend montrer qu'une quantité impossible d'émission de fossile est en train de réchauffer l'atmosphère," conclut Prof. Segalstad. "C'est de la fiction du début à la fin."

Voila encore un expert qui n'est pas d'accord avec les calculs et les prédictions du GIEC. C'est le moins que l'on puisse dire !

Sources concernant Tom V. Segalstad : en français, inspiré de skyfal.free.fr. L'original en anglais ici (payant)

 

Une fois n'est pas coutume : Voici quelques déclarations d'un alarmiste de la première heure...

Mike Hulme qui était (jusqu'en 2007) le Directeur du Centre de Recherche Tyndall sur le changement climatique au Royaume Uni était un des ténors hulmedu réchauffement climatique les plus connus du Royaume Uni. Il semble avoir sérieusement réfléchi depuis lors...Il s'avoue très inquiet et complètement dépassé par les excès propagés par les médias, les fanatiques écologistes et quelques autres comme Sir N. Stern (et Al Gore sans doute)... Voici ce qu'il a déclaré récemment sur le site de la BBC News:

“The IPCC is not going to talk about tipping points; it's not going to talk about five-meter rises in sea level; it's not going to talk about the next ice age because the Gulf Stream collapses; and it's going to have none of the economics of the Stern Review. It's almost as if a credibility gap has emerged between what the British public thinks and what the international science community think. …"

En français :
"Le GIEC n'annoncera pas que nous arrivons à un point de basculement (NDT: du climat); Il n'annoncera pas que la mer va monter de 5 mètres ; il ne va pas dire que nous allons entrer dans un nouvel âge glaciaire à cause de l'effondrement du Gulf Stream, et ce qu'il dira n'aura rien à voir avec les prédictions économiques du rapport de Sir Stern. Tout se passe comme si un gouffre s'était creusé entre ce que pense le public anglais et ce que pense la communauté scientifique internationale..."

Mike Hulme insiste :

 “Over the last few years a new environmental phenomenon has been constructed … - the phenomenon of ‘catastrophic’ climate change. It seems that mere ‘climate change’ was not going to be bad enough, and so now it must be ‘catastrophic’ to be worthy of attention. The increasing use of this pejorative term - and its bedfellow qualifiers ‘chaotic’, ‘irreversible’, ‘rapid’ - has altered the public discourse around climate change.

En français :

"Au cours des dernières années un nouveau phénomène environnemental est né...-le phénomène du changement climatique "catastrophique". Il semble que le simple "changement climatique" n'est pas assez dramatique. Désormais il doit être "catastrophique" pour mériter l'attention. L'utilisation croissante de ce qualificatif péjoratif et des ses semblables comme "chaotique", "irréversible", "rapide" - ont changé la perception du public en ce qui concerne le changement climatique. "

“This discourse is now characterised by phrases such as ‘climate change is worse than we thought’, that we are approaching ‘irreversible tipping in the Earth's climate’, and that we are ‘at the point of no return’. I have found myself increasingly chastised by climate change campaigners when my public statements and lectures on climate change have not satisfied their thirst for environmental drama and exaggerated rhetoric. It seems that it is we, the professional climate scientists, who are now the (catastrophe) sceptics. How the wheel turns!” 

"Ce discours est maintenant agrémenté par des phrases telles que " Le changement climatique est pire que ce que nous pensions", que nous approchons du point de basculement du climat de la planète et que nous sommes arrivés "au point de non retour". Je suis moi-même incroyablement agressé par les fanatiques du changement climatique quand mes déclarations publiques et mes conférences ne satisfont pas leur soif pour les catastrophes environnementales et leur discours outranciers. Il semble maintenant que c'est nous, les scientifiques climatologues professionnels qui sont devenus des sceptiques (des catastrophes). Comme la roue tourne !"

Et il ajoute : "The language of catastrophe is not the language of science.". "Le langage des catastrophes n'est pas celui de la science."

Et oui, Prof Mike Hulme. A force de crier au loup, voila ce qui arrive !
Vous ne l'aviez pas prévu ? On découvre soudainement que les médias et les écolos amplifient la moindre de vos déclarations au centuple pour faire augmenter les ventes et faire de la propagande ?
Quelle naïveté !

 

Le Dr. Madhav L. Khandekar est un scientifique expert en climatologie d'"Environnement Canada". Il était expert relecteur du dernier rapport de 2007 du GIEC. Voici ce qu'il a déclaré dans une note publiée ici en août 2007.khandekar

"As one of the invited expert reviewers for the 2007 IPCC documents, I have pointed out the flawed review process used by the IPCC scientists in one of my letters (The Hill Times, May 28, 2007). I have also pointed out in my letter that an increasing number of scientists are now questioning the hypothesis of GHG-induced warming of the earth's surface and suggesting a stronger impact of solar variability and large-scale atmospheric circulation patterns on the observed temperature increase than previously believed."

En français : "En tant qu'expert invité pour le rapport 2007 du GIEC, j'ai insisté sur le processus d'examen vicié utilisé par les scientifiques du GIEC dans une de mes lettres ( The Hill Times, 28 mai 2007). Dans ma lettre, j'ai aussi attiré l'attention sur le fait qu'un nombre croissant de scientifiques s'interrogent sur la validité de l'hypothèse du réchauffement de la surface terrestre par les gaz à effet de serre. Il suggèrent une plus forte participation que ce qu'on l'on pensait, de la variabilité solaire et de la circulation atmosphérique à grande échelle sur les températures observées."

Il conclue :
"It is important to first develop an improved understanding of the earth's temperature trends and changes before committing millions (billions!) of dollars to reduce greenhouse gases (GHGs). Unfortunately, the IPCC climate change documents do not provide an objective assessment of the earth's temperature trends and associated climate change."

en français : "Il est important d'améliorer notre compréhension de l'évolution de la température de la terre et ses variations avant de consacrer des millions (des milliards !) de dollar pour réduire la quantité de gaz à effet de serre (GES). Malheureusement, les rapports sur le changement climatique du GIEC ne fournissent pas une évaluation objective des tendances de température et du changement climatique associé."

... NDLR : Encore une expert relecteur de la prose du GIEC, après bien d'autres, qui n'est pas du tout d'accord, mais alors pas du tout !
Vous avez bien dit "Consensus"
?

 

Al Pekarek (64 ans) est assistant professeur en Géologie à St. Cloud State University (USA Minnesota). Il a horreur pekarekd'être traité de "négationniste" qui est l'injure favorite des partisans des théories en vigueur contre ceux qui n'adhèrent pas à la pensée unique en matière de réchauffement climatique. Comme beaucoup d'autres comme lui, Al Pekarek déclare qu'il ne recherche " que la vérité scientifique dans le cirque médiatique" actuel...Comme la plupart des géologues, Al Pekarek a de sérieux doutes quant à la validité de la théorie de l'effet de serre. Un écriteau situé dans son bureau le rappelle aux visiteurs "Les géologues ont la maîtrise de l'histoire du climat". Et ce n'est pas négligeable en l'occurrence ! Connaître, en détail, l'évolution du climat de la terre, au cours des âges, permet de replacer les événements actuels dans le cadre plus général de l'histoire du climat de la planète.

Après 12 années consacrées à lire tout ce qui parait en matière de climatologie, Al Pekarek pense que le réchauffement existe et que la proportion de CO2 a augmenté mais qu'il n'y a aucune preuve que le réchauffement actuel résulte de l'activité humaine. Voici ce qu'il déclare :

"Geologists know that the earth' climate has done this all the time in its history.. We also know that man has not been around very long and could not have caused that. So we know that there are many natural causes that have cause our climate to change."

en français : "Les géologues savent que le climat de la terre a toujours fait cela au cours de son histoire... Nous savons aussi que l'homme n'est pas là depuis longtemps et qu'il ne pouvait en être la cause. De fait nous savons qu'il existe de multiples causes naturelles qui ont fait changer notre climat."

Al Pekarek pense que le changement climatique est une conséquence des éruptions solaires qui maîtrisent la couverture nuageuse, (NDLR comme cela est expliqué ici). En conséquence, il prédit, comme beaucoup d'autres, que la terre rentrera dans un cycle de refroidissement dans les 5 ou 10 années à venir, même si les hommes continuent à pomper du CO2 dans l'atmosphère. Il déclare :

"That's the grand experiment... Give me 5 or 10 years and I'll have the answer !"
"C'est l'expérience déterminante ... Donnez-moi 5 ou 10 ans et j'aurai la réponse !"

Al Pekarek ne tarit pas de critiques sur le soi-disant consensus entre les scientifiques sur l'effet de serre. Il affirme que de nombreux chercheurs pensent comme lui mais qu'ils ne sont pas relayés par les médias parce qu'ils ne prédisent pas de catastrophes. Il est aussi particulièrement critique sur les environnementalistes pour lesquels le réchauffement climatiques est devenu une sorte de religion. Il déclare ;

"It is an abuse of science. They are misquoting science. They are misusing science. They are making predictions of dire consequences in the name of science that will not comme true and science will loose its credibility".
"C'est un viol de la science. Ils déforment la science. Ils la détournent. Au nom de la science, ils font des prédictions dramatiques qui s'avèreront fausses et la science sera décrédibilisée "

Il pense que toute cette affaire de réchauffement climatique sera bientôt oubliée :
"In ten years, you won't hear anything about global warming".
" Dans dix ans, vous n'entendrez plus rien sur le réchauffement du globe"...

NDLR : Voila qui rejoint tout à fait les propos de Bob Carter, un célèbre paléoclimatologue. Il est exact que c'est dans la communauté des Géologues des Géophysiciens et des Géoclimatologues que l'on trouve le plus grand nombre d'opposants aux thèses en vigueur, pour ne pas dire qu'ils sont presque tous des opposants. Les journaux comme Geophysical Research Letters et Journal of Geophysical Research ne cessent de publier des articles contraires aux thèses en vigueur (ignorés par les médias, bien entendu). Avec les astro-physiciens, ils constituent le noyau dur des opposants à la pensée unique. Sans parler des physiciens théoriciens dont certains remettent carrément en cause l'existence même de l'effet de serre... comme ici

 

Tim Patterson est un paléo-climatologue canadien, professeur à l'Université Carlton à Ottawa. Autrefois, convaincu de l'importancepatterson du réchauffement climatique anthropogénique (lien ici) , il avoue "I taught my students that CO2 was the prime driver of climate change" i.e. " J'ai enseigné à mes étudiants que le CO2 était le moteur principal du changement climatique". Patterson précise que sa conversion (NDLR vers le scepticisme) est survenue lors de sa recherche sur les populations fossilisées des poissons du Nord Est du pacifique, il y a environ 5 à 6 ans (NDLR : nous sommes le 30 avril 2007). Il déclare

"As the proxy results began to come in, we were astounded to find that paleoclimatic and paleoproductivity records were full of cycles that correspond to various sunspots cycles"
"Au fur et à mesure que les résultats des mesures nous parvenaient, nous étions stupéfaits de constater que les enregistrements paléoclimatiques et de productivité (NDLR : en poissons) étaient remplis de cycles qui correspondaient aux différentes cycles des taches solaires."

Patterson affirme (comme Khandekar voir ci-dessus) que, de nos jours, de plus en plus de scientifiques deviennent "sceptiques". Il déclare :

"When I go to a scientific meeting, there's a lot of opinions out there, there's a lot of discussion (about climate change). I was at the Geological Society of America meeting in Philadelphia in the fall and I would say that people with my opinion were probably the majority" (Winnipeg sun, ,13 fèvrier 2007)

"Quand j'assiste à une rencontre scientifique, il y a des tas d'opinions échangées, il y a beaucoup de discussions (sur le changement climatique). J'ai assisté au congrès de la Société de Géologie Américaine à Philadelphie cet automne et je dirais que les gens qui partagent mon opinion (NDLR : de sceptique) étaient probablement la majorité".

Lors d'un autre interview au Canadian Newspaper (26 avril 2007), Patterson déclare que les résultats récents de la recherche vont dans le sens des sceptiques. Il ajoute :

"I think the proof in the pudding based on what (media and governments) are saying (is) we're about three quarters of the way to disaster with the doubling of CO2 in the atmopshere. The world should be heating up like crazy by now and it's not. The temperatures match very closely with the solar cycles".

"Je pense que le test crucial est basé sur le fait que les medias et les gouvernements disent que nous sommes au trois quarts proches du désastre dû au doublement du CO2 dans l'atmosphère. La planète devrait s'échauffer comme une folle en ce moment, mais ce n'est pas le cas. Les températures suivent fidèlement les variations des cycles solaires."

A propos des cycles solaires évoqués par Tim Patterson, voir ici (la deuxième partie).

 

Freeman Dyson est sans aucun doute un des plus grands physiciens vivants. Il est actuellement aux Etats Unis.

Voici ce qu'il a écrit à propos du réchauffement climatique dans son dernier livre paru en août 2007 et intitulé " Many Colored Glass: Reflections on the Place of Life in the Universe" Soit : "Verres colorés : Reflexions sur la place de la vie dans l'univers"

dyson"...all the fuss about global warming is grossly exaggerated. Here I am opposing the holy brotherhood of climate model experts and the crowd of deluded citizens who believe the numbers predicted by the computer models. ... I have studied the climate models and I know what they can do. ... They do a very poor job of describing the clouds, the dust, the chemistry and the biology of fields and farms and forests. They do not begin to describe the real world that we live in.The real world is muddy and messy and full of things that we do not yet understand. It is much easier for a scientist to sit in an air-conditionned building and run computer models, than to put on winter clothes and measure what is really happenig outside in the swamps and the clouds. That is why the climate model experts end up believing in their own models. "

En Français : "...Toute cette agitation au sujet du réchauffement global est largement exagérée. Ici, je m'oppose à la sainte fraternité des experts modélisateurs du climat et à la foule des citoyens bercée d'illusions, qui croient dans les prédictions des modèles d'ordinateurs...J'ai étudié les modèles climatiques et je sais ce qu'ils peuvent faire...Ils sont très mauvais dans la description des nuages, des poussières et de la biologie des espaces cultivés, des fermes et des forêts... Ils n'en sont même pas au début de la description du monde réel dans lequel nous vivons. Dans la réalité, le monde est boueux et salissant et plein de choses que nous ne comprenons pas encore. Pour un scientifique, il est beaucoup plus facile de rester assis dans un fauteuil avec l'air conditionné à faire tourner des modèles d'ordinateur que de s'habiller avec des vêtements d'hiver et s'en aller mesurer sur le terrain ce qui se passe réellement dans les marais ou dans les nuages. C'est pour cela que les experts modélisateurs du climat finissent pas croire à leur propres modèles. "

Voilà un autre très grand scientifique de stature mondiale et qui sait de quoi il parle ... qui ne croit pas aux résultats des modèles d'ordinateurs. Il n'est pas le seul. Loin de là !

 

Le Dr Tim Ball est un consultant renommé pour l'environnement, chargé de responsabilités. Il est ancien professeur de climatologie à l'Université de Winnipeg (Canada). Il est aussi un opposant actif aux thèses du réchauffement climatique anthropogénique et à ce titre, il est devenu une cible privilégiée des attaques "ad hominem", de la part des alarmistes...(avec menaces de mort !)

ballVoici ce qu'il a déclaré ici dans un article du 5 octobre 2007, cosigné avec Tom Harris et intitulé " Prepare for cooling not warming" Soit, "Préparez vous au refroidissement pas au réchauffement".

“Climate change campaigners are frightened that, if the lid is lifted off the Pandora’s Box of modern day climate science, the vast uncertainties and contradictions in the field will become apparent and public support for multi-billion dollar climate change schemes will quickly die.”

En français : Les activistes du réchauffement climatique redoutent que si le couvercle de la boite de Pandore de la science climatique moderne est soulevé, les grandes incertitudes et les contradictions de ce domaine deviennent apparentes et que le support du grand public pour des dépenses de plusieurs milliards de dollars pour contrer le changement climatique s'évanouissent rapidement."

C'est bien vrai ! Comment va réagir le grand public si le réchauffement climatique ne se produit pas ?

 

A proprement parler les météorologues ne sont pas des chercheurs, néanmoins ils possèdent une expérience considérable sur les évolutions du climat. A ce titre, ils méritent d'être entendus. Ainsi John Coleman est météorologue et fondateur de la plus célèbre chaîne de prévisions météorologique aux Etats Unis : The Weather Channel. Son expertise en matière de climat, tirée d'une très longue expérience acquise depuis 1953, ne peut être remise en doute.

colemanJohn Coleman est extrêmement irrité, et c'est le moins que l'on puisse dire, par les affirmations courantes concernant le réchauffement climatique que l'on dit anthropogénique. Son discours et ses écrits à ce sujet, sont d'une rare violence. En voici quelques extraits que vous pourrez retrouver ici, remis dans le contexte d'une déclaration qu'il a rédigée récemment. A noter que son successeur, Joseph d'Aleo qui tient, assisté par une pléiade de collègues scientifiques, le site ICECAP, n'est pas en reste sur ce sujet. Le site ICECAP, résolument sceptique, est un des mieux documentés sur toute la blogosphère. Voici ce qu'a écrit John Coleman, tout récemment (en nov 2007) :

' it is the greatest scam in history. I am amazed, appalled and highly offended by it. Global Warming; It is a SCAM.

Some dastardly scientists with environmental and political motives manipulated long term scientific data back in the late 1990's to create an allusion of rapid global warming. Other scientists of the same environmental wacko type jumped into the circle to support and broaden the "research" to further enhance the totally slanted, bogus global warming claims. Their friends in government steered huge research grants their way to keep the movement going. Soon they claimed to be a consensus.

Environmental extremist, notable politicians among them then teamed up with movie, media and other liberal, environmentalist journalists to create this wild "scientific" scenario of the civilization threatening environmental consequences from Global Warming unless we adhere to their radical agenda.
"

en français : "C'est la plus grande arnaque de l'histoire. J'en suis stupéfait, consterné et absolument outré. Le réchauffement global : C'est une ARNAQUE.

Quelques scientifiques peu courageux avec des motifs environnementaux et politiques ont manipulés les anciennes données scientifiques depuis la fin des annnées 90 pour créer l'illusion d'un réchauffement global accéléré. D'autres scientifiques de la même clique d'environnementalistes dingues ont sauté dans le wagon et élargi la "recherche" pour amplifier les affirmations d'un réchauffement global bidon. Leurs amis, dans les cercles gouvernementaux, ont mis en place de fabuleuses dotations de recherche pour qu'ils puissent prolonger le mouvement. Ils ont aussitôt prétendu qu'il y avait un consensus.
Des extrémistes de l'environnement aidés par des politiciens célèbres se sont associés avec des journalistes environnementalistes du cinéma, des médias et d'autres vecteurs libéraux pour créer ce scénario "scientifique" débridé d'une civilisation générant des menaces environnementales venant du Réchauffement Global, à moins que nous n'adhérions à leur projet radical."

Un peu plus loin, John Coleman explique l'origine de la démarche des scientifiques qui participent au "Réchauffement climatique":

"These scientists know that if they do research and results are in no way alarming, their research will gather dust on the shelf and their research careers will languish. But if they do research that sounds alarms, they will become well known and respected and receive scholarly awards and, very importantly, more research dollars will come flooding their way."

en français : "Ces scientifiques savent que s'ils obtiennent des résultats de recherche qui ne sont absolument pas inquiétants, leur travail va demeurer sur des étagères où il se recouvrira de poussière et aussi que leur carrière va s'étioler. Mais, si, par contre, ils produisent des résultats qui sonnent le tocsin, ils vont se faire connaître et seront admirés. Ils vont être couverts d'honneurs universitaires et, plus important encore, leur recherche va être accompagnée d'un flot de dollars. "

Enfin, John Coleman ajoute :

" I am not alone in this assessment. There are hundreds of other meteorologists, many of them PHD's, who are as certain as I am that this global warming frenzy is based on bad science and is not valid."

en français :" Je ne suis pas le seul de cet avis. Il y a des centaines de météorologues, dont beaucoup sont docteurs ès Sciences qui sont aussi certains que moi que cette frénésie du réchauffement global est basée sur une science erronée et n'a aucun fondement."

Cette dernière phrase de John Coleman mérite que l'on s'y arrête. En effet et comme il l'affirme, de nombreux météorologues (américains notamment) ont émis de doutes sérieux sur le "réchauffement climatique anthropogénique". Nombre d'entre eux y ont perdu leur postes. Ils font partie de la longue liste de ceux qui comme David Legates et George Taylor, climatologues d'état, ont purement et simplement été congédiés pour "opinion non conforme"... Vous trouverez ici, entre autres, une longue liste des météorologues sceptiques du réchauffement climatique anthropognéique.

A noter encore que le scepticisme des météorologues est facilement compréhensible. Ils sont des experts de l'évolution des données climatiques sur les océans, l'atmosphère, les nuages etc. Ce sont des observateurs et des statisticiens de la réalité objective. Ils ont une très bonne perception des évolutions climatiques naturelles à court, à moyen et à long terme. Et ils connaissent toutes les difficultés du problème. Nul ne s'étonnera dès lors qu'ils éprouvent la plus grande méfiance vis à vis des modèles d'ordinateurs du GIEC, aux multiples paramêtres ajustables et reposant sur une science non validée par l'expérience. Ici encore, on voit s'opposer les tenants de l'observation sur le terrain "à l'ancienne" aux tenants des modélisations numériques, clairement dénoncées par Claude Allègre et Marcel Leroux en France.

 

Daniel B. Botkin est le Président du Centre pour l'Etude de l'Environnement et Professeur émérite du département d'Ecologie, botkind'Evolution et Biologie Marine de l'Université de Santa Barbara (Californie) (CV ici). Il est, en particulier, l'auteur d'un livre "Harmonies discordantes : Une nouvelle écologie pour le XXIème siècle" (Oxford Univ. Press, 1990).

Dans un article publié dans le Wall Street Journal du 17 octobre 2007 (source) et intitulé " L'illusion du réchauffement global", il déclare ceci à propos du "réchauffement climatique":

" I'm a scientist who believes in the scientific method and in what facts tell us. I have worked for 40 years to try to improve our environment and improve human life as well. I believe we can do this only from a basis in reality, and that is not what I see happening now. Instead, like fashions that took hold in the past and are eloquently analyzed in the classic 19th century book "Extraordinary Popular Delusions and the Madness of Crowds," the popular imagination today appears to have been captured by beliefs that have little scientific basis."

en français : " Je suis un scientifique qui croit dans la méthode scientifique et dans ce que les faits nous enseignent. J'ai consacré 40 ans de ma vie à l'amélioration de notre environnement et de la qualité de la vie humaine. Je pense que nous ne pouvons le faire qu'en partant de la réalité et ce n'est pas ce que ce qui est en train de se produire. Au contraire, comme les effets de mode qui sont apparus dans le passé et qui sont analysés de manière éloquente dans le livre classique du XIXème siècle " Illusions populaires extraordinaires et la folie des foules", l'imagination populaire a été envahie par des croyances qui ont peu de substance scientifique."

Après un commentaire acide sur les scientifiques qui pensent que pour changer la société il n'y a pas d'autres moyens que de susciter la peur dans le grand public, il précise ce qu'il pense des modélisations sur ordinateur qui sont pratique courante de nos jours en matière de climatologie :

"The climate modelers who developed the computer programs that are being used to forecast climate change used to readily admit that the models were crude and not very realistic, but were the best that could be done with available computers and programming methods. They said our options were to either believe those crude models or believe the opinions of experienced, data-focused scientists. Having done a great deal of computer modeling myself, I appreciated their acknowledgment of the limits of their methods. But I hear no such statements today. Oddly, the forecasts of computer models have become our new reality, while facts such as the few extinctions of the past 2.5 million years are pushed aside, as if they were not our reality."

en français :" Les modélisateurs du climat qui ont développé les programmes d'ordinateur qui sont utilisés pour prédire le changement climatique, admettent que leurs modèles sont grossiers et pas très réalistes, mais sont ce qu'ils peuvent faire de mieux avec les ordinateurs disponibles et le méthodes de programmation actuelles. Ils disent que nous avons le choix entre croire en leurs modèles grossiers ou croire dans les opinions des scientifiques expérimentés focalisés sur les données (NDLR : réelles). Ayant moi même beaucoup pratiqué la modélisation sur ordinateur, j'ai apprécié l'aveu qu'il font des limites de leurs modélisation. Mais je n'entends aucun écho à leurs déclarations de nos jours. Bizarrement, les prévisions des modèles d'ordinateurs sont devenus notre nouvelle réalité, alors que des faits tels que le faible taux d'extinctions (NDLR: d'espèces) des 2,5 millions d'années écoulées, sont ignorés, comme s'ils n'étaient pas notre réalité."

La lecture complète de cet article ( vous le trouverez ici), écrit par un expert comme Daniel Botkin, est très instructive. Encore un qui a de très sérieux doutes sur le battage actuel en matière de réchauffement climatique...

Vous avez dit "consensus" ?

 

Quatre chercheurs américains viennent de publier un article retentissant dans le numéro de décembre 2007 de l'"International Journal of Climatology of the Royal Meteorological Society [DOI: 10.1002/joc.1651]" Vous retrouverez la courbe maîtresse (ici et encore ici) de cet article qui montre que l'empreinte incontournable de l'effet de serre dans l'atmosphère prévue par les ordinateurs du GIEC, ne s'y trouve pas et que les températures mesurées diffèrent d'un facteur 2 à 3,5 des températures prévues par les tous les modèles. Ceci constitue un démenti cinglant pour la théorie de l'effet de serre.

Trois de ces éminents chercheurs ont assorti leur découverte de commentaires, publiés dans la presse, que je reproduis ci-dessous :

douglassProf. David Douglass, (Professeur à l'Université de Rochester, titulaire (junior puis senior) de l'Alfred P. Sloan Award (titre prestigieux)) “The observed pattern of warming, comparing surface and atmospheric temperature trends, does not show the characteristic fingerprint associated with greenhouse warming.  The inescapable conclusion is that the human contribution is not significant and that observed increases in carbon dioxide and other greenhouse gases make only a negligible contribution to climate warming.”
en français : " La conclusion incontournable est que la contribution humaine est insignifiante et que les augmentations du taux de CO2 observées (ainsi que celle des autres gaz à effet de serre) apportent une contribution négligeable au réchauffement climatique."



christy
Prof. John Christy (Directeur du Centre de Recherche du système Terre de l'Université de l'Alabama Hunstville) : “Satellite data and independent balloon data agree that atmospheric warming trends do not exceed those of the surface.  Greenhouse models, on the other hand, demand that atmospheric trend values be 2-3 times greater. We have good reason, therefore, to believe that current climate models greatly overestimate the effects of greenhouse gases."
en français : Les mesures satellitaires et les relevés indépendants par ballons convergent pour indiquer que le réchauffement de l'atmosphère n'excède pas celui de la surface terrestre. D'autre part, les modèles de l'effet de serre exigent que le réchauffement atmosphérique soit de 2 à 3 fois plus important. Nous avons donc de bonnes raisons de penser que les modèles climatiques actuels surestiment grandement l'importance des gaz à effet de serre."

singer
Prof. S. Fred Singer (entre autres nombreuses responsabilités éminentes, il est professeur émérite de sciences de l'environnement à l'Université de Virginie : “The current warming trend is simply part of a natural cycle of climate warming and cooling that has been seen in ice cores, deep-sea sediments, stalagmites, etc., and published in hundreds of papers in peer-reviewed journals.  The mechanism for producing such cyclical climate changes is still under discussion; but they are most likely caused by variations in the solar wind and associated magnetic fields that affect the flux of cosmic rays incident on the earth’s atmosphere.  In turn, such cosmic rays are believed to influence cloudiness and thereby control the amount of sunlight reaching the earth’s surface ­ and thus the climate.”
en français :" Le réchauffement actuel fait simplement partie du cycle naturel de réchauffements et du refroidissements qui a été observé dans les carottages glaciaires, les sédiments océaniques profonds, les stalagmites etc... et dont les conclusions ont été publiées dans des centaines d'articles scientifiques soumis au contrôle par les pairs. Le mécanisme qui induit de tels changements climatiques est encore l'objet de discussions, mais il est probable qu'ils résultent majoritairement des variations du vent solaire et des champs magnétiques associés qui affectent le flux de rayons cosmiques incidents (NDLR : C'est la thèse des "solaristes", voir ici pour les détails) qui parviennent dans l'atmosphère. On pense que ces rayons cosmiques influent sur l'ennuagement et ainsi contrôlent le flux lumineux issu du soleil qui parvient à la surface et donc, modifient le climat.

computer2

Bigre ! ça doit drôlement chauffer du côté des ordinateurs de l'effet de serre du GIEC !
Enfin, normalement, ça devrait...

Une fois n'est pas coutume, mais actualité oblige en cette mi-décembre 2007 alors que se tient la Conférence sur le Climat à Bali sous les auspices du baliGIEC et du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon. Je vais vous parler d'une lettre ouverte adressée aux responsables de la réunion de Bali et aux responsables de gouvernements impliqués par, pas moins de 100 chercheurs ...

On a, comme d'habitude, entendu à Bali des affirmations péremptoires du style "le débat scientifique est clos", "le temps est à l'action", "Nous avons le choix entre sauver la planète ou l'oublier" etc. Sans compter les déclarations non moins définitives d'Al Gore du genre "Nous avons commencé une guerre contre la terre elle-même, il est temps de faire la paix avec la planète". Bref, si l'on ne nous annonce pas l'apocalypse à court terme, cela y ressemble beaucoup...

Mais, pendant ce temps là, une centaine des tout meilleurs spécialistes du climat du monde entier, pour la plupart membres actuels ou anciens membres (parce qu'ils en ont démissionné) du GIEC, professeurs d'université ou chercheurs confirmés, pratiquement tous docteurs ès sciences, et dont les références scientifiques sont au dessus de bali1toute critique, ont adressé une lettre au Secrétaire Général de l'ONU pour le mettre en garde contre toute action sur le climat qui se révélera, in fine, totalement inutile, voire néfaste . La liste des signataires est ici. Vous remarquerez en parcourant cette liste que de nombreux noms de grands chercheurs qui figurent, ci-dessus, dans cette page de mon site, ne se retrouvent pas dans les signataires. Cela signifie que cette lettre n'a pu être signée que par une petite fraction (sans doute pour limiter exactement à 100 signataires) de ceux qui pensent beaucoup de mal des activités, pour ne pas dire de l'activisme, du GIEC et de ses thuriféraires.

Je vais vous traduire ici quelques paragraphes de cette lettre ouverte dont les médias francophones n'ont pas jugé opportun de faire mention, pas plus d'ailleurs que de la récente déclaration du Pape, (toujours en écho à la réunion de Bali) qui, elle aussi, sans doute parce qu'elle était très critique, a été passée sous silence...A noter qu'une missive antagoniste et alarmiste a, elle, bénéficié de la couverture médiatique. En fait d'impartialité de la presse francophone, on peut faire mieux, n'est-ce pas ? Moi, je suis plus honnête, même si je dois faire remarquer que les grands noms de la climatologie mondiale se retrouvent plutôt dans les signataires de la lettre dont je traduis quelques extraits ci-dessous.

Ce n'est donc pas la déclaration d'un seul grand chercheur que je vous livre ici mais bien celle de 100 grands chercheurs...
C'est, en termes mesurés, une critique acerbe du fonctionnement et des conclusions du GIEC.

Cette lettre est intitulée " UN climate conference taking the World in entirely the wrong direction" c'est à dire,

" La conférence sur le climat conduit le monde dans une direction totalement aberrante ".

La lettre débute par ces mots :
" Il est impossible d'arrêter le réchauffement climatique qui est un phénomène naturel et qui a affecté l'humanité depuis les temps reculés"

Elle se poursuit avec quelques phrases telles que :
"Le GIEC a proféré les affirmations de plus en plus alarmistes sur les conséquences du CO2 généré par les activités humaines. Le CO2 n'est pas un gaz polluant. Il est essentiel à la photosynthèse des plantes...Il n'est pas scientifiquement prouvé qu'il soit possible de modifier, de manière significative, le climat en interrompant les émissions de gaz à effet de serre"

Le texte de la lettre accuse ensuite ouvertement le GIEC de détournement :
"Les résumés du GIEC pour les politiques (NDLR : Les fameux SPM : Summary for Policymakers) sont des rapports très généralement lus par les politiciens et les non-scientifiques. Ils constituent la base fondamentale pour la mise en place de la plupart des mesures prises à l'échelon politique. Pourtant, ces résumés sont rédigés par un groupe relativement restreint de personnalités. Le texte final est approuvé, ligne par ligne, par les représentants des gouvernements. La grande majorité des experts du GIEC et de ses relecteurs ainsi que des dizaines de milliers de scientifiques qualifiés pour ces questions ne sont pas impliqués dans la préparation de ces textes. Dès lors, ces documents ne peuvent, en aucun cas, être présentés comme revêtus du consensus des experts scientifiques du domaine."

Suivent un certain nombre de démentis des affirmations proférées dans les rapports successifs, SPM, du GIEC :
"Les observations récentes de phénomènes tels que le recul des glaciers, la hausse du niveau des mers et la migration des espèces sensibles à la température, ne constituent pas des évidences pour un changement climatique anormal, car aucune de ces évolutions ne s'écarte de la variabilité naturelle connue du climat."

Et encore, parmi d'autres démentis ou critiques des affirmations du bureau du GIEC :
"En contradiction formelle avec l'affirmation, très souvent proférée, que le débat scientifique est clos, des résultats scientifiques récents, publiés dans la littérature contrôlée par les pairs (NDLR : peer-reviewed) mettent gravement en doute l'hypothèse d'un changement climatique dangereux généré par les activités humaines...(NDLR : Comme les rapports actuels ne prennent en compte que les résultats publiés avant Mai 2005 (!!) )... les conclusions des rapports du GIEC sont périmées."

Et encore :
" Des scientifiques éminents ainsi que plusieurs représentants expérimentés du GIEC, reconnaissent que les modèles d'ordinateurs actuels sont incapables de prédire le climat à venir. En accord avec cette remarque et en dépit de projections d'ordinateurs qui prévoyaient une augmentation de la température, il n'y a pas eu de réchauffement global depuis 1998. La stagnation actuelle de la température, succédant à la hausse enregistrée à la fin du XXème siècle est conforme avec la poursuite de cycles d'oscillations naturelles, multidécadales ou millénaires, de la température."

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Pour qui sait lire entre les lignes de cette lettre, écrite en termes mesurés -ce qui est typiquement scientifique- ce message signifie que le bureau du GIEC surestime grandement et inconsidérément tout à la fois, la capacité des modèles actuels à prédire le climat, les conséquences soit-disant déjà perceptibles, l'urgence d'une action draconienne sur les économies de la planète et falsifie la pensée des scientifiques qui participent au GIEC. C'est une lettre de protestation pure et simple de la part de participants qui en ont visiblement plus qu'assez que l'on détourne et ignore les résultats de la recherche scientifique ! Et ils ne sont pas les seuls comme le montre la longue liste des éminents chercheurs qui s'exprime dans cette page de mon site.

Dès lors, comment expliquer le battage médiatique et les vociférations des alarmistes réunis à Bali, comme d'ailleurs (hélas !) celles de nos ministres Européens, si ce n'est par le plus total mépris de la réalité scientifique et par des motivations qui lui sont totalement étrangères ?

 

Syun-Ichi Akasofu est le fondateur du Centre International de Recherche en Arctique (dépendant de l'Université d'Alaska Fairbanks). akasofuProfesseur de physique émérite, il a été le directeur du CIRA depuis sa fondation en 1998 jusqu'en Janvier dernier. Auparavant, S. Akasofu était le Directeur de l'Institut de Géophysique (1986-1999). Sa compétence ne peut être mise en doute.

A la fin décembre 2007, il a rédigé une adresse à destination du GIEC pour le rappeler à un certain nombre de ses devoirs. Cette lettre est intitulée ; "Request to the IPCC", soit "Recommandations au GIEC". Elle comporte 12 points. Vous retrouverez le texte intégral ici.

Je vais me contenter de vous traduire ci-dessous, quelques-une des "recommandations " qu'il formule auprès du GIEC. Elles sont toutes rédigées dans le même esprit : mettre un terme au catastrophisme sans fondements scientifiques généré par les médias et quelques autres...

Point 2 : Exiger des mass médias qu'ils cessent d'utiliser des films montrant de gros blocs de glace s'écroulant à l'extrémité des glaciers ainsi que les débacles au printemps, comme des soi-disant preuves de l'effet de serre anthropogénique. (Les glaciers sont en fait, des "riviéres de glace" dont l'écroulement est naturel et la débacle au printemps normale; Tous ces évènements se répètent ainsi depuis les temps géologiques)"

Point 3 : Exiger des mass médias qu'ils cessent de présenter l'écroulement de maisons bâties sur le permafrost (sol gelé) comme résultant de l'effet de serre anthropogénique. (Leur écroulement est dû à une construction inadaptée qui permet à chaleur dégagée par la maison de faire fondre la structure du permafrost sous-jacente)."

Point 6 : "Reconnaître que l'utilisation de la "crosse de hockey" (NDLR: voir ici) qui figure dans le "Résumé pour les Décideurs" de 2001 était inappropriée (Elle montrait une soudaine augmentation de la température à partir de 1900 après une lente décroissance, donnant l'impression d'un "changement climatique brutal)".

Point 7 : "Reconnaître que le réchauffement climatique actuel n'a rien d'exceptionnel ni d'anormal au vu des variations de températures du temps passé. (Il y a eu de nombreuses périodes plus chaudes que maintenant, qui ont duré des centaines d'années pendant la présente période interglaciaire qui a commencé il y a 10000 ans)

Point 9 : "Faire cesser les reportages des médias qui affirment que le niveau de la mer a déjà augmenté de plusieurs mètres dans les cinquante dernières années. ( D'après le rapport du GIEC de 2007, le taux de montée des océans est de 1,8mm/an (NDLR : en fait 1,3 mm/an, voir ici) ce qui fait que le niveau est monté de 9 cm en cinquante ans.)"

Point 11 :"Encourager les mass médias à ne pas faire état des découvertes sensationnelles qui ne reflètent l'opinion que d'un ou de quelques scientifiques. (Les journalistes qui ne sont pas familiers des phénomènes arctiques ont tendance à décrire des phénomènes normaux comme exceptionnels)"

Il conclue en disant : "Je pense que ces recommandations sont raisonnables et ne peuvent faire l'objet d'un débat...Je suis inquiet d'un inévitable retour de flamme contre la science et les scientifiques, quand le public prendra connaissance des informations correctes au sujet du changement climatique. "

Nous, à pensée-unique, sommes bien du même avis. Alors qu'attend le GIEC pour rectifier le tir et dissiper toutes ces âneries dont nos journaux sont, chaque jour, saturés ?

Enfin, en 2008, Syun Akasofu a écrit un article très complet dans lequel il explique, entre autres, que les glaciers et l'arctique se sont formés lors du dernier petit âge glaciaire et que leur fonte a commencé dès 1800... donc sans le CO2 anthropique.

Venant de Syun Akasofu qui est le spécialiste mondial N°1 de l'Arctique, ça mérite d'être médité, non ?

 

En cette fin décembre 2007, les choses se précipitent et ma série de citations de grands scientifiques qui doutent très sérieusement des affirmations proférées urbi et orbi par le GIEC, Al Gore, les écologistes etc. risque de devenir, d'un seul coup, pléthorique.
En effet, ce ne sont pas moins de 400 chercheurs spécialisés dans les sciences du climat et sciences connexes de pas moins de 24 pays, qui ont fait connaître leur total désaccord avec le discours de la
pensée unique...

ussenateCette liste de 400 chercheurs "dissidents" ou "sceptiques" ou encore " négationnistes", comme aiment à les nommer les thuriféraires d'Al Gore ou de Rajendra Pachauri (Président du GIEC), a été publié par le Comité sur l'Environnement et les Travaux Publics du Sénat des Etats Unis sous la signature de Marc Morano et de Matthew Dempsey. Cette liste inclut les références complètes des chercheurs en question ainsi que quelques citations particulièrement éclairantes sur l'état réel du fameux "Consensus" dont on nous rebat les oreilles mais ....qui n'existe manifestement.

Voici le lien qui vous permettra de remonter à l'article complet paru le 20 décembre de cette année 2007 sur le site du "U.S. Senate Comittee on Environment and Public Works". Je ne peux évidemment vous rapporter ici les quelques 400 citations des chercheurs en question mais je me fais un devoir de vous en traduire quelques unes.

Auparavant et dans le contexte de ces quelques 400 chercheurs sceptiques déclarés, permettez moi de vous citer quelques perles, relevées dans la presse récente, destinées à enfoncer profondément dans le crâne de nos contemporains l'idée de ce fameux (fumeux ?) consensus,

Quelques perles pour renforcer l'idée du consensus :

gorepachA tout seigneur tout honneur, voici pour commencer deux déclarations récentes du prix Nobel (de la paix) Al Gore, à propos des sceptiques : "Il y a encore des gens qui pensent que la terre est plate." (5 Nov. 2007)( lien) ou encore, les sceptiques du climat sont des gens qui "croient que l'alunissage a été filmé dans un studio en Arizona" (20 juin 2006) (lien)

Et de son co-lauréat Nobel, le Président du GIEC, Rajendra Pachauri, pense (20 fév. 2003)( lien) que le nombre de scientifiques sceptiques relève de ceci : "Il y a environ 300 ans, une société de la Terre Plate a été fondée par ceux qui ne croyaient pas que la terre était sphérique. Cette société existe encore. Elle comporte probablement environ une douzaine de personnes."

A signaler aussi que ce même discours à ras des paquerettes, a été repris, tout récemment, sur le site Real Climate (managé, entre autres, par Michael Mann, l'homme de la célèbre crosse de hockey) lequel a intitulé un de ses récents articles d'un méprisant "Le retour des chevaliers de la Terre Plate" pour essayer de ridiculiser des chercheurs français (pourtant éminents) qui ont trouvé une corrélation entre la température du globe et le géomagnétisme (lui-même corrélé aux cycles solaires)...

De l'Agence France Presse (l'AFP) dont la mission est d'informer, avec un maximum d'impartialité, ses contemporains, un article du 4 déc. 2007 qui signale aux médias (pour qu'ils le répercutent au centuple et sans se poser de questions, comme d'habitude), qu'un sceptique éminent "se sent de plus en plus isolé dans son affirmation que la changement climatique ne présente aucun danger pour la planète." (NDLR : Et bien non ! Mrs et Mmes les journalistes de l'AFP, c'est totalement faux ! C'est même exactement le contraire, au fur et à mesure de la parution d'articles scientifiques démentant le crédo en vigueur)

Du célèbre Washington Post (23 mai 2006)(lien) qui assurait ses lecteurs "qu'il n'y avait guère qu'une poignée de sceptiques du changement climatique provoqué par l'homme."

etc. etc. (vous en trouverez d'autres dans l'article cité ci-dessus). Voici maintenant quelques unes des déclarations sélectionnées parmis celles proférées "par la poignée" des 400 chercheurs répertoriés dans le site du "U.S. Senate Comittee on Environment and Public Works".

Déclarations de quelques "sceptiques" parmi les 400 cités. Il va de soi que j'éviterai de mentionner ceux qui figurent plus haut dans cette page.

Vous trouverez toutes les références nécessaires pour ces citations dans l'article original (en anglais).

  • Du Dr. Oleg Sorokhtin de l'Institut d'Océanologie de l'Académie des Sciences Russe (auteur de plus de 300 articles et de 9 livres) :
    "Même si concentration de " gaz à effet de serre" doublait, l'homme n'en percevrait pas l'effet sur la température."

  • De l'expert en Paléoclimatologie Augusto Mangini de l'Université de Heidelberg en Allemagne (avril 2007):
    "
    Je considère que la partie du rapport du GIEC que je peux réellement juger en tant qu'expert, c'est à dire la recontruction du paléoclimat (NDLR : La crosse de hockey entre autres) est fausse." Il ajoute" La terre ne mourra pas !"

  • Du climatologue Dr. George Kukla, chercheur à l'Observatoire Lamont-Doherty de l'Université de Columbia (24 avril 2007)
    "La seule chose dont on doit s'inquiéter ce sont les dommages crées par l'inquiétude. Pourquoi certains scientifiques sont-ils inquiets ? Peut-être parce qu'ils réalisent que cesser de s'inquiéter peut les conduire à perdre leur salaire. "

  • Du climatologue Robert Durrenberger, ancien président de l'Association Américaine des Climatologues d'Etat (US):
    "C'est Al Gore qui m'a ramené dans la bataille en me demandant de redoubler d'efforts en climatologie. Et c'est à cause de toute la désinformation qu'Al Gore et ses adeptes ont propagé que j'ai décidé que les "vrais" climatologues devaient aider le public à comprendre la vraie nature du problème."

  • Du géologue primé, Dr Ian Plimer (lien) (Australien), professeur de sciences de la terre et environnementales à l'Université d'Adelaïde : " "Il y a de nouvelles publications qui sont sorties jusque même dans les dernières semaines qui montrent que nous avons une corrélation très nette entre la température terrestres, les supernovae (NDLR : responsables de rayons cosmiques) et les radiations solaires. Que se passera t'il si le réchauffement global n'a rien à voir avec les activités humaines ? Que se passera t'il si les astronomes ont raison et que le monde rentre en ce moment même, dans une période de refroidissement ? Nous autres, les géologues avons observé que le climat changeait depuis 4500 millions d'années. Trouvez nous quelque chose de nouveau !"

Et ainsi de suite : plus de 400 comme celles là ! Et la liste s'allonge ... 650 en Janvier 2009.

 

Un groupe de chercheurs Argentins, spécialistes des sciences du climat et des sciences connexes, professent de sérieux doutes sur l'origine humaine du réchauffement climatique.

compagnucciParmi ces derniers, Rosa Compagnucci est chercheur principal au CONICET ( Conseil National de Recherches scientifiques et Techniques, le CNRS Argentin) et professeur au Département des Sciences de l'Atmosphère de l'Université de Buenos Aires. Elle est membre du GIEC (groupe de travail II) où elle représente l'Amérique du Sud. Elle a été rédactrice du TAR 2001du GIEC. Elle est spécialiste du phénomène El Niño. (source, source)

Au cours d'une récente conférence, en Janvier 2008, Rosa Compagnucci a déclaré que le réchauffement climatique est un événement qui s'est produit fréquemment depuis 2000 ans. Elle a ajouté que plutôt que d'affirmer que ce réchauffement provient du CO2 émis par les activités humaines, ce que beaucoup de scientifiques admettent comme un fait "irréfutable", il est beaucoup plus probable que cela provient des caprices de l'activité solaire qui, sur des périodes décennales ou centenales n'est pas resté uniforme. (NDLR: voir cette page)..
Elle ajoute qu"on n'observe pas, au moins en Amérique du Sud, une tendance qui pourrait être attribuée au réchauffement global mais plutôt à une fluctuation (NDLR: naturelle) du climat"

A propos de "l'affaire" de l'optimum médiéval et du petit âge glaciaire (voir ici), voici ce qu'elle déclare :
" La température fut élevée pendant la période médiévale, puis se mit à baisser fortement pendant les XVII, XVIII et XIXème siècles. Suite à cette période survint un réchauffement rapide". Elle note qu'en "2001, le GIEC affirma qu'il était possible que la petite période de froid soit un phénomène global mais que le réchauffement médiéval était seulement un phénomène local de l'hémisphère Nord et qui concernait l'Europe. Dans le rapport de 2007, devant les évidences produites par de nombreux paléoclimatologues et à la suite de beaucoup de protestations en assemblée pleinière où on avançait des résultats paléoclimatiques, le GIEC s'est enfin résolu à accepter que le réchauffement médiéval pouvait avoir été global."

Par ailleurs le docteur Juan Minetti, est doyen de l'Université de Tucuman et directeur du prestigieux Laboratoire de Climatologie Sud-Américaine. Comme sa collègue Rosa Compagnucci, il déclare que "les cinquante dernières années constituent une assez grande fluctuation climatique que l'on peut voir comme résultant d'un réchauffement global mais tout aussi bien comme une fluctuation naturelle du climat qui n'a rien à voir avec le réchauffement global (NDLR : dû au CO2). Ce que l'on peut scientifiquement prouver, c'est que la température a augmenté. Ce qui apparaît c'est qu'il y a eu deux périodes de réchauffement important. L'une a duré jusqu'au milieu du siècle passé et une autre a commencé pendant la décade des années 70. Entre les décades 1940 et 1970, nous avons assisté à une baisse des températures. Les chercheurs des pays du Nord pensaient que cela ne s'était pas produit dans l'hémisphère Sud, jusqu'à ce qu'ils examinent nos séries de données et qu'ils constatent ce qui s'était passé dans les années 50. Ceci s'appelle le "saut climatique" des années 50. Il y a eu une discontinuité climatique dans les années 50 et une autre dans la décade des années 70 et ici nous rejoignons l'opinion de Rosa et des autres climatologues"

De son côté, Eduardo Toni, chercheur principal de la Commission des Recherches Scientifiques de la province de Buenos Aires (CIC) et responsable de la paléontologie de l'Université de La Plata, déclare que "On ne peut nier l'existence d'un réchauffement climatique. La discussion porte sur l'origine humaine ou naturelle de cet événement. On peut trouver des conséquences de l'action humaine mais il est beaucoup plus probable que celui-ci résulte d'un effet naturel" Il ajoute que " Nous sommes nombreux à le penser, mais évidemment ceci est politiquement torture2 incorrect. Je sais qu'en disant cela, je vais me retrouver sans financement".

 

 

Comme je vous le disais ici !

Décidément : Même en Amérique du Sud !

 

 

 

 

 

"Faites provision de manteaux de fourrures et de bottes fourrées ! Voici le conseil paradoxal que je donne au monde réchauffé "

C'est Oleg Sorokhtin qui s'exprime ainsi dans les colonnes du RIA Novosti . Oleg Sorokhtin est un scientifique "distingué" Russe et sorokhtincorrespondant de l'Académie des Sciences Naturelles Russe. Il est chercheur, chef d'équipe à l'Institut d'Océanologie.

Il poursuit "La terre a atteint le maximum de sa période de réchauffement. Celui-ci a commencé au XVIIème siècle alors qu'il n'y avait pas d'influence anthropique sur le climat ni rien ce que l'on appelle l'effet de serre. Le réchauffement actuel est, de manière évidente, un processus naturel qui n'a strictement rien à voir avec l'effet de serre.
Les vraies raisons pour les changements climatiques sont des variations de l'irradiance solaire, la précession de la terre (c'est à dire la rotation de son axe), l'instabilité des courants océaniques, les fluctuations de la salinité des eaux de mer de l'océans arctique, etc. Il y a une autre raison, la principale, qui tient à l'activité solaire et à sa luminosité. Plus elles sont importantes, plus notre climat se réchauffe. "

Sorokhtin rappelle les travaux d'Abdoussamatov, cité plus haut. Puis, voici ce qu'il dit sur la théorie de l'effet de serre "Mise en avant à la fin du XIXème siècle, par Svante Arrhénius, un chimiste Suédois et titulaire du prix Nobel (NDLR : pour une découverte en chimie), cette théorie est considérée comme certifiée de nos jours alors qu'elle n'a jamais subi de test véritable."

et à propos des accords de Kyoto : "Signé par 150 pays, il est l'exemple même de l'impact d'une illusion scientifique sur l'économie et la politique. Les auteurs et les adhérents au protocole de Kyoto ont basé leurs conduite à partir d'une idée fausse. Le résultat c'est que les pays développés dépensent des sommes d'argent considérables pour lutter contre la pollution industrielle dans l'atmosphère. Qu'arrivera-t-il si c'est le combat de Don Quichote contre les moulins à vent ?".

Plus loin, il déclare : "Ce n'est pas le CO2 qui est le responsable des changements climatique. L'activité solaire est infiniment plus énergique que l'énergie produite par toute l'humanité. L'influence de l'homme sur la nature, c'est une goutte d'eau dans l'océan."

... Et il y en a encore beaucoup d'autres comme celles-là dans sa déclaration que vous pourrez lire ici (en anglais, assez mal traduit). A noter que Sorokhtin est l'auteur, avec deux de ses collègues (G. V. Chilingar, et L. F. Khilyuk) d'un gros livre de 400 pages, en anglais, publié chez Elsevier, intitulé " Réchauffement et refroidissement du globe : Evolution du climat sur terre". Vous le trouverez ici.

 

Le professeur Delgado Domingos qui est un des meilleurs scientifiques de l'environnement Portugais ne mâche pas ses mots lorsqu'il est Domingosinterviewé par les journalistes...

Jose Joaquim Delgado Domingos (photo ci-contre) est titulaire d'une Chaire à l'institut Supérieur Technique du Portugal depuis 1965. Il a publié plus de 150 article dans différents domaines de recherches tels que la thermodynamique, les méthodes numériques en mécanique des fluides et transferts d'énergie, analyse des systèmes énergétiques, politique de l'environnement et des des prévisions météorologiques...A noter qu'il est retraité depuis 2006, ce qui n'est pas anodin quant à sa liberté de parole.

L'interview pour le "Sabado Noticias (Nouvelles du Samedi) magazine" qui est un supplément au célèbre "Jornal de Noticias", est rédigé sous forme d'une série de question-réponses. Vous le trouverez en Portugais et en Français (Europe oblige !) dans les colonnes du European Tribune.
En voici quelques extraits :

Question : "En tout cas, il semble y avoir un consensus sur le fait que le changement climatique est déjà évident au point que tout le monde en a parlé en 2007... "

Réponse du prof. Domingos : "Il y a effectivement des changements climatiques mesurables mais il y a aussi une énorme manipulation qui vise à tout ramener au CO2 ou à ses équivalents. Le principal gaz à effet de serre est la vapeur d'eau. L'alarmisme actuel en matière de changement climatique est un instrument de contrôle de la la société, un prétexte avec des visées politiques et pour le monde des affaires. C'est devenu une idéologie, ce qui est inquiétant. "

Question : "Il y a quelques années, on disait que c'étaient les compagnies pétrolières qui donnaient de l'argent aux scientifiques pour qu'il nient le réchauffement climatique..."

Réponse du prof. Domingos : "Maintenant, c'est plutôt le contraire".

Question : "Alors, où est la vérité ? Quelle est la réalité ?"

Réponse du prof. Domingos : "Il y a trois réalités : l'une est scientifique - c'est celle qui étudie les faits observés-, une autre est la réalité virtuelle -celle qui est basée sur les modèles d'ordinateurs-, et la réalité publique. Et entre les trois, il y a d'énormes contradictions."

Question : En définitive, à votre avis, y a-t-il un réchauffement global causé par les émissions de CO2 résultant de l'activité humaine ?

Réponse du prof.. Domingos : "Le dernier rapport scientifique du GIEC fait allusion au fait qu'en Antarctique, l'élévation de température a précédé l'augmentation du taux de CO2, mais ceci est omis dans le rapport pour le politiques (SPM). Récemment, on a prouvé que 1998 avait été considérée, de manière erronée, comme l'année la plus chaude aux Etats-Unis. En réalité, l'année la plus chaude a été 1934. Et il est connu, après un énorme scandale, qu'il y a eu, au XIème siècle, (NDLR : le texte initial indique le XVème siècle : Attribué à une erreur de typo du journaliste) une rapide élévation de température identique à ce qui se passe aujourd'hui. "

Vous trouverez le texte complet de cet interview, ici.

En lisant ces déclarations, on se dit que l'éminent Professeur Domingos ne doit pas figurer parmi les conseillers préférés de Jose manuel Barroso, le Président Portugais de la Commission Européenne et qui est, comme chacun le sait, un supporter enthousiaste des accords Kyoto2 renforcés. Ce dernier préfère écouter les conseils de .. Nicolas Hulot et, pour le Portugal de José Viriato Soromenho Marques qui est un pur littéraire. Allez voir ici.

 

Le professeur Tennekesest très critique sur le comportement de ses collègues scientifiques et notamment sur celui des climatogues qu'il rappelle sèchement à leur devoir...

Hendrik Tennekes est Directeur de Recherche (retraité) de l'Institut de Recherche Météorologique Royal des Pays-Bas. Il est ancien professeur d'ingénierie aéronautique de l'Etat de Pennsylvanie et un expert universellement reconnu pour l'étude de l'atmosphère.

Voici ce qu'il a écrit en Janvier 2007 (source) dans un article intitulé "Un appel pour la modestie, l'honnêteté et le sens de l'équilibre "
tennekes

Evoquant son précédent appel dans le même sens, qui date de 1990, il déclare :

C'était en 1990. Nous sommes maintenant en 2007 et je veux de nouveau tirer la sonnette d'alarme. Il y a une différence, cependant : A l'époque, j'étais inquiet. Maintenant, je suis en colère. Je suis en colère contre la prophétie de l'apocalypse climatique enfourchée par les politiciens et les scientifiques. Je suis en colère contre Al Gore, en colère contre le Bulletin des scientifiques atomistes pour avoir remis en route l'horloge du jugement dernier. Je suis en colère contre Lord Martin Rees qui utilise tout le poids de la Royal Society pour la promotion de l'apocalypse. Je suis en colère contre Paul Crutzen pour ses spéculations pour un remède technique de plus (NDLR pour réparer le climat). Je suis en colère contre les membres du bureau du GIEC pour leur obsession sur les émissions de CO2. Je suis en colère contre Jim Hansen pour ses efforts pour vendre comme une catastrophe la fonte des glaces du Groenland...."

Plus loin, il déclare :

"Il y a 17 ans, j'ai écrit un texte dans les colonnes de " Weather magazine" pour exprimer mon inquiétude sur le manque d'honnêteté, d'intégrité et d'humilité de beaucoup de climatologues. J'y déclarais " Je suis consterné par l'arrogance de ces scientifiques qui prétendent être capables de résoudre le problème du système climatique, à condition qu'ils soient très largement subventionnés."

Il rappelle les scientifiques à leur responsabilité et à la déontologie la plus élémentaire :

"Les scientifiques ne peuvent plus se permettre d'être naïfs quant aux conséquences politiques de leurs opinions exprimées en public. Ainsi, si leur point de vue scientifique a le potentiel d'avoir des conséquences importantes en terme de politique, ils ont le devoir de déclarer leur inclination personnelle et leur penchant. Ils doivent essayer d'être honnêtes avec eux mêmes, avec leurs collègues et avec ceux qui les écoutent en précisant dans quelle mesure leur inclination (NDLR : politique) a pu affecter la sélection et l'interprétation des résultats scientifiques."

Autrement dit, en d'autres termes, Hendrik Tennekes rappelle aux scientifiques, et notamment, aux climatologues qu'ils ne doivent pas utiliser " la toge immaculée de la science", pour faire avancer leurs propres convictions politiques notamment en pratiquant ce que les américains appellent poétiquement le "cherry-picking", (la cueillette des cerises) c'est à dire la sélection des résultats qui vous arrangent en "oubliant" les autres...

On ne peut qu'approuver et constater que, par les temps qui courent, un tel rappel à l'ordre n'est vraiment pas inutile. C'est le moins que l'on puisse dire. Dommage que cette déclaration, plutôt solennelle, ne soit pas venue de grandes organisations scientifiques comme la Royal Society ou la National Academy of Science ou encore l'AAAS (American Association for the Advancement of Science) aux Etats-Unis.
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Mise à jour du 3 février 2009 : Comme vous venez de le lire, Hendrik Tennekes porte un jugement extrêmement sévère sur ses collègues scientifiques du climat qui sont à l'origine de la panique climatique qui règne actuellement dans les médias, les milieux politiques et le grand public.gavinschmidt


Invité par Roger Pielke Sr. (voir ci-dessus) qui tient l'excellent site Climate Science (source) à exprimer son point de vue sur la situation actuelle des sciences du climat et sur le débat en cours avec le site RealClimate, le Professeur Henrik Tennekes ne mâche pas ses mots, notamment à l'encontre du célèbre Gavin Schmidt (le modélisateur, bras droit de James Hansen) qui tient ( avec Michael Mann) ce site réchauffiste soi-disant de référence (et de fait, c'est un des très rares sites réchauffistes anglophones où l'on trouve des arguments scientifiques).
Les analyses de fond sur la science climatique de
Henrik Tennekes méritent notre attention .
L'article de
Tennekes publié dans Climate Science est intitulé :

"La perception brumeuse de RealClimate..."

"Si le sujet n’avait pas été aussi sérieux, j’aurais été diverti par l’ignorance de Gavin sur les différences entre les modélisations météorologiques et les modélisations climatiques. Mais en l'occurrence, je suis consterné.
Retourne à l’école, Gavin !"

Et Tennekes explique la différence considérable qui existe entre les modèles météorologiques et climatologiques :

" Un modèle météo traite de l’atmosphère. Les processus lents dans les océans, la biosphère et les activités humaines peuvent être ignorés ou paramétrés grossièrement. Cette méthode a très bien réussi...."
"Cependant, un modèle climatique traite du système climatique complet, ce qui inclut les océans de la planète. Les océans constituent un composant lent et décisif du système climatique. Décisif, parce que c’est là qu’est stockée la majorité de la chaleur accessible du système. Les météorologues ont tendance à oublier que quelques mètres d’eau contiennent autant de chaleur que l’atmosphère entière. Egalement, les océans sont la principale source de vapeur d’eau qui fait que la dynamique atmosphérique de notre planète est à la fois intéressante et excessivement complexe. A cause de cela et d’autres raisons, une représentation explicite des océans devrait constituer le noyau de tout modèle climatique qui se respecte."

Tennekes poursuit en expliquant pourquoi les modèles climatiques actuels sont incapables de prendre sérieusement en compte les océans :

" Or les systèmes d’observation des océans sont primitifs en comparaison de leurs homologues atmosphériques. Les satellites qui peuvent suivre ce qui se passe sous la surface de l’océan ont une résolution spatiale et temporelle limitée. De plus, l’échelle des mouvements synoptiques de l’océan est beaucoup plus petite que celle des cyclones dans l’atmosphère, ce qui nécessite une résolution spatiale des modèles numériques et du réseau d’observation hors des capacités des systèmes d’observation actuels et des supercalculateurs."..."Comment, pour l’amour du Ciel, pourrions nous alors calculer avec vraisemblance leur contribution au changement multi-décennal du transport de chaleur méridional ? Est-ce que les paramétrages grossiers utilisés en pratique peuvent prédire avec vraisemblance les processus physiques de l’océan plusieurs dizaines d’années en avance ? J’affirme que non."

Et Tennekes conclut : " Selon moi, il est plutôt alarmant que l’actuelle génération de modèles climatiques ne puisse pas simuler un phénomène aussi fondamental que l’Oscillation Pacifique Décennale. Je ne ferai confiance à aucun modèle climatique jusqu’à ce qu’il puisse correctement représenter la PDO et les autres particularités lentes de la circulation océanique planétaire."

On ne peut être plus clair et le texte de Tennekes est frappé au coin du bon sens... Notez que la remarque de Tennekes sur les problèmes d'échelles insuffisantes rejoint celle du Professeur Theon, l'ex-directeur de Hansen, ci-dessus. Alors, quand R. Pachauri ou ses zélotes du GIEC sur Futura Sciences ou Info-Climat nous affirment que la science du réchauffement climatique est "bien comprise"... Bon, Bof !

Merci à Skyfal et à Scaletrans auxquels j'ai emprunté la traduction...

 

Le Professeur Arthur Douglas, physicien de l'atmosphère et récemment retraité de la Direction du Département des Sciences de l'Atmosphère de l'Université de Creighton (Omaha, Nebraska US) : (Biographie ici) a exprimé son scepticisme sur le réchauffement climatique anthropogénique en des termes on ne peut plus clairs : (article ici)

"Quel que soit le temps, a dit Douglas, il ne résulte pas du réchauffement climatique. Tout bien pesé , on peut fort bien aller vers une période de refroidissement"

Rappelant les peurs causées par la fonte du Groenland de cet automne, Douglas dit qu'entre Novembre 2007 et Janvier 2008, l'océan arctique s'est complètement regelé, avec de la glace s'étendant vers le Sud plus loin que la normale. La glace s'est formé dans des endroits comme en Corée ou en Alaska
où il n'y en pas normalement. La couverture neigeuse de la Sibérie est très étendue.

" En réalité, nous n'avons jamais assisté à quelque chose comme cela depuis de très très nombreuses années" Et l'impact est énorme pour la Chine qui a importé du charbon à cause d'un hiver super-rigoureux.

"La quantité de glace est la plus grande jamais vue dans l'hémisphère Sud et il a même neigé à Buenos Aires. Dans quatre ou cinq mois, il est possible que la tendance au réchauffement bascule rapidement dans l'autre direction. Douglas ajoute que le climat peut fort bien rapidement se corriger, en ramenant des basses températures dans un délai aussi court que deux années.

Le Professeur Douglas ajoute que Si les gaz à effets de serre étaient responsables du réchauffement global, l'Arctique et l'Antarctique devraient se réchauffer tous les deux, mais ce n'est pas la cas.

Il remarque aussi que l'année la plus chaude a été l'année 1998 et se demande pourquoi, si nous sommes dans une tendance au réchauffement, il n'a jamais fait plus chaud que cette année-là. D'après le Professeur Douglas, la tendance au réchauffement introduit plus d'humidité dans l'atmosphère, ce qui donne plus de neige et donc rafraîchit le climat. (NDLR : C'est une belle définition d'une rétroaction négative qui stabilise les températures. Exactement à l'inverse de ce que prennent les modèles du GIEC)

En fin de session, le Professeur Douglas a fait remarquer que la peur du réchauffement climatique est analogue à celle qui a eu lieu, il y a quelques décennies à propos du Grand Lac Salé qui s'était tellement rétréci qu'on pensait qu'il ne s'en relèverait jamais. En seulement 3 ans, dans les années 80 le lac débordait et inondait les terres alentour et mettait en danger les autoroutes et le tissu industriel, ce qui poussa le gouvernement de l'état à construire des stations de pompage pour envoyer l'eau dans le désert pour qu'elle s'évapore...

Autrement dit, après plus de quarante années passées à étudier la physique de l'atmosphère et à faire de projections du climat à longue portée, le Professeur Art Douglas ne se laisse pas facilement impressionner...

 

Howard C. Hayden est professeur de physique émérite de l'Université du Connecticut. Il est, en particulier, l'auteur d'un livre explosif sur le mythe de l'utilisation de l'énergie solaire " Solar fraud : Why solar energy won't run de the world" en français "La fraude du soleil : Pourquoi l'énergie haydensolaire ne fera pas marcher le monde".

Howard Hayden, comme beaucoup de scientifiques retraités, ne mâche pas ses mots lorsqu'il s'agit de réchauffement climatique. Voici quelques extraits de ses déclarations, faites au cours d'une réunion du Rotary Club, telles que rapportées par Gayle Perez "The Pueblo Chieftain" (source).

"Global Warming is not a problem. Go find something useful to do" . "Le réchauffement global n'est pas un problème. Trouvez autre chose de plus utile à faire".

En introduction à sa présentation, il plaisante :
"This is not a view you'll hear from Al Gore" . "Ce n'est pas un point de vue que nous entendrez dans la bouche d'Al Gore".

Ayant remarqué d'énormes et luxueux placards publicitaires avertissant du danger à long terme du réchauffement global, il remarque que :

"Someone is willing to spend a huge amount of money to scare us about global warming ". "Big money is behind the global warming propaganda"
Quelqu'un désire engager d'énormes sommes d'argent pour nous faire peur avec le réchauffement global". "Il ya beaucoup d'argent derrière cette propagande du réchauffement climatique".

Hayden affirme que la plupart de ce qu'on nous annonce sur les affaires de réchauffement climatique, comme la fonte des glaces polaires, les gaz à effets de serre et les variations des taux de CO2, ne correspondent pas à la réalité.

"Yes the polar ice caps are shrinking... on Mars. On Mars, the ice caps are melting and small hills are disappearing."
"Oui, les glaces polaires sont en train de fondre.. sur Mars. Sur Mars, les pôles fondent et de petites montagnes disparaissent."
Hayden ajoute que le réchauffement se produit sur Jupiter, Saturne et Triton.

Il affirme que les taux de CO2 dont parlent les promoteurs du réchauffement global ne sont pas nouveaux. Ces taux ont monté et descendu depuis plus de 400,000 ans.

"We are at the lowest levels in the last 300,000 years" "During the Jurassic period we had very high levels of carbon dioxide"
"Nous connaissons actuellement un des niveaux les plus bas depuis 300000 ans". "Pendant le Jurassique, nous avions des niveaux de dioxyde de carbone très élevés". (voir ici)

Hayden conclut que la frénésie du réchauffement global doit être mise en avant par des corporations qui bénéficieront de concepts tels que l'évaluation et le commerce des crédits carbone.

Pfiou... Encore un scientifique qui ne croit pas à ce qu'on nous raconte tous les jours...

Vraiment bizarre, ce consensus. Dès qu'on gratte un peu, on trouve vraiment beaucoup de scientifiques qui ne sont pas du tout d'accord et dont les médias ne nous parlent jamais.

 

Don J. Easterbrook est professeur émérite de Géologie de l'Université de Washington. Il est l'auteur de 8 livres et 150 publications. Son easterbrookCV, sur le site de l'Université, est visible ici. Il a manifestement effectué une brillante carrière de géologue international. Contrairement à la pensée unique, il annonce... une refroidissement pour très bientôt !

Le Professeur Easterbrook est un détracteur particulièrement actif des thèses en vigueur propre au GIEC et à ses thuriféraires. Il est l'auteur de plusieurs publications qui remettent fondamentalement en cause l'idée que le CO2 anthropogénique est le responsable du réchauffement récent, telles que celles que l'on trouve ici. A ce titre, et compte tenu de sa notoriété indiscutable, il est l'un des "bêtes noires" les plus redoutées par le mouvement alarmiste au même titre que Richard Lindzen, Bill Gray, Fred Singer, ou Reid Bryson ou bien d'autres présents sur cette page...

Au début de l'année 2008, il a tenu à rappeler qu'il avait "mis en jeu sa renommée" dès 2001 en annonçant, en complète opposition à la pensée unique en vigueur, un refroidissement de la planète dans les années à venir...Voici quelques extraits d'une déclaration qu'il a faite lors d'une réunion d'un campus universitaire américain. Cette déclaration a été reprise dans plusieurs sites américains ainsi que quelques journaux. L'article du 9/04/08 du journal local qui rapporte cette information est intitulé " Un géologue déclare que le changement du soleil pourrait apporter un refroidissement global; Le '"réchauffement" obéit à ces cycles de trente ans."

Lors de sa conférence, Don Easterbrook a fait référence à plusieurs siècles de données climatiques pour convaincre son auditoire que l'impact du CO2 sur le climat a été largement surévalué par l'ancien vice-président Al Gore et par les scientifiques qui semblent avoir gagné le débat sur le réchauffement climatique.

"En dépit de ce que vous entendez dire que le "débat est clos", le débat ne fait que commencer. " affirme Don Easterbrook.

Easterbrook ne nie pas (NDLR : et personne ne le fait !) que le climat de la terre s'est lentement réchauffé depuis les années 1980. Mais il soutient que cette tendance au réchauffement fait partie d'un cycle permanent de réchauffements et de refroidissements successifs qui durent environ 30 ans. Le changement de l'activité solaire et d'autres paramètres solaires permettent d'expliquer ces cycles, affirme le Professeur Easterbrook. (NDLR : pour des explications à ce sujet, allez voir la seconde partie de cette page). Ainsi et si ces cycles persistent, la terre pourrait fort bien se trouver au début d'un cycle de refroidissement de trente ans, ajoute-t-il.

Easterbrook note que l'hiver 2007-2008 a battu des records de froid et de neige dans de nombreux endroits du globe. D'après les données qu'il a présentées la température terrestre a atteint son maximum en 1998 (NDLR : L'année du fort El Niño) puis est restée stable ou a légèrement baissé depuis lors. "Un hiver froid ne signifie pas grand chose, dit-il, mais une tendance de dix année est intéressante."

Notant que l'activité solaire ne semble ne pas vouloir repartir (NDLR: voir cette page), Easterbrook rappelle que ce genre d'inactivité prolongée pourrait conduire à un refroidissement dramatique analogue à celui qui s'est produit en Europe pendant le petit âge glaciaire, qui est le nom généralement utilisé pour désigner la période froide du 14ème au 19ème siècle.

"Dans les trois ans qui viennent, nous saurons dans quelle direction nous nous dirigeons", déclare Easterbrook "Si nous avons un degré de plus en 2010 qu'en 2005, je mangerai mon chapeau".
Comme on le voit, le géologue Don Easterbrook est exactement dans la ligne d'un grand nombre des scientifiques qui sont répertoriés dans cette page (et de bien d'autres) dont la thèse a fait l'objet d'une analyse assez détaillée dans ce site, ici et ici. Bien sûr, les tenants de l'effet de serre anthropogénique s'ingénient à affirmer que le lien soleil/températures terrestre est illusoire (et c'est ce que l'on trouve dans la presse !) ce qui serait vraiment étonnant au vu du grand nombre, de la grande diversité et de la précision des corrélations observées depuis longtemps dans le monde entier. Les alarmistes n'ont visiblement pas convaincu grand monde parmi les scientifiques éminents dont les déclarations sont rappelées ci-dessus. Il est amusant de noter, au passage, que le plus grand ennemi des tenants de l'effet de serre du CO2 anthropogénique ... ce ne sont pas ces chercheurs : c'est le soleil !

 

Du côté des scientifiques Japonais, le fameux "consensus" semble avoir aussi du plomb dans l'aile...C'est ainsi que le Professeur Kunihiko Takeda (parmi d'autres) s'est exprimé de manière très directe lors d'un interview réalisé pour le Japan Times (22 Juillet) par Judit Kawaguchi (source).Takeda

 

Le Professeur Takeda est Vice Chancelier de l'Institut de Recherche Scientifique et Technologique de l'Université de Chubu et aussi l'un des meilleurs experts mondiaux des problèmes d'enrichissement et de recyclage de l'uranium. Il est aussi membre de presque toutes les entités académiques et gouvernementales du Japon. Il a été Professeur à la célèbre Université de Nagoya etc....Voici ce qu'il déclare, tout crûment :

“Fear is a very efficient weapon: It produces the desired effect without much waste. Global warming has nothing to do with how much CO2 is produced or what we do here on Earth. For millions of years, solar activity has been controlling temperatures on Earth and even now, the sun controls how high the mercury goes. CO2 emissions make absolutely no difference one way or another. Soon it will cool down anyhow, once again, regardless of what we do. Every scientist knows this, but it doesn’t pay to say so. What makes a whole lot of economic and political sense is to blame global warming on humans and create laws that keep the status quo and prevent up-and-coming nations from developing. Global warming, as a political vehicle, keeps Europeans in the driver’s seat and developing nations walking barefoot.”

En français : "La peur est une arme très efficace. Elle produit les effets désirés à moindre coût. Le réchauffement climatique n'a rien à voir avec la quantité de CO2 produite ni avec ce que nous faisons, ici, sur la terre. Depuis des millions d'années, l'activité solaire contrôle la température sur la planète et, en ce moment même, le soleil décide de la montée du mercure. Les émissions de CO2 n'ont aucune influence ni dans un sens ni dans l'autre. Bientôt, il va faire froid de toute manière, une fois de plus et quoique nous fassions. Tous les scientifiques savent ça mais cela ne paie pas de le dire. Ce qui a beaucoup de sens économique et politique, c'est de rendre responsables les humains du réchauffement global et de promulguer des lois qui maintiennent le statu-quo et empêche les nations émergentes de se développer. Le réchauffement global, en tant que véhicule politique, maintient les Européens à la place du conducteur et force les nations en voie de développement à marcher à pieds et sans chaussures. "

Oups ! Il ne mâche pas ses mots, le " Sensei" (honorable professeur en Japonais) Takeda, et il tient les Européens pour responsables ! Il est (hélas) exact que les Européens sont à la pointe en ce qui concerne le réchauffement anthropogénique...C'est bien ce que voulait Barroso et son conseiller Hulot, comme son successeur. .

Un peu plus loin, K. Takeda replace dans un contexte historique, l'utilisation actuelle du réchauffement anthropogénique :

“In the 1930s, militarism was considered best; in the 1960s, mass production and mass consumerism. Then in the 1990s the main topic was the environment. Every 30 years we switch what we believe in. This paradigm will pass, too.

"Dans les années 30, le militarisme était au top. Puis dans les années 60, c'était la production en masse et la consommation des masses. Enfin, dans les années 90, le sujet principal était l'énvironnement. Tous les trente ans, nos croyances évoluent. Le paradigme actuel passera, lui aussi."

Le plus récent livre de K. Takeda est intitulé " L'écologie hypocrite". Il s'en est vendu 100.000 en un mois au Japon ...

NDLR : Il est étonnant ( mais rassurant) de voir un grand nucléariste s'opposer aux thèses en vigueur. Chez nous, les nucléaristes soutiennent mollement mais sans défaillance, l'idée du réchauffement anthropogénique parce qu'ils savent bien que la seule méthode efficace pour produire l'énergie nécessaire en remplacement des énergies fossiles, c'est le nucléaire qui, lui, ne dégage pas de CO2... En bref, cette affaire les arrange !

 

Le Professeur Garth Paltridge a une formation de physicien de l'atmosphère. Il a été Directeur de Recherche dans la division de recherches paltridgeatmosphériques du CSIRO ( Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation, le "CNRS" Australien) avant d'être nommé Directeur de l'Institut des Etudes de l'Antarctique et des Mers du Sud à l'Université de Tasmanie, ainsi que Directeur Général du Centre de Recherche Coopératif sur l'Antarctique. Il est retraité depuis 2002. Il est maintenant Professeur émérite et chercheur honoraire de l'Université de Tasmanie. Il n'hésite pas à s'exprimer sur le climat délétère qui règne parmi les chercheurs et en particulier au sein de son ancienne institution, le CSIRO....Voici ce qu'il a écrit (source) le 31 mai 2008 au journal "The Australian". Ce texte révélateur a été rapporté par le journal sous le titre : "Advice is poisonned by fear." cad

"Recommandations empoisonnées par la peur...."

"I HEAR on the scientific grapevine that CSIRO’s biggest problem when providing formal advice to the federal Government on the matter of climate change is to say nothing that can be interpreted as giving aid and comfort to the army of irresponsible sceptics out there who are doubtful about the dreadful consequences of global warming.
One can only feel sorry for the Government. Where can it go these days to get unbiased advice on the issue of global warming? Its official sources are poisoned by the fear among many scientists that they may be labelled by their colleagues and by their institutions as climate-change sceptics.
Basically, the problem is that the research community has gone so far along the path of frightening the life out of the man in the street that to recant publicly even part of the story would massively damage the reputation and political clout of science in general. And so, like corpuscles in the blood, researchers all over the world now rush in overwhelming numbers to repel infection by any idea that threatens the carefully cultivated belief in climatic disaster."

"J'entends, par le biais du téléphone arabe du monde scientifique, que le problème N°1 du CSIRO, lorsqu'il s'agit de faire des recommandations au Gouvernement Fédéral en matière de changement climatique, consiste à ne rien dire qui pourrait être interprété comme une approbation ou une contribution à l'armée des sceptiques irresponsables qui éprouvent des doutes sur les conséquences dramatiques du réchauffement global.

On peut le regretter pour le Gouvernement. A qui peut-il s'adresser, de nos jours, pour avoir un avis non biaisé sur la question du réchauffement global ? Ses sources officielles sont empoisonnées par la peur qu'éprouvent beaucoup de scientifiques d'être considérés par leurs collègues ou leurs institutions comme des sceptiques du changement climatique.

Le fait est que la communauté des chercheurs a été si loin dans la promotion de la peur chez le grand public, qu'un retour en arrière, même sur une fraction de cette histoire, porterait un coup fatal à sa réputation et assénerait une claque politique à la science en général. Ainsi, comme les corpuscules dans le sang, les chercheurs du monde entier accourent en grand nombre pour repousser l'infection provoquée par toute idée qui menace la croyance, soigneusement entretenue, dans le désastre climatique.

Garth Paltridge
Emeritus Professor and Honorary Research Fellow,
Institute of Antarctic and Southern Ocean Studies,
University of Tasmania "

Quelques remarques :

  • Une fois encore, l'auteur est un éminent professeur retraité. Décidément, les scientifiques retraités semblent être les seuls à pouvoir s'exprimer librement sur ce sujet. Ceci en dit long sur le malaise profond que décrit Paltridge et qui a déjà été pointé du doigt par Richard Lindzen.
  • Paltrdige a publié un texte dans le même esprit mais encore plus explicite, intitulé "La politisation de la science du changement climatique" dans Quadrant Magazine Science (Oct 2004- vol XLVIII, N° 10) (accessible en ligne ici). Il y fait le récit de l'ambiance extraordinaire qui régnait lors de la présentation de la "crosse de Hockey" de Michael Mann.
  • Le dernier paragraphe de ce texte de Paltridge fait écho aux inquiétudes de Hendrik Tennekes ( ci-dessus) qui rappelle les scientifiques à leur devoir. Il rejoint aussi les préoccupations du professeur Syun-Ichi Akasofu : "Je suis inquiet d'un inévitable retour de flamme contre la science et les scientifiques, quand le public prendra connaissance des informations correctes au sujet du changement climatique. "

 

Stanley Goldenberg (site perso ici. notable : il est l'heureux père de 11 enfants ! ) est météorologiste attitré dans la division de recherche sur les ouragans le NOAA (Miami) . Il fait partie de ces courageux chercheurs qui vont effectuer des mesures précises à proximité des ouragans dans des avions rapides (et goldenbergsolides). Il est l'auteur de nombreux articles scientifiques et il est connu comme un excellent praticien.

Le voici, ci-contre à droite, en plein travail à bord du jet G-IV chargé des mesures dans les ouragans

 

Voici ce que Stan Goldenberg a déclaré récemment en conclusion d'un commentaire détaillé sur nos connaissances actuelles en matière d'ouragans. (source).

“I did not say if there is global warming, it would be man-made,” Mr. Goldenberg emphasized.  “Not all scientists agree that the warming we’ve seen is necessarily anthropogenic.  It is a blatant lie put forth in the media that makes it seem there is only a fringe of scientists who don’t buy into anthropogenic global warming.” ...

En français : "Je n'ai pas dit que s'il y avait un réchauffement climatique, celui-ci serait dû à l'homme. Tous les scientifiques ne sont pas d'accord sur le fait que le réchauffement que nous avons connu est nécessairement d'origine anthropique. C'est un mensonge éhonté, propulsé par les médias, que de faire croire qu'il n'y a qu'une petite frange de scientifiques qui ne marchent pas dans le coup du réchauffement global anthropogénique."

Voilà une déclaration qui a le mérite de la franchise. D'autant plus qu'elle provient d'un scientifique de la NOAA qui est une organisation qui ne fait pas précisément dans la dentelle dans ce genre de questions.. Vraiment pas !

D'autre part, cité dans le même article, Peter Dailey qui est le Directeur du département des sciences atmosphériques à AIR Worldwide, basé à Boston, déclare :" Il existe maintenant presqu'un consensus sur le fait que les températures de l'air augmentent. Il n'y a pas de consensus sur la question de savoir comment cela affecte la température des océans du monde et en particulier de l'océan atlantique, ou encore sur la fraction du réchauffement récent qui est attribuable aux activités humaines."

Voilà qui sort de la bouche d'éminents chercheurs directement impliqués dans le milieu scientifique et qui diffère très sensiblement des propos abrutissants que l'on entend et lit quotidiennement dans les médias, ainsi que dans les propos enflammés d'Al Gore, Pachauri, Ban Ki Moon, Kennedy (ex Science), l'APS, RealClimate etc...

Misère ! On nous aurait menti sur le fameux "consensus" ?

 

Le grand Congrès International de Géologie s'est tenu, cette année à Oslo du 4 au 14 août 2008. Il existe des grands Congrès de cette sorte dans pratiquement toutes les grandes disciplines. geologLeur périodicité va de un à quatre ans.
Ils sont souvent ironiquement baptisés par les chercheurs de "Grande Messe". De fait, à la différence des colloques spécialisés, ces Congrès Internationaux sont l'occasion de faire le point et de confronter les différents points de vue, sur les sujets de l'époque, dans un contexte plus vaste,

Le XXXIIIème Congrès International de Géologie de cette année marque, sans aucun doute, un tournant dans le débat qui oppose les tenants et les opposants de la thèse du réchauffement anthropogénique. En effet, et à la différence des Congrès précédents y ont assisté et y ont obtenu un grand succès, de nombreux "sceptiques" aussi réputés que Bob Carter, Henrik Svensmark, Nils-Axel Mörner, Tim Patterson et bien d'autres... ainsi que le géologue Indien réputé le Prof. Arun D. Ahluwalia du Centre des Etudes Avancées de l'Université du Penjab (CV ici). Il faut remarquer, à ce propos, que l'Inde possède un grand nombre d'excellents scientifiques qui ont pris la succession du célèbre Raman (des spectres du même nom). De plus, l'Inde a récemment pris une position sceptique très ferme par rapport au "réchauffement anthropogénique" (source) ce qui a placé Pachauri dans une position délicate d'où il est sorti en déclarant que la priorité pour l'Inde était le développement. Il est donc évident, qu'à la différence des pays de l'Ouest, les scientifiques Indiens sceptiques ne sont pas systématiquement privés du droit à la parole et de crédits de recherche... Voici quelques phrases extraites des déclarations du Prof. Ahluwalia lors du congrès (source):ahluwalia

A propos du prix Nobel d'Al Gore : " Je suis étonné que le prix Nobel de la Paix ait été attribué pour des conclusions scientifiques erronées par des gens qui ne sont pas géologues."

Ensuite : "Lorsque j'ai fait mon exposé, dans la matinée, un officiel de l'IPCC (GIEC) s'est levé pour me dire que ce que disais n'avait "aucun sens". Voyez vous, quand nous avons ce genre d'attitude, cette sorte de dogme face à l'observation scientifique, cela ne peut pas se terminer par un débat très, très positif. Nous devons garder le sens de la mesure, conserver notre objectivité, autoriser la discussion et ne pas avoir des idées préconçues au sujet du réchauffement global". Déclaration saluée par une salve d'applaudissements de la part de ses collègues.

Puis, Ahluwalia fait un commentaire sur le GIEC (IPCC) : "En fait, le GIECC marche en circuit fermé. Il n'écoute pas les autres. Il n'a aucune d'ouverture d'esprit"

Ahluwalia qui est un membre du bureau de "l'Année Internationale de la Planète" soutenue par l'ONU, a aussi critiqué les promoteurs du réchauffement climatique anthropogénique parce qu'ils "tirent des conclusions exagérées". Il a critiqué l'ONU pour avoir failli dans son devoir de laisser parler ceux qui ne sont pas d'accord.

Tim patterson (paléoclimatologiste renommé, voir plus haut) , pour sa part, a déclaré que " Un grand nombre de prédictions faites par les modélisateurs et les modèles ne concordent pas très bien avec les données géologiques à long terme (NDLR remarquez l'euphémisme propres aux scientifiques), et, ce qui est encore plus inquiétant, c'est qu'ils ne s'en rendent pas compte ".

A cours du débat (source) un autre orateur ( Le Géologue Dr. David Gee) a posé la question qui fâche : "Nous savons que les températures montent et descendent, nous savons qu'il existe un nombre considérable de variations naturelles, mais pendant combien de temps encore la planète doit attendre avant que nous comprenions, -nous les politiciens et les scientifiques- que la planète ne se réchauffe pas ? Combien de temps encore doit durer le refroidissement ? ( NDLR: allusion au fait que la planète de se réchauffe plus depuis 10 ans).
Cette phrase fut saluée par les applaudissement de l'audience.

Le Professeur Charles Hall de SUNY-Syracuse qui n'est vraiment pas un "sceptique" (USA) (source) a dressé un compte rendu de ce Congrès International. Voici ce qu'il note :" About two thirds of the presenters and question-askers were hostile to, even dismissive of, the IPCC (International panel on climate change) and the idea that the Earth's climate was responding to human influences. This was rather shocking to me [Ch Hall] who knows of several other such scientists but had no idea there were so many."

En français : "Environ les 2/3 des orateurs et de ceux qui posaient des questions étaient hostiles, ou même exprimaient un rejet complet du GIEC et de l'idée que le climat de la terre dépend des influences humaines. Ceci a plutôt été un choc pour moi (Ch Hall) qui connaît plusieurs autres scientifiques de cet avis, mais qui n'avait pas conscience qu'ils étaient aussi nombreux."

Quelques commentaires :

-l'AGU (L'Association des Géologues Américains) a pris position pour les affirmations du GIEC. Ce grand Congrès illustre de manière frappante, l'opinion de beaucoup de géologues en la matière, comme je vous l'ai souvent dit (Voir par exemple; en France, Allègre, Courtillot, le Mouél et, autrefois, Haroun Tazieff). Tout comme pour l'APS (voir ici), il semble qu'il y ait, au moins, un problème entre l'opinion de la base (au moins les deux tiers pour les géologues, voir ci-dessus) et celle de la hiérarchie de ces institutions scientifiques... Quant à ces dernières, connaissant leurs responsabilités et les enjeux, on peut comprendre, mais ça ne peut pas durer très longtemps. Il y a des élections régulièrement. Mais, c'est curieux, les déclarations des candidats ne font jamais allusion à ça !

-Le site Real Climate financé par une association écologiste et fondé par Gavin Schmidt (bras droit de James Hansen "le grand alarmiste" à la NASA) et Michael Mann (l'auteur de la crosse de Hockey) s'est beaucoup inquiété du déroulement de ce congrès, en déclarant "Cette conférence représente un pas en arrière vers la confusion plutôt qu'un pas en avant vers la résolution"

...Pardi, bien sûr. Quand on laisse parler, qu'on écoute et applaudit les scientifiques qui sont d'un avis contraire, ça dérange....
Pas très scientifique, comme attitude.

 

Le Dr. Roger W. Cohen, Physicien et membre élu (fellow) de l'Américan Physical Society, a consacré quelques 30 années de sa vie à l'étude du climat. Engagé dans la recherche industrielle, il a supervisé les travaux de plusieurs chercheurs qui sont devenus des auteurs pour la rédaction des rapports du GIEC. Pourtant, il vient d'écrire une lettre pour soutenir les critiques fondamentales sur les résultats du GIEC exprimées par Lord Monckton dans les Newsletters de l'APS. Ceux qui ont lu le bonnet d'âne du mois de Juillet 2008 savent que ce débat sur le réchauffement climatique, initié par cohen l'éditeur des Newsletters de l'APS, a engendré une suite d'initiatives plutôt maladroites et gênantes pour l'image de cette célèbre société savante...

Voici ce que le Dr. Roger Cohen a déclaré le 30 juillet 2008. (source). Son texte est tout à fait typique des griefs dont l'IPCC (GIEC) fait à présent l'objet de la part d'un certain nombre de scientifiques qui, par le passé, ont adhéré à ses thèses.

"Je suis en retraite depuis 4 ans et lors de mon départ à la retraite j'étais très convaincu, comme le sont la plupart des gens éduqués sur le plan technique, que l'affaire du GIEC sur le réchauffement climatique anthropogénique (RCA) était bien ficelée.
Cependant, en prenant le temps de rentrer dans les détails de la science, j'ai été horrifié de constater à quel point cette affaire est, en réalité, peu solide. J'ai été consterné par le comportement de beaucoup de ceux qui ont contribué à produire les rapports du GIEC et par celui de beaucoup de ceux qui en font la promotion. En particulier, je fais allusion à l'arrogance, aux activités visant à éliminer tout débat, aux mensonges éhontés, à la défense insensée d'une science falsifiée et à la politisation du fonctionnement du GIEC qui va jusqu'à la science elle-même.
A présent, il y a peu de doute que la position du GIEC soit complètement erronée quant à son affirmation cruciale que l'humanité est responsable de la majorité du réchauffement climatique du dernier tiers du XXème siècle et quant à ses projections pour le XXIème siècle "

Plus loin, il complète son diagnostique par :

"Alors que les preuves du contraire se sont accumulées, les supporters du fort réchauffement climatique anthropogénique ont commencé à montrer des signes de dissonance cognitive."

NDLR : La dissonance cognitive (ou déni de réalité, en langage courant) est un concept développé par un psycho-sociologue, Leon Festinger. Une exemple célèbre de gens atteints de dissonance cognitive est celui de ceux qui, bien après la fin de la guerre froide, voulaient continuer à vivre dans des abris souterrains. Rien ne pouvait les en dissuader. Un autre exemple est celui des croyants dans la fin du monde, pour une date fixée. Lorsque la date est dépassée et que rien ne s'est produit, ils s'ancrent encore davantage dans leurs convictions au point de devenir agressifs. Le modèle psychologique de Festinger décrit cette psychopathie en expliquant que leurs croyances sont devenues partie intégrante de leur identité et que toute attaque contre leur conviction est interprétée comme une attaque contre leur personne. Le raisonnement, les faits, les preuves n'ont plus aucune prise sur eux...