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Le débat en cours sur le réchauffement climatique sous la loupe ... (mis à jour le 12/06/10)

Plan de cette page (régulièrement mise à jour)

Pardonnez moi de vous asséner quelques données chiffrées et quelques courbes mais tout cela est indispensable pour se faire une opinion personnelle sur ce que vous racontent les médias, l'Ex vice-président Al Gore (surnommé autrefois Mr Ozone par Georges Bush père), l'économiste Sir Stern, le chantre de TF1 Nicolas Hulot, greenpeace et les autres écologistes. Et aussi, pour vous dire ce que l'on ne vous dit jamais : c'est à dire la thèse des (nombreux) opposants aux précédents mais qui ne fait pas l'affaire des médias ni des politiques. Je vous expose en simplifiant, les deux théories qui font débat actuellement, en essayant de les déformer le moins possible, ce qui n'est pas facile vue la complexité du problème.

Bon! La température au sol de notre planète se réchauffe progressivement depuis au moins un siècle. Typiquement +0,7°C en 100 ans.Cela semble être un fait, aux erreurs de mesure près. Cela s'est déjà produit à plusieurs reprises dans l'histoire de la Terre mais les tenants de l'effet de serre affirment que cela résulte, cette fois-ci, de l'effet de serre provoqué par le CO2 résultant de l'industrie humaine. Ils proposent de limiter ou d'arrêter les émissions de ce gaz à effet de serre avec les conséquences que l'on imagine.

Pour leur part, les opposants à la théorie de l'effet de serre affirment que l'homme n'y est pour rien et que le réchauffement provient de causes parfaitement naturelles (dont ils donnent une explication), que des phénomènes identiques se sont déjà produit plusieurs fois au cours des millénaires passés. Ils ajoutent que limiter la production de CO2 n'aura aucune conséquence positive sur le climat mais que celle-ci peut être négative en limitant la croissance des végétaux et en nuisant à l'environnement. Vous le voyez, ils sont irréconciliables. Seuls les avancées actuelles et futures de la recherche ... (et le thermomètre !) pourront les mettre d'accord ! Regardez aussi à la fin de cette page : les thèses évoluent....

L'IOP, c'est à dire l'Institute of Physics anglais a organisé un séminaire le 7 Juin 2007 intitulé "Climate change prevision : a robust or flawed process", c'est à dire "Prévision du changement climatique : Démarche solide ou défaillante ?". Deux éminents scientifiques Richard Lindzen et T. Thorpe ont fait le point des connaissances actuelles, en défendant, respectivement, des thèses anti et pro-GIEC. Allez voir ce texte (en anglais) et faites vous une opinion ! Bravo les Anglais ! Il semble que nous soyons incapables d'organiser un tel débat en France ...

Il faut dire que tout est problématique dans cette histoire de réchauffement climatique... Entre autres :

  • L'idée même que le réchauffement puisse être "global" pose problème à nombre de climatologues. En effet, le climat est très variable comme temperature98-06chacune sait, dans le temps et dans l'espace. Ceci est dû aux énormes courants d'air et aux cellules de convection qui parcourent notre planète. Rien n'est uniforme et tout cela varie dans le temps de manière difficile à prédire ! L'exemple de l'Antarctique est tout à fait typique : Une partie fond actuellement mais l'autre s'épaissit. Que signifie alors une température moyenne sur ce continent? A l'échelle de la Terre c'est encore pire. Certaines parties se réchauffent (à cause de courants marins comme El Niño, par exemple) tandis que d'autres refroidissent. l'OMM (Organisation Météorologique Mondiale) qui fournit chaque année une moyenne "globale" se contente de simples moyennes du type ( Nord+Sud)/2 qui ne signifient pas grand chose en réalité. C'est aussi un sujet de débat. (Voir une bonne discussion de la NASA ici)
  • La mesure des températures est problématique en particulier à cause de l'effet dit des "îlots de chaleur", c'est à dire l'effet de la proximité des habitats et des industries de tailles grandissantes et de l'asphalte des voies de communication qui poussent les thermomètres à la hausse. Certains pensent que les mesures sont ainsi faussées par rapport aux mesures plus anciennes et donnent l'impression d'une hausse artificielle. D'autres disent que ces effets sont négligeables !
  • D'autre part, les évolutions de température d'une année sur l'autre sont de l'ordre de quelques dixièmes de degré (0,02 à 0,3 °C) comme le montre la courbe officielle ci-contre. Les physiciens savent bien que la mesure exacte de la température est toujours une chose délicate mais mesurer des variations aussi faibles (au millième de degré près comme les chiffres de la WMO ! ) sur différents points de la surface du globe avec une fiabilité suffisante pour en faire une moyenne significative relève d'un pari très difficile, sinon impossible. Prétendre évaluer la température de la planète au millième ou au centième de °C près relève de l'exploit... ou de la foi, car tout dépend de la manière dont on fait la moyenne des différents points de mesure ! Et quel est le vrai pourcentage d'incertitude que l'on ne donne jamais ? L'incertitude doit être bien supérieure aux écarts supposés d'une année sur l'autre. Par contre les mesures satellitaires se révèlent plus précises et plus fiables que les mesures terrestres mais elles ont été longtemps rejetées par les partisans de l'effet de serre parce qu'elles indiquaient un réchauffement beaucoup plus faible voire pas de réchauffement du tout de la basse atmosphère. Il semble que des corrections aient été apportées depuis mais elles sont encore sujettes à caution. Bref, c'est un autre beau sujet de discussion et de disputes.

Tout d'abord : Qu'est ce que l'effet de serre ?

Il existe de multiples descriptions plus ou moins compliquées et, surtout, plus ou moins exactes de l'effet de serre. C'est (en apparence) très facile à comprendre : (voir les détails dans cette page)

  • Le rayonnement solaire qui contient tout le spectre bien connu de l'arc en ciel (violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge), traverse sans trop de dommages (sauf pour les ultraviolets) l'atmosphère terrestre et vient réchauffer notre planète (terres et océans).
  • La Terre, échauffée agit comme un radiateur radiant. Elle émet à son tour des rayons infrarouges, invisibles à l'oeil nu. Une partie notable des rayons infrarouges ainsi irradiés vers l'espace sont arrêtés (absorbés) par les gaz à effets de serre contenus dans l'atmosphère. Ces gaz s'échauffent à leur tour ( les molécules se mettent à vibrer et à tourner) et rayonnent une partie de cette énergie (située à une longueur d'onde encore plus grande que celle qui est absorbée) vers la Terre qui se réchauffe. A noter que dans cette hypothèse, la troposphère (la partie inférieure de l'atmosphère qui joue le rôle de serre) doit s'échauffer encore plus que la Terre.
  • Il est habituel ( mais totalement erroné ! voir les explications dans cette page ) de dire que tout se passe donc comme si la Terre était emmitouflée dans une couverture, ou comme dans une serre de jardin : La serre en verre = l'atmosphère. Les petits pots de culture = la planète. Malheureusement, cette image, généreusement propagée, est fausse pour de multiples raisons. D'abord une serre de jardin ne fonctionne pas comme cela. Ensuite les molécules de gaz triatomiques excitées (CO2, 03, H20 etc...) ne restent pas sur place lorsqu'elles s'échauffent. Elles ont tendance à remonter dans l'atmosphère. Elles sont aussi soumises aux puissants courants de convection qui permettent à des molécules plus lourdes que l'air, comme le CO2, de remonter. Quoiqu'il en soit, on affirme que l'effet de serre réchauffe notre planète d'environ 33°C. L'effet de serre permettrait donc la vie sur Terre.
  • Il est amusant de noter que Svante Arrhénius qui proposa le premier un modèle d'effet de serre de jardin pour la Terre pensait que le réchauffement de la planète serait d'environ 4 à 5°C pour un doublement de la proportion de CO2 dans l'atmosphère. Cela pourrait se produire dans 3000 ans, pensait-il. Les dernières prédictions du GIEC basées sur le modèle élémentaire d'Arrhénius (température = loi en logarithme de la concentration du CO2 multipliée par un coefficient alpha sur lequel des controverses ont encore cours...) retrouvent à peu près les mêmes indications en utilisant les plus gros ordinateurs de la planète. Le GIEC fait des projections de doublement du CO2 dans 100 ans ce qui est une hypothèse hasardeuse car d'ici là, (si on se rappelle des progrès gigantesques réalisés aux cours des cent dernières années) d'autres procédés peuvent se substituer à l'usage du pétrole, du gaz et du charbon. La théorie d'Arrhénius fut abondamment critiquée en 1896 et délaissée jusqu'en 1960, surtout parce que les cycles du soleil (Milankovitch) permettaient d'expliquer les grandes variations de température (notamment l'âge glaciaire) sur des centaines de milliers d'années passées. Il semble donc que le GIEC ait remis à l'honneur la théorie d'Arrhénius de 1896. Comme cela est expliqué ci-dessous, la grande difficulté de ces modèles réside dans l'effet des rétroactions de la planète positives ou négatives. On les ignorait à l'époque d'Arrhénius et on n'en sait pas beaucoup plus à notre époque. Tout cela est très complexe. Vous saurez tout ou presque sur ce fameux "effet de serre" en allant voir cette page.

Quels sont les gaz à effet de serre : Le plus important, c'est l'eau (H20 vapeur ou H20 nuages) qui représente entre 60% et 95% de l'effet de serre (selon les auteurs). Ensuite vient le fameux CO2, le gaz carbonique qui contribue entre 3% et 30% (selon les auteurs) et qui absorbe les rayonnements infrarouges de longueurs d'onde d'environ 4,3 et 15 microns. Viennent ensuite une série de gaz très efficaces pour l'effet de serre mais moins abondants : Le méthane (CH4), l'oxyde nitreux (N20), l'ozone (03) et quelques autres plus rares encore. Ces gaz à effets de serre ont tous des molécules (au moins) triatomiques. Cela est utile pour qu'elles puissent vibrer et tourner sur elles mêmes, ce qui leur confère des bandes d'absorption infra-rouges propres à générer l'effet de serre..

Pour de multiples raisons scientifico-écologico-politiques, la vapeur d'eau qui pourtant est, de très loin, le principal responsable de l'effet de serre, a été néglig, comme acteur direct, par les tenants de l'effet de serre anthropique (cad créé par l'homme). Seul le CO2 est dans le collimateur. Intéressons nous à lui, en particulier.

 

 

La thèse des partisans de l'effet de serre (tels Al Gore, Hulot, Stern, les écologistes, de nombreux membres du GIEC etc...) affirme que le CO2 émis par l'activité industrielle de l'homme est le responsable du réchauffement climatique et que ce dernier sera mauvais. Les média font du psittacisme (=répètent comme des perroquets) et les politiques suivent. Ils ont presque réussi à faire croire qu'il n'y avait plus de débat. Sur quoi se base leur certitude ?

Commençons par le début : D'où vient le CO2 ?

Quelques chiffres (source, entre autres, ici) généralement admis sur les différentes sources de CO2 et les échanges qui se produisent entre elles :
Note : Ci dessous, GtC veut dire Gigatonne de carbone, c'est à dire milliard de tonnes de carbone (contenu dans le CO2).
Certains utilisent l'unité Gt de CO2.
Le rapport entre ces deux unités est de 44/12 (masse mol. du CO2/masse mol. du Carbone) =3,7.
Ainsi émettre 7GtC est équivalent à émettre 26 GtCO2.

  1. L'atmosphère contient environ 750 GtC
  2. La surface des océans contient environ 1000 GtC
  3. La végétation sur Terre, les sols et les déchets contiennent environ 2200 GtC
  4. En dessous de la surface, les océans renferment 38000 GtC

C'est à dire près de 42000 (GtC) milliards de tonnes de Carbone.

Les échanges entre les différentes sources, cette fois ci en GtC par an :

  1. La surface des océans et l'atmosphère échangent, chaque année, 90 GtC.
  2. La végétation sur Terre et l'atmosphère échangent, chaque année, 60 GtC.
  3. Les animaux marins (les planctons) et la surface de l'océan échangent, chaque année, 50 GtC
  4. La surface des océans et les eaux en profondeur échangent, chaque année, 100 GtC...........

C'est à dire un échange permanent de quelques 300 (GtC) milliards de tonnes de carbone par an.

Et l'activité humaine dans tout cela ? me demanderez vous. Eh bien ...
L'homme injecterait, lui, chaque année, environ 3 GtC dans l'atmosphère sur les 5 à 7 GtC produits annuellement par combustion d'énergie fossile (pétrole, fiouls, gaz etc..). A noter que, d'après un article de Prairie et Duarte (Biogeosciences, 2007), la respiration de l'humanité toute entière relâcherait quelques 0,3 GtC/an dans l'atmosphère ! Les animaux domestiques :0,75 GtC/an et les déchets humains et animaux : 0,5 GtC/an, ce qui n'est pas totalement négligeable (voir les "modestes propositions" de Florin Aftalion, texte suggéré par un lecteur que je remercie )..

Soient quelques 3 GtC par an, avec une croissance de l'ordre de 0,3 pourcent par an, c'est à dire 0,009 GtC supplémentaire par an. "Peanuts" comme disent les américains !
Deux remarques utiles : Le CO2 est bien plus lourd que l'air (1,52 fois exactement = 44/29). Ainsi une grande partie du CO2 créé par les diverses combustions ne monte pas dans l'atmosphère mais reste sur Terre pour s'infiltrer dans les sols, se dissoudre dans les océans, être absorbé par les plantes etc. C'est ce que l'on appelle les "puits" de CO2. L'autre partie du CO2 créé par l'homme monte dans l'atmosphère, entraîné par des mécanismes de convection divers. Honnêtement, et quoiqu'en disent certains, on ne sait pas quelle est la proportion exacte du CO2 créé par l'homme qui se retrouve dans l'atmosphère pour contribuer effectivement à l'effet de serre. Certains disent la moitié. Bon, admettons que l'homme envoie (peut-être) environ 3GtC par an dans l'atmosphère terrestre. Quoiqu'il en soit, l'apport humain paraît très faible, par rapport aux chiffres précédents. Mais les partisans du CO2 répondent en leur disant que les effets s'amplifient eux-mêmes ! C'est à dire qu'un peu plus de CO2 dans l'atmosphère réchauffe la planète et que cela crée encore plus de CO2 qui s'évapore des océans, que cela réchauffe l'eau qui s'évapore encore plus et ainsi de suite. La contribution de l'homme est petite mais il a une auto-amplification, ou rétroaction positive, soutiennent-ils. Et c'est bien là que surviennent les problèmes qui divisent les scientifiques, quoiqu'en disent les écologistes ignorants et qui veulent nous persuader que l'affaire est entendue, une fois pour toute ! On patauge encore !

Ainsi, voici où demeurent les incertitudes actuelles:

  1. Le premier problème qui déchaîne des tempêtes de conjectures et de discussions sans fins, c'est que le CO2 (et les autres gaz) ne reste pas sagement où il se trouve et que des échanges permanents et très efficaces entre la Terre, les océans (surface et profondeur) et l'atmosphère brouillent toutes les cartes. Sans compter que ces échanges dépendent de la température qui, elle même, dépend des échanges. Ainsi, beaucoup se demandent encore : mais où passe donc le CO2 produit par l'homme ? Comme vous l'imaginez, les échanges entre les différentes sources de CO2, dépendent de la température qui à son tour dépend du CO2 mais aussi de H20... Ils sont très complexes et généralement mal connus dans l'état actuel de la science. Certains croient le savoir ...mais ils sont démentis par d'autres. Bref, honnêtement, on patauge encore !
  2. Le second problème qui déchaîne aussi des tempêtes et des affrontements sanglants entre les partisans et les opposants à la thèse de l'effet de serre, c'est que l'on ignore beaucoup de choses sur la manière dont notre vieille planète réagit à un excès de CO2 dans l'atmosphère et à une élévation de température. C'est la biosphère, en particulier. Que deviennent les planctons et les algues marines (on les appelle les "biota"), les forêts et les plantes lors d'une augmentation de température et de CO2 ? (voir une découverte intéressante ici). Que devient l'immense réservoir thermique de l'eau des océans ? Que font les bactéries présentes dans le sol de la planète ? Ce n'est pas simple du tout et certains pensent que la paléoclimatologie (l'étude de la manière dont la biosphère a réagi dans un passé lointain où l'atmosphère était riche en CO2 et la température très élevée. La paléoclimatologie qui se fait en étudiant des fossiles, apportera des réponses à ces questions, comme par exemple ici.
  3. Le troisième problème vient de notre incapacité actuelle à prévoir et à estimer l'influence de l'eau contenue dans l'atmosphère qui représente l'immense majorité des molécules présentes (!) et que l'on sait bien que H20 joue un rôle tout à fait primordial pour l'effet de serre, entre 95% et 64% selon les auteurs. Ainsi, de même pour la couverture nuageuse à basse altitude qui joue un rôle absolument décisif pour la température de la planète. Terra Incognita avec un grand I. Comment et pourquoi la vapeur d'eau se condense en gouttelettes ? Comment se forment les nuages ? Pourquoi il pleut ici mais pas là-bas ? Comme vous le verrez plus bas, des progrès dans la compréhension de ces phénomènes ouvrent grand les portes de la connaissance scientifique du climat et même de la météorologie. Pour l'heure et pour les tenants de l'effet de serre, c'est une inconnue pratiquement insurmontable quoiqu'en disent certains, avides de reconnaissance et de résultats!
  4. Le quatrième problème c'est qu'on est encore incapable d'injecter avec certitude l'influence réelle du soleil et de ses variations périodiques dans les programmes d'ordinateurs. Sachant que le soleil est à l'origine de la chaleur sur notre planète mais aussi de la génération de champs magnétiques qui peuvent influencer la formation des nuages par les particules ionisées, ces inconnues mal maîtrisées suscitent de graves réserves sur les prévisions climatiques par ordinateur. Jusqu'au point où les chercheurs ont proposé un modèle qui expliquerait le réchauffement climatique uniquement à partir des instabilités solaires... qui ne sont même pas impliquées dans les modèles standards actuels. Alors que l'on débatte de l'efficacité de tel ou tel processus, oui, bien sûr. Mais qu'on les oublie dans les calculs, non !

Au vu de ces difficultés et du très grand nombre d'inconnues qui restent à élucider, on comprend que les prévisions sur le futur de notre planète soient pour le moins hasardeuses (voir paroles de grands chercheurs). Les mathématiciens ou les physiciens sérieux diraient qu'il s'agit d'un énorme système d'équations différentielles à coefficients inconnus, non linéaires et couplées entre elles et donc très difficile à élucider (voir cette page sur les graves critiques de physiciens sur les modèles des climatologues). En plus, une partie est plus ou moins chaotique c'est à dire très sensible aux conditions initiales souvent inconnues. Il n'y a pas pire ! Pourtant, les programmeurs sur ordinateurs s'en donnent à coeur joie avec des milliers de paramètres inconnus et la forme des équations maîtresses qu'il faut essayer de deviner. Disons gentiment que, comme toujours, ils obtiennent des résultats mais le problème c'est que l'on peut faire évoluer a volo les résultats en changeant un seul des paramètres ou une seule des équations inconnues. Comment croire que les ordinateurs font une prédiction correcte alors que les mécanismes essentiels des échanges et des rétroactions (feedbacks) positives et négatives sont encore très mal comprises et font toujours l'objet d'âpres discussions entre les chimistes, les physiciens, les climatologues, les géophysiciens etc.?

priereAinsi pour un scientifique rigoureux et au niveau d'incertitude scientifique où nous nous trouvons actuellement, la croyance dans la véracité de telle ou telle prédiction d'ordinateur semble plus relever de la foi que de la certitude scientifique ! (voir ici une liste des dangers inhérents à la modélisation numérique). Sans compter que vu la multiplicité des méthodes de résolution possibles, les équations hasardeuses et le nombre de paramètres injectables, les résultats des simulations sur ordinateur sont très difficilement controlables par quiconque ne les a pas programmées lui-même. Bref, on nage et les partis-pris prennent le dessus, déclenchant des polémiques dont le niveau n'est pas celui que l'on pourrait attendre d'un grand débat scientifique et de scientifiques honnêtes et rigoureux. Pour leur part, les politiques et les écologistes choisissent les résultats qui leurs conviennent, mais ils ignorent tout des nombreuses incertitudes, des approximations et des problèmes que posent encore les méthodes qui ont été employées. Bref, ils sont dans l'incapacité totale d'apprécier la fiabilité des résultats qui leur sont communiqués et l'on ne saurait leur en vouloir au vu des difficultés du problème. La seule chose que l'on peut leur reprocher c'est leur trop grande crédulité et leurs affirmations péremptoires pour faire croire que tout cela est sûr et certain. Alors que ça ne l'est pas du tout !

Ceci étant bien compris, voyons maintenant quelques résultats de calculs sur ordinateur qui, selon les partisans de l'effet de serre du CO2, "prouvent" que l'homme est bien pour quelque chose dans le réchauffement climatique :

simulation

Ci-contre un des multiples résultats de simulations numériques pour démontrer l'influence du CO2 introduit par l'homme dans l'atmosphère. (du NCAR/DOE parallel climate model). L'image ci-contre, à l'intention des politiques est à vocation pédagogique. Elle est facile à comprendre. En noir, la courbe représentant les températures mesurées en moyennant les résultats des mesures d'un grand nombre de thermomètres placés sur notre planète. En bleu (le flou représente les incertitudes), la courbe des températures calculées avec un modèle d'ordinateur qui introduit les effets du rayonnement solaire (le simple rayonnement ? voir plus bas) et de l'activité volcanique. En rose une courbe de variations de températures calculées en ajoutant à la précédente l'effet de l'augmentation du CO2 dans l'atmosphère (du fait des activités humaines pensent les auteurs) ainsi que les sulfates présents dans l'atmosphère. A noter que l'on néglige l'effet du méthane et des autres gaz à effet de serre (comme H20, le plus important de tous mais sur lequel on a peu ou pas de modèles). Comme vous allez le voir, les opposants à la théorie de l'effet de serre anthropogénique (produit par l'homme) donnent, eux, une explication basée sur la couverture nuageuse due à H20 et non pas sur l'effet de serre du CO2.

Lorsque l'on voit le très bon accord de ces courbes, comme les participants du GIEC, les écologistes et les politiques et nombre de journalistes l'ont fait, on est prêt à jurer que cette explication est la bonne et qu'il n'y a pas à discuter." The debate is over" : Le débat est clos, comme dit Arnold Schwartzenegger le gouverneur de Californie qui n'est pas vraiment un connaisseur en simulations numériques. Malheureusement, ce faisant, les crédules ignorent totalement les grandes incertitudes de ces simulations numériques sur ordinateur qui peuvent prédire la même chose avec des jeux totalement différents de paramètres et d'équations. Autrement dit, et je suis très bien placé pour le savoir après 40 ans de pratique, le fait qu'une simulation numérique "marche", c'est à dire semble reproduire une courbe, ne donne absolument aucune garantie que cette solution soit la bonne et surtout qu'elle soit UNIQUE et qu'il n'y en ait pas d'autre. Et il peut y en avoir beaucoup d'autres, surtout avec autant d'inconnues et d'équations à la clef, qui donneraient des résultats tout aussi convaincants ! Bref, "comparaison n'est pas raison" dans ce domaine et, au cours de ma longue carrière, j'ai vu bien des simulations qui semblaient aussi convaincantes que celle-ci mais qui ne reflétaient absolument pas la vérité comme l'ont démontré les expériences réelles ultérieures !

Malgré toutes ces réticences que beaucoup connaissent mais dissimulent (il faut les comprendre, c'est leur gagne-pain !), certains (avec ou sans arrières-pensées), comme les membres politiques du GIEC (beaucoup moins pour les scientifiques !) font naïvement(?) confiance à ces calculs d'ordinateurs...
A partir de ce moment là, les "computer-men" (cad les prévisionnistes sur ordinateur) n'ont plus qu'à faire tourner leurs programmes pour obtenir des projections pour le futur de la planète. projectionOn obtient alors des courbes du genre de celles de la figure ci-contre (publiées par le GIEC dans son rapport de 2001). Ces variations de températures prévues pour le XXIème siècle servent d'argument N°2 (après la crosse de hockey de Mann) aux "alarmistes" de toutes origines. A noter que l'on retrouve ces courbes partout sur le WEB, dans une multitude de sites plus ou moins éclairés, portés par des convictions toutes faites ou par une crédulité naïve dans les simulations numériques, ce qui est excusable quand on n'a jamais exercé la profession de chercheur et qu'on n'a pas soi-même été confronté aux prévisions délirantes de ces big brothers ! Par contre, les vrais chercheurs qui connaissent bien les problèmes des prévisions sur ordinateur, n'accueillent ces résultats qu'avec la plus grande prudence.

Sans entrer dans les détails, on voit, du premier coup d'oeil que les différents modèles utilisés (A1B, A1T, B2 etc..) ne brillent pas pas leur cohérence. D'après eux, l'accroissement des températures peut ainsi aller de +1°C à +6°C ! Cela dépend, disent-ils du comportement humain imprévisible. Rien que cela devrait mettre la puce à l'oreille de nos crédules concitoyens. Si une telle fourchette d'erreur est possible, on se demande aussi comment il se fait que certains programmeurs n'aient pas aussi trouvé des abaissements de température ! Peut-être en ont-ils trouvés qu'ils n'ont pas publiés ? Ou alors, ils n'ont pas encore exploré toutes les différentes équations et les valeurs possibles des cinq millions de paramètres envisageables ? Il est vrai que s'ils avaient publiés des résultats indiquant une décroissance des températures leurs crédits de recherche auraient été immédiatement suspendus par les gouvernements. En effet et dans l'ambiance actuelle, pourquoi financer des recherches qui ne prévoient pas de catastrophes ?

In cauda venenum, tous ces calculs sur ordinateurs sont extrêmement complexes, comme on s'en doute ! Ils ne peuvent être effectués que par des spécialistes de la programmation certes très qualifiés dans leur domaine mais qui ne sont pas, le plus souvent, des climatologues avertis.On touche ici à une difficulté récurrente en matière de simulation sur ordinateur : Il arrive le plus fréquemment (mais pas toujours, heureusement) et ne particulier pour des problèmes très complexes, que ceux qui mettent au point les programmes ne sont pas de spécialistes des sciences de l'observation. Il n'existe plus de Pic de la Mirandole (qui prétendait TOUT savoir). D'où un certains nombre de couacs ! Et pas seulement en matière de climatologie. C'est d'ailleurs une des explications que donnent les détracteurs de la crosse de hockey de Mann en rappelant que Mann n'était nullement un statisticien professionnel et qu'il a commis des erreurs de programmation, de ce fait.

Pour vous faire toucher du doigt une des nombreuses et grandes difficultés auxquelles se heurtent les "projections" d'ordinateur, j'emprunte l' image suivante à A. Zichichi (le Président de la Fédération Mondiale des Scientifiques). Vous trouverez une citation de Zichichi ici dans laquelle il déclare que le climat est régi par un système d'équations différentielles couplées (couplage fort) insolubles. Ce en quoi, il rejoint exactement les conclusions du livre de Peixoto and Oort (Physics of climate, New York AIP, 1992) qui écrivaient " L'intégration d'un modèle fortement couplé incluant l'atmopshère, les océans, la Terre et la cryosphère avec des constantes de temps très différentes, présente des difficultés insurmontables même si on connaissait le détail des processus en interaction". C'est très précisément ce que disent Gerlich et Tscheuschner dans leur article de 2007.

Antonio Zichichi se propose d'illustrer, très simplement, la grande sensibilité des modèles climatiques sur ordinateur aux rétroactions positives ou négatives de la planète vis à vis d'une variation de température telles que celle que nous connaissons actuellement et et comme celles qui se sonnt produite depuis la nuit des temps.

Dans la formule ci-contre, très simple, qui nous indique que les variations de température sont extrêmement sensibles aux modèles de rétroactions choisis,

  • Delta T est la variation de température de la planète en °C eqzichichi
  • Delta T0 serait la variation de température de la planète s'il n'y avait que l'effet de serre seul, sans rétroactions.
  • F est le taux de rétroaction (positives et négatives prises ensembles) qui varie entre 0 et 1. 0 signifie aucune rétroaction et 1 signifie un emballement de la température ( le "tipping point" ou "le run away", comme disent les américains)

Si l'effet de serre du CO2 ne générait aucune rétroaction, l'élévation de température serait d'environ 1,2°C au maximum (dit-on). Si on considère les dernières projections du GIEC en matière d'élévation de température (entre 2,2 et 6°C), on observe, sur la courbe ci-contre, que cela indique que le GIEC a "supposé" qu'il existait une rétroaction positive comprise entre 0,45 et 0,8.

Quand on connaît les immenses difficultés qui se présentent lorsque l'on cherche à comprendre le vaste et complexe système des rétroactions de la planète, on se dit qu'un tel choix de paramètres ne peut-être qu'au "doigt mouillé" comme disent les scientifiques, c'est à dire extrêmement incertain. D'ailleurs, il ne se passe pas de mois sans que l'on découvre que certaines rétroactions que l'on pensait positives se révèlent, en fait, négatives (autrement dit, refroidissent la planète et ne la réchauffent pas) , comme cela a été le cas, par exemple, pour les planctons ou pour l'effet des nuages cirrus (l'effet iris, à la fin ).

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Mise à jour du 20 Juillet 2009 : Le Dr Roy Spencer est Directeur de Recherches sur les questions climatiques à l'Université de l'AlabamaSpencer (Huntsville). Il a été chef de projet sur la recherche climatique à la NASA. Spécialiste des mesures satellitaires, il est le chef d'équipe du AMRS-E (Advanced Microwave Scanning Radiometer) monté à bord des satellites Aqua de la NASA. Il a co-développé les mesure satellitaires précises de la température des différentes parties de l'atmosphère. Il est le responsable des mesures de température de la basse atmosphère dites UAH que vous retrouverez à la page "indicateurs du climat". Spencer est bien connu des lecteurs de ce site (voir ici).
Roy Spencer a rédigé, au mois de Juillet 2009, un texte très pédagogique expliquant aux non-spécialistes comment fonctionnent les modèles climatiques sur ordinateur en précisant leurs points forts et leurs points faibles. J'ai pensé qu'il serait utile de traduire son analyse en français. La voici :
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Comment Fonctionnent les Modèles du Climat ?

Roy Spencer (13 Juillet 2009) (source)

Puisque la peur du réchauffement climatique anthropique  ainsi que la mise en œuvre de lois ou de limitations des émissions de dioxyde de carbone, repose essentiellement sur les résultats de modèles du climat, il est important que le grand public comprenne les bases de ces modèles, comment ils fonctionnent et quelles en sont les limites.

Les modèles du Climat sont des Programmes

De manière générale, un modèle climatique est un programme d’ordinateur essentiellement constitué d’équations mathématiques. Ces équations décrivent, de manière quantitative, comment la température de l’atmosphère, la pression de  l’air, les vents, la vapeur d’eau, les nuages et les précipitations répondent au réchauffement de la surface de la Terre et de l’atmosphère  par le soleil. On y inclue aussi les équations qui décrivent comment les éléments de l’atmosphère dénommés à ‘effet de serre’ (essentiellement  la vapeur d’eau, les nuages, le dioxyde de carbone et le méthane) conservent la chaleur de la basse atmosphère en constituant une ‘couverture’ radiative qui contrôle, en partie, la vitesse de refroidissement de la Terre par échappement de ses infrarouges vers l’espace lointain.... (Texte complet en pdf, ici)

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En résumé, les projections par ordinateurs peuvent sans doute convaincre un profane, politique ou écologiste déjà convaincu mais certainement pas un scientifique expérimenté et sans parti pris : il n'est absolument pas prouvé par ces prévisions sur ordinateur que l'effet de serre donne la bonne explication. Même si le contraire n'est pas prouvé non plus, c'est évidemment le point faible N°1 des tenants de l'effet de serre anthropogénique sur lequel insistent les "climate skeptics" comme disent les américains....A ces doutes sérieux liés au fait qu'il ne s'agit pas de preuves mais des modèles d'ordinateurs peu fiables, s'ajoutent encore d'autres points faibles sur lesquels insistent aussi les opposants à l'effet de serre du CO2 :

  • Dans le modèle d'effet de serre, la troposphère (c'est la partie basse de l'atmosphère) devrait se réchauffer au moins autant que la Terre (comme les vitres d'une serre de jardin... qui ne le font pas non plus! Allez voir ici). Or les satellites et les ballons d'observation n'indiquaient jusqu'en 2005, aucune augmentation de température. Les tenants de l'effet de serre ont récemment réuni un comité d'experts aux Etats Unis pour essayer de réconcilier (c'est le terme employé, voir ici) les mesures de température effectuées sur la Terre et dans la troposphère car cela est vital pour soutenir les thèses de l'effet de serre. Après de nombreuses et houleuses discussions (qui ont provoqué, entre autres, la démission d'un éminent spécialiste de la question, présent à la réunion, R. Pielke), les observations ont finies par être "réconciliées" aux (grandes) erreurs de mesures près, c'est à dire que les variations de températures de la basse stratosphère seraient à peu près identiques à celle de la Terre. Il reste un point crucial qui est resté non résolu et qui n'est pas négligeable puisqu'il concerne les mesures de la température de la troposphère au dessus des tropiques : l'élévation de température de la troposphère au dessus des tropiques est bien moins élevée que celle de la Terre (en fait 2,4 fois plus petite que ne l'indiquent les modèles d'effet de serre). Et c'est très grave pour les tenants de la thèses des gaz à effet de serre parce que la température au dessus des tropiques constitue, en fait, la seule et authentique signature de l'effet de serre ! Au point qu'un chercheur (Ross McKitrick, Financial Post 12 juin 2007) a récemment proposé que les "taxes carbone" soient spécifiquement indexées sur cette température, signature de l'effet de serre. Donc, pour l'instant, pas moyen de réconcilier la théorie de l'effet de serre et les mesures réelles au dessus des tropiques. C'est un fait !
    Vincent Gray, pourtant relecteur officiel des rapports du GIEC depuis le début, démontre que les fameuses corrections ne tiennent pas la route, que la température de la troposphère n'a jamais augmenté et que cela dément complètement l'effet de serre du CO2. L'article est ici.
    C'est évidemment un point très douloureux pour les tenants de l'effet de serre du CO2 puisqu'il contredit clairement les modèles du GIEC en vigueur. D'autre part, Vincent Gray, toujours membre du GIEC, descend en flammes les rapports de cet organisme ! L'article est ici.
  • Le modèle de l'effet de serre anthropogénique (dû à l'homme) n'explique absolument pas les grandes variations de températures que notre chère vieille Terre a connu aux cours des siècles et des millénaires passés où il n'y avait pas d'industrie humaine ! Tout simplement parce que le GIEC a, depuis sa création, exclu, d'emblée, toute autre hypothèse que l'effet de serre du CO2. C'est, pour le moins une difficulté. Par contre, le modèle suivant, bien qu'encore incomplet, permet d'expliquer tout cela en détail et sans aucun calcul d'ordinateur, uniquement avec des données expérimentales. C'est ce qui fait sa force aux yeux de nombreux scientifiques.
  • Les observations les plus récentes montrent que l'hémisphère sud se refroidit ce qui n'est pas explicable par les modèles d'effet de serre en vigueur au GIEC. L'argument qui consiste à dire que ce sont les aérosols et autres fumées qui induisent un refroidissement ne tient pas pour l'hémisphère sud qui possède peu d'industries.
  • A la stupéfaction générale, d'autres mesures récentes montrent que les océans de la planète se sont brusquement refroidis au cours des doutesannées 2004-2005 perdant jusqu'à 20% de la chaleur accumulée pendant les 50 années précédentes. Sans d'ailleurs que l'on sache où est passée cette gigantesque quantité de chaleur. Voilà qui remet en question, très sérieusement, les fondements même des modèles de "circulation générale" (GCM "Global Circulation Model") qui sont la base des prédictions du GIEC telles qu'elles sont reportées dans les courbes ci-dessus.
  • Enfin, et c'est tout récent (2007) pour ce qui est de la courbe des concentrations de CO2, de nouvelles publications remettent en question les courbes de température et de concentration du CO2 qui servent de base à l'argumentation du GIEC (Groupement Intergouvernemental pour l'Etude du Climat qui est le porte drapeau des tenants de l'effet de serre)... Allez voir ici .

 

 

 

La thèse dominante de ceux qui ne croient pas à l'effet de serre dû au CO2 rejeté par l'homme

Ne faisons pas durer le suspense. Disons le tout de suite : pour les opposants à la théorie de l'effet de serre, le grand responsable du réchauffement actuel (et aussi des réchauffements et des refroidissements passés), c'est tout simplement... le SOLEIL ! Et je vais vous expliquer pourquoi. Pour eux encore, le CO2 émis par l'homme n'a qu'une influence négligeable dans cette affaire ! Tout est de la faute aux éruptions solaires que vous voyez nettement sur l'image de droite comme des taches plus brillantes que le reste de l'astre. Vous ne pouvez évidemment les voir à l'oeil nu car cela vous brûlerait la rétine.
bombeHDe fait, le soleil n'est rien d'autre qu'une gigantesque bombe atomique, une bombe H pour être précis. Une bombe H dont la taille est d'un million de fois celle de la Terre et qui brûle 600 millions de tonnes d'hydrogène par seconde. C'est d'ailleurs ce que nous essayons de reproduire, à toute petite échelle, sur Terre dans le projet ITER à Cadarache. Ce sera sans doute très difficile, mais c'est un enjeu extraordinaire pour le futur du genre humain. Si l'homme parvient à domestiquer l'énergie de fusion (après avoir domestiqué celle de fission), les problèmes d'énergie seront résolus pour longtemps sur notre planète.


Pour ce qui est du SOLEIL, l'explosion permanente et continue qui nous réchauffe n'est pas parfaitement constante. Elle subit des variations cycliques (tous les onze ans environ) au cours desquelles le soleil semble "pulser", c'est à dire que le soleil rentre périodiquement en éruption puis se calme peu à peu jusqu'aux éruptions suivantes. L'amplitude de ces suites d'éruptions n'est pas constante d'un cycle à l'autre, pas plus que leur durée (autour de 11 ans) et, justement, notre soleil est l'objet, depuis quelques dizaines d'années, d'une série de pulsations particulièrement énergiques...assez rares dans l'histoire récente de notre système solaire . D'ailleurs, d'autres planètes de notre système solaire en subissent les contrecoups comme vous le verrez plus bas.

sunspotnovVoici, ci-contre, à droite, une illustration de ces pulsations. Nous achevons le cycle solaire 23 en ce mois de novembre 2007 et allons amorcer la remontée vers le cycle 24. La NASA hésite entre les deux prédictions (courbes en rouge) pour l'intensité du prochain cycle 24. Comme vous le verrez dans la suite, l'amplitude de ces cycles d'éruption solaire a une importance considérable pour déterminer le climat de notre planète.

Vous pouvez actualiser ce graphe (mise à jour chaque fin de mois) en cliquant sur l'image.

Bien entendu et comme vous l'avez vu dans les paragraphes précédents, les tenants de l'effet de serre et des prévisions sur ordinateur n'ont pas oublié le rayonnement solaire. Ils ne le pourraient d'ailleurs pas, car le SOLEIL est pratiquement l'unique source de chaleur ! Et quand on veut faire des prévisions sur ordinateur, n'est-ce pas, on ne peut pas oublier la source des températures. Cependant, et d'après les modélisateurs précédents, les éruptions solaires que vous voyez sur l'image ci-contre et qui évoluent au cours des années ne peuvent expliquer, à elles seules et par simple variation de luminance, les variations de température que nous observons sur notre planète. Tout au plus, les tenants de l'effet de serre du CO2 anthropogénique, accordent-ils à leurs opposants un maigre effet de 0,3 Watt/m2 , à comparer avec les 2,4 Watts/m2 qui seraient dus à l'effet de serre de notre CO2, pensent-ils.

Pour ce qui est de la luminance du SOLEIL, ce doit être exact si on s'en tient à la simple mesure des variations d'éclairement produit par notre astre qui respire comme je l'ai dit, tous les onze ans. Rien à objecter à cela et si les opposants n'avaient que cet argument dans leur besace, je ne me serais sûrement pas donné le mal d'écrire cet article pour vous !

Mais (bien sûr), il y a autre chose: Les chercheurs qui travaillent sur le rayonnement solaire (les astrophysiciens) ont fait bien d'autres observations que l'étude de la simple variation de l'ensoleillement de l'astre solaire et là, je dois dire qu'en tant que scientifique, les résultats m'ont impressionné, d'autant plus qu'il ne s'agit, cette fois-ci, aucunement de prévisions d'ordinateurs, mais bien d'observations expérimentales et de mesures incontestables et incontestées ! Plus moyen de critiquer de multiples jeux de paramètres ou d'équations. Cette fois-ci, ce sont de vraies preuves ! Comme vous allez le voir, le processus d'analyse à partir de faits, et uniquement de faits, et non point de résolutions d'équations alambiquées, ressemble tout à fait à une enquête de Sherlock Holmes. Le scénario est en trois étapes.

Pour vous expliquer tout cela de manière aussi pédagogique que possible, je vais vous faire suivre pas à pas l'histoire des découvertes telles qu'elles ont été faites au cours de cette dernière dizaine d'années, jusqu'à maintenant. N'ayez pas peur, le raisonnement est facile à suivre et les évidences crèvent les yeux ! Allons-y !

Première étape : Observation de corrélation entre la durée des cycles solaires et la température du globe
Des chercheurs astrophysiciens Danois qui travaillent depuis une dizaine d'années sur ce problème ont eu l'idée originale de tracer sur un même graphique la température moyenne du globe de 1750 à 2000 (courbe blanche ci-contre) et la durée des cycles solaires pendant la même période (en jaune sur le même graphique). Comprenons nous bien : les chercheurs n'ont pas essayé de superposer les variations d'éclairement ou d'énergie émise par le soleil pendant cette période mais bien la durée des cycles des éruptions solaires, pour voir s'il y avait une possible relation entre ces données. et la température terrestre. Autrement dit, ils se sont posé la question suivante : " La température du globe a t-elle une relation quelconque avec la durée des cycles d'éruptions solaires ? " Voir le résultat des mesures compilées par Karen Labitzke (référence :1987, "Sunspots, the QBO, and the stratospheric temperature in the North Polar region". Geophysical Research Letters, 14, 535.) (à retrouver ici) ainsi que ( Soon, W., et al. (1996). Inference of solar irradiance variability from Terrestrial Temperature Changes, 1880–1993: an astrophysical application of the sun-climate connection. Astrophysical Journal, 472, 891). Voir aussi : Labitzke, K., The global signal of the 11-year sunspot cycle in the stratosphere: Differences between solar maxima and minima, Meteorol. Zeitschift, 10, 83-90, 2001. Al Pekarek a aussi retracé ce graphique, utilisant la durée des cycles solaires, jusqu'en 2001 .cycles

 

 

A moins d'être aveugle, on voit que cela a bien l'air d'être le cas !

A noter que l'échelle de droite est graduée en durée des cycles solaires magnétiques et l'échelle est inversée par rapport à la convention habituelle. La moyenne de ces cyles tourne autour de 22 ans qui est la durée classique des cycles de Hale. Cette durée est égale au double de celle des cycles bien connus de Schwabe qui, elle, est de 11 ans environ. Cela tient au fait que le soleil renverse sa polarité magnétique lors du passage d'un cycle solaire au suivant (voir, par exemple, ici) et que la polarité magnétique du soleil (et de la Terre) joue un rôle important, comme nous le verrons plus bas.

 

Addendum du 5 Mai 2010 : Des images, du même type que la précédente, de corrélation [température/durée des cycles solaires] ou de corrélation [extension des glaces/durée des cycles solaires] tirées d'une présentation Poster à la "Final ACSYS Science Conference, Arctic and Antarctic Research Institute, St. Petersburg," 11-14 November 2003. (merci au lecteur qui m'a communiqué cette référence)
Auteurs : Torgny Vinje, Norwegian Polar Institute, Norway
Hugues Goosse, Université Catholique de Louvain, Belgium vinje1


Fig. 5.

Ligne rouge : anomalie de température par rapport à moyenne (1961-1990) au Nord du 62N (selon Polyakov 2001). les températures avant 1880 ne sont pas repérsentatives d'une moyenne circumpolaire.

Ligne bleue : deviations par rapport à la durée moyenne du cyle solaire pendant la période 1961-1990 (10,6 années) lissées selon la méthode L121 indiquée dans http://web.dmi.dk. La correlation entre les deux lignes est de 0.93.

Les échelles sont inversées comme dans le graphique précédent.



vinje2

Fig. 6.

Echelle de gauche et courbe bleue: Anomalie normalisée par rapport à la moyenne de l'extension de la glace de la Mer de Barents en août (1750-2000).

Echelle de gauche et courbe rouge :
Anomalie normalisée par rapport à la durée moyenne du cycle solaire entre 1750 et 2000, selon Friis-Christensen and Lassen (1991), Lassen et Friis-Christensen (1995), and Thejll et Lassen (2000) notée (L12221) et donnée sur le site http://web.dmi.dk. La corrélation entre les deux courbes est 0.7

 

De fait,il ne s'agit pas, cette fois-ci, de corréler une seule montée de température avec une seule montée de concentration de CO2 comme l'ont fait les tenants de l'effet de serre, mais bien, plusieurs montées et descentes de température avec plusieurs augmentations et diminutions de la durée des cycles solaires en fonction du temps. Le test est beaucoup plus discriminant puisque la température à beaucoup varié en montées et en descentes durant ces périodes. Disons pour l'instant et pour rester prudent (Corrélation n'est pas raison !) que la coïncidence entre les températures et la durée des cycles solaire est impressionnante et n'est sans doute pas le fait du hasard. C'est très bien, mais comment expliquer cela ? se sont demandés les chercheurs qui travaillent dans ce domaine. A noter que ces observations sont totalement ignorées dans les rapport finaux du GIEC jusqu'à nos jours. Mais comme les évidences se sont affinées et les preuves accumulées depuis, ils doivent se faire bien du souci à l'ONU (qui est le responsable du GIEC) les partisans de l'effet de serre du CO2! Et cette relation profonde entre le rayonnement cosmique ionisant ne date pas d'aujourd'hui, loin de là :

veizerUne autre étude de Jan Veizer (professeur de géochimie à Ottawa, Canada),cette fois, concerne des périodes très reculées de l'histoire. Lors de forages profonds, La proportion d'isotopes (Be10, Chlore36 et Carbone14) trouvés dans les carottes donnent une bonne indication de l'irradiation de la planète par les rayons cosmiques de haute énergie. D'autre part, la proportion des isotopes O16-O18 et la variation des faunes fossiles permettent d'estimer la température.

Ci-contre les résultats absolument confondants de l'étude de Jan Veizer (réf : Veizer J. (2005), Celestial climate driver: A perspective from four billion years of the carbon cycle, Geoscience Canada, 32, 1, 13-28.)

A voir l'excellente concordance des variations de le température terrestre avec l'irradiation ionisante, on comprend que Jan Veizer soit devenu très sceptique sur le rôle du CO2 dans le réchauffement climatique. Alors quoi ? Ce qui était vrai pendant 500 millions d'années ne serait plus vrai pendant notre petit siècle ? Les éruptions solaires ne concerneraient plus notre vieille Terre ?

herschelA noter un petit point historique très intéressant et qui parait un peu insolite sur cette question : L'idée que les éruptions solaires influencent le climat de notre Terre n'est pas nouvelle. Ainsi, en 1801, un astronome anglais, Sir William Herschel (le découvreur de la planète Uranus et du rayonnement infrarouge qu'il avait trouvé en plaçant un thermomètre derrière un prisme) avait remarqué que le prix du blé semblait directement contrôlé par le nombre de taches (éruptions) solaires qu'il observait avec son télescope (réf : Phil. Trans. Roy. Soc. London, 91, 265 (1801)). Il pensait que la couverture nuageuse était plus importante quand il y avait moins d'éruptions solaires et donc moins de blé, dont les prix montaient ! A noter, comme vous allez le voir, que William Herschel qui utilisait des moyens très réduits, avait un sens très profond de l'observation. Il avait déjà presque tout pressenti ! C'était un génie, sans doute bien meilleur que bien des climatologues d'aujourd'hui ! Voici exactement ce qu'il dit en 1801 ::“I am now much inclined to believe that openings [i.e., sunspots] with great shallows, ridges, nodules, and corrugations, instead of small indentations, may lead us to expect a copious emission of heat, and therefore mild seasons.” Autrement dit : "Je suis maintenant très enclin à penser que les taches (NDLR : les éruptions solaires) avec des bordures profondes, des nodules et des rayures, plutôt que de légères indentations, doivent nous conduire à attendre une copieuse émission de chaleur et donc à des saisons plus douces" . L'histoire raconte que la déclaration de William Herschel sur la corrélation entre le cours du blé et l'intensité des taches solaires, prononcée devant l'honorable Royal Society de Londres, déclencha une tempête de rires et qu'il fut contraint de quitter la salle sous les quolibets. Lord Brougham alla jusqu'à utiliser le qualificatif de "grand absurdity" pour qualifier cette hypothèse. Et pourtant, ce n'était pas du tout absurde comme allaient le montrer les recherches effectuées quelques 2 siècles plus tard.

Ci contre, à droite, voici comment on observait les taches solaires au début du XVIIème siècle.
sunspots

En bref, Herschel pensait que les éruptions solaires jouent un rôle important pour déterminer la température terrestre. Le prix du blé n'est rien d'autre qu'un marqueur (un proxy comme disent les américains et, à l'époque, il n'y en avait pas d'autre). En matière de science, c'est ce que nous appelons un indice. Sans plus, car nous ne connaissions pas le détail des mécanismes et la bonne question c'était : Par quel processus ? Comment les taches solaires que Herschel observait pouvaient-elles bien influencer le climat de notre planète ? Tout le monde l'ignorait, bien entendu, et il fallut attendre 202 ans pour que les observations de Herschel soient vérifiées en détail et que des tentatives d'explications de la physique du phénomène apparaissent enfin et, aussi, que Lord Brougham "mange du corbeau" (toujours comme disent les américains, pour "reconnaître ses torts").

Plus près de nous mais toujours dans la série de grands précurseurs ou visionnaires, je ne peux manquer de vous citer une phrase particulièrement prophétique due à l'Abbé Théophile Moreux (photo ci-contre crédit). Elle figure à la page 64 de son oeuvre maîtresse, "Le Ciel et l'Univers" ( Gaston Doin et moreuxCie, Paris 1928). L'Abbé T. Moreux (1867-1954) était, tout à la fois, un astronome remarquable (il a donné son nom à un cratère de la planète Mars et il était un spécialiste des taches solaires), un météorologue passionné et un vulgarisateur hors-pair. Outre un certain nombre d'articles scientifiques et quarante années de relevés météorologiques, il nous a laissé une centaine de livres de réflexions sur divers aspects de la science. L'Abbé Moreux est toujours honoré de nos jours et notamment dans la ville de Bourges (voir ici) où il a passé une grande partie de son existence et construit, successivement, deux observatoires. A noter que l'Abbé Moreux prit part à la Résistance pendant la seconde guerre mondiale et qu'il fut arrêté par les Allemands. Un officier Allemand, astronome amateur, qui avait lu ses livres, le fit libérer in extremis.
Voici ce que Théophile Moreux a écrit dans le livre cité plus haut et que m'a signalé un lecteur cultivé (que je remercie) :

"...Tous ces phénomènes ( NDLR : résultant de l'activité solaire) ont une répercussion sur l'état d'ionisation de la haute atmosphère et retentissent sur notre climatologie. Les détails de cette action puissante nous échappent encore, mais les physiciens, n'en doutons pas, sauront un jour ou l'autre en démêler les lois, malgré quelques météorologistes attardés qui cherchent toujours en bas alors qu'il faut regarder plus haut." Théophile Moreux, 1928.

C'était déjà une tentative d'explication assez prophétique. On se demande quels étaient, en 1927, les "quelques météorologistes attardés qui cherchent toujours en bas alors qu'il faut regarder plus haut" mais on ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec la situation actuelle....

Pour leur part, plus récemment et en relation avec les observations de William Herschel ...
wheatpricedeux chercheurs Israéliens (Lev A. Pustilnik et Gregory Yom Din) ont vérifié, en 2003 et 2004, en utilisant des moyens modernes, cette frappante corrélation entre le prix du blé et la variation des cycles solaires entre 1249 et 1703 (référence accessible).

Plus extraordinaire encore, ils ont analysés les variations du prix du blé aux Etats Unis entre 1900 et 2000 et ils ont encore trouvé une excellente corrélation avec les cycles solaires (référence accessible) et les hausses et les baisses du marché du blé. Cet aspect de la phénologie (cad l'étude de l'influence du climat sur la croissance des végétaux, mise en vedette par Emmanuel Leroy Ladurie, en particulier) est très intéressant. Une aussi éclatante corrélation (qui n'est pas raison !) ne peut être due au hasard. Elle devrait convaincre les partisans de l'effet de serre du CO2, que les éruptions solaires ont probablement une influence importante sur le climat par le biais de la couverture nuageuse, comme je vais vous l'expliquer ci-dessous.

 

Deuxième étape : La durée des cycles solaires influence la trajectoire des particules ionisantes émises de l'espace et atteignant la Terre.

Tout d'abord, il nous faut comprendre ce qui se passe quand le soleil rentre en éruption, approximativement tous les onze ans, avec un variation lente de l'amplitude au cours des siècles. Je rappelle que nous sommes actuellement rentré dans une période de très intense activité des éruptions solaires.
Il est connu depuis longtemps que les éruptions solaires si elles font assez peu varier la luminance de l'astre, induisent ce que l'on appelle des orages magnétiques. Ces orages magnétiques d'intensité variable dans le temps et l'espace, apparaissent de manière concomitante avec les éruptions du soleil. Leur première conséquence est de dévier les flux de particules ionisantes (les rayons cosmiques découverts par Viktor Hess en 1912, prix Nobel 1936) qui, venant de très loin, traversent l'espace à grande vitesse et viennent impacter notre planète. Vous en voulez une preuve ? La voici sur la figure suivante :

ionisation

 

Les deux courbes du haut de cette figure représentent le nombre des particules ionisantes qui parviennent sur Terre mesurées dans deux chambres de détection aux États Unis entre 1937 et 2000.
Comme on le voit l'accord temporel entre le nombre d'éruptions solaires et le nombre de particules ionisantes est parfait. D'autre part, on voit que le maximum d'intensité des éruptions solaires correspond à un minimum du nombre de particules ionisantes qui parviennent sur notre planète. C'est essentiel pour comprendre la suite de ce petit exposé.

Ces courbes ont été compilées par le Professeur Svensmark et son équipe de l'Institut de recherches spatiales danois à Copenhague. Les travaux que je vous expose ont été rapporté dans les meilleures revues internationales comme Physical Review Letters ( le gotha des physiciens !) et ne sont pas sujettes à caution.

Ainsi cette courbe, d'origine expérimentale, ne peut être contestée. Le professeur Svensmark et son équipe confirment ainsi ce que l'on pensait déjà et qui résulte du phénomène suivant : Les éruptions solaires induisent des orages magnétiques qui dévient les particules ionisantes qui devraient normalement atteindre notre planète : Lorsque les éruptions sont brutales (cad de courte durée), le nombre des particules ionisantes qui atteignent notre planète est minimal : C'est tout simple et nul ne conteste ces faits !

Bon, c'est très bien tout cela, se disent les chercheurs. Mais que font donc ces particules ionisantes lorsqu'elles arrivent sur Terre et comment cela peut-il influencer la température de notre planète ? Pour être honnête, disons que de nombreux physiciens et astrophysiciens avaient déjà pressentis, comme le professeur Svensmark, ce que je vais vous raconter. Travaillant indépendamment aux quatre coins de la planète (au moins, aux USA en Israèl, au Japon et en Russie), ils étaient parvenus à la même conclusion : Les particules ionisantes doivent influencer la basse couverture nuageuse de la Terre et ainsi son ensoleillement et donc sa température.

Encore fallait-il le prouver et expliquer par quel processus physique! Nous arrivons à la troisième étape :

Troisième (et dernière) étape : Les particules ionisantes venues de l'espace, plus ou moins déviées par les éruptions solaires influencent grandement la couverture nuageuse de la Terre et donc sa température !

Le professeur Svensmark et son équipe Danoise ont alors lancé un projet de programme d'expériences auprès du CERN (Centre d'Etude et de Recherche Nucléaire de Genève). Ce programme appelé "Programme CLOUD" (cloud= nuage en anglais).Il s'agit d'une collaboration internationale impliquant pas moins de 60 scientifiques appartenant à 17 grandes institutions de la science provenant de 10 pays. L'investissement est évalué à 9 millions d'Euros : Ce n'est pas rien ! Le but de ce programme est d'établir le lien physique entre les radiations ionisantes venues de l'espace et la formation des nuages dans la troposphère de notre planète. Autrement dit, d'essayer de comprendre si et comment les particules ionisantes peuvent changer la couverture nuageuse de la Terre et donc modifier son ensoleillement et donc... sa température, ce que beaucoup persistent à nier...comme Lord Brougham en 1801 et le rapport du GIEC en 2007 !

Voici un exemple des résultats étonnants obtenu par l'équipe de Svensmark et rapporté en 2000 dans Physical Rev. Letters (une revue au dessus de tout soupçon). La courbe ci-dessous, publiée en 2005 a été implémentée par les résultats obtenus entre 2000 et 2005 :

Avouez que le recouvrement de la courbe rouge ( intensité des rayons cosmiques) et de la courbe bleue (taux de couverture nuageuse à basse altitude) est pour le moins confondante...

cloudcosmic

D'autre part, et plus récemment et pour en savoir plus, le professeur Svensmark et ses collaborateurs ont construit une grande chambre d'ionisation (une sorte de grande boite transparente) entourée d'une multitude d'instruments d'observation et remplie avec les gaz qui constituent la partie inférieure de l'atmosphère terrestre, avec les compositions variables des différents constituants (Azote, oxygène, H20, CO2, SO2, sulfates etc.). C'est le projet SKY (nuages en Danois). Ils ont ainsi réalisé, dans cette chambre d'ionisation, une petite atmosphère terrestre. Puis ils ont irradié l'ensemble avec des rayons lumineux identiques à ceux du soleil et avec des particules ionisantes identiques à celles qui sont générées par les rayons cosmiques et qui proviennent généralement des étoiles qui explosent en permanence et essentiellement dans la voie lactée. A la grande surprise des expérimentateurs et du professeur Svensmark lui-même, les résultats ont été d'une efficacité stupéfiante.Ils ont parus, sans tambour ni trompette, le 4 octobre 2006 dans les Proceedings of the Royal Society A, publiés par la Royal Society et l'Académie des Sciences Britannique qui est, bien entendu, une revue au dessus de tout soupçon. Les média, les écologistes, les politiques, Al Gore, Sir Stern et Nicolas Hulot (s'ils sont au courant ?) n'en ont soufflé mot. Ils ont eu tort, car, de l'avis général, cette découverte représente une vraie nouveauté dans la connaissance du climat de la Terre, même si elle ne leur fait pas plaisir, parce qu'à elle seule, elle peut permettre d'expliquer en grande partie, si ce n'est la totalité des variations de température de la Terre, passée, présentes et futures ! ...sans l'effet de serre du CO2. marsh1

 

Voici une autre version de la superposition précédente parue dans Science (298, 1732 (2002)) ( KS Carslaw, RG Harrison et J. Kirkby).
Ce graphe, qui porte malheureusement sur une durée limitée, a la mérite de rassembler sur le même graphique, la variation de fraction de nuages bas (inférieurs à 3 km) en bleu, la variation mesurée de l'irradiance solaire (au sol) en pointillés noirs et la variation des rayons cosmiques mesurés à Hawa, en tiretés rouges.

Notez que l'échelle des irradiances solaires est inversée, comme de bien entendu.

RG Harrison est bien le même Regis Harrison de Reading qui est cité ci-dessous.

 

Les idées du professeur Svensmark, du Dr Shaviv en Israel et de quelques autres sur la planète, dont de nombreux chercheurs Russes sont finalement très simples : Lorsque l'activité solaire est très intense comme cela a été le cas à la findu siècle dernier, les orages magnétiques qui lui sont associés, dévient efficacement les particules qui normalement fabriqueraient des nuages à partir de la vapeur d'H2O présente dans l'atmosphère. Par un processus qui n'est pas encore totalement éclairci et sur lequel les débats vont bon train, l'ensoleillement résultant sur la Terre est plus intense et la Terre s'échauffe. En revanche, lorsque l'activité solaire est plus faible (comme en 2007-2008, voir ici), l'héliosphère devient plus transparente et les rayons ionisants parviennent, en plus grand nombre, jusqu'à l'atmosphère de notre planète provoquant ainsi un refroidissement qui résulte de l'augmentation de l'albedo des nuages.. D'ailleurs des mesures satellitaires ont confirmé ce point de vue, malheureusement pour une période assez courte (il n'y avait pas de satellites autrefois !). Bref, c'est simple à comprendre mais c'est révolutionnaire en matière de science des climats et... ce n'est évidemment pas inclus dans les simulations numériques des partisans de l'effet de serre anthropogénique ni dans les rapports du GIEC dont je vous ai parlé plus haut qui ne font intervenir que les faibles variations de luminance du soleil bien insuffisantes pour expliquer les variations actuelles. C'est vrai.
Je ne serais d'ailleurs pas étonné que le Professeur Svensmark, avec ses collègues et le Dr Shaviv de Jérusalem, reçoivent un jour le prix Nobel pour cette découverte qui révolutionne nos idées dans cette matière. Mais sans doute faudra t'il attendre que tout le battage médiatique sur l'effet de serre soit retombé et que les innombrables polémiques soulevées par cette découverte se soient calmées. Car n'imaginez pas que les tenants de l'effet de serre anthropogénique restent inactifs. Loin de là ! Cette découverte est pour eux une véritable catastrophe et ils consacrent beaucoup d'énergie à la minimiser, voire à la ridiculiser...Par exemple et à l'instar de Sir Brougham en 1801, et quelques 200 ans plus tard, un autre membre éminent de l'establishment, R. Pachauri, le président du GIEC, rejeta violemment les idées de Svensmark et Friis-Christensen en les qualifiant de "naïves et irresponsables".
Un point important pour les inquiets : Nous sommes actuellement à la fin du cycle 23. D'après ce que nous connaissons des cycles solaires et de leurs évolutions à long terme, et si cette dernière théorie s'avérait exacte, la Terre devrait se refroidir sérieusement dans les années qui viennent ! Vous trouverez ici une bibliographie avec des liens actifs des principaux articles de Svensmark et de ses collaborateurs.

Le temps (dans tous les sens du mot) nous dira qui a raison !

Il s'écoulera sûrement beaucoup de temps avant que les choses se clarifient et soient admises par tout le monde comme une évidence. C'est comme cela en Science : plus une découverte est révolutionnaire donc importante et va contre la Pensée Unique, plus elle met du temps à s'imposer. Par exemple, Alexander Fleming, le découvreur de la pénicilline (le premier antibiotique qui a sauvé des millions de vies humaines), a mis plus de 10 ans avant de faire admettre et produire sa découverte. Et encore, nous étions au début de la seconde guerre mondiale : la pénicilline devenait indispensable !

Vous trouverez ici un superbe petit film (40Mo) de l'équipe Svensmark, qui montre ce que l'on voit dans la chambre d'ionisation et vous explique le processus qui conduit de l'arrivée des rayons cosmiques générés par l'explosion d'une étoile à la formation des nuages sur notre Terre. J'en ai extrait quelques photos, que je vous livre avec quelques explications :

cosmic ionise cluster nucleation nuage
Le rayons cosmiques( traits blancs obliques de droite à gauche) de haute énergie pénètrent dans l'atmosphère terrestre. Ils sont plus ou moins déviés par les orages magnétiques engendrés lors des éruptions solaires. Parvenant dans la partie basse de l'atmosphère les électrons libérés participent à la création de petits noyaux de condensation dans la vapeur d'H2O. On voit très bien sur cette image le point brillant qui marque l'impact de la particule ionisante environnée des noyaux de condensation déjà créés (en rose) Lorsqu'ils sont assez nombreux, ces micro noyaux de condensation se regroupent en petits paquets C'est un processus classique en physique. Ces paquets de noyaux nucléent ( se rassemblent) et condensent la vapeur d'eau présente dans l'atmosphère en formant des gouttelettes d'eau. Ce sont ces gouttelettes d'eau qui constituent les nuages que nous voyons au dessus de nos têtes. ... Et c'est ainsi que se forment les nuages grâce aux particules cosmiques venues de très loin...Les conséquences d'une modification de la couverture nuageuse sur le climat de la planète, sont fondamentales, évidemment !

Ces expériences sur l'effet de radiations cosmiques en sont encore à leur début. Le projet CLOUD du CERN devrait voir son achèvement en 2010. Comme dans le projet SKY réalisé à petite échelle, Il s'agit de mettre en place une vaste chambre d'expérience remplie avec des gaz identiques à ceux de l'atmosphère et de l'irradier avec des particules de haute énergie identiques à celles qui nous viennent de l'espace. Il reste bien entendu à déterminer l'efficacité réelle en terme de variations de températures dû à cet effet encore que beaucoup pensent que cet effet des rayons cosmiques pourrait suffire, à lui seul, à expliquer les variations de températures présentes et passées (telles que celles du petit âge glaciaire et de l'optimum médiéval). Pour donner un ordre de grandeur, disons qu'un chercheur russe affirme (sans que je puisse le certifier) qu'une variation de 1% de l'ennuagement sur la planète induirait une variation de 4°C sur la surface de la planète. Comme nous en sommes actuellement à +0,6°C d'après l'OMM, il aurait donc suffi que l'ennuagement ait varié de 1,5 pour 1000 pour expliquer le fameux réchauffement climatique. De tout cela, Les médias n'ont jamais parlé !

Vous le voyez, comme c'est souvent le cas en matière scientifique et surtout pour un sujet aussi chaud que le réchauffement planétaire, cette histoire n'est pas terminée. Même si certains disent que "les sceptiques sur l'effet de serre nous font perdre du temps" comme Kofi Anann, les recherches se poursuivent quoiqu'il arrive et au grand dam de ceux qui nous disent que l'affaire est entendue.

Il existe aussi d'autres théories pour expliquer le réchauffement climatique ou plutôt les variations (plus ou moins naturelles ?) de la température de notre planète au cours des âges. Je ne vous ai décrit que les deux théories qui tiennent le haut du pavé en ce moment : celle des tenants de l'effet de serre due au CO2 généré par l'homme (endossée de manière exclusive par le GIEC et largement médiatisée) et celle (encore dans l'ombre) liée aux éruptions solaires particulièrement actives en ce moment....Mais pourquoi nous cache t-on tout cela ? Pour que nous fassions des économies d'énergie fossile ? Nous sommes assez intelligents pour bien agir sans que l'on nous dissimule les débats scientifiques, non ?
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Notes added in proof (comme disent les chercheurs à la fin d'un article. Cad "notes qui confirment l'article" ) sur cette hypothèse d'effet des rayons ionisants sur les climat terrestre :

Tout récemment (en 2006), deux chercheurs de l'Université de Reading ( Regis G. Harrison et David .B. Stephenson, UK) ont eu une idée intéressante. Ils ont rassemblé toutes les données disponibles sur les taux d'ennuagement (en fait, ils ont utilisé le facteur de diffusion de la lumière solaire par les nuages) présents au dessus de l'Angleterre depuis 1947 jusqu'en 2004. Ces données sont soigneusement conservées dans les archives des stations météorologiques et ceci, jour après jour.
Nos deux chercheurs de Reading ont comparé ces données de l'ennuagement sur l'Angleterre avec les taux de radiations cosmiques reçues par la Terre pendant la même période, c'est à dire de 1950 à 2004. Ces données sur les rayons cosmiques sont collectées dans des chambre à bulle situées au Colorado aux USA où elles sont soigneusement enregistrées.

Le résultat de cette confrontation, analysée avec beaucoup de soin, montre que l'intensité des rayons cosmiques est indubitablement corrélée au taux d'ennuagement, exactement comme l'avaient prévu Svensmark et d'autres avant lui, comme William Herschel et Edward Ney. Les résultats, très encourageants pour les tenants de la théorie du réchauffement de la planète par les éruptions solaires, ont été publiés en avril 2006 (Proc. Royal Society series A, issue 2068, p1221-1223, 04/2006) et ...ils ont évidemment été superbement ignorés par les médias et les "experts" du GIEC (dans leur rapport de février 2007)...qui ne croient pas aux preuves expérimentales et qui préfèrent faire confiance aux prophéties d'ordinateur ... Car il s'agit ici d'évidences expérimentales indiscutables qui ne dépendent ni des hypothèses ni des paramètres inconnus, ni des méthodes de calcul. Ce sont des faits, purs et simples.
Il est particulièrement intéressant de remarquer que Regis Harrison était loin d'être un supporter des idées de Svensmark et de l'influence des rayons cosmiques sur l'ennuagement de la Terre avant qu'il entreprenne ces recherches. En 1999, Il avait rédigé un rapport particulièrement critique sur les idées que les rayonnements ionisants pouvaient influer sur le climat.Vous pourrez le constater en consultant son site Internet. C'est sans doute parce qu'il voulait infirmer ces idées qu'il a entrepris ces travaux statistiques sur les nuages au dessus de l'Angleterre. Mais comme tous les bons chercheurs placés devant l'évidence expérimentale, il reconnaît que Svensmark et al. avaient raison.

Dans le même esprit, deux chercheurs Indiens, Subarna Bhattacharyya et Roddam Narasimha (Journal of Geophysical Research, vol. 112, D24103, doi:10.1029/2006JD008353, 2007) ont étudié les possibles corrélations entre la mousson indienne et l'activité solaire et ceci au plan régional c'est à dire avec une grille de pas assez fin. La corrélation est extraordinairement nette (99,5% de confiance), ce qui démontre une fois de plus le lien direct entre l'activité solaire et l'ennuagement conformément à la théorie de Svensmark et al, et qui corrobore les observations précédentes de Regis Harrison et David Stephenson.
Par ailleurs, on sait que les modèles GCM (General Circulation Model) de circulation générale de l'atmosphère utilisés par les programmeurs du GIEC sont totalement incapables de fournir des prédictions correctes pour les moussons. Devant ces évidences, on ne peut que conseiller au GIEC une fois encore, mais sans illusions, de jeter un coup d'oeil du côté du soleil...quitte à se faire appeler "chevalier de la Terre plate".
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Et enfin, dans le même ordre d'idée, une étude récente (parue le 2 Juin 2007, dans le Journal of South African Intitution of Civil Engineering) sur la corrélation absolument frappante qui existe entre les quantités de pluies en Afrique du Sud et les éruptions solaires. Les auteurs ( WJR Alexander, F. Bailey, DB Bredenkamp, A van der Merwe et N Willemse) ont rassemblé les données hydrométéorologiques collectées en Afrique du Sud, jour après jour, par les quelques 500000 stations réparties dans le pays et ceci pendant les 150 dernières années.
Je ne peux résister au plaisir de vous montrer cette courbe qui analyse le niveau du grand Lac Victoria entre 1896 et 2005 et démontre la corrélation frappante qui relie le niveau du lac (et donc des pluies) avec le nombre des taches solaires. La voici :

lakevictoria

En noir, le niveau naturel du lac Victoria. En rouge, la courbe qui donne le nombre de taches solaires (autrement dit le nombre d'éruptions solaires) pendant la même période. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette corrélation ne peut être le fruit du hasard ! Cela rejoint, en plus clair encore, les résultats précédents des mesures que Harrison et Stephenson ont récemment effectuées pour le Royaume Uni. Vous trouverez l'article ici (en pdf et en anglais, bien sûr). Avouons que comme corrélation, c'est tout autre chose que de voir deux courbes croître de manière monotone comme le fait le GIEC avec le taux de CO2 et la température et d'en déduire une corrélation! Les auteurs de cet article, tous experts dans ce domaine, recommandent d'ailleurs aux autorités de leur pays de prendre en compte ces résultats pour la gestion de l'eau qui est un problème crucial en Afrique du Sud. Ils ajoutent, mi-figue mi-raisin qu'ils n'ont trouvé aucune corrélation avec le taux de CO2 présent dans l'atmosphère ! A noter que ces auteurs ne semblent pas connaître les travaux récents de Svensmark et Nir Shaviv sur ce sujet, puisqu'ils ne les citent pas dans leur bibliographie. Non plus que les résultats de Harrison (UK)ou Hiremath (Inde), ni ceux des chercheurs du CALTECH sur le niveau du Nil, ce qui n'enlève rien au mérite de leur découverte. Bien au contraire.
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A noter, pour être équitable, qu'Edward Ney avait suggéré, lui aussi, en 1959 et après une série d'expériences qu'un tel mécanisme devait exister. En cela, il reprenait fidèlement les idées du brave William Herschel en 1801. Comme c'est souvent le cas en Science, une idée émerge quelque part, puis elle est délaissée jusqu'à ce qu'elle soit reprise par quelqu'un d'autre. Elle peut être délaissée là encore et ainsi de suite jusqu'à que les choses arrivent à maturité... Cela peut prendre plusieurs siècles ! La Science est comme la Justice : Elle avance très lentement et pas à pas, pour éviter de se tromper ! Et puis, il faut souvent attendre que les progrès techniques aient permis la mise au point de méthodes plus sophistiquées pour résoudre les problèmes...

Et voici encore un résultat récent montrant une corrélation manifeste sur près de 1000 ans d'histoire entre l'intensité des rayons cosmiques et la température terrestre.

Il s'agit d'une étude menée par deux chercheurs japonais (Kasaba et Tokashima, Congrès de l'American Geophysical Union) qui ont prélevé des carottes sur de très vieux arbres (certains avaient 1400 ans !) pour en étudier la proportion de carbone 14. Il se trouve que le C14 qui est un isotope du carbone naturel (C12) est uniquement produit par les radiations cosmiques. Nos deux chercheurs japonais ont donc tracé une courbe donnant l'intensité des radiations cosmiques (mesurée par la concentration de carbone14carbone 14 par rapport à la concentration de C12), en fonction du temps ( mesuré en comptant le nombre des anneaux de croissance). Autrement dit, ils ont utilisé le proxy "C14 dans les anneaux des arbres" pour analyser la proportion de rayons cosmiques depuis plus de mille ans. Ce faisant, ils ont obtenu la courbe ci-contre qui est proprement époustouflante !

En effet, on retrouve parfaitement, de l'an 900 à nos jours, la courbe des températures bien connue avec l'optimum médiéval ( la période chaude, vers 1200, donc pauvre en rayons cosmiques arrivant sur la Terre), la période froide correspondant aux minimas de Wolf, Sporer et Maunder (vers 1700), donc riches en rayons cosmiques impactant la Terre etc. La partie droite de la courbe correspond au relâchement du C14 par suite de la combustion des énergies fossiles dès le début de l'ère industrielle.

Tout cela est parfaitement cohérent avec les idées de William Hershell, de Ney, de Svensmark, de Shaviv, etc... et ne peut pas être nié.

Il apparaît donc bien que la température terrestre, du moins pour les mille ans qui ont précédé l'année 1900, ait été totalement déterminée par la proportion des radiations cosmiques venant de l'univers interstellaire et modulée par les éruptions solaires...Or nous vivons une période particulièrement riche en éruptions solaires qui dévient et donc atténuent le rayonnement cosmique parvenant sur notre planète provoquant sans doute une diminution de son ennuagement et donc son réchauffement....Alors, pourquoi le GIEC s'obstine t'il à nier cette possibilité ??? En quoi est-il naïf et irresponsable (ce sont les mot qu'avaient utilisé son président) de se fier à des découvertes aussi frappantes ? Est ce une "grand absurdity" comme avait dit lord Brougham en 1801, qui, bien entendu, ignorait tout cela ?

07/06/08. Voulez-vous encore une démonstration de cette belle corrélation entre les cycles solaires et la température terrestre ? Dirigeons nous vers l'observatoire d'Armagh en Irlande (Ulster) qui a conservé des archives qui remontent très loin dans le temps, depuis un peu avant 1800 pour être précis. Les gens d'Armagh ont réutilisé la technique de Labitzke-Pekarek citée plus haut. Voici ce qu'ils ont trouvé, à partir de leur base de données locales.armagh

En ordonnée la durée des cycles solaires (en années). Notez que l'échelle est représentée avec les cycles longs vers le bas. En abscisse, les dates.

Les points représentent les données de températures relevées à Armagh depuis 1800.

 

Ici encore, il faut être aveugle pour ne pas voir que la température a augmenté nettement lorsque les cycles solaires étaient courts ce qui correspond à une activité éruptive d'intensité accrue et donc, à un ensoleillement plus important sans doute parce qu'il y a moins de nuages si l'on en croit la théorie de Svensmark.

(Source)

 

 

 

J'en connais certains, adeptes de Real-Climate, qui persistent à penser, qu'il n'y a là rien d'autre que de simples coïncidences.. Alors, tout spécialement pour eux, permettez-moi d'insister...
En voici encore une (source) issue d'un livre (Stuiver, M. and Braziunas, T.F. 1988. The solar component of the atmospheric 14C record. In: Stephenson, F.R. and Wolfendale, F.R. (Eds.), Secular Solar and Geomagnetic Variations in the Last 10,000 Years. Kluwer, Dortecht, The Netherlands, p. 245.). La figure suivante a été reprise et citée par Feynman, J.( 2007. (source) Has solar variability caused climate change that affected human culture? Advances in Space Research 40: 1173-1180). Cette courbe représente la variation du taux de carbone 14 dans les tissus photosynthétisés conservés dans les cernes des arbres. Comme chacun le sait maintenant, le C14 n'est présent sur Terre que gràce aux rayons cosmiques (plus ou moins déviés par les éruptions solaires). Tracer la variation du taux de carbone 14 en fonction du temps revient à suivre la piste des éruptions solaires, au cours des siècles ou des décennies.C14

Voici la courbe en question :

Ce graphe rapporte le taux d'isotope C14 que l'on trouvait dans l'atmosphère au cours des années indiquées en abscisse. Ce travail est donc très proche mais indépendant de celui des deux Japonais cités ci-dessus. A noter que celui-ci commence en 800, les données des Japonais en 1000. Les courbes sont remarquablement proches.

Comme dans le cas précédent, il faut se souvenir que l'optimum médiéval (800-1300) était une époque remarquablement chaude tandis que le petit âge glaciaire (1400-1800) était, lui, remarquablement froid.

Et comme d'habitude, la période chaude (médiévale) correspond à une chute considérable du rayonnement cosmique sur le planète, tandis qu'on observe l'inverse pour le petit âge glaciaire (Je vous le rappelle : plus de rayons cosmiques = moins d'ensoleillement = plus froid) et il est prouvé (pas seulement à 90% !) que les rayons cosmiques sont moins déviés de leur trajectoire pendant les périodes calmes du soleil...

Enfin, l'article très récent (2008) suivant : Raspopov, O.M., Dergachev, V.A., Esper, J., Kozyreva, O.V., Frank, D., Ogurtsov, M., Kolstrom, T. and Shao, X. (2008. The influence of the de Vries (~200-year) solar cycle on climate variations: Results from the Central Asian Mountains and their global link. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology 259: 6-16.) trouve encore la même chose. Quelle coïncidence !

De même l'article de Raspopov, O. M., A. V. Dergachev, T. Kolström, A. V. Kuzmin, E. V. Lopatin, and O. V.  Lisitsyna (2007), Long-term solar activity variations as a stimulator of abrupt climate change, Russ. J. Earth Sci., 9, ES3002, doi:10.2205/2007ES000250. traduction accessible ici, trouve des corrélations nettes entre les changements climatiques et les cycles solaires durant l'holocène (- 9000 ans à nos jours)

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Et voici encore un clou dans le cercueil de la théorie de ceux qui ne veulent pas croire à la corrélation manifeste entre les cycles solaires et le climat de la planète : Il s'agit du résultat du travail de cinq chercheurs suisses et allemands U. Neff, S. J. Burns, A. Mangini, M. Mudelsee, D. Fleitmann et A. Matterqui, en 2001, ont publié une lettre dans Nature (411:290-293), sous le titre "Forte corrélation entre la variabilité solaire et la mousson d'Oman d'il ya 6000 à 9000 ans." les résultats de ses recherches sur une stalagmite prélevée dans une grotte en Oman (Arabie).
Neff et al ont soigneusement dosé la quantité de deux isotopes bien connus, le C14 et le O18 en fonction de la profondeur (c'est à dire de l'année de déposition) des couches internes de la stalagmite. Tout le monde sait qu'un stalagmite se forme très très lentement, par dépôts successifs de carbonates contenus dans une une goutte d'eau qui tombe du plafond d'une grotte. Ainsi une stalagmite peut-elle contenir des informations précieuses sur les conditions de l'environnement d'il y a plusieurs milliers d'années.

Le C14, présent sur notre planète est un isotope du carbone ordinaire (le C12). Le C14 présente la particularité de n'être produit que par le rayonnement cosmique qui atteint notre planète. Le C14 est donc le marqueur favori de ceux qui cherchent à connaître les fluctuations liés aux cycles éruptifs de notre astre solaire au cours des âges, sans que nous ayons accès aux observations directes des taches solaires de ces époques reculées...
L'isotope 18 (O18) de l'oxygène est naturellement présent dans l'oxygène de l'air qui est très majoritairement l'O16. On sait que le taux de déposition de l'oxygène 18 dépend directement de l'humidité et de la température.. Ainsi, la mesure du taux de l'O18 donne-t-elle une indication précieuse sur les conditions climatiques qui régnaient à l'époque du dépot de la goutte sur la stalagmite. Chercher la corrélation C14/O18, c'est donc chercher la corrélation entre le taux de radiation neffcosmique et le climat. C'est un principe analogue à celui qui sert pour l'étude des carottages glaciaires.


Voici, ci-contre, les courbes obtenues par Neff et al . Elle sont absolument confondantes, comme les précédentes. La corrélation est évidente et se trouve d'autant plus méritoire que les conditions climatiques (température et humidité) et l'irradiation cosmique ont beaucoup fluctué pendant cette longue période de notre histoire.

La figure du haut récapitule l'ensemble du spectre (en bas l'O18, en haut le C14) obtenu pour la période étudiée. En abscisse sont reportées les années en kyr BP, ce qui signifie en unités de 1000 ans avant notre époque (kiloyear before present)

Le graphique du bas est obtenu avec une meilleure résolution pour la période 7900 à 8350 années avant notre époque. On peut, sur ce diagramme, observer, presque année après année, l'excellente corrélation qui a existé entre le flux cosmique du soleil et les données climatiques qui régnaient alors sur la Terre...

Certains continuent encore à nier toutes ces évidences expérimentales en prétendant qu'il ne s'agit que de "coïncidences" fortuites ...et continuent à prétendre que les fluctuations du soleil n'influent pas sur le climat.

Je pense que ce seul graphique,( mais aussi tous les autres qui sont pourtant d'origines très diverses), montre à quel point, la foi exagérée dans les modèles informatiques de l'effet de serre du GIEC , peuvent conduire certains de nos contemporains jusqu'à l'aveuglement le plus total. C'est le cas des responsables du GIEC. A mon avis, ils ne pourront pas continuer encore longtemps à "oublier" l'effet des radiations cosmiques sur le climat. Les scientifiques disent "les faits sont têtus". On en peut pas se tromper très longtemps...

 

 

Pour conclure (provisoirement) cette longue litanie des effets des fluctuations de l'astre solaire sur le climat de la planète, voici le résultat d'un travail tout à fait étonnant, publié par quatre chercheurs américains White W.B., Lean J., Cayan D.R. et Dettiger M.D. en 1997 (Journal of Geophysical research 102; 3255). whiteCes derniers ont cherché à savoir s'il existait une corrélation entre l'évolution de la température des océans et les variations de l'irradiance solaire. Comme vous le savez sans doute, l'irradiation solaire (la lumière émise) est d'intensité particulièrement stable puisque l'on s'accorde à lui attribuer généreusement une oscillation, (ou fluctuation) de l'ordre de 0,1%. Cette fluctuation naturelle apparaît correspondre aux fameux cycles de 11 ans des éruptions solaires. Sur les 1360 watt/m2 émis, cela représente pourtant environ 1,3watt/m2 et se trouve donc de l'ordre de grandeur de l'effet du CO2, selon certains. Cependant, Il est vrai que seule une fraction de cette énergie solaire parvient sur Terre, parce que le reste est absorbé dans l'atmosphère. Quoiqu'il en soit, le GIEC termine tous ses rapports en déclarant que les variations d'irradiances solaires sont bien trop faibles pour expliquer le réchauffement actuel de la planète...
Ainsi, lorsque l'on cherche s'il existe une corrélation entre les fluctuations solaires et les températures des océans, on s'attend à ne rien trouver du tout ! Voire ! Regardez attentivement les courbes ci- contre, à droite :

En bas, l'irradiance solaire ( en Watt/m2) mesurée et lissée pour la période 1955-1996.. Les quatre courbes supérieures indiquent la température des quatre principaux océans de la planète pendant la même période. Les fluctuations des températures de ces océans ont été moyennées et ceci est indiqué par les courbes continues en noir sur ce graphique.

Si vous ne retrouvez pas l'image des fluctuations solaires dans les quatre courbes des températures des océans, c'est que vous avez mal regardé : La corrélation est évidente ! Il est difficile de la nier. Cela montre indubitablement que le flux issu de l'astre solaire joue un rôle essentiel pour déterminer la température des océans, même si ses variations sont extrêmement faibles, elles sont pourtant tout à fait efficaces !

Pour enfoncer le clou, s'il en était encore besoin, voici une figure extraite d'un article récent( source) de Willie W.H. Soon de l'Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, Cambridge Massachusetts, USA). La référence de cet article est : Geophys. Research Letters, vol 32, L16712, 2005 :soon1

 

Les courbes en pointillé représentent les anomalies de la température de l'air à la surface du cercle Arctique depuis 1880 jusqu'en 2000.

Sur la figure du haut, la courbe en trait noir épais représente les variations de la TSI, c'est à dire de l'irradiance solaire totale (Total Solar Irradiance) (voir la page des grands indicateurs du climat) pendant la même période. Comme je viens de vous le dire dans les paragraphes précédents, on sait que les variations de cette irradiance, bien que faibles, sont étroitement corrélées aux cycles solaires. La superposition de ces deux courbes est étonnante. Elle représente une autre vision de celle qu'avait trouvé Pekarek en 2001 et que je cite plus haut.

 

Pour la même période, les courbes du bas montrent la mauvaise corrélation qui existe entre le taux de CO2 ( courbe en trait épais noir) dans l'atmosphère et la même courbe de température que la précédente.

Willie Soon a étudié en détail la statistique de la corrélation entre ces courbes en utilisant la méthode des ondelettes. Ses résultats ne font que confirmer ce que nous voyons : Les variations solaires se corrèlent beaucoup mieux avec les températures que le taux de CO2 dans l'atmopshère...

 

 


Est-il encore nécessaire d'insister en citant les résultats publiés récemment dans Phys. Rev. Letters (la plus prestigieuse revue des physiciens, publiée par l'American Physical Society) 101, 168501 (2008) par trois chercheurs argentins (Pablo Mauas, E. Flamenco et A. Buccino, PB et AB sont chercheurs de l'Institut d'Astronomie et de Physique Spatiale de Buenos Aires) le 17 octobre 2008 ?

Cet article concerne une étude détaillée de la corrélation entre le flux ( d'eau) d'un des plus grands fleuves du monde et l'activité solaire de 1920 à 2000. Il s'agit du fleuve Parana qui se trouve dans la partie Sud-Est de l'Amérique du Sud. mauas
Le graphe (Fig. 2) ci-contre, tiré de l'article en question, vaut plus qu'un long discours :

La courbe en traits pleins noirs représente le flux du fleuve Parana.

La courbe en tiretés représente la nombre de taches solaires.

La courbe en pointillés représente la courbe de la TSI (Total solar irradiance qui, comme on le sait, est assez proche de celle des taches solaires)

Les unités en ordonnées sont évidemment arbitraires.

Ces courbe sont été obtenues en faisant une moyenne glissante de 11 ans pour lisser les cycles solaires individuels. Le coefficient de corrélation de Pearson entre le flux du fleuve et l'activité solaire est de r=0,78 ce qui est remarquable et confirme l'excellente corrélation déjà perceptible à l'oeil. A noter que les auteurs ont aussi observé des corrélations remarquables avec les variations du champ magnétique terrestre qui est lui-même corrélé au vent solaire et donc aux effets des rayons cosmiques galactiques (GCR), dans l'esprit des travaux récents (2007) de Vincent Courtillot et al.

Et en effet, la corrélation est (une fois de plus) stupéfiante...

Il est important de remarquer que le signe de la corrélation (augmentation de l'activité solaire -> augmentation du flux du fleuve) est conforme à celui trouvé par trois groupes d'auteurs, pour les moussons asiatiques.
1)A. K. Gupta, D. M. Anderson, and J. T. Overpeck, Nature (London) 421, 354 (2003).
2) R. Agnihotri, K. Dutta, R. Bhushan, and B. L. K. Somayajulu, Earth Planet. Sci. Lett. 198, 521 (2002).
3)U. von Rad, M. Schaaf, K. H. Michels, H. Schulz, W. H. Berger, and F. Sirocko, Quat. Res. 51, 39 (1999).
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4 décembre 08 : Encore un article récent (en 2008) sur les corrélations soleil-climat. Cette année, on ne les arrête plus !.

Dans la revue Science du 7 Nov. 2008 ( Vol 322, N°5903, pp 940-942) est paru un article intitulé " Test de la relation Climat-Soleil-Culture à partir des données sur 1810 années provenant d'une grotte Chinoise". Il est de Pingzhong Zhang et al. Les auteurs viennent de diverses universités et centres de recherches chinois et américain. Cette étude est financée par la NSF et diverses institutions chinoises,.

Les chercheurs ont analysé les isotopes contenus dans un morceau de stalagmite d'un mètre cinquante de longueur provenant d'une grotte de Wanxiang (Nord de la Chine). Cette stalagmite a enregistré au cours des années, des informations sur la mousson asiatique (AM). Les collègues de cette équipe ne cachent pas leur admiration pour cette découverte qui, selon Richard Kerr, le chroniqueur de Science (source), "fournit la preuve la plus décisive, à ce jour, pour un lien entre le climat, le soleil et la Culture " (NDLR : Il n'a pas dû lire les articles précédents mais c'est un grand pas en avant pour cette revue et pour Richard Kerr) .
Je précise que le mot "culture" est ici utilisé dans le sens de "civilisation". En effet -mais je ne m'étendrai pas sur ce sujet ici- les chercheurs qui ont mené cette étude ont non seulement trouvé qu'il existait un lien fort entre l'activité solaire et le climat mais encore que ces fluctuations qui avaient fait alterner pluies abondantes et sécheresses avaient aussi déterminé les changements d'ères chinoises (successivement Tang, Song, Ming et Qin).

La technique utilisée est classique. Une proportion notable de sels d'Uranium et de Thorium ont permis une datation précise ( à 2,5 ans près !) des couches déposées. Comme a l'accoutumée pour les stalagmites, c'est l'isotope 18 de l'oxygène qui a servi analyser les quantités de pluie en fonction du temps. A ce sujet, Gerald Hau, paléoclimatologue Suisse qui ne tarit pas d'éloge dit " Je pense que c'est un des plus beaux articles que j'ai vu depuis longtemps". Il ajoute " Ils ont littéralement enregistré l'histoire de la pluie sur le Nord de la Chine depuis 1800 ans". zhang1

 

 

Voici les courbes maîtresses de l'article en question qui concerne la période allant de l'an 200 de notre ère à l'année 2000. Les trois courbes en vert (identiques) résultent des mesures exposées dans cet article. Les coïncidences avec d'autres mesures (avance-recul des glaciers et soleil) sont indiquées par les courbes superposées et de couleurs différentes. On relève :

Courbe A) En rouge, L'indice des périodes de sécheresses et d'inondations plus anciennes, relevées à 150 km au nord de la grotte de Wanxiang (à LongXi). Les sécheresses pointent vers le haut. Les zones jaunes résultent d'autres mesures identiques faites à LongXi.

Courbe B) Avance et recul des glaciers alpins suisses (Gorner (bleu foncé) et Grindelwald (bleu clair))

Courbe C) Irradiance solaire à partir des analyses des isotopes 10 du Béryllium et du carbone 14 (Musheler 2007)

 

 

Comme on peut le voir, ces graphiques obtenus à partir de mesures effectuées en Chine et dans les Alpes suisses, mettent en évidence aussi bien l'Optimum médiéval ( vers l'an 1000) que le petit âge glaciaire (1300-1700). Autant dire, comme on le sait déjà, que le graphique en crosse de hockey de Michael Mann est carrément démenti par ces résultats, tout comme son argument qui consistait à dire que l'optimum médiéval n'avait concerné que la zone Nord-Atlantique (ce qu'il ne pouvait démentir à cause de l'histoire bien documentée de cette région). Ceci est confirmé par la Fig 3 de l'article qui établit une comparaison entre les différentes reconstructions des températures, par modèles et dendrochronologie. La figure 3 montre que la crosse de hockey surestime grandement ( d'un facteur 2, au moins) les températures du 20ème siècle et atténue l'optimum médiéval. Il montre aussi, contrairement aux affirmations de Mann et al, que les températures actuelles n'excèdent pas celles de l'optimum médiéval.

Ces graphiques montrent aussi de manière frappante, et une fois de plus, la corrélation étroite qui existe entre l'irradiance solaire (et donc les cycles solaires) avec le climat et ceci, jusqu'en l'an 2000, bien que les auteurs complètent leur article par la fameuse "petite phrase magique" (comme signalé par Lindzen et illustré par 3 exemples ici) qui déclare que cela ne marcherait que jusqu'en 1960 (parce que ça diverge des modèles informatiques (!)... et c'est assez étonnant : en général on dit 1980)... parce que l'effet du CO2 pourrait avoir pris le dessus sur le forçage solaire. Parbleu, il faut bien parvenir à se faire publier dans Sciences et ne pas se couper des crédits de la National Science Foundation qui a financé cette étude...Dans cet esprit, je me demande comment ils vont faire pour écrire une "petite phrase magique" pour justifier la période 1998-2008 où la température globale est restée stable ou a diminué alors que le taux de CO2 augmentait à grande vitesse... Tandis que l'activité solaire, elle, diminuait,... comme il se doit. (voir indicateurs); ça va être dur !

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27 Déc. 2008 : Robert V. Baker est professeur associé à la Division de Géographie de l'Université de Nouvelle Angleterre en Australie. Il vient de baker publier un article particulièrement détaillé sur les corrélations entre les cycles solaires et les fluctuations du SOI ( Indice des oscillations Sud) de l'Est de l'Australie. Cet article est intitulé "Analyse exploratoire des similarités entre les phases magnétiques des cycles solaires et des fluctuations du SOI, dans l'Est de l'Australie". Il a été publié en Décembre 2008 dans la revue (peer-reviewée) Geographical Research 46(4), 380-398, Déc 2008. Malheureusement pour les lecteurs non universitaires, cet article n'est pas en accès libre (il est payant) mais plusieurs revues en ont porté témoignage. (source)

L'indice quasi-périodique SOI mesure le différentiel de pression atmosphérique au niveau de la mer entre Tahiti et Darwin. Cet indice est déterminant pour les sécheresses et les fortes pluies qui affectent périodiquement l'Australie, l'Inde, l'Amérique du Sud ainsi que l'Afrique. Il concerne dont essentiellement l'hémisphère Sud de notre planète.
L'indice SOI donne une indication (source) sur le comportement de la circulation atmosphérique au dessus du Pacifique. Quand l'indice SOI est positif, les vents dominants partent des régions du Pacifique Ouest plus chaudes où ils se chargent en humidité, ce qui résulte en une forte pluviométrie sur les régions Est de l'Australie. Ainsi, une année à SOI positif conduit à une pluviométrie au dessus de la moyenne. Lorsque le SOI est négatif, le différentiel de pression est plus faible, les vents dominants sont atténués et la pluviométrie en australie est généralement en dessous de la moyenne.
Comme on le voit, la prédiction de l'indice SOI est une donnée cruciale pour l'agriculture et la gestion des eaux ( en particulier) en Australie.

L'analyse de Robert V. Baker est basée sur les différents cycles du soleil construits autour du cycle bien connu de Schwabe (périodicité 11 ans, environ). Baker envisage les interactions entre le champ magnétique lié aux éruptions solaires et le champ magnétique terrestre. Comme on le sait, le champ magnétique solaire résultant des éruptions solaires s'inverse lors du passage d'un cycle solaire au suivant. Ainsi, tous les 22 ans environ, le champ magnétique solaire se trouve être de même sens que le champ magnétique terrestre ou de sens opposé à celui-ci pour le cycle de schwabe suivant. Cette périodicité de 22 ans, déjà mentionnée par Alexander (voir ci-dessus) et d'autres, est connue sous le nom de cycle de Hale. Elle faitbaker1 donc intervenir la parité du numéro du cycle. De plus, la succession de 4 cycles de Hale conduit aux cycles de Gleissberg dont la périodicité est donc d'environ 88 ans. Le sens relatif des champs magnétiques solaire et terrestre a une grande importance pour la déviation des particules ionisantes propres à la fécondation des nuages, selon la théorie de Svensmark.

Robert Baker étudie en détail les corrélations SOI-(croissances ou décroissances des cycles), lors des différentes phases des éruptions solaires connues sous les noms alpha, beta, khappa, gamma et omega et plus spécifiquement les phases dites SPP (Sun's south pole positive) qui se reproduisent tous les 22 ans, selon les cycles de Hale. Les données SOI sont connues avec précision depuis 1876 ce qui permet une analyse fine des corrélations sur une assez longue durée. Baker étudie également l'influence des cycles de Gleissberg.

Compte tenu de la complexité de cet article, il est impossible d'en donner un compte rendu détaillé ici, mais ce qu'il faut retenir c'est la règle simple énoncée par Baker pour la prévision du SOI (et donc des périodes de sécheresses ou de fortes pluies) en conclusion de cette étude extensive. Le texte anglais de Baker est assez obscur : " An underlying ‘rule of thumb’ for SOI prediction is that the greater the positive (or negative) rate of change in sunspots and associated field activity, the more likely there will be positive (or negative) SOI fluctuations (and similarly for negative changes)".
Voici une traduction simplifiée de ce que dit Baker : La règle sous-jacente pour la prédiction du SOI réside dans l'observation que plus rapide est le taux de croissance du nombre de taches solaires et de l'activité magnétique solaire associée, plus grande est la probabilité qu'il y aura des fluctuations positives de SOI. Et vice versa.
Ce qui en terme plus simples peut s'exprimer de la manière suivante : " Lorsque le nombre des taches solaires augmente rapidement, le SOI connaît une évolution positive (et vice-versa).
A noter que les conclusions de Baker sont cohérentes avec celles d'Alexander pour l'Afrique du Sud (ci-dessus) qui retrouve lui aussi des corrélations nettes avec le cycle de Hale de 22 ans et qui note que la pluviométrie augmente quand les éruptions solaires sont plus intenses.

Baker affirme qu'il a entrepris ces recherches dans un but prévisionnel. Cependant, il n'ignore pas les implications de ses résultats sur le débat actuel sur le réchauffement climatique. Voici ce qu'il a déclaré à ce sujet (source) :

"Nous devons mettre au banc d'essai le système naturel ( c'est à dire avec le soleil) avant de chercher l'effet des additions ( par exemple avec le CO2)" déclare Baker "Comparer les données actuelles avec les celles du siècle précédent peut nous donner une idée de l'effet de l'ajout des gaz à effet de serre. Mais enfouir sa tête dans le sable en affirmant que le soleil n'a aucun effet sur le changement climatique représente un déni virtuel de la réalité historique." (caractères gras du traducteur). On en peut mieux dire !

Le 22 décembre 2008, (source) Robert Baker ajoute aussi quelques commentaires intéressants sur l'arrêt prolongé de l'activité solaire en cette fin du cycle 23 : "La période du minimum des taches solaires qui marque la fin du cycle 23, dont la fin était prévue pour octobre 2007, se poursuit. En fait, nous pourrions entrer dans une période prolongée d'activité solaire minimale comme celle qui a conduit aux "sécheresses de la Fédération" ( NDT de l'Australie) au tournant du XXème siècle, avec un abaissement à venir des températures pour une décennie. " (conformément à cette page)
NDT : Baker fait ici allusion à la période froide des premières années du XXème siècle qui s'est traduite par des sécheresses prolongées en Australie. En fait le refroidissement des océans est responsable d'une SOI négative comme expliqué plus haut et donc d'une moindre humidité portée par les vents dominants au dessus de l'Australie.

Note : Les lecteurs attentifs auront certainement remarqué que le graphique de Al Pekarek (ci-dessus) qui établit une corrélation entre les températures de l'hémisphère Nord et les durées des cycles solaires, montre que la température augmente quand les cycles sont de courte durée. Alexander et Baker trouvent que ces cycles intenses et de courtes durées entraînent des périodes pluvieuse, ce qui peut paraître troublant si on se souvient du modèle de Svensmark. En réalité, il est patent que les périodes de refroidissement des océans conduisent plus souvent à des sécheresses (tout comme avec l'ENSO et les Etats Unis). En effet et comme le montrent les variations du SOI, un refroidissement des océans entraîne généralement une modification des vents dominants qui affecte la pluviométrie sur les continents. Autrement dit, si la quantité de nuages générés par les rayons cosmiques change en fonction des cycles solaires, ce qui modifie la température terrestre, (d'après Svensmark), ce sont les vents dominants qui déterminent la pluviométrie. Il s'agit de deux phénomènes distincts mais interdépendants, qui se révèlent corrélés aux cycles solaires.

De fait, les températures des océans (White et al), la température globale ( Labitzke, Pekarek et les nombreux auteurs cités ci-dessus) et la pluviométrie (Alexander, Baker) sont tous dépendants des cycles du soleil.
Ceux-ci se révèlent ainsi comme le véritable chef d'orchestre de la climatologie de notre planète.

Ce n'est pas vraiment une surprise, n'est-ce pas ?
Ce qui en est une, par contre, c'est que certains "scientifiques de l'establishment" persistent à nier cette évidence...

Mais ils progressent :
Lockwood et Frohlich admettaient que le lien activité solaire-température du globe était valable jusqu'en 1980 ... mais plus après.
Au jour d'aujourd'hui, plusieurs climatologues du GIEC admettent que ce lien était valable jusqu'en 1994... mais plus après.
Il ne reste plus que 14 ans..

Mise à jour 25 Nov 2009 : En réalité, Lockwood et Frohlich ont utilisé les données solaires dites PMOD TSI (modifiées par eux-mêmes) défaillantes, au contraire des données ACRIM (confimées) qui s'avèrent donner un résultat satisfaisant jusqu'à nos jours. Nicola Scafetta a donné un comparatif très détaillé des données PMOD TSI versus ACRIM (et NIMBUS) devant l'EPA américain ( avec des témoignages écrits de responsables des missions qui incriminent les modification de Lockwood et Frohlich)  dans lequel il montre que les données PMOD sont invalides et les données ACRIM correctes...

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19 Janvier 2009 : Champ magnétique terrestre, activité solaire et climats : D'après une étude récente, il existe un lien évident entre le champ magnétique terrestre et la pluviométrie tropicale.
L'année 2009 commence bien pour les "solaristes" et les "cosmoclimatologues"...

Dans le même esprit que les articles précédents et en ce mois de Janvier 2009, est paru dans la revue Internationale Geology sous le titre "Is there a link between Earth's magnetic field and low-latitude precipitation? ". Soit : "Existe-t-il un lien entre le champ magnétique terrestre et les précipitations aux basses latitudes") un article remarquable de deux chercheurs Danois (Mads Faurschou Knudsen and Peter Riisager) du Geological survey de Copenhague, et des Universités d'Aarhus et de l'Université d'Oxford (Référence : Geology 2009;37;71-74, doi:10.1130/G25238A.1) (article complet en pdf).( article de revue de l'AFP ici, contenant deux erreurs grossières : l'une sur l'explication de la méthodologie employée : la mémoire du champ magnétique terrestre ne provient pas des stalagmites et stalactites Chinois et en Oman. C'est la pluviométrie ! Et l'autre, assez amusante, sur les rayons cosmiques qui sont carrément rebaptisés " rayons cosmétiques" dans la dépêche de l'AFP.
Bravo l'AFP !. ça mérite bien un bonnet d'âne (en poil de blaireau...))

Les résultats de l'étude de ces deux chercheurs méritants, qui n'ont pas craint de braver les foudres du GIEC et de ses affidés, ont ainsi apporté de l'eau au moulin de la théorie de Svensmark (connue sous le nom de Cosmoclimatologie) qui, comme vous le savez si vous avez lu ce préambule, prévoit que les champs magnétiques solaire et terrestre combinés, contribuent à dévier les particules ionisées (rayons cosmiques) en provenance du cosmos et qui, normalement impacteraient la Terre et son atmosphère. Le rôle de ces GCR (Galactic Cosmic Rays) selon Svensmark et ses collègues résulterait en une variation de la couverture nuageuse (et donc de la pluviométrie et de l'ensoleillement) qui règne sur la planète selon un processus qui s'apparente à celui qui est utilisé dans les chambres à brouillard de Wilson. Ce processus est en cours d'étude au CERN de Genève comme je le raconte plus bas, avec quelques détails.

dongge

Comment ont procédé nos deux chercheurs Danois ? Leur étude couvre la période allant de -150 ans à -5000 ans, avant la période actuelle. C'est à dire pendant l'Holocène.

  • Ils ont rassemblé les données dites paléo-(ou archéo)-magnétiques, publiées par plusieurs auteurs dans les années précédentes et collectées au sein de la base GEMAGIA.50, sur le moment dipolaire du champ géomagnétique issu de laves volcaniques et de matériaux archéologiques calcinés, pour la période considérée. En effet, cette technique exige que les matériaux à mémoire magnétique aient été chauffés à haute température puis refroidis brusquement. Les données géomagnétiques sont en noir sur la figure ci-contre. (l'échelle est à droite)
  • Ils ont collecté les données de pluviométrie correspondantes, mesurées avec l'isotope Oxygène-18 des zones tropicales extraites de l'analyse des stalagmites et des stalactites trouvées dans des grottes en Oman et en Chine (notamment grotte de Dongge), du type de celles utilisées par Zhang et al (ci-dessus). Les données pluviométriques sont en gris-bleu sur la figure ci-contre. (l'échelle est à gauche)

 

La confrontation de ces deux courbes obtenues avec des données d'origines totalement différentes est assez remarquable comme on peut le voir sur la figure ci-contre. Les données reportées sur les figures A et B ont été obtenues avec des lissages différents. Les coefficients de corrélations r sont très bons ( 0,89 et 0,71). Les exemplaires prélevés dans les grottes de Qunf en Oman montrent aussi des corrélations identiques mais moins complètes que celles des données chinoises.

Il serait étonnant que de telles corrélation soient fortuites, d'autant plus qu'elles viennent à l'appui des résultats publiés par Courtillot et al en 2007. Courtillot et ses collègues avaient trouvé une corrélation remarquable entre les données géomagnétiques et les températures terrestres sur une longue période. Comme on le sait, la publication des résultats de Courtillot et al, a donné naissance à une violente polémique portant sur l'utilisation des bases de données. De façon tout à fait inhabituelle en matière de sciences où rien n'est jamais définitivement prouvé, cette polémique a été rendue publique au moyen d'articles venimeux publiés par les grands quotidiens français Le Monde, Libération et Le Figaro. On y reprenait les termes d'une violente attaque issue du site RealClimate (le site fondé par Michael Mann, l'homme de la crosse de hockey) qualifiant Courtillot de "chevalier de la Terre plate". En 2008, Courtillot et ses collègues ont publié un article plus complet et plus détaillé montrant, de nouveau, les corrélations frappantes qui existent entre les variations solaires et les températures du globe.

Tout ceci vient, bien sûr, à l'appui de la théorie de Svensmark. En effet, c'est la combinaison du champ magnétique terrestre et du champ magnétique solaire (généré pendant les périodes d'activité éruptive) qui peut dévier les rayons ionisants responsables de l'ensemencement des nuages de la planète.
Un des deux chercheurs Danois, (source) interrogés par un journal Danois précisent que " Nos résultats montrent une forte corrélation entre la force du champ magnétique terrestre et la quantité de précipitation dans les tropiques". Knudsen, lors de ce même interview ajoute : "La seule explication que nous pouvons fournir pour expliquer la connexion (géomagnétisme-climat) est d'invoquer les mêmes mécanismes physiques qui sont présents dans la théorie de Svensmark."

La fin du texte de l'AFP (qui a beaucoup forcé sur l'alarmisme au réchauffement climatique anthropogénique, ces dernières années), est amusante : " Les deux chercheurs reconnaissent que le CO2 joue un rôle important dans le changement climatique." affirme l'AFP.
Ce que rectifie Riisager par un correctif cinglant " Mais le climat est un système d'une incroyable complexité et il est peu probable que nous ayons une vue complète des facteurs qui jouent un rôle et de ceux qui sont importants dans une circonstance donnée."

Je doute fortement que Riisager et Knudsen soient des supporters de la théorie anthropique, ne serait-ce que parce que leur article ne fait jamais et à aucun endroit, mention du CO2. Je l'ai relu plusieurs fois et je peux vous affirmer que ni le CO2, ni les gaz à effets de serre ne sont jamais cités dans cet article !

Il fallait bien que quelqu'un la sorte, la petite phrase magique (voir ici dans le bonnet d'âne) . Mais, dans ce cas présent, c'est l'AFP qui l'a écrite..( entre autres âneries qui lui ont valu un bonnet d'âne bien mérité)....et non pas les chercheurs.

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23 Janv.2009 : Rayons cosmiques et atmosphère : Observation directe de l'effet de la température de la stratosphère sur les rayons cosmiques. Bien que cette découverte ne prétende absolument pas confirmer la théorie de Svensmark et al (qui concerne plutôt la basse atmosphère), je ne résiste pas au plaisir de vous la faire partager car elle est très révélatrice de la manière dont fonctionne la Science. Ici, ce sont les physiciens des particules qui font progresser la climatologie et la météorologie. Alors quand on vous dit que vous n'êtes pas climatologue...

Comme tous les chercheurs le savent, une étude entreprise avec un but précis, conduit très souvent à l'observation d'un phénomène inattendu qui se révèle plus intéressant que l'objectif initial. C'est pour cela que, comme la grande majorité de mes collègues, je professe les plus grands doutes sur l'intérêt de la recherche "pilotée" (par les projets gouvernementaux, entre autres). Ce qui est réellement important pour la science n'est, en général, jamais prévu à l'avance...

La découverte importante que je vais vous décrire ici en quelques mots est un exemple frappant de découverte inattendue effectuée au sein d'une démarche totalement différente. Cela porte un nom : La sérendipité (mot tiré d'une légende du royaume de Serendip en Indes). Ceci est enseigné aux étudiants américains.. mais pas aux français, sans doute trop cartésiens. Dommage ! C'est pourtant comme cela qu'ont été découverts le tirage des fibres, la rayonne (un assistant de Pasteur), la pénicilline, le nylon et des milliers d'autres choses.. minos2

Cette découverte remarquable résulte d'une collaboration fructueuse (notamment dans le projet MINOS, avec les américains) entre le National Centre for Atmospheric Sciences et le Science and Technology Facilities Council, tous deux du Royaume-Uni.. L'article de presse du NCAS est ici. L'article est publié au Geophys. Res. Lett., doi:10.1029/2008GL036359, sa version pdf est ici (en ligne, mais payant).

Ci-contre, à droite, une vue du puits de l'expérience MINOS.

Les auteurs ont analysé un enregistrement de 4 années de données sur les rayons cosmiques enregistrés au fond d'une mine désaffectée dans l'Etat du Minesota (USA). Ils ont observé une corrélation quasi-parfaite entre les rayons cosmiques détectés et la température stratosphérique, ce qui est compréhensible de la manière suivante : Les rayons cosmiques aussi appelés muons résultent de la dégradation spontanée d'autres rayonnements cosmiques, connus sous le nom de mesons. L'augmentation de la température de l'atmosphère résulte en une dilatation de celle-ci de telle manière que moins de mesons sont détruit par impact sur des molécules d'air (O2, N2 etc...), ce qui laisse un plus grand nombre de ces derniers qui ont échappé aux impacts, subir la dégradation naturelle en muons. Ainsi, si la température de l'atmosphère augmente, on s'attend à observer plus de muons. C'est bien ce que l'on voit.

Mais ce qui a surpris les chercheurs c'est la brusque et intermittente augmentation du nombre de muons observés pendant les mois d'hiver.Ils ont vérifié que ces bouffées de muons, plus ou moins localisées, correspondent à des augmentations brutales de température de la stratosphère de quelques 40°C. Ce qui est connu (pour l'hémisphère Nord) mais difficile à observer par ballons et satellites, sous le nom de "Réchauffements Stratosphérique Soudains". Ces événements se produisent à peu près tous les ans et sont réputés imprévisibles.

Le mieux est d'écouter ce qu'ont à nous dire les auteurs de cette découverte. S'agissant d'un communiqué de presse du NSAS, on peut penser, sans risque, que l'on ne souffrira pas de distorsions de déclarations comme celles qui affectent assez systématiquement les communiqués des agences de presse (l'AFP comme Reuters).

le DR. Giles Barr ( Univ. Oxford) : "C'est marrant de se retrouver (NDT : au fond d'un puits de mine désaffectée) à 800 m de profondeur en train de faire de la physique des particules. C'est encore mieux de savoir que de là, on est capable de suivre ce qu'il se passe dans une partie de l'atmosphère et qu'il est très difficile de mesurer autrement".

Le responsable de l'équipe, le Dr Scott Osprey dit : "Jusqu'à maintenant nous avons dépendu des mesures satellites et des ballons pour nous donner des informations sur ces événements météorologiques importants. Maintenant, nous avons la possibilité d'utiliser les enregistrements sur les rayons cosmiques datant de 50 ans pour avoir une idée assez précise de ce qui s'est produit en matière de température de la stratosphère en fonction du temps...."

Le Professeur Jenny Thomas, porte-parole de la mission MINOS du University College of London déclare que " Le problème que nous envisagions d'étudier avec la mission MINOS concernait les propriétés de particules fondamentales que sont les neutrinos qui est un ingrédient crucial de notre modèle de l'Univers; mais ainsi que c'est souvent le cas, en gardant un esprit ouvert vis à vis des données collectées, l'équipe de recherche a été en mesure de révéler une découverte inattendue qui va aider notre compréhension des phénomènes minos climatologiques et météorologiques."

 

Je vous propose de visionner ce petit film réalisé par cette équipe anglaise à partir de cette nouvelle technique. Pour la voir, cliquez sur l'image. (source)

On y observe très bien l'évolution des températures de la stratosphère, avec de brusques bouffées de chaleur (zones rouges sur le film) et des refroidissements fluctuants. La première partie du film est prise au pôle Sud. On distingue très bien l'antarctique et le trou de l'ozone au dessus, ainsi que son évolution. La fin du film montre quelques images prises au dessus du pôle Nord.

 

Que peut-on en penser ?

-Tout d'abord que la science climatique et (ou) météorologique fait des progrès considérables, souvent par des voies détournées et imprévues. Vous noterez que les avancées, ici rapportés, ne sont pas dus à des climatologues ou à des modèles informatiques mais à des physiciens des particules.
-Cette découverte met en évidence un interaction entre le rayonnement cosmique et la stratosphère. Dans le cas présent, les rayons cosmiques servent de détecteurs et non pas d'initiateurs comme dans le théorie de Svensmark ou dans les expériences en préparation au CERN de Genève (CLOUD). Néanmoins, ceci représente un progrès considérable sur notre connaissance des flux de chaleurs dans la stratosphère. A noter que les mesures rapportées ici constituent une grande première pour le pôle Sud. Sans aucun doute, cela va aussi nous permettre de mettre sur la sellette le modèle standard du trou de l'ozone (Crutzen et al) lequel est actuellement très sérieusement remis en question, notamment par le Professeur Canadien Qin-Bin Lu qui pense que le trou de l'ozone doit tout ou presque, aux rayons cosmiques (cet article de la DTU, entre autres).

Alors quand les modèles du GIEC disent avoir tout compris ... on a quelques doutes...
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1er Mars 2009 : A 37 ans, l'astrophysicien Nir Shaviv (son site prof. et son remarquable site personnel Sciencebits), actuellement professeur au prestigieux Racah Institute de Jerusalem est sans aucun doute un des plus brillants physiciens de sa génération. Son nom, shavivsouvent associé dans cette colonne à celui de Svensmark (dont il partage les idées) est évoqué à plusieurs reprises dans les paragraphes précédents pour ses remarquables travaux (notamment avec Jan Veizer) sur les corrélations existantes entre les cycles solaires et la température terrestre.

Tout récemment (le 4 Nov. 2008), Nir Shaviv a publié un article dans la revue (révisée par les pairs) Journal of Geophysical Research Vol. 113, A11101, doi: 10.1029/2007JA012989, 2008, intitulé " Using the oceans as a calorimeter to quantify the solar radiative forcing".

Soit :" L'utilisation des océans comme calorimètre pour mesurer le forçage radiatif du soleil"

Si vous avez lu attentivement cette page, vous savez déjà que le GIEC de l'ONU et ses affidés négligent systématiquement, dans leurs calculs, la prise en compte des variations de l'irradiance solaire (qui est le flux lumineux émis par ce dernier), pour la simple raison que ces variations sont très faibles. Et de fait, l'irradiance solaire appelée aussi 'la constante solaire" dont la valeur est d'environ 1366 W/m2 (TSI en anglais, Total Solar Irradiance) ne fluctue que de moins de 1 W/m2 ce qui correspond à une variation très faible de l'ordre de 0,17W/m2 sur les 240 W/m2 qui sont absorbés par notre planète. "Une paille" disent-ils par rapport au forçage terrestre d'environ 1 W/m2 dû à l'effet direct du CO2 anthropique (et plus avec les rétroactions supposées). Cet argument constitue l'essentiel de la défense des tenants du réchauffement anthropique dû au CO2, face aux solaristes comme Nir Shaviv et beaucoup d'autres, tels que ceux qui sont cités dans son article ou dans cette chronique.

Le contre-argument des solaristes s'appuie sur un raisonnement à double détente :

  • D'une part, ils mettent en avant le très grand nombre de corrélations observées entre l'activité solaire et la température terrestre, sur des millénaires (et même plus, cf. l'article de Jan Veizer et Nir Shaviv), sous toutes les latitudes et sur une très grand nombre d'observables tels que les niveaux des rivières et des lacs, les traces paléo-climatiques dans les stalagmites ou autres fossiles, y compris en dendrochronologie, avec les cycles solaires (Schwabe, Halle et Gleissberg), telles que j'en ai répertorié quelques-unes dans les billets précédents. Les solaristes ne manquent pas aussi de rappeler que la période de réchauffement écoulée correspond justement à un maximum d'activité solaire (depuis quelques milliers d'années), tout comme les minima d'activité solaires de Maunder et de Dalton avaient coïncidé avec un refroidissement intense de la planète...

  • D'autre part, ils font une constatation d'évidence qui est que, contrairement à ce qu'avancent les affidés du GIEC, le soleil fait bien d'autre choses que de nous envoyer des rayons lumineux. Il gère aussi et entre autres l'héliosphère, un puissant champ magnétique et les vents solaires. Ces derniers dévient plus ou moins le flux de rayons ionisants qui nous viennent de l'espace et que l'on appelle les rayons cosmiques ou CRF (Cosmic Ray Flux). Ces rayons ionisants sont susceptibles de modifier la basse couverture nuageuse qui a une très grande influence sur le climat, comme le pensent Svensmark et bien d'autres..Tout ceci, bien entendu, par l'intermédiaire de l'activité solaire (ses éruptions) comme expliqué ci-dessus.(voir des compléments sur l'activité solaire actuelle ici).

Pour bien comprendre l'intérêt et la nouveauté de cet article du Professeur Shaviv, il est fondamental de se souvenir que les éruptions solaires qui se répètent, entre autres, avec une périodicité de 11 ans environ (cycles de Schwabe) sont parfaitement synchrones et en parfaite corrélation avec les petites variations de l'irradiance solaire (de 1 W/m2 cités plus haut). Autrement dit, l'activité éruptive solaire est la cause des petites variations de l'irradiance solaire. Nul ne le conteste. Mesurer les variations de la TSI, c'est mesurer l'activité solaire et vice-versa.

Puisque les tenants du réchauffement anthropique contestent le mécanisme (dont le détail est encore non prouvé - c'est à cela que sert le projet CLOUD du CERN de Genève décrit ci-dessous) proposé par Svensmark et ses collègues, Nir Shaviv a astucieusement abordé le problème sous un angle différent. On peut expliquer son raisonnement de la façon suivante :

" Puisque, selon le GIEC, les variations d'irradiance solaires (TSI) provoquées par les éruptions solaires sont trop petites pour intervenir efficacement dans les bilans du forçage radiatif et que nous en voyons pourtant de très nombreuses manifestations, il doit exister, quelque part un mécanisme d'amplification, qui fait que les variations de TSI (et donc les éruptions solaires) sont plus efficaces que ne le pensent les affidés du GIEC. Cette amplification (ou ce chaînon manquant tel que, par exemple, l'hypothèse de Svensmark) doit être directement perceptible dans la multitude des données dont nous disposons maintenant et notamment sur les fluctuations du bilan thermique des océans qui représentent 70% de la surface de la planète. " D'où l'idée d'utiliser un calorimètre (comme l'indique le titre de l'article) qui est, comme chacun sait, un instrument qui permet de faire le bilan thermique de ce qui est reçu et de ce qui est perdu (ou renvoyé). Et quel meilleur calorimètre avons nous à notre disposition que la masse d'eau contenue dans les océans ?

Nir Shaviv a donc choisi d'examiner quantitativement les variations de trois observables océaniques :

  • Le contenu thermique des océans (évoqué ici) appelé OHC en anglais (Ocean Heat Content) qui se chiffre en quelques 1022 Joules.
  • Le niveau des mers (SLR: Sea Level Rise) qui dépend du OHC du fait de la dilatation thermique des océans.
  • La température de surface des océans (SST : Sea Surface Temperature) qui dépend évidemment aussi de l'OHC.

en fonction des variations de l'irradiance totale du soleil (TSI). A noter que ces quatre observables font l'objet de mesures indépendantes, même si elles sont, à l'évidence, reliées par la physique. La considération de l'OHC est évidemment primordiale mais l'étude complémentaire du SLR et de la SST permettent d'améliorer le rapport signal/bruit de l'analyse et de mettre en évidence la cohérence de l'ensemble.OHC1


Le graphe ci-contre vous montre qu'à l'évidence, la TSI, l'OHC et le SLR sont bien corrélées sur les cinq dernières décennies (1950-2000). La corrélation de la SST est moins évidente. Un calcul de coefficient de Pearson permet de l'évaluer..

Dans le graphe supérieur, la courbe en traits gras représente l'activité solaire mesurée par les détecteurs de neutrons (courbe inversée sur le graphique). Celle en trait fin représente les variation de la TSI (échelle de droite).

Le deuxième graphe à partir du haut représente le flux de chaleur océanique F. En trait fin, celui de la totalité des océans. Celui en trait gras, le flux de l'Océan Atlantique Nord, seul.

Les deux graphes suivants représentent les variations du SLR et de la SST.

 

La question posée est donc celle-ci : Les variations de l'irradiance solaire permettent-elles d'expliquer quantitativement les variations du contenu thermique des océans (OHC) ainsi que les variations de la hausse du niveau des mers (SLR) ou encore les variations de la température de surface des océans (SST)?

Nir Shaviv utilise un certain nombre d'équations qu'il m'est impossible d'expliquer en détail dans ce billet. Les lecteurs intéressés et experts pourront se référer à l'article initial (dans le JGR, malheureusement accessible seulement par abonnement).

L'analyse montre que la réponse à la question posée est NON : Les variations des observables tels que l'OHC, le SLR et la SST, sont plus grandes, de près d'un ordre de grandeur (selon les hypothèses de départ), que celles qui seraient produites par la faible variation de l'irradiance du soleil.
OHC3

Nir Shaviv résume les résultats de son analyse par le tableau ci-contre.

L'échelle des ordonnées représente un facteur caractéristique utilisé par Shaviv qui est le quotient du Forçage (F) radiatif global divisé par la variation de TSI. Le trait rouge horizontal représente la valeur de ce coefficient si les variations des différents forçages correspondaient exactement à ce que l'on peut calculer d'après les variations de TSI. Autrement dit, le trait horizontal rouge représente ce qui est attendu par le GIEC.

Le tableau indique ensuite les écarts entre les valeurs réellement observées et le trait rouge (valeurs attendues s'il n'y avait pas d'amplification), successivement pour l'OHC ( le contenu thermique des océans, la température de surface (SST), le niveau des mers (SLR = Tide gauge).

Sur la partie droite du tableau, séparées par une ligne pointillée verticale, on voit "l'expectation", c'est à dire ce que l'on attend dans le cas où on inclue l'effet des nuages de basse altitude (observés) (Low Clouds + TSI) conformément à l'hypothèse de Svensmark. . Bien entendu, la mesure de la TSI tombe sur la ligne rouge, comme cela est indiqué par un rond rouge que j'ai tracé autour de ce point pour le rendre plus visible que sur le graphique original.

Les mesures calorimétriques indiquées en trait plein avec leurs barres d'erreurs sont calculées en supposant que le forçage radiatif global est le même sur les océans et sur les parties émergées. Celles en pointillé sont calculées en supposant que le forçage radiatif concerne seulement les océans.
Les résultats rassemblés sur ce graphique signifient qu'il existe nécessairement un processus d'amplification qui fait que le soleil est beaucoup plus actif que le pensent le GIEC et ses affidés.

Nir Shaviv déclare qu' "En résumé nous trouvons que le flux total qui pénètre dans les océans est environ d'un ordre de grandeur plus grand que celui indiqué par la moyenne globale de l'irradiance de 0,17W/m2. La donnée brute du flux mesuré, ainsi que le fait qu'il n'existe aucun retard entre ce flux et la cause des variations, montrent que ces observations ne peuvent résulter d'une rétroaction atmosphérique de même qu'il est très improbable que cela puisse provenir d'un mode d'oscillation couplé atmosphère-océan. Ainsi, ces résultats doivent-ils obligatoirement être la manifestation de variations réelles du forçage radiatif global".

Comme je l'ai précisé plus haut, on sait que les fluctuations de l'irradiance solaire sont parfaitement synchrones et d'amplitude proportionnelle à celles du taux de rayons cosmiques impactant notre planète. Les effets de l'un ou de l'autre ne peuvent donc pas être distingués par une telle étude. C'est ce que reconnaît Nir Shaviv qui précise qu'"étant donné que le lien (Climat/Rayons cosmiques) prédit correctement le déséquilibre radiatif (NDLR, voir la partie droite du tableau "low clouds+TSI") observé dans le cas des nuages de basse altitude, celui-ci est le candidat le plus plausible"

En résumé : Nir Shaviv montre qu'il existe nécessairement un mécanisme qui amplifie notablement les effets du soleil sur notre planète, ce qui est conforme au très grand nombres d'observations qui ont été effectués et dont certaines ont été rapportées dans cette chronique. La théorie de Svensmark est un exemple et un bon candidat pour expliquer ce mécanisme d'amplification.

Inutile d'ajouter que les conclusions de cet article portent un rude coup aux tenants du réchauffement climatique anthropique version GIEC, puisqu'il met le doigt sur les très importants effets du soleil qui ont été superbement négligés jusqu'à maintenant, au profit du forçage radiatif du CO2 anthropique. D'ailleurs Shaviv a dû batailler pendant près de 11 mois pour que cet article voit enfin le jour. C'est un signe qui ne trompe pas...


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Alors que conclure de cette longue suite d'articles ?

Eh bien, comme l'on fait de nombreux chercheurs et notamment ceux qui sont impliqués dans les projets CLOUD ou ISAC qu'il existe probablement un mécanisme qui amplifie l'effet des faibles fluctuations solaires pour leur conférer des conséquences cruciales que l'on n'aurait pas attendu de la part de fluctuations aussi faibles. C'est très exactement ce que prévoient les théories de Svensmark, Nir Shaviv et les autres, en nous expliquant que les éruptions solaires (les fluctuations de l'irradiance solaire n'en sont qu'une conséquence), tout comme les variations du champ géomagnétique, jouent un rôle déterminant en déviant les particules ionisantes qui impactent la Terre et l'atmosphère et en modifiant la couverture nuageuse. A noter que cette théorie permet aussi d'expliquer facilement le fait que le pôle sud se refroidit quand le pôle nord se réchauffe (comme en ce moment) et vice versa, c'est à dire l'effet de bascule polaire. Allez voir ici.

Inutile de vous rappeler, une fois de plus, que les experts du GIEC et les rapports subséquents ne s'intéressent qu'à l'irradiance solaire dont ils trouvent les variations trop petites, en oubliant (?) ce qui provoque ces fluctuations et en prétendant que toutes ces observations faites dans de multiples situations des deux hémisphères et sur des paramètres très divers, ne seraient que pures coïncidences !
Les affidés du GIEC semblent ne pas vouloir savoir que le soleil gère bien d'autres phénomènes que l'émission d'un flux lumineux. Ou, plus exactement, ils prétendent que comme la théorie de ces effets-là n'est pas encore bien comprise, cela veut dire que ces phénomènes n'existent pas...
Pour des scientifiques, c'est une attitude plutôt étonnante, n'est-ce pas ? Bref, le GIEC ne veut entendre parler ni des rayons ionisants, ni de la variabilité solaire, ni du champ géomagnétique...C'est exactement ce qu'a stigmatisé le Professeur de Climatologie R. Pielke Sr. (ici) .

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Ceci étant dit, je crois qu'il est utile de faire une petite chronologie pour remettre en perspective les progrès dans ce domaine qui en connaîtra probablement d'autres dans les années à venir :

CHRONOLOGIE (rayons cosmiques et climat de la Terre) :

1801 : Sir William Herschel, grand physicien anglais, observe que le cours du blé (et donc l'abondance du blé), varie en fonction du nombre jevonsdes éruptions solaires. Il est ridiculisé par l'Establishment anglais...

1875 et 1878 : William Stanley Jevons, un économiste statisticien anglais publie deux articles dans Nature sur ses observations que le cycle des éruptions solaires (entre 10,5 ans et 11 ans) se retrouve dans l'analyse des crises économiques engendrées, selon lui, par les variations du prix des céréales, elles-mêmes engendrées par les variations du climat provoquées par les éruptions solaires. Son travail, très critiqué lui aussi, tombe dans l'oubli...

wilson1927 : Le physicien écossais C.T.R.Wilson reçoit le prix Nobel pour l'invention (dans les années 1890-1896) de la chambre à condensation qui permet de mettre en évidence et d'étudier les particules ionisantes venues de l'espace. Wilson pensait ainsi étudier les processus de formation des nuages dans l'atmosphère par les rayons cosmiques. Lors de ses études, il découvrit que les noyaux de condensation de la vapeur d'eau se produisaient aussi sur des noyaux non chargées. Le mécanisme suggéré par les études de Harrison et Stephenson est différent des idées initiales de Wilson parce qu'il dépend de la nature des noyaux crées par les ions plutôt que par les ions eux-mêmes. Cette distinction est importante parce que les chambres à condensation de Wilson ne reproduisent pas la composition de l'atmosphère terrestre. Depuis cette invention, la chambre de condensation, appelée maintenant "chambre à bulles" de Wilson a été universellement utilisée pour suivre et identifier les particules ionisantes de haute énergie tels que les rayons cosmiques... jusqu'à l'invention de la grille à fils de Georges Charpak (prix Nobel 1992).

1933 : A.E. Douglass, le fondateur de la dendrochronologie (analyse des cercles anneaux de croissance des arbres), étudie, en particulier les séquoias géants. Il découvre des corrélations remarquables entre les épaisseurs des anneaux de croissance des arbres et les cycles des éruptions solaires, tous les onze ans Il en déduit, tout simplement, que les éruptions solaires affectent notablement le climat de la Terre !

ney1959 : Edward Ney, éminent chercheur américain, avance l'idée que les rayons cosmiques doivent influer sur le climat de la planète. Il profite d'un éclipse du soleil pour effectuer, avec des ballons et un vieux DC4 (français), des mesures remarquables pour étayer ses affirmations. Cette idée s'endort dans les archives...

1974 : Pendant la période "froide" quatre chercheurs J. W. King, E. Hurst, A. J. Slater et B. Tamkin suggèrent dans Nature (252, 2-3 01 Nov 1974) que l'agriculture déficiente de cette époque serait liée au minimum de taches solaires concomitant. Ils notent aussi que des modulations de 10 à 50% des revenus de l'agriculture de la Chine, l'Union Soviétique et des Etats-Unis semblent corrélés avec les cycles solaires de 11 et 22 ans. Voilà qui nous rappelle les observations de ce cher William Herschel en 1801 !

1976 : Dans un volumineux article publié dans la revue Science, (vol 192, page 1189), John A. Eddy, astronome de Boulder (Colorado US), démontre que le règne très froid de Louis XIV correspond à une faiblesse unique et très marquée des éruptions solaire (minimum dit de Maunder) pendant une cinquantaine d'années.

1986-1993 : Elizabeth Nesme-Ribes était (elle est décédée en 1996) Directrice de Recherche au CNRS et Astronome à l'Institut d'Astrophysique de Paris. Elle a consacré l'essentiel de son activité à l'étude du soleil et notamment à l'influence des éruptions solaires sur le climat, en particulier pendant le minimum de Maunders. Entre autres publications importantes (un exemple) elle a laissé un livre passionnant "Histoire solaire et climatique" ( ici) écrit avec Gérard Thuillier, sur ces questions. Elle a largement contribué à susciter l'intérêt croissant apporté à l'étude du soleil, à ses variations et à ses conséquences.

geelmagny1989-2000 : Deux paléoécologistes (paléoclimatologues), l'un français (Michel Magny DR CNRS à Besançon) et l'autre Hollandais (Bas Van Geel, Amsterdam) semblent figurer parmi les tous premiers à avoir signalé des corrélations effectives entre l'activité solaire et des données paléoclimatiques. Michel Magny a ainsi étudié les niveaux des lacs du centre-ouest de l'Europe (Magny, CRAS, 1993, STP, 317, 1349-1356) et Bas Van Geel, assisté du physicien Mook, a démontré l'efficacité du marqueur C14. Entre autres : Quaternary Science Review 18, 331-338, 1999 "the role of solar forcing upon climate change")

1994 : Des astronomes américains, John Butler et ses collègues sont parvenus à démontrer une corrélation nette entre les cycles solaires et les températures terrestres durant les deux derniers siècles, c'est à dire depuis 1795. Ils ont utilisés des relevés de températures très anciens trouvés dans la littérature astronomique (Science News, 23 avril 94).

1997 : Henri Svensmark et Eigil Friis-Christensen montrent qu'il existe une remarquable corrélation entre rayons cosmiques et couverture nuageuse de la Terre à partir de mesures satellitaires. Ils avancent une théorie pour expliquer ces faits.

1997 : Quatre chercheurs américains, White et ses collaborateurs, publient (dans le Journal of Geophysical Research) une série de courbes montrant la modulation (de 1955 à 1997) des températures des différents océans de la planète par les faibles variations de l'irradiance solaire. La concordance est évidente. Cela ne peut s'expliquer que par un "facteur d'amplification" tel que, par exemple, celui évoqué par Svensmark qui implique l'influence des éruptions solaires. Graphe de White et al. ici.

2001 et suivantes : Tim Patterson, un professeur paléo-géologue canadien qui extrait, avec son équipe, des sédiments très anciens des boues des fjords profonds de l'Est du Canada, remarque une frappante corrélation entre les variations du climat sur de très longues périodes avec les différents cycles d'éruptions solaires dont le cycle de Schwabe de onze ans. Après avoir longtemps cru à l'influence du CO2, il est devenu "sceptique du CO2 " et pense que l'influence des taches solaires est primordiale. Description ici.

2001 : Cinq chercheurs allemands et suisses, Neff et ses collaborateurs, analysent les concentrations de C14 et de O18 dans des stalagmites trouvés dans une grotte d'Oman. (source Nature) Ils trouvent une très bonne corrélation, s'étendant sur plus de 3500 ans avant notre époque, entre l'occurence et l'amplitude des moussons de cette région et les taux de radiations cosmiques.

2002 : Michael Stolz, Michael Ram et John Doranummo de l'Université de Buffalo (USA) ont étudié les relevés climatiques sur 100.000 ans obtenus à partir des carottages glaciaires (15 mai 2002, Geophysical Research Letters). Ils retrouvent systématiquement le fameux cycle de onze ans des éruptions solaires mais ils notent que les périodes d'intenses éruptions volcaniques provoquent un renversement temporaire des effets sur le climat ce qui a probablement induit en erreur de nombreuses recherches précédentes. Leurs conclusions rejoignent celles de Svensmark et al. sur l'effet des radiations cosmiques.

2003-2004 : Deux chercheurs Israéliens, Lev A. Pustilnik et Gregory Yom Din, opérant avec des moyens modernes, confirment et étendent les observations de W. Herschel et de S. Jevons.

2003 : Jan Veizer et Nir Shaviv utilisent une cinquantaine de météorites tombée sur la Terre pour reconstruire les flux cosmiques sur 520 millions d'années (!) Ils démontrent une corrélation nette avec les températures des surfaces de l'océan, pendant cette période, mesurées en analysant la proportion d'un isotope de l'oxygène (O18) dans des fossiles marins.

2004 : Deux chercheurs russes (0.G. Gladysheva et G.A. Kovaltsov du Ioffe Institut), un chercheur danois (N. Marsh) et deux chercheurs finlandais (K. Mursula et I.G. Usoskin) effectuent une étude détaillée de la couverture nuageuse en fonction de l'intensité des rayons cosmiques selon la latitude. Ils montrent clairement que la couverture nuageuse obéit au cycle de 11 ans des éruptions solaires et confirment l'hypothèse de Svensmark que les radiations cosmiques fabriquent des nuages par ionisation. Publication accessible ici .

2004 : Trois chercheurs chinois (J. Zhao, Y-B Han et Z-A Li) démontre une corrélation évidente entre l'activité éruptive solaire (nombre de taches solaires) et le volume des pluies dans la région de Pékin entre 1870 et 2002. Publication accessible ici.

2004 : L'European Space Agency (ESA) lance un programme appelé ISAC (Influence of Solar Activity Cycles on Earth's Climate), regroupant des chercheurs Danois, Suédois et Anglais (Imperial College), destiné à mettre en évidence les effets de l'activité solaire sur le climat. Vous trouverez ici une présentation faite en Nov. 2005 lors de la "Second European Space Weather Week". Rapport final en 2007 ici.

2005 : Deux chercheurs japonais, Kasaba et Tokashima, démontrent que les variations de températures de la planète depuis au moins un millénaire sont directement corrélées à l'intensité des rayons cosmiques.

Juin 2006 : Regis Harrison et David Stephenson (Reading UK) démontrent une corrélation probante entre les flux ionisants (rayons cosmiques) et l'ennuagement au dessus de l'angleterre entre 1950 et 2004.

2006 : Trois chercheurs américains du célèbre institut CALTECH et de la NASA (JPL) ( Alexander Ruzmaikin, Joan Feynman et Yuk Yung) observent une corrélation nette entre les niveaux du Nil ( de l'année 622 à 1470) et les éruptions solaires. Ils expliquent que la pluviométrie qui alimente les eaux du Nil doit être liée aux taches solaires conformément à la théorie de H. Svensmark. A mettre en relation avec l'article de Juin 2007 des cinq chercheurs Sud Africains sur le niveau du lac Victoria.

Septembre 2006 : K. M. Hiremath, chercheur Indien du Indian Institute of Astrophysics démontre une corrélation nette entre les cycles des éruptions solaires et l'intensité des pluies en Inde (étude sur 130 ans). Il observe, comme les autres chercheurs, qu'aux minima d'activité du soleil ( soit des minima d'intensité des rayons cosmiques) correspondent des pluies plus intenses. Article ici.

Octobre 2006 : Henri Svensmark et ses collaborateurs réalisent une chambre d'expérience ( projet SKY) qui met en évidence l'étonnante efficacité des rayons cosmiques pour produire des noyaux de condensation de la vapeur d'eau en nuages, dans l'atmosphère.

Juin 2007 : Cinq chercheurs Sud Africains ( Alexander, Bailey, Brendekamp, Van der Merwe et Willense) démontrent la corrélation absolument frappante qui existe en l'intensité des pluies en Afrique du Sud, le niveau du lac Victoria et l'activité éruptive solaire (Article ici)

2007 : Cinq chercheurs brésiliens, Rigozo, N.R., Nordemann, D.J.R., Silva, H.E., Souza Echer, M.P. and Echer, E. retrouvent très nettement les cycles des taches solaires de 11 ans dans les cernes de croissance d'arbres chiliens couvrant la période 1587 à 1994. Planetary and Space Science 55: 158-164. Ils avaient rapportés des résultats analogues en 2006 ( Trend Appl. Sci. Res. 1: 73-78.) Ils recoupent ainsi les découvertes du pionnier en la matière A.E. Douglass qui avait trouvé la même chose dans les séquoias en... 1933.

Janvier 2007 : Vincent Courtillot (directeur de l'Institut de Physique du globe de Paris et trois collègues découvrent une corrélation nette entre la température du globe et les variations de champ magnétique terrestre (dont on sait quelles résultent des éruptions solaires, via le vent solaire) (Earth and Planetary Science Letters, 253, (2007), 328-339). Cet article ( notamment la base de donnée utilisée) est violemment critiqué par les tenants du GIEC (RealClimate etc., jusqu'aux journaux français comme le Monde et Libération). Courtillot y est accusé de malhonnêteté... Pourtant l'article de Knudsen et al va dans le même sens.

Août 2007 : Des chercheurs de cinq institutions britanniques et américaines, placés sous la direction du paléoclimatologue Curt Stager ont observé une nette corrélation entre les cycles des éruptions solaires de 11 ans et les pluies intenses qui sont tombées sur l'Afrique de l'Est durant le XXème siècle. Ils ne parlent pas du réchauffement climatique mais pensent que cela devrait servir à prévenir les maladies véhiculées par les insectes (fréquentes en période humide). Cette découverte rejoint tout à fait les observations en Afrique du Sud de l'article précédent (Alexander). Article paru dans le Journal of Geophysical Research du 7 août. Analyse ici, source NSF.

3 novembre 2007 : Deux chercheurs américains, N. Scaffetta et B. J. West font paraître un article dans le Journal of Geophysical Research ( vol 112, D24S03, DOI : 10.1029/2007JD008437, 2007) qui analye l'influence de la signature solaire dans les enregistrements de température depuis 1600. Ils trouvent qu'au moins 50% du réchauffement constaté depuis 1900 est attribuable au variations du soleil.

25 décembre 2007 : Deux chercheurs Indiens, Subarna Bhattacharyya et Roddam Narasimha font paraître un article dans le Journal of Geophysical Research, vol. 112, D24103, doi:10.1029/2006JD008353, 2007 (résumé ici) , dans lequel ils expliquent avoir trouvé une corrélation très nette entre l'activité solaire et l'intensité des pluies de mousson. C'est un grand progrès quand on sait que, jusqu'à présent, les modélisations numériques ne connaissaient que des échecs répétés.

Février 2008 : Deux chercheurs finlandais (Ilya G. Usoskin et Gennady A. Kovaltsov) confirment, à partir d'une étude exhaustive qu'il existe bien un lien possible entre les rayons cosmiques et le climat de la Terre. Ils font le point sur les modes d'action possibles. Cet article paraîtra dans les comptes rendus de Geoscience en 2008. Un tiré à part est accessible ici.

Mars 2008 : Les deux chercheurs américains N. Scaffetta et B. J. West, cités ci-dessus ( 3 Nov 2007) ont repris leur travail pour évaluer l'influence des cycles solaires sur le climat. Cette fois-ci, en raffinant encore, ils trouvent que la part du soleil est d'au moins 69% dans le réchauffement total. (Repris dans Physics today mars 2008).

Octobre 2008 : Trois chercheurs Argentins (Pablo Mauas, Eduardo Flamenco et Andrea Buccino) on étudié les variations du flux du Parana (un des plus grands fleuves du monde) pendant le XXème siècle. Ils trouvent une forte corrélation multidécennale avec l'activité solaire, une intense activité solaire donnant des flux plus importants et ceci avec un coefficient de corrélation de 0,78 valable à 99%. (Phys. Rev. Letters, 17 oct. 2008, DOI 101, 168501 (2008), " solar forcing of the stream flow of a continental south american river"). Cet article est à rapprocher de celui des deux cherchers Indiens ci-dessus ( décembre 2007 - les moussons dépendent de l'activité solaire) ou encore de ceux d'Alexander et al pour l'Afrique du sud (juin 2007).

Nov. 2008 : Un groupe chercheurs chinois et américains étudient une stalagmite prélevée dans une grotte du le nord de la Chine. Ils trouvent une corrélation remarquable entre l'insolation, les moussons aisatiques et.. les changements d'ère chinoises sur 1800 ans. (Sciences, 17 nov. 2008, Zhang et al vol 322, N° 5903, pp 940-942). A rapprocher des précédentes études sur les corrélations entre le soleil avec les pluies et les fleuves effectuées au Mexique, en Inde, en Afrique du Sud et en Afrique de l'Est.

Nov 2008 : Le Prof. Nir Shaviv du Racah Institute publie un article montrant que les fluctuations du contenu thermique des océans, du niveau des mers et de la température de surface de océans sont d'un ordre de grandeur plus grandes que celles qui seraient attribuées aux simples variations de l'irradiance solaire. Il en déduit qu'il existe certainement un mécanisme d'amplification tel que, par exemple, celui proposé par le Professeur Svensmark et al. (Ref : JGR vol 113, A11101, doi: 10.1029/2007JA012989,2008)

Déc. 2008 : Dans le même esprit que l'article de Zhang et al de Nov. 2008, ci-dessus, , un chercheur Australien, Robert Baker, analyse en détail les corrélations frappantes qui existent entre les cycles solaires de Hale et Gleissberg et le SOI (Southern Oscillation Index) qui détermine la pluviométrie en Australie du Sud-Est. (Geographial Research Déc. 2008, 46(4), 380-398)

Jan. 2009 : Deux chercheurs Danois, Knudsen et Riisager, (Oxford, Aarhus, Copenhague et Geological Survey of Denmark and Greenland) trouvent une remarquable corrélation entre les variations du champ magnétique terrestre et la pluviométrie des régions tropicales. Ces découvertes viennent à l'appui de la théorie de Svensmark et des observations de Courtillot et al. (cité plus haut).
(source) (Ref : Geology 2009;37;71-74). (analyse ici)

Sept. 2009 : Trois chercheurs (Sigrid Dengel, Dominik Aeby et John Grace) de l'Institut des Géosciences d'Endinburgh (UK) ont trouvé une "Relation entre les rayons cosmiques galactiques et les cernes des arbres". ' 'New Phytologist Vol 184, 3, Page 545-55. Ceci corrobore les découvertes de A.E. Douglass ci-dessus. (analyse ci-dessous)

Pour un vieux routier de la science comme moi et pour beaucoup d'autres, la chronologie précédente rappelle de nombreux autres processus qui ont conduit à des découvertes importantes dans le passé : Une simple observation effectuée par un chercheur clairvoyant dort dans les tiroirs pendant des dizaines d'années. Elle est reprise par un autre, tout aussi clairvoyant mais qui, le plus souvent, ignorait la première. Tout cela reste encore en sommeil, jusqu'à ce que d'autres chercheurs remettent la question sur la sellette, dans les temps modernes, poussés par l'actualité. Dès lors le processus s'accélère nettement et les progrès dans la connaissance avancent à pas de géants, grâce aux méthodes modernes, jusqu'à ce que le problème soit élucidé. Car s'il y a un mérite à trouver dans le "réchauffement climatique" et surtout médiatique actuel, c'est bien celui d'avoir suscité de nombreux travaux pour améliorer notre compréhension du climat de la planète. Souhaitons que les résultats soient bien utilisés et non détournés, ce dont (hélas !) l'homme s'est fait une spécialité dans le passé !

2007-2010 : A venir : Résultats des expériences menées au CERN de Genève pour étudier en détail les processus de création de nuages par les rayons cosmiques (projet CLOUD): Premiers résultats prévus pour l'été 2009. Résultats complets en 2010. Voici la liste des institutions participant à cette expérience internationale :

  • cloudUniversité d'Aarhus, (Danemark)
  • Université de Bergen, (Norvège)
  • Institut de technologie de Californie (États-Unis)
  • CERN (Suisse)
  • Centre spatial national danois (Danemark)
  • Institut météorologique finlandais (Finlande)
  • Université d'Helsinki (Finlande)
  • Université de Kuopio (Finlande)
  • Institut de physique Lebedev, (Russie)
  • Université de Leeds (Royaume-Uni)
  • Institut Leibniz de recherche troposphérique, Leipzig (Allemagne)
  • Université de Mayence et Institut Max-Planck de chimie, Mayence (Allemagne)
  • Institut Max-Planck de physique nucléaire, Heidelberg (Allemagne)
  • Institut Paul-Scherrer (Suisse)
  • Université de Reading (Royaume-Uni)
  • Laboratoire Rutherford Appleton (Royaume-Uni)
  • Université technologique de Tampere (Finlande)
  • Université de Vienne (Autriche)

.(Vous trouverez des détails récents (financement, schéma d'expérience, soutiens etc. sur ce projet ici.)
Aux lecteurs français
: hélas, nous n'y sommes pas représentés ! Ce n'est malheureusement pas étonnant quand on sait que les représentants en climatologie et en sciences de l'environnement de notre pays sont très actifs au sein du GIEC... qui refuse d'emblée d'envisager l'influence du soleil et des rayons cosmiques sur le climat... au profit du CO2. Dommage !

Mise à jour 9 Juin 2009 : En ce début Juin 2009, la cellule de 3m de diamètre destinée à l'expérience CLOUD est enfin arrivée au CERN de Genève. Comme vous pourrez le constater en visionnant ce petit film, il ne s'agit pas d'une petite expérience de "coin de table" comme disent les physiciens mais d'un projet très consistant. Les deux collaborateurs à droite de l'image donnent l'échelle de cette chambre d'expérience.cloudchamber

 

Un peu à l'image de l'expérience SKY, à plus petite échelle, réalisée par l'équipe de Svensmark, cette chambre sera remplie d'une atmosphère contrôlée avec le plus grand soin qui sera irradiée avec des rayonnements (cette fois-ci, produits au CERN) proches de ceux qui résultent du rayonnement cosmique (plus ou moins déviés par l'héliosphère et le champ magnétique terrestre) conformément à ce qui est expliqué ci-dessus.

Comme vous le savez, le but de cette expérience consiste à mettre en évidence et à quantifier les processus qui pourraient présider à la génération des nuages de basse altitude sous l'action des rayons cosmiques. Quand on sait que la couverture nuageuse de basse altitude réfléchit quelques 30W/m 2 soit environ 25 fois plus que le forçage direct du CO2 , on réalise que le moindre changement naturel de cette couverture nuageuse peut avoir des conséquences cruciales sur le climat de la planète. C'est ce qui va être étudié dans le courant de cette année 2009 et en 2010, grâce à cet appareillage.
Les chercheurs des 18 institutions internationales impliquées dans ce projet vont maintenant commencer à installer les détecteurs, les injecteurs de gaz et divers autres instruments de mesure autour de cette énorme récipient qui sera disposé devant une des sorties de l'accélérateur du CERN. Il faudra sûrement encore plusieurs long mois et beaucoup de travail avant que le dispositif soit opérationnel et que les premiers tests puissent être entrepris.

Vous pourrez voir ici une vidéo d'une présentation du projet par le responsable de cette opération au CERN, Jasper Kirkby. Voici le poster de la présentation de Kirkby (le 04/06/09) que je vous invite à lire si vous voulez en savoir un peu plus sur cette expérience passionnante dont nous sommes nombreux à attendre les résultats...
Inutile d'ajouter que cette nouvelle ne fera pas la une (ni la deux, ni la trois etc...) des médias français. Le projet CLOUD du CERN ? Connais pas !


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Miise à jour du 19 Novembre 2009 : CLOUD commence ! Les chercheurs engagés dans le projet CLOUD ont fait très vite !


A peine 6 mois après avoir reçu la "casserole" comme on appelle l'énorme chambre d'expérience que j'ai décrite ci-dessus, il semble que la majeure partie de l'instrumentation ait été installée et que les premiers essais ont lieu en ce moment même. Voici ce que nous dit le bulletin (en français) du CERN à ce sujet :

"À l’heure où les expériences LHC procèdent aux derniers réglages dans l’attente des prestigieux faisceaux, l’expérience CLOUD vient de terminer sa phase d’assemblage et commence l’acquisition de données grâce à un faisceau de protons issu d’un accélérateur vieux de 50 ans, le Synchrotron à protons (PS)." Lire la suite ici.

Le CERN nous donne aussi quelques photos intéressantes. En voici deux :

kirkbycloud1

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessus, à droite, la chambre d'expérience CLOUD installée dans le Hall Est du PS (Synchrotron à protons).

 

Jasper Kirkby, Directeur du projet, dans la chambre d'expérience de CLOUD.

Pour ceux qui n'auraient pas lu les explications précédentes sur le projet CLOUD du CERN, je rappelle que cette expérience est basée sur un principe proche de celui de la chambre à bulles de Wilson.Dans la chambre à bulles classique, on détecte les trajectoires des particules ionisantes venant du cosmos en les faisant passer dans une chambre contenant de la vapeur d'eau sursaturée. Les trajectoires des particules, plus ou moins incurvées à l'aide de champ magnétiques ce qui permet de calculer leur vitesse, sont visualisées grâce aux gouttelettes d'eau qui se forment le long de trajectoires.

L'expérience CLOUD repose exactement sur le même principe sauf que, cette fois-ci, la vapeur d'eau n'est pas sursaturée. C'est tout simplement celle qui est contenue dans l'atmosphère. Il est remarquable que C.T.R. Wilson qui a reçu le prix Nobel en 1927 pour l'invention de la "chambre à bulles" ait pensé, dans les années 1900-1920, que les rayons cosmiques pouvaient produire des effets analogues dans l'atmosphère et ainsi induire la formation des nuages, comme je l'ai raconté plus haut. C'est l'objectif de l'expérience CLOUD.

Si les particules ionisantes sont capables de produire des noyaux de condensation propres à fabriquer des nuages, un lien direct entre les éruptions solaires et la température terrestre aura été trouvé. Il restera, bien entendu, à mettre tout cela en équation, puis vérifier etc....

Nous attendons les premiers résultats avec impatience mais l'expérience pourrait s'étendre sur plusieurs années :

Keep your fingers crossed and wait and see !

12 Juin 2010 : Ils ont fait très vite ! Premiers essais des expériences CLOUD au CERN, en vraie grandeur. Résultats encourageants : Premières nucléations activées par le "rayonnement cosmique" observées.

Comme vous le savez, Jasper Kirkby (photos dans le billet ci-dessus) est le responsable du Projet Cloud qui regroupe les efforts de l'essentiel des grands pays développés, (à l'exception de la France) pour étudier la formation des nuages via l'influence des rayons cosmiques. (CLOUD = Cosmic Leaving OUtdoor Droplets). C'est à ce titre que Kirkby a exposé les résultats les plus récents des premières expériences CLOUD (en vraie grandeur) lors de la dernière conférence IPAC10 (International Particule Accelerator Conference) à Kyoto (Mai 2010). Un lecteur très averti (que je remercie) m'a signalé qu'un article (pre-press proceeding) intitulé 'The CLOUD project : Climate research with accelerators" est disponible sur le site de l'IPAC10, très exactement sur cette URL. Je vous invite à le consulter. Il est à la base à ce billet.

Le texte rédigé par Kirkby débute par un exposé des arguments scientifiques qui ont été à l'origine du développement du projet CLOUD au CERN de Genève. A titre d'exemple, Jasper Kirkby rappelle les corrélations frappantes [soleil/mousson] observées dans la grotte d'Oman (publié dans Nature (411:290-293), sous le titre "Forte corrélation entre la variabilité solaire et la mousson d'Oman d'il y a 6000 à 9000 ans."), telles que je vous les avais décrites dans un billet précédent.

kirkby1Kirkby montre ensuite une corrélation [rayons cosmiques/températures et avance des glaciers andins] que l'on voit sur la figure ci-contre.

La figure a) (en haut) (Températures de l'hémisphère Nord) reproduit quelques unes des différentes reconstructions de températures obtenues par les indicateurs (paroxysme) divers tels que les cernes de arbres, les pollens, les coquillages, les stalagmites, les forages au Groenland et dans d'autres points du globe. On y retrouve, bien entendu, la célèbre crosse de hockey de Michael Mann (en rouge, nommée hockey stick) qui se distingue nettement de toutes les autres reconstructions, en ce sens qu'elle ne reproduit ni l'optimum médiéval, ni le petit âge glaciaire.

La figure b) (au milieu) reproduit les données connues sur le rayonnement galactique (ray. cosmique), telles qu'obtenues à partir de l'observation d'un certain nombre d'isotopes, depuis l'an 900 jusqu'en l'an 2000 environ.

A noter que l'échelle verticale est inversée. C'est à dire que les valeurs élevées du flux de rayons cosmiques sont associées à des températures plus froides.

 

 

La figure c) (en bas), indique l'avance des glaciers andins au niveau du Vénézuela, c'est à dire dans la région tropicale proche de l'équateur à une altitude de 3750m. La croissance (avance) des glaciers est indiquée par une flèche vers le bas.

 

 

Puis, Jasper Kirkby nous explique les concepts qui sous-tendent l'élaboration de l'expérience CLOUD tels que vous les retrouverez exposés dans les billets précédents (par exemple ici) . Concernant la construction même de l'expérience CLOUD voici ce que nous dit Jasper Kirkby :

"Le concept consiste à exposer une grande enceinte remplie d'air ultra-purifié et humide, contenant des traces de gaz bien définis, à un rayonnement ajustable de "rayons cosmiques" issus du Synchrotron à protons du CERN (CERN PS). Au moyen d'instruments sensibles d'analyse, la nucléation et la croissance des particules d'aérosols à l'intérieur de l'enceinte, peut être observée et analysée. Au cours d'expériences distinctes, une faible expansion adiabatique (200mbar) peut-être effectuée, comme dans une chambre à brouillard classique de Wilson, pour étudier les gouttelettes des nuages et les particules de glace.

CLOUD étudiera les effets des rayonnements cosmiques dans un grand éventail de processus microphysiques actifs dans les nuages : La création d'aérosols par des traces de vapeur condensable, la croissance d'aérosols jusqu'à la taille des CCN (NDT: CCN : Cloud Condensation Nuclei : Noyaux de condensation des nuages, (NDT :typiquement de taille 100nm), l'activation des CCN en gouttelettes des nuages, les interactions entre les gouttelettes et les aérosols et, finalement, la création et la dynamique des particules de glace dans les nuages. L'expérience CLOUD (figure ci-dessous) est optimisée pour l'étude des interactions ion-aérosols des nuages. Les spécifications techniques ont été obtenues à partir de l'expérience pilote effectuée en 2006. [...] L'enceinte est exposée à un rayonnement pion secondaire de 3,5 GeV/c issu du CERN PS, correspondant aux énergies caractéristiques et aux densités d'ionisation des muons des rayons cosmiques dans la basse troposphère. L'intensité du faisceau peut être ajustée pour couvrir toute la gamme du rayonnement naturel allant du sol à la stratosphère. "

Voici le schéma complet de l'expérience CLOUD, mise au point en 2009 et actuellement en fonctionnement : kirkby2

 

Quelques brèves explications utiles pour la suite :

L'enceinte est représentée en grisé bleu.

En haut, l'irradiation UV (comme dans l'atmopshère) est introduite par une batterie de fibres optiques.

Sur la gauche, l'entrée du rayonnement CERN PS avec son détecteur de particules (Hodoscope)

En bas du schéma sont indiqués les différentes sources de gaz ou de traces de gaz destinées à remplir l'enceinte qui est thermostatée avec une grande précision, à 0, 01°C près.

Sur la droite sont indiqués les instruments d'analyse multiples et ultraperformants dont les sondes pénètrent à l'intérieur de l'enceinte.
Parmi ceux-ci, on remarque deux instruments essentiels dont on verra l'utilité ci-dessous.

Le CPC (une batterie) : Condensation Particle Counter

Le SPMS : Scanning Mobility Particle Sizer.


 

Voici ci-dessous, une des toutes premières observations d'un processus de nucléation activé par le rayonnement "cosmique" du CERN PS, obtenue avec l'appareillage CLOUD représenté ci-dessus :kirkby3

 

Figure 5 (de l'article de Kirkby) : Les échelles horizontales sont graduées en heures et minutes.
Traduction de la légende :

" Un exemple de l'une des premières salves de nucléation enregistrées avec CLOUD. La figure du haut montre le développement temporel de la concentration en particules d'aérosol, mesurée par la batterie CPC (Condensation particle counter).

 

La figure du bas montre l'évolution temporelle du spectre de la dimension des aérosols mesurée par le SPMS (Scanning Mobility Particle Sizer) avec un seuil de détection à 8 nm. Le faisceau pion (PS) a été lancé à 16h45. Il a généré une augmentation rapide du taux de nucléation des aérosols. Lequel a été détecté peut de temps après (ceci est vu comme une brusque discontinuité près du début des courbes du graphe ci-dessus). Ceci est une observation claire d'une nucléation activée par les ions. "

 

 

 

Kirkby conclut son article en décrivant brièvement les résultats tout récents de la première série d'expériences effectuées avec CLOUD. Je rappelle que le "temps de faisceau" est sévèrement limité et programmé sur ces accélérateurs du CERN.

"CLOUD a été branché sur le rayonnement du synchrotron à protons du CERN en 2009 et une première série d'expériences très réussie a été effectuée en Novembre-Décembre pour étudier la nucléation binaire neutre et induite par les ions de H2SO4/H2O, à 292K. Peu de temps après le début de l'expérience, une augmentation claire du taux de nucléation activé par les ions a été établie par l'observation reproductible d'une augmentation brutale du taux de nucléation quand le faisceau était activé (voir figure 5 et 6 (dans le document original)). Le détecteur a démontré d'excellentes performances techniques et une grande quantité de données de haute qualité ont été enregistrées durant la série d'expériences de 2 semaines (quelques exemples sont donnés dans les figures 7-10 (de l'article original)). Les données obtenues lors de cette série d'expériences sont actuellement en cours d'analyse et un article scientifique portant sur les principaux résultats nouveaux est en préparation, pour une publication prévue plus tard dans l'année."
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Voilà qui est très encourageant pour la suite. Vous avez sûrement noté au passage (figure du bas de la figure 5, ci-dessus) que les tailles des particules aérosols résultant des nucléations générées par les "rayons cosmiques" issus du CERN PS, atteignent 80 nm. Ce qui loin d'être insignifiant quand on sait que les CCN (noyaux de condensation des nuages) tournent autour de 100 nm.

Cependant, les chercheurs du projet CLOUD sont encore loin d'avoir atteint leurs objectifs (que Kirkby a rappelés ci-dessus). Ces premiers résultats et les suivants devront être soigneusement analysés. Il faudra faire varier les nombreux paramètres de l'expérience; mettre tout cela en équations, comparer avec les observables climatiques etc...
Si nous ne sommes certainement pas encore sortis de l'auberge, nous sommes sur la bonne route...

"Keep tuned" comme ils disent au CERN. Restez à l'écoute. L'avenir est prometteur.
Un grand bravo et nos encouragements à toutes les institutions des pays (Royaume Uni, Allemagne, Etats Unis, Russie, Danemark, Suisse, Finlande, Portugal, Autriche, Bulgarie etc. ) qui participent à cette très belle expérience.
Dommage que la France n'en fasse pas partie.

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Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus sur le soleil, voici un site web très pédagogique. Il parle aussi de ce que je viens de vous raconter au sujet des rayons cosmiques mais il ne cite pas (encore ?) les expériences SKY de Svensmark.

En passant, rendons un petit coup de chapeau à Willliam Herschel, ses prix du blé et ses taches solaires... en 1801 !

Alors, vous êtes toujours convaincu du consensus sur l'effet de serre du CO2 et de ce que vous racontent les médias, les écologistes et le GIEC ?

Si vous lisez l'anglais et que vous avez une bonne formation scientifique, vous pourrez trouver à cette adresse un document d'archive (malheureusement sans les images) qui était un cours pour les étudiants du département des sciences de l'environnement de l'Université de Leeds, UK, remarquablement honnête, avec encore plus de détails techniques, sur tout ce qui concerne le débat actuel sur le réchauffement climatique. Vous trouverez ici une troisième analyse (en anglais) récente et assez complète sur les effets des cycles solaires sur les températures terrestres.
Mise à jour du 27 Nov. 2009 : Un lecteur attentif que je remercie me signale que l'excellent cours de l'Université de Leeds que je vous recommandais ci-dessus,a disparu. Nous ne savons pas pourquoi : Départ de l'enseignant ? Rétroaction des GIEC freaks ? Je rappelle au passage que l'Université de Leeds participe à l'expérience CLOUD mentionnée ci-dessus, ce qui n'est pas le cas de nos universités françaises.
Mise à jour du 6 Février 2010 : Un autre lecteur attentif que je remercie a retrouvé le cours de l'Université de Leedsen question . Vous le trouverez ici : http://web.archive.org/web/20040302034940/http://www.env.leeds.ac.uk/envi2150/oldnotes/ . C'est le lien indiqué ci-dessus sous forme tinyurl..

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Les "tenants de l'effet de serre" contre les "solaristes" :

En Juin 2007, deux articles viennent de paraître coup sur coup dans les Proc. Royal Society et dans Nature ( "No solar hiding place for greenhouse sceptics" = "Pas de refuge derrrière le soleil pour les sceptiques de l'effet de serre" de Quirin Shiermeier ) qui, selon les auteurs (Lockwood et Fröhlich), enfonceraient "the last nail in the coffin" comme disent les américains ( "le dernier clou dans le cercueil"), des tenants de le thèse des effets des cycles solaires sur la température terrestre. Leur argumentation repose que sur le fait que la température de la planète continue à augmenter lentement depuis 1985 (disent-ils) alors que le cycle solaire 23 (où nous trouvons actuellement) se trouve sur la fin de son activité. D'après la théorie des éruptions solaires, pensent les auteurs, nous devrions assister, au contraire, à une décroissance des températures. CQFD !

Compte tenu de la convergence d'un très grand nombre d'observations expérimentales (voir ci-dessus) accumulées au cours d'un grand nombre d'années années en divers points de la planète, qui militent en faveur de l'importance des cycles solaires, il n'est pas prudent de prendre les arguments des "réchauffistes de l'effet de serre" comme argent comptant même s'il exact de dire que la Terre devrait se refroidir incessamment si la théorie des cycles solaires s'avère confirmée. Voici quelques remarques qui devraient tempérer l'optimisme des alarmistes de l'effet de serre :

  • Tout d'abord les "solaristes" doivent se réjouir du fait que les tenants de l'effet de serre du CO2 n'aient apparemment trouvé aucune autre anomalie entre les mesures des températures terrestres et la durée des cycles solaires... que, justement, pendant les 20 dernières années ! Par contre, si vous avez lu le texte précédent, vous savez maintenant que cette corrélation existe depuis, au moins, des centaines ou des milliers de cycles solaires ! Et brusquement, elle cesserait d'exister depuis 20 ans ? Bizarre ! D'autre part, comme les rapports du GIEC n'ont jamais envisagé l'existence de ce lien de causalité entre les orages magnétiques des cycles solaires et la température, on s'étonne de ce revirement brutal d'attitude...: Ce lien n'existait pas, mais on se croit brusquement obligé d'essayer de démontrer qu'il est faux depuis seulement 20 ans ! Re- bizarre !
  • Le cycle solaire 23 n'a amorcé sa décrue qu'à partir de 1995-1997. En 1985 nous étions encore dans la croissance du cycle 21. Il est donc abusif de dire que la température aurait dû diminuer depuis 1985 (voir des graphiques ici). Tout au plus devrait-elle le faire depuis 1997, c'est à dire depuis près de 10 ans. Qu' a donc fait la température depuis 10 ans ?
  • TLTLa meilleure et la plus fiable mesure de température, presque réellement globale, de la planète que nous possédons provient des mesures dites RSS et notamment du canal TLT ( voir ici et ci-contre) des satellites qui examinent avec une grande précision la température de la basse troposphère ( de 0 à 5km d'altitude, c'est la partie de l'atmosphère qui est en contact avec le sol et les océans terrestres). La température ainsi mesurée, marque un palier horizontal très net, voire une décroissance depuis 2001 (je l'ai indiqué en rouge sur la courbe officielle ci-contre qui porte (en bleu) la droite de croissance de la température jusqu'en 1997 (avant El Niño)) , qui apparaît comme un grand pic sur ces graphique. Le palier ou la légère décroissance (2001-12 Juin 2007) sur une durée de 6 ans est exceptionnel depuis au moins 40 ans d'enregistrement de température. Notons que pendant cette durée, la proportion de CO2 n'a fait qu'augmenter. Cette page vous donnera les grands indicateurs du climat (actualisés), dont les températures.
  • Les mesures, aussi satellitaires (voir, par exemple, ici, tiré d'un article de Science) montrent un affaiblissement très net de l'ordre de 20% de la densité optique de l'atmosphère due aux aérosols présents dans l'atmosphère survenu depuis 1992 (après l'explosion du Pinatubo, survenu en 91) ) jusqu'à nos jours. Cette décroissance très nette de la proportion des aérosols peut engendrer un affaiblissement de l'influence des radiations cosmiques dues aux cycles solaires car ( voir ci-dessus) ce sont les aérosols (notamment le SO2) qui servent de catalyseur pour la fabrication des nuages terrestres par les radiations cosmiques. Diminuer les aérosols risque d'entraîner des sécheresses.
  • Deux chercheurs américains de l'université de Buffalo autour de Michael Stolz, ont publié un article en 2002, démontrant que les éruptions volcaniques (comme celle, gigantesque, du Pinatubo en 1991) peuvent provoquer un affaiblissement voire une inversion de l'effet des cycles solaires pendant une durée limitée. Voir un compte rendu de l'article ici.
  • Enfin, la théorie des effets des cycles solaires n'a jamais prétendu, non plus que les observations expérimentales, qu'il y avait une concordance parfaite et surtout instantanée entre l'effet des cycles solaires et la température terrestre. Pour vous en convaincre, remontez voir le graphique très instructif, de Al Pekarek en début de ce chapitre. Vous verrez que les tendances sont bien corrélées mais pas à un échelle de 10 ou 20 ans. Ainsi, par exemple, autour de 1900, il s'est produit une période d'environ 15 ans pendant laquelle la température augmentait constamment alors que la durée du cycle solaire diminuait... comme maintenant, peut-être. L'effet inverse existe aussi. En bref, il semble y avoir un certain retard entre la durée des cycles solaires et la température terrestre, d'environ 15 ans autant que nous puissions en juger. Sans doute cela est-il lié à l'énorme inertie que présente la masse de la Terre des océans vis à vis des changements thermiques...

En conclusion sur cette affaire des 10 (et non pas 20 dernières années), il est encore trop tôt pour se prononcer. Comme je l'ai dit plusieurs fois, attendons encore un peu et nous saurons qui a raison ! Mais il serait bien étonnant que cette frappante corrélation température-durée des cycles solaires ait brutalement décidé d'abandonner la partie après alors qu'elle existait déjà au temps des pharaons (voir ci-dessus). Et ceci se produirait justement ces 10 ou 20 dernières années ?.. Un peu difficile à croire, vous ne trouvez pas ? Certains ont parié (et beaucoup d'argent ! voir par exemple ici cet intéressant témoignage d'un "repenti" de l'effet de serre) que les températures allaient diminuer dans les prochaines années... Allons, encore un peu de patience ! Nous verrons bientôt qui va gagner !

Octobre 2007 : Les solaristes Svensmark et Friis-Christensen répondent à l'article de Lockwood et Fröhlich en prolongeant les corrélations entre la courbe des température et celle des rayons cosmiques jusqu'en 2006 :
La corrélation est absolument stupéfiante !

On ne dispose actuellement que du preprint de l'article de Svensmark et Friis-Christensen. Nous ignorons encore dans quelle revue il sera publié, mais vous le trouverez ici en pdf. Son titre : "Sun still appears to be the main forcing agent" i.e. "le soleil est toujours le principal facteur (ndlr: du réchauffement climatique").
Plutôt qu'un long discours sur le contenu de l'article qui insiste surtout sur le choix des "bonnes" bases de données, notamment sur les rayonnements cosmiques que n'auraient pas utilisées Lockwood et Fröhlich (d'après Svensmark et Friis-Christensen), ainsi que quelques critiques acerbes sur la méthodologie du travail de Lockwood et Fröhlich, regardez le graphique suivant, ci-dessous à droite :

svensmark1

Cette étude couvre la période 1958-2006

En bleu, les courbes des températures globales de la basse troposphère telle qu'elle est donnée par les multiples études de radio-sondages. Cette courbe est réputée plus fiable que la courbe des températures terrestres qui est souvent "cannulée" par les problèmes de mesures et d'îlots urbains.

En rouge : les courbes qui donne la variation du taux de rayons cosmiques tels que mesurés, en continu, par les stations terrestres.

Le graphe du haut donne la superposition directe des courbes brutes de températures et d'intensité du rayonnement cosmique. On peut déjà apercevoir une excellente corrélation.

Le graphe du bas est obtenu en corrigeant les courbes de températures des effets liés aux aérosols éjectés par les volcans (par exemple pinatubo en 91), les effets des oscillations océaniques nord-atlantiques et El ninõ (par exemple en 98). Svensmark a aussi retranché une montée continue de 0,14°C/ décennie qui semble donc être un paramètre différent et indépendant des effets solaires. Ceci pourrait évidemment être lié à l'effet de serre de H2O et des autres gaz comme le CO2. N'oublions pas que les derniers cycles solaires étaient particulièrement intenses et que les océans se sont réchauffés. Bref, cette légère montée de la température, plus faible et sous-jacente aux effets solaires, représente sans doute l'énorme capacité calorifique de la masse (Terre+atmosphère avec ou sans effet de serre) face à la montée de l'intensité des cycles solaires, tels que nous avons pu les observer depuis quelques décennies. Mais je vous rappelle que les océans ont déjà commencé à se refroidir... Attendons nous donc à un refroidissement net du climat dans les années à venir... Et si vous regardez bien la courbe des températures, vous observerez que celles-ci n'augmentent plus depuis environ 10 ans. Nous sommes donc actuellement sur un plateau. Avant une descente ? Probablement, prévoient de nombreux climatologues. Mais patience !, l'avenir nous le dira...

En résumé : En l'absence de corrections (courbes du haut) , la corrélation (rayons cosmiques-soleil) est déjà évidente. Mais après correction des effets ponctuels,( courbes du bas) la corrélation devient absolument stupéfiante et ceci bien après 1980, contrairement à ce qu'affirmaient Lockwood et Fröhlich dans leur dernier article tant médiatisé ...

 

Mise à jour du 8 Juillet 2009 : Henrik Svensmark et son équipe, imperturbables, poursuivent sur leur lancée. En ce mois de juillet 2009, ils publient un nouvel article (actuellement sous presse dans GRL- Geophysical Research Letters) intitulé svensmark4


" Les décroissances des rayons cosmiques modifient les aérosols atmosphériques et les nuages". ("Cosmic rays decreases affect atmospheric aerosols and clouds").
En voici le résumé, traduit en français :

"Les éjections de masse de la couronne solaire sont détectées sur la Terre par les décroissances de Forbush des rayons cosmiques.
Nous trouvons que les nuages de basse altitude contiennent moins d'eau liquide à la suite d'un événement de Forbush et, pour les événements les plus prononcés, le contenu liquide de l'atmosphère océanique peut décroître jusqu'à 7%. Le contenu en eau des nuages mesuré par le SSM/I (détecteur spécial micro-onde/imageur) atteint un minimum environ 7 jours après le minimum de Forbush de rayons cosmiques, tout comme le font la fraction de nuages de basse altitude vue par le MODIS ( Spectro-radiomètre imageur à moyenne résolution) et par l'ISCCP (Projet international satellitaire d'étude des nuages). Une observation, menée en parallèle par le réseau robotisé chargé de l'étude des aérosols AERONET montre une chute dans l'abondance relative des particules aérosols fines qui, dans des circonstances normales, auraient pu évoluer en noyaux de condensation pour les nuages.
Ainsi, l'existence d'un lien entre le soleil, les rayons cosmiques, les aérosols et la quantité d'eau liquide contenue dans les nuages, est apparent à l'échelle du globe. "

Ci-dessous, la figure 1, très parlante, de leur article. En tiretés épais sont représentées les courbes indiquant la décroissance marquées des rayons cosmiques impactant notre planète, correspondant à la moyenne de cinq événements de Forbush qui sont survenus en 2003, 1/2005, 9/2005,2000, 1991. Pour chacune des différentes mesures (AERONET, SSM.I etc.), la ligne horizontale en pointillés représente la valeur moyenne enregistrée avant l'événement de Forbush. Les courbes en trait continu noir représentent les mesures disponibles dans les bases de données AERONET (aérosols) SSM/I (contenu en eau liquide des nuages), MODIS (fraction en eau liquide des nuages) et ISCCP (quantité de nuages détectés en IR) .

sven09

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques précisions semblent nécessaires pour pouvoir apprécier pleinement l'importance des résultats décrits par Svensmark et son équipe :

Comme le savent les lecteurs qui ont lu avec attention les textes précédents sur cette page, Henrik Svensmark et son équipe cherchent à établir un lien direct entre la variabilité solaire (résultant essentiellement des éruptions solaires), et la couverture nuageuse de la planète qui, à son tour, modifie le climat.
Je vous rappelle que le lien (actuellement en cours d'examen au CERN de Genève, projet CLOUD) proposé par Svensmark et al est le suivant :

Eruptions (taches) solaires -> Modification de la quantité de rayons ionisants impactant la planète -> Modification de la couverture nuageuse -> modification du climat.

Cette fois-ci, Svensmark et ses collègues se sont intéressés à une forme particulière d'éruption solaire (que je n'avais pas encore évoquée) qui s'appelle la CME (Coronal Mass Ejection). En gros, de tels événements qui se reproduisent une ou deux fois par an, autour du maximum d'activité solaire de chaque cycle de Schwabe, consistent en une sorte de synchronisation d'éruptions qui apparaissent simultanément sur la couronne solaire, à l'image de ce qui est visible cme sur la photo ci-contre (prise pendant une éclipse). C'est un phénomène d'une grande intensité, bien connu des radio-amateurs et des gestionnaires de satellites.

Cette sorte d'éruption géante qui équivaut à l'éjection par le soleil d'une masse de matière considérable, provoque une décroissance rapide et intense de la quantité de rayons cosmiques impactant notre planète, comme on le voit (courbes en tiretés gris) sur les figures précédentes.. Cette décroissance rapide qui apparaît comme un pic négatif pour les détecteurs de rayons cosmiques, est connue sous le nom d'événements (ou de décroissance) de Forbush du nom du chercheur (Scott E. Forbush) qui identifia le phénomène en 1937. L'explication de cette décroissance n'a pu être donnée qu'en 2000. Il s'agirait d'un nuage plasmatique fugitif, résultant du CME, qui écranterait brièvement la Terre vis à vis des rayons cosmiques galactiques.

Les événements de Forbush qui marquent une décroissance intense et rapide de la quantité de rayons ionisants incidents sur notre planète constituent un élément de test très précieux pour quiconque, comme H. Svensmark et ses collègues, veut observer directement les effets des rayons cosmiques sur l'ennuagement de la Terre.

Du coté de l'observation directe des taux d'ennuagement, des propriétés des nuages et des noyaux de condensation (aérosols), la recherche à fait beaucoup de progrès ces dernières années. Les chercheurs disposent maintenant de plusieurs systèmes d'observations, quasi permanents et qui sont, en général, gérés par des coopérations internationales.

AERONET : "Aerosol Robotic Network" est un réseau basé à Terre résultant d'une coopération internationale (NASA-CNR) rejoints par un grand nombre d'observateurs dépendant de multiples institutions réparties sur la planète. Le réseau se charge essentiellement de l'harmonisation des étalonnages, du traitement des données et de la distribution. AERONET mesure essentiellement l'AOD, c'est à dire la profondeur (ou la densité) optique des couches atmosphériques à différentes longueurs d'onde.

MODIS : Le " Moderate Resolution Imaging Spectrometer" équipe les satellites de la NASA, AQUA et TERRA. Ce système est essentiellement un système d'observation. Dans le cas présent et outre de nombreuses autres informations, MODIS indique la fraction d'eau liquide contenue dans les nuages (LWCF : Liquid Water Content Fraction) et ceci aussi bien au dessus des continents que des océans.

SSM/I : (de RSS) "The Special Sounder Microwave Imager" donne le contenu en eau liquide des nuages au dessus des océans. (CWC : cloud water content).

ISCCP : "The International Satellite Cloud Climate Project" fournit, des informations sur les caractéristiques de nuages à basse altitude (<3,2km) au dessus des océans, à l'aide de détecteurs infra-rouge installés sur des satellites.

Comme on le voit très bien sur la figure 1 de l'article de Svensmark et al reportée ci-dessus, les événements de Forbush les plus intenses sont suivis, à brève échéance (après quelques jours) d'un décrochement quasi homologue des quatre observables recensés dans cet article : MODIS, AERONET, SSM/I et ISCCP.

La corrélation (Événements de Forbush/ aérosols et nuages) est évidente et le lien de cause à effet est, sans doute, très difficilement discutable.

A noter également, comme le font remarquer Svensmark et al que les mesures AERONET indique que le taux de fines particules diminue en proportion de l'intensité des événements de Forbush et que le minimum est atteint au bout de 4 à 5 jours. Cette diminution du taux de particules fines précède donc de quelques heures à quelques jours les diminutions des taux et des quantités d'eau liquides mesurées par les autres sondes.
Ceci est conforme avec les modèles et les observations précédentes qui indiquent que les rayons cosmiques facilitent la formation d'aérosols sulfuriques (SO4
2- ) ultrafins (10 à 30nm) avec un délai de quelques heures.

Tout ceci ainsi que des observations complémentaires mentionnées dans cet article sont cohérents avec les modèles avancés par Svensmark et plusieurs autres groupes sur les mécanismes fondamentaux d'ennuagement.

Cet article constitue un progrès important dans notre compréhension des mécanismes (encore inconnus) qui président à la formation des nuages. Au vu de ces résultats, le rôle des rayons ionisants sur la formation des nuages et donc des éruptions solaires sur le climat, est difficilement contestable. C'est pourtant, cette hypothèse, avancée par Svensmark et al. dans les années 90, que R. Pachauri, le président du GIEC en 2007, avait qualifiée d' "extrêmement naïve et irresponsable"... Il fallait pouvoir le dire.

Hélas, comme à l'accoutumée, vous n'entendrez jamais parler de cet article et de ses conclusions dans la grande presse ni dans aucun des autres médias, non plus que dans les sites WEB ou les revues dont certains se prétendent cependant scientifiques...Pourquoi donc ?
Parce qu'il ne vas pas dans le "bon sens" . Il est pourtant publié par des chercheurs patentés appartenant à un Institut renommé dans une revue prestigieuse et revue par les pairs...

Mais, vous l'avez compris : Voilà qui constitue un élément de très bonne augure pour le projet CLOUD en cours d'installation au CERN de Genève que j'ai évoqué ci-dessus.

Note added in proof : Cet article de Svensmark et al fait écho à une observation résultant d'une coopération Russo-Brésilienne en 1995 (Institut Lebedev de Moscou et Université de Campinas). Cet article, publié dans le Nuovo Cimento ( 18, 3, Mai 1995) est intitulé :
"Rainfalls during Great Forbush decreases" :
"Pluies pendant les grands événements de Forbush" ( Yu. I. Stozhkov, J. Zullo jr. I. M. Martin, G. Q. Pellegrino, H. S. Pinto, G. A. Bazilevskaya, P. C. Bezerra, V. S. Makhmutov, N. S. Svirzevskyand A. Turtelli jr.).

Voici le résumé (source) :" Nous avons étudié les variations des quantités de pluies pendant les grandes décroissances de Forbush données par le détecteur de neutrons à basse latitude de Huancayo (47 événements entre 1956 et 1992). Les données de pluviométrie on été prises dans l'état de Sao Paulo et dans la région de l'Amazone au Brésil. De manière générale, les données provenant de plus de 50 stations météorologiques ont été utilisées pour chaque événement. Le principal résultat est le suivant : Durant les fortes décroissances du flux de rayons cosmiques dans l'atmosphère (grande décroissance de Forbush), la pluviométrie a diminué. Les variations de pluviométrie sont encore plus nettes pendant les saisons humides." (NDT (caractères engraissés du traducteur))

... ce qui est parfaitement conforme aux observations récentes de l'équipe Danoise.
Nous dira-t-on, une fois de plus, qu'il ne s'agit là que de simples coïncidences ?

 

2 Novembre 2009 : Anneaux de croissance des arbres et rayons cosmiques : De nouvelles observations après celles de A.E. Douglass..

Toujours dans la longue série des publications qui montrent un lien possible entre l'activité éruptive solaire (et non pas seulement son irradiance) et le climat de la planète, voici deux articles très récents qui apportent de l'eau au moulin de la théorie de Svensmark et al.

J'ai mentionné, plus haut, les découvertes de A. E. Douglass qui est considéré comme le fondateur de la dendrochronologie. Dès 1909, A.E. Douglass affirmait avoir observé qu'on retrouvait le cycle de 11 ans dans les anneaux de croissance des arbres et que ceux-ci étaient reliés aux éruptions solaires. Il écrivit un livre à ce sujet, en 1919, qui était intitulé : " Cycles du climat et croissance des arbres : Une étude des anneaux de croissance des arbres en relation avec l'activité solaire." Douglass publia divers articles à ce sujet dont un dans Science en 1927, intitulé "Enregistrements du soleil dans la croissance des arbres." (Science, vol 65, 1679, page 220-221) qu'il est assez facile de retrouver.

Depuis cette époque et comme c'est souvent le cas lorsque les découvertes semblent étranges et inexpliquées, ces observations tombèrent dans l'oubli.

Près d'un siècle plus tard, en cet automne 2009, trois chercheurs de l'Université d'Edinburgh viennent de publier un article qui corrobore les découvertes de A.E. Douglass. Voici les références : New Phytologist. 2009 (Rapid report) Vol. 184, page 545-551. (14 sept 2009).

Le titre et le résumé de cet article nous disent tout. Je vous les traduis ci-dessous :

"Relation entre les radiations cosmiques galactiques et le anneaux de croissance des arbres"

Sigrid Dengel, Dominik Aeby and John Grace, Institute of Atmospheric and Environmental Science, School of GeoSciences, Crew Building, University of Edinburgh, EH9 3JN, UK
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Résumé : (photo d'une coupe d'épicéa Sitka, ci-contre, crédit Sigrid Dengel) cuttree


 "Nous avons étudié la variation inter-annuelle des anneaux de croissance des épicéas Sitka (Picea Sitchensis) dans le nord des îles britanniques (55°N, 3°W) pendant la période 1961-2005 dans le but de discerner l'influence des variables atmosphériques actives pendant différentes époques de l'année.

La croissance annuelle des anneaux, mesurée le long d'un rayon dirigé vers le Nord, d'arbres fraîchement coupés et congelés ainsi que les données climatologiques recueillies dans un site proche, ont été l'objet de cette étude. L'étude des corrélations, faite en utilisant le coefficient de Pearson (NDT c'est une mesure classique de la qualité d'une corrélation) a porté sur l'analyse de l'anomalie de croissance des arbres et des observations climatiques et atmosphériques.

Des corrélations plutôt faibles entre ces variables ont été observées. Cependant, il existait une relation consistante et statistiquement significative entre la croissance des arbres et la densité du flux de radiation cosmique galactique. De plus, on a observé une périodicité sous-jacente dans la croissance des arbres avec 4 minimas depuis 1960, qui se rapproche des cycles de radiation cosmique galactique.

Nous discutons des hypothèses qui pourraient expliquer cette corrélation : la tendance des radiations cosmiques galactiques à produire des noyaux de condensation (NDT: en accord avec Svensmark et al) conduit à une augmentation de la composante diffuse de la lumière solaire et, ainsi, augmente la photosynthèse de la canopée de la forêt. "
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Deux mois après la publication de cet article paraissait, dans ce même journal (New Phytologist, Volume 184 Issue 3 (November 2009)) (Markku Kulmala, Pertti Hari, Ilona Riipinen et Veli-Matti Kerminen) un commentaire sur la publication précédente. Les quatre chercheurs Finlandais ne remettent pas en question les découvertes du précédent article mais les étendent à une autre espèce (L'épicéa Norvégien : Picea abies) prélevés en Finlande et discutent sur l'hypothèse proposée dans le premier article. Ils indiquent que " Our analysis demonstrated that the association between the cosmic ray flux and tree growth might be a common phenomenon an not just a specificfeature of a single location." "Notre analyse montre que l'association entre le flux cosmique et la croissance des arbres pourrait être un phénomène courant et non pas un fait spécifique à une seule situation gégraphique."

Ces chercheurs finlandais discutent l'hypothèse de l'augmentation de la lumière diffuse à la lueur d'observations récentes plus ou moins contradictoires, sans conclure, et évoquent aussi la possibilité d'une influence directe des rayonnements cosmiques sur la croissance des arbres, ce que l'on ne peut exclure a priori, bien que l'on ait aucune idée sur le processus qui pourrait intervenir.

Commentaires :

1) Il existe des bases de données dendrochronologiques très riches et bien documentées. On peut se demander pourquoi une étude des corrélations possibles (rayons cosmiques/ croissance des arbres) n'y a pas été effectuée. Ne serait-ce que pour tester les affirmations de Douglass. On peut espérer que ces découvertes motiveront quelques recherches supplémentaires dans ce sens.

2) Le premier article cité est très instructif sur la manière dont fonctionne la (bonne) recherche : Voici trois chercheurs anglais qui ont entrepris un travail minutieux pour tenter de discriminer les influences relatives des paramètres climatiques (température, humidité etc.) sur une collection de tranches d'épicéas. Pour cela, ils collectent les données de la station météorologique la plus proche et comparent les résultats des mesures des anneaux de croissance avec les données climatiques.

Ils ne trouvent rien de ce qu'ils espéraient mais découvrent quelque chose qu'ils n'attendaient pas. Ils (re) découvrent la périodicité des cycles solaires dans la croissance des arbres.
Ce type de découverte porte le nom de sérendipité (de Serendip, le nom ancien du royaume de Sri Lanka).. C'est ainsi, par exemple, que Pasteur et son étudiant Hilaire de Chardonnet, découvrirent la rayonne, Röntgen les rayons X, Wallace Hume Carothers le nylon et dit-on, Alexander Fleming la pénicilline.

Tout cela nous rappelle la démarche de Tim Patterson (qui confesse avoir enseigné l'effet de serre du CO2 pendant longtemps et qui , maintenant, est "solariste") lequel nous disait qu'en relevant les données paléoclimatiques :fermi

"Au fur et à mesure que les résultats des mesures nous parvenaient, nous étions stupéfaits de constater que les enregistrements paléoclimatiques et de productivité (NDLR : en poissons) étaient remplis de cycles qui correspondaient aux différentes cycles des taches solaires."

Comme le grand physicien Enrico Fermi disait à ses élèves : "Il y a deux possibilités : Si le résultat confirme votre hypothèse vous avez fait une mesure. Si le résultat est contraire à votre hypothèse, alors vous avez fait une découverte."(cité dans Nuclear Principles in Engineering (2005) par T. Jevremovic, p. 397).

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Des compléments divers ...

  • Voici une compilation d'articles récents publiés dans des revues avec comité de lecture, (version courte en anglais, en format pdf) réalisée par Madhav L. Khandekar (consultant de Friends of Science au Canada) : "Questionning the Global Warming Science" remettant en question la théorie de l'effet de serre du CO2 prônée par le GIEC et consorts. Il existe, sur le site de FOS, une version longue, plus détaillée et très intéressante pour ceux qui sont déjà versés dans les sciences du climat. Pas moins de 66 articles très récents, sélectionnés parmi des centaines , tous publiés dans des revues à comité de lecture et qui remettent en question la réchauffement climatique anthropogénique, sont commentés.
  • Et les autres planètes ? En relation avec ce qui vient d'être dit au sujet des effets possibles du soleil sur le climat terrestre, il faut remarquer qu'un certain nombre d'autres planètes de notre système solaire sont également récemment rentrées dans une phase de réchauffement inhabituel ou de comportement surprenant... sans intervention de l'industrie humaine évidemment (à moins que l'on ne suppose que le simple atterrissage d'un petit engin spatial sur le sol de certaines de ces planètes induisent un réchauffement intense ! Ce qui est moins que probable, "Very unlikely" dirait le GIEC. En voici une liste abrégée tirée et complétée d'ici:

Le soleil : Activité éruptive plus intense depuis 1940 que durant les 1150 années qui ont précédé jusqu'à récemment, où il semble endormi.

Mercure : Découverte d'un surprenante glace polaire accompagnée d'un champ magnétique intrinsèque intense et inattendu pour ce que l'on supposait être une planète "morte".

Venus : Augmentation d'un facteur 25 (!) de la lumière de l'aurore et la plus grande variation de l'atmosphère globale en moins de 30 ans.

Mars : Réchauffement global, énormes tempêtes, disparition des glaces de pôles.(lien NASA).En 2005, la sonde spatiale américaine, Mars Global Surveyor qui surveille la planète en permanence note que la glace de CO2 du pôle sud a diminué pendant trois été consécutifs. Voir l'article au National Geographic News du 28/02/2007, ici. Cette observation du réchauffement sur Mars, concomitant avec celui de la Terre, renforce l'idée que le soleil est bien le responsable du réchauffement sur Terre comme sur Mars.

Jupiter : Doublement de la brillance des nuages de plasmas environnants. Apparition de large taches rouge et équateur en réchauffement de 10°F.

Saturne : Décroissance brutale des vitesses des vents équatoriaux, en seulement 20 ans, accompagnée par une étonnante augmentation de l'émission des rayons X de l'équateur.

Uranus : Très importantes variations de brillance accompagnées d'une activité nuageuse accrue.

Neptune : Augmentation de 40% de la brillance atmosphérique. Un article intéressant à ce sujet est paru en avril 2007. Cet article intitulé " Corrélation suggestive entre la brillance de Neptune, la variabilité solaire et la température terrestre " est signé par deux chercheurs américains, H. B. Hammel et G. W. Lockwood (Geophysical Research Letters , vol. 34, L08203, doi:10.1029/2006GL028764, 2007) (résumé ici). Ils rapportent, en particulier, le diagramme suivant :

neptuneLa courbe du haut montre les enregistrements photométriques de la lumière bleue émise par la planète Neptune (la planète la plus éloignée du soleil du système solaire) depuis une cinquantaine d'années.

 

En dessous sont représentées les courbes classiques de la température terrestre (avec son "trou" vers 1975), l'irradiance totale du soleil (notez que les variations ne sont que de 2% environ) tout comme le flux UV issu du soleil (courbe du bas). Personne ne niera que les variations de luminance de Neptune sont indépendantes du CO2 rejeté par l'homme !

 

Pourtant ces variations de températures terrestres et de luminance de Neptune (avec un retard de 9 ans pour que le système Neptunien se thermalise) semblent bien corrélées (et aussi avec le soleil).

Voici ce qu'en concluent nos deux checheurs qui sont tout à fait conscient de la faiblesse de la statistique sur une période aussi limitée : " Si les variations de brillance et de température de deux planètes sont corrélées, c'est qu'un changement climatique planétaire doit être dû à des variations dans l'environnement du système solaire" (NDLR cad : cela vient du soleil !)

Pluton : Réchauffement intense avec un triplement de la pression atmosphérique... alors que Pluton est en train de s'éloigner du soleil...

Toutes ces observations proviennent de sources sûres dont la NASA. Elles révèlent que non seulement la Terre, mais l'ensemble du système solaire, tout entier, est rentré dans une phase de changement et notamment de réchauffement intense. Quand on voit les énormes variations qui règnent sur nos compagnes du système solaire, on se dit qu'avec nos petits +0,6° C/100 ans, nous avons encore bien de la chance !

Bien entendu, les astrophysiciens et les chercheurs qui scrutent ces planètes à la loupe, cherchent des explications plus ou moins locales pour expliquer toutes ces variations. Quoiqu'il en soit, il est pour le moins surprenant que, de manière concomitante, les planètes du système solaire, y compris la nôtre, subissent d'assez brusques modifications de l'atmosphère, de la température, de la brillance etc. Il ne faut pas en tirer de conclusions trop hâtives, bien entendu, mais on ne peut s'empêcher de remarquer que toutes ces variations inattendues coïncident avec une recrudescence tout à fait exceptionnelle de l'activité de l'astre solaire qui devrait se terminer très prochainement, ce qui, disent certains, devrait refroidir très sérieusement notre planète dans les années à venir (et augmenter la pluviométrie) ...Mais, chez nous et seulement chez nous, bien sûr, comme nous le serinent les médias, les écologistes et le GIEC, c'est vous même et le CO2 que vous rejetez qui êtes les grands responsables !

Allez voir cette page pour en savoir plus sur les prévisions pour les années à venir ...

: Quelques articles qui mettent en défaut la thèse du GIEC:

Des chercheurs de l'effet de serre anthropique font évoluer les thèses en vigueur. D'autres les mettent en défaut...

En ce mois d'août 2007, nous assistons à un véritable tournant ("a tipping point" comme disent les alarmistes des glaces du Groenland) dans l'histoire de la science du réchauffement climatique. En effet, et exactement comme l'a déclaré récemment le Dr. Madhav L. Khandekar qui est un expert relecteur du dernier rapport du GIEC (voir ici) " ... un nombre croissant de scientifiques s'interrogent sur la validité de l'hypothèse du réchauffement de la surface terrestre par les gaz à effet de serre. Il suggèrent une plus forte participation que ce que l'on pensait, de la variabilité solaire et de la circulation atmosphérique à grande échelle sur les températures observées."
et de fait, la littérature scientifique sur ce sujet, montre une certaine évolution, pour ne pas dire une révolution : Les scientifiques se posent de graves questions surtout quand un grand nombre de publications récentes démentent carrément les prédictions des modèles d'effet de serre...

1) On garde l'effet de serre mais on lui ajoute un zest de variabilité naturelle :

Un article tout à fait révélateur à ce sujet (parmi d'autres), vient de paraître dans la revue Science du 11 août 2007. Cet article intitulé " Improved surface température prediction for the coming decade from a global climate model" (en français : Prédiction améliorée de la température de surface pour la décennie à venir à partir d'un modèle climatique global". Bien que le titre fasse un peu "pompeux", les auteurs (Smith, Cusak, Colman, Folland, Harris et Murphy du Met Office Hadley Centre) proposent rien moins que de "compléter" l'effet de serre du CO2 atmosphérique en tenant compte de la "variabilité naturelle" du climat. Publié dans une revue célèbre entre toutes pour son adhésion à la pensée unique climatologique (comme Nature et dont l'éditeur en chef, Donald Kennedy, n'hésitait pas à intituler son récent éditorial par un tonitruant " Climate : The game is over " (en français : "la partie est jouée" ! autrement dit, la cause est entendue, les sceptiques n'ont qu'à se taire ), la chose est d'importance. En effet, le GIEC et ses thuriféraires ont toujours, contre vents et marées, et souvent contre l'évidence, tenus à garder le cap exclusif de l'effet de serre du CO2...Point de salut pour les autres effets (activité solaire et oscillations océaniques, entre autres) qui étaient tenus pour totalement négligeables...bien qu'ils aient manifestement joué un grand rôle dans le passé. Bref, il semble que nous avons vécu la période du "Tout CO2" qui, sous la férule du Dr Pachauri, directeur du GIEC, avait de nombreuses implications économiques et politiques, comme vous le savez.

Que dit cet article qui marque une ouverture notable ( mais encore timide) de la science climatologique officielle ?

Je ne peux, hélas, vous décortiquer l'ensemble de cet article. Compte tenu de la complexité des modèles, ce serait bien trop lourd pour ce site. Mais voici quelques phrase significatives, extraites de l'article en question et que je vais vous commenter point par point :

  • "On this time scale, climate could be dominated by internal variability arising from unforced natural changes in the climate system such as El Niño, fluctuations in the thermohaline circulation, and anomalies of ocean heat content."
    En français : " A cette échelle de temps ( NDLR : pendant la prochaine décennie soit, 2008-2018), le climat pourrait être dominé par la variabilité interne due à des changements climatique naturels, non provoqués (NDLR: sous entendu, par l'effet de serre anthropogénique) du système climatique tels que El Niño, des fluctuations dans la circulation thermo-haline et des anomalies du contenu thermique des océans "

    Commentaires et explications:
    • Les climatologues impliqués dans l'effet de serre sont manifestement inquiets de la tendance actuelle des températures et notamment celle qui, depuis les 8 dernières années (depuis El Niño 1998), indique que les températures se sont stabilisées ou ont décrues alors que les émissions de CO2 ont continuées à croître comme auparavant. Le paragraphe précédent constitue donc une sorte de mesure de précaution par rapport au déclin possible des températures à venir...En gros, le message c'est "même si les températures venaient à baisser, cela ne voudrait pas dire qu'il n'y a pas d'effet de serre anthropogénique!". J'ai trouvé plusieurs autres articles qui vont exactement dans le même sens. En termes de stratégie militaire on appelle cela un "repli élastique ". En voici un exemple typique sur le site de TF1 (bien sûr) : On ne sait pas encore comment gérer les modèles informatique du douteux effet de serre anthropogénique, mais on n'hésite pas à le complexifier davantage pour annoncer qu'il fera chaud de 2009 à 2012 !
    • El Niño (et sa soeur, la Niña) sont des courants marins du pacifique connus pour influer largement sur les températures terrestres comme en 1998, par exemple. La "circulation thermo-haline" fait allusion aux courants marins et notamment aux effets qui sont liés aux différences de salinité entre les différentes nappes. Les "anomalies du contenu thermique des océans" sont, en effet, un casse tête pour les ordinateurs de l'effet de serre. Les océans se refroidissent depuis quelques années sans que les tenants de l'effet de serre puissent l'expliquer d'aucune manière ! En conséquence, ils considèrent ce phénomène naturel comme une "anomalie" parce qu'il dément leurs modèles d'ordinateurs...En bref, ce qui est anormal, c'est ce qui met en défaut les prédictions des ordinateurs du GIEC. Ce ne sont évidemment pas les programmes d'ordinateurs qui sont en cause ! Non ! C'est la Nature qui se trompe.

  • "Global climate models have been used to make predictions of climate change on decadal or longer time scales , but these only accounted for projections of external forcing, neglecting initial condition information needed to predict internal variability. We examined the potential skill of decadal predictions using the newly developed Decadal Climate Prediction System (DePreSys), based on the Hadley Centre Coupled Model, version 3 (HadCM3) , a dynamical global climate model (GCM). DePreSys takes into account the observed state of the atmosphere and ocean in order to predict internal variability, together with plausible changes in anthropogenic sources of greenhouse gases and aerosol concentrations and projected changes in solar irradiance and volcanic aerosol" .
    En français :
    "Les modèles du climat du globe ont été utilisés pour effectuer des prédictions du changement climatique sur des échelles de temps de 10 ans ou plus (NDLR : jusqu'à 100 ans !) mais ces modèles ne tenaient compte que du forçage externe ( NDLR : c'est à dire du forçage dû au CO2 ajouté par l'homme) en négligeant les informations dues aux conditions initiales indispensables pour inclure la variabilité naturelle. Nous examinons les possibilités de prédictions à 10 ans du modèle DePreSys, récemment développé et basé sur la version 3 du Modèle Couplé du Centre Hadley qui est une modélisation dynamique du climat du globe (GCM = Global Climate Model, modèle climatique du globe). DePreSys prend en compte l'état observé de l'atmosphère et des océans de manière à prédire la variabilité interne en y incluant des changements possibles des sources de gaz à effet de serre anthropogénique, des concentrations en aérosols et les changements projetés de l'irradiance solaire et des aérosols dus aux volcans."

    femmeCommentaires et explications :
    • La première phrase rappelle que, jusqu'à présent, tous les modèles prenaient exclusivement en compte le CO2 anthropogénique, à l'exclusion de toute variation naturelle... et qu'ils se permettaient des prédictions à 10 ans et jusqu'à 100 ans. C'est une dure critique pour les modèles en vigueur au GIEC. Je me demande comment Donald Kennedy, l'éditeur en chef de Science a laissé passer cela. Lui qui nous dit que, question climat, l'affaire est entendue...
    • La phrase suivante explique que le Hadley Centre qui est le laboratoire des auteurs de l'article, préparait depuis quelque temps, une version plus réaliste que les modèles actuels. Nous en somme ravis !
    • Le modèle en question (DePreSys) prend effectivement en compte, une partie de la variabilité naturelle, comme l'effet des océans (NAO, north atlantic oscillation et AMO, atlantic multidecadal oscillation) et l'irradiance solaire (mais absolument pas l'effet des éruptions solaires qui peuvent agir comme expliqué ci-dessus) non plus que l'influence de l'ennuagement. Les derniers mots de ce texte doivent faire s'esclaffer les géologues et les géophysiciens qui sont toujours dans la plus totale incapacité de prévoir les éruptions volcaniques sur la planète en dépit des lourds crédits consacrés et des nombreuses années passées à les étudier. Nous apprenons avec un grand plaisir et avec stupéfaction que les gens du Hadley Centre sont capables d'inclure dans leurs modèles à 10 ans, les futures éruptions volcaniques, alors que personne n'avait prévu ni Le Pinatubo de 1998 ni El Chichon de 1983 ! Mais sans doute ne font-ils allusion qu'aux éruptions passées ? Dans ce cas, leur texte est "misleading" (fallacieux) et j'espère pour leur modèle (et pour l'humanité) qu'il n'y en aura pas d'autres dans les dix années à venir !

Le corps du texte explique essentiellement les incertitudes du modèle et les calculs d'erreur effectués pour montrer que le modèleDePreSys est meilleur que celui en vigueur au GIEC. Le modèle classique est appelé "NoAssim" et le modèle amélioré 'DePreSys" dans la figure suivante extraite de l'article modele1en question.

Ce graphe parle de lui-même. Il compare (entre 1983 et 2003) les températures de surface observées (trait noir) avec les prédictions du modèle classique (en bleu) qui utilise uniquement (ou presque, avec quelques rétroactions "adaptées" dont les aérosols du Pinatubo) l'effet de serre dû au CO2 et avec les prédictions du modèle DePreSys. On voit que lorsque l'on prend en compte l'effet des "anomalies" des océans et d'El Niño, on améliore notablement les choses.

Autrement dit, lorsqu'on tient un peu mieux compte de la variabilité naturelle du climat, on améliore les graphes. Mais, il s'agit bien entendu du climat du passé. Qu'en est-il des prédictions pour les années à venir ? Les auteurs de l'article estiment qu'il est difficile de prévoir la variabilité naturelle du climat au dela de dix ans. Ils prévoient d'ailleurs qu'après une période courte dans lequelle la variabilité naturelle du climat prend le dessus, l'effet de serre reprendrait la main à partir de 2009. C'est donc un réchauffement qu'ils prédisent à partir de cette date.
N'oubliez pas que les "solaristes " voir ci-dessus, eux, prédisent, au contraire, un prochain refroidissement.
C'est parfait ! Nous verrons ainsi qui a raison !

2)L'effet "iris" : Les expériences réelles démentent les données introduites dans les ordinateurs de l'effet de serre !

Tout bien pesé, l'effet de serre, seul, dû au CO2 atmosphérique, naturel et ajouté, ne devrait pas (disent les ordinateurs puisqu'il n'y a aucune théorie physique pour cela, voir ici ) faire monter la température de plus de 1, 2°C pour un doublement du taux de CO2. Ce qui est bien faible, vous en conviendrez et ne suffirait certainement à motiver une révision drastique de l'industrie par les gouvernements de la planète...
Pour accroître l'influence de l'effet de serre, les modélisateurs du GIEC ont introduit, dans les programmes, toute une série de ce que l'on appelle communément des rétroactions positives. On peut ainsi, toujours à l'aide des modèles d'ordinateurs arriver à obtenir les chiffres alarmants que l'on connaît, c'est à dire, par exemple, +3°C au lieu de +1,2%C , ce qui fait l'affaire du bureau du GIEC et des tenants de l'effet de serre (s'il existe).

Qu'est ce qu'une rétroaction positive ?
C'est une sorte d'effet d'amplification de l'effet de serre dû au CO2 atmosphérique. En revanche, une rétroaction négative correspond à un affaiblissement de l'effet de serre. Le problème majeur est que nous ignorons presque tout de la manière dont la Terre, la biosphère et l'atmosphère (et surtout les nuages) réagiront à une augmentation de le température due à l'effet de serre. Dans le doute, les modélisateurs du GIEC ont pratiquement toujours choisi les hypothèses les plus alarmantes. Il faut vous dire que du point de vue général, une rétroaction positive ou une amplification peut en venir à diverger (exactement comme l'effet Larsen connu en Hi-Fi) et à tendre, en principe vers un "tipping point" , un point de. basculement dont sont très friands les alarmistes...C'est très inquiétant et c'est bien le but recherché. En voici un exemple particulièrement frappant qui vient dêtre démenti par les mesures réelles :

On pense que les nuages de haute altitude, les cirrus, sont, à la différence des nuages de basse altitude, capables de piéger les rayonnements infra cirrusrouges et, donc, de produire de l'effet de serre et donc de réchauffer la planète. Il est donc crucial de comprendre comment l'atmosphère va réagir en présence du réchauffement climatique. En l'absence de toute certitude sur ce sujet, les modélisateurs du GIEC ont pré-supposé que le réchauffement de la planète provoquerait une augmentation de la quantité de cirrus de haute altitude entraînant ainsi un surcroît de réchauffement. Ils ont donc introduit, dans les programmes d'ordinateurs, une rétroaction positive, ce qui conduit aux chiffres alarmants que l'on connaît...

Manque de chance pour les modélisateurs du GIEC ! Un article vient de paraître dans les Geophysical Research Letters (édition du 9 août 07) qui nous dit très exactement le contraire. Les cirrus présents en altitude au dessus de la planète disparaissent (où s'écartent), au dessus des zones de la planète dont la température à augmenté, permettant ainsi à la chaleur accumulée sur la Terre de s'évacuer vers l'espace. C'est donc une rétroaction manifestement négative et non positive ! Cela produit un refroidissement et non un réchauffement..
Cette étude menée par Roy Spencer et des chercheurs de l'Université de l'Alabama-Hunstville; a été effectuée avec l'aide de trois satellites de la NASA et de la NOOA, convenablement équipés pour effectuer toutes les mesures pertinentes de l'atmosphère et des nuages. Le résultat est très significatif. Voici ce qu'en dit Roy Spencer, le responsable de l'équipe :
"Pour donner une idée de la très grande efficacité de ce mécanisme de refroidissement dû à la disparition des cirrus, (je dirai que) cela réduirait de 75% les estimations d'élévation de température des modèles climatiques en vigueur"... Ce n'est pas un détail, loin de là ! Voici donc encore une prédiction alarmiste des modélisateurs du climat mise en défaut. Cela nous rappelle une autre histoire de pseudo-rétroaction positive qui devait venir des planctons dans les océans réchauffés par l'effet de serre. Là encore, des mesures récentes ont montré qu'il n'en était rien, bien au contraire, et que les planctons réagissent, très astucieusement, en se protégeant de l'ardeur du soleil comme vous le verrez ici. Ce qui constitue une autre rétroaction négative...

En passant, tirons un coup de chapeau au physicien du climat du (MIT) Massachussets Institute of Technology; Richard Lindzen (voir ici) , qui avait prévu et décrit cet effet qu'il avait baptisé "l'effet Iris" (parce que les cirrus s'écartent comme les lames d'un iris photographique), dès 2001. Personne ne l'avait écouté car comme chacun sait, Lindzen est un grand (sinon le plus grand) sceptique des modèles de l'effet de serre du CO2 atmosphérique....

Toujours au sujet de ces affaires, très disputées de rétroactions positives (qui amplifient les conséquences de l'effet de serre) ou négatives (qui atténuent les conséquences de l'effet de serre), j'ai trouvé sous la plume de Steven Milloy une remarque qui me paraît frappée au coin du bon sens. Je vous la livre avec quelques considérations supplémentaires : Il s'agit de la bouffée de chaleur qu'a connue la planète en 1998. Cette année détient actuellement le record absolu des températures relevées au cours du siècle ( Notez qu'il n'en est pas de même aux USA où 1934 a été plus chaude, selon les dernières corrections des fichiers de la NASA). Tout le monde semble d'accord pour attribuer cette brutale augmentation de température au courant El Niño, exceptionnellement puissant cette année-là. Ce réchauffement intense, mais assez bref (durée d'environ un an et demi), se voit parfaitement bien sur les relevés de températures terrestres comme sur les relevés satellitaires RSS des températures de la basse atmosphère qui sont assez proches de celles de la planète et qui sont aussi probablement plus fiables parce qu'elles sont globales et dénuées des difficultés liées à la prise des températures par des sondes distribuées sur la Terre. Steven Milloy fait remarquer que la température est brusquement retombée à sa valeur antérieure, voire à une valeur inférieure à ce qu'elle était avant le phénomène El Ninõ, après la fin de celui-ci.

overshootSi la planète réagissait avec une rétroaction positive à un réchauffement, cela devrait se voir par un retour plus lent vers la température moyenne. Dans les cas extrêmes on peut même imaginer que la température continuerait à augmenter après la fin d'El Niño et non pas, comme cela est observé sur les statistiques de température de la World Meteorological Organisation, par une diminution de la température après la fin d'El Niño. On aperçoit clairement un "overshoot" comme disent les scientifiques, c'est à dire un effet de rétroactions négatives, comme cela est illustré sur le schéma de droite. De manière générale, les rétroactions positives auront tendance à vouloir garder la mémoire des réchauffements rapides, voire à les accentuer. Au contraire, les rétroactions négatives auront tendance à faire baisser rapidement les températures après le "pic" jusqu'à parvenir à une température inférieure à celle de départ, comme cela se perçoit sur la courbe ci-contre.
Cette remarque, toute simple mais qui s'appuie sur des données réellement observées, met en défaut les modèles des ordinateurs du GIEC qui ont une tendance exagérée à considérer que la planète réagit toujours en amplifiant les phénomènes de réchauffement.. ce qui ne semble pas être le cas de manière globale; pas plus d'ailleurs que pour les cirrus comme l'indique l'article cité ci-dessus de Roy Spencer et al..

Enfin, pour conclure ce paragraphe sur les rétroactions globales de la planète, on peut faire remarquer que la Terre, depuis des temps reculés, a subi de graves perturbations telles que la chute de météorites (dont l'une, il y a 65 millions d'années, gigantesque aurait fini par faire disparaître les dinosaures après avoir avoir obscurci les rayons du soleil pendant des années), d'énormes éruptions volcaniques en chaîne (que l'on soupçonne aussi d'avoir fait disparaître les dinosaures) etc. Que constate-t-on après ces graves perturbations ? Le climat de la Terre n'a pas divergé. Après des oscillations diverses, les températures se sont gentiment stabilisées autour des valeurs que nous connaissons aujourd'hui. Autrement dit, la Terre doit bénéficier d'un thermostat très efficace... C'est plutôt rassurant, vu sous cet angle.

3) Le test expérimental d'un modèle récent de l'effet de serre, dément gravement les prédictions des ordinateurs.

Il s'agit, cette fois encore, d'un article paru dans la prestigieuse revue Science du 13 Juillet 2007. Il est signé par Frank J. Wentz et collaborateurs qui sont des chercheurs bien connus de la tendance actuelle de l'effet de serre anthropogénique. Wentz est donc tout sauf un "sceptique". Cet article est intitulé "How much more rain will global warming bring ?".
boumSoit, " Quelle augmentation de la pluviosité va nous apporter le réchauffement global ?"

C'est, en effet, une bonne question ! Le modèle utilisé par F. J. Wentz et al est un des tout derniers avatars des modèles améliorés de l'effet de serre sur ordinateur dont sont friands les climatologues, les écologistes et les alarmistes de toutes sortes. Selon les créateurs de ces modèles qui y croient dur comme fer, on ne doit attendre que des bonnes choses d'une telle sophistication, bien qu'elle multiplie encore le nombre de paramètres inconnus. En l'occurrence, c'est à dire en matière de prédiction du niveau de pluviométrie pour les années à venir, il va falloir trouver autre chose de plus convainquant. Voyez vous-même :

  • La confrontation du fameux modèle baptisé "Coupled Model Intercomparison Project", entre ses "prédictions" et les mesures réelles de pluviométrie du globe, observées par des méthodes satellites fiables et incontestables pour la période 1987-2006 conduit à une erreur comprise entre 230 et 700% ! Le modèle prévoyait une augmentation de la pluviométrie de 1 à 3% par degré centigrade d'augmentation de la température. Le résultat des mesures indique que la pluviométrie a augmenté, en réalité, de 7% par degré. C'est à dire entre 2,3 et 7 fois plus que le modèle. C'est plutôt gênant pour le "top-model" des climatologues... Mais ce n'est pas tout...
  • Frank J. Wentz et ses collaborateurs supputent, avec force arguments théoriques, que cette énorme différence entre les prédictions de leur modèle et la réalité ne peut s'expliquer que par un déclin marqué de la vitesse des vents pendant cette période de 1987 à 2006.
  • Frank J. Wentz et ses collaborateurs décident alors de vérifier qu'il en a bien été ainsi en utilisant les bases de données officielles, très bien documentées, sur la variation de la vitesse des vents pendant cette période. Encore un manque de chance pour eux : la vitesse des vents a, au contraire, nettement augmenté pendant cette même période !
    pluiePour un modélisateur du climat, il n'y a pas pire comme situation. Les auteurs concluent justement qu'on est très loin du compte en matière de modélisation du climat.

En tant que scientifique, je pense que même si Frank J. Wentz et al n'ont pas fait la preuve de la validité de leur modèle, (c'est plutôt le contraire), on ne peut que les féliciter d'avoir eu le courage et l'honnêteté de publier dans Science de tels résultats qui contredisent pourtant tous leurs efforts. C'est comme cela que la science progresse, par échecs et succès, et les échecs nous en apprennent souvent autant que les succès. L'attitude de Wentz est devenue beaucoup trop rare par les temps qui courent, surtout en matière de climatologie..Mais il est certain qu'il doit y avoir quelque chose de complètement faux dans le modèle d'effet de serre (voir ici) à moins que ce soit dans la mesure des températures moyennes !

4) La sensibilité climatique par rapport à l'ajout de CO2 atmosphérique est beaucoup plus faible que l'on pensait...

Stephen E. Schwartz est un chercheur reconnu de la Division des Sciences Atmosphériques du Laboratoire National de Brookhaven (Upton, NY). Il a inscrit ses travaux dans la perspective classique de l'influence des gaz à effet de serre sur le climat sur laquelle il a déjà publié de nombreux articles. Il n'est donc, en aucune manière, un "sceptique" et il fait, au contraire, partie du "mainstream" (le courant principal) comme disent les américains. Pourtant, il fait paraître un article révolutionnaire qui remet très sérieusement en cause les conclusions et les perspectives officielles du GIEC. L'article a été publié au prestigieux Journal of Geophysical Research mais vous pourrez en trouver un preprint ici. La référence exacte de l'article publié dans JGR est la suivante : " Heat capacity, time constant, and sensitivity of Earth's climate system". Schwartz S. E. J. Geophys. Res. , D24S05 (2007). doi:10.1029/2007JD008746.
Voici, en substance ce que dit cet article qui devrait sérieusement perturber le sommeil du bureau du GIEC et de ses zélateurs.

Tout d'abord, ce travail part de considérations purement thermodynamiques comme la capacité calorifique du système global (entre autres, celle des océans de la planète) ainsi que du temps de relaxation du système (c'est le temps que le climat met pour réagir à une variation du taux de CO2 dans l'atmosphère) . La sensibilité climatique (définie comme l'augmentation de température du globe pour un doublement du CO2 atmosphérique) est alors donnée par le rapport du temps de relaxation du système climatique sur la capacité calorifique du système global.

Stephen E. Schwartz a calculé ces différentes données à partir des mesures réelles obtenues dans les expériences réelles effectuées pendant la période 1880-2004. Les mesures du temps de relaxation ( le temps de réaction du climat aux variations de taux de CO2) sont obtenues, ici encore, par autocorrélation des mesures réelles réalisées sur le terrain. S. E. Schwartz n'utilise donc que des données expérimentales incontestables et admises par tous et non point des modèles d'ordinateurs qui exigent l'utilisation d'un grand nombre de paramètres et d'hypothèses comme expliqué ci-dessus.

  • Schwartz trouve que le temps de relaxation (de réponse) du système climatique n'est que 5 (+ ou- 1) années (comme le dit Tom V. Segalstad, ici), ce qui est beaucoup plus petit que ce qu'affirme le GIEC qui soutient que les diminutions du taux de CO2 que l'on pourrait induire maintenant n'auront des conséquences que dans des dizaines d'années, au mieux, (s'il n'est pas déjà trop tard ! ajoutent-ils). Les mesures réelles contredisent donc clairement les prévisions officielles...
  • D'autre part, Schwartz trouve que la sensibilité climatique au doublement du CO2 est beaucoup plus faible que celle qui est proclamée par les ordinateurs du GIEC, au point que le réchauffement de la planète (toujours dans l'hypothèse de l'effet de serre) ne serait que de 1,1 °C pour un doublement du CO2, à comparer avec les 3°C (en fait entre 2 et 4,5°) répercutés par les médias et que l'on trouve dans les rapports récents du GIEC qui, nous dit-on, a beaucoup affiné ses prévisions ! Ceci correspond à une élévation de température plus faible de 63% que l'élévation de température "officielle".
    Voici qui contredit encore gravement les discours de la pensée unique, sans compter les exagérations d'Al Gore et des autres écologistes renommés. Un astronome, le Dr. Ian Wilson déclare après avoir lu cet article que “Anthropogenic (man-made) global warming bites the dust,”"Le réchauffement anthropogénique du globe mord la poussière".

Venant d'un climatologue sceptique (il y en a beaucoup : allez voir ici), cet article aurait eu beaucoup de difficultés à passer le barrage des referees des revues renommées et aurait sans doute connu le même sort que tous les articles qui remettent en cause les chiffres officiels. C'est à dire, le silence et l'indifférence la plus totale de la part des médias. Mais venant d'un climatologue du "mainstream" qui a déjà beaucoup publié avec ses confrères "réchauffistes" voilà qui constitue un véritable pavé dans la mare. Autant dire, qu'une augmentation de 1,1°C, si nous doublons le CO2 en 100 ans, nous laissera largement le temps de nous adapter d'autant plus que les réserves de combustibles fossiles ne dureront, paraît-il, que 50 ans...Et les protocoles comme Kyoto et ses successeurs ne sont plus que des châteaux de sables, sans avenir, parce qu'on ne voit pas pourquoi il faudrait dépenser des dizaines ou des centaines de milliards de dollars pour contrecarrer une montée des températures aussi faible...si c'est possible. A condition que cet article pourtant publié dans une prestigieuse revue à comité de lecture, ne soit pas purement et simplement ignoré, comme beaucoup de ses prédécesseurs qui ne s'inscrivent pas dans le sens de la pensée unique.
Pauvre Science !

5) La sensibilité climatique (à l'ajout de CO2) est deux fois plus petite que celle revendiquée par les modèles du GIEC, si l'on tient compte de la diminution effective des aérosols dans l'atmosphère.

Et vlan ! Voici, encore, un article saignant pour les tenants de l'effet de serre du CO2 !
chylekCet article vient de paraître dans le très sérieux Journal of Geophysical Research, Vol 112, 112, D24S04, doi:10.1029/2007JD008740, 2007 sous la signature de chercheurs Américains et Suisses, on ne peut plus sérieux et compétents : Petr Chylek (Los Alamos National Laboratory, Los Alamos, New Mexico, USA), Ulrike Lohmann (Institute for Atmospheric and Climate Science, ETH Zurich, Zurich, Switzerland), Manvendra Dubey ( Earth and Environmental Sciences, Los Alamos National Laboratory, Los Alamos, New Mexico, USA), Michael Mishchenko ( NASA Goddard Institute for Space Studies, New York, New York, USA), Ralph Kahn (Jet Propulsion Laboratory, California Institute of Technology, Pasadena, California, USA), Atsumu Ohmura ( Institute for Atmospheric and Climate Science, ETH Zurich, Zurich).

Vous trouverez l'article complet (si vous êtes abonné) et le résumé (si vous ne l'êtes pas) ici. A noter, en passant que Mishchenko travaille dans le même Institut (Goddard à la NASA) que le célèbre James Hansen, le grand prêtre du renouveau de la saga de l'effet de serre du CO2...ça doit chauffer à la NASA...

Que nous dit cet article qui fait encore un énorme trou dans le fanion (en lambeaux) de l'effet de serre du XXème siècle ?

Tout simplement que si l'on tient compte (ce qui est nécessaire) du fait que le taux d'aérosols a considérablement diminué dans l'atmosphère depuis quelques années (ce qui a eu tendance à réchauffer la planète) , la sensibilité réelle du climat de la planète au doublement du CO2 atmosphérique doit être divisée, au moins, par un facteur 2. Pour parler comme les adorateurs du GIEC, cela signifie qu'au lieu du fameux 1Watt/m2 affirmé par le GIEC, il faudra se contenter d'un maigre irradiance comprise entre 0,29 et 0,48 watt/m2, ce qui fait évidemment lourdement chuter les prévisions catastrophistes de température du GIEC... Soit entre +0,5°C et + 1,2°C à la fin du XXIème siècle et pas 5 ou 6°C.

Ouille ! Ca doit faire très mal ! D'autant plus qu'on ne voit pas comment les thuriféraires de James Hansen et du GIEC pourraient échapper à ces deboerévidences liées aux mesures directes par satellites. On comprend mieux la crise de larmes d'Yvo de Boer (responsable climat de l'ONU) ci-contre à gauche près de Ban Ki Moon, lors de la dernière conférence sur le climat de Bali. Il devait se dire qu'en 2009, lors de la prochaine conférence, il auront du mal à éluder tous ces résultats comme il l'ont fait en décembre 2007 en décidant que les résultats de recherche postérieurs à Mai 2005 ne devaient pas rentrer en ligne de compte !

 

6)Toutes les variations des températures du XXième siècle ainsi que les variations d'El Niño peuvent être expliquées sans l'intervention de l'effet de serre du CO2 atmosphérique.

tsonisNous disent les auteurs Anastasios A. Tsonis, Kyle Swanson, et Sergey Kravtsov (Atmospheric Sciences group, University of Wisconsin-Milwaukee) dans un article (A new dynamical mechanism for major climate shifts , "Un nouveau mécanisme pour expliquer les changements majeurs du climat") publié dans l'incontournable revue à comité de lecture Geophysical Research Letters (vol 34, 12 Juillet 2007) . Utilisant les données expérimentales sur 100 ans, sur l'oscillation décadaire (à 10 ans) du Pacifique, l'oscillation de l'Atlantique Nord, l'oscillation El Niño/Sud et l'oscillation du nord pacifique, les auteurs montrent que ces variations naturelles se sont synchronisées à plusieurs reprises. Dans certains cas, cette synchronisation a été suivie par un accroissement de la force de couplage qui a entraîné une destruction de cette synchronisation. A la suite de ces évènements, on a assisté à une variation de la température globale et une variabilité du courant El Niño. Les variations envisagées concordent avec les variations observées au XXième siècle.
Voilà encore des climatologues patentés qui n'ont pas besoin de l'effet de serre du CO2 pour expliquer les variations de température et qui publient dans les revues à comité de lecture. Alors Naomi Oreskes (voir ici), toujours partisante du consensus de 100% après ces citations tirées d'articles "peer-reviewed" ?

7) Les mesures directes des variations de température de l'atmosphère contredisent gravement les modèles de l'effet de serre !

Voici un article tout frais (décembre 2007) qui fait littéralement hurler les tenants de l'effet de serre anthropogénique. Paru dans le prestigieux "International Journal of Climotogy" de la Royal Meteorological Society (DOI : 10.10.1002/joc.1651), cet article est signé par quatre chercheurs américains spécialistes des mesures de températures par ballon sondes ou satellites : David H. Douglass, John R. Christy, Benjamin D. Pearson et S. Fred Singer, des universités de Rochester (NY), Hunstville (Alabama), Charlottsville (Virginie).
Il est intitulé " Comparaison des tendances de températures sur les tropiques avec les prédictions des modèles (NDLR: de l'effet de serre anthropogénique)"

Les chercheurs ont comparé les résultats de pas moins de 67 runs (utilisations) de 22 modèles d'ordinateurs de l'effet de serre, mis au point par de grandes institutions internationales, pour la plupart, affiliées au GIEC. La liste des modèles de ces dernières est instructive :
modelesghg

On reconnait, sur cette liste les modèles GISS du Goddard Institute (NASA) de James Hansen ainsi que ceux du célèbre Hadley Center en Angleterre.
Pour ce qui est de la France, deux institutions travaillent sur ces simulations numériques de haute volée : L'institut Pierre Simon Laplace (Directeur Jean Jouzel, chimiste de formation et membre du bureau du GIEC). A noter que cet Institut issu de l'ancien laboratoire d'Aréonomie du CNRS est le pilier des théories de l'effet de serre en France, tout comme il était le fer de lance lors de l'affaire du trou dans la couche d'ozone (années 90) alors sous la direction de Gerard Megie (décédé depuis). Le centre Météo-France est formé de nombreux polytechniciens et centraliens tous adeptes fervents des modèles d'ordinateur plus que de mesures sur le terrain.

En fait de mesures sur le terrain et comme il s'agit d'étudier les variations de température de l'atmosphère (en degrés/10 ans, en général), les quatre chercheurs américains ont utilisé les données disponibles réalisées à la surface et en basse et moyenne altitude (jusqu'à 14 km) fournies par pas moins de 87 stations de ballons sondes ainsi que par les tous les satellites équipés pour ce faire (MSU , microwave sounding units). Bref, on ne peut faire mieux, actuellement.

Je rappelle que tous les modèles impliquent que les gaz à effet de serre présents dans l'atmosphère doivent se réchauffer plus vite que la surface de la planète et ceci, tout particulièrement, au dessus de l'équateur et des tropiques. Cette caractéristique constitue la "signature" de l'effet de serre. Prouver ou démentir son existence constitue un teste absolument crucial pour les théories en vigueur de l'effet de serre...

Las ! Que nous dit la comparaison des mesures convergentes et obtenues par différents instruments avec les modèles théoriques ?

En bref : Une catastrophe pour les modèles ! Voici les courbes tirées de l'article en question :

tropic1

En rouge, les résultats des 22 modèles dans différents cas de figure voir la légende et l'article en question)

En bleu et vert, les observations réalisées avec les ballons sondes et les satellites pour l'atmosphère et par des stations de surface pour la Terre.

On voit immédiatement que si les mesures et les modèles sont en accord pour la surface terrestre, il existe un désaccord marqué entre les mesures et les modèles lorsqu'on s'élève un tant soit peu en altitude. A noter que jusqu'à près de 6 km d'altitude (échelle horizontale du haut), les modèles prévoient un réchauffement alors qu'en réalité, la température diminue ! De même, entre 8 et 10km d'altitude, la température devrait rester contsante ou augmenter et patatrac ! la température diminue..

Autrement dit, l'atmopshère ne se réchauffe pas du tout comme le prédisent les modèles de l'effet de serre (anthropogénique ou pas). Il y a comme un gros défaut !

Si vous regardez maintenant l'échelle de température située sur la gauche de ce graphique, vous constatez que les erreurs théorie-mesures réelles sont de de l'ordre de 200% à 300% ! Ce qui est énorme... surtout pour des modèles qui ont coûtés à la collectivité des millions sinon des milliards de dollars !

L'article, écrit dans des termes très mesurés comme toujours dans ce type de publications; se termine quand même par une phrase qui en dit quand on connait la prudence des scientifiques : "We suggest, therefore, that projections of future climate based on theses models be viewed with much caution." Autrement dit " C'est pourquoi nous suggérons que les prévisions du climat dans le futur, basées sur ces modèles, soient considérées avec le maximum de circonspection."

28 décembre 2007 : Les mesures de températures terrestres sont-elles fiables ?

Deux chercheurs déjà connus des lecteurs de ce site, Ross McKitrick (statisticien célèbre entre autres pour avoir débusqué la fa(u)meuse "crosse de hockey" de Michael Mann et al, avec Steve McIntyre) et Patrick Michaels (ex-climatologue d'état, récemment viré pour "non-conformisme" avec la pensée unique climatique) viennent de publier un article intitulé " Quantifying the influence of anthropogenic surface processes and inhomogeneities on gridded global climate data" Soit " Evaluation de l'influence de l'utilisation des sols par l'homme et inhomogénéités sur la grille des données climatiques globales" (Journal of Geophysical Research., Vol. 112, No. D24, D24S09, 10.1029/2007JD008465, 14 December 2007, texte complet pdf ici).

Cet article s'adresse au problème récurrent de la mesure effective de la température globale à partir des données terrestres. Il s'agit d'un problème particulièrement épineux mais évidemment crucial. En effet, les milliers de sondes de températures qui sont réparties de manière très inégales autour du globe et qui sont censées nous donner une estimation de la température avec une précision qui laisse rêveur (au centième de degré près !), sont finalement collationnés par le NASA Goddard Institute (James Hansen) qui est chargé d'en informer le monde entier. Ces données sont également utilisées par le UKMet (Le Hadley Center Anglais). Il est à noter que les résultats de ces deux agences ( GISS et UKMet) sont assez systématiquement plus alarmistes que les mesures satellitaires produites par deux orgnaismes (UAH et RSS).
En bref, le réchauffement climatique dont on nous rebat les oreilles depuis quelques années, est basé sur les mesures de températures thermométriques du GISS et du Hadley Center. La question est évidemment de savoir si ces mesures sont fiables et correctes.

En particulier, il est très souvent reproché à ces mesures locales et terrestres de température d'être perturbées par la proximité de bâtiments, de routes en asphalte et d'autres points chauds liés à l'activité humaine, susceptibles de provoquer une erreur (à la hausse) importante sur les mesures effectuées. Il va de soi que si l'on désire évaluer l'effet réel des gaz à effet de serre, il est essentiel de se débarrasser de ces "Urban heat islands" (les effets d'îlot de chaleur urbains). Un autre facteur déterminant sur la qualité des mesures de températures réside dans la qualité de l'entretien de toutes ces petites stations réparties dans le monde entier. Ainsi et par exemple, il est essentiel de s'assurer que les peintures blanches de ces constructions météorologiques sont conservées en bon état. Si elles noircissent sous l'effet du vieillissement ou d'un mauvais entretien, il va de soi que les mesures de température seront surestimées du fait du réchauffement inévitable du boîtier de protection des thermomètres. Un ex- météorologue (Anthony Watts) s'est chargé de la rude besogne qui consiste à évaluer la qualité des mesures thermométriques en surface sur tous les Etats-Unis. Les résultats qu'il a publié sont consternants. Un grand nombre de ces installations surestiment la température de manière grotesque.

Comme on s'en doute, tout cela est extrêmement difficile à quantifier sérieusement. Pourtant le GIEC, comme toujours fort de ses certitudes, assure que les erreurs entraînées par ces vices d'emplacement ou d'entretien, ne dépassent pas 10%, bien que, sans qu'il puisse l'expliquer, les mesures de surfaces diffèrent sensiblement (en les surestimant, bien entendu) des mesures de températures de la basse atmosphère réalisées par les satellites dont la précision et la globalité ne peuvent être mises en doute.mesureT

 

Voici, ci-contre, une petite image de deux de ces constructions traditionnellement utilisées pour mesurer la température du globe. Celle de gauche est visiblement en piteux état (sans peinture) et donc impropre à la mesure précise de la température.
En France, on trouve souvent ce genre de dispositif à proximité des aérodromes... et quelquefois à proximité du tarmac (hélas)!

De manière générale, l'implantation de ces systèmes de mesure doit être faite avec soin. Même la qualité du sol à de l'importance. Sans parler de l'environnement urbain immédiat, de son exposition aux vents etc.

 

Pour évaluer la "contamination" des systèmes de mesures dû à la mauvaise installation, au mauvais entretien et à la proximité d'îlots urbains, Ross McKitrick et Patrick Michaels ont eu une idée originale et sans aucun doute, très astucieuse.

Leur idée de base repose sur le constat, hautement crédible, que l'entretien et la qualité des mesures des stations thermométriques doit dépendre du niveau de vie et d'un certain nombre de facteurs socio-économiques (jusqu'à la compétence des observateurs), des pays qui en ont la charge. Ainsi et c'est presqu'un jeu d'enfant pour un statisticien professionnel comme McKitrick, il doit être possible de discerner dans l'ensemble des bases de données mondiales des relevés de température des contaminations qui reflètent le revenu moyen des pays, leur taux de croissance de population, le nombre de relevés de températures manquants, le taux de croissance économique, et le taux de croissance dans l'utilisation du charbon ainsi que le degré d'éducation de la population.

Ainsi et si le réchauffement a bien un caractère global comme on le pense parce qu'il serait dû à l'effet de serre du CO2, on devrait, si les mesures sont effectuées partout correctement, n'observer aucune corrélation entre l'accroissement de la température (en degre °C /par décennie) et les facteurs socio-économiques mentionnés ci-dessus. Autrement dit, bien que les températures soient évidemment différentes d'un point à l'autre du globe, le réchauffement global implique que leur accroissement (la dérivée permière de la température par rapport au temps) doit être la même partout. McKitrick et Michaels ont tout d'abord testé leur modèle sans a priori et ils ont trouvé que la probabilité qu'il n'existe aucune corrélation entre les températures mesurées et ces différents facteurs est de ... 10 puissance -13 ! Autrement dit : il y a forcément une corrélation significative. Si, maintenant, on cherche le degré de corrélation entre les facteurs socio-économiques et les erreurs de température sur l'ensemble des stations du globe en utilisant une grille au pas très fin, on trouve que les écarts à la moyenne (autrement dit les anomalies de mesures) représentés avec un code des couleurs se présentent de la manière suivante :

L'échelle de droite indique, avec un code des couleurs, les écarts entre les températures mesurées et la valeur correcte.
On voit qu'il existe beaucoup de points (rouges) qui signifient un écart de +0,7°C.

grid

La couleur verte indique des mesures correctes. On l'observe aux Etats Unis , sur la partie peuplée périphérique de l'Australie et en Europe de l'Est (mais pas vraiment en France!) (Pour mieux voir, allez cherche l'article original). Par contre, les pays de l'hémisphère sud semblent assez mal lotis en matière de mesures thermométriques. Il est connu aussi que les mesures sur les océans (à bord des bateaux) sont entachées d'erreur, presque toutes des surestimations.
La Chine centrale est particulièrement peu performante.


A noter aussi que le pas de la grille utilisée pour les calculs est nettement plus fin que la taille des carrés de couleur.

En outre, il ne faut guère se faire d'illusions sur les mesures effectuées dans certains pays développés comme les Etats-Unis qui regroupent à eux seuls 20% des capteurs mondiaux. Comme je l'ai déjà signalé ci-dessus, un ancien météorologue, Anthony Watts, outre son excellent blog, a mis sur pied, avec un groupe de bénévoles, une commission d'audit de la totalité des stations US (site). Les résultats obtenus selon les méthodes scientifiques en vigueur pour ce genre d'installation, sont pour le moins inquiétants. Un ami lecteur attentif, Jacques Corbin, a réalisé une présentation Power-Point en français tout à fait étonnante, à partir des travaux d'Anthony Watts. Cette présentation est disponible ici. Merci à lui !

Ceci étant dit, Ross McKitrick et Patrick Michaels ont effectué une reconstruction des accroissements de températures corrigées dans le différents points du globe. Autrement dit, ce que des stations, normalement lues, entretenues et disposées, auraient donné comme résultat.
Voici le diagramme des résultat qu'ils ont obtenus, avec, bien entendu, la distribution des écarts propres à ce genre de calcul statistique très élaboré.
En abscisse, l'échelle représente la variation de température en °C par décennie.

trends

La courbe du haut représente la distribution des bases de données brutes indiquées par les thermomètres et utilisées telles que par le GIEC.

 

La courbe du milieu représente les résultat des données satellitaires dans la basse troposphère.

 

La courbe du bas donne la distribution de tendances de température des données corrigées des erreurs de mesures par le calcul statistique de McKitrick et Michaels.

 

On observe immédiatement que les distributions des données satellitaires d'une part et celle des données corrigées par McKitrick et Michaels sont beaucoup moins étalées que celles des mesures brutes enregistrées par le GIEC.
Ce qui est encore plus intéressant c'est que les données corrigées des statisticiens sont beaucoup plus proches des donnés satellitaires que ne le sont les données brutes. Observons aussi que la valeur centrale (ou la valeur moyenne) des données utilisées par le GIEC est nettement plus élevée que celles données par les satellites ou les données corrigées de McKitrick et Michaels.

Tous calculs faits, nos deux statisticiens en déduisent que le GIEC (et donc le NASA Goddard Institute , c'est à dire James Hansen) aurait surestimé la hausse des températures de 1980 à 2002 d'un bon facteur 2 (et pas 10% comme l'affirme le GIEC! ).

Ceci étant dit, restons prudents : Les statistiques c'est un peu comme les programmes de simulation sur ordinateurs : Il est difficile d'évaluer la signification de ce qui en sort. Il n'est pas impossible que ces corrélations trouvées par nos deux statisticiens soient, elles-mêmes, le résultat d'autres corrélations. Il n'en reste pas moins que la réduction de la largeur de la distribution d'une part et la réconciliation des mesures corrigées et des mesures satellitaires, plaident vraiment en faveur de ces résultats. Cela ne peut que difficilement être fortuit.

Cet article porte (encore) un rude coup aux tenants de l'effet de serre anthropogénique. Croyez vous que nos journalistes scientifiques en ont parlé ? Rien. Pas un mot ! Pour celui-là comme pour tous ceux qui précèdent et beaucoup d'autres, silence radio quand on ne va pas dans le sens de la pensée unique ! Curieuse conception du métier de journaliste...

 

17 août 2008 : Une étude qui jette un froid glacial sur les modèles informatiques du GIEC :

"Au sujet de la crédibilité des prédictions climatiques"pluieGIEC

C'est le titre d'un article (source) qui est paru en août 2008 au journal "peer-reviewed" "Hydrological Sciences - Journal des Sciences Hydrologiques 53(4) p. 671, Août 2008 sous la signature de 4 chercheurs spécialisés dans les ressources en eau de l'université d'Athènes : D. Koutsoyiannis, A. Efstratiadis, N. Mamassis et A. Christofides.

 

En voici le résumé (caractères engraissés par l'auteur du site):

"Résumé : Des prévisions distribuées dans l’espace du climat futur, obtenues à l’aide de modèles climatiques, sont largement utilisées en hydrologie et dans de nombreuses autres disciplines, en général sans évaluation de leur confiance. Nous comparons ici les sorties de plusieurs modèles aux observations de température et de précipitation de huit stations réparties sur la planète qui disposent de longues chroniques (plus de 100 ans). Les résultats montrent que les modèles ont de faibles performances, y compris à une échelle climatique (30 ans). Les projections locales des modélisations ne peuvent donc pas être crédibles, alors que l’argument courant selon lequel les modèles ont de meilleures performances à des échelles spatiales plus larges n’est pas vérifié."

Ces quatre chercheurs ont comparé les résultats des mesures effectives de température et de pluviométrie données par les sites officiels pour 8 stations locales répartis sur une grande partie de la planète avec les prédictions des modèles informatiques du GIEC (TAR 2001 et AR4 2007). Tous ces modèles du GIEC sont issus de diverses sources officielles affiliées au GIEC. Bien entendu, ces modèles font un usage intensif de l'effet de serre et des modèles GCM (Global Climate Model). Voici la liste des sites choisis comme témoins pour cette étude.

Albany (USA), Athens (Greece), Alice Springs (Australia), Colfax (USA), Khartoum (Sudan), Manaus (Brasil), Masumoto (Japan),Vancouver (USA).

Après avoir montré que les modèles utilisés par le GIEC sont déjà en profond désaccord entre eux sur les prédictions locales, ce qui avait déjà été signalé dans le rapport NIPCC (ici), les auteurs confrontent les prédictions des modèles avec la réalité objective. Le résultat de cette confrontation est gravement négatif pour la capacité des modèles à effectuer des prédictions correctes. L'article de Koutsoyiannis et al reproduit deux figures (6 et 7) qui illustrent cette conclusion de manière frappante.

Voici un extrait de la conclusion des auteurs :

"Aussi bien à l'échelle annuelle que climatique (30 ans), les séries interpolées (NDLR : Parce que les modèles GCM travaillent sur une grille dont les points ne tombent pas exactement sur les sites choisis, il faut travailler par interpolation avec les points voisins de la grille) ne rendent pas compte de la réalité. Les modèles GCM ne reproduisent pas les fluctuations naturelles de durées supérieures à l'année et sous estiment la variabilité et le coefficient de Hurst des séries observées. Ce qui est plus grave encore c'est que quand le séries temporelles GCM impliquent un coefficient de Hurst supérieur à 0,5, ceci résulte d'une variation monotonique alors que dans les données historiques le valeurs élevées du coefficient de Hurst résultent de fluctuations à grande échelle et de durée supérieure à une année (c'est à dire d'une succession de tendances à la montée et à la descente). Les très grandes valeurs négatives des coefficients d'efficacité montrent que les prédictions des modèles sont beaucoup moins bonnes qu'une prédiction élémentaire basée sur une simple moyenne effectuée sur le temps. Ceci implique que les projections du climat futur pour les sites sélectionnés ne sont pas crédibles. Savoir si ces conclusions peuvent être généralisées à d'autre sites requiert un prolongement de cette étude. Ce que nous avons planifié. Cependant, les performances des modèles GCM sur les 8 sites choisis laissent peu d'espoir, pour ne pas dire aucun. L'argument qui consisterait à dire que les performances médiocres des modèles GCM ne concernent que les points choisis pour la comparaison et qu'une extension à plus grande échelle pourrait montrer que les sorties des modèles GCM sont crédibles, repose sur une hypothèses non prouvée et, selon nous, fallacieuse. "

NDLR : le coefficient de Hurst (ou Hurst-Kolgomorov) est un exposant qui provient de la théorie du chaos et des fractales. Entre autres, Il a été beaucoup utilisé en hydrologie ( les auteurs sont hydrologues). En théorie, il est directement relié à la dimension fractale. On peut simplifier en disant que l'exposant de Hurst permet de "mesurer" le taux de prédictabilité d'un ensemble complexe ou, encore, sa mémoire à long terme. Pour en savoir (beaucoup) plus sur cet exposant lisez ceci.

Inutile de dire que cet article a fait des vagues parmi les tenants des modèles informatiques du GIEC...Pourtant et même sur RealClimate, je n'ai trouvé aucun argument convaincant démontant sérieusement les conclusions des cet article...
On ne peut s'empêcher de penser que les modèles GCM utilisés en climatologie n'ont pratiquement jamais été confrontés à la réalité puisqu'il s'agit, au moins pour le GIEC, de prédictions à long terme que peu d'entre nous pourront vérifier...Tester ces modèles sur les climats passés, comme les auteurs de cet article l'on fait, semble donc être une excellente idée. Mais, ouille ! Le résultat fait très mal à la crédibilité des affirmations péremptoires et définitives du GIEC et de ses thuriféraires.

On a déjà de très sérieux doutes sur la sensibilité du climat au CO2 atmosphérique (voir ci-dessus).
Alors, si en plus les modèles de base GCM sont gravement déficients...
Où va t-on ?

 

gray"Le changement climatique est déterminé par les océans et non par l'activité humaine" (source).

Tel est le titre de la conférence présentée par le Professeur William (Bill) Gray lors de la deuxième conférence Internationale sur le Climat qui s'est tenue à New York du 8 au 10 mars 2009 (Textes des conférences, vidéo, ppt etc. disponibles ici)

Bill Gray est Professeur émérite au laboratoire de Sciences Atmosphériques de l'Université de l'Etat du Colorado. Il est, et a été; sans conteste, l'expert mondial N°1 des ouragans de la planète. Il a formé et dirigé des dizaines de chercheurs durant sa longue et prestigieuse carrière.
Ci-contre le Prof. Bill Gray et un des ses collaborateurs, le Dr. Phil Klotzbach

En tant qu'expert des phénomènes cycloniques, Bill Gray possède une connaissance approfondie de la modélisation numérique de l'atmosphère ainsi qu'une très bonne compétence des phénomènes océaniques. Et de fait son article, très documenté, se divise en deux grandes parties.

La première partie est consacrée à une critique élaborée des modélisations de l'atmosphère utilisées par le GIEC et ses affidés. Leurs modèles utilisent ce que l'on appelle communément les GCM (les modèles de circulation générale). La discrétisation, imposée par le traitement informatique se fait sur une quadrillage plaqué sur l'image de la Terre et de son atmosphère ("The grid" en anglais, la grille en français). La puissance de traitement des très puissants ordinateurs actuels ne permet cependant pas de modéliser l'atmosphère avec un pas de grille inférieur à la centaine de kilomètres. Afin d'obtenir une représentation réaliste du climat de la planète, il est alors indispensable de remplir les trous de la grille avec une série de mécanismes "sub-grid", c'est à dire d'extension inférieures aux pas de la grille.
Parmi ces phénomènes très importants (qu'en réalité, on ne sait pas encore modéliser) se trouvent les nuages et notamment les cumulus et les cumulonimbus (avec les puissantes convections associées et la détermination de la teneur en vapeur d'eau de l'atmosphère) qui jouent un rôle essentiel sur les projections climatiques du GIEC. Bill Gray fait remarquer que la modélisation physique très généralement utilisée pour ces phénomènes à l'échelle "sub-grid" est beaucoup trop simpliste et que l'on sait depuis longtemps que toutes les tentatives qui ont été effectuées dans ce domaine se sont soldées par des échecs.

Ce point est absolument essentiel car la teneur réelle en vapeur d'eau de la haute atmosphère ( c'est à dire vers 7 à 10 km d'altitude où se trouve le fameux point chaud (hotspot)) d'où les rayonnements peuvent s'évacuer dans l'espace (voir à ce sujet l'article de Richard Lindzen qui est, à mon avis et de loin, la présentation la plus réaliste de l'effet de serre. Elle est notablement différente de celle que l'on vous expose sur certains sites "pseudo" scientifiques francophones)) est absolument déterminante pour les prédictions catastrophistes du GIEC. La vapeur d'eau est un très puissant gaz à effet de serre, beaucoup plus efficace que le CO2 qui, s'il était seul, ne produirait qu'un réchauffement quasiment imperceptible de la planète. On voit donc que les problèmes de l'échelle "sub-grid" sont déterminants comme cela a déjà été indiqué par John Theon et de nombreux autres chercheurs.

Bill Gray s'intéresse donc tout particulièrement aux projections, effectuées et utilisées par les modèles du GIEC, sur la teneur en vapeur d'eau de l'atmosphère. Cette teneur en vapeur d'eau se caractérise, entre autres, par ce que l'on appelle l'humidité spécifique (specific humidity, c'est à dire la masse de vapeur d'eau par unité de masse d'air, exprimée en g/kg) . Ce paramètre essentiel a fait l'objet de nombreux ajustements, depuis de nombreuses années. Notamment par James Hansen dont Bill Gray démonte systématiquement les modéles. Ce n'est que récemment que des mesures précises ont pu être effectuées à l'aide de satellites équipés de détecteurs appropriés.
Pour que les prédictions catastrophistes du GIEC soient correctes, il faudrait que l'humidité spécifique de la haute atmosphère (mais pas nécessairement de la basse atmosphère) augmente à mesure que le taux de CO2 augmente. Autrement dit et comme cela a souvent été répété dans ce site, il faudrait que la vapeur d'eau produise une rétroaction positive au forçage radiatif dû au gaz carbonique. Il m'est impossible de rentrer dans tous les détails de l'article de Bill Gray (dont je recommande vivement la lecture car il est compréhensible et très bien rédigé). En voici un graphe typique commenté :

gray1

Figure 6 de l'article de Bill Gray : Analyse d'après le NCEP/NCAR des anomalies du contenu en vapeur d'eau (c'est à dire l'humidité spécifique) à 400mb (autour de 7,5km d'altitude) (Courbe en bleu) et Radiation à grande longueur d'onde sortante (OLR : Outgoing Longwave Radiation (OLR) de 1950 à 2008. (Ce sont les rayons infra rouges)
NCEP/NCAR c'est le National Center for Environmental Prediction / National Center for Atmospheric Research.

Les modèles GCM utilisés pour les projections du GIEC supposent que l'humidité spécifique doit être croissante comme l'est la courbe de l'OLR qui augmente en proportion du CO2 en fonction du temps.

C'est exactement le contraire de ce qui est observé : Le deux courbes sont contra-variantes. Autrement dit la rétroaction de la vapeur d'eau s'avère négative et non positive comme le supposent tous les modèles du GIEC...Il faut se souvenir que cette rétroaction supposée positive par le GIEC est à l'origine des projections catastrophistes d'un réchauffement de 2 à 6°C/100 ans. Sans cette rétroaction supposée positive de manière erronée, l'effet du CO2 seul est totalement négligeable.
Bill Gray conclut cette partie de son exposé en expliquant qu'en réalité, en l'état actuel de nos connaissances, il est vain d'espérer obtenir une prédiction réaliste pour le climat avec les modèles qui sont utilisés par le GIEC (les GCM).

Après avoir gravement mis en défaut le fondement même des prévisions du GIEC, Bill Gray consacre la seconde partie de son article à l'étude des processus naturels qui peuvent expliquer les variations climatiques que nous avons connues. Selon lui, et comme nous l'avons signalé à plusieurs reprises (ici et ici) , il existe une corrélation incontournable entre les phénomènes océaniques et les variations de température de la planète.

Bill Gray propose de prendre en considération la circulation profonde des océans comme par exemple la THC (Thermohaline circulation) de l'atlantique nord. Cette dernière est évidemment couplée avec les oscillations déjà citées telles que la PDO et l'AMO. Le dessin ci-dessous représente un schéma simplifié de ce que les MOCscientifiques appellent la MOC (qui est en fait la somme de la THC et des subsidences antarctiques représentes par des X) c'est à dire le tapis roulant des océans du globe. En tant qu'expert des ouragans et donc connaisseur des océans, Bill Gray explique avec beaucoup de détails comment l'évolution de ces courants chauds (tel que le Gulf Stream) ou froids peuvent expliquer l'évolution du climat passé. Il précise notamment que la réactivation brutale et récente de la pompe arctique (en haut du graphique) que j'ai commentée dans cette page, indique probablement que l'on est passé par un maximum de température globale.

Ici encore, il m'est impossible de rentrer dans les détails de la démonstration de Bill Gray. Je reproduis ci-dessous un des graphes qui me semble significatif de sa démonstration.

 

gray3

En haut de ce graphique, la figure 22 de l'article de Bill Gray. Cette figure montre que la courbe des températures de la planète depuis 1880 se décompose en cycle successifs de refroidissements et de réchauffements avec une demi-période d'environ 30 ans. On y voit, par exemple, le refroidissement qui s'est produit de 1945 à 1976 et qui avait fait craindre un âge glaciaire (!)

Cette décomposition est effectuée par Bill Gray à partir de l'étude des circulations océaniques (MOC, THC etc) dont Gray (en tant que spécialiste des cyclones) est un expert.
Le graphe de Bill Gray indique, en tiretés rouges et bleus, les erreurs
que l'on peut commettre si on extrapole à partir d'une période limitée de l'histoire des températures ...ce que vont volontiers les alarmistes.

Les gros points bleus et rouges qui marquent des basculement de l'orientation des températures correspondent à des modifications importantes de la circulation océnanique, selon Gray.

A titre d'illustration, j'ai superposé le graphe de Bill Gray à celui de Klyashtorin et Lyubushin (2003) qui avait été présenté dans cette page. Le graphe de Klyashtorin et al a été obtenu à partir d'une simple analyse statistique des températures (prolongée depuis 1100 ! ) sans aucune analyse sur la physique des phénomènes.

La superposition de ces deux graphes est intéressante. On y observe la même périodicité et la même prévision pour les 20 ou 30 années à venir, c'est à dire un refroidissement pour les décennies futures. (indiqué FCST = forecast, par Bill Gray). A noter que ces prévisions ne sont pas très éloignées de celles de Keenlyside et al (voir ici) du GIEC qui ont (à mots soigneusement pesés) prévu un refroidissement ou une stagnation des températures à venir : Tout simplement parce qu'ils ont (enfin) incorporé l'influence des océans dans leurs modèles.

De fait, on observe, chez Bill Gray comme chez Klyashtorin et al, une légère montée sous-jacente des températures depuis 1860 (Klyashtorin) 1880 pour Gray, c'est à dire depuis une époque ou le CO2 anthropique était très faible. Cette montée sous jacente des températures est de l'ordre de +0,35°C/100 ans ce qui équivaut (si cette montée est due au CO2) à une sensibilité au CO2 comprise entre 1/4 et 1/6ème de la sensibilité (rétroactions incluses) moyenne proposée par le GIEC, ce qui conduirait à un réchauffement négligeable de la planète . A noter que cette sensibilité est assez proche de ce qu'ont trouvé, indépendamment, R. Lindzen ou encore R. Spencer par des méthodes totalement différentes. Pour sa part, S-Y Akasofu pense que cette montée sous-jacente n'est pas due au CO2 mais à la sortie du petit âge glaciaire qui s'est achevé vers 1715 (article très documenté de Akasofu sur ce sujet) et analyse d'un autre article d'Akasofu (sur cette page) : Les résultats d'Akasofu sont très proches des conclusions de Bill Gray et de Klyashtorin et Lyubushin

Bill Gray en conclut que le CO2 ne serait responsable que de 0,1 à 0,2°C des 0,6 à 0,7°C de la variation passée de la température globale de la planète. En supposant que le taux de CO2 soit doublé à la fin du XXIème siècle, il attribue au CO2 la responsabilité d'un réchauffement qui serait compris entre 0,3 et 0,5°C, ce qui est très en dessous des estimations du GIEC (2 à 5°C). A noter comme je l'ai déjà fait remarquer dans cette page, que cette explication n'est absolument pas exclusive de l'influence de variations du soleil (TSI et cycles) sur le climat global. C'est bien ce dernier qui fournit l'énergie nécessaire à la MOC, la circulation océanique du globe.

Le 16 Octobre 2009 : Bill Gray a fait paraître une comparaison détaillée entre la réalité observée depuis 13 ans et ses prédictions, basées sur le modèle précédent, faites lors d'une conférence donnée en 1996. Le résultat est éloquent : 100% de réussite, sans aucun effet de serre anthropique !
Lisez ce document-bilan de Bill Gray.

Comme toujours, ne vous attendez pas à retrouver cette analyse ni d'ailleurs aucune autre des 70 conférences qui ont été données devant les 700 participants de la seconde Conférence Internationale des sciences du Climat de New York dont le thème était :
" The Global Warming : Was It Ever Really a Crisis" ?" (La quasi totalité des prodeedings est disponible ici)
dans les médias traditionnels.
Dès qu'il s'agit de scientifiques qui ne sont pas d'accord avec la pensée-unique, c'est motus et bouche cousue dans les grands médias.
Chhhuttttt... Surtout pas de bruit, n'est-ce-pas ?
ça pourrait faire exploser la bulle...

A propos de bulle, la Nature nous dira elle même qui a raison, dans peu de temps.... D'ailleurs elle a déjà commencé à la faire depuis 1998 comme on le voit sur les courbes de températures globales officielles du Hadley Center, qui elles aussi sont soigneusement cachées au public avec un tour de passe-passe digne du jeu de bonneteau... (voir cette page)

 

Mise à jour du 31 Mars 2009 : D'après le Professeur Lindzen du MIT, les rétroactions au réchauffement de la planète sont négatives et non positives comme l'affirme le GIEC ! Et il le prouve à partir d'observations directes.

Voici l'analyse d'un texte qu'il a envoyé récemment à de nombreux collègues, comme suite à la dernière réunion de l'International Conférence on Climate Change qui s'est tenue du 8 au 10 mars à New York

Quelques mots de rappels au sujet des rétroactions : Comme vous le savez si vous avez lu attentivement le contenu de ce site, l'effet de serre direct du CO2 serait, en fait, très faible. Les modèles du GIEC indiquent que, sans rétroactions, c'est à dire sans effets secondaires, un doublement du taux de CO2 de l'atmosphère ne pourrait guère réchauffer notre planète que de moins de 1°C, ce qui pourrait demander plus de 100 ans de consommation d'énergie fossile et serait certainement noyé dans le bruit des fluctuations naturelles.

De fait, les affidés du GIEC n'ignorent pas ce fait d'évidence. Dès lors comment font-ils pour prédire des augmentations de température aussi élevées que +6°C à la fin du siècle ?

Tout simplement, en invoquant l'idée que le faible réchauffement induit par le CO2 entraîne de facto, disent-ils, une suite d'événements qui vont dans le sens de l'aggravation de la hausse de température. Autrement dit, ils affirment que le réchauffement de la planète est un processus catastrophique, à cause de mécanismes du type de celui-ci : Si on réchauffe la planète, l'eau des océans s'évapore et la vapeur d'eau ainsi ajoutée dans l'atmosphère augmente l'effet de serre (H20 est un puissant gaz à effet de serre, plus puissant que le CO2). Ceci est une rétroaction positive. Certains,comme James Hansen évoquent l'idée que ce processus agit de manière constructive, c'est à dire que ce processus ( plus ça chauffe, plus de vapeur d'eau, plus d'effet de serre, plus de chaleur etc...) peut faire basculer la Terre dans un climat analogue à celui de Venus...d'où l'idée du "tipping point" qui fait si peur aux politiques et au grand public.
La question relative aux rétroactions est donc cruciale. Sans elles, l'effet du CO2 qui n'est guère qu'une allumette, serait minime ou négligeable.

Lindzen, qui est aussi un bon pédagogue, donne une image pedaleamusante et très compréhensible pour expliquer ce qu'est une rétroaction. Il nous dit que, dans une voiture, la pédale de frein et l'accélérateur sont utilisés comme des rétroactions négatives. En effet, on appuie sur l'accélérateur si on trouve que l'on va trop lentement, et on appuie sur le frein si on trouve que l'on va trop vite. Bref, l'action exercée par le pied sur les pédales d'une voiture vise (normalement) à maîtriser la vitesse de la voiture. Pour cela vous exercez des rétroactions négatives.

Imaginez maintenant qu'un mauvais plaisant ait eu l'idée saugrenue d'invertir vos pédales. Vous allez maintenant agir en dépit du bon sens : accélérer quand vous voulez ralentir et freiner lorsque vous trouvez que votre vitesse est trop lente. Ce faisant vous exercez des rétroactions positives et vous risquez fort de finir dans un mur (comme le "point de basculement" du climat, cher à James Hansen). C'est ce que nous prédisent les affidés du GIEC. Ils supposent (car rien n'est prouvé sur ce point là) que les rétroactions sont toujours positives, d'où leurs prédictions catastrophistes.

Mais le climat a-t-il des pédales inversées ? Les rétroactions du climat au léger réchauffement induit par la faible proportion de CO2 ajouté par l'homme, sont-elles réellement positives ? A cette question, Richard Lindzen répond fermement que NON ! Et il utilise des données fournies parcontre1 l'observation directe.

Lindzen s'appuie, entre autres, sur le graphe ci-contre.

Sur ce graphe, la courbe en rouge représente les résultats des mesures satellitaires du flux Infra Rouge ( marqué LW, long wave) rayonné par la Terre en direction de l'espace. A noter que ce flux est mesuré à l'extérieur de l'atmosphère terrestre et qu'ainsi il mesure le flux sortant qui, s'échappant dans l'espace, contribue au refroidissement de la planète. Comme on peut le constater, ce flux sortant suit assez fidèlement la variation de la température du globe. On y perçoit très bien le réchauffement dû au El Niño de 1998.

La courbe en pointillés, entourée de sa zone grise ( la marge d'erreur) représente, à la même échelle, les prévisions des modèles climatiques du GIEC. Comme on le voit, les modèles prévoient que le flux s'échappant vers l'espace ne varie que très peu de 1985 à 1999. On constate aussi que la courbe rouge ( les observations) et la courbe en pointillés noirs sont confondues de 1985 à 1990, ce qui n'est pas étonnant puisque les modèles ont été ajustés dans ce but.

En bref, les modèles supposent que les rétroactions atmosphériques établissent un véritable couvercle vis à vis du flux infrarouge qui devrait normalement s'échapper dans l'espace. Ceci impose évidemment que la Terre ne pouvant se refroidir, doit se réchauffer (selon les modèles du GIEC).

Manque de chance pour les modèles et pour les fans du GIEC, Les mesures réelles des flux infra-rouges sortant montrent que bien, au contraire, le couvercle n'est pas fermé et très loin de là. Les flux de chaleur s'évacuent facilement dans l'espace. Le rapport qui peut aller jusqu'à 7 entre les mesures réelles et les modèles montrent que les rétroactions sont, en réalité, fortement négatives nous dit Lindzen qui fait remarquer qu'un rapport de 2 à 3 entre les mesures et les modèles indiquerait déjà que les rétroactions sont nulles.

Richard Lindzen conclut donc que les rétroactions actions réelles sont nettement négatives et que la sensibilité climatique au doublement du CO2 ( rétroactions incluses) n'est que de l'ordre de 0,3°C. Ce qui est évidemment négligeable par rapport aux fluctuations naturelles. Lindzen note aussi que pas moins de quatre équipes (affiliées au GIEC) qui se sont penché sur ces courbes n'en ont pas tiré les conclusions qui crèvent les yeux...(lien).

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Mise à jour du 30 Juillet 2009 de l'article précédent : Richard Lindzen persiste et signe : Alors que les simulations numériques de tous les modèles des affidés au GIEC prédisent une rétroaction positive, les mesures réelles montrent clairement que celle-ci est négative !

Dans un article actuellement sous presse au GRL ( pdf disponible) Lindzen, R. S., and Y.-S. Choi (2009),
On the determination of climate feedbacks from ERBE data
Geophys. Res. Lett., doi:10.1029/2009GL039628, in press. (accepted 20 July 2009)

Un compte rendu plus complet de ce travail a été présenté à Erice lors de la " 42ND SESSION OF THE INTERNATIONAL SEMINARS ON PLANETARY EMERGENCIES, Erice, 19-23 August 2009.

Entre autres, Lindzen et Choi montrent un ensemble de graphiques qui en disent long sur les contradictions fondamentales qui existent entre les "prédictions" des modèles du GIEC et les mesures réelles des flux sortants effectués par ERBE (Earth Radiation Budget Experiment, Expérience sur le budget radiatif de la Terre) à bord du satellite ERBS de la NASA. lindzenERBE2

Sur les 12 graphiques ci-contre :

L'échelle horizontale est graduée en degrés celsius. Elle indique la température moyenne de la surface des océans (SST)

L'échelle verticale indique la valeur du flux énergétique sortant de l'atmosphère en direction de l'espace.

Les onze graphiques à fond blanc représentent les résultats des onze principaux modèles du climat utilisés (et lourdement financés) par le GIEC et les états participants. En particulier, on retrouve le modèle GISS-ER (de Hansen-Schmidt), le modèle UKMO-HadGEM1 (Hadley Center, UK) et, pour les lecteurs français, le modèle IPSL-CM4 de l'Institut Pierre Simon Laplace (Jouzel, le Treut)....

Tous ces modèles numériques décident ou prévoient que lorsque la température des océans augmente, le flux s'échappant de l'atmosphère terrestre vers l'espace doit diminuer : Ce serait donc une rétroaction positive car un réchauffement de la planète conduirait encore à une augmentation du réchauffement par réduction de la fuite de chaleur vers l'espace. Ceci est l'argument N°1 qui permet au GIEC de prévoir des hausses de température de 2 à 6° C en 2100. Sans cet argument (mis ici en défaut), le réchauffement induit par le CO2 seul, serait insignifiant...

Mais que se passe-t-il en réalité ?

La réalité est indiquée sur le douzième graphique (dont j'ai colorié le fond en jaune, en haut à gauche) qui, lui, est tracé directement à partir des mesures de flux effectuées par la mission ERBE. En opposition avec tous les modèles d'ordinateurs du GIEC, le flux de chaleur émergent de la planète CROIT quand la température de surface de la planète (ici, la SST) augmente. Ce qui signifie que l'atmosphère devient plus transparente quand la Terre s'échauffe. Ceci évite que notre bonne vieille planète ne se réchauffe davantage et provoque même un refroidissement. Il s'agit donc d'une rétroaction négative qui, au contraire des prévisions catastrophiques du GIEC, thermostate gentiment notre planète si celle-ci vient à se réchauffer, comme l'ont d'ailleurs prévu plusieurs auteurs en accord avec Lindzen. Ceci signifie en clair que l'idée généralement propagée par les activistes qu'un réchauffement des océans envoie plus de vapeur d'eau dans l'atmosphère et, donc, augmente l'effet de serre, est... idiote. La nature, la Terre et son atmosphère réagissent selon le principe cher à Le Chatelier (voir ici ou ) qui nous dit que la nature cherche toujours à minimiser les effets des perturbations qui lui sont imposées. Autrement dit, la nature préfère les rétroactions négatives aux positives. C'est une manière un peu cavalière de parler, bien sûr...

Autrement dit, Lindzen et Choi ont trouvé et utilisé une méthode très astucieuse pour mesurer les rétroactions réelles de l'atmosphère lorsque la température de la Terre varie. Le résultat est sans appel : les modèles sont tous faux et, par conséquent, les "prévisions" "prédictions" "scénarios" du GIEC des +2 à +6°C ... aussi !

D'autre part, Lindzen et Choi ont, en outre, fait une observation essentielle. Voici ce qu'ils disent dans le résumé : " Results also show, the feedback in ERBE is mostly from shortwave radiation while the feedback in the models is mostly from longwave radiation. Although such a test does not distinguish the mechanisms, this is important since the inconsistency of climate feedbacks constitutes a very fundamental problem in climate prediction."
Soit "
Les résultats montrent aussi que la rétroaction vue par ERBE résulte essentiellement de radiations à courtes longueurs d'onde (NDT : c'est à dire en lumière visible ou UV) tandis que la rétroaction introduite dans les modèles résulte essentiellement des grandes longueurs d'onde (c'est à dire des infrarouges). Bien que notre expérience ne puisse pas distinguer entre les mécanismes, ceci est important parce que l'incohérence des rétroactions climatiques constitue un problème fondamental en climatologie."

En fait -j'ose à peine l'écrire- cette dernière observation de Lindzen et Choi montre que non seulement les prédictions des ordinateurs du GIEC sont fausses mais, ce qui est encore beaucoup plus grave, que les prémisses du calcul sont erronées. En d'autres termes, les modèles du GIEC souffrent très certainement d'un ou de plusieurs défauts conceptuels (entre autres, de "l 'oubli" de l'albedo des nuages ce qui expliquerait que, dans la réalité, l'émission sortante est majoritairement à courte longueur d'onde et non à grandes longueurs d'onde comme dans les modèles). En bref, la théorie qui sous-tend ces modèles est très probablement (very likely) fausse.

Remarques complémentaires :

  • Les modèles du GIEC démontrent, une fois de plus, leur incapacité à rendre compte de la réalité. Il est inquiétant que sur des points aussi essentiels que celui-ci, les rapports entre les valeurs réelles et les valeurs calculées atteignent presqu'un facteur 10 sans que cela provoque une remise en question des modèles. Et que dire quand les prédictions varient en sens inverse de la réalité comme dans les derniers graphiques publiés ?
    Il semble que l'idée même de remettre en question un modèle soit intolérable. Ainsi, les quelques chercheurs qui ont constaté les faits mentionnés ci-dessus, ont attribué ces énormes divergences ... à l'effet des nuages dont on sait très bien qu'ils demeurent terra incognita pour les climatologues. C'est un processus commode : Dès que les mesures réelles divergent des prévisions, vous invoquez les inconnues des nuages, ou encore, les aérosols. Et le jour est joué.
  • Mais comment est-il possible que 11 modèles différents, mis au point par des institutions différentes, puissent-ils, tous, se tromper ? La réponse est simple : Ces modèles informatiques utilisent tous le même modèle GCM et les mêmes hypothèses. Les différences entre eux sont minimes. C'est encore un des effets pervers de la pensée unique qui n'a jamais donné rien de bon en matière de Science.

    Je tiens à rassurer mes lecteurs qui ont de l'estime pour la vraie Science : Il n'y a qu'en climatologie que ça se passe comme ça.
    Dans tout autre domaine de la science, cela aurait immédiatement soulevé un tollé et remis les modèles en question...


  • Supposer que le climat obéit à des rétroactions positives comme le font le GIEC et James Hansen, implique que le climat de la planète serait fondamentalement instable vis à vis de petites perturbations (comme l'ajout de quelques 0,02% de CO2 à son atmosphère). Compte tenu des énormes bouleversements qu'a subi notre atmosphère depuis 4 milliards d'années, nous devrions, si c'était vrai et depuis très longtemps, faire concurrence à la planète Venus (460°C) en termes de température. Certains, comme le maître de conférence en sciences économiques de Bordeaux Alain Coustou, qui sévit sur le WEB et qui est modestement l'auteur d'une "théorie synthétique du climat", est un grand supporter des rétroactions positives. Il les a cumulées dans un graphique absolument délirant qui a certainement effrayé plus d'un gogo (Appréciez le schéma (!) et les prévisions qui doivent beaucoup plaire à Hansen)
    Par contre, l'observation de Richard Lindzen et Choi est compatible avec l'idée que la planète dispose des mécanismes nécessaires ( tels que l'effet Iris) pour thermostater son climat. Ce qui explique que la Terre ait constamment retrouvé un climat raisonnable à plusieurs reprises au cours de son histoire mouvementée et que le système n'ait jamais divergé de manière définitive. Cette idée est partagée, au vu des observations, par de nombreux climatologues dont Roy Spencer, Miskolczi et beaucoup d'autres.

  • A noter que la faible sensibilité climatique évoquée par Lindzen est très proche de celles avancées indépendamment, entre autres, par les profs Akasofu, Spencer, Klyashtorin et Lyubushin, et Bill Gray.

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Addendum du 18 Jan 2010 : Un article intitulé " Relationships between tropical sea surface temperature and top-of-atmosphere radiation (Relation entre la température de surface de la mer des tropiques et les radiations au sommet de l'atmosphère) a été accepté aux GRL. Il est actuellement sous presse. Il est signé de Kevin Trenberth et al.
Kevin Trenberth, chercheur au UCAR, est un des protagonistes de l'affaire du hacking du CRU, nommée maintenant Climategate . Il est l'auteur d'un schéma de bilan radiatif célèbre (publié en 1997) qui fait les beaux jours des rapports du GIEC. Pourtant, il déclarait tout récemment dans un de ses courriers adressés à Michael Mann (le hockey man), le 14 oct. 2009 :

"Comment se fait-il que tu ne sois pas d'accord avec une affirmation qui dit que nous sommes loin de savoir où l'énergie s'en va ou de savoir si les nuages évoluent pour rendre la planète plus brillante ? Nous ne sommes pas près d'équilibrer le bilan énergétique. Le fait que nous ne puissions pas rendre compte de ce qu'il se passe dans le système climatique rend n'importe quelle considération en géoingeniering tout à fait sans espoir parce que nous ne pourrons jamais dire si ce sera un réussite ou non ! C'est grotesque !" ref : 1255523796.txt

Et aussi, Trenberth, dans un autre courrier adressé à Michael Mann, le 12 octobre 2009 : " Le fait est que nous ne savons pas expliquer l’absence de réchauffement actuel et c’est grotesque." ( Réf :1255352257.txt)

Ce qui relève somme toute de l'évidence et du bon sens. Malgré ses convictions intimes sur l'impossibilité actuelle de mettre en place un bilan réaliste des échanges terre-océan-atmosphère, (qu'il ne confie qu'à ses collègues proches), Kevin Trenberth effectue une critique en règle des découvertes de Lindzen et Choi, citées plus haut, qui démolissent les modèles sur lesquels Trenberth semble avoir quelques réticences. Ainsi, Trenberth suggère que l'ENSO et l'explosion du Pinatubo (1992) ont joué un rôle majeur dans l'établissement de la TOA (top of atmosphere radiation) perturbant gravement les résultats observés par Lindzen et Choi.
Trenberth reproche aussi à Lindzen de ne pas avoir utilisé la formule de Planck (ou, plus précisément, la loi de Stefan-Boltzmann en T4) pour l'atmosphère tropicale. Comme je l'ai longuement exposé dans cette page, l'application de cette loi des corps noirs à l'atmosphère (qui n'en est pas un), pose de sérieux problèmes aux physiciens. Et visiblement, parmi eux, à Richard Lindzen. Mais pas aux climatologues comme Kevin Trenberth et Michael Mann qui l'utilisent en toute circonstance, quoiqu'il arrive.

Cependant, telle quelle est, la critique de l'article de Lindzen et Choi par Trenberth et al, fait tout à fait partie du débat scientifique normal. Elle oblige à réfléchir et à affiner. C'est comme cela que progressent les sciences. Il n'y a rien à y redire.
Il suffit simplement d'attendre la réponse de Lindzen et Choi qui ne va certainement pas tarder....et effectivement :
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Compléments du 18 février 2010 : Suite à l'article de Trenberth et al (dont Wong), Richard Lindzen a écrit ceci : "Thanks [to Revkin] for passing on the paper [by Trenberth et al.]. I had not seen it. However, Wong had communicated much of the material independently, and some of it is certainly valid. However, we have addressed the criticisms and have shown that the results remain — especially the profound disconnect between models and observations. We are currently preparing a new version, and it should be ready shortly."
Soit :
"Merci [à Revkin, NDT; du New York Times] pour m'avoir fait passer le papier [de Trenberth et al]. Je ne l'avais pas vu. Cependant Wong m'avait communiqué, indépendamment, l'essentiel du contenu et une partie de celui-ci est certainement valide. Cependant, nous nous sommes occupés des critiques et avons montré que les résultats demeurent - tout particulièrement le désaccord profond entre les modèles et les observations. Nous somme actuellement en train de préparer une nouvelle version qui devrait être prête sous peu."

Note du 11/03/10 : Vous trouverez ici une conférence du Professeur Lindzen au FermiLab, en date du 10 février 2010 dans laquelle il évoque cette question (aprèsn la moitié) après avoir tenu compte des corrections qui lui ont été suggérées. Effectivement, les modèles ne collent toujours pas avec les observations... (Merci au lecteur attentif qui me l'a signalée).

Stay tuned ! (restez à l'écoute, comme disent les américains). La suite : bientôt.


2 Sept. 2009 : Une observation astucieuse : Le reflet de la Terre sur la lune nous montre que l'albedo de la Terre (résultant de ses nuages) est corrélée aux températures terrestres. Encore des observations qui vont dans le même sens que celles des articles précédents et, notamment, de celui, ci-dessus, de Lindzen et Choi...

Nous avons souvent pu constater que les chercheurs ont plus d'un tour dans leur sac quand il s'agit d'obtenir des informations sur notre planète. S'agissant de l'albedo (le pouvoir réflecteur) de notre planète et ses nuages, plusieurs astrophysiciens ont eu une idée astucieuse qui consiste à utiliser ce que les anglophones appellent l"Earthshine", c'est à dire "le reflet de la Terre", plus poétiquement nommé "reflet cendré" par les francophones (merci au lecteur qui me l'a signalé). lune1

De quoi s'agit-il ?

Lorsque la lune est en début de phase croissante, comme chacun le sait, la zone fortement éclairée par le soleil est un croissant très brillant tel qu'on le voit sur la photo ci-contre. Ce que peu de gens savent c'est que si on regarde un peu plus attentivement le disque lunaire, on s'aperçoit que la partie manquante, non éclairée par le soleil, n'est pas totalement noire. Dans les situations favorables, ont peut même percevoir l'ensemble du disque lunaire comme on le voit sur cette photo.

Sachant que la lune est un corps froid qui n'émet pas de lumière visible, on peut se demander d'où provient cet éclairage...

earthshine

La réponse est simple. Cet éclairage de la partie sombre de la lune provient de la partie éclairée de notre planète, comme cela est expliqué dans le schéma ci-contre (source). La Terre éclaire la lune exactement comme le soleil nous éclaire. C'est ce que l'on appelle le "Earthshine" symbolisé par la flèche B sur ce dessin. L'observation sur Terre, indiquée par la flèche C, de la partie sombre du disque lunaire, donne donc une indication directe du pouvoir réflecteur de la Terre et de son atmosphère, c'est à dire de son albedo. Nous savons que les variations de l'albedo de la Terre en lumière visible (SW short wave, par opposition aux infrarouges LW, long wave) dépendent principalement de la couverture nuageuse de notre planète. Le dessus des nuages agit comme un miroir qui réfléchit la lumière incidente.

L'intérêt récent porté à l'étude du climat de la Terre qui dépend essentiellement de l'ensoleillement reçu par cette dernière et donc de sa couverture nuageuse, a poussé deux Instituts d'Astrophysique à lancer un projet commun. Ce projet est appelé "The Earthshine Project ". Il collecte les informations de deux plateformes dédiées à cette étude.:

 

BBSO

L'une, la plus ancienne, est américaine (photo ci-contre). Elle fait partie du vaste ensemble du BBSO (Big Bear Solar Observatory ) et est située à Newark (New Jersey, USA). Elle est placée sous la responsabilité du professeur Phil Goode. (source ).


L'autre, plus récente, est située dans les îles Canaries, près de Tenériffe. Elle est dirigée par le le Dr. Enric Pallé. Ces plateformes sont à présent équipées de détecteurs robotisés.
Ces deux stations permettent d'obtenir une couverture globale. Certains résultats proviennent aussi d'une station moins sophistiquée qui se trouve à l'Observatoire Astrophysique de Crimée. Les lecteurs intéressés par ces observations pourront obtenir des détails ici.
Des équipes françaises telles que celle de l'OHP (Observatoire de Haute Provence) se sont aussi lancée dans l 'analyse du "Earthshine" qui donne également des informations sur la végétation terrestre.(source) en détectant la lumière rouge ou proche Infrarouge. A noter aussi que cette technique a été envisagée pour la détection de la vie sur d'autres planètes.

Pallé et Goode ont publié plusieurs articles tirés de leurs observations. En particulier, tout récemment, en 2009 :

Pallé, E., P. R. Goode, and P. Montañés-Rodrıguez (2009), Interannual variations in Earth’s reflectance 1999–2007, (Variations internanuelles de la réflectance de la Terre de 1999 à 2007).
J. Geophys. Res., 114, D00D03, doi:10.1029/2008JD010734

qui fait suite et complète un article précédent des mêmes auteurs, paru dans la revue Science en 2004.

Pallé et al, Changes in Earth's Reflectance over the Past Two Decades, (Variations de la réflectance de la Terre dans les deux dernières décennies), Science 28 May 2004: 1299-1301
DOI: 10.1126/science.1094070

Ce dernier article qui combinait les résultats des mesures récentes obtenus par le "Earthshine" avec les mesures satellitaires (plus anciennes), montrait que la réflectance (alias l'albedo, alias le pouvoir réflecteur) de la Terre avait subi une décroissance nette depuis 1984 jusque vers 1997-1998 puis que celle-ci était repartie à la hausse jusqu'en 2004, comme on le voit sur ce graphique tiré de l'article de 2004.

pallefig1

Comme les variations de la réflectance de la Terre, vue de la lune, résultent essentiellement de sa couverture nuageuse, cela signifie que la couverture nuageuse de notre globe a décru de 1984 à 1997-1998 puis s'est remise à croître jusqu'en 2004.

En noir, les résultats des mesures satellitaires du ISCCP ( International Satellite Cloud Cliamtology Project).
En bleu, les résultats obtenus par Pallé et Good à partir des mesures du Earthshine. Ces dernières mesures, plus récentes, se révèlent plus "directes" que celles obtenues par les divers systèmes satellitaires du ISCCP dont les étalonnages sont délicats. A noter qu'une révision récente des mesures du ISCCP met en évidence une augmentation nette de la réflectance terrestre suite à l'explosion du Pinatubo en 1991, comme on pouvait s'y attendre. Cependant la tendance décroissante globale jusqu'en 1997-1998 reste identique à celle de l'article de 2004.

 

L'article de 2009 de Pallé et al, étend le domaine d'étude jusqu'en fin 2007. Voici la courbe maîtresse de cet article paru dans le JGR.palle2009

 

Cette figure couvre la période allant du second semestre de 1999 au second semestre de l'année 2007.

De nouveau, en bleu, les résultats des mesures de l'Earthshine. En noir les résultats du ISCCP FD (Flux Data). En rouge, les résultats obtenus par le CERES (Clouds and the Earth’s Radiant Energy System, d'un satellite à basse altitude).

Comme on le voit, les résultats de ces trois mesures récentes, bien qu'entachées de larges barres d'erreur inévitables, convergent pour nous montrer que l'albedo de notre planète a bien augmenté, depuis 2000 jusqu'à la fin de l'été 2007. Nous attendons avec intérêt les prochaines publications de Goode et Pallé.

Comme je vous l'ai dit, les variations de l'albedo de la planète, vue de la lune, résultent des variations de l'ennuagement de notre atmosphère. A ce sujet, voici un bref extrait du résumé de l'article de Pallé et al de 2009 :

"Using satellite cloud data and Earth reflectance models, we also show that the decadal-scale changes in Earth’s reflectance measured by earthshine are reliable and are caused by changes in the properties of clouds rather than any spurious signal, such as changes in the Sun-Earth-Moon geometry."

Soit : " En utilisant les données sur les nuages issues des satellites ainsi que les modèles de reflectance de la Terre, nous montrons aussi que les variations à l'échelle des décennies, mesurées par Earthshine, résultent des variations des propriétés des nuages plutôt que de tout autre signal parasite, tels que les changements dans la géométrie du système Soleil-Lune-Terre."

Tous les lecteurs (trices) qui fréquentent ce site sont familiers avec la page des indicateurs dans laquelle sont rassemblées, entre autres, les données officielles sur les mesures de température du globe terrestre, mois après mois. Ils savent certainement que la température mesurée par les quatre organismes officiels a augmenté de 1984 (et avant) jusqu'en 1998, puis a décru ou est restée stable jusqu'à nos jours. Voici, par exemple, le graphique de l'évolution des températures de 1984 à la mi-2009, réalisé à partir des données du HadCrut (du Hadley Center UK, affilié au GIEC).hadcrut1

 

Les données brutes officielles sont représentées par la courbe en rouge. Une tendance moyenne est représentée en gros traits bleus. Comme on peut le voir, les variations de température ont suivi assez fidèlement les variations de l'ennuagement trouvées par Pallé et Goode.

De 1984 à 1997-98, l'ennuagement a diminué et la température du globe a augmenté.

De 2000 à la mi-2007, l'ennuagement a augmenté et la température du globe a stagné ou diminué.

Tout cela est cohérent avec l'hypothèse de Svensmark et Shaviv sur le rôle fondamental joué par les nuages , ainsi qu'avec les observations rapportées dans les articles décrits dans la deuxième partie de cette page.

De même, les résultats de Lindzen et al qui ont montré (mission ERBE) que l'émission de la Terre et de son atmosphère se situent majoritairement dans le visible (réflexion par les nuages) sont cohérents avec cette observation du Earthshine et des satellites du ISCCP.

En bref, et au vu de ces observations, les variations de l'ennuagement de la Terre correspondant à ces variations d'irradiation de l'ordre de 5 à 10 watts/m2 , seraient responsables des variations de température que nous avons connues récemment et que nous connaissons actuellement.

Il n'est nul besoin d'invoquer l'effet de serre du CO2 pour expliquer tout cela !

Note complémentaire : Selon leur altitude et leurs caractéristiques, les nuages peuvent provoquer un réchauffement (e.g. les cirrus) ou un refroidissement (les cumulo-nimbus etc...) de la planète. Pour les détails, voir ici. Pris dans sa globalité, la couverture nuageuse augmente l'albedo et provoque un refroidissement.

 

18 Novembre 2009 : Encore une nouvelle rassurante et étonnante ! L'atmosphère terrestre contient toujours la même proportion du CO2 que nous émettons. Et ceci est vrai de 1850 jusqu'à nos jours.
Autrement dit, les puits de carbone terrestres sont toujours aussi efficaces et ne sont nullement saturés ou en voie de saturation.

Et pourtant que n'avons nous entendu comme déclarations ultra-alarmistes répercutées au centuple par les médias de la planète sur ce sujet ?
En substance, le message était le suivant : "La terre et les océans sont saturés de CO2. Ils ne sont plus capables d'absorber le CO2 que nous émettons. et donc le taux de CO2 atmosphérique va diverger. Il faut tout arrêter! C'est la catastrophe ! Nous allons rôtir comme dans une poêle à frire (Rocard, Al Gore, Hansen etc ) ! etc..."

Voici un exemple typique de ce genre d'affirmation qui mériterait de figurer au bêtisier.
Cette citation est tirée de Science et Vie (N° 1071 de décembre 2006, page 69, encadré) :

Actuellement les émissions des gaz à effet de serre d'origine humaine augmentent chaque année de 2% (pas seulement du CO2)...Or nous émettons d'ores et déjà DEUX FOIS PLUS que l'océan et la biomasse de la planète ne (sic) parviennent à absorber."

 

On se demande comment ils en sont arrivés à ce genre de certitude. Avec les modèles, sans doute...


Comme très souvent, nous allons voir que la réalité est bien plus rassurante et que ces déclarations comme les articles qui vont avec, ne sont rien d'autres que des affirmations ultra-alarmistes infondées, motivées par des convictions peu scientifiques...
Ce qui est, hélas, très fréquent par les temps qui courent.

Alors que nous disent les derniers résultats de la recherche sur ce sujet ?
Voici une analyse d'un article, particulièrement soigné, qui vient de paraître il y a quelques jours :
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Is the airborne fraction of anthropogenic CO2 emissions increasing?
La proportion dans l'atmosphère du CO2 d'origine anthropique est-elle en augmentation ?
knorr

Geophys. Res. Lett., 36, L21710, doi:10.1029/2009GL040613. Publié le 7 Nov. 2009.

Wolfgang Knorr (photo ci-contre)

Département des Sciences de la Terre, Université de Bristol, Bristol, UK

La réponse au titre de l'article est NON !
Comme à l'accoutumé, je ne peux mieux faire que de vous traduire le résumé de l'article de
W. Knorr .
Le voici :

Résumé :

Plusieurs études récentes ont attiré l'attention sur la possibilité que les écosystèmes terrestres et océaniques aient commencé à perdre une partie de leur capacité à retenir une grande proportion des émissions anthropiques de CO2. Il s'agit d'une affirmation importante parce que jusqu'à présent seulement 40% de ces émissions étaient restées dans l'atmosphère, ce qui avait enrayé un accroissement du changement climatique. La présente étude réexamine les données disponibles en matière de CO2 atmosphérique ainsi que les données sur les émissions en tenant compte de leurs incertitudes. On montre que, dans la limite de ces incertitudes, l'évolution de la fraction (NDT : du CO2 anthropique) résidant dans l'atmosphère, depuis 1850, est de 0,7 ± 1,4 % par décennie, c'est à dire proche de, et non significativement, différente de zéro. De plus, l'analyse montre que le modèle statistique de la fraction ( (NDT: du CO2) atmosphérique s'accorde mieux avec les données si les émissions résultant de la modification de l'usage des sols sont abaissées à 82% ou moins, par rapport aux estimations initiales. En dépit des prédictions des modèles couplés climat/cycle du carbone, aucune évolution de la fraction (NDT: du CO2) atmosphérique ne peut être observée.

Voici la version originale :

Several recent studies have highlighted the possibility that the oceans and terrestrial ecosystems have started loosing part of their ability to sequester a large proportion of the anthropogenic CO2 emissions. This is an important claim, because so far only about 40% of those emissions have stayed in the atmosphere, which has prevented additional climate change. This study re-examines the available atmospheric CO2 and emissions data including their uncertainties. It is shown that with those uncertainties, the trend in the airborne fraction since 1850 has been 0.7 ± 1.4% per decade, i.e. close to and not significantly different from zero. The analysis further shows that the statistical model of a constant airborne fraction agrees best with the available data if emissions from land use change are scaled down to 82% or less of their original estimates. Despite the predictions of coupled climate-carbon cycle models, no trend in the airborne fraction can be found.

En clair, cette étude qui a pris soigneusement en compte les incertitudes qui affectent les différents paramètres mesurables, nous dit que la proportion du CO2 relâché par les activités humaines et qui se retrouve dans l'atmosphère n'a pas varié depuis 1850 jusqu'à nos jours.

C'est à dire que la Nature s'arrange toujours (sans que nous sachions comment elle procède) pour envoyer et garder dans l'atmosphère toujours la même fraction (43%) du CO2 que nous émettons par nos diverses activités, et ceci qu'elle que soit la quantité que nous envoyons ! Autrement dit, et encore, les biotas, la végétation et les océans adaptent leurs capacités d'absorptions du CO2 quelle que soit la quantité émise, pour conserver un rapport constant entre la quantité de CO2 absorbé et la quantité de CO2 qui va dans l'atmosphère.
Il va de soi que cette observation exclut absolument l'existence d'une quelconque saturation des puits de carbone sur notre planète. Et comme il n'y aucun signe de défaillance à cette règle, une prochaine saturation des puits de carbone est hautement improbable. Voilà qui rejette aux oubliettes les affirmations alarmistes du GIEC et de ses affidés qui prévoient une saturation des puits de carbone dans leurs modèles apocalyptiques.

Un exemple précis pour vous faire sentir à quel point cette découverte est étonnante :

-Pendant l'année 1850, nous émettions 2 Gt de CO2. La proportion de ce CO2 montant dans l'atmosphère était de 43% .
-Pendant l'année 2009, nous émettons 35 Gt de CO2..Soit 17,5 fois plus. La proportion de ce CO2 montant dans l'atmosphère est toujours de 43% ! Avouez que c'est stupéfiant. On dirait que la Nature adapte ses capacités d'absorption sur terre pour garder cette proportion de 43% constante, quoiqu'il arrive !

L'article de W. Knorr explique les méthodes sophistiquées et rigoureuses qu'il a utilisées pour parvenir à ce résultat. On peut comprendre sa démarche en examinant la figure suivante, extraite de son article.

airborneSur la courbe du bas, la partie en trait continu fin donne l'augmentation du CO2 ( en GtC/ par an) en faisant la moyenne des mesures à Hawaï (Mauna Loa), au Pôle Sud et avec deux carottages glaciaires. La courbe en pointillés fins donne les résultats de la station de Siple. Celle en tiretés fins vient du Law Dome en Antarctique.

La courbe du haut, en trait épais continu, représente la totalité des émissions anthropiques (mesurée en GtC/an) depuis 1850. GtC signifie milliards de tonnes de carbone contenu dans le CO2 émis. A noter que cette courbe est très proche de celle utilisée par Klyashtorin et Lyubushin en 2003 pour leur article sur l'analyse statistique de la température.

La courbe du bas en tiretés épais noir représente 46% des émissions totales de CO2. C'est donc l'homologue de la courbe en trait épais noir dont les ordonnées ont été multipliées par 0,46. Une analyse plus précise des données donne un facteur multiplicatif de 43%. Des analyses utilisant différentes hypothèses donneraient un facteur autour de 0,4 et 0,5.

Comme on le voit immédiatement, la courbe en tiretés épais passe bien au milieu des fluctuations des trois sections représentant les taux de CO2 atmosphériques mesurés dans les différents sites.
La conclusion est évidente : La proportion de CO2 relâché sur terre et qui s'échappe dans l'atmosphère est de 43%. Elle n'a pas varié depuis 1850 !

Le communiqué de Presse de l'Université de Bristol est encore plus explicite (même s'il faut toujours se méfier des communiqués de presse (voir ce petit dessin révélateur ), mais celui-ci est fidèle au contenu de l'article de Knorr). Voici un extrait de ce communiqué :

"Titre : Les données récentes montrent que l'équilibre entre la fraction atmosphérique et la fraction absorbée du dioxyde de carbone, est restée approximativement stable depuis 1850. Et ceci malgré une élévation des émissions de CO2 de près de 2 milliards de tonnes en 1850 par an, jusqu'à 35 milliard de tonnes par an actuellement.

Ceci suggère que les écosystèmes terrestres et les océans possèdent une plus grande capacité d'absorption qu'on ne le pensait auparavant.

Ce résultat est opposé à celui d'un nombre significatif de travaux de recherches récents qui prévoient que la capacité des écosystèmes et des océans d'absorber le CO2 devrait commencer à diminuer à mesure que les émission de CO2 s'accroissent, permettant ainsi aux concentrations de gaz à effets de serre de diverger. Le Dr Wolfgang Knorr de l'Université de Bristol a trouvé, qu'en fait, l'évolution de la fraction (NDT: du CO2) atmosphérique, depuis 1850, a seulement été de 0,7 ± 1.4% par décennie, c'est à dire, en pratique, nulle.

Le mérite de cette nouvelle étude, publiée au Geophysical Research Letters (online) réside dans le fait qu'elle s'appuie exclusivement sur des résultats de mesures et des évaluations statistiques, y compris d'enregistrements historiques extraits de la glace Antarctique, et ne repose aucunement sur des calculs issus de modèles climatiques complexes.[...]

Un autre résultat important qui ressort de cette étude montre que les émissions résultant de la déforestation ont été surestimées d'un facteur compris entre 18 et75%. Ceci serait en accord avec des résultats publiés la semaine dernière dans Nature Géosciences par une équipe dirigée par Guido van der Werf de l'Université VU d'Amsterdam. Ces chercheurs ont revu les données sur la déforestation et conclu que les émissions ont été surestimées d'au moins, un facteur 2."
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En conclusion, voici, une fois encore, une étude utilisant des mesures directes qui réfute totalement les estimations de plusieurs modèles informatiques du GIEC et les multiples affirmations alarmistes au sujet de la pseudo-saturation des puits de carbone. Tout comme celles que j'ai rapportées ci-dessus. Cette divergence répétée entre les modèles et les observations devrait faire réfléchir..

Quant au fond même de cette découverte, je ne vous cache pas que, comme Wolfgang Knorr, je le trouve étonnant. En effet, comment se fait-il que la Nature adapte sa capacité d'absorption à la quantité de CO2 que nous émettons de manière à conserver un rapport constant entre la quantité de CO2 émis et celui qui entre dans la composition de l'atmosphère ?
A mon humble avis, mais ceci n'est nullement prouvé, on pourrait penser qu'il existe une rétroaction effective qui augmente la capacité d'absorption de la planète quand le taux d'émission augmente.
Comment cela ? Nous n'en savons rien mais nous pouvons imaginer, par exemple, que plus de CO2 émis favorise la croissance de la végétation et celles des biotas marins qui, à leur tour, constituent des puits de carbone de plus en plus efficaces. Peut-être existe-t-il aussi une explication relevant de la physique de l'atmosphère que nous n'avons pas encore réalisée. Tout est possible.
Par contre, il est parfaitement clair qu'au contraire de ce que pensent les modélisateurs du GIEC, nous sommes loin d'avoir compris comment fonctionnent les échanges (écosystèmes + océans) avec l'atmosphère.Très loin de là . C'est un démenti flagrant pour ceux qui affirment que "la Science est comprise".
Cet article ouvre des pistes de recherche intéressantes.

Note :
Pour éviter les confusions, je rappelle que de 1GtC = (44/12)x GtCO2.= 3,67 GtCO2

 

10 Janvier 2010 : Un article récent vient (enfin) de répondre à une question souvent posée :

Est-il possible d'expliquer les variations de la température moyenne du globe, depuis des époques anciennes et notamment lors des minima de Maunder et de Dalton, jusqu'à nos jours, et ceci avec un seul modèle basé sur le soleil ?

"Analyse empirique de la contribution du soleil aux variations de température moyenne de l'air à la surface du scafetta0globe."

Tel est le titre d'un article récent de Nicola Scafetta, (photo ci-contre) chercheur au Département de Physique de l'Université de Duke (Durham, NC 27708, USA) qui vient de paraître dans le JASTP (Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics) (71, (décembre 2009) 1916-1923). Nicola Scafetta a déjà été mentionné plusieurs fois dans ce site (voir par exemple ici)
Je rappelle qu'une analyse empirique est fondamentalement basée sur des résultats d'observations expérimentales.
Dans le cas présent, l'analyse empirique proposée par Nicola Scafetta consiste simplement à comparer les résultats de la mesure de la température globale aux variations observées de l'irradiance solaire totale, sans préjuger des mécanismes mis en jeu . Du point de vue conceptuel, une analyse empirique est à l'opposé des modélisations numériques. L'empirisme considère que la connaissance se fonde sur l'accumulation d'observations et de faits mesurables dont on peut extraire des lois générales par un raisonnement inductif. A l'inverse, les modélisations, telles que celles du GIEC, sont déductives. Ces dernières présupposent la compréhension complète des mécanismes sous-jacents. Ce que, s'agissant du climat, beaucoup considèrent comme excessivement optimiste ...
Cette analyse empirique porte sur 400 ans : de 1600 à 2000 environ. C'est à dire qu'elle inclut le minimum de Maunder (quasi absence d'éruptions solaires pendant 70 ans, de 1645 à 1715 ainsi que le minimum de Dalton (affaiblissement marqué des cycles solaires) qui se produisit autour de 1820. Ces deux séquences ont été, toutes deux, marquées par des périodes de refroidissement abondamment documentées dans la littérature historique..

Voici le résumé de l'article de Scafetta, traduit en français :

"La contribution du soleil à la température de l'air au voisinage de la surface du globe est analysée en utilisant un modèle empirique à deux échelles, caractérisé par deux temps de réponses, lent et rapide, au forçage solaire : Tau1 = 0,4 ± 0,1 années et Tau2 = 8 ± 2 années à Tau2 = 12 ± 3 années. Depuis 1980, la contribution solaire au changement climatique est incertaine du fait de graves incertitudes dans les mesures composites satellitaires de l'irradiance solaire totale (NDT : TSI). Le soleil peut avoir provoqué un léger refroidissement si les composites PMOD TSI sont utilisés, ou un réchauffement significatif (jusqu'à 65% du réchauffement observé) si les données ACRIM ou celles d'autres composites TSI sont utilisées. Ce modèle est uniquement calibré sur la signature du cycle solaire de 11 ans par rapport à la température du globe mesurée depuis 1980. Ce modèle reconstruit les variations marquantes de la température pendant la durée des 400 années des changements de température induits par le soleil, ainsi qu'on les retrouve dans les récents enregistrements paléoclimatiques de température."

Note : Le résumé original utilise naturellement, les lettres grecques tau que j'ai retranscrites pour éviter les problèmes de lecture rencontrés sur divers navigateurs.

Nicola Scafetta s'est d'abord préoccupé de résoudre la question délicate qui concerne les bases de données de l'irradiance solaire. Comme le savent ceux qui ont suivi la polémique Lockwood-Fröhlich versus Svensmark que j'ai évoquée ci-dessus et qui a eu lieu en Juin-Octobre 2007, l'utilisation des bases de données PMOD (d'ailleurs gérées et "corrigées" par Lockwood et Fröhlich, eux-mêmes) indiquait une diminution de l'irradiance solaire depuis 1980 jusqu'à 2000, incompatible avec la hausse des températures globales observées pendant la même époque. Par ailleurs, d'autres bases de données de l'irradiance solaire (telles que ACRIM et quelques autres moins complètes), indiquaient, au contraire, une hausse marquée de l'irradiance de 1980 à 2000 compatible avec les mesures de température.

Dans cet article, Scafetta reprend brièvement l'analyse des différentes bases de données de l'irradiance solaire (PMOD TSI, ACRIM et autres) qu'il avait présentée devant l'Environnmental Protection Agency (l'EPA qui allait déclarer que le CO2 était un gaz "polluant") US en février 2009. Vous trouverez ici l'enregistrement vidéo de cette présentation dont les diapositives, nettement plus lisibles, sont disponibles ici. Sa démonstration est sans appel : le traitement appliqué par Lockwood et Fröhlich aux données PMOD est inapproprié. Ce traitement est d'ailleurs désavoué par les responsables de la mission PMOD, dont on peut voir les attestations écrites, dans la présentation de Scafetta. Par contre, Scafetta démontre que les données ACRIM sont compatibles avec les autres données obtenues par divers autres composites mesurant la TSI. Je rappelle que la démarche du GIEC qui écarte d'emblée, l'effet de l'influence solaire sur le climat depuis 1950, parce que jugée insignifiante, est basée sur les données PMOD TSI, remises en cause par Scafetta.
Cependant, et sans doute pour éviter de retomber dans les arcanes de la polémique ACRIM-PMOD, Scafetta a décidé d'utiliser, pour ce travail, et pour la période post- 1980, les données issues directement de l'observation des cycles solaires. On sait depuis longtemps que les faibles fluctuations de l'irradiance solaire (de l'ordre de 0,1%) résultent directement des éruptions solaires. Contrairement à une opinion assez répandue, les maxima d'irradiance solaires sont obtenus lors des maxima éruptifs du soleil et non l'inverse; bien que les éruptions apparaissent souvent comme des taches noires sur l'astre solaire.sn1600

 


Voici, ci-contre, un graphe classique montrant la succession des cycles solaires, dont la périodicité est d'environ onze ans, depuis 1620 jusqu'en 2008.Je rappelle que les observations directes des taches solaires ont commencé dès le début du XVIIème siècle. La période correspondant au minimum de Maunder a fait l'objet d'une observation attentive de la part de ses contemporains.

 

 

scafetta5

 

 

Ci-contre, trois enregistrements de la TSI (Irradiance Solaire Totale) selon des sources différentes, complétés par les reconstructions de TSI compilées par l'équipe de Solanki en 2007 (Krivova et al, Astron. Astrophys. 467, 335-346). Les composites B et C ont été abaissés de 5 et 10 w/m2 pour être visibles.

 

 

 



scafetta4

Comme cela a été expliqué dans des articles précédents, (Scafetta (2008), Schwartz (2008)), le climat apparaît géré par deux constantes de temps (nommées Tau1 et Tau2 dans le résumé), l'une de courte durée : Tau1 = 0,4 ± 0,1 années (près de 5 mois) et l'autre décennale, allant de Tau2 = 8 ± 2 années à Tau2 = 12 ± 3 années.

La courbe ci-contre indique la contribution à la température du forçage solaire des deux effets du soleil. L'un de courte constante de temps ESS1 (Pour Tau1) et l'autre, ESS2, de longue constante de temps Tau2 . Comme on peut l'observer sur ce graphe tiré de l'article de Scafetta (à part les rappels des minima de Maunder et de Dalton que j'ai ajoutés sur ce dessin), la contribution de ESS1 est beaucoup plus faible que la contribution "décennale" ESS2.
Les contributions ESS1 et ESS2 sont tracées en gris, tandis que la somme des deux contributions est tracée en trait noir.


scafetta3

Il s'agit maintenant de comparer la courbe en noir du graphe précédent aux mesures effectives de températures. Ceci est effectué sur le graphe ci-contre.

En ordonnée, les anomalies de températures :

Mesures récentes (en traits gris épais) qui prolongent les reconstructions paléoclimatiques de Moberg et al (2005, Nature, 433, 613-617), en traits fins gris.
Les deux courbes ESS (curve #1 et #2) correspondent à des données et à des constantes de temps différentes.
Il apparaît sur ce graphe que la courbe d'irradiance solaire affectée de la constante de temps de 12 ans (courbe en trait noir épais) est très proche des observations et meilleure que celle dont la constante de temps est de 8 ans (courbe en trait noir fin).

La conclusion de Nicola Scafetta nous dit tout :

"A propos des résultats représentés dans la Fig. 6 (NDT : La dernière figure, ci-dessus à droite), La courbe ESS a été calculée en calibrant le modèle bi-échelle proposé en utilisant les informations déduites 1) des relevés instrumentaux des températures et des enregistrements du soleil depuis 1980 sur la signature du cycle solaire de 11 ans sur le climat 2) des résultats obtenus par Scafetta (2008) et Schwartz ( 2008) sur les temps de réponses courts et longs déduits de modèles (NDT : empiriques) autorégressifs.
Les données de température résultant des reconstructions paléoclimatiques n'ont pas été utilisées pour la calibration comme cela avait été le cas dans l'article de Scafetta et West (2007). Ainsi, les résultats indiqués dans la Fig. 6 au sujet de l'ère préindustrielle ont aussi un sens prédictif. Ceci implique que le climat, avant l'ère préindustrielle, présentait une grande variabilité, ce qui est incompatible avec un graphique de température du type "crosse de hockey"."

Il faut reconnaître que la superposition des courbes de l'irradiance solaire avec celle des variations de température, sur 4 siècles, proposée par Scafetta est impressionnante.
S'agissant d'une analyse empirique, aucune analyse des processus sous-jacents n'est avancée et l'argument du GIEC au sujet de la faiblesse des variations relatives de la TSI ne peut-être ignoré. Comme vous le savez si vous avez lu cette page, c'est pour résoudre ce problème que plusieurs groupes de chercheurs (comme Svensmark et al ) ont cherché et proposé des mécanismes amplificateurs au rôle du soleil dont on voit un nombre croissant de signatures dans les variations du climat de notre planète et ceci dans les configurations et les situations les plus variées.
Je vous rappelle que l'existence d'un indispensable mécanisme amplificateur a été mis en évidence, entre autres, par Nir Shaviv, à partir d'une analyse calorimétrique. Lequel soutient le modèle de Svensmark.

Ces résultats de Nicola Scafetta, comme de beaucoup d'autres, devraient interpeller les affidés du GIEC. N'y comptez pas !

Ne comptez pas non plus trouver une analyse de cet article remarquable dans un ou plusieurs de nos grands journaux sous la plume des journalistes dits scientifiques. Non plus que de le voir évoquer dans les médias ni dans certains sites pseudo-scientifiques ou d'autres revues du même genre.
Il est vrai que cet article ne fait jamais mention du CO2 et qu'il a ainsi échappé au filtrage des dépêches AFP ( l'agence qui a découvert les rayons cosmétiques) Pourtant il s'agit d'un article écrit par un physicien reconnu de l'excellente Université de Duke et publié dans une revue prestigieuse à comité de lecture (le JASTP) revue par les pairs...

Alors, encore une fois : Pourquoi ? Pourquoi ce grand silence sur tous les articles scientifiques publiés dans la bonne littérature scientifique qui analysent le climat mais ne parlent pas du CO2 ?
C'est très précisément cela, la Pensée Unique...

 

2 Mai 2010 : Climat et activité solaire : Le soleil nous refroidit !
"Les hivers froids en Europe sont-ils associés à une faible activité solaire ? "

Tel est le titre d'un article récent qui vient de paraître, sous la signature d'auteurs plutôt inattendus, dans Environnemental Research Letters qui est une publication de l'IOP (L'institute of Physics UK) revue par les pairs. Cet article accessible à tous (ce sont les institutions des auteurs qui payent pour publier; à l'inverse de ce qui se pratique habituellement), porte la référence suivante : Environ. Res. Lett. 5, (2010) 024001.

Je ne vous fais pas attendre : La réponse, est "Oui, les hivers froids sont associés à une faible activité solaire", selon les auteurs de cette publication. En soi, la réponse à cette question n'a rien n'inattendu pour ceux qui ont déjà ouvert des livres d'histoire et qui savent que le minimum d'activité solaire de Maunder ou encore, celui de Dalton, ont été caractérisés par des périodes de grande froidure, au moins dans les pays où l'on trouve des archives détaillées, c'est à dire, essentiellement, en Europe. scafetta33

Pour illustrer cette affirmation, je reproduis le graphe du billet précédent qui donne la superposition des courbes de températures (reconstruction de Moberg prolongée par les mesures de températures récentes) et du forçage solaire, donné par N. Scafetta (voir article précédent). On y distingue très bien les minima de températures observées de 1650 à 1730 (minimum de Maunder, quasi disparition des taches solaires) et dans les années 1800-1830 (Minimum de Dalton : activité solaire très réduite).

Les auteurs de l'article que nous évoquons ici sont :

M Lockwood, R G Harrison, T Woollings and S K Solanki.

Mike Lockwood, Regis G Harrison et T Woollings font partie du Space Environment Physics Group, Department of Meteorology, Université de Reading (Royaume Uni)
Samir Solanki est un chercheur allemand spécialiste du soleil au sein de l'Institut Max Planck en Allemagne.

A l'exception de T Woolings (de Reading) , les lecteurs attentifs reconnaîtront trois chercheurs que nous avons déjà mentionnés dans les pages de ce site. Il s'agit de Mike Lockwood, de Regis Harrison et de Samir Solanki.

Compte tenu du fait que l'article récent que je commente ici, s'inscrit en fait dans la longue bataille qui opposent les solaristes ("c'est le soleil qui est en grande partie responsable des variations de températures") aux scientifiques mainstream du GIEC ("ce sont les gaz à effets de serre"), je crois qu'il est utile de faire quelques rappels préliminaires pour percevoir les ressorts cachés derrière cet article qui sous une apparence anodine est, en réalité, très révélateur de certaines démarches....
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1) Mike Lockwood (Université de Reading) s'est récemment illustré (au moins pour nous) en cosignant, en 2007, un article avec Claus Fröhlich (un chercheur suisse) mentionné dans la revue Nature sous le titre " No solar hiding place for greenhouse sceptics" : " Le soleil ne fournit plus de refuge pour les sceptiques de l'effet de serre" (par Quirin Schiermeier) et qui "démontrait" que pour les 25 dernières années, le lien activité solaire-température était brisé (alors qu'il fonctionnait jusque là) parce que, selon eux, l'irradiance solaire aurait diminué tandis que les températures augmentaient. Interviewé, Mike Lockwood n'hésitait pas à affirmer haut et fort que son étude était "another nail in the coffin of the notion that solar activity is responsible for global warming". Soit "un autre clou dans le cercueil de la notion que l'activité solaire est responsable du réchauffement climatique". Ou encore "voilà qui devrait clore le débat" (voir cet article de BBC News)
J'ai commenté cet article de Lockwood et Fröhlich pour lesquels l'activité solaire n'a rien à voir avec le "réchauffement climatiquelockwood", en son temps.

Ce que nous ne savions pas à l'époque c'est que les mesures de l'irradiance solaire TSI (total solar irradiance) utilisées par Lockwood et Fröhlich et qui montraient une décroissance de la TSI depuis les années 1980 environ, résultaient, en fait, d'une adaptation personnelle (essentiellement effectuée par Fröhlich), nommée "PMOD TSI Composite", des données satellitaires fournies par l'équipe chargée des mesures satellitaires ACRIM et VIRGO. C'est cette base de données modifiées, PMOD, qui a servi à Lockwood et Fröhlich pour "démontrer" la brisure du lien température/Soleil.

Il faut reconnaître qu'il n'est pas aisé de "recoller" des données issues de campagnes de mesures différentes, utilisant des satellites et des capteurs différents et que tout cela peut prêter à controverse. D'autant plus que les variations relatives de TSI en cause sont très faibles.. Les résultats de ces combinaisons s'appellent des composites. Par exemple le PMOD TSI Composite de Fröhlich indique une décroissance des minima d'activité solaire des cycles 21 à 23, de -007% par décennie tandis que le ACRIM TSI Composite indique une croissance, pour la même période, de +0,037% par décennie.

Nikola Scafetta, au cours d'une récente conférence (vidéo et diapositives plus lisibles)(suivie d'un article à GRL et à JASTP 2009) donnée à l'EPA (Environnemental Protection Agency US), a consacré une partie importante de son exposé à démonter les données PMOD utilisées par Lockwood et Fröhlich qui indiquaient une baisse de la TSI alors que les données "TSI ACRIM Composite" non modifiées, montraient, au contraire, une augmentation de TSI en accord avec la théorie solariste ainsi qu'avec d'autres observables comme le champ magnétique. En particulier, et entre autres arguments développés au cours de cette conférence, Scafetta a fait état d'attestations officielles représentées sur l'image suivante, émanant des responsables de la mission ACRIM chargée de ces mesures qui protestent énergiquement contre les modifications des données qui ont conduit aux données composites PMOD de Lockwood et Fröhlich.
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Le contenu de ces courriers est transparent. Il est très critique sur les modifications des données (PMOD) effectuées par Fröhlich et utilisées par Fröhlich et Lockwood
-La lettre à gauche de Richard Wilson, chercheur principal de la mission des :mesures ACRIM, déclare " Fröhlich a effectué des ajustements non autorisés et incorrects, aux mesures ACRIM1 et ACRIM2..."
-La lettre à droite de Douglas Hoyt, autre participant actif de cette mission, déclare entre autre que "Ainsi, le TSI composite PMOD de Fröhlich est incompatible avec les données internes et la physique du radiomètre de la cavité Nimbus 7"..

En bref, Fröhlich avait considéré que la sensibilité des radiomètres avait dû augmenter (c'est en général l'inverse qui se produit) pendant la série des mesures satellitaires et avait corrigé la mesure de la TSI en conséquence... à la baisse, évidemment. Ce qui avait permis à Lockwood et Frölich de "démontrer" que le lien soleil/température était brisé puisqu'ainsi, la TSI diminuait tandis que la température augmentait, depuis 1980 (seulement)...Il est inutile d'ajouter que le TSI Composite ACRIM augmente tout comme la température l'a fait. Il n'y a donc pas d'opposition de tendance.

En réponse à ces affirmations de Fröhlich, Nicola Scafetta et Richard Willson ont pubié un article dans GRL intitulé “ACRIM-gap and Total Solar Irradiance (TSI) trend issue resolved using a surface magnetic flux TSI proxy model”, soit : " Le problème des données ACRIM et de la tendance de la TSI résolu en utilisant un imodèle de TSI par le champ magnétique surfacique". Ce qui, en langage clair, signifie que le composite de Fröhlich étaient erroné tout comme les déclarations de Lockwood et Fröhlich, sur l'absence de lien activité solaire/températures.

En réalité, il ne s'agit de rien d'autre qu'un des très nombreux conflits qui se produisent au sujet des mesures ou des données utilisées par les scientifiques du climat. Il conviendrait donc d'être très prudent quant aux conclusions que l'on peut tirer à partir de données affectées de telles incertitudes. Ce que Lockwood et Fröhlich, entre autres, semblent avoir oublié...
harrison1

2) Regis Gile Harrison (aussi de l'Université de Reading) était autrefois un ferme opposant à la théorie de Svensmark et aux observations de Henri Svensmark et Eigil Friis-Christensen (1997), au point d'avoir rédigé, en 1999, un rapport très critique sur l'idée que les rayonnements ionisants pouvaient provoquer la formation de nuages à basse altitude. Probablement dans le but de démonter les idées de Svensmark. Regis Harrison aidé par Stephenson, avait entrepris (en 2005) de collecter les données d'ennuagement au dessus de l'Angleterre et de les comparer avec les mesures des quantités de rayons ionisants reçus par la terre pendant la même période. A sa grande surprise et au cours des travaux qu'il effectua avec Stephenson, il observa une corrélation assez nette entre ces deux observables ainsi que le l'ai rapporté ici et encore ici ce qui allait dans le sens de la théorie qu'ils voulaient sans doute démonter. Leurs études couvraient la période s'étendant de 1947 à 2004.
solanki

3) Samir Solanki (spécialiste du soleil à l'Institut Max Planck) a donné une conférence lors du récent congrès de l'AGU (American Geophysical Union, 14-18 décembre 2009, San Francisco) dont j'ai rapporté quelques extraits significatifs dans ce billet. A noter que, durant cette conférence (vidéo et diapositives), Solanki montre les données du TSI composite PMOD de Fröhlich et indique qu'il existe un conflit à ce sujet, tout en démontrant, par la suite, que les mesures du champ magnétique solaire sont incompatibles avec un article récent de Fröhlich à ce sujet, tout comme l'avait fait Scafetta lors de son exposé mentionné ci-dessus. En conclusion de son exposé, Samir Solanki nous explique pourquoi nous devons nous attendre à un minimum du type Dalton et non pas à un minimum du type Maunder, dans les décennies à venir.
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Voici de le résumé de l'article commenté dans ce billet. En version originale d'abord, puis une traduction en français :

Abstract. Solar activity during the current sunspot minimum has fallen to levels unknown since the start of the 20th century. The Maunder minimum (about 1650–1700) was a prolonged episode of low solar activity which coincided with more severe winters in the United Kingdom and continental Europe. Motivated by recent relatively cold winters in the UK, we investigate the possible connection with solar activity. We identify regionally anomalous cold winters by detrending the Central England temperature (CET) record using reconstructions of the northern hemisphere mean temperature. We show that cold winter excursions from the hemispheric trend occur more commonly in the UK during low solar activity, consistent with the solar influence on the occurrence of persistent blocking events in the eastern Atlantic. We stress that this is a regional and seasonal effect relating to European winters and not a global effect. Average solar activity has declined rapidly since 1985 and cosmogenic isotopes suggest an 8% chance of a return to Maunder minimum conditions within the next 50 years (Lockwood 2010 Proc. R. Soc. A 466 303–29): the results presented here indicate that, despite hemispheric warming, the UK and Europe could experience more cold winters than during recent decades.

"Résumé : L'activité solaire, durant le minimum éruptif actuel, a atteint les niveaux les plus faibles depuis le début du 20ème siècle. Le minimum de Maunder (vers 1650-1700) fut une période de longue durée de faible activité solaire qui a coïncidé avec des hivers plus sévères au Royaume Uni et en Europe continentale. Motivés par les récents hivers relativement froids au Royaume Uni, nous étudions leur possible connexion avec l'activité solaire. Nous identifions des hivers régionalement anormalement froids en décomposant les tendances des enregistrements du "Central England Temperatures" (CET)" (NDT : Le centre qui collecte les températures du Royaume Uni depuis 1659. Il est, affirment les auteurs, le plus ancien au monde. Ces données locales ne couvrent qu'une zone de l'ordre de 300km au carré) à partir des reconstructions de la température moyenne de l'hémisphère Nord. Nous montrons que les interventions des hivers froids par rapport à la tendance hémisphérique se produisent plus fréquemment au Royaume Uni pendant les périodes de faible activité solaire, ce qui est cohérent avec l'influence solaire sur l'occurrence d'événements de blocages persistants dans l'Atlantique Est. Nous insistons sur le fait qu'il s'agit d'événements régionaux et d'effets saisonniers en relation avec les hivers Européens et non d'un effet global. L'activité solaire moyenne a décliné rapidement depuis 1985 et les isotopes cosmogéniques suggèrent qu'il existe 8% de chance que nous retournions vers un minimum de Maunder dans les cinquante prochaines années (Lockwood 2010, Proc. R. Soc. A 466 303-29); Les résultats présentés ici indiquent que, malgré un réchauffement de l'hémisphère, le Royaume Uni et l'Europe pourraient subir plus d'hivers froids que durant les dernières décennies."

Comme je l'ai écrit ci-dessus, il n'y a rien de très nouveau dans ces observations qui ne font que recouper ce que nous avons déjà, à un niveau guère supérieur, et même plutôt inférieur, à ce qu'on pouvait déjà lire dans un article publié en 2001 dans Science (294, 2149-2152), intitulé "Solar forcing of regional climate change during the Maunder minimum" qui s'achevait par cette phrase : " These results provide evidence that relatively small solar forcing may play a significant role in century-scale NH winter climate change. This suggests that colder winter temperatures over the NH continents during portions of the 15th through the 17th centuries (sometimes called the Little Ice Age) and warmer temperatures during the 12th through 14th centuries (the putative Medieval Warm Period) may have been influenced by longterm solar variations."

Soit "Ces résultats apportent des éléments de preuve qu'un forçage solaire relativement faible peut jouer un rôle significatif dans le changement climatique hivernal, à l'échelle du siècle, dans l'hémisphère Nord. Ceci suggère que les températures hivernales plus froides sur les continents de l'hémisphère Nord pendant des portions du 15ème au 17ème siècles (quelquefois appelé le Petit Age Glaciaire) et les températures plus chaudes du 12ème au 14ème siècle (le supposé Optimum Médiéval) peuvent avoir été influencés par les variations du soleil" (NDT : Les auteurs ne semblent pas savoir que l'OM se situe plutôt autour de l'an mil et que le Petit Age Glaciaire s'est prolongé bien au delà du 17ème siècle) ."
La conclusion de cet article de Science est plutôt étonnante quand on sait que les auteurs ne sont autres que des chercheurs bien connus du GISS de la NASA (D. T. Shindel, Gavin A. Schmidt) assistés du célèbre Michael Mann de l'UVA (Université de Virginie, à l'époque), l'inventeur de la crosse de hockey qui effaçait aussi bien l'Optimum Médiéval que le Petit Age Glaciaire. Mike Mann doit certainement être l'auteur de la petite phrase "the putative Medieval Warm Period".

L'article de Lockwood et al qui est le sujet de ce billet consiste essentiellement en une analyse statistique, soignée de la corrélation nette [activité solaire/températures] sur laquelle je ne m'étendrai pas.. Compte tenu du règlement plutôt sévère de l'IOP en ce qui concerne le copyright, il ne m'est pas possible de recopier les graphiques de cet article que vous pourrez pourtant trouver, en libre accès, sur leur site des Environ. Research Letters.

Mais, ce qui est plus intéressant dans l'article de Lockwood et al, ce sont les interprétations avancées pour expliquer cette baisse de température due au soleil, avérée et limitée dans le temps et dans l'espace, selon les auteurs, c''est à dire à la saison hivernale et au Royaume Uni (généreusement étendu à l'Europe Continentale).

Ainsi selon Lockwood et al, ( paragraphe 5 : Discussion et implications pour le futur) " A number of mechanisms are possible. For example, enhanced cooling through an increase in maritime clouds may have resulted from the cosmic ray flux increase [25]. Alternatively, tropospheric jet streams have been shown to be sensitive to the solar forcing of stratospheric temperatures [26]"...Soit

"Un certain nombre de mécanismes (NDT : pour expliquer que le hivers froids en Europe sont associés avec une faible activité solaire). Par exemple un accroissement du refroidissement dû à l'augmentation des nuages maritimes peut-être le résultat de l'augmentation du flux cosmique [25]...
NDT : Nul n'ignore qu'il s'agit là de la théorie pressentie par Wilson en 1927 (L'inventeur de la chambre à bulles) et défendue depuis plus de dix ans par Henrik Svensmark et Nir Shaviv (entre autres) et sur laquelle repose l'expérience CLOUD actuellement en cours au CERN de Genève.
Pourtant, l'article de Lockwood et al ne cite aucun des travaux de ces chercheurs qui ne sont donc jamais mentionnés. La référence [25] est celle d'un coauteur de l'article de Lockwood et al, Regis Harrison de l'Université de Reading qui n'a guère soutenu cette théorie et qui n'a fait qu'en observer les effets au dessus de l'Angleterre. Cette auto-citation est plutôt étonnante et reflète, sans aucun doute, un certain parti-pris à l'encontre des travaux de Svensmark, ce qui n'est pas très scientifique. On n'évite pas de citer les travaux d'un collègue manifestement en pointe dans un domaine parce qu'on n'est pas d'accord avec lui. D'ailleurs et plutôt que de creuser le sujet plus avant à la lumière des travaux publiés par Svensmark et al, cette hypothèse est immédiatement abandonnée au profit d'une autre qui avait déjà les faveurs de l'article de Science (2001)et qui provient des collègues et amis des auteurs, cité plus haut.

Lockwood et al nous expliquent ensuite ce qui est très connu dans le petit monde de la météorologie et qui est relatif aux indices AO/NAO (Arctic oscillation/North Atlantic Oscillation). J'en ai donné une brève description dans la page ../indicateurs. Voici, ci-dessous, deux images qui permettent de comprendre comment une inversion des pressions barométriques entre la zone des Açores au sud et le Nord de l'Islande peuvent conduire, en hiver, à une entrée d'air froid dans l'hémisphère nord (et pas seulement en UK ou en Europe) : NAO+

NAO-

 

 

 

 

 

 

 

En situation normale (image de droite) (fréquente en été et au printemps), la zone des Açores est plutôt anticyclonique, tandis que celle du Nord de L'Islande subit des basses pressions (zone cylonique). Dans cette situation, le Jet Stream habituel s'écoule d'Ouest en Est ce qui a pour résultat d'apporter sur les continents de l'hémisphère Nord, de l'air doux, provoquant une hausse de température. Dans ce cas l'indice AO/NAO est positif.

En situation inversée, (image de gauche, comme cela s'est produit fréquemment durant l'hiver dernier), la zone des Açores est en dépression et la zone Islandaise en surpression. Ceci a pour conséquence de perturber gravement l'écoulement du Jet Stream qui laisse alors pénétrer des flux d'air polaire froid dans la plus grande partie de l'hémisphère Nord et non pas seulement sur l'Angleterre et l'Europe. Dans ce cas l'indice AO/NAO est négatif

L'hypothèse défendue par Lockwood et ses coauteurs, serait que l'activité solaire serait directement responsable de la modificiation du Jet Stream (via l'action des UV sur la stratosphère) tel qu'elle est représenté sur l'image de gauche. A l'appui de leurs affirmations, Lockwood et al citent un certain nombre d'observations annexes mais dont l'ensemble ne constitue pas ce que l'on appelle une théorie. Rien n'est quantifié, ou théorisé.. Ce ne sont, pour l'instant, guère plus que des explications plausibles.

Lockwood et al nous affirment dans leur résumé, que l'effet de l'affaiblissement de l'activité solaire est purement régional (UK et Europe) et n'est effectif qu'en hiver....

"We stress that this is a regional and seasonal effect relating to European winters and not a global effect":

"Nous insistons sur le fait que ceci est un effet régional et saisonnier qui concerne les hivers Européens et nons pas un effet global ":

Un effet régional qui ne concerne que l'Europe ?
hiver09-10

Le refroidissement observé est très loin d'avoir un caractère aussi local que l'affirment Lockwood et al dans leur article, à moins que l'Europe ne se prolonge jusqu'au Japon et à la Sibérie Orientale.

Ceci se voit très bien sur la carte NOAA/ESRL des anomalies d